Le vent du nord souffle à votre oreille, entendez-vous ? / Hellequin

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Ven 17 Aoû 2018 - 19:28
Le vent du nord souffle à votre oreille, entendez-vous ?

Feat. Hellequin


Odin
IDENTITE : Eliott
GROUPE : Haute société
SPHERE : Culturelle
AGE : 65 ans
ETAT CIVIL : Célibataire sans enfant
PROFESSION : Antiquaire reconnu. Cuisinier haute gastronomie
POUVOIRS : Contrôle élémentaire de la foudre et de la pluie. Communication avec la faune. Immortalité.
ETAT DE SANTE : Un peu de fatigue. Mal de dos.
LIENS : Ami de Strega et Beleth. Connaissance de Tohum. Protecteur de Hellequin.



Odin s'était installé dans le petit parc boisé qui se trouvait de l'autre côté de l'avenue. Il aimait ce petit cœur de verdure dans le quartier. Il se souvenait y avoir passé une soirée lors de son dernier passage dans cette ville. A présent, l'été avait jauni la feuille des arbres. L'air était rempli de dizaines de parfums floraux. Et les oiseaux venaient se rafraîchir à la fontaine. Une atmosphère doucereuse que le nordiste savourait en paix.

La douceur des températures lui avait fait quitter son imperméable. Il avait même été jusqu'à remonter les manches de sa chemise au-dessus de ses coudes. Le chapeau melon préservait son visage à l'ombre. Il profitait simplement l'amitié du soleil sur ses vieilles épaules. De temps à autre, sa main s'élançait vers le ciel pour libérer des miettes de pain. Il souriait aux pigeons avec lesquels il bavassait.

Un bruit venait brisait le calme de son activité. Un bip strillant et insistant. Il lui avait fallu un moment pour se remémorer que ce son venait de son téléphone portable. Les filles l'avaient forcé à en changé un mois plus tôt. L'autre étant une antiquité de vingt ans qui faisait grise mine. Mais, il n'était pas encore habitué à ce smartphone qu'il trouvait bien compliqué.

Il se levait pour quitter le banc de son pas nonchalant. Le manteau plié sur son avant-bras, il se postait au niveau de l'arrêt de bus, où Gabrielle et lui s'étaient donné rendez-vous. Celui-ci n'était pas très loin de l'établissement où la jeune femme travaillait. Elle avait promit de se libérer pour 19h00 et son visiteur lui faisait confiance. Il patientait donc tranquillement, s'occupant en observant les passants.

La silhouette de l'agent finissait par se dessiner plus haut dans la rue. Odin se concentrait sur elle. Il faisait un quart de tour pour mieux la regarder. Il étudiait sa façon d'occuper l'espace public. Il scrutait, intrigué, la façon qu'elle avait de poser le pied sur le sol. Il était rassuré de la voir en bonne forme physique. Il n'avait pas été tout à fait tranquille quand il avait fallu la rendre à l’Écosse. Parce qu'il avait saisi son fonctionnement et il savait qu'une grande ville pouvait rapidement dévorer les âmes comme la sienne.

Bonsoir Gabrielle. Engageait le Prodige d'un petit sourire.

Il demeurait immobile devant la jeune femme, lui laissant la liberté d'exposer ou non leur complicité, devant Édimbourg. Il la rejoignait pour marcher, avec elle, lent, prenant la direction de Old Town. Son regard était porté sur les battisses de la rue. Cependant, son ouïe et tout ses autres sens, veillaient sur sa charmante voisine de promenade.

J'aimerais vous faire découvrir un bar. Un endroit tranquille où vous pourrez me raconter votre vie écossaise.

Alors Odin s'arrêtait devant un passage piéton, pour attendre le changement de feu. Il détournait le regard de la route pour admirer le profil de Hallequin. Une main venait se poser dans le bas de son dos pour y appliquer une caresse bienveillante.

C'est à nous. La main demeurait pendant la traversée de la rue. Eliott relâchait ensuite son emprise physique. Hum. Ce n'est plus très loin. Puis-je espérer vous conserver pour un soupé en fin de soirée ? Demandait-il sans rien imposer alors qu'il venait de passer l'après-midi à lui préparer un festin.

L'homme venait dans le dos de la belle, bifurquer sur la droite pour aller ouvrir la porte d'un pub. Il la maintenait ouverte pour elle.

Il y a une courre arrière. Où le Nordiste les escortait avec cette assurance naturelle de dieu. Ils passaient ensemble le seuil d'une charmante courette en pierres brutes. Peu de tables, un calme paradisique et une lumière de fin de journée. Une bien délicieuse façon de débuter un rendez-vous galent.


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Sam 25 Aoû 2018 - 22:42
Le vent du nord souffle
à votre oreille,
entendez-vous ?
Eliott & Gabrielle
<<
La journée avait été longue, voir même épuisante. Accompagnée d'un lancement de son don. Une vision qui l'avait laissé sur le carreau pendant deux bonnes heures. Il ne lui avait pas fallu quelques semaines dans cette ville, pour que son don ne se remette en branle. Peut-être aurait-elle mieux fait de rester dans le nord, là au moins, elle avait eu l'impression d'être en paix. Elle aurait voulu aller s'enfermer chez elle et se finir une bouteille de scotch seule, mais le rendez-vous avec Eliott avait été posé et elle n'était pas du genre à vouloir lui poser un lapin. Surtout pas à lui. Cet homme qui l'avait sauvé dans la tourmente, elle lui devait beaucoup. Et avait toujours beaucoup de plaisir à le voir.

A 18h50 tapante, elle prenait congé. Sous les regards stupéfaits de ses collègues. Gabrielle était connue pour être une accroc au travail, qui ne le quittait pas avant une heure avancée de la nuit. Qu'elle soit presque réglée comme une horloge et le quitte sitôt, pouvait en surprendre plus d'un, mais elle s'en moquait. Un rendez-vous était un rendez-vous. Et personne n'allait l'empêcher de partir, même s'ils pouvaient être surpris, ils trouvaient que cela était mieux pour elle. Surtout vu la journée qu'ils venaient tous d'avoir. De toutes les façons, les bureaux avaient déjà commencés à se vider de ses occupants. Tout le monde rêvait de retrouver son antre, pour une soirée tranquille en famille ou entre amis.

La haute stature du nordique se voyait de loin, en tous les cas, pour qui savait chercher. Un fin sourire venait marquer ses traits quelque peu fatigués. Elle était contente de le voir, ravie même. Il lui ferait du bien, elle le savait. Une main dans la poche de son blouson, elle marchait tranquillement vers lui. Elle n'avait pas changé son style vestimentaire, toujours affublée de ce jeans et ces bottes usées, le keffieh autour de son cou cachait toutes les marques qu'elle ne voulait pas montrer au monde. L'inspectrice arrivait à la hauteur du prodige.

- Eliott. Son sourire devenait plus chaleureux, une main venait doucement se poser sur son bras. C'est agréable de vous revoir.

Elle n'avait pas peur de s'afficher devant tout le monde, mais c'était plutôt une légère pudeur qui la retenait d'en faire plus. Certes, ce n'était pas Gabrielle qui était la femme la plus pudique du monde, mais il y avait des choses qu'elle voulait encore garder dans l'intimité de son appartement.

- Comment allez-vous?

Marchant à ses côtés, elle avait mis ses mains à nouveau dans ses poches, profitant déjà pleinement de la solide compagnie qui se trouvait à ses côtés. Rien que l'aura de cet homme apaisait son esprit. La vision s'estompait plus vite, ce n'était plus qu'un souvenir vers lequel elle pourrait revenir en temps et en heure. Oui il avait ce pouvoir sur elle et rien que pour cela, elle lui en était profondément reconnaissante. Sans avoir besoin de lui dire quelque chose, il avait cet effet sur elle et cela lui faisait un bien fou.

- J'ai dégagé mon agenda pour vous. Quelque peu taquine, mais c'était vrai, il avait la priorité, elle acceptait donc son invitation à dîner. Surtout si vous avez préparé à manger. Elle avait été régalée lors de son séjour chez lui, cet homme était un Chef, elle n'allait pas se priver de bien manger. Ça aussi était une réussite pour Eliott, lui redonner le goût des plaisirs papillaire. La main dans son dos lui tira un léger sourire, elle l'appréciait comme elle appréciait beaucoup de chose venant de lui. Mais ma vie ici n'a pas beaucoup changée... ce ne sera pas très palpitant à écouter.

Ils reprenaient leur marche, elle découvrait alors un endroit qu'elle n'avait jamais vu auparavant. Comme quoi, l'on pouvait encore découvrir la ville dans laquelle on vivait depuis quelques années déjà. Enfin, lui avait cette "chance" de vivre depuis quelques siècles, il devait en connaître des coins, même les plus reculés, de beaucoup de ces grandes villes.

- Charmant. Observant la cour, elle s'installait à une chaise, face à lui, après avoir posé son blouson sur le dossier. S'étirant un peu, elle sortait son paquet de clopes roulées et son briquet, qu'elle posait sur la table. Cela vous dérange si je fume? La journée a été un peu longue...

On venait déjà prendre leur commande, elle commençait par une pinte de bière. Elle avait besoin de s'hydrater un peu.

- Comment se passe votre séjour? Je ne pensais pas vous voir aussi rapidement? Pas que cela me dérange, au contraire. Avec un petit sourire complice, tandis qu'elle glissait la cigarette entre ses lèvres et l'allumait sans plus attendre, appréciant la première bouffée de nicotine qui venait prendre son palais et sa gorge. Mmm...
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Mer 29 Aoû 2018 - 16:35
Le vent du nord souffle à votre oreille, entendez-vous ?

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Odin
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Odin souriait à la justicière avec douceur tout à fait heureux de la retrouver. Gabrielle avait laissé une emprunte, sur toutes les personnes qu'elle avait croisé, pendant son séjour sur leur arche. Son départ avait laissé un étrange vide. Les filles devaient se réhabituer à la vie, avant elle, tout comme Eliott. Il se sentait depuis un peu mélancolique.

Je vais bien. Affirmait pourtant ce vieux loup.

A vrai dire, il avait lui même été surpris de se découvrir déçu, une fois qu'il avait repris ses affaires. Cette expérience lui avait finalement redonné le goût d'une vie partagée. Il se retrouvait pris entre deux feux. Avec un brin de philosophie, il se disait qu'Hellequin l'avait autant aidé que l'inverse.

Nous nous faisons doucement à votre départ. Lui disait-il alors tranquillement.

Les cernes sous les yeux de la belle l'avait détrompé sur sa première impression. Eliott s'était mépris. Ce qu'il redoutait c'était probablement déjà produit. Gabrielle avait usé ses forces dans la bataille. Il lui avait demandé de faire attention à elle. Cependant savait-elle réellement le faire sans que quelqu'un l'y encourage. Odin s'était questionné sur ce point. Il ne pouvait néanmoins retenir cette femme dans son cocon éternellement...

N'êtes-vous pas trop fatiguée ? Tout ce que le Nordiste avait en tête, serait reporté, si elle disait seulement un mot. Vous en avez l'air. Dormez-vous assez ?

Il n'était ni à court de temps, ni à court de patience. Il était capable de s'adapter. Aussi le vieil homme profitait aussi de l'arrêt pour revoir mentalement la façon dont il avait laissé l'appartement. C'était une petite location, qu'il louait aux Lampeduza, quand il voulait passer une soirée plus proche du centre-ville. Gabrielle aurait pu y dormir toute une nuit en sécurité si seulement elle en avait l'envie.

Parfait. Nous aviserons... La répartie de la jeune femme rencontrait son sourire amusé. Il la savait peu porté sur la parole. Vous n'avez pas besoin d'être palpitante. Qu'elle soit la votre suffit à me la rendre intéressante. Je suis curieux de savoir si vous suivez certains de mes conseils depuis que vous êtes rentrée ?

Odin se permettait de nombreuses taquineries avec cette jeune femme lorsqu'elle vivait sous son toit. La distance n'avait semble-il rien changé à cela. Il était égal au vieux loup qu'elle avait rencontré dans la neige.

L'imperméable plié, terminait sur le dossier de l'autre chaise libre. Eliott tirait doucement sur les jambes de son pantalon pour ne pas y être à l'étroit. Il faisait attention à son apparence et à son allure en générale. Il trouvait important d'être bien mis. C'était une façon aussi de ne pas se laisser aller. Les années allant la tentation de devenir un ermite n'épargnait aucun immortel. Odin se trouvait tout un tas d'activités pour que son esprit ne sombre pas dans les abysses.

Rien ne me dérange. Faites. Il la regardait rouler une cigarette. Peut-être vous en demanderais-je une un peu plus tard ? Il n'avait plus touché à son tabac depuis quelques temps. Sans doute y avait-il associé les moments de détente passé avec cette jeune femme.

De son côté, Odin réclamait une bière brune, dont il aimait particulièrement le goût. Il étendait ensuite ses longues jambes sous la table, comme il le faisait lorsqu'ils déjeunait dans la cuisine aux murs de pierre. La remarque de son invitée l'interpellait. Il n'avait pas pensé que son choix puisse la surprendre, elle. Il avait de nombreuse fois suggéré le plaisir qu'il avait en sa compagnie. Mais bien plus il voulait s'assurer qu'elle allait bien.

Vous étiez l'une des personnes que je voulais voir en priorité, en venant ici. Il s'était d'ailleurs organisé entre autre, en fonction d'elle, pour cette semaine. Avez-vous retrouvé vos marques ? Étés-vous heureuse ? Car c'était bien là le principal aux yeux de ce vieux dieu protecteur.


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Sam 1 Sep 2018 - 15:41
Le vent du nord souffle
à votre oreille,
entendez-vous ?
Eliott & GabrielleHell' n'avait pas de raison de penser que cet homme lui mentait. S'il lui disait qu'il allait bien, c'était bien qu'il allait bien. Elle n'avait pas de raison de mettre sa parole en doute. Elle lui sourit légèrement, alors qu'il parlait de cette habitude de vieux solitaire qu'il devait reprendre. Tout comme son entourage. C'était vrai qu'en y pensant... elle avait chamboulé beaucoup de choses autour d'elle là-bas. Mais elle avait été accueillie sans presque un regard de travers, ça avait été... différent, agréable, reposant. Tout l'inverse de cette ville.

- Hum... et comment vont vos félins?

Eliott en bon ami des animaux, avait quelques boules de poils qui lui tenaient compagnie. Tous doués de parole, ce qui avait été surprenant au début. Mais les conversations avec les félins avaient été tout aussi curieuses, que sa relation naissante avec cet homme. Vraiment, ce séjour nordique avait été... une vraie bouffée d'air frais. Elle y pensait souvent, elle se demandait parfois pourquoi elle était revenue... après tout, elle aurait pu disparaître des radars et ne jamais refaire surface. Mais... son don... même avec la mort du Chuchoteur, elle n'aurait pas eu la paix. Jamais. Alors il fallait revenir à sa vive, revenir à son travail.

- J'ai eu une journée fatigante, oui. Lui caressant doucement le bras, comme pour le rassurer un peu. Je dors, Eliott, ce que j'ai besoin de dormir.

Si elle ne mettait jamais la parole en doute de cet homme, ce dernier, avait tous les droits de ne pas croire sur parole les dires de cette femme. Gabrielle n'y pouvait rien, elle se sentait parfois obligée de dire les choses comment on voulait les entendre. Sans doute était-ce une façon de se protéger. Parce que ses protections étaient dressées et solides, difficiles à abaisser et sans le vouloir, même avec des gens en qui elle avait toute confiance, elle les dressait quand même. Elle ne voulait pas non plus gâcher cette soirée avec lui. Parce qu'il lui avait manqué et qu'elle voulait en profiter.

- Vous dites cela parce que vous ne m'avez pas encore entendu. Fit-elle taquine, avant de continuer. Je mange, si c'est cela qui vous inquiète. Je m'oblige à avoir ces trois fameux repas dans la journée... sans retrouver tout votre savoir-faire, mais au moins...

Il faut dire qu'à ses côtés, elle avait été gâtée. Elle s'était souvent moquée en lui demandant s'il ne souhaitait pas la voir prendre des kilos en trop, mais ce n'était qu'une boutade parmi d'autre. En vérité, la profileuse avait trouvé agréable de tomber sur un homme qui aimait faire la cuisine et voulait la satisfaire à la table autant que dans l'intimité. Ça aussi, c'était reposant et déstabilisant quelque part. Car depuis Simon, elle n'avait jamais plu rencontrer pareil homme. Ou n'avait-elle jamais laissé un autre prendre cette place, c'était aussi ça. La mort de son ennemi, avait changé quelque peu la donne.

Elle laissait aussi s'étendre ses jambes, frôlant celle du vieux loup, hochant de la tête, elle comprenait le message et lui roula une cigarette pour lui, il saurait lui demander quand il la voudrait. Elle la glissait derrière son oreille, pour fumer celle qu'elle s'était faite pour elle. Ca calmait les nerfs et la bière continuerait à la détendre pour de bon, afin de profiter pleinement de la présence de cet homme.

- Oh ça, vous me l'aviez dit. Mais je n'ai pas quitté votre Arche depuis aussi longtemps, voilà tout. Je vous croyais plus ermite que cela. Lui souriant encore, avant de cracher un peu de fumer par le nez, tout en se frottant lentement l'arrière du crâne. Mmm... oui, les bonnes habitudes ne s'oublient pas aussi rapidement. Heureuse... voilà bien une question qu'Eliott pouvait poser. Elle le fixait, ne laissant rien transparaître vraiment. Disons que je suis à ma place.

Elle aurait pu dire que chez lui, quand enfin tout était terminé, elle avait été heureuse un temps, sans doute. Mais elle estimait que sa période de bonheur, avait été celle avec Simon et que depuis... elle survivait surtout.

- Et vous, qui avez-vous déjà vu? Qu'avez-vous fait ici? Qu'est-ce qui vous amène? A part ma personne, bien entendu. On déposait les deux bières devant les clients, Hellequin attrapait son verre et le levait vers son amant. C'est plaisant de vous avoir ici, Eliott. Cheers! Cognant son verre contre le sien, avant de descendre une longue gorgée. Décidément, ça faisait du bien!
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Hellequin
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Dim 2 Sep 2018 - 17:19
Le vent du nord souffle à votre oreille, entendez-vous ?

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Odin
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Le « nous » du Nordique embrassait, tant les jeunes femmes dont il assurait la protection, que toutes les bêtes qui vivaient auprès de lui. De part son don, tout comme de son caractère Odin aimait être entouré d'animaux. Il aimait leur compagnie. C'est vrai aussi qu'il s'associait à eux afin d'assurer la tranquillité de son petit royaume. Ainsi la paix régnait depuis des années.

Bien. Bien. Si ce n'est que la plus jeune tourne en rond devant la porte de votre chambre. Un chaton de la dernière portée, Pod (du au fait de son côté Pot-de-colle), s'était amourachée de la jeune femme. Elle pleurait donc la disparition de son humaine, agaçant tendrement les plus anciens de la meute. Il faudrait encore un peu de temps.

Gabrielle cherchait souvent à atténuer la vérité quand celle-ci ne prenait pas le tour attendu. Aussi Eliott n'insistait pas sur le sujet du repos. Il venait caresser la main posée sur son bras, en lui adressant un sourire Il ne s'inquiétait de rien. Il obtiendrait ce qu'il voulait, dû-t-il pour cela la travailler au corps toute la soirée.

D'ailleurs, à sa remarque sur son alimentation, le vieux s’égayait un instant. Il avait ainsi vu juste et ne devait pas regretter sa petite initiative. La belle emporterait avec elle les quelques plats qu'il avait préparés à son attention. Au moins, ainsi, serait-il certain qu'elle aurait des réserves dignes de ce nom. C'était une question d'honneur pour ce fin gourmet.

Au moins vous allimentez-vous d'autre chose que de nicotine ? La taquinait-il. Ce n'était jamais pour la moquer. Toujours pour lui montrer qu'il tenait à son bien être et voulait l'aider à trouver un équilibre. Je suis certain que Ludovic serait tout à fait ravi de vous donner quelques leçons de cuisine. Si vous vous y essayez.

Le sourire de la profileuse plaisait loup du nord. Il appréciait de retrouver ces petites expressions. Il s'y était accommodé.

Un ermite qu'une bonne conseillère a souvent encouragé à bouger. Si beaucoup de monde encourageait l'Immortel à s'extraire de sa retraite, il n'en voyait que peu les intérêt. Mais, l'avis de Gabrielle, qui avait eu le temps de gagner sa confiance et son respect, avait vraisemblablement fait son chemin. Il s'était donc lancé dans un petit périple sur l'Archipel avec pas moins de dix destinations. Si c'est la place que vous voulez. J'en suis le premier heureux. Ce qui le connaissant était sincère. Il aurait juste pensé que cette femme était finalement plus fait pour une vie de nature et de calme.

Odin riait, sous le déluge des questions. Son sourire se faisait plus doux et bienveillant à l'approche de la serveuse. Il prenait le temps de la remercier correctement. Homme d'attentions et d'intentions. Il était respectueux du moment qu'on ne le dérangeait pas. Il avait pour le genre humain une affection teintée d'amusement.

Santé. Répondait-il d'un petit sourire complice. Oui ça l'est. Prenant le temps de savourer la brune, Eliott se taisait. L'un de ses pied cherchait tranquillement la présence de la belle. Un signal qu'il arrivait lui aussi à se détendre, puisqu'il ne se permettait ce genre d'approche que lorsque son esprit était au repos.

L'homme se redressait un peu sur sa chaise. Il venait naturellement caresser la main libre de son interlocutrice.

Vous souvenez vous du manuel d'astronomie grecque dont je n'arrivais pas à retrouver la trace cet hiver ? Une nouvelle piste c'est révélée. J'étais à Bristol la semaine passée pour la suivre. Odin avait la passion des livres anciens. Cette passion pouvait l'amener à devenir un vrai aventurier, un archéologue même. Il lui était arrivé de passer des années sur une même chasse. Sa demeure regorgeait de centaines de livres qui auraient fait frémir les bibliothécaires d'Alexandrie. N'étant pas loin, j'ai fais un crochet par ici. Je loge chez des amis actuellement. Vous connaissez l'époux, Vito Lampeduza. Il posait le verre. Sans doute irais-je saluer une vieille amie. Ensuite je poursuivrais vers l'Arche de Paris. Pourquoi Paris ? C'était là où se trouvait son prochain indice.

Un voyage dont il ignorait encore jusqu'où il allait l'enmener. Ce n'était pas ce qui allait l'empêcher d'aller voir jusqu'au bout du chemin. Il souriait à Gabrielle. Devait-il lui dire qu'il avait envisagé de l'inviter à le suivre dans cette chasse au trésor ?

C'est une agréable façon de... m'occuper. Confirmait-il de son ton apaisant.


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Ven 14 Sep 2018 - 13:50
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entendez-vous ?
Eliott & GabrielleLe souvenir de la petite boule de poil faisait sourire Hellequin. Sans le vouloir, la féline et l'humaine s'étaient liées, elle ne comprenait toujours pas pourquoi cette chatte avait décidée qu'elle serait son humaine, mais elle avait apprécié la chaleur de cette minette. Qui ne manquait jamais une occasion de venir se coller à elle. Quand elle en avait eu le plus besoin. Ça avait été agréable et Gabrielle ne pouvait pas nier que la présence du félin, tout comme celle de l'homme, lui manquait souvent, le soir, quand elle se retrouvait seule dans son lit. Elle hocha légèrement de la tête.

- Elle s'y fera... je ne veux pas l'enfermer dans mon appartement.

Un chat qui avait l'habitude de pouvoir sortir, qui apprenait à vivre avec la compagnie des siens. Elle ne voulait pas lui enlever ça. Même si elle y avait pensé en quittant Eliott et son antre, mais ce serait faire du mal à un animal. Elle n'était pas souvent chez elle, son travail lui prenait tout son temps. Pod aurait fini encore plus malheureuse. Là, il lui fallait juste le temps que son souvenir s'efface peu à peu.

Les contacts tactiles entre eux, lui avaient aussi manqués, en fait. Si cette femme s'écoutait vraiment, elle pourrait comprendre que cet homme avait un des meilleurs effets sur sa personne et que peut-être... non, ça ne pouvait pas être possible. C'était mieux ainsi. Elle gardait son sourire, son ton tranquille. La remarque de son interlocuteur l'aurait fait rire, elle resta simplement avec un air un peu mutin au visage.

- Oui, je bois pas mal de scotch pour compléter mon régime alimentaire. Taquine certes, mais la vérité n'était sans doute pas si loin, bien qu'elle fasse plus attention depuis son retour du Nord. Il lui avait donné le goût de manger. Alors même si elle n'avait pas la patience de se faire de bons petits plats, au moins achetait-elle des plats préparés qui ne demandaient qu'à être mis dans le microonde. Ce n'était pas de la haute gastronomie, mais ça nourrissait. Finalement, il la faisait rire. Elle lui faisait un petit clin d'oeil. Ludo n'aurai pas la patience, tout comme moi, de me supporter longtemps en tant qu'élève. Et je n'ai pas vraiment le temps pour la cuisine, Eliott, vous le savez...

Il avait tenté de lui inculquer quelques connaissances, sans grand succès. Hell' faisait partie de ces gens qui préféraient qu'on leur fasse à manger, parce qu'ils avaient trop la flemme de le faire eux-mêmes. Sans compter qu'elle estimait que ses plats n'avaient en général que peu de saveur. Mieux valait profiter de ceux qui aimaient le faire et qui le faisaient bien, tel que celui qui était assis en face d'elle. Ses doigts glissaient contre les siens, elle se détendait aussi, tranquillement, ravie finalement d'être en sa présence.

- Comme quoi, je vous ai écoutée pour la bouffe et vous pour bouger. C'est bien, nous nous entre aidons comme ça. Hochant légèrement de la tête, sans y réfléchir plus que tant. Oui sans doute... oui.

Voilà longtemps que Kreizler ne savait plus où était sa place. Elle n'avait pas vraiment choisi de se retrouver profileuse au Yard. Mais son pouvoir lui avait ouvert cette possibilité. C'était ce qu'elle faisait de mieux. Alors elle restait, parce qu'elle ne voyait pas quoi faire d'autre. Parce que ce don était une malédiction, qui ne la laisserait jamais en paix. Alors plutôt que de fuir ses responsabilités, elle plongeait la tête dedans. Sans penser à rien d'autre. Eliott était une sorte de bulle d'air dans cette vie. Le voir lui permettait d'en oublier la crise qu'elle avait vécue dans la journée. C'était finalement ça qu'elle voulait garder précieusement, elle pensait - sans doute à tort - que de le voir périodiquement, garderait cet état de plaisir et donc d'avoir l'impression de prendre des vacances, même sans bouger réellement de cette ville.

Sans y réfléchir, tout en l'écoutant, elle plaquait son pied au sien, comme elle l'avait souvent fait lorsqu'ils étaient ensemble. Son coude posé sur la table, sa main retenant son menton, elle l'écoutait avec plaisir. Sa voix avait cette facilité à l'apaisée rapidement, elle aimait voir cette petite lueur dans ses yeux quand il parlait de l'une de ses passions. Les livres étaient sans doute aussi importantes que sa cuisine. Elle le savait aventurier en ce qui concernait la chasse aux vieux bouquins. Chaque livre dans sa bibliothèque avait une histoire en soi. Gab' l'avait toujours écouté avec amusement lui conter les péripéties de certains.

- En voilà une bonne nouvelle. Un peu comme elle, il cherchait des pistes qui le mèneraient finalement à l'objet de sa quête. Ils faisaient un peu le même travail à ce niveau mais pas pour les mêmes raisons. C'était parfois aussi compliqué de retrouver un bouquin perdu, qu'un tueur qui savait parfaitement se fondre dans la foule. Hum... je connais aussi son épouse. Le fixant un instant. Pourquoi ne suis-je pas étonnée que vous les connaissiez? Dans un petit sourire. Elle savait ce qu'était Eliott, il n'avait pas eu besoin de le dire, maintenant qu'elle côtoyait quelques immortels, elle n'avait plus de peine à les reconnaître. Et si Vito n'en était pas un, Nikolas elle... quoique... avec ce qu'il s'était passé, on pouvait se poser la question sur le sieur Lampeduza. Ahh Paris, vous m'enverrez une carte postale.

Elle n'était pas plus amoureuse que cela de cette ville, mais c'était plutôt le périple de cet amant qui l'intéressait. C'était une façon comme une autre de garder un peu le contact. Et puis, ça changerait que de toujours recevoir des factures. Elle buvait sa bière petit à petit. Sa descente était moins violente qu'à l'accoutumée, mais c'était parce que la compagnie était plutôt agréable.

- En effet, et puis bouger ne fait jamais de mal. Il faut même parfois le faire, pour avoir plus de plaisir à revenir chez soi, n'est-ce pas?

Gabrielle venait s'enfoncer un peu dans son siège, reprenant sa cigarette entre ses lèvres pour fumer avec la même tranquillité qu'elle sirotait sa bière.

- Pour combien de temps restez-vous à Édimbourg, finalement ? Si les Lampeduza ne peuvent pas vous héberger trop longtemps ou si vous décidez de refaire un crochet par cette arche, ma porte vous est ouverte, vous le savez, j’espère.

L'invitation ne cachait aucune des intentions d'Hellequin. Après tout, Eliott était le bienvenue chez elle. Sans qu'il ne s'impose. Elle n'aurait rien contre l'avoir chez elle quelques jours, quitte à bousculer un peu son emploi du temps. Le boulot comprendrait.
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Sam 15 Sep 2018 - 11:41
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Pourquoi cela ? Oui, pourquoi cette charmante bête aurait à se faire à ce manque.

Eliott sourit. Bien moins certain que la jeune femme qu'une amnésie surviendrait au sein de son fief. Il en était en partie responsable puisqu'il n'avait pas effacé les traces laissées par cette jeune femme. Lui ne cherchait pas à oublier le passé. Il vivait avec en entretenant avec plaisir les souvenirs qui s'y rapportait. Mais il se demandait donc si au contraire, Gabrielle allait-elle finalement renoncer à leur commun souvenirs ?

Aussi la répartie dont cette dernière faisait preuve, à l'instant était la suite logique, de son attitude générale. Elle avait aimé ce séjour, mais n'en retirait malheureusement pas tous les bénéfices. Seulement des nuances qui venaient contraster sa vie d'avant. Odin ne l'en blâmerait nullement. Il n'avait à aucun moment eu cette attitude envers elle. Il respectait tout ce qu'elle était. Il comprenait qui elle était. Les changements qu'il avait tenté d'induire, lentement, avaient été facilités par le contexte.

Je vous revois m'assister en cuisine avec plaisir néanmoins. Il la taquinait. En effet, certains tableaux de la belle en train de s'échiner avec des légumes, allumaient une lueur malicieuses dans le regard du loup. Ne vous sous-estimez-vous pas un peu, ma douce ? Ce surnom affectueux était venu sans préméditation. Le Nordique considérait son interlocutrice avec calme. Il n'avait aucune envie de condamner un élan de tendresse, somme toute naturel. Elle saurait lui faire comprendre si cela l'inconfortait. Pourrez-vous passer mon bonjour à ce charmant jeune homme quand l'occasion se fera ?

S'il avait été tricheur Odin aurait probablement cherché à ranimer leur complicité de façon plus explicite. Car une part de lui avait très envie de la retrouver. Il se serait peut-être même laissé aller à parler d'un enlévement dans les formes. Mais, Hellquin et son bonheur étaient et resteraient son objectif principal.

Je puis vous confirmer et sans trop faire d'erreurs, que ce partenariat fût tout à fait porteur. Je vous en remercie d'ailleurs. Tout comme les filles. L'énergie que vous avez amené à fait beaucoup de bien au village. Il aurait pu durer plus longtemps. Ne dites pas oui pour me rassurer, hum ? Car bien qu'il avait aimé être choyé à son tour, Odin cultivait un goût très fort pour la franchise. C'était aussi ce qui faisait qu'une relation pouvait fonctionner dans la paix et la bienveillance.

Quand le sujet revenait sur les activités du vieux loup celui-ci prenait la parole avec autant de plaisir. Il avait très rapidement expliqué sa passion livresque à Gabrielle. Elle s'était montrée conciliante et même intéressé par ses histoires. Avec elle, Odin avait même redécouvert le plaisir de faire la lecture à quelqu'un. Il s'était pris au jeu. A présent, il lui arrivait d'être un peu mélancolique quand le soir venu, il regardait le salon vide.

Nikolas... vous connaissez Nikolas ? Eliott fronçait les sourcils de perplexité. De fait, la Duchesse avait rarement des liens positifs avec les représentants de la loi. Il en avait été le témoin. Et dans quelles circonstances l'avez-vous rencontrée ? Mais, voyant que Hellequin restait détendu le vieil homme restait calme. D'ailleurs, elle lui redonnait aussitôt le sourire par sa remarque. De Paris et de chaque nouvelle ville, si vous le désirez. J'aurais plaisir à vous écrire. Tout comme il l'aurait à avoir des nouvelles de cette femme. Sous quelque forme que ce puisse être.

Quelque-chose dans les propos de Gabrielle faisait sourire son compagnon de tablée. Elle ne savait pas à quel point elle disait vrai.

C'est tout à fait vrai. … tout à fait vrai. Un plaisir que vous éprouver donc ? Lui demandait-il encore curieux.

De son côté, c'était aussi pour cela que le loup avait quitté sa tanière. Plutôt que de contempler une maison sans vie, il était partit dans une conquête. Restait à savoir si l'objet de cette quête était ce livre... ou bien encore l'affection d'une belle mortelle ?

La proposition d'hébergement faisait réellement plaisir au vieux Prodige. Il entrevoyait ainsi la possibilité de faire perdurer un lien avec cette jeune femme. Quelque pu être la forme de ce lien. Ce qui lui faisait envie. Il ne se le cachait pas. Sa vieille carcasse avait abondement apprécié la chaleur de Gabrielle. C'était avant tout sa présence qui lui manquait. Toute l'animation qu'elle apportait dans, cette longue, trop longue vie. Les réactions qu'il observait, ses paroles, elle en somme.

Je le sais. Merci. Vous savez, bien entendu, qu'il en est de même pour vous, Gabrielle. Que la distance de nous prive pas de l'envie de nous rendre visite. Cette fois, Eliott se permettait de glisser son affection dans ce prénom. Elle était consciente, n'est-ce pas que leur monde était à présent le sien aussi ? Que ce soit aujourd'hui ou dans dix ans, trente ans. Pour le moment, rien n'est fixé. A minima une quinzaine de jours probablement. Suggérait-il tranquille, se souvenant très bien des exigences de son hôtesse actuelle. Si vous aviez des propositions d'activités désembourgeoises ? Je ne sais encore ce qui me tente.

Odin était, sous ses airs de grand solitaire, un homme encore curieux. Il n'allait pas toujours de lui-même vers la nouveauté, mais, il était à l'écoute des connaisseurs. C'était la meilleure façon de découvrir les choses. Tandis qu'il regardait Hellequin fumer, une autre question, plus personnelle revenait le hanter. Il ne pourrait pas se retenir de la poser. Cela était trop important à ses yeux de vieux Prodige. Alors, Eliott se décidait à la poser :

Et quant est-il de vos migraines ? Avant qu'elle ne parte de l’île du nord, il lui avait confié quelques médications de sa création. Comme certains Immortels, il avait acquit des savoirs au cours du temps. Vos crises ? L'interrogeait-il calmement et avec la plus grande attention.


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Sam 13 Oct 2018 - 23:08
Le vent du nord souffle
à votre oreille,
entendez-vous ?
Eliott & Gabrielle- Parce que je ne vis pas chez vous et qu'il faudra bien qu'elle le comprenne.

Ce n'était qu'une explication, qui n'était que la simple vérité. Gabrielle n'avait pas prévu d'emménager chez ce vieux loup. Ca ne lui était jamais venu à l'esprit. Peut-être parce qu'ils n'en avaient jamais parlé aussi. Mais ce n'était pas quelque chose qui avait été envisagé, de son côté. Elle n'allait pas s'incruster chez un homme qui avait l'habitude d'être un solitaire, comme elle l'était elle-même. Ils s'étaient trouvés au bon moment, elle avait aimé ces moments avec lui, mais plus? Comment pourrait-elle demander une telle chose? Et quitter tout ce qui se trouvait ici?

Enfin... si elle arrêtait de se voiler la face, Hellequin savait que rien vraiment, ne la retenait sur l'Arche Edimbourgeoise, comme rien ne la retenait nulle part, maintenant que le Chuchoteur n'était plus. Elle pouvait refaire sa vie comme bon lui semblait. C'était peut-être cette sorte de liberté qui l'inquiétait. Alors elle revenue sur cette Arche pour retrouver une routine. Pour trouver un sens à tout ce qui faisait qu'elle était, elle. Sans pourtant être certaine de ce qu'elle ferait. Cette femme se punissait sans doute encore de ce qui était arrivé, le bonheur n'était pas fait pour sa personne, même si quelque part, chez ce vieux loup, elle y avait goûté et cela lui avait fait le plus grand bien. Elle l'observait, en souriant, ne faisant rien paraître de ce qu'il pouvait se passer sous son crâne. Elle le connaissait cet homme, il serait prêt à faire bien trop pour elle et elle en avait déjà suffisamment profité. Sa présence était plaisante, c'était de cela qu'elle devait se contenter.

- Je ne doute pas que vous trouvez encore cela très amusant. Tout en le fixant, avant de secouer légèrement la tête, un petit sourire amusé au coin des lèvres. Non, je suis réaliste Eliott, vous devriez le savoir depuis le temps. Recrachant un peu de fumée, tout en faisant un mouvement positif de la tête. Je n'y manquerai pas. Il serait sans doute très content de vous revoir, je crois qu'il vous aime bien...

Bon d'un côté, Ludo était un type tellement sociable qu'il aimait tout le monde. Ce qui n'était pas toujours bon pour lui. Mais Eliott était un type en qui l'on pouvait avoir confiance alors...

- Je vous en prie. Dans un petit rire. Elle estimait ne pas avoir fait grand-chose, c'était lui qui avait soigné ses plaies, qui l'avait trouvée dans la neige, qui lui avait littéralement sauvé la vie. Elle lui devait tellement, ne sachant pas vraiment comment lui rendre un jour la pareille... peut-être qu'elle n'y arriverait jamais, mais elle s'appliquerait à ce que cette dette voit un jour une fin. C'était sans doute aussi pour ça qu'elle ne voulait pas s'imposer chez lui, estimant avoir assez usé de sa patience et de sa bienveillance. Vous savez bien que tous ces gens n'ont pas eu besoin de moi pour s'animer. Qu'avait-elle finalement? Pas grand-chose... vraiment. Oui, je ne dis pas cela pour vous rassurer.

Quand bien même elle mentait, elle n'aurait sans doute pas su dire réellement si elle estimait que cette arche était un chez elle ou non. Rien n'avait plus eu d'importance au décès de son compagnon, mais maintenant que son but était atteint, l'importance de ces choses, de ces considérations étaient totalement désuètes. Kreizler vivotait sans doute plus qu'elle ne vivait, ne comprenant guère où pouvait bien être sa place, mis à part à courir derrière ceux qui se permettaient de jouer à Dieu. Odin, à ce niveau, ne pouvait pas faire grand-chose de plus pour elle. Il y avait des combats que l'on menait seul.

- Oui, je connais Nikolas. Pourquoi cela vous étonne-t-il autant? Vous allez me dire que ce n'est sans doute pas la personne la plus stable à avoir dans ses connaissances? Je suis déjà au courant... prenant une gorgée de sa bière. Elle était venue au commissariat après une agression puis... elle a décidée de me montrer de quoi elle était capable. Sans doute pour me faire comprendre que je n'avais pas grand-chose à faire pour elle ou contre elle. Haussant les épaules. Ces petites guerres ne m'intéressent pas...

Qu'on tente d'avoir un ascendant sur Hell' et cette dernière ne manquerait pas d'en rire. Elle gardait pourtant le secret de cette découverte de l'Ordre. Ne sachant pas quelles pouvaient être les relations entre ces deux immortels, elle préférait se taire. Ne voulant pas mettre cet amant dans des ennuis qu'il ne méritait pas. Elle tenait bien trop à lui pour que cela arrive. Elle l'éloignait aussi un peu sans le vouloir à cause de cette peur stupide de le voir disparaître par sa faute, sans doute. Pourtant, les légers contacts qu'ils entretenaient, lui faisait se dire qu'elle le garderait bien avec elle, au moins cette nuit.

- Alors écrivez-moi Eliott. J'aurai plaisir à vous lire.

Pure vérité. Elle apprécierait de recevoir des cartes, d'avoir de ses nouvelles. Elle n'était pas bonne pour garder le contact de son côté. Gabrielle ne savait pas si elle saurait faire l'effort, mais si lui, au moins... le tentait, cela lui ferait du bien. Elle gardait le silence sur sa question, ne sachant pas trop quoi répondre, elle sourit simplement, comme si ça pouvait être ce qu'elle ressentait. Retourner chez soi... son appartement était vide et sans vie, inintéressant, tout comme ce qu'elle ressentait souvent. Alors dire qu'il y avait plaisir à partir et revenir... pas vraiment pour elle.

- Je n'ai pas oublié vos paroles à mon départ. Fit-elle calme et posée. Il le lui avait dit, déjà, que c'était maintenant chez elle. Elle n'était pas encore prête à réellement se le dire. Vous savez que vous avez plus de temps libre que moi, mais si je dois poser des vacances... vous serez le premier que je contacterai. Une petite ouverture. L'observant toujours. Deux semaines... c'était beaucoup comme pas assez. Nous allons trouver de quoi vous sortir de cette ville. La campagne vous plaira sans doute plus. Les lochs tout au Nord, le froid, la brume. Rien qui ne vous dépaysera trop je pense. Une virée à moto ou en voiture, de quoi passer un peu de bon temps loin de la capitale.

Les sujets, non pas tabous mais... compliqués dirons-nous, tombaient finalement. Eliott était sans doute le seul qui osait réellement en parler avec Kreizler. Peut-être parce qu'il avait vu de ses yeux les effets des crises. Elle en avait eu des extrêmement violentes chez lui. Comme si son corps avait dû rejeter les derniers morceaux de ce que le Chuchoteur avait mis en elle. Même pas ce vieux sage ne pouvait réellement comprendre ce qu'il se passait dans la tête de cette prodige, comment son pouvoir se déclenchait, réagissait. Une énigme, comme pour tous les autres. Se se passa une main sur le front en soupirant un peu, sur ce point, elle ne lui mentirait pas.

- Tout dépend des jours. Mais j'utilise ce que vous m'avez donné. Cela aide à les faire passer plus vite... ce qui est toujours plus agréable. Faisant une petite moue, reprenant une longue taffe de sa cigarette, la fumée quittant ses narines et sa bouche lentement. Rien ne change, j'en ai eu une tout à l'heure... rien de violent comme cela peut arriver, mais elles me laissent toujours sur le carreau. Marquant un léger temps, observant un instant le ciel au-dessus d'eux, croisant les bras, avant de revenir sur son interlocuteur, fumant toujours. Parfois, tout cela me fatigue profondément...

Il le savait n'est-ce pas? Hell' parlait rarement de ce qu'elle ressentait à ce niveau. De ce qu'elle voyait, des réactions de son corps et de son esprit. Mais avec lui... il avait vu sous la carapace. C'était parfois ennuyant, de se sentir ce besoin de lui en parler, d'être prête à se mettre à nue ainsi. Elle qui savait si bien se protéger normalement. Il la déstabilisait peut-être trop parfois.
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Ven 19 Oct 2018 - 21:21
Le vent du nord souffle à votre oreille, entendez-vous ?

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Odin
IDENTITE : Eliott
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PROFESSION : Antiquaire reconnu. Cuisinier haute gastronomie
POUVOIRS : Contrôle élémentaire de la foudre et de la pluie. Communication avec la faune. Immortalité.
ETAT DE SANTE : Un peu de fatigue. Mal de dos.
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Odin observait son invitée. Il aurait très bien pu lui dire que cet état de fait n'était pas obligatoirement définitif. Il avait d'ailleurs envisagé quelques changements dans la maison pour la moderniser. Un architecte Italien devait venir faire un premier constat à son retour. Ils feraient un lieu de vie adapté à cet époque. Un endroit où une femme active pourrait se sentir bien. Ce projet faisait partie de ceux qu'Eliott faisait mûrir sans rien dire. Il ne voulait pas que celui-ci soit interprêté.

Cléopatra s'y efforce. La leader du clan des félins était souvent épuisée par ce chaton qui demandait énormément d'attention, à tout le monde. C'était pire maintenant que l'humaine aux cheveux courts n'était plus là.

Je dirais plutôt un rien fataliste... Pour ce qui concerne les défis culinaires. Souligna-t-il tout de même. Cependant que son regard gris et sans âge lui suggérait d'être honnête avec lui, mais surtout avec elle-même. Odin n'était pas dupe sur la nature humaine. Cette jeune femme avait érigé des barrières. Il voulait juste... Il voulait seulement qu'elle ne les renforce pas maintenant qu'elle était ici. Car ce qu'il avait entrevu d'elle était magnifique et méritait de s'épanouir davantage. Je tenterais de passer le saluer dans ce cas. Ce sera un plaisir partagé. C'est un garçon qui a un grand cœur. Les deux hommes avaient eu une longue conversation nocturne concernant cette arche.

Le rire de Gabrielle était l'une des musiques qui manquait le plus au vieux loup. Ce son cristalin était un vrai baûme à l'âme. Il avait fait beaucoup de bien. Le lableur et les douleurs de la vie quotidienne, avaient eu beaucoup moins de prise sur Eliott, grâce à cela. Il s'était gardé de trop en dire sur ces détails à la belle. Il sentait combien il était compliqué pour cet âme sauvage d'accepter ce genre de compliment. Il préférait se taire que de la brusquer.

Si ce n'est pas pour s'animer c'est en tous les cas pour s'animer vers l'extérieur. Deux des filles ont décidé d'aller poursuivre leurs études sur une autre arche pour l'année prochaine. Avoir une étrangère dans le village avait eu un effet bénéfique sur les habitants. Eux qui aimaient leur petite vie tranquille et austracisée avaient été piqués de curiosité, en découvrant cette policière. Et il y en a une qui veut devenir profileuse. Elle m'a demandé de vous le dire. Elle aurait voulu vous écrire un email.

J'aurais pensé qu'elle n'a pas besoin du service de votre unité. Les détails apportés par la blonde ne faisaient pas réellement plaisir à Eliott. Il connaissait trop bien Strega pour minimiser ses actions. Elle ne faisait rien sans avoir une idée derrière la tête. Cela ne vous inquiéte donc pas ? Même s'il avait vivement envie d'avoir une conversation avec la vieille Sorcière, il ne le ferait pas si son interlocutrice ne jugeait pas que ce soit nécéssaire. Il savait combien l'indépendance et l'autonomie étaient précieuses. Elles l'étaient d'autant plus pour cette représente de la loi. Et Odin respectait et aimait cela chez elle. Vous avez raison. Elles n'ont que peu d'intérêt pour vous. Il lui souriait, plutôt content que la justicière ne veuille pas intercéder avec les affaires de Madame la Duchesse. Il demanderait tout de même à Nikolas si Gabrielle était sur l'une de ses fameuses listes pour « apprenties sorcières ». Dans ce cas seulement, il ferait une exception sur sa neutralité. C'était un monde dangereux et il n'était pas fait pour une femme aussi authentique que sa charmante comparse de bière.

Puisque cette dernière lui donnait le droit d'entretenir également un lien épistolaire Odin s'y tiendrait. Il se disait que c'était aussi une bonne façon d'avoir des nouvelles sans paraître insistant. Il n'avait pas envie d'envahir cette femme de sa présence. Il ne voulait pas le faire sans son accord direct. Ce qui pour la première fois depuis une éternité, le mettait à la place du courtisan et non du courtisé. Une expérience qui lui plaisait tout en le remplissant de bien des questions.

J'en suis touché. Venez. Les filles adoreront. Tout comme moi. Reconnaissait-il avec cette sérénité de vieil homme. Car s'il voulait protéger le tempérament farouche de la belle il n'allait pas non plus lui mentir. Gabrielle comptait, elle comptait même beaucoup. Il ne pouvait pas encore le lui dire avec les mots. Mais, il le lui disait tout de même par son regard sur elle. Voilà qui me charme déjà. Il était heureux de voir qu'il avait été cerné par cette femme. C'était un autre témoignage que la complicité qu'il avait tenté d'instaurer entre eux était bien là. Vous n'aurez qu'à me montrer tout cela de votre moto. Nous pourrions même déjeuner dans la nature. Je vous ferais un pique-nique.

L'immortel ne quittait pas Gabrielle des yeux. Il jaugeait son état à la façon qu'elle eu de réagir à sa dernière question. Quelques fois, elle avait tenté de les préserver pendant son séjour, et de contenir les crises. Mais le vieux loup avait très tôt compris que ce mal était un poison dont il n'y avait pas encore de remède. Il avait fait des recherches sur le sujet. Il avait interrogé beaucoup de monde. Avec l'âge son réseau était très vaste. Malheureusement, de Viktor à Sveda, en passant par d'autres, personne n'avait de solution à proposer.

Bien. Tant mieux. Vous en reste-t-il assez ? Je vous en ferais parvenir par colis. La suite n'avait rien de surprenant. Ça n'empêchait pas de peiner le Prodige. Il était désolé de voir cette femme souffrir dans de telles conditions. C'était une chose qu'il n'avait pas réussi à réparer. Un échec qui lui revenait souvent à l'esprit. Tout à l'heure... Gabrielle... pourquoi ne pas me l'avoir dit tout de suite ? Il se pencha au dessus de la table pour venir prendre sa main libre. Il amenait sa paume ouverte jusqu'à ses lèvres pour aller poser un baiser tendre dans ce creux de chair. Oui. Je le comprends. Qui ne le serait pas. Elliot lui retourna tendrement la main pour embrasser le dos cette fois. Mais ne vous avouez pas vaincue Gabrielle. Nous découvrons chaque jour un peu plus sur le cerveau humain, n'est-ce pas ? Lui même n'avait pas arrêté de rechercher une solution à ce problème. Il avait même soudoyé quelques anciens camarades pour obenir des traités de médecines, disons atypiques.

La lumière changeait lentement. Cela transformait aussi les couleurs autour d'eux. Odin s'en laissait émouvoir. Comme il se laissait attendrir par la situation de son interlocutrice. Une part de lui avait très envie de la ramener chez elle pour prendre soin d'elle et lui offrir une soirée de répit. Il la caressait des yeux, à la fois tendre et accusateur.

Je me disais bien que vous étiez fatiguée. Je vous en prie sentez vous la liberté de me dire ce genre de choses. Que ce soit là-bas où sur ce bout de caillou Odin ne changerait pas son attitude. Il était protecteur avec elle comme il l'avait été dans les bons et moins bons moments. Il se disait que le dîner en ville n'était pas l'idée la plus judicieuse étant donné l'état de la belle. Le restaurant pouvait très bien être repporté à une autre fois. Cela leur donnerait une autre raison de se retrouver. Je pourrais improviser un repas chez vous. Vous y serez plus tranquille ? Quelques idées lui venaient d'ailleurs déjà. Y a t-il une épicerie vers chez vous ? Mais bien entendu c'était elle qui déciderait. Puisque c'était pour elle que le vieux loup était venu ce soir-là.

Dans un mouvement calme Eliott reprenait son verre pour le terminer. Il s'était avancé sur sa chaise pour mieux atteindre l'agent et frotter son pied contre le sien. La cadence du mouvement était plus lente, comme une caresse continue sur une zone sensible.

Dites-moi comment vous aider Gabrielle... Si je puis vous soulager ne serait-ce qu'une heure de ce poids, vous savez que j'en serais le plus heureux. J'aurais aimé que les effets du Grand Nord perdurent un peu plus longtemps...


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Sam 20 Oct 2018 - 22:36
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entendez-vous ?
Eliott & GabrielleTout le monde finirait par se faire à son départ. Gabrielle le savait, les premiers jours pouvaient être difficiles, voir même les premières semaines, mais après, les routines revenaient, les choses s'oubliaient petit à petit. Le clan des félins serait à nouveau tranquille bientôt. Que Cléo ne s'inquiète pas plus que cela, Pod finirait par passer à autre chose. Elle en était convaincue. Pourtant, elle gardait ces pensées pour elle, pour ne pas faire de la peine à qui que ce soit. Ni à cet homme si bienveillant à son égard, ni aux félins qui s'étaient retrouvés curieux de sa présence et s'y étaient attachés. Chacun reprendrait sa vie comme si tout cela n'avait été qu'une brève interruption. Il le fallait.

- Oh... vous pouvez bien dire que je suis plutôt fataliste... en général, Eliott. Fit-elle non sans humour.

Hellequin n'était pas dupe, elle se connaissait aussi suffisamment sur le bout des doigts, pour savoir que ce n'était qu'une simple vérité. Voilà longtemps que l'optimisme ne faisait plus vraiment parti de son caractère. En avait-il fait partie un jour, c'était là toute la question. Peut-être que la parenthèse Simon avait amené quelque chose de beaucoup plus positif chez elle... qui s'était vu réduit en cendre, en même temps que le Chuchoteur avait fait brûler sa chaire et tuer celui qui avait eu le plus d'importance à ses yeux, dans sa vie. La perte de l'amour d'une vie. Comment ne pas être totalement fataliste après cela? Au moins le prenait-elle, maintenant, avec un certain sourire, une certaine philosophie de vie. Cela lui permettait aussi d'être moins déçue, de ne pas se faire surprendre quand tout tournait mal, de ne plus être prise au dépourvu. Une façon comme une autre de se protéger des aléas de la vie, qui ne ratait jamais une occasion de vous mettre k.o.

- Oui... ça ne lui apporte que des emmerdes, mais il a l'habitude parait-il.

La flic avait arrêté de vouloir l'aider en toute circonstance. Elle avait compris que c'était aussi ainsi que lui vivait. Alors... qu'il vive seulement. Le vieil immortel serait sans doute très bien reçu. De cela, notre protagoniste n'avait aucun doute. Ludo lui demandait souvent des nouvelles. Comme s'il avait une sorte de radar ou qu'il voyait plus loin que ce l'on pouvait croire. Enfin... elle restait toujours assez évasive sur le sujet. Ce qui la concernait, personnellement, était personnel justement et elle n'aimait guère partager. Surtout quand elle ne savait pas trop où elle en était vraiment, quand elle était honnête envers elle-même.

- Oh! Très bien. Avec un vrai sourire. Je suis contente de l'apprendre. J'espère qu'elles apprécieront leurs études. Haussant alors légèrement un sourcil à sa dernière remarque. Elle n'aimait pas être une sorte d'inspiration pour les plus jeunes, en ce qui concernait son métier en tous les cas. Ah... fixant alors son interlocuteur avec sans doute un peu plus de sérieux. Je ne la pousserai pas à suivre dans cette voie... je pourrais avoir plutôt tendance à la dissuader de continuer. Mais si elle veut me contacter, elle peut toujours le faire.

Ce n'était pas un plaisir d'être profileur. C'était épuisant, éreintant même. Cela demandait tellement. Il fallait aussi comprendre que l'on vivait avec les tueurs. Ils étaient là, tapis dans l'ombre de l'esprit, prêts à frapper. Même si ses collègues n'avaient pas sa capacité, ils ressentaient aussi les choses à leurs manières. Il n'y avait rien d'enviable à vivre ainsi. Rien d'enviable à se trouver sur des scènes de crime plus horribles les unes que les autres. Rien d'enviable à faire ce métier, vraiment... mais si la passion était là, si c'était vraiment ce qu'elle voulait faire... non Gabrielle serait la première à lui dire de trouver autre chose, par inquiétude pour son bien être personnel et psychologique. Mais qui écoutait les paroles d'une femme blasée de son métier? Personne et surtout pas une jeune femme pleine d'espoir. Elle en soupirait déjà d'avance. Enfin... au pire, elle serait derrière à surveiller qu'il ne lui arrive rien de malheureux, comme une balle, par exemple.

- C'est ce qu'elle m'a vite fait comprendre, mais quand on se fait agresser en pleine rue, on finit toujours par se retrouver chez les flics. Même avec tous ses pouvoirs et son argent. Fit-elle avec un petit sourire en coin, moqueur. Oui, elle avait toujours un problème avec ces gens blindés de thunes. Qu'est-ce qui devrait m'inquiéter? Je ne pense pas être un danger... et au pire, j'ai mon glock et il me protège parfaitement des menaces en générales. Puisqu'elle ne se mêlait guère des affaires des Lampeduza, ils ne devaient pas vraiment l'avoir dans leurs viseurs. Elle n'appartenait pas à la brigade dédiée au grand banditisme, ni même à celle qui pouvait s'occuper de... quoi au fait? Elle ne savait pas vraiment comment qualifier la duchesse, même si cette dernière n'était clairement pas normale. Et pour vous? Quel est votre vision sur tout ça? Sur Nikolas? Penchant légèrement la tête sur le côté, tout en l'observant.

Jamais Eliott ne lui avait donné son âge véritable, mais elle savait qu'il avait bien quelques siècles. Suffisamment pour connaître cette femme depuis longtemps. Ce qui titillait son instinct de flic, qui était curieux d'en apprendre plus. D'abord sur son interlocuteur, ensuite sur la sicilienne.

- Je vous tiendrai au courant. C'était une promesse. Si Kreizler prenait le temps de se poser, oui, elle retournerait sans doute dans le Nord. Mmm... nous partirons plus longtemps qu'une journée. Si vous vous sentez à faire de longues heures à moto, je serai ravie de vous y emmener, sinon nous prendrons un VPN, ce sera plus agréable pour votre dos. Ce vieux loup avait parfois quelques soucis dans le bas du dos, elle ne voulait pas qu'il se retrouve totalement cassé après la petite virée. Et promis, je nous trouverai un hôtel suffisamment confortable. Si elle était plutôt capable de tout faire à la roots, elle savait aussi faire attention à ceux qui n'avaient plus l'âge pour cela. Le nordique pouvait accepter beaucoup de chose, mais mieux valait, aussi, en prendre soin.

En tous les cas, ce petit tour serait sans doute bénéfique pour les deux. Hell' s'occuperait de tout, un bon moyen de distraction.

- Je pense oui. Très bien, un rab' ne sera jamais de trop. Toujours avec un léger sourire. Elle pouvait au moins lui concéder que ce qu'il avait concocté lui faisait du bien, au moins ses migraines se calmaient plus vite et surtout, surtout, elle pouvait dormir sans se shooter avec une tonne de médocs, ce qui était un vrai soulagement. Elle le fixait, lui laissant sa main, sans bouger réellement. Pourquoi devoir vous le dire? J'ai appris à faire avec, Eliott, bien avant de vous rencontrer. Ses doigts venaient doucement caresser légèrement ses lèvres, dans un geste plutôt tendre. Pourquoi devoir toujours parler de ce don, pourquoi devoir s'empêcher de tout? Elle ne le laisserait jamais gagner. Même s'il l'épuisait, même si elle le disait à voix haute à l'instant, ce n'était pas pour autant qu'elle se laisserait totalement anéantir par cette malédiction. Je ne m'avoue pas vaincue. Je suis réaliste, voir encore une fois, fataliste. Je ne me fais pas plus d'illusion sur ce que l'on pourra faire pour moi. Je dois juste... vivre avec.

Elle ne pouvait pas dire pourtant que cette saleté ne régissait pas sa vie... il la marquait violement, comme un fer chauffé à blanc, à chaque fois qu'il se déclenchait. Laisser imprimer dans sa rétine, voire parfois dans sa chaire, des visions et des douleurs insupportables. Un traumatisme émotionnel important à chaque fois qu'elle en revenait. Ce n'était pas rien, même si elle minimisait à chaque fois les impacts. Elle ne voulait pas qu'on la couve et qu'on la protège, qu'on lui dise que tout irait bien. Ce n'était pas le cas, elle le savait. Elle avait juste besoin... elle ne savait pas ce qu'elle avait besoin. De paix, sans doute. Elle retira sa main en soupirant.

- Ça va aller, je ne suis pas faite en sucre. Je n'ai pas besoin que l'on craigne pour ma santé à chaque pas... nous irons au restaurant. Je ne vais pas m'écrouler sur place. La carapace était remontée un peu face à lui. Elle n'était plus dans son fief, il y avait quelque chose à Édimbourg, qui la rendait plus dure, plus distante. Elle ne le faisait pas exprès, mais elle ne supportait pas qu'on veuille absolument la protéger.

Le pied se reculait aussi lentement, comme si quelque chose venait de se briser. Il était allé trop vite et trop loin. Hellequin ne voulait pas de ce trop-plein de compassion. Pas ici et pas maintenant. Peut-être que c'était les derniers effets de la vision qui se dissipaient et qui pouvaient la rendre plus agressive et sur la défensive, allez savoir...

- J'aimerai juste... fumant encore. Que vous ne vous inquiétez pas autant. Je vais bien. Plantant son regard dans le sien. Elle ne mentait pas, c'était toujours ainsi qu'elle avait été. Le plus de ce séjour forcé dans le grand nord... ça avait été... comme un moment suspendu dans le temps. Ici, dans cette ville, dans ce qui était sa vie. Cet état n'existait pas et elle ne souhaitait pas se faire du mal, en tentant de retrouver quelque chose qui ne pouvait exister ici. C'était comme ça... et voilà. Je n'aurai pas dû en parler...

La bière était alors finie sans attendre. S'il voulait finalement partir, c'était le moment et Gabrielle le comprendrait sûrement, c'était toujours comme ça que les choses se terminaient.
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qu'une fois qu'ils sont morts!
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Dim 21 Oct 2018 - 16:29
Le vent du nord souffle à votre oreille, entendez-vous ?

Feat. Hellequin


Odin
IDENTITE : Eliott
GROUPE : Haute société
SPHERE : Culturelle
AGE : 65 ans
ETAT CIVIL : Célibataire sans enfant
PROFESSION : Antiquaire reconnu. Cuisinier haute gastronomie
POUVOIRS : Contrôle élémentaire de la foudre et de la pluie. Communication avec la faune. Immortalité.
ETAT DE SANTE : Un peu de fatigue. Mal de dos.
LIENS : Ami de Strega et Beleth. Connaissance de Tohum. Protecteur de Hellequin.



Le regard du Nordique pétillait d'un humour similaire et partagé avec la jeune femme. Il aurait en effet pu généraliser le fatalisme à tous les étages. Mais la nuance était là parce qu'Odin avait compris que ce trait de caractère n'était pas inné chez elle. Elle l'avait eu après un événement traumatisant, dont il avait eu bien des peines à connaître l'origine. Gabrielle ne lui avait parlé de son passé qu'à mots couvert pendant très longtemps.

Hum. Certains ne savent pas se protéger eux-mêmes. C'est vrai. D'autres se protègent trop. Disait-il à l'adresse de l'Allemande avec l'un de ses sourires patient. L'être humain avait du mal à trouver l'équilibre. Il allait plus volontiers dans les extrêmes. Eliott s'en était vite rendu compte et il prenait ce défaut naturel avec philosophie. Mais qui sait si l'une ou l'autre des méthodes est la bonne... Achevait-il d'une voix songeuse, avant de porter son regard sur la belle.

C'est vrai l'armure de cette femme l'avait tout de suite intrigué. Lorsqu'il avait découvert ses blessures, pas seulement ses cicatrices corporelles, mais toutes ses blessures, il en avait été touché. Eliott s'était senti ému comme rarement. Et ce genre d'émotion était un vrai don dans une éternité. Il n'était néanmoins pas certain que cette jeune femme comprendrait cela. Elle s'échauderait probablement...

C'est une très bonne chose en effet. Ce village a besoin de s'ouvrir un peu plus sur l'Archipel. Odin le ferait avec mesure bien sûr. Il tenait à préserver ce qui avait été construit sur sa terre du nord. Mais, il s'était au moins rendu compte que les nouvelles générations avaient besoin de découvrir la société actuelle, pour l'intégrer ensuite. Très bien je lui donnerais votre contact. Vous jugerez par vous-même. J'ai toute confiance en votre capacité de jugement. Gabrielle démontrait des dons pour l'analyse qui rendait le vieux loup curieux. Il savait qu'elle avait été formée en ce sens. Aussi n'avait-il aucune inquiétude au sujet de cette jeune norvégienne. La profileuse donnerait les conseils les plus avisés. Si ceux-ci tendaient à la décourager, ainsi soit-il. Eliott percevait la lassitude au coin du regard de la belle. Il en souriait tout en lui précisant en douceur. Vous n'aurez qu'à être franche avec elle.

Il se redressait sur sa chaise tranquille. La lueur qu'il vit dans le regard de Gabrielle l'amusait. Il appréciait en silence son expression moqueuse. Au court de leurs conversations, le Prodige avait perçu le petit mépris de cette jeune femme pour les classes aisées et leurs habitudes. Odin avait côtoyé de tous les bords, de toutes les contrées durant les siècles. Il trouvait des avantages et des plaisirs dans chaque sphère et n'en favorisait pas une en particulier.

Je dis cela car je sais ce dont sont capables les Lampeduza en général. Malheureusement une arme à feu ne suffit pas toujours à stopper ce genre de personne. Mais, votre attitude est la plus avisée. Sans doute le vieux nordique prendrait-il également des informations auprès de son ami le Peintre. Vito était secret concernant la mafia. Ce qui était normal. Mais, il était moins secret pour ce qui concernait le reste. Eliott n'hésitait pas à échanger avec lui. D'ailleurs, il avait prévu de le faire bientôt car les deux hommes avaient quelques petites choses à éclaircir. Néanmoins, faites moi signe si l'un des deux en venait à vous créer des soucis. Il lui souriait tranquillement. Le regard qu'elle portait sur lui l'interpellait un peu. Il se demandait ce qu'elle avait en tête dans ce genre de cas. De Nikolas ? Mmm. C'est une femme complexe. Sa vision de Strega n'était pas partagée par tous. Beaucoup d’Immortels auraient trouvé son avis faux. Sveda la première lui avait déjà fait des remarques sur ce sujet. Elle a une vision du monde très particulière.

Enfin, Odin ne cherchait pas à parler longuement des Siciliens. Vito et Nikolas étaient des opposées à la Loi. De fait, le couple et la policière étaient adversaires. Et lui ne voulait faire défaut à aucune de ces trois personnes. Il adoptait une neutralité constante, tant pour sa tranquillité d'esprit, que par idéologie. Ce n'était pas à lui d'influer sur la marche du Monde.

Eh bien voilà qui m'a tout l'air prometteur. Je ne suis pas contre un VNP. Acceptait-il avec le sourire. Oui Odin était âgé maintenant. Il ne pouvait plus se comporter comme un jeune homme de trente ans. Il aimait beaucoup quand Gabrielle prenait soin de lui. Il lui était arrivé d'exagérer un peu ses douleurs, rien que pour profiter de sa présence et de sa tendresse. Mais, il savait que les choses étaient différentes sur cette arche. Quand pourrions-nous faire ce petit périple ? La fin de la semaine serait peut-être plus simple pour vous ? En soit Eliott aurait pu la pousser à faire l'école buissonnière avec lui. Cependant Gabrielle était si passionnée par son travail. Il ne voulait pas la mettre en porte-à-faux. Je nous prendrais de la lecture aussi. Lui proposait-il avec un regard complice, leur remémorant, quelques soirées passées devant la cheminée. A présent que ce projet prenait forme, le vieux loup s'en trouvait curieux et même impatient d'arpenter la campagne écossaise.

Comme la belle cherchait à présenter ses vieux os, lui cherchait à la soulager de ses maux. C'était un trait protecteur qui était fort chez lui. Il s'exprimait de diverses façon. Jamais de la même car cela dépendait beaucoup de la personne concernée. Avec Gabrielle il se sentait des ressources inépuisables de patience et de tendresse. Il en gardait cependant beaucoup pour lui, sachant qu'elle était d'une pudeur délicate.

Vivre avec c'est une chose oui. Avec un caractère têtue comme le sien cette jeune femme ne se laissait pas abattre. Elle était courageuse, dans toute la profonde beauté de ce mot. Eliott aimait cela chez elle. C'était une force inspirante et qui lui rappelait quelque fois celle de Salambô. Mais vous n'avez pas à le faire toute seule. Comme je n'ai pas à souffrir de mes vieux os seuls. Je vous propose seulement d'être bienveillant l'un envers l'autre, comme nous savons le faire.

La fuite tactile alertait doucement le vieux loup de sa maladresse. Il regarda Gabrielle soupirer. Bien qu'il aurait aimé renouer le lien il la laissait décider, sachant qu'elle pourrait sinon se braquer. Une chose qu'Eliott voulait, cela va de soi, éviter. Malheureusement les paroles de la jeune femme étaient de mauvais escient. Elle interprétait sa proposition avec son regard solitaire. Odin ne la quittait pas des yeux. Il voyait le mur se lever entre eux. Il en était désolé et même triste même s'il était capable de comprendre le pourquoi de cette réaction. Il l'écoutait, l'observait, sans répondre qu'elle puisse exprimer tout le fond de sa pensée. C'était donc bien cela, il s'était montré trop prévenant, trop rapide avec elle. Savoir qu'il n'était présent que pour une courte durée l'avait rendu maladroit avec elle.

Mais si. C'est très bien de me l'avoir dit. Ceux sont des choses qu'il est mieux d'exprimer. Je suis content que vous l'ayez fait. Lui répondit-il finalement. Il distillait de la douceur dans son regard, sans pour autant, se montrer aussi démonstratif qu'il aurait pu l'être. Une fois encore, le vieux loup se repositionnait et s'adaptait pour approcher cette chatte sauvage. Il était prêt à refaire le chemin vers elle, avec curiosité et patience. Il y avait, dans ses yeux un secret, une peur, qu'il voulait comprendre. Vous avez raison aussi de me rappeler ces choses. Je me comporte de façon déplacée. Nous ne sommes pas à Egersund. Il est bon que je le garde à l'esprit. Il la regardait, avec son air fermé. Même ainsi, il lui trouvait un charme. Seulement, si vous plaît ne vous méprenez pas. Je n'agit pas ainsi parce que vous seriez fragile. Je suis bien placé pour savoir que vous êtes d'une force... indéniable, n'est-ce pas ? Il souriait, un peu taquin. Il avait en souvenir quelques situations pendant la guérison. Cette femme était d'une grande force. C'était lui l'amoureux maladroit qui voulait lui épargner peines et souffrances inutiles. Elle avait raison il en faisait trop. C'est tout à fait égoïste... j'ai plaisir à prendre soin de vous. J'ai maintenant conscience que ce n'est pas adéquate ici.

Odin tentait une nouvelle approche complice. Il tendait le bras pour poser le dos de sa main sur la table, sa paume ouverte. Ils devaient se repositionner voilà tout. Ce n'était rien. Eliott le montrait sereinement à sa douce partenaire de soirée. Il n'était pas homme à se décourager si vite. Au contraire, il savait que rien n'était évident avec cette femme. Il l'aimait également pour cela. Sans doute, un jour le verrait-elle, ou non. Ça n'avait pas d'importance.

Gabrielle... Excusez-moi ? Son regard était sur elle, comme une caresse timide. Eliott cherchait à ne pas l'effaroucher. Il lui souriait et entérinait leur programme avec simplicité. Je vois que vous avez fini cette bière. Allons dîner... Il posait une main sur sa joue, acquiesçant d'un mouvement à cette idée. Son sourire avait gagné son regard à présent. Le vieil homme repoussait paisiblement sa chaise, pour se lever et passer son imperméable. Il posait ensuite le chapeau sur son crâne. Allons-y, avant qu'il pleuve. Tout en douceur, Odin allait prendre la main d'Hellequine dans la sienne. Il se penchait pour poser un baiser sur sa joue, cherchant simplement à effacer ce petit nuage de son front. Comment va votre ami Irlandais ? Lui demandait-il tout en les amena à la sortie du pub, puis dans les rues d’Édimbourg.


Strega
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Jeu 15 Nov 2018 - 21:50
Le vent du nord souffle
à votre oreille,
entendez-vous ?
Eliott & GabrielleGabrielle n'aimait pas parler de son passé, encore moins de tout ce qui touchait à Simon, parce que Simon... c'était le plus grand drame de sa vie et qu'il lui était - encore aujourd'hui - difficile de mettre des mots dessus. Maintenant que celui qui était à l'origine de sa disparition, avait disparu à son tour, peut-être pourrait-elle trouver un peu de paix, enfin.

- Mmmm... dois-je le prendre comme une critique? Le fixant alors, sans pour autant montrer qu'elle était vexée, ce qui n'était pas le cas d'ailleurs. Elle aimait simplement échanger avec cet homme, qui vu son âge, en avait vu beaucoup. Sans savoir tout ce qu'il pouvait penser à son propos, elle savait pourtant déjà quelques trucs. Sans doute aucune des deux... peut-être faudrait-il un juste milieu, mais je ne sais pas faire dans la compromission.

Elle ne savait plus le faire, si l'on voulait vraiment être exacte. Hellequin était devenue entière, extrême. Elle brûlait la vie par les deux bouts, sans se poser de question, en se moquant des conséquences de certains de ses actes, parce qu'elle avait décidé qu'elle n'avait plus rien à perdre, puisqu'elle avait déjà tout perdu.

C'était surprenant de voir cet homme prêt à ouvrir son monde, sur le Monde. Cela ne manquait pas de la faire sourire. Elle savait comme ce vieux loup aimait protéger ce bout de terre contre vents et marées. Elle avait apprécié cette façon d'être coupée de presque tout. De profiter simplement de ce qu'ils avaient, sans chercher plus loin. Une vrai bulle d'air dans ce monde de fou. Dans son monde de fou surtout. Elle avait même eu l'impression que les attaques de son don s'étaient faites moins fréquentes, comme si l'air du Nord lui faisait le plus grand des biens.

- Vous avez raison, mais ne laissez pas trop l'Archipel envahir votre territoire. Autant que les jeunes partent s'ils voulaient découvrir le monde et que cet endroit reste ce qu'il était déjà. Elle hochait de la tête. Faites cela, j'aurai plaisir à échanger avec elle, même si c'est pour lui dire de ne pas le faire. Oh, je ne suis pas du genre à pratiquer la langue de bois, vous devriez le savoir.

Kreizler ne manquerait pas de dire à cette jeune femme ce qu'était vraiment ce travail. Elle ne voulait pas qu'elle se fasse de fausses idées. Il n'y avait rien d'exaltant à passer sa vie avec des tueurs, des cadavres, des visions d'horreurs... enfin, elle se plierait au jeu du questions/réponses si elle en avait envie et la laisserait prendre sa décision finale, bien entendu. Même si l'agent préférait voir la jeune fille changer de voie. Sirotant sa bière, fumant sa clope, elle restait à observer son vis-à-vis de son air de félin tranquille, appréciant de le retrouver, même si ce n'était que pour un temps. C'était dans ce genre de moment, que l'on se rendait compte très vite, si les gens nous manquaient et... elle ne pouvait pas nier qu'Eliott avait eu droit à plus de pensées qu'elle ne l'aurait cru, autant dire que oui, il avait pu lui manquer, au moins un peu.

- La magie n'est pas quelque chose qui m'inquiète, pas plus que la mafia. Démontrant qu'elle savait parfaitement ce qu'étaient les Lampeduza, de ce qu'ils pouvaient être capables. Mais sa relation avec mari et femme était plutôt bonne. Aucun des deux n’avait l'air de l'avoir dans le nez. Et elle avait tendance à trouver le peintre plutôt agréable alors... la remarque de son interlocuteur lui fit légèrement hausser un sourcil, est-ce qu'il s'inquiétait de quelque chose en particulier. Ne vous inquiétez pas pour cela, Eliott. Je saurai gérer si cela devait arriver. Elle n'avait vraiment pas besoin d'un ange gardien, même s'il semblait vouloir faire au mieux. A l'entendre parler de Nikolas, elle pouvait comprendre que sa relation avec elle devait être... complexe. En tous les cas, vu les âges communs de ces deux immortels, pas de doute qu'ils se connaissaient depuis bien longtemps. Elle a la vision d'une femme qui pense que le monde devrait ramper à ses pieds, oui.

Pas dupe, Gabrielle comprenait parfaitement comment marchait ce genre de personnage. Qu'importe ce qu'en dise Odin, Strega avait une soif de pouvoir qu'elle contenait sans doute à la perfection mais qui était bien là. Il suffisait de voir dans quoi elle avait tentée de l'entraînée. Cette organisation de femmes prêtes à faire tomber le patriarcat. Ce n'était pas une mauvaise idée en soit, bien au contraire, mais Lampeduza voudrait sans doute ensuite prendre le contrôle, pour tenir en laisse tout ce petit monde, pour qu'elle puisse enfin régner en reine. Et aucunement besoin de s'appeler Einstein pour arriver à comprendre cette logique. Tout en sachant aussi que jamais elle n'y arriverait. Enfin, les tyrans finissaient toujours par se faire dézinguer, si par hasard un jour, elle arrivait à ses fins.

Ce qui rendait sans doute plus curieuse notre profileuse, c'était le lien que pouvait avoir cet homme avec ce couple, mais elle comprenait aussi, sans qu'il ne dise un mot, qu'il ne tenait pas à s'éterniser sur le sujet et elle ne souhaitait pas non plus l'emmerder avec cela, alors elle acceptait de passer à autre chose. Ils auraient bien le temps d'en reparler un jour ou un autre, quand il le voudrait, si le sujet revenait sur le tapis. Surtout que l'idée d'un petit voyage à deux dans le fin fond des terres écossaises étaient plus intéressant que le siciliens.

- Parfait. Elle gardait alors son petit sourire, elle aurait pu parier que cet homme préférait un VPN, simplement pour ne pas mettre trop à mal ses vieux os. Mmm... en effet, mais nous pourrions partir le jeudi, cela nous donnerait quatre jours, ce qui est suffisant pour faire un bon tour des landes. Hochant de la tête. Faites seulement. Elle avait appris à aimer entendre cet homme lui faire la lecture. Sa voix réussissait souvent à la portée, il l'avait aussi endormie ainsi. Son timbre avait quelque chose de réellement apaisant sur sa personne. Voilà aussi quelque chose qui lui manquait, le soir, quand elle se retrouvait seule dans sa chambre.

Mais même s'il pouvait manquer, même si sa présence pouvait lui faire du bien, Gabrielle ne pouvait pas s'empêcher de tiquer quand on commençait à vouloir trop se préoccuper de sa propre santé. Surtout en ce qui concernait son don, ses visions qu'elle ne pouvait pas contrôlée, qui la mettait souvent sur le tapis quand elle revenait à elle, qui ne lui rendaient clairement pas la vie plus facile. Elle ne voulait pas en parler, elle ne voulait pas non plus qu'on la couve. Il fallait vivre avec, voilà tout. Ce refrain ne changeait pas. Pourquoi changerait-il de toute façon? Il n'y avait rien à faire. Rien.

- Que pourriez-vous y changer? Hein? Grogna-t-elle, sans doute un peu excédée qu'on lui demande encore et toujours, de... quoi? Tenter de faire avec? De se laisser aider? Mais pourquoi? Est-ce qu'ils pouvaient au moins comprendre ce qu'elle vivait? Pas vraiment, c'était peu explicable. Les sensations, les odeurs, les douleurs, atroces, cette façon de mourir un peu plus à chaque fois. Personne ne pouvait comprendre, alors qu'on ne vienne pas lui demander de faire attention, d'en parler... elle ne le souhaitait pas. Elle avait été assez claire là-dessus, mais si les gens s'entêtaient, elle fermait les portes. Vos os et mon don n'ont rien à voir.

La discussion était terminée, pour elle en tous les cas. Elle ne voulait plus revenir dessus et en effet, elle regrettait d'en avoir fait la mention. Si c'était pour voir son regard inquiet tout le reste de la soirée, elle pouvait s'en passer. Comme elle le lui avait dit, elle n'était pas faite en sucre, elle vivait avec depuis longtemps, elle savait gérer, surtout que la crise n'avait pas été la plus violente non plus. Elle se sentait un peu fatiguée, mais ce n'était rien de grave. Elle voyait bien l'effort que faisait Eliott, il s'était rendu compte qu'il était allé trop loin, il ne voulait pas risquer de les fâcher, c'était tout à son honneur, elle préférait qu'ils passent une soirée plus tranquille, ces sujets étaient toujours trop tabous pour les lancer ainsi. Elle n'arrivait pas à réagir autrement, encore moins quand elle était sur son terrain. Observant cette main ouverte vers elle, elle soupira à nouveau, avant d'aller doucement poser ses doigts sur les siens.

- Je sais que vous voulez faire cela pour moi Eliott, mais je n'en ai pas besoin, pas maintenant... le fixant, sa colère passait doucement, elle ne voulait pas être en froid avec lui, parce qu'elle l'appréciait et qu'il était précieux. A quoi bon en parler, vous ne pouvez rien y faire et vous n'étiez pas là quand ça c'est passé. Alors ne revenons pas dessus. Car si elle devait lui dire à chaque fois qu'elle avait une crise, ils passeraient leur vie au téléphone sans doute. Dans cette ville, elle était plus sujette à en avoir. Vous êtes tout excusé.

Hellequin n'avait pas envie de lui en vouloir, elle comprenait qu'il voulait être là pour elle, qu'il voulait lui rendre la vie plus paisible, facile, comme quand ils étaient dans le Nord. Difficile d'en vouloir à un homme qui ne souhaitait que votre bien. Encore plus quand ce dernier ne partait pas parce que vous l'aviez un peu taclé.

- Allons-y, oui.

Kreizler se levait alors, cigarette tenue au coin des lèvres, passant son blouson, remettant correctement son keffieh elle suivait le nordique pour se retrouver à nouveau dans les rues édimbourgeoises, une main dans les poches, l'autre s'occupait de tenir en équilibre la clope. La fumée suivait leurs pas, parfois, elle levait la tête vers le ciel, pour voir où en était l'avancée des nuages.

- Il va bien, il a tout autant de boulot que les autres. Kylian était pourtant plus calme, il savait arrêter le boulot quand il le fallait et profiter de rentrer chez lui pour prendre un peu de temps. Tout le contraire de sa collègue en fait. Vous avez une bonne mémoire. Car notre amie n'en avait guère parlé. Comme toujours, Hell' restait assez secrète sur tout ce qui l'entourait. De peur, sans doute, de mettre quelqu'un en danger sans le vouloir, l'ombre du Chuchoteur avait planée bien longtemps sur sa personne et les habitudes ancrées prendraient du temps à disparaître.

Pourtant, face à cet immortel, elle s'était ouverte, pour se confier un peu plus. Mais juste le minimum et sans revenir réellement sur ce qu'elle avait pu dire. Eliott était un privilégié, le savait-il au moins?

- Où m'emmenez-vous?

Connaissant les goûts culinaires de ce dernier, le fait qu'il était un chef hors pair, rendait curieuse l'agent sur la suite du programme. Cela permettait aussi de mettre, définitivement, au placard, les sujets qui avaient rendus leurs retrouvailles un peu plus tendues que prévu.
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Hellequin
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Dim 18 Nov 2018 - 12:07
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Odin
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La façon dont Hellequin interpella l'homme du nord prouvait, s'il en était besoin, que la belle était consciente d'être consumée par sa fureur de vivre. Odin sourit, apaisant, comme pour lui dire qu'il comprenait cette réaction. C'était une façon de dépasser la peine et la colère.

Prenez le plutôt comme une remarque amicale. Mmm. Peu de gens sont à même de se compromettre. Souvent c'est qu'ils prenaient les choses sous un mauvais angle. Souvent parce que l'on croit que le compromis est une brimade de l'être. Alors qu'il s'agit simplement de donner sa place à tout son véritable potentiel. Sans que l'être soit étouffé par une énergie ou une émotion plus imposante que les autres.

En fait, Odin disait simplement que l'on vivait mieux en cherchant à distribuer ses forces. Il voyait que cette femme n'était pas encore prête à accepter l'idée d'une véritable guérison. Cela le chagrinait sans doute un peu. Mais il n'était pas inquiet. Gabrielle lui avait montré qu'elle était une femme de volonté, quelqu'un de volontaire. Si un jour elle le décidait et bien elle y parviendrait. Il avait fois en ses capacités intérieures. Ce qu'il ne lui dirait pas ouvertement.

Il lui sourit. Son regard sans âge teinté de douceur pendant un instant, alors qu'il avait une pensée pour sa terre natale. Cette terre avait porté plusieurs noms, eu plusieurs frontières, subis les ravages du temps. Il l'avait préservé de beaucoup de conquérants aussi. Egersund avait tenu tout ce temps. Mais... Il n'avait rien pu faire contre Armageddon. Et Eliott savait qu'il aurait besoin d'aide pour contrer la prochaine catastrophe.

Non bien sûr. Pas « trop ». de toutes les façons je doute que cette terre se laisse apprivoisée un jour. Ce qui est heureux. Je détesterais qu'on lui vole son charme et sa force à elle aussi. Si ce n'était pas lui, le Maître, les sujets se chargeraient de protéger leur territoire. Les loups, les oiseaux, les humains, avaient tous à cœur de préserver leur terre. Je le sais fort bien. C'est pour cela que je vous en parle. Je manque parfois de personnes de confiance pour encadrer cette jeunesse.

La « modernisation » devrait se faire aussi avec les corps de métiers. Même si Odin avait longtemps freiné de quatre fers... Son île devait aussi s'adapter à cette époque. Sous peine de disparaître. D'autant qu'il y avait des menaces plus directes envers l'équilibre générale. Le décès de Percy était symptomatique du mal qui se profilait lentement mais sûrement à l'horizon.

Gabrielle, oui je le sais. Je crois en vous et en votre bravoure. Pour l'avoir vu faire, tant dans le village que dans leurs forêts. Eliott savait que peu de choses parvenaient à déstabiliser cette femme. Elle avait accepté, presque sans broncher les règles mystiques de l'arche nordique. Elle avait aussi entrevue les distensions entre les clans. Sans oublier la faune qui avait régulièrement cherché à la tester en tant que protégée du dieu. Seulement gardez cela en tête. Il n'en disait pas plus, donnant à la belle le loisir d'accepter ou non une aide extérieure à l'avenir. Quant à ce qui concernait la Strega. Oui. Vous avez compris. C'est à peu prés cela.

Eliott avait d'ailleurs vue des civilisations entière « ramper » devant la Cnossos. Les temps Antiques avaient été propices au genre de tyrannie qu'elle aimait instaurer. Avec l’émergence d'une nouvelle pensée, de l'émancipation, des droits le pouvoir été plus difficile à conserver. Ce n'était pas ce qui pouvait arrêter la fille du roi Minos. Mais il était vrai que depuis qu'elle avait rencontré Beleth elle semblait plus sage. Cela amusait beaucoup Odin qui en son temps avait subit les taquineries de la dame. Nikolas avait toujours trouvé que Salambô lui attendrissait trop les tripes. Ce qui était un fait. A présent, il se demandait ce que la Duchesse dirait concernant la femme qui lui tenait compagnie ici.

Jeudi matin. Bien ! Je viendrais vous chercher en voiture. Voilà qui lui faisait plaisir et réellement plaisir. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait plus parcouru cette terre de légende. Je nous trouverais aussi des gîtes pour la nuit... ou bien voulez-vous le faire ? Les contacts Écossais qu'il avait pu avoir étaient sans doute morts depuis plusieurs années. C'était ainsi qu'allaient les choses. Cela serait l'occasion de renouer avec la culture locale et de renouer avec les Écossais. Ce qui n'était pas un mal étant donné que cette arche était un nouvel épicentre des activités prodiges. Je crois avoir pris le dernier livre que nous avions débuté ensemble, en pensant à vous. Il n'avait pas eu envie de le poursuivre seul. Mais il avait pensé qu'il aurait peut-être l'opportunité de le donner à Gabrielle. Il semble qu'ils trouvaient encore mieux. Il avait un petit sourire en songeant aux quelques soirées partagées et à venir.

Ces bonnes augures furent assombries par une réalité beaucoup plus concrète et pénible. Odin savait sa compagne de tablée réfractaire sur le sujet de sa santé. Néanmoins, la hargne dont elle fit preuve lui parue plus forte que lors de leur dernière conversation. Ce n'était pas un bon signe. Cela confirmait ses intuitions de vieux loup. Il n'aimait certes pas la voir se braquer ainsi. Mais il n'en prenait pas ombrage. Il savait que c'était sa façon de se défendre de cette horreur. Il comprenait.

L'orage passait dans les yeux de Gabrielle. Aussi Eliott se permit de lui sourire plus franchement. Il était rassuré de la voir s'apaiser. Il aurait été bien dommage qu'elle s'en aille sur cette maladresse. Le vieil homme en aurait été affecté dans le fond. Il s'en rendait bien compte à présent qu'il la voyait se lever.

Je vous remercie. Lui déclara-t-il avec la modestie du sage. Elle dépassait le froissement et il en était heureux pour eux deux. C'était un geste qui avait de la valeur, surtout, quand on connaissait le tempérament de cette tigresse. Aussi cela prouvait à Eliott qu'il n'avait pas tort d'être optimiste et attentif. Il y avait quelque part chez Gabrielle un désir d'aller de l'avant. C'était une toute petite flamme mais qui pouvait devenir un feu, si l'on en prenait soin. Le vent du nord était là pour souffler sur ces braises patiemment. Oui. D'autant que nous ne devons pas arriver trop tard... Il y avait quelque-chose à ne pas manquer.

Ce fût donc bien ensemble qu'ils prirent route vers la seconde destination. Le ciel était en effet un peu capricieux. Sur cette arche le temps pouvait changer d'un clignement d’œil. Certes le Grand Odin aurait pu intervenir contre dépression atmosphérique. C’eut été facile pour lui. Il était si vieux qu'il maîtrisait son don comme il respirait, sans avoir à y penser. Mais, il n'intervenait pas ou bien très peu sur la nature. Ce n'était pas un divertissement d'avoir une capacité élémentaire comme la sienne.

C'est qu'à par un Georges et un Kylian vous ne m'avez pas parlé de grand monde. Et il n'y avait pas de reproche dans sa constations. Elle avait tout de suite manifesté son envie, de ne pas se dévoiler à lui, l'inconnu des grands blancs. Eliott n'était pas du genre à aller à la pèche aux informations, si celles-ci ne concernaient pas la santé ou un danger imminent.

Dans un restaurant de la vieille ville. Le sourire mystérieux naquit au coin des lèvres du loup. Il aimait entretenir un léger suspens avec les personnes qu'il invitait. L'imagination avait un prodigieux pouvoir sur l'esprit humain. Il aimait faire de ce pouvoir un atout pour les découvertes gustatives. J'ai formé le chef qui tient cet endroit. Oui, pendant quelques années il avait joué les enseignants auprès d'une poignée d'apprentis. La majorité d'entre eux étaient devenus des Étoiles. Une marque de reconnaissance qui faisait plaisir à ce fin gourmet.

Il fallait marcher encore une bonne dizaine de minutes pour parvenir à l'adresse. C'était non loin du château. Ils croisèrent un groupe de jeunes gens qui avaient installés un poste radio et improvisaient des figures de danse devant les passants. Dignes héritiers des artistes de rues qui gagnaient l’écu. Le Norvégien s'attardait pour observer un numéro. Il haussait un sourcil curieux en voyant les confortions. La souplesse du danseur était impressionnante. Aussi Eliott applaudit le prodige artistique et le gratifia d'un petit billet vert.

Le restaurant se trouvait en haut de la rue suivante. La buée cachait ce qui se passait à l'intérieur. Cependant, dés que la porte s'ouvrait s'entendait une vive animation là aussi. Mais l'ambiance n'était pas la même. Ils arrivaient dans une auberge médiévale. Tout invitait à remonter l'horloge du temps, de la décoration, aux costumes que portaient les serveurs, en passant par la musique. Un jeune homme en livrée de page se portait à leur rencontre. Il sourit poliment et reconnaissant le client masculin, il s'inclinait.

Bienvenue au troubadour. … avec ou sans costumes ? Eliott cachait un petit sourire amusé. Connaissant sa partenaire de soirée il fit une négation de la tête.

Sans merci. Vous pouvez dire à Rémi que nous sommes arrivés mon brave. Le Page présentait ensuite la salle d'un large mouvement de la main. Une petite table ronde, sur estrade, non loin de la scène centrale les attendait tous les deux. Les menus étaient fait main sur du parchemin. Le chemin de table était simple de tissu de jute. Une bolée de cidre était déjà là pour leur souhaiter la bienvenue. Le vieil homme se proposait là aussi pour aider la belle à se rapprocher une fois assise. My Lady. La taquinait-il tout bas, avant de lui embrasser la tempe.

Qu'en pensez-vous ? Étant presque sûre que ce n'était pas un établissement qu'Hellequin aurait eu l'idée de tester, Odin espérait qu'elle accepterait de se laisser porter. Pour lui c'était toujours amusant de voir l'interprétation du passé par les contemporain. Au XII siècles il avait été tant un herboriste qu'un moine scribe. Il devait bien avoué que son petit Rémi ne se débrouillait pas mal, entre le vrai et le fantasmé. Vous aimez l'histoire Gabrielle ?


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