[CLOS] Une envie qui nait et s’épanouie. [ Miss Kreizler, je vous prie.]

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Sam 21 Mai 2016 - 21:41




DUCHESSE
LAMPEDUZA


Une envie qui nait et s'épanouie

Difficile d'entrer plus en argumentation, quand la personne face à vous, semblait parfaitement ce qu'elle faisait et disait. Rix aurait pu en être quelque peu décontenancée. Elle observait son interlocutrice en se demandant ce qui la poussait à être aussi sûre d'elle-même. Mis à part son statut et son argent, bien entendu. Elle sentait, qu'il y avait beaucoup plus. Mis à part le fait que cette dame était, sans aucun doute, une immortelle. La couleur de l'aura n'était pas la plus lumineuse qui soit.

- Ce n'est pas une façon de faire de nos temps, duchesse...

Elle pouvait bien tenter de lui faire la morale, mais n'était-elle pas la première à dire que si le Chuchoteur lui tombait sous la main, elle ne lui laisserait sans doute aucune chance? Gabrielle était du genre "faites ce que je dis, pas ce que je fais". Un soupire passa ses lèvres, de toutes les façons, pour ce soir, elle perdait cette partie. La dernière preuve venait de disparaître dans le bocal. Son regard noir se posait sur la dame face à elle.

- Ce n'est pas le bureau, c'est mon intégrité que vous mettez sur la sellette et je n'aime pas ça.
Autant souligner les choses comme elles étaient.

L'agent n'aimait vraiment pas être dans cette position. Devoir mentir à des gens comme George ne lui plaisait pas. Il lui faisait confiance, tout comme elle. Si elle commençait à cacher des trucs pareils... c'était le début de la fin. A ses yeux. Mais encore une fois, ne faisait-elle pas beaucoup de chose dans son dos, quand même? Notre protagoniste tentait plus de garder la face, face à cette femme, justement. Elle se devait de montrer une ligne de conduite irréprochable. Surtout qu'elle ne la connaissait pas suffisamment, pour se permettre quoi que ce soit. Trop baisser les barrières et c'était l'assurance de se faire totalement avoir. Parano? Si peu...

Il était évident que le système judiciaire n'était pas le meilleur, mais c'était celui qu'ils avaient et qu'elle servait. Voilà tout. Qu'importe les piques qu'on pouvait faire à son encontre, c'était ainsi. Et ce que faisait Nikolas, n'aidait pas à le faire respecter. Enfin, à voir sa nouvelle réponse, à quoi bon tenter de discuter ainsi? Rix avait bien compris que cette femme se moquait de beaucoup de chose. Mieux valait retourner au salon et oublier tout ça...

- Hum... facile à dire. Kreizler allait se servir un verre, qu'elle termina d'un seul trait, avant de se resservir, tout en allant ensuite s'installer sur le fauteuil. Puisque la maîtresse de maison fumait, elle se permit de sortir son paquet de clope, une cigarette ne lui ferait pas de mal. Qui vous a parlé de ma capacité? Elle secoua la tête, sortant le Zippo de sa poche. Ce n'est pas un don... ça n'a rien d'extraordinaire et à moins que vous ayez une solution pour le virer définitivement, il n'y a rien à en dire. La fixant. Pourquoi faire? Les étudier comme des cobayes? Les avoir dans un cabinet de curiosité?

Notre profileuse démontrait ainsi à quel point elle détestait son pouvoir, qui lui pourrissait passablement la vie. Sans compter cet enfoiré qui s'en servait contre elle. Mais ça, c'était encore une autre histoire.

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Rix
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Mar 31 Mai 2016 - 21:00
Une envie qui nait et s’épanouie.

Feat. Miss Kreizler


La fumée de la cigarette partait en volute vers le plafond.

Êtes-vous certaine de bien vivre à notre époque Agent Kreizler ? Car je vois chaque jour des exemples d’une barbarie atemporelle. Ce simulacre de justice est là pour cacher des actes autrement condamnables.

Un éclat de rire sorti de la gorge blanche de la Duchesse. Elle scruta la jeunette quelques secondes. Une opportunité se dessinait enfin. La dame eut un sourire avant de rétorquer.

Ca n’a pas d’importance. Je le sais, voilà tout. Oh non, je n’ai pas de cobayes. Ne me confondez pas avec eux. Gabrielle. Il existe un moyen de vous débarrasser de votre « malédiction ». Un sérum. Malheureusement…

Nikolas ménagea un silence. Elle fit mine de dissimuler sa tristesse en détournant son regard. Tandis que dans ses yeux étincela une sombre lueur. Le témoin d’une haine effroyable. La dame se campa de nouveau face à la baie vitrée. Un bras enroulé autour de son ventre, elle fouillait l’obscurité du regard. Deux années s’étaient écoulées, depuis qu’elle avait appris qu’ « Enée » était prêt. Deux longues années au cours dès quelles, ses équipes avaient échouées, les unes après les autres. L’adversaire était coriace.

Il demeure inaccessible. Reconnue Strega avec neutralité.

La carotide de la noble se mit à palpiter pendant un instant. Elle trahit alors une vive contrariété. Cela faisait des années que Cnossos était après la conceptrice du sérum. À présent, même en ayant sous la main l’une de ses associées, elle n’était pas encore parvenue à obtenir ni l’auteur, ni le produit. Qui plus est, Natacha Nabov faisait preuve d’une résolution impressionnante. Elle tenait tête à Wang depuis des semaines. Bien plus que ne l’avait fait son père avant elle. Elle avait même embauché cet idiot de Kassianov pour travailler sur une reproduction. Pietro était décidément beaucoup moins doué que son ex-compagne. Pourtant, il en faudrait beaucoup plus pour stopper cette Prodige.

Quel dommage. N’est-ce pas ? Se désola-t-elle tout bas.

Madame Lampeduza n’avait pas encore dit son dernier mot. Si les voies souterraines ne fonctionnaient pas, elle comptait bien trouver un autre chemin vers la victoire. Scotland Yard disposait de ressources intéressantes. La femme assise dans le canapé pouvait lui en ouvrir les portes. Il suffisait pour cela de la convaincre.

Après tout, chacun devrait être libre de choisir la vie qu’il veut vivre. Vous ne croyez pas ? La Sorcière laissa flotter un court silence, puis elle effectua une nouvelle manœuvre. Oserais-je vous inviter à rester coucher ? Proposa-telle poliment.
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Jeu 9 Juin 2016 - 18:18




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- Ce n'est pas parce que vous êtes témoin de barbarie, que cela justifie de faire de même. Se montrer plus intelligent que la masse, c'est ce qui fait qu'on est humain. De plus, la Justice doit être servie, écoutée et respectée. Pas besoin de retourner au Moyen-Age...

Elle n'aimait guère qu'on remette en cause son intégrité ou le fait que son boulot, ne voulait rien dire. Au contraire, elle savait à quel point cela sauvait des vies. Alors quoi que dise cette femme, elle ne l'écouterait pas. Et continuerait de se défendre, bec et ongle. C'était ainsi qu'était Rix et personne ne la changerait, pas à cet âge, encore moins en lui parlant ainsi.

La suite la laissa perplexe, cette dame semblait dire qu'il y avait un moyen de se débarrasser de ces saloperies de dons? L'agent regardait la duchesse en se demandant si elle ne se foutait pas très clairement de sa gueule. Après tout, s'il y avait vraiment un sérum qui existait, elle aurait du en entendre parler, d'une façon ou d'une autre, non?

- Hum... dommage, oui. Fit-elle assez cynique.

Fallait bien avouer que Kreizler avait bien du mal à croire qu'une pareille chose existe. Qui aurait pu réussir un tel exercice? Un scientifique suffisamment fou et balèze sans doute. Mais bon, ça devait être une fable et si c'était la façon de Lampeduza de réussir à l'intéresser, c'était franchement facile. Et peu inspiré. En plus du reste. Pourtant, la profileuse voyait bien que quelque chose tendait son hôte. Elle lui tournait certes le dos, mais il lui semblait que la pièce avait perdu un ou deux degrés, comme si parler de tout cela évoquait de mauvais souvenir à la maîtresse de maison.

- Bien entendu. Mais nous savons tous que ce n'est pas ainsi que la vie se passe. Fumant à son tour, elle resta quelque peu surprise de la dernière question, ne comprenant décidément pas où voulait en venir cette dame. Lui revenait alors en tête le début de leur conversation, sur le fait de partager un moment entre femmes, quel qu'il soit. ... pourquoi une telle invitation Duchesse? Qu'est-ce que vous voulez, concrètement.

Autant dire que Rix n'aimait pas voir que cette femme tournait autour du pot, sans jamais le toucher, même du bout du doigt. Elle n'aimait pas voir le mystère qu'elle mettait dans cette rencontre. Si c'était pour se retrouver avec une autre tête dissoute dans un bocal, elle préférait passer.

- Parce que découvrir les cadavres dans vos placards ou vos bocaux, je m'en passe sans trop de problème...

Autant être honnête et ce n'était pas cette femme qui avait sa langue dans sa poche, surtout pour dire ce qu'elle pensait. Qu'importe si c'était bien ou mal prit. Elle n'était pas sociable, pas prête à faire des efforts de civilité, plus que le strict minimum et encore...

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Rix
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Mar 28 Juin 2016 - 22:38
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Feat. Miss Kreizler



Miss Kreizler entonna un discours didactique sur l’ordre et la justice. Bien que simple il atteignit son but. La Duchesse n’en fut pourtant pas émue. Les passions humaines ne la touchaient plus. Le temps allant les émotions, les sentiments, tout s’émoussait. Rares étaient les émois qui traversaient Madame. Une défense, plutôt efficace, quand l’éternité interdit au bonheur de survivre plus de quelques années.

Quant à l’insistance du pour quoi sur cette réunion elle semblait tout aussi vaine. Nikolas n’avait pas l’intention de se dévoiler davantage. Elle s’amusait souvent quand l’incompréhension ou l’agacement gagnait ses victimes. Cette fois encore aucune réponse explicite n’émergea.

N’ais-je pas répondue à cette question ? Par deux fois déjà. Rien d’autre que la curiosité pour le moment. Je voulais savoir qui vous étiez.

On toqua à la porte avec délicatesse. Dix secondes plus tard, celle-ci s’écarta du montant. Une jeune femme, en uniforme, se présenta sur le seuil. Elle était jeune, plutôt bien mise, derrière son attitude obéissante, se devinait une certaine force de caractère. Nouvellement arrivée au service des Lampeduza, la demoiselle restait réservée, avec le reste de l’équipe. Elle avait bien comprit le fonctionnement de son employeur et patienta jusqu’à ce que tombe l’ordre.

Fawn faites préparer la chambre « d’orient » pour miss Kreizler.

Le dialogue ne dura pas plus. La domestique se retira sans un mot dit. Elle referma la porte sur elle, isolant les deux blondes. La Duchesse alla prendre une nouvelle place sur le sofa. L’une de ses longues mains baguées s’apposa sur la place vide à sa droite. Elle la tapota, tout en relevant son regard sombre sur la policière.

Ne voyez pas le mal partout ma chère. Il se trouve qu’il est rare de rencontrer d’autres Prodiges capables de discerner les âmes sombres. Est-ce alors si étonnant que j’eus le désir de vous rencontrer ? Si j’avais, de mauvaises intentions envers vous, Gabrielle, vous le sauriez déjà.

Un court silence s’imposa dans le salon. La nuit était à présent noire d’encre. La maisonnée ne bougeait presque plus. La sensation d’être coupé du reste de l’arche se fit de plus en plus sentir. Une commande automatique baissa la luminosité de quelques degrés dans la pièce. La silhouette de Strega se confondit peu à peu avec les ombres. Elle finit par susurrer en confidence.

Peut-être un jour, serais-je amenée à solliciter un service.

Puis, une mécanique invisible s’enclencha. La femme se leva sans bruit. Elle se dirigea vers la sortie du salon. La chienne se redressa sur ses pattes arrière pour la suivre. Avant même que Madame tende une main vers la poignée de la porte, celle-ci s’ouvrit. Nikolas darda ses yeux sur le visage de Mr Pelletier un instant. Ils se jaugèrent. La plus âgée énonça ensuite ses directives.

Mon homme de main est à votre disposition pour toutes questions. Profitez donc de notre gîte et de son confort ce soir. Nous nous reverrons très bientôt. disant cela, la dame se retira, telle une reine pour gagner une autre pièce.

Le bras droit de la Duchesse se tourna alors vers l’invité. Il semblait tout à fait habitué à ce type de situation. Les mains croisées dans le bas du dos, il étudia la jeune femme avec attention. Il attendait de voir quelle allait être la réaction de la nouvelle coqueluche Strega. Bien souvent, arrivée à ce stade, les filles fuyaient la villa. Bien souvent cela ne faisait qu’attiser l’envie de Nikolas de poursuivre sa partie.
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Jeu 30 Juin 2016 - 16:59




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Une envie qui nait et s'épanouie

Répondre... c'était un grand mot. Rix estimait que la duchesse faisait en sorte de ne surtout pas lui répondre. La Lampeduza trouvait des tournures, pour éviter la base du problème. Elle savait qu'il y avait autre chose derrière qu'une simple curiosité. Mais cette femme aimait entretenir le mystère, ce qui ne manquait pas d'augmenter la vigilance de l'agent. Après tout, elle était méfiante de nature, encore plus depuis quelques années. Alors une dame de ce standing, qui lui faisait "la cour" ainsi, ne manquait pas d'allumer quelques alarmes. Sans compter qu'elle sentait bien à son odeur, que ce n'était pas un ange qui se cachait derrière les traits de la noble. Bien au contraire.

Elle la fixait d'un air de dire, vous vous moquez bien de moi quand même. Enfin, notre protagoniste comprenait que son vis-à-vis n'allait pas cracher le morceau ce soir. Ce serait donc un combat de longue haleine, mais vu la ténacité de cette femme, pas de doute qu'elle obtiendrait le fin mot de cette histoire, une fois ou l'autre.

- J'espère que vous n'êtes pas déçue. Lâcha-t-elle alors laconiquement. Tandis que la dame lui faisait comprendre qu'elle cherchait simplement à savoir qui elle était.

Laissant la maîtresse de maison parler à sa domestique, Gabrielle retourna se servir un verre. Il lui faudrait voir, un jour, à calmer cette manie. En écoutant d'une oreille le bref échange, elle comprit qu'on lui offrait bel et bien un lit pour la nuit. Vu l'alcool ingurgité, ce ne serait sans doute pas un mal de dormir ici. La moto n'était guère suggérée dans son état. Même si elle savait qu'elle tenait bien l'alcool, mieux valait ne pas trop tenter le Diable. Elle devait d'abord s'assurer d'en mettre un hors d'état de nuire, avant de rencontrer son Créateur.

Kreizler manqua de ricaner alors que Nikolas lui faisait comprendre qu'elle devait essayer de moins voir le mal partout. Alors ça... de la part de cette femme, c'était presque comique. Elle lui lança un regard qui voulait tout dire, avec un léger sourire en coin, avant qu'elle ne prenne une gorgée de sa boisson, simplement pour éviter une de ses sorties, qui pouvaient être apparentée à une pique bien salée. Ne pas voir le mal partout, elle en avait de bonne la Duchesse.

- Mmmm... ok ok. La fixant. Je n'aime pas quand on s'intéresse de trop prêt à ce que je suis capable de faire. La curiosité morbide d'un grand nombre de personne me dégoûte.

Elle qui voulait les sortir de sa tête, ne supportait guère, quand elle rencontrait des tarés prêt à faire à ces tueurs, des autels à leur gloire. Alors mieux valait que le bruit ne court pas sur le fait qu'il y avait moyen de s'introduire dans leurs esprits, si on en avait le don.

- Vraiment? Je ne doute pas que vous savez parfaitement cacher votre jeu, Duchesse. Alors excusez-moi si je me montre sur mes gardes. Au moins était-elle franche. Une qualité, ou un défaut, dépendamment de la situation.

Rix remarqua alors qu'elles étaient presque toute deux dans le noir. Elle écouta alors les dernières paroles de son hôte, restant stoïque, mais bien entendu, toujours curieuse. Tel le félin qu'elle était. Cette femme avait le don de piquer son intérêt et ce n'était pas toujours pour lui plaire.

- Vous avez ma carte.

Après tout, Strega pouvait toujours l'appeler, ce n'était pas certains que l'agent réponde à l'appel, mais au moins, écoutera-t-elle la demande. Elle fit un petit mouvement de la tête, comprenant que son interlocutrice voulait prendre congé, sans doute pour aller se reposer, elle n'avait plus vraiment l'âge de veiller jusqu'au bout de la nuit.

- Merci.
Son regard se porta alors sur le français. Monsieur Pelletier... peut-être un jour nous croiserons-nous ailleurs que pendant vos heures de service. Dit-elle avec un petit sourire. Si tant soit peu vous arrêter de travailler, parfois. Elle le charriait, mais ce n'était rien de méchant, elle ne comprenait guère ce besoin qu'avait certains de se mettre au service personnel d'autres. Je n'aurai qu'une question, pouvez-vous me conduire jusqu'à ma chambre?

Au moins qu'elle connaisse le chemin jusque-là, ensuite, peut-être mettrait-elle en pratique l'invitation de la patronne des lieux. Profiter de la maison et surtout, découvrir, un peu plus, seule.

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Rix
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Mar 5 Juil 2016 - 17:04
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L’entrevue s’acheva sur le thème de l’ironie. La femme au stigmate n’avait pas obtenu toutes ses réponses. Cependant, et comme elle venait de le souligner, les interlocuteurs de la Duchesse repartaient toujours les mains vides. La curiosité était l’appât de Madame. Il était aisé de manipuler quelqu’un une fois qu’il était mystifié. Là où Vito laissait son charme sur les pauvres âmes. Nikolas venait troubler leurs esprits en distillant le doute. A chacun sa méthode pour attirer la proie dans leur piège.

Hum. Faites attention à vous Gabrielle. Bonne nuit.




Maurice Peletier



Maurice Pelletier, était un homme entre deux âges. Il n’était pas loin de la soixantaine. Dès qu’il avait obtenu le diplôme de majordome, en 1977, Il était entré au service des Lampeduza, prenant la suite de son père avant lui. C’était une histoire de famille. Une famille en morceau, depuis la mort de son épouse, quatre ans plus tôt. Un fils parti faire ses études sur l’Arche d’Angleterre un an plus tard. Une vieille mère isolée dans une maison de retraite en Provence. L’homme de main n’avait rien de mieux à faire que servir les intérêts –pas uniquement dans la sphère domestique- de ce couple d’anthologie.

Sous ses dehors, polis et calmes, se devinait une vraie force tranquille. Il était beaucoup trop délicat pour convenir au simple rôle de majordome. Il était aussi un garde du corps et un enquêteur personnel. Il rendit son sourire à la blonde et lui répondit avec un léger accent.

- Ce sera avec plaisir mademoiselle. Il m’arrive de sortir en ville le dimanche après-midi. Rebondit-il sur sa petite pique.

Il s’écarta de l’entrée puis invita l’Allemande à le suivre dans le hall de la maison. Tout était éteint et silencieux. Il n’y avait aucune trace de présence humaine, si ce n’est des éclats de voix provenant d’un étage inférieur. La majorité du service était au repos à présent. Un grand espace leur été consacré en bas. Les domestiques se retrouvaient au souper, pour se détendre, après la journée de travail. Maurice prit la direction pour prendre l’escalier. Il tint deux portes avant de s’arrêter face à une porte blanche. Il l’ouvrit à l’aide d’une clé d’argent et entra d’un pas leste.

- Si vous voulez bien.

Une chambre d’ami aussi luxueuse que celle d’un quatre étoile en Ville. Elle faisait la taille d’un studio. Un espace salon et une salle de bain étaient prêts à l’usage. Le lit était gigantesque. Le bras droit de Madame alluma la lumière et fit le tour de la pièce centrale avant de revenir en son centre. Il indiqua de la main une télécommande posée sur une table.

- Toutes les commandes électriques sont centralisées via cette télécommande. Volets, lumières, sons. Il n’y a pas d’accès à internet dans cette partie de la villa. Vous avez le choix entre une douche ou une baignoire. Vous avez accès au jacuzzi et à la piscine jusqu’à minuit et demi. Nous ne servons rien en chambre. Vous devrez descendre. Le petit-déjeuner est servi à partir de 6h30. Si vous le voulez, nous pouvons laver vos vêtements. Ils seront prêts à 7h30. Pour votre moto, nous vous ferons un plein.

Maurice alla déposer la clé de la chambre à côté de la télécommande. Il vérifia une dernière fois la chambre d’un œil aiguisé. On sentait chez lui les réflexes d’un aguerri.

- Avez-vous besoin de quelque chose ? Le Français prit congé à son tour. Non sans un regard amusé pour cette garçonne de caractère.

Une magnifique bouteille de scotch patientait au-dessus du bar. Sur la table blanche reposait un dossier en cuir fermé d’un cordon rouge. Il contenait un dossier de Scotland Yard concernant un certain Yegor Nabov. Quelqu’un avait ajouté des remarques manuscrites, dates, lieux, statistiques. Le nom de « Enée » était mentionné trois fois le long des pages sans que soit indiqué de quoi il s’agissait exactement. Un mystère de plus à résoudre pour l’Agent.
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Sam 9 Juil 2016 - 12:54




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- Toujours, Duchesse. Avec un dernier mouvement de la tête, pour lui rendre son bonne nuit.

Rix était suffisamment observatrice, pour comprendre que cet homme n'était pas qu'un simple majordome. Bien évidemment, après tout, vu la dame qu'il servait, c'était logique. Elle l'avait déjà observé lorsqu'ils s'étaient croisés au commissariat et qu'il avait dû répondre, lui aussi, à quelques questions. Maintenant qu'elle pouvait le voir dans son "habitat naturel", son observation se faisait quelque peu plus acérée.

Dommage qu'elle ne puisse pas lire dans les pensées des gens normaux, ça l'aurait sans doute beaucoup plus intéressé, que de se retrouver projetée dans les esprits des tarés. Sans jamais pouvoir le contrôler d'ailleurs. Elle garda son petit sourire amusé, quand son interlocuteur ne manqua pas de répondre à sa petite pique. Au moins ce dernier avait de la répartie.

- Madame. Corrigea-t-elle. Voilà longtemps qu'elle n'était plus une gamine et elle préférait juste le rappeler. Ce n'était pas parce qu'elle n'était pas mariée, qu'il lui fallait garder cette appellation qui ne lui plaisait guère. Oh... alors peut-être nous croiserons-nous.

Gabrielle suivait donc le français d'un pas tranquille, observant les couloirs qu'ils traversaient, à l'écoute des bruits de la maison, enregistrant petit à petit, le chemin à suivre. Cette maison semblait plus gigantesque qu'elle ne le laissait voir de l'extérieur. Dire que des gens avaient les moyens de se payer des trucs pareils.

La chambre d'ami, la laissa silencieuse de longues secondes, tandis qu'elle prenait conscience de l'immensité de la pièce. Un vrai petit studio à elle toute seule. Décidément, il y avait de quoi être impressionnée. Après tout, Rix n'avait guère l'habitude d'aller dormir dans des palaces, alors des maisons pareilles. Elle se contenait de son petit appartement, qui lui convenait parfaitement et quand elle était en voyage, des hôtels qu'elle pouvait s'offrir avec son petit budget. Mais profiter un peu d'autant d'espace, pourquoi pas, on lui faisait comprendre de ne pas se gêner. Heureusement pour les Lampeduza, elle n'y prendrait sans doute pas goût. Allez savoir s'ils seraient contents d'avoir un inspecteur de police, squattant leur villa.


- Woah. Portant alors son attention sur Maurice, tout en ayant un air amusé, enregistrant les informations. Eh bien, on se croirait vraiment à l'hôtel. Se déplaçant dans la pièce. C'est bon, mes habits sont encore portables, merci. S'arrêtant. Ça devrait aller, je vais m'en sortir. Je pense que vous pouvez aller vous reposer. Merci Maurice. Lui offrant un sourire aimable.

Kreizler s'estimait assez grande pour pouvoir s'occuper d'elle-même et voir ce qu'elle ferait ensuite. Elle n'avait pas faim, et la bouteille avait été repérée, c'était donc parfait. Même si l'idée d'aller piquer une tête dans la piscine, lui passa par la tête. Un peu de sport avant d'aller au lit, lui permettrait peut-être de dormir plus profondément. Elle trouva sur le lit, un maillot de bain et un linge, à croire qu'on avait lu dans ses pensées.

Finalement, elle profita de cela pour aller piquer une tête, nageant une bonne heure sans s'arrêter, pour détendre complètement ses muscles, puis revenant dans la chambre prêtée, elle s'installa sur le canapé, un verre à la main, son regard - bien entendu - attiré par le dossier posé sur la table. Elle l'ouvrit, curieuse, comme toujours et se plongea dans la lecture, ne voyant guère le temps passé.

Ce fût quand elle entendit le chant des oiseaux, qu'elle comprit qu'encore une fois, sa nuit serait courte. La bouteille avait été terminée. La profileuse n'avait guère vu le temps passer. Elle put alors s'étaler dans le lit et s'endormir comme une masse, les informations enregistrées tournant encore un peu dans son esprit. Strega avait donc gagné la première bataille. Mais était-ce vraiment une bonne idée de mettre une femme comme elle sur ses affaires?

Rix était connue pour ne plus lâcher son os, une fois qu'elle avait mis la main dessus. La suite nous le dira bien assez tôt.


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Rix
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