Le vent du nord souffle à votre oreille, entendez-vous ? / Hellequin

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Ven 17 Aoû 2018 - 19:28
Le vent du nord souffle à votre oreille, entendez-vous ?

Feat. Hellequin


Odin
IDENTITE : Eliott
GROUPE : Haute société
SPHERE : Culturelle
AGE : 65 ans
ETAT CIVIL : Célibataire sans enfant
PROFESSION : Antiquaire reconnu. Cuisinier haute gastronomie
POUVOIRS : Contrôle élémentaire de la foudre et de la pluie. Communication avec la faune. Immortalité.
ETAT DE SANTE : Un peu de fatigue. Mal de dos.
LIENS : Ami de Strega et Beleth. Connaissance de Tohum. Protecteur de Hellequin.



Odin s'était installé dans le petit parc boisé qui se trouvait de l'autre côté de l'avenue. Il aimait ce petit cœur de verdure dans le quartier. Il se souvenait y avoir passé une soirée lors de son dernier passage dans cette ville. A présent, l'été avait jauni la feuille des arbres. L'air était rempli de dizaines de parfums floraux. Et les oiseaux venaient se rafraîchir à la fontaine. Une atmosphère doucereuse que le nordiste savourait en paix.

La douceur des températures lui avait fait quitter son imperméable. Il avait même été jusqu'à remonter les manches de sa chemise au-dessus de ses coudes. Le chapeau melon préservait son visage à l'ombre. Il profitait simplement l'amitié du soleil sur ses vieilles épaules. De temps à autre, sa main s'élançait vers le ciel pour libérer des miettes de pain. Il souriait aux pigeons avec lesquels il bavassait.

Un bruit venait brisait le calme de son activité. Un bip strillant et insistant. Il lui avait fallu un moment pour se remémorer que ce son venait de son téléphone portable. Les filles l'avaient forcé à en changé un mois plus tôt. L'autre étant une antiquité de vingt ans qui faisait grise mine. Mais, il n'était pas encore habitué à ce smartphone qu'il trouvait bien compliqué.

Il se levait pour quitter le banc de son pas nonchalant. Le manteau plié sur son avant-bras, il se postait au niveau de l'arrêt de bus, où Gabrielle et lui s'étaient donné rendez-vous. Celui-ci n'était pas très loin de l'établissement où la jeune femme travaillait. Elle avait promit de se libérer pour 19h00 et son visiteur lui faisait confiance. Il patientait donc tranquillement, s'occupant en observant les passants.

La silhouette de l'agent finissait par se dessiner plus haut dans la rue. Odin se concentrait sur elle. Il faisait un quart de tour pour mieux la regarder. Il étudiait sa façon d'occuper l'espace public. Il scrutait, intrigué, la façon qu'elle avait de poser le pied sur le sol. Il était rassuré de la voir en bonne forme physique. Il n'avait pas été tout à fait tranquille quand il avait fallu la rendre à l’Écosse. Parce qu'il avait saisi son fonctionnement et il savait qu'une grande ville pouvait rapidement dévorer les âmes comme la sienne.

Bonsoir Gabrielle. Engageait le Prodige d'un petit sourire.

Il demeurait immobile devant la jeune femme, lui laissant la liberté d'exposer ou non leur complicité, devant Édimbourg. Il la rejoignait pour marcher, avec elle, lent, prenant la direction de Old Town. Son regard était porté sur les battisses de la rue. Cependant, son ouïe et tout ses autres sens, veillaient sur sa charmante voisine de promenade.

J'aimerais vous faire découvrir un bar. Un endroit tranquille où vous pourrez me raconter votre vie écossaise.

Alors Odin s'arrêtait devant un passage piéton, pour attendre le changement de feu. Il détournait le regard de la route pour admirer le profil de Hallequin. Une main venait se poser dans le bas de son dos pour y appliquer une caresse bienveillante.

C'est à nous. La main demeurait pendant la traversée de la rue. Eliott relâchait ensuite son emprise physique. Hum. Ce n'est plus très loin. Puis-je espérer vous conserver pour un soupé en fin de soirée ? Demandait-il sans rien imposer alors qu'il venait de passer l'après-midi à lui préparer un festin.

L'homme venait dans le dos de la belle, bifurquer sur la droite pour aller ouvrir la porte d'un pub. Il la maintenait ouverte pour elle.

Il y a une courre arrière. Où le Nordiste les escortait avec cette assurance naturelle de dieu. Ils passaient ensemble le seuil d'une charmante courette en pierres brutes. Peu de tables, un calme paradisique et une lumière de fin de journée. Une bien délicieuse façon de débuter un rendez-vous galent.


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Sam 25 Aoû 2018 - 22:42
Le vent du nord souffle
à votre oreille,
entendez-vous ?
Eliott & Gabrielle
<<
La journée avait été longue, voir même épuisante. Accompagnée d'un lancement de son don. Une vision qui l'avait laissé sur le carreau pendant deux bonnes heures. Il ne lui avait pas fallu quelques semaines dans cette ville, pour que son don ne se remette en branle. Peut-être aurait-elle mieux fait de rester dans le nord, là au moins, elle avait eu l'impression d'être en paix. Elle aurait voulu aller s'enfermer chez elle et se finir une bouteille de scotch seule, mais le rendez-vous avec Eliott avait été posé et elle n'était pas du genre à vouloir lui poser un lapin. Surtout pas à lui. Cet homme qui l'avait sauvé dans la tourmente, elle lui devait beaucoup. Et avait toujours beaucoup de plaisir à le voir.

A 18h50 tapante, elle prenait congé. Sous les regards stupéfaits de ses collègues. Gabrielle était connue pour être une accroc au travail, qui ne le quittait pas avant une heure avancée de la nuit. Qu'elle soit presque réglée comme une horloge et le quitte sitôt, pouvait en surprendre plus d'un, mais elle s'en moquait. Un rendez-vous était un rendez-vous. Et personne n'allait l'empêcher de partir, même s'ils pouvaient être surpris, ils trouvaient que cela était mieux pour elle. Surtout vu la journée qu'ils venaient tous d'avoir. De toutes les façons, les bureaux avaient déjà commencés à se vider de ses occupants. Tout le monde rêvait de retrouver son antre, pour une soirée tranquille en famille ou entre amis.

La haute stature du nordique se voyait de loin, en tous les cas, pour qui savait chercher. Un fin sourire venait marquer ses traits quelque peu fatigués. Elle était contente de le voir, ravie même. Il lui ferait du bien, elle le savait. Une main dans la poche de son blouson, elle marchait tranquillement vers lui. Elle n'avait pas changé son style vestimentaire, toujours affublée de ce jeans et ces bottes usées, le keffieh autour de son cou cachait toutes les marques qu'elle ne voulait pas montrer au monde. L'inspectrice arrivait à la hauteur du prodige.

- Eliott. Son sourire devenait plus chaleureux, une main venait doucement se poser sur son bras. C'est agréable de vous revoir.

Elle n'avait pas peur de s'afficher devant tout le monde, mais c'était plutôt une légère pudeur qui la retenait d'en faire plus. Certes, ce n'était pas Gabrielle qui était la femme la plus pudique du monde, mais il y avait des choses qu'elle voulait encore garder dans l'intimité de son appartement.

- Comment allez-vous?

Marchant à ses côtés, elle avait mis ses mains à nouveau dans ses poches, profitant déjà pleinement de la solide compagnie qui se trouvait à ses côtés. Rien que l'aura de cet homme apaisait son esprit. La vision s'estompait plus vite, ce n'était plus qu'un souvenir vers lequel elle pourrait revenir en temps et en heure. Oui il avait ce pouvoir sur elle et rien que pour cela, elle lui en était profondément reconnaissante. Sans avoir besoin de lui dire quelque chose, il avait cet effet sur elle et cela lui faisait un bien fou.

- J'ai dégagé mon agenda pour vous. Quelque peu taquine, mais c'était vrai, il avait la priorité, elle acceptait donc son invitation à dîner. Surtout si vous avez préparé à manger. Elle avait été régalée lors de son séjour chez lui, cet homme était un Chef, elle n'allait pas se priver de bien manger. Ça aussi était une réussite pour Eliott, lui redonner le goût des plaisirs papillaire. La main dans son dos lui tira un léger sourire, elle l'appréciait comme elle appréciait beaucoup de chose venant de lui. Mais ma vie ici n'a pas beaucoup changée... ce ne sera pas très palpitant à écouter.

Ils reprenaient leur marche, elle découvrait alors un endroit qu'elle n'avait jamais vu auparavant. Comme quoi, l'on pouvait encore découvrir la ville dans laquelle on vivait depuis quelques années déjà. Enfin, lui avait cette "chance" de vivre depuis quelques siècles, il devait en connaître des coins, même les plus reculés, de beaucoup de ces grandes villes.

- Charmant. Observant la cour, elle s'installait à une chaise, face à lui, après avoir posé son blouson sur le dossier. S'étirant un peu, elle sortait son paquet de clopes roulées et son briquet, qu'elle posait sur la table. Cela vous dérange si je fume? La journée a été un peu longue...

On venait déjà prendre leur commande, elle commençait par une pinte de bière. Elle avait besoin de s'hydrater un peu.

- Comment se passe votre séjour? Je ne pensais pas vous voir aussi rapidement? Pas que cela me dérange, au contraire. Avec un petit sourire complice, tandis qu'elle glissait la cigarette entre ses lèvres et l'allumait sans plus attendre, appréciant la première bouffée de nicotine qui venait prendre son palais et sa gorge. Mmm...
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Mer 29 Aoû 2018 - 16:35
Le vent du nord souffle à votre oreille, entendez-vous ?

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Odin
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Odin souriait à la justicière avec douceur tout à fait heureux de la retrouver. Gabrielle avait laissé une emprunte, sur toutes les personnes qu'elle avait croisé, pendant son séjour sur leur arche. Son départ avait laissé un étrange vide. Les filles devaient se réhabituer à la vie, avant elle, tout comme Eliott. Il se sentait depuis un peu mélancolique.

Je vais bien. Affirmait pourtant ce vieux loup.

A vrai dire, il avait lui même été surpris de se découvrir déçu, une fois qu'il avait repris ses affaires. Cette expérience lui avait finalement redonné le goût d'une vie partagée. Il se retrouvait pris entre deux feux. Avec un brin de philosophie, il se disait qu'Hellequin l'avait autant aidé que l'inverse.

Nous nous faisons doucement à votre départ. Lui disait-il alors tranquillement.

Les cernes sous les yeux de la belle l'avait détrompé sur sa première impression. Eliott s'était mépris. Ce qu'il redoutait c'était probablement déjà produit. Gabrielle avait usé ses forces dans la bataille. Il lui avait demandé de faire attention à elle. Cependant savait-elle réellement le faire sans que quelqu'un l'y encourage. Odin s'était questionné sur ce point. Il ne pouvait néanmoins retenir cette femme dans son cocon éternellement...

N'êtes-vous pas trop fatiguée ? Tout ce que le Nordiste avait en tête, serait reporté, si elle disait seulement un mot. Vous en avez l'air. Dormez-vous assez ?

Il n'était ni à court de temps, ni à court de patience. Il était capable de s'adapter. Aussi le vieil homme profitait aussi de l'arrêt pour revoir mentalement la façon dont il avait laissé l'appartement. C'était une petite location, qu'il louait aux Lampeduza, quand il voulait passer une soirée plus proche du centre-ville. Gabrielle aurait pu y dormir toute une nuit en sécurité si seulement elle en avait l'envie.

Parfait. Nous aviserons... La répartie de la jeune femme rencontrait son sourire amusé. Il la savait peu porté sur la parole. Vous n'avez pas besoin d'être palpitante. Qu'elle soit la votre suffit à me la rendre intéressante. Je suis curieux de savoir si vous suivez certains de mes conseils depuis que vous êtes rentrée ?

Odin se permettait de nombreuses taquineries avec cette jeune femme lorsqu'elle vivait sous son toit. La distance n'avait semble-il rien changé à cela. Il était égal au vieux loup qu'elle avait rencontré dans la neige.

L'imperméable plié, terminait sur le dossier de l'autre chaise libre. Eliott tirait doucement sur les jambes de son pantalon pour ne pas y être à l'étroit. Il faisait attention à son apparence et à son allure en générale. Il trouvait important d'être bien mis. C'était une façon aussi de ne pas se laisser aller. Les années allant la tentation de devenir un ermite n'épargnait aucun immortel. Odin se trouvait tout un tas d'activités pour que son esprit ne sombre pas dans les abysses.

Rien ne me dérange. Faites. Il la regardait rouler une cigarette. Peut-être vous en demanderais-je une un peu plus tard ? Il n'avait plus touché à son tabac depuis quelques temps. Sans doute y avait-il associé les moments de détente passé avec cette jeune femme.

De son côté, Odin réclamait une bière brune, dont il aimait particulièrement le goût. Il étendait ensuite ses longues jambes sous la table, comme il le faisait lorsqu'ils déjeunait dans la cuisine aux murs de pierre. La remarque de son invitée l'interpellait. Il n'avait pas pensé que son choix puisse la surprendre, elle. Il avait de nombreuse fois suggéré le plaisir qu'il avait en sa compagnie. Mais bien plus il voulait s'assurer qu'elle allait bien.

Vous étiez l'une des personnes que je voulais voir en priorité, en venant ici. Il s'était d'ailleurs organisé entre autre, en fonction d'elle, pour cette semaine. Avez-vous retrouvé vos marques ? Étés-vous heureuse ? Car c'était bien là le principal aux yeux de ce vieux dieu protecteur.


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Sam 1 Sep 2018 - 15:41
Le vent du nord souffle
à votre oreille,
entendez-vous ?
Eliott & GabrielleHell' n'avait pas de raison de penser que cet homme lui mentait. S'il lui disait qu'il allait bien, c'était bien qu'il allait bien. Elle n'avait pas de raison de mettre sa parole en doute. Elle lui sourit légèrement, alors qu'il parlait de cette habitude de vieux solitaire qu'il devait reprendre. Tout comme son entourage. C'était vrai qu'en y pensant... elle avait chamboulé beaucoup de choses autour d'elle là-bas. Mais elle avait été accueillie sans presque un regard de travers, ça avait été... différent, agréable, reposant. Tout l'inverse de cette ville.

- Hum... et comment vont vos félins?

Eliott en bon ami des animaux, avait quelques boules de poils qui lui tenaient compagnie. Tous doués de parole, ce qui avait été surprenant au début. Mais les conversations avec les félins avaient été tout aussi curieuses, que sa relation naissante avec cet homme. Vraiment, ce séjour nordique avait été... une vraie bouffée d'air frais. Elle y pensait souvent, elle se demandait parfois pourquoi elle était revenue... après tout, elle aurait pu disparaître des radars et ne jamais refaire surface. Mais... son don... même avec la mort du Chuchoteur, elle n'aurait pas eu la paix. Jamais. Alors il fallait revenir à sa vive, revenir à son travail.

- J'ai eu une journée fatigante, oui. Lui caressant doucement le bras, comme pour le rassurer un peu. Je dors, Eliott, ce que j'ai besoin de dormir.

Si elle ne mettait jamais la parole en doute de cet homme, ce dernier, avait tous les droits de ne pas croire sur parole les dires de cette femme. Gabrielle n'y pouvait rien, elle se sentait parfois obligée de dire les choses comment on voulait les entendre. Sans doute était-ce une façon de se protéger. Parce que ses protections étaient dressées et solides, difficiles à abaisser et sans le vouloir, même avec des gens en qui elle avait toute confiance, elle les dressait quand même. Elle ne voulait pas non plus gâcher cette soirée avec lui. Parce qu'il lui avait manqué et qu'elle voulait en profiter.

- Vous dites cela parce que vous ne m'avez pas encore entendu. Fit-elle taquine, avant de continuer. Je mange, si c'est cela qui vous inquiète. Je m'oblige à avoir ces trois fameux repas dans la journée... sans retrouver tout votre savoir-faire, mais au moins...

Il faut dire qu'à ses côtés, elle avait été gâtée. Elle s'était souvent moquée en lui demandant s'il ne souhaitait pas la voir prendre des kilos en trop, mais ce n'était qu'une boutade parmi d'autre. En vérité, la profileuse avait trouvé agréable de tomber sur un homme qui aimait faire la cuisine et voulait la satisfaire à la table autant que dans l'intimité. Ça aussi, c'était reposant et déstabilisant quelque part. Car depuis Simon, elle n'avait jamais plu rencontrer pareil homme. Ou n'avait-elle jamais laissé un autre prendre cette place, c'était aussi ça. La mort de son ennemi, avait changé quelque peu la donne.

Elle laissait aussi s'étendre ses jambes, frôlant celle du vieux loup, hochant de la tête, elle comprenait le message et lui roula une cigarette pour lui, il saurait lui demander quand il la voudrait. Elle la glissait derrière son oreille, pour fumer celle qu'elle s'était faite pour elle. Ca calmait les nerfs et la bière continuerait à la détendre pour de bon, afin de profiter pleinement de la présence de cet homme.

- Oh ça, vous me l'aviez dit. Mais je n'ai pas quitté votre Arche depuis aussi longtemps, voilà tout. Je vous croyais plus ermite que cela. Lui souriant encore, avant de cracher un peu de fumer par le nez, tout en se frottant lentement l'arrière du crâne. Mmm... oui, les bonnes habitudes ne s'oublient pas aussi rapidement. Heureuse... voilà bien une question qu'Eliott pouvait poser. Elle le fixait, ne laissant rien transparaître vraiment. Disons que je suis à ma place.

Elle aurait pu dire que chez lui, quand enfin tout était terminé, elle avait été heureuse un temps, sans doute. Mais elle estimait que sa période de bonheur, avait été celle avec Simon et que depuis... elle survivait surtout.

- Et vous, qui avez-vous déjà vu? Qu'avez-vous fait ici? Qu'est-ce qui vous amène? A part ma personne, bien entendu. On déposait les deux bières devant les clients, Hellequin attrapait son verre et le levait vers son amant. C'est plaisant de vous avoir ici, Eliott. Cheers! Cognant son verre contre le sien, avant de descendre une longue gorgée. Décidément, ça faisait du bien!
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Dim 2 Sep 2018 - 17:19
Le vent du nord souffle à votre oreille, entendez-vous ?

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Odin
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Le « nous » du Nordique embrassait, tant les jeunes femmes dont il assurait la protection, que toutes les bêtes qui vivaient auprès de lui. De part son don, tout comme de son caractère Odin aimait être entouré d'animaux. Il aimait leur compagnie. C'est vrai aussi qu'il s'associait à eux afin d'assurer la tranquillité de son petit royaume. Ainsi la paix régnait depuis des années.

Bien. Bien. Si ce n'est que la plus jeune tourne en rond devant la porte de votre chambre. Un chaton de la dernière portée, Pod (du au fait de son côté Pot-de-colle), s'était amourachée de la jeune femme. Elle pleurait donc la disparition de son humaine, agaçant tendrement les plus anciens de la meute. Il faudrait encore un peu de temps.

Gabrielle cherchait souvent à atténuer la vérité quand celle-ci ne prenait pas le tour attendu. Aussi Eliott n'insistait pas sur le sujet du repos. Il venait caresser la main posée sur son bras, en lui adressant un sourire Il ne s'inquiétait de rien. Il obtiendrait ce qu'il voulait, dû-t-il pour cela la travailler au corps toute la soirée.

D'ailleurs, à sa remarque sur son alimentation, le vieux s’égayait un instant. Il avait ainsi vu juste et ne devait pas regretter sa petite initiative. La belle emporterait avec elle les quelques plats qu'il avait préparés à son attention. Au moins, ainsi, serait-il certain qu'elle aurait des réserves dignes de ce nom. C'était une question d'honneur pour ce fin gourmet.

Au moins vous allimentez-vous d'autre chose que de nicotine ? La taquinait-il. Ce n'était jamais pour la moquer. Toujours pour lui montrer qu'il tenait à son bien être et voulait l'aider à trouver un équilibre. Je suis certain que Ludovic serait tout à fait ravi de vous donner quelques leçons de cuisine. Si vous vous y essayez.

Le sourire de la profileuse plaisait loup du nord. Il appréciait de retrouver ces petites expressions. Il s'y était accommodé.

Un ermite qu'une bonne conseillère a souvent encouragé à bouger. Si beaucoup de monde encourageait l'Immortel à s'extraire de sa retraite, il n'en voyait que peu les intérêt. Mais, l'avis de Gabrielle, qui avait eu le temps de gagner sa confiance et son respect, avait vraisemblablement fait son chemin. Il s'était donc lancé dans un petit périple sur l'Archipel avec pas moins de dix destinations. Si c'est la place que vous voulez. J'en suis le premier heureux. Ce qui le connaissant était sincère. Il aurait juste pensé que cette femme était finalement plus fait pour une vie de nature et de calme.

Odin riait, sous le déluge des questions. Son sourire se faisait plus doux et bienveillant à l'approche de la serveuse. Il prenait le temps de la remercier correctement. Homme d'attentions et d'intentions. Il était respectueux du moment qu'on ne le dérangeait pas. Il avait pour le genre humain une affection teintée d'amusement.

Santé. Répondait-il d'un petit sourire complice. Oui ça l'est. Prenant le temps de savourer la brune, Eliott se taisait. L'un de ses pied cherchait tranquillement la présence de la belle. Un signal qu'il arrivait lui aussi à se détendre, puisqu'il ne se permettait ce genre d'approche que lorsque son esprit était au repos.

L'homme se redressait un peu sur sa chaise. Il venait naturellement caresser la main libre de son interlocutrice.

Vous souvenez vous du manuel d'astronomie grecque dont je n'arrivais pas à retrouver la trace cet hiver ? Une nouvelle piste c'est révélée. J'étais à Bristol la semaine passée pour la suivre. Odin avait la passion des livres anciens. Cette passion pouvait l'amener à devenir un vrai aventurier, un archéologue même. Il lui était arrivé de passer des années sur une même chasse. Sa demeure regorgeait de centaines de livres qui auraient fait frémir les bibliothécaires d'Alexandrie. N'étant pas loin, j'ai fais un crochet par ici. Je loge chez des amis actuellement. Vous connaissez l'époux, Vito Lampeduza. Il posait le verre. Sans doute irais-je saluer une vieille amie. Ensuite je poursuivrais vers l'Arche de Paris. Pourquoi Paris ? C'était là où se trouvait son prochain indice.

Un voyage dont il ignorait encore jusqu'où il allait l'enmener. Ce n'était pas ce qui allait l'empêcher d'aller voir jusqu'au bout du chemin. Il souriait à Gabrielle. Devait-il lui dire qu'il avait envisagé de l'inviter à le suivre dans cette chasse au trésor ?

C'est une agréable façon de... m'occuper. Confirmait-il de son ton apaisant.


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Ven 14 Sep 2018 - 13:50
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entendez-vous ?
Eliott & GabrielleLe souvenir de la petite boule de poil faisait sourire Hellequin. Sans le vouloir, la féline et l'humaine s'étaient liées, elle ne comprenait toujours pas pourquoi cette chatte avait décidée qu'elle serait son humaine, mais elle avait apprécié la chaleur de cette minette. Qui ne manquait jamais une occasion de venir se coller à elle. Quand elle en avait eu le plus besoin. Ça avait été agréable et Gabrielle ne pouvait pas nier que la présence du félin, tout comme celle de l'homme, lui manquait souvent, le soir, quand elle se retrouvait seule dans son lit. Elle hocha légèrement de la tête.

- Elle s'y fera... je ne veux pas l'enfermer dans mon appartement.

Un chat qui avait l'habitude de pouvoir sortir, qui apprenait à vivre avec la compagnie des siens. Elle ne voulait pas lui enlever ça. Même si elle y avait pensé en quittant Eliott et son antre, mais ce serait faire du mal à un animal. Elle n'était pas souvent chez elle, son travail lui prenait tout son temps. Pod aurait fini encore plus malheureuse. Là, il lui fallait juste le temps que son souvenir s'efface peu à peu.

Les contacts tactiles entre eux, lui avaient aussi manqués, en fait. Si cette femme s'écoutait vraiment, elle pourrait comprendre que cet homme avait un des meilleurs effets sur sa personne et que peut-être... non, ça ne pouvait pas être possible. C'était mieux ainsi. Elle gardait son sourire, son ton tranquille. La remarque de son interlocuteur l'aurait fait rire, elle resta simplement avec un air un peu mutin au visage.

- Oui, je bois pas mal de scotch pour compléter mon régime alimentaire. Taquine certes, mais la vérité n'était sans doute pas si loin, bien qu'elle fasse plus attention depuis son retour du Nord. Il lui avait donné le goût de manger. Alors même si elle n'avait pas la patience de se faire de bons petits plats, au moins achetait-elle des plats préparés qui ne demandaient qu'à être mis dans le microonde. Ce n'était pas de la haute gastronomie, mais ça nourrissait. Finalement, il la faisait rire. Elle lui faisait un petit clin d'oeil. Ludo n'aurai pas la patience, tout comme moi, de me supporter longtemps en tant qu'élève. Et je n'ai pas vraiment le temps pour la cuisine, Eliott, vous le savez...

Il avait tenté de lui inculquer quelques connaissances, sans grand succès. Hell' faisait partie de ces gens qui préféraient qu'on leur fasse à manger, parce qu'ils avaient trop la flemme de le faire eux-mêmes. Sans compter qu'elle estimait que ses plats n'avaient en général que peu de saveur. Mieux valait profiter de ceux qui aimaient le faire et qui le faisaient bien, tel que celui qui était assis en face d'elle. Ses doigts glissaient contre les siens, elle se détendait aussi, tranquillement, ravie finalement d'être en sa présence.

- Comme quoi, je vous ai écoutée pour la bouffe et vous pour bouger. C'est bien, nous nous entre aidons comme ça. Hochant légèrement de la tête, sans y réfléchir plus que tant. Oui sans doute... oui.

Voilà longtemps que Kreizler ne savait plus où était sa place. Elle n'avait pas vraiment choisi de se retrouver profileuse au Yard. Mais son pouvoir lui avait ouvert cette possibilité. C'était ce qu'elle faisait de mieux. Alors elle restait, parce qu'elle ne voyait pas quoi faire d'autre. Parce que ce don était une malédiction, qui ne la laisserait jamais en paix. Alors plutôt que de fuir ses responsabilités, elle plongeait la tête dedans. Sans penser à rien d'autre. Eliott était une sorte de bulle d'air dans cette vie. Le voir lui permettait d'en oublier la crise qu'elle avait vécue dans la journée. C'était finalement ça qu'elle voulait garder précieusement, elle pensait - sans doute à tort - que de le voir périodiquement, garderait cet état de plaisir et donc d'avoir l'impression de prendre des vacances, même sans bouger réellement de cette ville.

Sans y réfléchir, tout en l'écoutant, elle plaquait son pied au sien, comme elle l'avait souvent fait lorsqu'ils étaient ensemble. Son coude posé sur la table, sa main retenant son menton, elle l'écoutait avec plaisir. Sa voix avait cette facilité à l'apaisée rapidement, elle aimait voir cette petite lueur dans ses yeux quand il parlait de l'une de ses passions. Les livres étaient sans doute aussi importantes que sa cuisine. Elle le savait aventurier en ce qui concernait la chasse aux vieux bouquins. Chaque livre dans sa bibliothèque avait une histoire en soi. Gab' l'avait toujours écouté avec amusement lui conter les péripéties de certains.

- En voilà une bonne nouvelle. Un peu comme elle, il cherchait des pistes qui le mèneraient finalement à l'objet de sa quête. Ils faisaient un peu le même travail à ce niveau mais pas pour les mêmes raisons. C'était parfois aussi compliqué de retrouver un bouquin perdu, qu'un tueur qui savait parfaitement se fondre dans la foule. Hum... je connais aussi son épouse. Le fixant un instant. Pourquoi ne suis-je pas étonnée que vous les connaissiez? Dans un petit sourire. Elle savait ce qu'était Eliott, il n'avait pas eu besoin de le dire, maintenant qu'elle côtoyait quelques immortels, elle n'avait plus de peine à les reconnaître. Et si Vito n'en était pas un, Nikolas elle... quoique... avec ce qu'il s'était passé, on pouvait se poser la question sur le sieur Lampeduza. Ahh Paris, vous m'enverrez une carte postale.

Elle n'était pas plus amoureuse que cela de cette ville, mais c'était plutôt le périple de cet amant qui l'intéressait. C'était une façon comme une autre de garder un peu le contact. Et puis, ça changerait que de toujours recevoir des factures. Elle buvait sa bière petit à petit. Sa descente était moins violente qu'à l'accoutumée, mais c'était parce que la compagnie était plutôt agréable.

- En effet, et puis bouger ne fait jamais de mal. Il faut même parfois le faire, pour avoir plus de plaisir à revenir chez soi, n'est-ce pas?

Gabrielle venait s'enfoncer un peu dans son siège, reprenant sa cigarette entre ses lèvres pour fumer avec la même tranquillité qu'elle sirotait sa bière.

- Pour combien de temps restez-vous à Édimbourg, finalement ? Si les Lampeduza ne peuvent pas vous héberger trop longtemps ou si vous décidez de refaire un crochet par cette arche, ma porte vous est ouverte, vous le savez, j’espère.

L'invitation ne cachait aucune des intentions d'Hellequin. Après tout, Eliott était le bienvenue chez elle. Sans qu'il ne s'impose. Elle n'aurait rien contre l'avoir chez elle quelques jours, quitte à bousculer un peu son emploi du temps. Le boulot comprendrait.
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Sam 15 Sep 2018 - 11:41
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LIENS : Ami de Strega et Beleth. Connaissance de Tohum. Protecteur de Hellequin.



Pourquoi cela ? Oui, pourquoi cette charmante bête aurait à se faire à ce manque.

Eliott sourit. Bien moins certain que la jeune femme qu'une amnésie surviendrait au sein de son fief. Il en était en partie responsable puisqu'il n'avait pas effacé les traces laissées par cette jeune femme. Lui ne cherchait pas à oublier le passé. Il vivait avec en entretenant avec plaisir les souvenirs qui s'y rapportait. Mais il se demandait donc si au contraire, Gabrielle allait-elle finalement renoncer à leur commun souvenirs ?

Aussi la répartie dont cette dernière faisait preuve, à l'instant était la suite logique, de son attitude générale. Elle avait aimé ce séjour, mais n'en retirait malheureusement pas tous les bénéfices. Seulement des nuances qui venaient contraster sa vie d'avant. Odin ne l'en blâmerait nullement. Il n'avait à aucun moment eu cette attitude envers elle. Il respectait tout ce qu'elle était. Il comprenait qui elle était. Les changements qu'il avait tenté d'induire, lentement, avaient été facilités par le contexte.

Je vous revois m'assister en cuisine avec plaisir néanmoins. Il la taquinait. En effet, certains tableaux de la belle en train de s'échiner avec des légumes, allumaient une lueur malicieuses dans le regard du loup. Ne vous sous-estimez-vous pas un peu, ma douce ? Ce surnom affectueux était venu sans préméditation. Le Nordique considérait son interlocutrice avec calme. Il n'avait aucune envie de condamner un élan de tendresse, somme toute naturel. Elle saurait lui faire comprendre si cela l'inconfortait. Pourrez-vous passer mon bonjour à ce charmant jeune homme quand l'occasion se fera ?

S'il avait été tricheur Odin aurait probablement cherché à ranimer leur complicité de façon plus explicite. Car une part de lui avait très envie de la retrouver. Il se serait peut-être même laissé aller à parler d'un enlévement dans les formes. Mais, Hellquin et son bonheur étaient et resteraient son objectif principal.

Je puis vous confirmer et sans trop faire d'erreurs, que ce partenariat fût tout à fait porteur. Je vous en remercie d'ailleurs. Tout comme les filles. L'énergie que vous avez amené à fait beaucoup de bien au village. Il aurait pu durer plus longtemps. Ne dites pas oui pour me rassurer, hum ? Car bien qu'il avait aimé être choyé à son tour, Odin cultivait un goût très fort pour la franchise. C'était aussi ce qui faisait qu'une relation pouvait fonctionner dans la paix et la bienveillance.

Quand le sujet revenait sur les activités du vieux loup celui-ci prenait la parole avec autant de plaisir. Il avait très rapidement expliqué sa passion livresque à Gabrielle. Elle s'était montrée conciliante et même intéressé par ses histoires. Avec elle, Odin avait même redécouvert le plaisir de faire la lecture à quelqu'un. Il s'était pris au jeu. A présent, il lui arrivait d'être un peu mélancolique quand le soir venu, il regardait le salon vide.

Nikolas... vous connaissez Nikolas ? Eliott fronçait les sourcils de perplexité. De fait, la Duchesse avait rarement des liens positifs avec les représentants de la loi. Il en avait été le témoin. Et dans quelles circonstances l'avez-vous rencontrée ? Mais, voyant que Hellequin restait détendu le vieil homme restait calme. D'ailleurs, elle lui redonnait aussitôt le sourire par sa remarque. De Paris et de chaque nouvelle ville, si vous le désirez. J'aurais plaisir à vous écrire. Tout comme il l'aurait à avoir des nouvelles de cette femme. Sous quelque forme que ce puisse être.

Quelque-chose dans les propos de Gabrielle faisait sourire son compagnon de tablée. Elle ne savait pas à quel point elle disait vrai.

C'est tout à fait vrai. … tout à fait vrai. Un plaisir que vous éprouver donc ? Lui demandait-il encore curieux.

De son côté, c'était aussi pour cela que le loup avait quitté sa tanière. Plutôt que de contempler une maison sans vie, il était partit dans une conquête. Restait à savoir si l'objet de cette quête était ce livre... ou bien encore l'affection d'une belle mortelle ?

La proposition d'hébergement faisait réellement plaisir au vieux Prodige. Il entrevoyait ainsi la possibilité de faire perdurer un lien avec cette jeune femme. Quelque pu être la forme de ce lien. Ce qui lui faisait envie. Il ne se le cachait pas. Sa vieille carcasse avait abondement apprécié la chaleur de Gabrielle. C'était avant tout sa présence qui lui manquait. Toute l'animation qu'elle apportait dans, cette longue, trop longue vie. Les réactions qu'il observait, ses paroles, elle en somme.

Je le sais. Merci. Vous savez, bien entendu, qu'il en est de même pour vous, Gabrielle. Que la distance de nous prive pas de l'envie de nous rendre visite. Cette fois, Eliott se permettait de glisser son affection dans ce prénom. Elle était consciente, n'est-ce pas que leur monde était à présent le sien aussi ? Que ce soit aujourd'hui ou dans dix ans, trente ans. Pour le moment, rien n'est fixé. A minima une quinzaine de jours probablement. Suggérait-il tranquille, se souvenant très bien des exigences de son hôtesse actuelle. Si vous aviez des propositions d'activités désembourgeoises ? Je ne sais encore ce qui me tente.

Odin était, sous ses airs de grand solitaire, un homme encore curieux. Il n'allait pas toujours de lui-même vers la nouveauté, mais, il était à l'écoute des connaisseurs. C'était la meilleure façon de découvrir les choses. Tandis qu'il regardait Hellequin fumer, une autre question, plus personnelle revenait le hanter. Il ne pourrait pas se retenir de la poser. Cela était trop important à ses yeux de vieux Prodige. Alors, Eliott se décidait à la poser :

Et quant est-il de vos migraines ? Avant qu'elle ne parte de l’île du nord, il lui avait confié quelques médications de sa création. Comme certains Immortels, il avait acquit des savoirs au cours du temps. Vos crises ? L'interrogeait-il calmement et avec la plus grande attention.


Strega
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Sam 13 Oct 2018 - 23:08
Le vent du nord souffle
à votre oreille,
entendez-vous ?
Eliott & Gabrielle- Parce que je ne vis pas chez vous et qu'il faudra bien qu'elle le comprenne.

Ce n'était qu'une explication, qui n'était que la simple vérité. Gabrielle n'avait pas prévu d'emménager chez ce vieux loup. Ca ne lui était jamais venu à l'esprit. Peut-être parce qu'ils n'en avaient jamais parlé aussi. Mais ce n'était pas quelque chose qui avait été envisagé, de son côté. Elle n'allait pas s'incruster chez un homme qui avait l'habitude d'être un solitaire, comme elle l'était elle-même. Ils s'étaient trouvés au bon moment, elle avait aimé ces moments avec lui, mais plus? Comment pourrait-elle demander une telle chose? Et quitter tout ce qui se trouvait ici?

Enfin... si elle arrêtait de se voiler la face, Hellequin savait que rien vraiment, ne la retenait sur l'Arche Edimbourgeoise, comme rien ne la retenait nulle part, maintenant que le Chuchoteur n'était plus. Elle pouvait refaire sa vie comme bon lui semblait. C'était peut-être cette sorte de liberté qui l'inquiétait. Alors elle revenue sur cette Arche pour retrouver une routine. Pour trouver un sens à tout ce qui faisait qu'elle était, elle. Sans pourtant être certaine de ce qu'elle ferait. Cette femme se punissait sans doute encore de ce qui était arrivé, le bonheur n'était pas fait pour sa personne, même si quelque part, chez ce vieux loup, elle y avait goûté et cela lui avait fait le plus grand bien. Elle l'observait, en souriant, ne faisant rien paraître de ce qu'il pouvait se passer sous son crâne. Elle le connaissait cet homme, il serait prêt à faire bien trop pour elle et elle en avait déjà suffisamment profité. Sa présence était plaisante, c'était de cela qu'elle devait se contenter.

- Je ne doute pas que vous trouvez encore cela très amusant. Tout en le fixant, avant de secouer légèrement la tête, un petit sourire amusé au coin des lèvres. Non, je suis réaliste Eliott, vous devriez le savoir depuis le temps. Recrachant un peu de fumée, tout en faisant un mouvement positif de la tête. Je n'y manquerai pas. Il serait sans doute très content de vous revoir, je crois qu'il vous aime bien...

Bon d'un côté, Ludo était un type tellement sociable qu'il aimait tout le monde. Ce qui n'était pas toujours bon pour lui. Mais Eliott était un type en qui l'on pouvait avoir confiance alors...

- Je vous en prie. Dans un petit rire. Elle estimait ne pas avoir fait grand-chose, c'était lui qui avait soigné ses plaies, qui l'avait trouvée dans la neige, qui lui avait littéralement sauvé la vie. Elle lui devait tellement, ne sachant pas vraiment comment lui rendre un jour la pareille... peut-être qu'elle n'y arriverait jamais, mais elle s'appliquerait à ce que cette dette voit un jour une fin. C'était sans doute aussi pour ça qu'elle ne voulait pas s'imposer chez lui, estimant avoir assez usé de sa patience et de sa bienveillance. Vous savez bien que tous ces gens n'ont pas eu besoin de moi pour s'animer. Qu'avait-elle finalement? Pas grand-chose... vraiment. Oui, je ne dis pas cela pour vous rassurer.

Quand bien même elle mentait, elle n'aurait sans doute pas su dire réellement si elle estimait que cette arche était un chez elle ou non. Rien n'avait plus eu d'importance au décès de son compagnon, mais maintenant que son but était atteint, l'importance de ces choses, de ces considérations étaient totalement désuètes. Kreizler vivotait sans doute plus qu'elle ne vivait, ne comprenant guère où pouvait bien être sa place, mis à part à courir derrière ceux qui se permettaient de jouer à Dieu. Odin, à ce niveau, ne pouvait pas faire grand-chose de plus pour elle. Il y avait des combats que l'on menait seul.

- Oui, je connais Nikolas. Pourquoi cela vous étonne-t-il autant? Vous allez me dire que ce n'est sans doute pas la personne la plus stable à avoir dans ses connaissances? Je suis déjà au courant... prenant une gorgée de sa bière. Elle était venue au commissariat après une agression puis... elle a décidée de me montrer de quoi elle était capable. Sans doute pour me faire comprendre que je n'avais pas grand-chose à faire pour elle ou contre elle. Haussant les épaules. Ces petites guerres ne m'intéressent pas...

Qu'on tente d'avoir un ascendant sur Hell' et cette dernière ne manquerait pas d'en rire. Elle gardait pourtant le secret de cette découverte de l'Ordre. Ne sachant pas quelles pouvaient être les relations entre ces deux immortels, elle préférait se taire. Ne voulant pas mettre cet amant dans des ennuis qu'il ne méritait pas. Elle tenait bien trop à lui pour que cela arrive. Elle l'éloignait aussi un peu sans le vouloir à cause de cette peur stupide de le voir disparaître par sa faute, sans doute. Pourtant, les légers contacts qu'ils entretenaient, lui faisait se dire qu'elle le garderait bien avec elle, au moins cette nuit.

- Alors écrivez-moi Eliott. J'aurai plaisir à vous lire.

Pure vérité. Elle apprécierait de recevoir des cartes, d'avoir de ses nouvelles. Elle n'était pas bonne pour garder le contact de son côté. Gabrielle ne savait pas si elle saurait faire l'effort, mais si lui, au moins... le tentait, cela lui ferait du bien. Elle gardait le silence sur sa question, ne sachant pas trop quoi répondre, elle sourit simplement, comme si ça pouvait être ce qu'elle ressentait. Retourner chez soi... son appartement était vide et sans vie, inintéressant, tout comme ce qu'elle ressentait souvent. Alors dire qu'il y avait plaisir à partir et revenir... pas vraiment pour elle.

- Je n'ai pas oublié vos paroles à mon départ. Fit-elle calme et posée. Il le lui avait dit, déjà, que c'était maintenant chez elle. Elle n'était pas encore prête à réellement se le dire. Vous savez que vous avez plus de temps libre que moi, mais si je dois poser des vacances... vous serez le premier que je contacterai. Une petite ouverture. L'observant toujours. Deux semaines... c'était beaucoup comme pas assez. Nous allons trouver de quoi vous sortir de cette ville. La campagne vous plaira sans doute plus. Les lochs tout au Nord, le froid, la brume. Rien qui ne vous dépaysera trop je pense. Une virée à moto ou en voiture, de quoi passer un peu de bon temps loin de la capitale.

Les sujets, non pas tabous mais... compliqués dirons-nous, tombaient finalement. Eliott était sans doute le seul qui osait réellement en parler avec Kreizler. Peut-être parce qu'il avait vu de ses yeux les effets des crises. Elle en avait eu des extrêmement violentes chez lui. Comme si son corps avait dû rejeter les derniers morceaux de ce que le Chuchoteur avait mis en elle. Même pas ce vieux sage ne pouvait réellement comprendre ce qu'il se passait dans la tête de cette prodige, comment son pouvoir se déclenchait, réagissait. Une énigme, comme pour tous les autres. Se se passa une main sur le front en soupirant un peu, sur ce point, elle ne lui mentirait pas.

- Tout dépend des jours. Mais j'utilise ce que vous m'avez donné. Cela aide à les faire passer plus vite... ce qui est toujours plus agréable. Faisant une petite moue, reprenant une longue taffe de sa cigarette, la fumée quittant ses narines et sa bouche lentement. Rien ne change, j'en ai eu une tout à l'heure... rien de violent comme cela peut arriver, mais elles me laissent toujours sur le carreau. Marquant un léger temps, observant un instant le ciel au-dessus d'eux, croisant les bras, avant de revenir sur son interlocuteur, fumant toujours. Parfois, tout cela me fatigue profondément...

Il le savait n'est-ce pas? Hell' parlait rarement de ce qu'elle ressentait à ce niveau. De ce qu'elle voyait, des réactions de son corps et de son esprit. Mais avec lui... il avait vu sous la carapace. C'était parfois ennuyant, de se sentir ce besoin de lui en parler, d'être prête à se mettre à nue ainsi. Elle qui savait si bien se protéger normalement. Il la déstabilisait peut-être trop parfois.
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Hellequin
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