Quand on cherche... on finit toujours par trouver ! ( Houroun )

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Dim 18 Nov 2018 - 17:56
“ Il n'y a rien de plus excitant qu'un livre dont on ne devine pas la fin. ”

Élias Tanit


    Les jours se succédaient à une vitesse folle. Sveda avait du mal à croire qu'ils arrivaient déjà à la mis novembre. Elle avait l'impression que l'été venait à peine de se terminer. Mais les journées raccourcissaient de plus en plus. Une brume automnale descendait des collines pour couvrir Edimbourd de son drapée blanc. Les arbres perdaient leurs feuilles plus vite encore que l'année précédente. Tohum, qui voyait le monde évoluer depuis si longtemps, ne pouvait s'empêcher de noter les changements dans l'ordre naturel.

    Elle lisait régulièrement la presse scientifique. Il y avait chaque semaine un son d'alarme concernant l'environnement, la sauvegarde de l' écosystème. Mais ces sujets n'étaient pas relayés vers le grand public. Les pouvoirs étaient frileux à parler des soucis écologiques. Ils étaient sans doute plus inquiétés, par l'état de l'Archipel, dont le champ magnétique connaissait de plus en plus de défaillances. Malheureusement aucune décision collective ne venait.

    De son côté la nomade faisait de son mieux pour préparer l'avenir... quel que serait sa forme. Elle réfléchissait, avec plusieurs camarades de travail, au meilleur moyen de renforcer le magnétisme du champ. Ce n'était pas un domaine dans lequel elle était une experte. Loin s'en fût. Mais cela lui permettait d'apprendre et de ne pas rester inactive face à cette menace naturelle. Elle n'avait rien pu faire contre l’Armageddon. Elle ne tenait pas à ce que l'espèce humaine vive une extinction.

    Alors, elle avait commencé par étudier les bases des théories élémentaires. Elle allait beaucoup emprunter, à la bibliothèque de la PH, mais aussi à la bibliothèque municipale du centre-ville. Elle s'y rendait souvent, le pendant la nocturne du mardi soir, à la sortie du de l'école. Elle commençait toujours pas rendre les documents empruntés et discuter avec les bibliothécaires. Ce genre de moment lui plaisait. Cela lui permettait de créer du lien et de prendre le pouls de la ville. Souvent, les agents lui faisaient des suggestions d'albums pour Samy ce qui lui rendait bien service. Il y avait tellement de bouquins pour les enfants.

    A la conquête du fonds scientifiques il lui arrivait d'oublier le temps à force d'arpenter les rayons. Mais c'était tout à fait passionnant. Ce soir-là la rose des sables devait pourtant mettre sa chasse au trésor entre parenthèses. Elle avait prévu de prendre de la lecture pour Jimmy et pour Élias. Pour le premier il fallait des romans d'aventures et pour le second des policiers. Ce serait une opportunité pour elle de se reprendre des classiques du genre. Elle aimait de temps en temps relire certains chefs-d’œuvre. C'est ainsi qu'elle se retrouvait devant le rayon des polars.

    Devant la lettre « C » son regard se suspendait une seconde. Michael Connelly était l'un des auteurs dont Aurore lui avait déjà parlé. Elle tendait la main vers l'un d'eux et rencontrait une main inconnue sur sa trajectoire. Son geste s'arrêtait en plein vol et elle se tournait vers l'inconnu. Ses yeux clairs appréhendaient la présence masculine, tandis qu'elle se mettait à sourire.

    « Ce Connelly a du succès ! Bonjour Monsieur. Pardon ! Allez-y ! Prenez. » Disait-elle à cet homme le plus simplement du monde. Elle remarquait immédiatement son allure. Il était bien habillé. Il avait l'air aussi de quelqu'un de posé elle pouvait le deviner à sa façon d'occuper l'espace. « En fait, je ne sais pas lequel choisir. Je ne connais pas bien l'auteur. C'est ma fille qui m'en a parlé. Elle m'a dit qu'il était bon dans son genre. Je lui fais confiance. »

    Sveda avait l'allure d'une petite trentenaire. Ses cheveux blonds, coupés au carré, la vieillissaient un peu. Ici son style vestimentaire était quant à lui très classique. Bien souvent des robe de saison avec bottines. Elle avait aussi des foulards sur les épaules qui étaient toujours colorés. Une barrière contre la grisaille, qui illustrait bien son énergie intérieure. En fait, notre amie se fondait parfaitement dans la masse. Si l'on ne faisait pas attention à son aura particulière... Une force positive et bienveillante qui lui venait du fond des âges. impossible de savoir qu'on avait à côté de soi une Immortelle. Selon l’entendement commun Catherine Kent -le nom officiel- pouvait avoir une fille adolescente, enfin si elle l'avait eu jeune. Sahar était l’aîné de ses enfants et elle avait vu l’avènement et la fin des Dynasties Européennes.

    « Est-ce que par hasard il y en a un que vous avez aimé plus que les autres  ? » Demandait-elle alors à ce monsieur. Comme à son habitude, Sveda ne s'encombrait ni de gêne, ni de formes avec son prochain. Disons le, elle avait passé l'âge pour ça ! « Ca m'aiderait d'avoir un conseiller. Vous connaissez... comment était-ce déjà. C'était un auteur Norvégien je crois. Zut. J'aurais du le noté. Fildbakkan... non ce n'est pas ça... Rhooo, mince alors. » Eh bien voilà, elle aurait mieux fait d'écouter Dante et de se faire une liste avant de venir.

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Lun 19 Nov 2018 - 15:24


TOH.OUN _ Quand on cherche...
Il y a tout d'abord la littérature de la connaissance, et secondement, la littérature de la puissance. La fonction de la première est d'enseigner ; la fonction de la seconde est d'émouvoir __ Thomas de Quincey
Journée relâche car il y a repas de famille chez son ami et c’est avec plaisir qu’il n’y a pas été et a accepté de prendre un peu de temps pour lui. Ce n’est pas tous les jours qu’il se retrouve seul, sans Alastair à protéger, Erend pour le guetter du coin de l’œil ou encore le monstre à poil qui cherche une ouverture pour aller faire ses quenottes sur une de ses chaussures en cuir. Autant dire que les rares essais ont été soldés par des échecs et désormais le fauve se rend bien compte que les conséquences de ses actes pourraient entrainer la transformation définitive et totale en chausson. Ce qui est dommage c’est qu’il n’y a pas de quoi en faire deux mais soit, un c’est déjà mieux que rien. Un instant de calme ça fait du bien et Houroun regarde d’un œil appréciateur les chocolats sur sa table, gage de paix avec Erend qui essaie de se faire pardonner mais il n’a pas décidé de lui rendre la tache facile et ça lui fait du chocolat en plus. Bon plan. A chacun ses plaisirs et pour le garde du corps c’est le chocolat sous toutes ses formes et surtout noir.

La fin de journée est belle, l’éclat automnale qui rend tout orangé et rouge plait à Houroun qui songe à une bonne balade. Il passe son long manteau par-dessus son costume avant de mettre ses chaussures habituelles, bien cirées, et prendre son parapluie comme il ne s’en sépare jamais. Son porte feuille glissé dans sa poche intérieure avec son téléphone, il ferme la porte de son appartement derrière lui et part en promenade, s’arrêtant un long moment au square à côté du 10 Guthrie Street pour faire une partie d’échec avec une vieille connaissance qui va l’apostropher quand il va passer. Houroun est bien incapable de résister à une partie aussi il va se poser une bonne heure sans forcément dire grand-chose car il apprécie qu’on ne le dérange pas quand il réfléchit à ses stratégies et apprécie d’avoir un adversaire silencieux. Rien de tel pour faire fonctionner l’esprit et garder les idées claires. A chaque réflexion, par habitude, il va faire tourner son alliance avec son pouce, vieux tic qu’il a depuis quinze ans désormais.

Ce n’est que tard qu’il va donc arriver à la bibliothèque pour emprunter quelques livres comme il n’en a pas eu le temps la dernière fois. Si sa première recherche va s’orienter sur des livres qu’ils n’auraient potentiellement pas lu sur les stratégies d’échec, cela va vite dévier vers diverses lectures avec casse tète et autre exercices qui font travailler l’esprit, petite passion d’Houroun. Il va ensuite arriver devant le rayon des policiers, littérature qu’il apprécie particulièrement, son petit jeu étant de deviner en un chapitre la fin du livre. Regardant d’un œil distrait les livres car il est plongé dans une équation il ne fait pas attention à la présence de la jeune femme et sent que quelqu’un pose sa main sur la sienne. Un haussement de sourcil va être le seul changement chez lui face à cette surprise et il va regarder la blonde qui s’excuse avant de finir son geste pour prendre le livre qu’il voulait. Clairement il n’envisage pas forcément de lui céder la priorité mais c’est difficile de lire en lui. « Personnellement je préfère les enquêtes d’Harry Bosch. » répond t'il avec simplicité, certainement parce que le héro lui plait pas mal… « Dans les derniers je vous conseillerais « Dans la ville en feu » ».

« Faldbakken. Knut Faldbakken. » corrige Houroun qui a du mal quand on écorche les noms et les prénoms car il a tendance à être très précis quand il parle de quelque chose et il ne va certainement pas cherché un nom qu’il ne connait pas à haute voix donc autant arrêter le calvaire de la jeune femme rapidement. Le sien aussi d’ailleurs. « Vous devez parler de « l’Athlète » étant donné qu’il ne fait pas que du policier » Et comme elle semble chercher du policier ce ne sont pas ses pièces de théâtre ou romans qui l’intéressent. Houroun regarde dans la rangée avant de trouver le livre assez facilement comme le rangement est bien fait -certainement une bonne bibliothécaire- et le tend à la jeune femme avec élégance.
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Lun 26 Nov 2018 - 23:55
“ Il n'y a rien de plus excitant qu'un livre dont on ne devine pas la fin. ”
Élias Tanit


    Tohum souriait, faisant un pas de côté pour donner un peu plus d'espace à l'inconnu du rayon policier. Elle étudiait son mouvement avec cette curiosité d'humaniste... Toujours plutôt passionnée par le genre humain et toute sa diversité. Elle se faisait des réflexions internes.

    « Dans la ville de feu. Ça ne me dit rien. Je vais vous écouter. Vous sauvez toujours mieux que moi.» Reconnaissait l'Immortelle avec une modestie non feinte.

    Sveda n'avait pas de peine à reconnaître ses manquements. Dans le champ culturel tout du moins cela ne la dérangeait pas. Il était impossible de tout connaître, de tout savoir. Elle avait quand même sept-cent ans de savoirs accumulés quelque part dans son cerveau. Naturellement, celui-ci avait du se faire, s'adapter, pour gérer une masse d'informations hors norme. Mais, il y avait forcément des domaines où le trie était plus régulier.

    « C'est cela oui ! Je pense qu'elle m'a parlé de lui. » Sveda sourit à son sauveur d'enquête littéraire. Le hasard l'avait placée devant la bonne personne. Si tant est que le hasard soit en cause dans cette affaire livresque. Avec l'expérience cette Prodige donnait de moins en moins de crédit au hasard. Elle n'en donnait pas plus à la fatalité, attention. Ce n'est pas ce que je veux dire. Seulement, elle pensait qu'à l'échelle cosmique, une seule grande équation se déroulait. Ils étaient trop bas pour la voir. « Je ne sais pas. Peut-être bien, oui ! Je n’aie pas toutes les références de l'auteur. » Lui avouait-elle sans quitter son sourire.

    Quand je disais qu'elle avait prévu de faire la recherche j'ai un peu exagéré. Disons plutôt que cette fois, elle n'avait pas oublié de faire un crochet chez les Adultes en fiction. C'était un acte animé par sa bonne volonté. Mais, cela aurait mérité un rien de préparation. En tous les cas si elle aurait voulu de l'efficacité. Elle reposait le bouquin à sa place.

    « Il y a tellement de choix. Tellement de nouveautés ! Vous ne trouvez pas ? » Essayez tout de même d'imaginer. Sveda a vue l'impression papier arriver dans le monde moderne. Elle a connu les premières Bibles enluminées et la disparition des parchemins. En cinquante ans la production éditoriale avait tout bonnement triplé. Actuellement il n'était plus possible d'accumuler la somme des connaissances humaines. C'était une vraie révolution pour les anciens comme elle. « Si j'avais le temps, je suivrais des blogs littéraire ce genre de choses. Il y avait une excellente émission sur ArcheFM. C'était le jeudi soir dans mes souvenirs. Je ne sais plus pour quelles raisons ils l'ont arrêtée... » Malgré l'Internet et tous les outils de diffusion, la radio était encore un média qui plaisait aux gens. Tohum faisait partie de ceux qui appréciaient de se faire raconter les choses. C'était quelque-chose qui lui était resté de la culture antique, beaucoup plus portée sur l'oral.

    Un agent de la bibliothèque passa dans leur dos avec un chariot de rangement devant lui. Sveda se décalait pour lui libérer de la place. Elle le saluait poliment d'un sourire. Cela lui semblait être un élément naturel de la cohésion sociale. Considérer chacun des individus était d'après elle une démarche essentielle. Si chacun y mettait du sien alors... l'étrangeté, l'inconnu, la peur, perdraient de leurs pouvoir sur cette société.

    « Vous lisez beaucoup ? » Oh, une fois que la rose partait sur une lancée, on ne l'arrêtait pas. C'était si spontanée pour elle de créer un lien avec son prochain. Ce n'était pas, là non plus, un hasard si elle s'était dédiée aux métiers du soin, à la médecine. Elle aimait tellement l'espèce humaine, tellement ! C'était aussi pour cela que tout ce qui se passait depuis un an sur Édimbourg la remplissait d'inquiétudes. Mais, allez savoir, il y aurait peut-être des pistes de solution dans les livres ! Les enquêtes devaient donc reprendre à l'Horizon de cette pensée. Alala, Tohum, fidèle à elle-même.

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Lun 3 Déc 2018 - 10:44


TOH.OUN _ Quand on cherche...
Il y a tout d'abord la littérature de la connaissance, et secondement, la littérature de la puissance. La fonction de la première est d'enseigner ; la fonction de la seconde est d'émouvoir __ Thomas de Quincey
Houroun aussi reconnait ses lacunes, on ne peut être parfait dans chaque chose mais cela ne lui viendra pas à l’esprit de chercher quelque chose à haute voix, il se sera arrangé pour faire quelques recherches avant ou bien poser une question avec ce qu’il sait au moins de la recherche qu’il doit mener. C’est une façon comme une autre d’apprendre et il reste un peu pointilleux. Il cherche donc l’auteur de la jeune femme avant de lui tendre un livre qui pourrait lui plaire puisque, clairement, elle est partie sur du policier. Il continue de chercher du regard les livres qu’il n’a pas encore lus, lisant rapidement les quatrièmes de couverture avant que la jeune femme ne continue la conversation qu’il pensait fini. Parler ne le dérange pas, il n’est juste pas du genre à parler avec des inconnus mais pas assez impoli pour ignorer quelqu’un qui lui parle aussi il sort de ses recherches, rajoutant un livre dans ses bras avant de poser son regard de nouveau sur Sveda qui s’extasie de la diversité de livres aujourd’hui. « Il est vrai que nous avons maintenant un choix de littérature plutôt conséquent mais parfois je me dis que c’est trop. Il y a aussi beaucoup de récits vraiment identiques ou des styles vraiment étranges. Mais, soit, je pense qu’il en faut pour tous les gouts »

Après tout il n’aime pas grand-chose il le sait bien. Mais il trouve quand même que le mieux est l’ennemi du bien et qu’il n’y a peut être pas besoin d’en avoir profusion comme aujourd’hui. Surtout que certains véhiculent parfois des idées vraiment néfastes pour la société de son point de vue. Mais bon c’est la même chose avec les médias. Houroun ne suit pas trop les émissions donc il ne sait pas répondre à la jeune femme et va rester silencieux avant de saluer l’agent de la bibliothèque d’un signe de la tête comme il le fait toujours. Il est plutôt connu ici, il aime venir prendre des livres toutes les semaines, prenant du temps pour lire ici parfois parce que c’est calme et tranquille. Quand il peut il y vient même deux fois par semaine mais les derniers évènements font qu’il préfère rester le plus souvent auprès d’Alastair au cas où il y ait besoin. Il n’aime pas ce qui se passe, il ne le cache pas, essaie de s’entrainer au mieux pour parer à toute éventualité. Trop de choses déconnent il n’aime pas ça et sent que l’état d’urgence ne va pas tarder à être déclaré.

« Oui » répondit il simplement avant de rajouter, parce que la politesse veut qu’on développe un peu ce genre de réponse. « J’aime surtout la littérature qui fait travailler l’esprit. Et vous ? » En effet dans ses mains il y a quelques livres de jeux de logique et d’énigmes parce qu’il aime énormément se creuser les méninges pour trouver des solutions à des casses têtes de niveau très élevé et quelques policiers parce que, même si beaucoup prennent ça comme de la littérature de gare, il trouve que cela fait réfléchir. Bon certains auteurs sont trop prévisibles mais d’autres l’ont agréablement surpris dans leur esprit de déduction. Les biographies, romances et autre ne lui conviennent pas, c’est plat, c’est long, il n’y a aucune amusement à les lire. Comme il le disait quelques instants plus tôt il en faut pour tous les gouts et les siens se restreignent à cela, il faut que cela fasse travailler son esprit sinon cela le fatigue d’avance. Même si Houroun n’est pas un hyperactif il n’est jamais vraiment au repos mentalement.
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Mer 5 Déc 2018 - 22:57
“ Il n'y a rien de plus excitant qu'un livre dont on ne devine pas la fin. ”
Élias Tanit


    L’adjectif « étrange » amusait Sveda. Il reflétait une réalité ceci dit. Surtout quand comme elle on aimait les braderies, les marchés, allé traîner chez les bouquinistes. A force on finissait par croiser des œuvres originales. Des trésors dont on n’était pas forcément sûre qu’il fût avisé de les conserver. En curieuse scientifique Tohum avait un nombre considérable de bibliothèques dispersées dans tout l’Archipel.

    « C’est toujours ce qui arrive quand un média s’ouvre à tous. Il y a le meilleur comme le moins bon. Je n’arrête pas de le dire aux jeunes. »

    Ce que le professeur Kent répétait à tous les étudiants de l’école. Plus que les autres générations encore celles qui arrivaient se devaient de prendre du recul et d’avoir un esprit critique. C’était indispensable pour éviter les amalgames et les erreurs. Seulement c’était un effort intellectuel dont certains se passaient sans état d’âme. Sveda en était chaque fois plus étonnée.

    « Heureusement ici il y a tout de même moins de risque. C’est pour cela qu’on devrait laisser les budgets culturels tranquilles. »

    Les bibliothécaires étaient précisément là pour ça. Ils étaient des gardiens de la connaissance. Tohum leur rappelait régulièrement le rôle essentiel qu’ils avaient dans leur société. Là aussi les réactions étaient inégales devant ses discours engagés.

    La blonde avisait la sélection de livres faite par son interlocuteur. En penchant légèrement la tête elle pu lire deux titres. Sa pupille claire se mettait à luire. Voilà qu’elle comprenait avoir devant elle un esprit scientifique.

    « Des énigmes. C’est amusant ! » Sveda souriait de plus belle. Elle se rendait alors compte que ce qui était évident pour elle ne l’était pas pour cet inconnu. « Je suis chercheuse, en médecine, principalement la cardiologie. Mais j’ai eu le temps d’explorer à peu prés toutes les propriétés du corps humain. » Ah ça, oui, huit siècles et pas beaucoup de fainéantise. Ça donne en effet pas mal de temps pour explorer le sujet. « Je passe mon temps à résoudre des énigmes. » Lui précisa-t-elle sur le ton de la complicité.

    Le laboratoire de Moscou avait mis le hola sur les recherches génétiques. Le gène « X » des Prodiges était l’un de ses sujets de passion pourtant. Mais, Sveda avait fait une promesse. Vous souvenez-vous ? Après la mort de sa petite fille Natacha. Elle avait juré de ne plus toucher aux recherches.

    « Je lis aussi, oui. Moins que ce que je voudrais. Pas tout ce que je voudrais. Mais ça reste une activité indispensable pour mon cerveau et mon esprit. D’autant qu’en science on doit se tenir au courant de ce que font les collègues. Ça va tellement vite. »

    Encore une fois la différence entre les époques était très flagrante. Avant pour qu'une idée fasse le tour de la planète cela pouvait prendre plusieures années, voire des décénies. A présent en dix secondes tout le monde pouvait apprendre une nouvelle. Les gens d'aujourd'hui ne se rendait pas compte de la chance qu'ils avaient et du merveilleux potentiel de tous ces outils de communication. Ils s'en servaient malheureusement plus souvent pour diffuser des idées haineuses.

    « Ma question va peut-être vous paraître étrange mais êtes vous un musicien ? » D'expérience Sveda se rendait compte que beaucoup d'esprits fait pour les maths s'adonnaient volontiers à la musique. Elle se demandait s'il n'y avait pas corrélation entre les deux facteurs. Elle aimait faire ces petites enquêtes sans aucune prétention.
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Dim 23 Déc 2018 - 21:55


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Aux jeunes ? Houroun regarde un court instant la jeune femme se demandant qui elle qualifie de jeunes puisqu’elle ne semble pas bien vieille. Bien entendu il est loin de se douter de la vérité car ce n’est pas marqué sur son visage qu’elle a autant de siècle et le garde du corps fait bien plus vieux qu’elle donc qui qualifie t’elle de “jeunes” ? Quinze ans ? Cependant il ne va pas poser la question car on demande pas à une femme quelle age elle a et il risque de l’insinuer s’il pose des questions sur les jeunes dont elle parle. Un homme séducteur lui aurait faire remarquer qu’elle parlait certainement aussi pour elle mais Houroun n’est pas ce genre d’homme, il est poli c’est tout et ne cherche pas à rentrer dans une discussion sans fin. En tout cas cette phrase lui fait penser qu’elle est certainement mère ou tante ou bien professeur de quelque chose ou bien se sent elle tout simplement investi dans ce monde. Houroun l’est moins. Quoique. En protégeant le président, n’est il pas suffisamment investi dans ce qui se passe sur cette arche ? Certainement même si, à la base, il ne l’a pas fait pour ça mais pour rendre service à un vieil ami.

« Un livre a eu le temps d'être écrit, travaillé et retravaillé et les gens qui sont ici savent conseiller en fonction de ce qu’on désire. Les autres technologies permettent des recherches plus approfondies et certainement plus rapides mais hélas il faut savoir prendre du recul face à ce qu’on se lit. » Ils sont en tout cas clairement d’accord sur ce sujet. Houroun n’est pas nouvelle technologie mais n’est pas allergique à cela pour autant, c’est plutôt qu’il n’est pas à l’aise avec et préfère largement un bon livre et une bonne recherche à la bibliothèque que d’aller sur internet. Et il regrette que cette technologie soit aussi aussi mal utilisée même si ça peut être bien pratique. Les gens prennent toujours pour acquis ce qu’il lisent ou voient. C’est la même chose avec les journaux et les livres mais il y a moins de tout et de rien. Enfin… Comme depuis toujours il faut savoir être intelligent quand on obtient une information et la vérifier. Les idiots resteront toujours des idiots.

Houroun ne comprend pas tout de suite ce qui est amusant avant qu’elle n’explique. « Je vois. Vous exercez un bien beau métier. Vos énigmes doivent être passionnantes » Rien à voir avec ce qu’il fait mais il n’y connait rien en médecine donc c’est normal. Pour lui tout ceci est obscure, il préfère les intrigues de base et les policiers. Des choses simples qui lui paraissent faciles à lui puisqu’il est plutôt bon tacticien de part son métier. « La science avance beaucoup en effet. C’est une bonne chose certainement. » Ou pas. Parce qu’il y a aussi beaucoup d’expérimentations et Houroun se demande si tout ça est vraiment utile. Quand on voit les prodiges on se demande un peu ce que la science cache derrière. Il n’est pas homme appréciateur de la théorie du complot, ce qu’il est il l’est devenu de façon totalement involontaire sans avoir à en vouloir à quiconque puisque c’était un orage mais la science aime mettre son nez dans ce genre d’affaires alors est ce qu’il n’y a pas de recherches la dessus ? Ne teste t’il pas des choses ? Il ne sait pas et ne se sent pas toucher mais il fait toujours un peu preuve de cynisme et est facilement réservé sur certains sujets. C’est bien pour cela qu’il a mis autant de temps à accepter de travailler son don avec la PH. Il n’aime pas qu’on touche à ce qu’il sait et ses petites habitudes.

« Non » Il n’est pas musicien et n’a aucun don pour la musique d’ailleurs. Il n’a même jamais testé mais par contre... « Je suis joueur d’échec plutôt » Il croit savoir pourquoi elle lui demande ceci et les échecs sont une de ses principales passions. « Et j’apprécie les puzzles » Pas de honte à le dire il apprécie beaucoup cela et est même un des plus importants habitués de la boutique de puzzle de Miss Sheller. Il s’est rapidement rendu compte que beaucoup de gens connaissent la boutique donc il en parle facilement. Après tout la jeune femme a des oeuvres d’art donc autant lui faire un peu de publicités.
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Sam 12 Jan 2019 - 17:48
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    On comparait souvent Tohum a un astre solaire. Cela je vous l'ai souvent dit. Vous savez pourquoi. Rien qu'à la voir faire ici, avec un inconnu qui avait envie de tout sauf peut-être de se faire alpagué ainsi. Le truc avec elle c'est qu'elle était si sincère dans sa démarche qu'il fallait être un barbare écossais pour la rabroué. Des barbares il n'en manquait pas dans cette ville. Seulement je ne pense pas qu'ils allaient à la bibliothèque le lundi soir... Sans vouloir faire de présupposé... mais en en faisant quand même.

    « Je l'espère ! Je cherche les choses qu'ils aiment. Je m'en sert comme matériaux pour l'élaboration. Ça me fait moi aussi découvrir des choses. » Heureusement, qu'elle continuait de découvrir toujours plus de nouvelles choses.

    Sans ces nouveautés, sans toujours des stimuli, elle serait tombée dans la folie avant ses deux cent ans. Il y avait eu des périodes de son histoire où ça n'était pas passé loin malgré ça. Sa chance avait été de croiser les bonnes personnes au bon moment pour échapper au néant. Aujourd'hui, elle avait heureusement un petit garçon à s'occuper. Samuel et son père lui avait permit de sortir d'un état d'esprit négatif. Dois-je vous rappeler combien le conflit contre la Strega a failli la dévorer crue ? Ce n'est pas encore réglé. Mais disons que tout le monde respire mieux.

    « Oui. Certainement... c'est tout comme les informations en fait. Tant que l'on ne fait pas de folies. » Kent aimait beaucoup tester des nouvelles techniques. Vous l'aurez compris. Mais elle était sage et elle attendait toujours de voir comment l'Humanité prenait en charge ses créations.

    Elle se rapprochait un peu plus de son interlocuteur. Elle se disait que ce devait être un homme avec des responsabilité. Il était peut-être dans sa sphère commerciale ou bien encore en politique. Elle ne savait pas pourquoi, mais soudain elle le voyait très bien derrière un pupitre à haranguer une foule. Cette image lui donnait un léger sourire intérieur. Elle ne partageait pas son expiration plus ou moins consciente que son humour ne trouverait pas forcément un écho.

    « Les puzzles... alors vous avez peut-être entendu parler d'une petite boutique ? Celle qui est tenue par Miss Sheller ? » Tohum avait croisé les Sheller au Musée. Cela devait remonté à deux ou trois semaines. Un pur hasard qui avait permit de passer un excellant moment. Comme elle l'avait alors dit à la jeune artisane, elle ne manquait pas une occasion de mettre en avant son travail. « Si vous ne connaissez pas. Vraiment je vous encourage à aller voir. »

    Dans une volonté de rendre service Kent fouillait sa mémoire à la recherche d'un autre nom. Elle savait que la ville organisait régulièrement des tournois d'amateurs. Elle était sûre d'avoir vue une affiche sur ce sujet il y avait quelques temps. Pour le moment l'information ne voulait pas revenir. La mémoire de Sveda était capricieuse selon les périodes. La naissance de Samy avait écarté cette problématique depuis un moment. Pourtant la Prodige devrait s'y confronter tôt ou tard. La connaissant ce serait évidement le plus tard possible.

    « Les jeunes ingénieurs demandent souvent à ce que l'on vienne tester leurs prototypes. Je crois que cela se fait surtout à la salle communale qui est près du siège central du Conseil. »

    Sveda reculait d'un pas en tenant mieux les bouquins qu'elle avait choisi. Elle ne pouvait s'empêcher d'observer ce visage à la parfaite neutralité, à se demander comment un homme pouvait afficher une telle expression. Ce qu'il pouvait y avoir en dessous.

    « J'ai une idée ! Échangeons nos emails. Comme ça nous pourrons continuer à partager des conseils de lecture. C'est une bonne idée, qu'en dites-vous ? » On aurait pu croire que cela venait de nulle part. En fait pour n'importe qui cela aurait été le cas. Mais avec cette vieille nomade il y avait, à chaque fois, plus à chercher qu'une simple spontanéité.

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Jeu 17 Jan 2019 - 23:10


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Il y a tout d'abord la littérature de la connaissance, et secondement, la littérature de la puissance. La fonction de la première est d'enseigner ; la fonction de la seconde est d'émouvoir __ Thomas de Quincey
La jeune femme lui fait penser à Erend à vrai dire, une personne qui est tellement souriante et enthousiaste qu’il est difficile de passer son chemin ou bien de lui dire qu’elle nous ennuie. De toute façon Houroun n’est pas forcément ce genre d’homme, ce n’est pas parce qu’il ne sourit pas à tout va ou bien qu’il ne saute pas de joie quand il est content qu’il ne ressent pas de sentiments ou qu’il est incapable de parler aux gens. Il aime juste qu’on ne piétine pas trop ses habitudes d’homme seul et qu’on ne lui impose pas ses idées. C’est juste un homme calme qui ne se mêle jamais de la vie des gens et de ce qui l’entoure aussi il aime qu’on fasse pareil pour lui. De ce fait il est plutôt silencieux parce qu’il ne se parle pas encore à lui-même -ce que certaines personnes sont tout a fait capables de faire- et qu’il a pris l’habitude d’apprécier sa tranquillité. Mais la compagnie de Catherine ne le dérange pas, il lui fallait juste quelques instants pour s’y faire et cela ne durera certainement pas des heures. C’est tout.

La seule responsabilité d’Houroun est que le président reste en vie et c’est quelque chose de plutôt important mais cela reste un homme de l’ombre et cela lui convient parfaitement à vrai dire. Sinon c’est un joueur d’échec, un amateur de puzzle ou bien lecteur de policier, des choses qui font travailler ses petites cellules grises comme dirait un détective privé dont il aime lire les intrigues. « Oui je connais la boutique de Miss Sheller, j’ai le plaisir de pouvoir tester ses nouveautés en avant première. » Comme Houroun apprécie particulièrement les choses complexes il est toujours heureux de prendre une soirée de temps en temps pour aller tester ses nouveautés et pouvoir se frotter à des choses particulièrement complexes car la demoiselle est vraiment très très douée dans son domaine. Il a beaucoup de respect pour elle d’ailleurs et n’hésite pas à lui faire de la publicité auprès des rares personnes avec lesquelles il parle. Il est certainement aussi un de ses meilleurs clients vu qu’il doit avoir un exemplaire de chaque puzzle dans son appartement. Sauf ceux pour les enfants bien entendu comme il n’est pas père et n’a aucun enfant dans son entourage, sa filleule étant bien trop grande maintenant.

Les jeunes ingénieurs ? Une lueur d’intérêt s’allume dans les yeux d’Houroun à cette phrase « Merci de l’information je me renseignerai » se contente t’il de répondre. A vrai dire son visage est loin d’être parfaitement neutre mais il semble d’un calme à tout éprouve en effet, un maître yoda comme disaient certains de ses élèves quand il était encore militaire. Il reste quelques instants silencieux à la proposition de la jeune femme parce qu’il n’est pas ordinateur mais l’idée ne lui déplait pas, au contraire. Puisque la jeune femme semble avoir des lectures intéressantes, ça ne le dérange pas de garder contact. « Je préfère écrire » répond t’il en bougeant légèrement son poignet comme s’il avait une plume entre les doigts. « Est-ce que cela vous dérange que nous passions plutôt par des courriers manuscrits et suis-je en train de passer pour un vieux conservateur ? » demande t’il avec peut être un peu d’amusement dans la voix parce qu’il assume le fait d’aimer encore écrire mais il sait qu’il passe parfois pour un vieux réac’ quand il fait ça. Il trouve que cela manque énormément aujourd’hui : le papier, l’encre, l’odeur des livres.
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Houroun
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Dim 20 Jan 2019 - 18:45
“ Il n'y a rien de plus excitant qu'un livre dont on ne devine pas la fin. ”
Élias Tanit


    L'Archipel n'était pas bien grand. Mais alors une arche comme celle-ci. Elle était la taille d'un village pour une femme qui avait connu le monde avant l’Armageddon. Imaginez un peu ! Passer de la planète terre à ces bouts de roches qui plus est bringuebalant. A des petites villes d'état comme celle-ci qui n'avait plus d'océan. Enfin, voilà pourquoi Catherine Kent n'était plus surprise d'entendre que les uns et les autres se connaissaient entre eux.

    « Ça ne me surprend pas ! Quand on est un amateur dé défi Léopoldine est une enchanteresse. » Sveda aimait l'idée d'une enchanteresse. En fait, elle aimait le petit duo des filles. Elles faisaient plaisir à voir toutes les deux, si complices et douces. Cela mettait du baume au cœur en un instant. Ce qui n'était jamais de trop par les temps qui courent.

    « Je vous en prie. » Entonna tranquillement la scientifique.

    Elle souriait plus. Heureuse d'avoir entraperçu un signe d'intérêt un peu plus vif chez son interlocuteur. Ce qui n'était pas évident en soi ! Elle s'en doutait bien maintenant qu'ils discutaient depuis un petit moment. Ce calme olympien devait être très reposant pour l'entourage du monsieur. Peut-être même trop se disait la blonde qui aimait avoir des conversations vives, houleuses ou passionnée. Elle oubliait parfois que les gens n'étaient pas tous aussi habitués qu'elle à se livrer corps et âme à ceux qu'ils croisaient dans une bibliothèque !

    « Je m'appelle Catherine. Catherine Kent. » Oui, elle lui donnait le nom civil.

    Celui qui était inscrit sur les registres officiels d’Édimbourg. Et qui l’identifiait à cette époque contemporaine aux yeux de l'Humanité. C'était ainsi qu'elle était le plus connu et reconnu. Le docteur Kent. La femme qui fait battre les cœurs les plus faibles. Une cardiologue dont la renommée était internationale. Mais Sveda avait eu le temps de vivre beaucoup -beaucoup- de vies. Et d'avoir autant de noms et de visages.

    « Mais pas du tout ! J'en serais enchantée. » Une fois encore enchanté était le bon mot dans la bouche de la blonde. Pendant une fraction de seconde son sourire laissait voir son âge véritable. Huit siècles de vécu dans ce corps de trentenaire inépuisable... en théorie. « J'ai un vrai plaisir à sentir l'odeur du papier à voir l'encre absorbée. » Pour une vieille, comme elle, ça n'était même pas désuet. C'était ainsi qu'elle avait eu accès à la communication à distance. Elle avait de nombreuses relations épistolaires. Elles étaient des quatre coins de l'Archipel et pour des raisons variées. C'était tout un monde qui enrichissait cette âme toujours avide.

    « Attendez. Je vais trouver un papier quelque part...» Sveda s'accroupissait pour poser la pile de livres sur le sol, tout en continuant de parler. « J'ai toujours un calepin quelque part. » Son sac s'ouvrait, béant, à la vue du tout venant. Un sac-à-main de femme et qui plus est de mère. Il y avait un chaos innommable. Alors bien entendu, il fallut transvaser des objets pour atteindre le bloc de papier blanc. Ce fût fait en deux temps, trois mouvements, et bonne humeur évidement. « Voilà. Allez-y notez. Oh attendez ! Voilà prenez ma BD pour vous appuyer ce sera plus facile. Je vous écrirais la première ! » Après tout, elle était l'initiatrice donc c'était logique qu'elle se lance.

    Pendant que... quel est son nom d'ailleurs ? Cet homme inscrivait ses coordonnées, la rose retournait voir le rayon des policiers. C'était une précaution juste au cas où. Alors qu'elle lisait un titre sur le dos d'un livre noir une pensée venait bondir dans son esprit.

    « J'y pense ! Vous l'aurez sans doute lu ? Le joueur d'échec de Stefan Zweig ? J'avais beaucoup aimé ! » Rien ne tombait à côté avec cette lionne.
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