And when life can be hard... (Zenon)

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Sam 17 Nov 2018 - 12:36
And when life can be hard








« Bientôt oui. » Souffla la belle Charpentier à son complice. Elle lui sourit sans beaucoup de joie. L'esprit altéré par ce qu'elle venait d'entendre. Une bombe intérieure à vrai dire. Elle coula un regard en direction de leur amie commune. Un furie silencieuse maintenant. « Je suis désolée. Dites-le lui si vous le pouvez. » Lui demanda-t-elle d'une voix feutrée, pour ne pas se faire entendre de l’intéressée. Rassurée de savoir que Zenon allait assurer son bon retour. « Merci de vous occupez d'elle. » Je l'aime disait la paire d'yeux brillants. Laure se détacha lentement de son complice pour aller retrouver son Ambassadeur de mari.

Amélia s'était habillée entre temps. Elle se maintenait en retrait. Dans le hall d'entrée. Les échos de la soirée cabaret lui parvenait par l’entrebâillement de l'une des portes de la salle. La perturbation était terminée. Show must go on.
Elle s'avança, vers le duo, salua la Française d'un regard impénétrable et suivit le comte. Ce ne fût qu'en franchissant le seuil qu'elle se rendit compte de la température nocturne. La colère maintenait -semble-t-il- le corps au chaud. Elle ne parla pas pendant ces quelques mètres côte-à-côte. Seuls lui venaient des mots plats. Des platitudes. Désolée ? Elle ne l'était pas. Pas encore.

Personne dans la rue. Pas un bruit. Celui de la portière qui s'ouvre est délicat.
Amélia échangea un regard avec Zenon. Sans dire un mot elle grimpa dans sa voiture. Les talons quittaient le sol avec l'énergie diffuse de la fureur éprouvée. Elle le laissa refermer et débarrassa ainsi son cou du foulard. Ses épaules du manteau. Ses cheveux noirs rejetés en arrière.

- Je suis sur Old Town sur red canal. Sortir du quartier. Gagner le cœur Edimbourgeois. Clark chercha à se souvenir de l’itinéraire le plus simple. La concentration lui faisait défaut. Les choses les plus élémentaires lui échappaient pour le moment. Elle s'enfonça dans le siège et se laissa donc conduire. Pour une fois.

Un profond calme entourait le Dragon. Atone. Ses muscles et son esprits ressentaient les effets d'un combat de trois heures. Physiquement comme épuisée mais avec ce double effet du sport. Elle s'apprêtait à faire nuit blanche. Avec elle même.
A cette pensée elle se remémora qu'elle n'était pas toute seule. Le comte était là. De chair et d'os. Quelle ironie. Encore une fois, il était là. Prés d'elle. Elle le fixa et envisagea un monde différent. Juste un instant. Puis elle se concentra de nouveau sur la route.

Ils finirent par arriver devant l'immeuble de location.
Clark n'avait pas plus desserre ses lèvres. Elle claqua la portière avant d'un un peu trop vif. Au moment d'ouvrir le coffre pour récupérer ses sacs elle fixa de nouveau le noble. Un de ces regards bleus et intense comme un feu.
Quand le couvercle claqua Amélia approcha de Zenon. Cette fois la tension changea de domaine. C'était celle qu'elle réprimait si souvent face à cet homme.

- Je n'ai pas envie de finir cette soirée sur ça. Elle avorta un mouvement en direction du libertin. Mais l'acte était là. Et il disait tout ce qu'elle ne pouvait pas dire. Pas encore.

La lumière s'alluma dans la cage d'escalier. L'Américaine entra la première et tenue la porte à son invité nocturne. Un vieux bâtiment, restauré pour faire des loft.
Une affiche -faite main- collée sur la porte de l’ascenseur indiquait une avarie du matériel. Amélia retira ses souliers de soirées pour monter les trois étages pieds nus. Évitant les pierres fendues du parcours sans les regarder. Elle arrivait souvent ainsi dans la nuit. Elle chercha sa clef sur le palier. Et dévoila ce qui faisait office d'espace privé.

- Entrez. Elle lui tint la porte. Ayant un petit sourire d’accueil. Un sourire de louve amusé. Le couloir donnait sur une pièce à vivre unique.

L'espace et l'aménagement donnait à penser que l'endroit était peu occupé. Moins occupé.
Avec un emploi du temps de ministre. Un amant posé en centre-ville. Ce sanctuaire avait perdu des attraits. En tous les cas pour l'Américaine. Elle posa ses sacs dans un coin. Et alla dés-actionner l'alarme de sécurité.
Ensuite elle se tourna vers son invité. Il était sombre. Beau.
Amélia s'avança vers lui Zenon.

- Voilà mon monde. Admit-elle en s'avançant encore un peu. Georges aurait au moins réussi à faire cela. Libérer sa proie de ses dernières sangles. Maintenant je vous en donne une clef.
Amélia Clark
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Lun 19 Nov 2018 - 23:46
<< Quand ça chauffe...

Zenon était désolé que Laure subisse ainsi les foudres d'Amélia, mais il l'avait aussi compris, en entendant les paroles de George. Il s'en doutait sans doute aussi un peu, connaissant les goûts de la belle française pour les jeux de la chaire. Il était juste dommage qu'elle ait succombé à cet odieux personnage. Mais étonnamment, il lui en voulait moins qu'à Charles, qui même après avoir vu les dégâts, n'avait rien fait. Laissant planer le doute, laissant une porte d'entrée à ce parasite. Ce n'était pas digne d'une amitié. Il comprenait donc la fureur du dragon et suivait le mouvement, il avait voulu partir, c'était donc ce qu'il faisait. D'un petit mouvement de la tête, il acceptait la demande de Laure, oui, il transmettrait le message, si Amélia était prête à l'écouter, bien entendu.

Nos deux amis sortirent donc en silence, elle suivait le mouvement, acceptait qu'il la ramène, il fermait la porte sur elle, quand elle fût dans le véhicule, puis revint derrière le volant, pour se mettre en route. La tension était encore palpable. Il était rare que de Lascelle se retrouve dans ce genre d'état, mais parfois, quand on le poussait un peu trop... peut-être n'aurait-il pas dû casser le nez de cet homme... peut-être. Pourtant, il n'avait aucun regret de l'avoir fait. Non vraiment, il était déçu, c'était surtout ça. Et cette colère profonde qu'avait fait ressortir Clark. Qui démontrait tout ce qu'elle avait vécu, comment les gens n'avaient-ils rien vu? Il ne poserait pas la question. Pas ce soir. Hochant de la tête, il roulait, connaissant l'adresse où vivait cette femme. Il ne la suivait pas, ne la faisait pas suivre non plus, mais au détour d'une conversation, l'adresse était tombée. Pas de celle qui se trouvait à ses côtés, mais de ceux qui s'étaient crus bienveillants, mais qui avaient sans doute tout fait de travers.

Une fois arrêté, il alla lui ouvrir le coffre, bien décidé à ne pas s'éterniser. Pourtant, le regard qu'elle lui lança, si intense, il plia. Sans doute pour un temps, la suivant sans rien dire de plus, les mains dans les poches, il montait les marches derrière elle, peut-être voulait-il simplement s'assurer que tout irait bien. Amélia n'était pas non plus connue pour faire des bêtises mais... on n'était jamais trop prudent. Surtout, il ne fallait pas qu'elle essaie de retrouver Georges, ou que ce dernier ne décide de venir dans les parages. Il se retrouverait sans aucun doute, face à un mur. Surtout si le comte restait dans le coin.

Il entra alors dans l'appartement, observant ce lieu de vie, qui semblait plus être un lieu de passage. Il savait que la belle américaine vivait surtout chez son amant. Il n'en était pas plus jaloux que cela. Il trouvait bien qu'elle ait trouvé quelqu'un qui était sans aucun doute plus sympathique que cet ex-mari. Son regard suivait ses mouvements, elle se rapprochait. N'étant pas stupide, Zenon comprenait parfaitement ce qu'il pouvait se passer, ce qu'elle voulait peut-être... son regard se plantait dans le sien.

- Je ne serai pas ce que vous attendez ce soir, Amélia... ni dans votre état, ni dans le mien.

Le comte faisait attention à elle, à sa façon. Il se doutait qu'elle n’aimera pas sa réponse, peut-être lui en voudrait-elle, comme aux français, mais cela n'était pas grave. Parce que ce qu'il s'était passé ce soir avait son importance. Pour la suite de leurs relations, à tous les quatre sans doute.
Zenon de Lascelle
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Dim 25 Nov 2018 - 0:52
And when life can be hard






Dans le regard d'Amélia une ombre passa. Fugace ombre. Le désir se contracta au fond de ses reins. Pour y demeurer bâillonne.

- Évidement que non... Rétorqua la louve entre vexation et dérision.

Offerte et repoussée. Clark s'était rarement retrouvée dans ce cas de figure. Le don de soi n'était pas de ses spécialités. Elle prenait ce que l'on tendait à ses lèvres carnivores. Quand elle en avait envie. Quand la faim était plus forte que la raison.
Il y avait cette... cette énergie. Sombre. Elle n'avait pas été totalement expiée. Powell respirait. Le monstre était encore en vie. Alors, la paix était toute relative. Temporaire. Comme celle du soldat qui rentre pour quelques jours du calvaire.

- Je vois. Murmura-t-elle. Pour elle ou bien pour lui ?

Elle contempla Zenon encore un peu avant de le quitter des yeux.
Ce satané gentleman. Oui satané lui paru un mot bien trouvé. Peut-être n'avait-elle pas envie qu'il soit élégant avec elle. Peut-être qu'elle n'avait pas envie qu'il joue au grand chevalier. Ou bien peut-être les testait-elle encore. Après tout cela ?
Elle ne pouvait s'empêcher de tester les fibres de cette passion inassouvie. Comme pour la faire encore plus exister.

Et lui, le grand le beau libertin, prêt à prendre femmes et hommes dans leurs lits propres la repoussait. Elle.
Sans doute aurait-il préféré aller consoler Laure Charpentier. Fût une pensée pleine de mauvaise foi.
Head sentait les restes de sa colère se diriger contre la belle Française. Une absente. Et elle s'agaça elle-même de sa petitesse d'esprit. George la faisait régresser.

Elle approcha tout de même. Ses doigts vinrent dessiner l'ossature de la mâchoire du noble. Un sourire, sans joie, détendit ses lèvres qui avaient été disposées à se donner.
Au fruit défendu. En connaîtrait-elle le goût ? Elle résista à la curiosité sensorielle. Le désir de lui se terra -plus loin- dans les profondeurs de son regard acier.

- Soit. Échappez nous. La main retomba. Elle hocha du chef. Presque tranquille. Trop. Ce sera qu'une fois de plus. Un verre tout de même ? Ou bien avez-vous envie de disparaître ? La réplique aurait pu être cassante. Mais l'ironie de Clark était au-delà des piques et des épées. Elle s'adressait tant à celui qui venait de l'éconduire qu'à elle-même. Une femme qui finalement se comportait comme une idiote.

Un étrange et puissant fatalisme la gagnait. Avec la vitesse d'un virus mortel il se propageait en elle. Amélia détacha ses yeux de lui et le dépassa pour gagner l'espace de cuisine. Son attitude mutait pour dissimuler, cacher et protéger, des réactions intimes.
Si intimes que la belle elle-même se faisait surprendre par ses propres secrets. Elle avait le rire prés à jaillir. Ou bien un cri animal. Ou encore des larmes. C'était un magma dont elle ne savait pas du tout quoi faire. Elle aurait presque voulu que le mur de verre se brise.

Une bouteille de scotch Américain arriva sur le comptoir. Entamée au quart. Un cadeau de David Clark. Sans doute le seul homme de cette famille qui croyait réellement en sa sœur. Il lui avait conseillé de la déguster en bonne compagnie.
La rage serait une excellente compagne nocturne pour cette infernale nuit.
La belle réapparue, un verre en main. La colère, sourde, lui donnait un air de comtesse indignée. Dans une superbe un peu hautaine dont elle n'avait plus la moindre visibilité.
Le second verre était prêt et patientait sur le bar.

Head trouva un paquet de cigarettes sur une table. Elle y posa le verre et embrasa la le bâton de nicotine posé au coin de sa bouche. Une fois la première dose infiltrée dans ses poumons elle l'écarta et la posa sur le rebord du cendrier.
Elle reprit son verre pour une gorgée. Le dos moitié tourné elle lança avec une soudaine vigueur :

- Tout de même c'est idiot ! Pendant toutes ces années, j'aurais au moins pu m'amuser avec vous. Car à défaut de passion, le plaisir aurait peut-être rendu cette époque moins... plus... autre. Une dérision sombre se lisait sur son visage lorsque Clark se dirigea vers un fauteuil.

Amélia Clark
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Jeu 6 Déc 2018 - 16:30
Zenon la voyait cette vexation dans ce regard, mais c'était ainsi. Lui aussi, pouvait ne pas vouloir. Et à cette heure, sa seule envie était en effet de disparaître dans son antre. D'être au calme. Seul. Cela lui arrivait aussi, on ne pouvait apprécier d'être tout le temps entouré, de tout le temps vouloir un contact plus intime. Malheureusement pour Amélia, elle voyait là une facette du libertin qui était plus rare, mais pas inexistante pour autant. Il aurait pu en être désolé, mais il ne l'était pas. Parce que la vie était ainsi faite. Il y aurait d'autres moments, il le savait pertinemment, ils finiraient bien par tomber dessus.

- Vraiment?

Alors que son regard ne quittait pas le sien. Il n'avait pourtant aucunement envie de s'expliquer plus. Trouvant que cette soirée avait suffisamment durée. Il se laissait toucher, sans répondre à quoi que ce soit. Ca aurait pu être agréable, ça aurait pu aussi être perçu comme une petite victoire, depuis le temps qu'ils se tournaient autour tous les deux, mais ça n'en était pas une. Parce que c'était sali par la pensée de Powell et ce personnage lui hérissait suffisamment les poils, pour qu'il ne veuille rien lui devoir et surtout pas ce dragon. Sans doute finirait-elle par le comprendre un jour.

- Un verre seulement, ensuite je m'en irai.

Et oui, le comte ne voulait vraiment pas rester. Pas qu'il avait peur d'une quelconque tentation, mais voilà, comme dit plus haut, il avait besoin de se retrouver un peu seul. Sans doute pour digérer tout ça. Chacun avait sa façon de faire. La solitude était un bon moyen pour cela. Que son interlocutrice pense autre chose, ne le touchait guère plus. Il s'était toujours moqué de ce que pensait les autres de ce qu'ils pouvaient croire sur lui et ça ne changerait pas aujourd'hui. Ses yeux suivaient donc son hôte, attrapant le verre qu'elle lui donnait, tout en la remerciant. Il prenait une gorgée, l'alcool était bon. De toutes les façons, le contraire aurait été étonnant, il savait ce besoin d'excellence dont elle avait besoin.

- Il n'est pas très utile de regretter ce qui est déjà passé Amélia. Ce qui est fait, est fait, n'est-ce pas? Il restait debout, comme de Lascelle l'avait dit, il n'était pas prêt à faire l'effort de rester plus longtemps que la bienséance pouvait lui commander. Vous vous ferez plus de mal que de bien à penser ainsi. Reprenant une gorgée de son verre. Mais je n'ai pas de conseil à vous donner, n'est-ce pas?

Ni moqueur, ni cynique. C'était une simple discussion, juste pour ne pas se retrouver dans un silence qui finirait par devenir gênant.

- Excellent ce scotch.
Zenon de Lascelle
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Sam 8 Déc 2018 - 22:40
And when life can be hard








De Lascelle dégageait des ondes négatives. Son flegme n'en était que plus fort. Un haut de forme et il aurait fait un Britannique sur mesure. Un charisme différent.
La soirée avait si bien commencé. Cette fin laissait un goût amer. Amélia s'était sentit conquérante. Maintenant, elle sentait qu'on venait de lui retirer sa victoire. Ce qui redoublait sa rage intérieure. N'en avait-elle pas déversé assez ? Lasse d'être en colère. De voir chaque pas en avant être saqué par ses adversaires. Avancer et puis se faire rabattre en arrière. Toujours à la mettre devant les tests.

- Oui. Je vois. Le comportement de Georges nous retombe dessus. Agacée, tant par la situation, que par sa propre réaction. Elle aurait voulu ressentir plus d'indifférence. Ne pas être atteinte par l'attitude du Lord. Que lui prenait-elle au juste ? Pourquoi le vouloir dans un instant si... étrange ? Idiotie.

La platitude des paroles de Zenon n'échappa pas à la jeune femme.
Il n'avait pas envie d'être ici avec elle. Dans un appartement où tous les secrets seraient protégés.
Le faire monter avait été une erreur. Amélia avait mal évalué ses chances. Deux amis...

- Pitié Zenon. Lui rétorqua-t-elle en l'interpellant aussi du regard. Qu'il fasse l'économie de ce genre d'effort avec elle. Pitié qu'ils ne tombent pas dans ce genre de dialogue. Sans subtence et sans aucun sens. Ils étaient habitués à mieux. Au vif.

A ces phrases toutes faites. Vides de sens après tout ce qu'elle venait de libérer sur le pavé.
La remarque sur la boisson la fit rire. Elle se mordit la lèvres en fixant le visage fermé qu'il lui offrait. Les tensions de la soirée tombaient. La belle serait écrasée bientôt. Elle ne se moquait pas de lui. Plutôt d'elle-même. De cette tragi-comédie tout à fait ordinaire.
Qu'avait-elle imaginé ? Qu'il serait un compagnon de route après cette épreuve personnelle ? Qu'il la tiendrait dans ses bras ? Voilà qui éclairait cette quarantenaire. Elle en demandait trop. Encore.
Il n'en avait aucune envie.

- C'était stupide. Clark posa son verre sur l'accoudoir du fauteuil. Cigarette entre deux doigts elle approcha. Vous donnez l'impression d'être en prison. Votre mission est accomplie ! Lança-t-elle avec plus d'humour qu'elle n'en avait en elle. Elle lui offre ensuite sa paume de main, pour récupérer le récipient. Le retenir prés d'elle ne rimait à rien. Aller... Filez. Je ne vous retient pas. Souriant. Gentiment. Le Dragon pouvait être gentil. Humain.

Et Amélia se recula.
Pauvre Zenon se disait-elle. Il aurait sans doute mieux fait de rentrer directement chez lui. Face à cet homme coincé dans sa bulle de colère, elle se sentait une soudaine mansuétude. Une tristesse aussi. Une vague de tristesse qui n'allait plus tarder à monter jusqu'à ses yeux. Powell abîmait tout. Autant l'en épargner. Il en avait fait suffisamment pour elle.

- Merci. De m'avoir déposé. Lui dit-elle avec cette pudeur mal placée.

Ce qui lui évitait d'avoir à dire « merci » pour ce qu'il avait accomplie ce soir. Protéger leur honneur. Poussé Powell dehors. Défendu sa meilleure amie.
Amélia s'activa pour juguler l'émotion nouvelle en train de l'envahir. Elle aspira une grande bouffée. Occupant ainsi ses lèvres. Allant vers la porte pour éclairer la voie vers la liberté du libertin. Son visage masqué par un sourire un rien exagéré.

Je suis fatiguée de toute façon. Avec trop de bonne humeur. C'était pour pour la forme. Elle s'y mettait aussi. Comme ça il avait un double alibi pour décamper. Et elle préservait ses derniers lambeaux de fierté. Elle s'en donnait l'illusion. Et son ventre se tordait de chagrin en silence. Rentrez vite chez vous. Vous l'avez bien mérité. Nous nous recroiserons sûrement. S'il en avait envie.

Cette fois le noble avait la main.
Et l'Américaine apprendrait à vivre avec son échec. Le scandale. La honte. Mais pour le moment elle se concentrait pour rester en pleine possession d'elle-même. Vulnérable. Douce du regard. Réclamant juste une once de bienveillance. Que ce grand charmeur ne la voit pas pleurer.
Amélia Clark
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