Can you find my boy ? [ Danny ]

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Dim 3 Sep 2017 - 11:14
Can you find my boy ?







Dans New-Town, comme à New-York, une rue faisait frontière. Un angle de pierre pour fouler la terre d'Asie. Plus modeste que chinatown. Tout aussi animé par le chaos de la vie. Ici circuler en VNP restait un exercice de patience. Les étales débordaient sur la rue. Les gens ignoraient les passages piétons. Ils criaient, plus qu'ils communiquaient. Des vapeurs de cuisines remontaient de tous les coins. Des brocantes sauvages ralentissaient souvent les passants.
C'était un coin où Amélia venait peu. Mais, elle aimait cet endroit. Il lui rappelait l'arche du Laos. Où elle avait travaillé pendant plus d'un ans. Pour implanté l'une des usines Clark. Les moussons faisaient pousser le café presque aussi vite que le riz là-bas. A l'époque, elle débutait dans le métier. Michael, son frère, l'avait accompagné. Ils avaient partagé. Beaucoup. Ça ne s'était pas reproduit ensuite.

Head comprenait pourquoi Data s'était implanté ici. Cela lui correspondait. Profusion de petits espions en herbe, courraient les rues. Plats à emporter tous les dix mètres. Une masse de clients à ne savoir qu'en faire. Un repère parfait pour cet enquêteur anti-conventionnel.
Pourtant l'Américaine se demandait les motifs de ce déménagements. New Victoria n'avait rien à envier à Édimbourg. Le travail ne manquait jamais sur cet arche. Ni l'animation. Tandis que l’Écosse était plus provinciale. Verte et tranquille. Passer de l'un à l'autre demandait un temps adaptation. Plus ou moins long selon le besoin d'adrénaline de l'organisme.

Le Bureau de Cooper était anonyme. Pour le trouver on devait savoir où regarder. Heureusement Clark n'en était pas à son premier jeu de piste. Elle reconnue tout de suite l'épicerie asiatique. Songeant à y passer lorsqu'elle partirait. Adressant un sourire au vieil homme posé sur un tabouret en bois, la visiteuse recula de deux pas. Poussa la porte d'un coup de hanche.
Elle avisa l'escalier et le monta rapidement. L'activité sportive lui permettait de compenser les effets néfastes du tabac. Globalement en bonne santé, Amélia était même plus équilibrée, depuis qu'elle s'était installée sur l'arche.

Trois coups secs sur la porte vitrée.
Clark replongea la main dans sa veste en cuir. Aujourd'hui, point de tailleur chic. Une tenue plus libre. Une robe au genoux. L'agent avait fait tellement d'heures au cours des deux derniers mois, que son chef d'équipe la forçait à prendre des heures chaque semaine. Le temps de revenir dans des quotas « à peu près » légaux. Qu'à cela ne tienne. Amélia en profitait pour s'occuper de ses petites affaires. Plusieurs dossiers étaient sur le feu. Powell, avec qui elle avait encore des choses à régler. Celle des enfants disparus, mené avec Charles. Et depuis les événements de du salon de l'innovation, Monsieur :Einar (Barthram de son prénom), avait droit à enquête officieuse de Miss Clark. Seulement, quelque-chose clochait. Des éléments ne collaient pas avec la logique.
Somme toute, Head n'avait pas de formation réelle pour faire de l'investigation. Tandis que Danny était l'un des meilleurs. Parfois, le bon choix était de déléguer. Bien entendu Cooper pouvait aussi refuser le cas.
Mais peu importe, Amélia était contente de pouvoir -enfin- lui faire une petite visite. À New-York, il avait fait partie des quelques personnes en qui elle avait confiance. Même si tout tournait autour des affaires de la firme Clark... Enfin de compte, elle avait appris à connaître l'individu derrière « Data ».

- Salut, Cooper. Amélia n'avait pas compté. Ces fois où le bureau de Daniel lui avait permit d'exprimer sa révolte. Quand elle ne pouvait le faire ni devant sa famille -les coupables-, ni face à son ennemi -son mari-. Elle entrait tranquille, observant le lieu. Il ressemblait à celui qu'elle avait connu. Tu m'excusera, il n'est pas écossais. Lui dit-elle, tendant un sachet en papier dans lequel se trouvait un produit Clark : du café.

La veste glissa des épaules pour atterrir au dos d'une chaise.
Head poursuivait son tour de la pièce. Curieuse. Un sourire sur le visage.

- J'espère que tu vas tout me raconter ! Cela ferait bientôt un an qu'elle avait quitté la Grosse Pomme. Que s'était-il passé entre temps ?
Head
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Lun 4 Sep 2017 - 17:46



« The powers of a man's mind are directly proportioned to the quantity of coffee he drinks. »
James Mackintosh

Le quartier valait un autre, mais il avait un avantage comparé à des artères plus populaires et animées de la ville : on y fouttait la paix. Chacun avait son propre business, et tant que vous ne les cherchiez pas ou que vous n’interfériez pas dans les affaires des autres, on ne se mêlait pas de vos oignons. Un luxe que je n’avais pas souvent connu sur New Victoria. De plus, ici, personne ne me connaissait ou seulement de vue. Ce qui me convenait parfaitement. Bien sûr, ce n’était pas la raison principale qui avait motivé mon départ, il y a dix ans de cela. Toujours était-il que je m’étais habitué à Edimbourg, et que je n’avais nulle envie de retourner à New-York.

Surtout pas alors que j’avais enfin une certaine reconnaissance professionnelle, et ma propre agence qui fonctionnait. A tel point que j’avais enfin cédé aux demandes d’Alice il y a un an pour engager un associé. Et comme cela se passait bien avec Roxy, j’avais décidé d’engager deux auxiliaires supplémentaires. Enfin, pour l’un d’eux, je n’avais pas vraiment eu le choix… J’espérais simplement ne pas regretter ce service rendu à Elias. Mais une fois encore, l’aide de Roxy n’allait pas être de trop.

Mon associé était de sortie aujourd’hui, partageant son temps entre l’agence et ses recherches à la Potential Home. Cela me dépassait qu’une personne puisse s’intéresser à autant de sujets différents, mais visiblement, cela ne dérangeait pars Roxy. Ni n’entravait son travail chez moi, alors, cela me convenait. Et en attendant le début officiel des nouvelles recrues, je profitais d’être seul et au calme à l’agence pour ranger et trier des dossiers. Je savais que de tels moments allaient rarement se présenter à l’avenir, si l’on était quatre à se partager les lieux.

Malgré la progression des affaires, je n’avais toujours pas déménagé, et continuais à vivre dans le même logement qui me servait également de lieu de travail. La pièce principale était dédiée au boulot, avec mon bureau, des étagères remplies de dossiers, un serveur informatique et un endroit pour recevoir les clients. Autrement, une autre pièce attenante me servait de chambre, complétée par une cuisine et une petite salle de bain. Vie privée et boulot étaient tellement indissociables chez moi que je n’avais pas cherché à séparer physique les deux. Et j’avais dû choisir entre engager de nouvelles personnes et investir dans un autre loyer. Alice m’aurait fait la gueule si j’avais eu le malheur de faire le choix inverse.

J’étais occupé à archiver des dossiers d’affaires classées ou interrompues, lorsque trois coups furent frappés à la porte. Je n’avais pas de rendez-vous, à moins que cela soit un nouveau client, et je n’avais pour ainsi dire jamais de visites privées. Mais j’avais une intuition suite au souvenir d’une récente rencontre et d’un échange de messages. J’allais ouvrir la porte pour découvrir que ma supposition était fondée.

"Salut, Clarke." Je la gratifiai d’un bref sourire, avant de m’écarter pour la laisser entrer. J’observais le présent qu’elle me tendit avec un autre sourire en coin. "Merci. Peu importe. Ce n’est pas pire qu’à New Victoria, mais ils ne savent pas non plus faire le café ici."

Je m’éclipsais un instant pour sortir la vieille cafetière italienne, héritage d’une grand-mère napolitaine que je n’avais jamais connue, et préparais deux cafés, laissant ainsi le temps à mon invitée de découvrir les lieux. Ces derniers n’avaient rien d’extraordinaires : propres, rangés et fonctionnels. Un portrait de Miles Davis venait apporter un peu de couleurs aux murs blancs, et le seul détail notable était les carreaux fraîchement neufs des fenêtres. Roxy et sa magie les cassaient régulièrement. Ce qui, au moins, m’évitait de devoir les nettoyer.

"Je ne sais pas si j’ai beaucoup à dire." lui répondis-je en revenant avec deux tasses à café. "C’est toujours la même chose : boulot, boulot et boulot." Je m’assis derrière mon bureau, attrapant une des tasses. Rien à voir avec ces horreurs servies ici, à l’exception de ceux de Chez Reggie. "Mais, ça se passe bien. En dix ans, j’ai fait mon réseau. Et j’ai même engagé, récemment."

Cela changeait du temps où je bossais chez Pinkerton, où j’avais toujours quelqu’un dans mon dos, même en étant un excellent élément. J’avais connu Amelia durant ces années, et c’était une expérience que je ne regrettais pas malgré tout. Mais j’étais heureux d’être indépendant désormais. Déjà à l’époque, la détermination de Clarke m’avait marqué, et je doutais que cela ait changé. C’était l’une des rares personnes avec qui j’avais gardé un semblant de contact. La retrouver sur la même arche était donc surprenant. Mais dans le bon sens du terme.

"Dis-moi plutôt : cela fait longtemps que tu es sur Edimbourg ? Toujours dans les affaires ?"
Data
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Dim 17 Sep 2017 - 19:06

Can you find my boy ?





Le regard de Clark s'attardait sur Davis. Un sourire flotta sur ses lèvres. Une collection de vinyle attendait encore qu'un meuble soit monté pour les ranger. Le jazz... Découvert dans les clubs new-yorkais. Devenu pour elle une culture underground. Que de nuits blanches passées à débattre dans la fumée acre et la musique.
Le grain torréfié emplissait l'air.
Amélia accompagna le mouvement. Elle tirait la chaise de la clientèle pour y siéger. Saisie la seconde tasse. Tout à l'écoute. Data et l'art de la synthèse. Voilà dix ans de résumé en un mot « boulot ». Rien qui puisse étonner son interlocutrice. Il dormait probablement autant qu'elle. Toujours investis par une mission. Les horaires de Pinkerton n'avaient pas été les leurs.

- Engagé ? C'est que les affaires sont bonnes. Toi en employeur. Ça doit être quelque-chose. Et ça se passe bien ?

Daniel n'avait pas beaucoup changé. Des rires, des cheveux gris, à part cela, il était fidèle au souvenir. Le revoir derrière un bureau réveillait cette autre époque. Où s'étaient-ils laissés ? Avait-elle déjà commencé sa conquête des arches européennes ? Elle courait, plus qu'elle ne vivait, déjà. Tous ces galas. Touts ces défis.
Head se pensait invulnérable.

- Bientôt un an et demi. Oui. Enfin de compte, elle s'était installée en arche écossaise. La faute aux autres. A un en particulier. Plus depuis mon divorce. Enfin, plus directement. La fin chaotique était mise sous silence. Pour l'instant. Data avait croisé Georges Powell. Très épisodiquement à New-York. Pas assez peut-être pour entrevoir l'homme derrière le masque. Elle annonça pleine d'ironie la réalité de ses quarante ans : - Je travaille pour le Cercle maintenant. Je suis déléguée de commission exécutive, dans l'application des décrets de régulation dans l'import-export. Rien de très exaltant. La tâche est aussi abscons que son nom l'indique. Mais elle m'ouvre une voie inintéressante et j'ai d'autres dadas à côté. Commenta-t-elle.

Dans la bouche de Clark quelle étrangeté. Elle qui parlait de conquête et de révolution commerciale. Il fallait la connaître pour comprendre que sa progression se trouvait ailleurs. Car à la vérité, passer ses journées à s'assurer que les lois étaient respectées, ne faisait pas parti de ses grands rêves. Mais, c'était une porte. Une petit porte pour arriver aux grands défis.
Le travail à pour Arkadia était autrement plus stimulant. Et productif. Cooper pourrait être dans la confidence. Amélia avait confiance en lui. Ils renouaient d'abord. Ne rien précipiter.

- Qu'est-ce qui t'as attiré dans cette ville ? La première gorgée de café noir. Quel plaisir solitaire. Quelle saveur affectueuse sur le palais.

L'absence d'une alliance. Le mode de vie inchangé. Danny n'avait pas l'air d'avoir trouvé chaussure à son pied. Mais Amélia n'aurait pas fait de raisonnement hâtif. Les gens étaient complexes. Ils surprenaient toujours. D'autant plus les loubards indépendants comme celui-ci.

- Entre les Aoliens et les anti-Prodiges tu ne dois pas t'ennuyer. L'un et l'autre n’intéressaient pas plus l'Américaine que cela. Éléments perturbateurs qui compliquaient leur travail. Sources de craintes et de soucis qui ralentissaient les accords inter-archipel.

Amélia alterna le croisement jambier. Détendue. Souriante. Elle avait un peu l'impression d'être rentrée en New Victoria.
Head
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Mer 20 Sep 2017 - 22:03
Laissant mon invitée prendre connaissance des lieux, je restais quelques instants dans la cuisine pour préparer du café. L’endroit, comme le reste de mon appartement/agence était impeccable. Un côté maniaque, et sans doute de très rares repas, aidaient à garder la cuisine propre, J’avais néanmoins dû investir dans une nouvelle vaisselle pour les nouveaux employés, et certains signes comme des post-it ou des affaires laissées en évidence trahissaient une nouvelle dynamique, plus vivante qu’auparavant. De même, mes placards étaient un peu plus remplis, Roxy ayant l’habitude de toujours laisser une boîte de biscuits ou un paquer de chips, ne serait-ce que pour nourrir l’araignée-flamme qui lui servait d’animal de compagnie.

Elias avait aussi l’habitude d’amener à manger quand il passait. Beaucoup trop pour deux, trois voire même cinq personnes. Je le soupçonnais d’essayer de compenser mes fréquents « oublis », lorsque le travail était si prenant que j’en oubliais de manger. Qui arrivaient bien plus souvent qu’il y a plusieurs années, c’était vrai. Mais au moins, j’avais une boîte de chocolats neuve, que je pus sortir pour en disposer plusieurs sur une assiette, puis sur le plateau avec le café. C’était assez paradoxal, mais lorsque j’en avais le temps –et donc très rarement-, j’appréciais cuisiner et prendre le soin de dresser des plats. Il allait falloir me contenter du plateau café pour aujourd’hui.

"J’ai de quoi les payer décemment, donc je suppose oui." me contentai-je de répondre avec un léger haussement d’épaules. Mais je pouvais comprendre son étonnement : il m’avait fallu des années pour me laisser convaincre de prendre d’autres personnes à l’agence. Une solitaire comme Amelia pouvait bien le concevoir. Et pourtant. "Assez bien oui. J’en suis le premier surpris. Je te présenterai correctement mon associé à l’occasion, c’est une personne… très compétente."

Malgré ses apparences juvéniles, Roxy possédait un nombre impressionnant de diplômes, et était un véritable puit de savoir. En plus d’être une personne qui apprenait très rapidement et débrouillarde. Rien dont je puisse me plaindre, si ce n’était peut-être ses facultés à casser des vitres aussi vite que je les faisais réparer.

Voir mon interlocutrice ravivait des souvenirs que j’étais étonné de sentir lointain. J’avais tellement œuvré pour laisser mon ancienne vie loin derrière, et tout ce qui s’y rattachait ou presque. Question de survie, pour éviter de penser à certains événements trop traumatisants. Raison de plus pour m’intéresser davantage à la vie d’Amelia plutôt à ces fantômes de mon passé. Je fus surpris de voir qu’elle était depuis un an et demi à Édimbourg, ne pensant pas qu’elle pouvait rester aussi longtemps. Mais la suite expliquait assez bien pourquoi.

"Je vois." répondis-je simplement à la mention de son mari. C’était le genre d’informations sensibles qu’il ne valait mieux pas trop remuer, et je détestais lorsqu’on le faisait avec moi. Néanmoins, je restais ouvert si elle avait besoin d’en dire plus, me contentant autrement de la regarder avec un regard compréhensif. "Je ne doute pas que tu aies une idée derrière la tête, et cela m’aurait étonné de te voir sans buts à poursuivre. Et même dans tes tâches de déléguées, je suppose que tu dois en voir des choses…"

C’était fou à quel point il se passait des choses sur cette arche. Pour peu que l’on sache où regarder. L’activité économique y était intense, autant légalement que par des voies plus détournées et souterraines. Ce qui avait bien sûr ses avantages, et ses dangers. En tous cas, nous n’allions pas manquer de travail. Surtout vu quel place ce dernier avait dans nos vies. Presque omniprésent.

"Honnêtement ?" répondis-je avec un nouvel haussement d’épaules. "J’avais besoin de changer radicalement d’air. Et le marché était prometteur ici. Et de ton côté ? Tu arrives à t’y faire ?"

Je n’avais pas eu le choix. Et plus rien ne me retenait plus à New Victoria. J’avais refait ma vie ici, en essayant d’enfuir ce que je n’avais pas pu abandonner derrière moi. Mon psy devait m’en remercier. Je vis son regard s’attarder un instant sur ma main gauche, et eus un petit sourire coin.

"Ça non plus, ça n’a pas changé." Dis-je en levant ladite main, avant d’esquisser une légère moue. "Et ça ne risque pas."

Quel était l’intérêt de m’encombrer d’une relation ? Et qui serait assez fou ou stupide pour supporter mon rythme de vie ? Avoir accepté d’engager des employés était le maximum que je puisse faire concernant, plus ou moins, ma vie privée. Et si cette dernière était minimum, elle me posait moins de problèmes. C’était aussi simple que ça.

"J’ai de quoi faire. Mais toi aussi, j’imagine ? Peu importe dans quoi tu travailles…" Je fis un geste vague de la main, avant de boire une nouvelle gorgée de café. "Tu voulais me voir pour des raisons professionnelles, également, je crois ?"
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