Lucky Charm Pub : Happy Hour. (VS Sean)

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Mer 5 Déc 2018 - 23:00

Lucky Charm Pub : Happy Hour WATCHMAN & O'NEILL

Elle descend le verre d’une traite. Ça commence à faire une bonne dose d’alcool dans le sang. Je scrute son profile. Elle fait comme quand elle se prépare à avoir un entretien avec le chef de bataillon. J’entends la voix de Rack… Les questions. On y est. C’est maintenant. Sauf que je ne veux pas vraiment y venir. J’ai dis ça pour l’aider elle.

_ Tu sais ce que je sais. C’est ce qui m’est venu en premier.

Merde Sean. C’est pas ça qu’il faut faire. Elle a besoin de faire sortir le truc.  Alors je dois trouver un moyen de lui faire dire ce qu’elle a dire. Ce n’était pas moins le plus fin de la bande. Je ne suis pas un psychologue. Elle le sait. Mais bon ça n’empêche qu’il y a une histoire commune. Je le lui dois.

_ Je veux dire que j’ai lu les rapports.

Je sais ouais. Je sais que le commandement m’a reproché l’action finale. Je sais que les gars ont pris mon parti. Il y en a deux trois qui n’ont pas été aimé, après, à cause de ça. Je sais qu’elle la Doc a fait son maximum pour garder la maîtrise de la situation. Mais c’était la merde. Personne ne s’en sort dans ces cas là.

_ Honnêtement Lily je n’en sais rien de ce que je veux savoir ou non. Donc bah, raconte-moi. Donne-moi ton point de vu. Une fois qu’on m’a mit dans l’hélico qu’est-ce qui s’est passé ?

Bon ce coup-ci… je vide le verre. Moi aussi il me faut un carburant. Pendant que le liquide coule j’entends les ailes de l’hélicoptère. Je sens l’odeur de mon sang et de ma pisse. J’inspire. Garder le contrôle.

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Lun 17 Déc 2018 - 21:48


Sean & Lydia

Souvenirs, Souvenirs...


Cette situation est vraiment bizarre. Me retrouver là, devant toi, 6 ans après… Si on me l’avait dit je ne l’aurais surement pas cru. Je me décide pour vider le verre d’un coup. Ça brûle la gorge. Mais ça réchauffe aussi. Ça fait longtemps que j’avais pas bu un truc aussi fort. Je retiens la grimace. Faut que je me concentre pour ne pas dire de la merde. Pour pas trop en dire non plus. Enfin rien dire que je pourrais regretter. A sa première phrase, je lui lance un regard noir. *Non mais sans blague… Tu te fous de moi… Si je savais ce que tu sais, je te le demanderais pas… Bougre d’âne…* Je crois qu’il a compris vu qu’il se reprend.

Et c’est là que je comprends qu’il ne sait rien de rien. Mike a jamais parlé. Je lui dois au moins ça à Doudou… C’est une vraie tombe. Je crois qu’il a jamais réellement pardonné à Sean de s’être muré dans le silence. Moi je suis passée à autre chose… Enfin je crois… Peut-être pas. Si j’avais vraiment tourné cette page, je ne serai pas dans son salon, à serrer un oreiller qui porte son odeur comme une bouée de sauvetage. Je l’écoute mais l’entends à peine. J’ai un flot de souvenir qui remonte. La chaleur du sable, la brûlure du soleil, et cette odeur… Tenace, indélébile, écœurante de chair brûlée mêlée de sang. J’ai un haut-le-cœur.

Une fois qu’on t’a mis dans l’hélico… Te souviens-tu seulement de ce qui s’est passé avant que tu te retrouves dans cet hélico ? Si tu n’as fait que lire les rapports c’est que tu sais rien. Ils ont tellement censuré le tout qu’au final plus personne ne sait ce qu’était le but de cette… … Bref. En gros tu sais que dalle et comme c’est là tu as jamais cherché à savoir.

J’inspire fort. J’essaie de retrouver un calme intérieur que je suis loin de posséder. Je pose mon verre à présent vide sur la table. Je me cale dans le canapé. Enfin disons que j’essaie de faire en sorte de mettre un minimum de distance entre lui et moi. Non pas que j’avais quelque chose à craindre de lui, c’est plutôt lui qui aurait à craindre de moi. Je serre fort l’oreiller pour éviter à mes mains de trembler.

Commençons par le début voir si ça t’éveille quelque chose. Quand tu t’es retrouvé coincé sous le camion… On a pas su le soulever pour te dégager. Les secours ont mis plus d’une heure et demie à arriver. Je… Tu souffrais tellement et à un moment… Tu es parti loin. J’ai lutté pour te ramener. Je pouvais pas te laisser partir. J’ai utilisé mon don à plein régime avec toi au-delà de ce que mon corps pouvait supporter. Je t’ai gardé en vie assez longtemps pour que les secours te dégagent et j’ai réussi à te stabiliser assez pour le transport jusqu’à l’hôpital. Après… Je n’ai plus eu de nouvelles de toi.
J’ai la voix qui se casse à ce moment-là. Je sais ce que ça veut dire. Il est hors de question que je pleure. Hors de …



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Mer 26 Déc 2018 - 18:46

Lucky Charm Pub : Happy Hour WATCHMAN & O'NEILL

Non.

Je n'ai jamais cherché à savoir. « Pourquoi faire » ? C'est ce que j'ai dis à Jack hier soir. C'est ce que je pourrais lui dire ce soir ? Mais elle n'a pas envie d'entendre ça. Je le sais. Alors je ne dis rien. Si ça peut lui faire du bien de me le reprocher encore une fois qu'elle le fasse. J'ai fais ce que j'ai pu. Ce que j'ai pu pour ne pas crever. C'était pas assez. Qu'est-ce que j'y peux. Je n'ai jamais prétendu être un héros, ni sur le terrain, ni dans la vie.

_ ...

J'inspire fort. Le docteur Zimmerman a beau m'avoir entraîné... Revoir Lili, parler du passé et de CE passé en particulier. C'est plus que ce que mon cerveau sait gérer. Le seul avantage c'est qu'on est chez moi. Pas à l'extérieur. J'attrape la bouteille et je serre le verre à ras bord. Je le vide. Culs sec Miller. L'ivresse y a que ça.

Je NOUS ressert un autre verre.

Le frottement des ailes de l'hélico. Les cris du secouriste qui rembobinent dans mon crâne. Ma peur de les laisser là. De partir loin d'eux. Alors que vous en pleine merde. Que les rebelles arrivent. De ne plus pouvoir les protéger. TE protéger. Je la sens qui se tend. Je lance un regard vers le carton où se trouve le paquet. Tes lettres.

_ Après j'ai fini sur la table. Je me suis réveillé trois jours plus tard. On m'a saluer en me disant que 1 j'étais viré du bataillon, 2 j'étais dégradé, 3 j'étais attendu à la coure martiale. J'étais tellement défoncé que j'ai rien capté sur le coup. En trois minutes avec le costard je n'étais plus rien. Plus rien. Comment je pouvais revenir vers vous en étant plus rien ? Alors, j'ai arrangé le coup comme j'ai pu. Je me suis mis tout sur le dos. Je voulais vous donner ça. Une autre chance. La possibilité de continuer. Mais sans moi. Je savais que vous étiez vivants. Qu'on vous avait sorti du pétrin. C'est tout ce que je voulais savoir. Un pour tous. J'étais le chef.

Mais il y avait toi. Nous. Toi que je voulais tirer de ce monde. Malgré ton père et tes frères. Tu m'avais dit ne pas le vouloir. Sans mes jambes. Sans ma putain de tête non plus. Je ne pouvais même pas rester auprès de toi là-bas. Je l'aurais fait. J'y serais retourné sans hésiter. Mais ce putain de camion...

_ J'ai passé six mois sous morphine Li'. Y avait que la douleur ou l'envie de pisser pour me réveiller. Quand c'était pas un cauchemar. Faut qu'elle comprenne. A quel point j'ai été fracassé. Je ne pense pas qu'ils ont réalisé. C'est pas que mes jambes que j'ai perdu à Red Fogg. C'est tout. Si elle veut savoir. J'arrivais pas à me concentrer plus de deux minutes sur un truc tellement j'avais mal. Je n'aurais même pas compris tes reproches. Non. Je n'écoute pas les cris. Mais ça y est. J'ai le pouls qui accélère. Non. Miller tu garde le contrôle. Pas de crise devant elle. Tu crois vraiment que j'allais t'infliger ça ? A toi ? Voir ton mec réduit en charpie. Tout juste bon à pisser et geindre en réclamant sa dose.

_ C'était pas contre toi Lydia. Cette mission ça m'a détruit. C'est juste que j'ai voulu crever. J'ai même essayé. L’infirmière m'a chopée avant. C'est pour ça qu'ils m'ont fait transférer dans un autre hôpital quand j'ai été stabilisé. Parce qu'il n'y avait pas que les jambes. Il y a ma tête aussi. Je sens que ça tambourine. Bon sang non. Pas maintenant. Les cris. L'odeur. La douleur. Je me frotte les tempes. Ça peut aider à faire partir les images. Je tousse.

La sueur entre mes omoplates. Je sens la chaleur. J'entends les serpents à sonnette. Est-ce que tu vois le pic rocailleux toi aussi ? Mais où es-tu ?

_ Lily ? Lily ? Je te sens. Tu es là juste à côté de moi. J'attrape ton bras. Je te tire. Je me penche pour parler à ton oreille. Il ne faut pas qu'ils nous entende. Il faut que tu ailles te mettre en sécurité. Je ne peux pas te perdre encore. D'accord ?

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Mer 9 Jan 2019 - 12:47


Sean & Lydia

Souvenirs, Souvenirs...

Je ne me sens pas trop bien. Le verre cul sec de toute à l’heure n’était pas forcément une bonne idée. En plus tu ne me réponds pas. Je t’entends juste inspirer très fort. J’ai toujours la tête dans l’oreiller. Je t’entends te servir un verre. J’ai conscience que tu le vides d’un trait. J’entends de nouveau les verres teinter. Et là je me dis qu’on n’est pas dans la bonne direction. On ne peut pas continuer à s’enivrer. Je redresse la tête. Heureusement, mon maquillage est bon, sinon j’aurai fait le panda. Et je tombe sur ton visage. Tu me regardes même tu regardes le carton que j’ai remarqué dans l’entrée. Je vois que tu n’es pas bien. Je me crispe. Je n’aime pas ça. Je te sens partir. Tu t’éloignes du moment présent. Je sais que t’as fini en Cours Martiale, que t’as été dégradé. Mais pour nous t’es toujours le gars qui nous a sauvé les fesses un nombre incalculable de fois et qu’on n’a jamais trahi.

Tu me parles de ce qui t’es arrivé après mais tu me regardes toujours pas. Comme si tu en avais honte ou comme si je ne pouvais pas le supporter. Je sais ce que c’est. J’ai la chance de pas avoir été touché sur le terrain de manière handicapante. On a tous pris une balle à un moment ou à un autre. Combien de compagnons sont tombés sur le terrain ? Beaucoup trop. Et combien sont dans ta situation ? Encore plus. J’en ai vu défilé, j’en ai eu beaucoup comme patients. Encore aujourd’hui, ça représente plus de 50 % de mes patients. Et là tu parles de moi. « Tu crois vraiment que j'allais t'infliger ça ? A toi ? Voir ton mec réduit en charpie. Tout juste bon à pisser et geindre en réclamant sa dose. » J’écarquille grands les Yeux. Sean… Tu… Je n’ai même pas le temps d’en placer une que je te vois partir en direct. Je te vois paniquer et retourner sur le champ de bataille. Et merde… Tu vas pas me faire un PTS. Pas maintenant alors que je peux à peine me gérer moi-même… Ca y est tu es parti. Je t’ai perdu. T’as le regard ailleurs. Tu me regardes mais tu ne me vois pas. Je lâche mon oreiller et je comble la distance entre nous, je me rapproche de toi. Tu m’appelles. Je suis là Sean. Je suis là. Tu m’attrapes et me tires assez violemment. Je te tombe littéralement dessus. Et là tu me chuchotes de me mettre à l’abri. T’as l’air tellement désespéré… Sean je suis en sécurité. Je suis là avec toi… Dans l’appartement… Je suis là. Dans tes bras, je suis en sécurité. Je sais que ça suffit pas t’es parti loin. Limite j’entends les mêmes choses que toi, la chaleur, le sable qui crise sous les dents, les bruits, … Je sais pas trop quoi faire… Et là je repense aux crises d’Aaron et comment je l’en sors… Comme tu me tiens toujours fermement mon bras, je pose ma main sur ton cœur et active mon don pour diffuser de la chaleur. Mais je sais qu’il te faut un électrochoc pour revenir… Alrs je cède à une pulsion soudaine. Je t’embrasse. Et là tout remonte. Les sentiments, les émotions, les souvenirs. Je déborde. Ca coule et j’arrive pas à tout retenir.

Quand je sens que tu reviens, je m’éloigne à nouveau. J’aurais pas dû. Je le sais. Je le sens au fond de moi. Ca me retourne les tripes. Je me revois à l’hôpital. Sans toi. Seule face à tout ce qui me tombe dessus. Le médecin en face de moi… Qui essaie d’être empathique mais qui ne fait rien d’autre que d’être condescendant. Qui me propose un arrêt prolongé, une reconversion. Comme si j’étais fragile. Comme si te perdre et le perdre ce n’était pas suffisant. Je voulais pas perdre en plus mon travail, ma famille. Et Mike qui débarque au moment où on m’annonce ce que j’ai perdu. Je cherche à tâtons l’oreiller derrière moi. Faut que je me planque.




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Dim 13 Jan 2019 - 22:56

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Juste avant le voile noir je vois Lydia qui tient l'oreiller. J'ai l'impression qu'elle est sur le point de pleurer. J'aurais voulu aller vers elle. Mais il y a eu l'odeur du gaz... et là...

_ Non non. Non. Elle ne comprend pas ce que je lui dis. Je sers son bras plus fort pour bien attirer son attention. Il faut qu'elle soit concentrée. On n'est pas à notre avantage ici. Si on ne fait pas exactement ce qu'il faut on va y rester. Je connais cet endroit. Il est dangereux. C'est le plus dangereux de touts ceux qu'on a exploré en mission. Les montagnes de Red Fogg. C'est toujours là qu'on retourne. C'est toujours là que je suis. Tu devrais reconnaître.

En sécurité. Non mais non. Personne n'est en sécurité ici. Tu sais bien.

_ T'entends ?! C'est de l'arabe séculaire. Les voix viennent de l'ouest. Ils ne sont pas loin. Six mètres maximum. Ils vont bientôt être là. Celui de la tribu qu'on est sensé retrouvés. Seulement, on sait comment ça va se finir. Ça se finit toujours mal. Quelque soit le scénario. Vous vous retrouvé à terre. Au sol. Je le sais. J'y suis à chaque fois. Il n'y a pas de temps à perdre. Pas une seconde à perdre. Je me redresse en te portant contre moi. Il ne faut pas qu'on soit immobile. Ou ils nous trouveront. Je cherche une dune assez haute pour nous mettre à couvert. Juste le temps que je dégage la voie pour ton extraction.

Je sens que tu poses ta main sur mon torse. Je pense juste que ce n'est pas le moment de faire ça. Je te l'ai dit. Il faut que tu partes maintenant avant qu'un soldat te vois toi. Tu ne comprends pas ? Il faut partir Lily ! Je baisse les yeux à la sensation de chaleur. Je comprends que tu es entrain d'utiliser ton don. Je prends ta main dans la mienne. Arrête ! Je ne suis pas blessé. Pas encore. Il ne faut pas que tu perdes ton énergie à ça.

_ Arrête Lily ! On a pas le temps pour ça ! Concentre-toi sur le replis ! J'entrevois la première silhouette. Merde. Merde. Merdeeeee. J'allais te pousser derrière la dune. Mais au lieu de ça tu t'approche. Je n'ai le temps de rien faire que nos bouches sont réunies. Je ne m'y attend pas. J'ai le rèflexe de nous séparer. Mais... c'est étrange. Tes lèvres ont plus de textures. Je ne saurais pas mettre un mot. Je sens que quelque-chose est différent. Ce baiser est différent.

Il n'y a plus les cris. Il n'y a plus la chaleur. Je sens... le canapé qui est en-dessous de nous. Quand elle s'écarte je sens l'odeur de l'alcool sur nous. Je la sens reculer. Je me rend compte que je suis à moitié affalé. Je me redresse. Voilà. Je savais que ce n'était pas une bonne idée. C'est exactement ce que je voulais éviter. La douleur frappe du côté droit. Je sers les dents et presse une main sur mon crâne. Putain !

_ … Merci. Je croasse. Je respire pour que mon pouls se calme. Elle bouge encore à côté de moi.

Je regarde. Lily a l'air mal. Putain. Voilà. Voilà pourquoi faut pas que je sois dans sa vie. Fait chier. Je baisse ma main. Je me concentre sur elle autant que je peux.

_ Je suis désolé. Je voulais pas te faire flipper. Ça va aller ? J'hésite sur le mieux à faire. Je ne suis pas au clair. Mon cerveau est encore en train de traiter ce qui vient de se passer. D'ailleurs je frissonne. Finalement tout ce que je peux lui proposer c'est... Tu veux... tu veux du chocolat ? Ouais, je dois en avoir quelque part. J'espère... Quand il y avait un coup de blues sur le campement on sortait le chocolat. Souvent ça marchait. Là... je ne sais pas. Qu'est-ce qui fonctionne encore réellement chez nous ?

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Mer 16 Jan 2019 - 11:31


Sean & Lydia

Souvenirs, Souvenirs...

J’ai fini par trouver l’oreiller derrière lequel je suis en train de me cacher. Faut pas que tu me vois comme ça. Jamais. Tu m’as jamais vu pleurer c’est pas maintenant que ça va commencer. J’aurai pas du franchir la barrière que je m’étais mise mais je voyais pas d’autres moyens de te faire revenir. Y en avait pas d’autre. Et puis c’est pas comme si on avait pas l’habitude de se mettre en danger les uns les autres pour se venir en aide mutuellement. Je t’ai senti réagir à ma chaleur mais ça suffisait clairement pas. Tu avais pris ma main pour l’éloigner. T’avais l’habitude que je fasse ça en mission alors ça n’a pas l’effet escompté. J’allais me faire rejeter alors j’ai fait ce que je n’ai jamais fait pendant une mission. T’embrasser sans te laisser d’autre choix que de subir. C’était exactement ça. J’ai bien senti que tu avais esquissé un mouvement de recul que tu as vite interrompu par toi-même. Je pense aussi que si je ne m’étais pas reculer on serait encore pris dans ce baiser. Peut-être… Peut-être même que tu me l’aurais rendu si je t’en avais laissé le temps.

Au lieu de cela, je manque de courage et je me terre derrière un vulgaire oreiller qui manque sincèrement de fraîcheur. Pour sûr il a ton odeur, un mélange de parfum et des relents d’alcools forts. Mais il reste propre. Je t’entends me croasser un merci. Tu reviens sur terre, parmi les vivants. Je sais même pas si tu me regardes. Moi je ne le fais pas. Je peux pas. Si je sors la tête de la tu vas voir une rivière. Et ça c’est non. A tâtons, toujours planquée, je cherche mon sac que j’ai posé aux pieds du canapé. Enfin je crois que c’est là que je l’ai mis. Je sais plus. Tu t’excuses parce que tu voulais pas me faire flipper. Mais tu m’as pas fait flipper. C’est moi qui fais te faire flipper dans 5 minutes. Enfin si j’arrive à décrocher 3 mots cohérents à la suite. Non ca va pas. Ca va pas du tout. Mais je vais pas te dire ça. Je peux pas. Je trouve mon sac et je pioche un mouchoir dedans. Dieu bénisse le maquillage waterproof… Tu me proposes du chocolat. Je termine de réparer le désastre des chutes du Niagara et je sors la tête de l’oreiller en croisant les doigts pour que tu ne dises rien à ce sujet. Je prends une grande inspiration.

Je veux bien du chocolat si tu en as. Au pire j’en ai toujours dans mon sac. On perd pas les vieilles habitudes tu sais… J’en ai toujours qui traine çà et là. A la maison c’est encore pire. J’en ai plein les placards. Le paradis pour mon parrain. Le temps qu’il fouille je me demande si je dois lui dire. Et surtout comment lui dire… Je me rends bien compte qu’il a pas chercher à savoir ce qu’on était devenu, nous autres. Je sais même pas s’il sait qu’une partie du groupe a fini par tomber au champ d’honneur. Il doit surement le savoir. J’lui ai dit dans deux ou trois lettres. Mais les a-t-il lu ? S’est-il rendu compte que mes premières lettres me ressemblaient pas du tout ? Le chocolat qu’il me tend me fait du bien. Je vois que tu as mal au crâne alors je m’avance vers toi. Je te souris doucement en plaçant mes mains de chaque côté de ta tête. Tu te souviens on faisait ça souvent au camp… Quand l’aspirine était plus au rendez vous…



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