Miss Marvel

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Lun 30 Juil 2018 - 22:09
Maria Clint
IDENTITE : Maria Clint
GROUPE : ici
SPHERE : artiste
AGE : 27 ans
ETAT CIVIL : Célibataire
PROFESSION : actrice
POUVOIRS : Champs de force noire, Brume des ombres (résistance mentale) et vision dans le noir
ETAT DE SANTE : En forme
LIENS : Membre des Shadows




Pour cette première, le producteur Mark Lewis, avait mis le paquet. Il avait choisi comme lieu le grand opéra d’Edimbourg pour visionner son film. Un écran géant avait été installé pour l’occasion. Beaucoup de mondes avait été invités : des critiques, des artistes, mais aussi tous deux qui avaient participé de loin comme de près au film. Je lui avais donné l’idée d’exiger que tous les spectateurs invités viennent déguisés en super héro. Peut être que cela apporterait un peu de légèreté car l’ambiance à l’extérieur était assez lourde. Il y avait des manifestations d’association anti prodiges contre ce film et j’avais été moi-même la cible de menace. La sécurité avait été donc renforcée pour cette sortie. Mais je me consolais par les fans, bien plus nombreux que les détracteurs. Ce film allait faire un audimat record, j’en étais sûr.

Derrière le rideau de scène, je regardais les spectateurs arrivés un par un, placés par des hôtesses toutes vêtues d’une tunique bleu nuits et des étoiles argentées sur leurs épaulettes.

Je cherchais si Logan était déjà là. Compliqué de savoir qui est qui avec les super héros masqués. Lorsque je vis une tenue de Zorro, je faillis éclater de rire car cela ne pouvait qu’être lui. J’étais contente de le voir car il n’appréciait pas que je me sois lancée dans ce film, trop engagé à son goût. Il était comme d’habitude sur protecteur.

Dans quelques secondes, j’allais faire mon entrée sur scène pour lancer le film. Mark Lewis me tenait la main. Je sentais son excitation. Cet homme, pourtant sexagénaire, avait gardé l’âme d’un enfant. Je l’aimai beaucoup. C’est un homme engagé qui prend des risques, tout en faisant rêver dans ses films. Miss Marvel est un film à très gros budget avec des scènes d’actions spectaculaires et effets spéciaux. Certains l’apprécieraient que pour cela comme d’autres cela serait pour le message véhiculé de tolérance.

Il était pour moi de faire mon entrée. La musique du générique retentit tandis que les rideaux de la scène s’ouvraient. La lumière des rétroprojecteurs illumina ma tunique bleu nuit de Miss Marvel, de milles étoiles argentées. Cette tenue avait dû coûter les yeux de la tête. J’avais passé commande pour la confection à Mrs Richards costumière très réputée sur l’arche, et pour le patron au créateur Barthram que j’avais rencontré lors d’une exposition de peintures.

- Mesdames et Messieurs, Mark et Moi-même sont très honorés de votre présence pour cette première de Miss Marvel. Je vous souhaite de passer une bonne séance. Et comme le dit si bien Miss Marvel, que les étoiles vous guident le chemin de vos rêves !








Le film Miss Marvel

Miss Marvel est super héroïne masquée qui a le pouvoir de voler et déplacer tous les métaux avec la force de sa pensée. Son père est un militant anti prodige car son frère policier avait été assassiné par un prodige. Elle était loin de partager ses idées mais elle ne voulait pas non plus brusquer son père car malgré tout elle l’aimait. Elle lui cacha donc ses pouvoirs. C’était un secret qu’elle avait avec sa mère finalement plus tolérante. Pourtant, son vœu le plus cher est que son père l’admire et l’accepte un jour tel qu’elle était.

Consciente qu’il était encore trop tôt pour agir à découverte, elle décida de devenir Miss Marvel, une justicière masquée. Elle fit rapidement les unes des journaux car elle s’attaqua à des gros poissons, notamment ceux de la Mafia. Elle devint rapidement une héroïne légendaire, certes avec quelques opposants qui n’aimaient ce côté justicière masquée et bien sûr les anti prodiges. Hélas, son père n’avait pas l’air d’avoir changé un iota de ses positions, malgré tous les exploits héroïques.
Le film montre clairement la solitude d’être prodige et les intolérances.

La fin du film est spectaculaire car l’héroïne doit faire face à une tempête apocalyptique. Elle se sacrifie en poussant au paroxysme ses pouvoirs.

Son père est dévasté. Et on apprend qu’il avait découvert depuis longtemps que sa fille était Miss Marvel. Sa bêtise l’avait empêchée de dire à sa fille qu’il était de fier d’elle. Il décida pour se faire pardonner de tout dévoiler au grand public. Il est tué d’une balle dans la tête lors d’une conférence de presse par un militant anti prodige…
Shadow
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Mar 31 Juil 2018 - 13:17
Se rendre à une première faisait également partie du travail d'un acteur, surtout lorsqu'on était Charles Withmore et que le film en question présentait un tel sujet. C'était une opportunité qu'il aurait difficilement pu rater, et peut-être même que le Charles d'il y a quelque temps n'aurait pu que s'en réjouir. Celui d'aujourd'hui avait de la peine à y accorder énormément d'enthousiasme. Une soirée passée à l'opéra, c'était une soirée de moins à parcourir les rues en tant que Justice. Les criminels ne stoppaient pas leurs activités pour se rendre au cinéma, après tout... Mais faire acte de présence pour « Miss Marvel » était important. Déjà parce que cela permettait de renforcer la couverture de Charles, dont l'absence aurait été suspecte ; et puis Maria était une vieille amie. Enfin, le sujet du film ne pouvait qu'éveiller l'intérêt de Charles, mais un intérêt un peu méfiant. Il ne faisait pas ce qu'il faisait pour le romantisme de la chose, ni pour le spectacle, et il avait peur que ce genre de film encourage des prodiges qui n'étaient pas prêts à se comporter en justiciers. Sans parler du sentiment anti-prodiges que ce genre de projet suscitait. Le cynique en lui espérait que les responsables n'avaient pas lésiné sur la sécurité, et qu'ils se rendaient bien compte de ce qu'il faisait. C'était du Mark Lewis tout craché : le producteur était une légende dans son domaine, et réputé pour soutenir des projets qui ne manquaient pas de controverses.

« Détends toi gamin, t'es censé t'amuser ce soir. »

Robert Twain posa une main sur l'épaule de l'acteur, un sourire crispé sur le visage. Les sourires n'étaient pas le fort de Bobby, mais l'agent s'occupait de la carrière de Charles depuis vingt ans, et ce dernier savait qu'il pouvait compter sur lui quoi qu'il arrive. Non seulement c'était un as dans son domaine, mais il était aussi au courant des...activités de Justice. Sans lui, il n'aurait jamais aussi bien réussi à concilier son rôle de justicier et son rôle de comédien et de figure publique. C'était Bobby qui avait insisté pour ce soir, et il avait eu raison, comme toujours. Il accompagnait Charles en prétextant qu'il refusait de laisser passer une soirée avec open bar et petits fours, mais son protégé savait que le vieux briscard tenait à garder un œil sur lui. Et au vu des derniers événements, il ne pouvait lui en tenir rigueur... Carmen avait une apparence de prévu à une soirée de charité, aussi elle ne serait pas là pour veiller sur son frère ce soir, même si la distance ne diminuait par leur lien. Cela laissait Artie pour patrouiller, et le blond s'en sortirait une nuit tout seul. Malgré tout, cela n'allégeait pas vraiment l'esprit de Charles, qui afficha cependant son propre sourire de circonstances, hochant la tête pour rassurer l'agent.

Bobby avait bon gré mal gré opté pour un costume simple : un complet, un chapeau et un masque gris, en hommage à un héros d'un programme de son enfance. Il n'avait pas poussé l'effort plus loin, grommelant qu'il n'était pas devenu agent pour se déguiser et qu'il laissait ça à ses clients. Pour sa part, Charles portait un costume vert et un chapeau en triangle rappelant grandement Robin des Bois, le tout avec un masque de la même couleur autour des yeux, et un arc en plastique dans le dos. Dès leur arrivée, ils furent dirigés vers les places réservés aux invités d'honneur. Ils n'avaient plus qu'à profiter du film, et Charles essaya de se concentrer au mieux ; le rassemblement d'anti-prodiges qu'ils avaient croisé en venant n'aidait pas, il fallait le dire... Et puis il n'était toujours pas convaincu du sujet du film, pour les mêmes raisons qu'il n'arrêtait pas de passer en revue. Ce n'était pas un rôle qu'il aurait voulu même si on le lui avait proposer : il n'avait aucune envie d'idéaliser le rôle de justicier dans les foyers. Dans le même temps, il comprenait l'intention, et il était heureux pour Maria ; si ça se trouve, Miss Marvel allait réussi à faire bien plus de bien que de mal. Cela, il l'espérait sincèrement.

A la fin de la projection, son avis n'avait pas vraiment été modifié. Le film en soit marchait plutôt bien, et il en avait apprécié une grade partie, mais cela ne le rassurait pas vraiment pour autant. La fin était un peu trop mélodramatique pour son goût, et elle n'apportait pas vraiment de réponse aux problèmes qu'il avait voulu présenter. Mais il dénonçait bien les travers des mouvements anti-prodiges, et contribuait grandement à humaniser leurs victimes. Restait à voir ce que les militants en question en penseraient quand ils auraient accès au film... Enfin, pour le moment il était temps pour Charles de faire de son mieux pour profiter de la soirée, ou du moins le faire croire aux journalistes et aux autres invités.

« Maria ! » Il se dirigea droit sur elle dès qu'il l'aperçut dans la foule, un sourire étincelant sur le visage. Sa performance avait été impeccable, sur cela il n'avait aucun doute ; et il respectait son courage pour avoir accepté un tel rôle. « Tu as été fantastique, comme toujours ! Alors, ils te laissent garder le costume ? Oh, tu te souviens de Bobby, mon agent ? »

Robert salua l'actrice à son tour, avant de saisir d'un canapé à portée. Charles avait un verre à la main, plus pour les apparences qu'autre chose ; il y avait à peine touché. « Comment s'est passé le tournage ? J'espère que vous n'avez pas eu trop de problèmes... » fit-il avec un regard pour l'extérieur, faisant allusion aux anti-prodiges...


Robert Twain
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Dim 5 Aoû 2018 - 22:08
Miss Marvel
& Black-Canary









Une foule délirante... Exaltation digne des grands boulevards hollywoodiens. Avec les poings levés en plus. Quels poings...
Dés l'annonce de la Première des manifestations avaient commencé. Dans toute la cité. Édimbourg s'était animée d'une grogne animale. Quelque-chose de dangereux et de malsain. Quelque-chose qui pouvait faire peur.
De quoi rappeler le début des années 2000 à l'Américaine. Elle contemplait -incertaine- la montée de cette colère collective. La plaie laissée part l'Organisation XIII se retrouvait béante. Suintante. La tension n'avait pas été aussi forte, depuis les événements de l'été précédant.
Aussi Clark avait hésité à venir.

Elle n'était plus cette trentenaire révoltée. Celle qui avait arpenté Time Square en hissant le drapeau des gens ordinaires. Les victimes des Prodiges. Les années avaient transformé sa colère en indifférence. Puis en neutralité.
Les Prodiges n'étaient pas plus coupables que les autres humains. Jack était mort en protégeant l'Humanité. Dans tout ce qui la constituait. Celui qui l'avait tué était probablement aussi mortel qu'elle. Il avait fallu près de dix ans pour qu'Amélia s'apaise.
Rencontrer Ezio avait encore fait évoluer son opinion. Le Sicilien était un Prodige lui-même. Il était de ceux-là. Sans le savoir il avait réconcilié Head avec ses frères et sœurs « mutants ». Parce qu'elle respectait, écoutait, et désirait un Prodige, Clark n'avait eu d'autre choix que d'accepter la réalité.

Lampeduza, aussi, avait émit réserve sur cette soirée. Un homme de bon sens. Quelqu'un de prudent. Il avait bien failli la convaincre.
Mais quelque-chose d'entêté résistait chez la brune. Ce côté coriace. Une force en elle qui refusait de baisser le nez devant la menace. Qui étaient-ils, s'ils courbaient l'échine devant les chiens arrangés ? Sans doute, voulait-elle aussi racheter sa maladresse de jeunesse. Faire amande honorable. Assumer sa position sur le grand échiquier du monde. Elle n'avait pas peur des Prodiges. Pas plus que de leurs ennemis.
De plus, elle espérait y croiser certaines personnes.

Amélia avait une réelle affection pour les comics. Trois frères et une hors de cousins avaient fait son éducation du genre. Elle préférait au Kitch de Marvel, la noirceur de DC. Quoique Wonder Woman ait été sa favorite pendant des années, Dinah -Drake- Lance l'avait emporté. Black-Canary l'avait longtemps fascinée. Cette petite fleuriste, aimant un représentant de l'Ordre, criminelle astucieuse. Elle lui avait inspiré des révoltes et un goût prononcé pour le cuir dans sa vingtaine.
A quarante ans elle avait laissé les bas résilles pour un pantalon slim. Sous un juste-corps très sobre. Avec facétie, Clark avait redonné vie à une vieille paire de docks-Martins. Elle y avait incrusté les rayures jaunes typiques du costume.

Entrant dans l'Opéra, elle se demandait si les Charpentier seraient présents. Si Dahlia viendrait. N'était-ce pas le genre d'événement fait pour son rôle extérieur ? Peut-être que Withmore se serait prêté au jeu médiatique.
Amélia s'était donc assise au parterre, en fond gauche, en tentant de reconnaître des silhouettes chez les invités. Elle avait regardé le film de son œil cinéphile. Elle avait un goût encore plus marqué pour le genre théâtrale. Mais, elle ne rechignait pas devant un bon film noir. Ou même les Western Spaghetti dont son père aimait abreuver sa marmailles. Enfin, le fantastique pouvait -quand il était bon- la distraire. Assez. Aussi s'était-elle promise à la bienveillance.

Au deux tiers du scénario, elle avait tiqué. Puis, le contexte de production de ce film avait radouci son jugement. Elle s'était levée de la séance partagée entre l'envie de sourire et celui de s'assombrir.Le message était bardé d'ombres. Une fin violente. Elle aurait été curieuse d'échanger quelques phrases avec le réalisateur.

Flânant parmi les convives, elle bousculait un homme d'un coup d'épaule. Voulant éviter le passage d'un couple tonitruant. Elle se retournait devant l'inconnu costumé en gris pour lui adresser des excuses.

-
Oh pardon... Soufflait-elle à Mr Robert Twain.
Amélia Clark
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Lun 6 Aoû 2018 - 0:15

Miss Marvel WATCHMAN & EVERYBODY

Je suis là depuis 13h00. Pas qu'on fasse les choses à moitié chez les stars. Étant donné le contexte, assez chaud en ce moment, Yard n'a pas voulu prendre de risque. Une bonne partie des mecs ont été réquisitionnés pour couvrir l'événement. Tout le monde est sur le qui vive. Faudrait pas qu'on nous fasse un coup de Trafalgar comme au moment de l'Expo Universelle. Surtout que ; ce qui est arrivé y a quelques temps du côté de l'école de Prodige ; a bien relancé la psychose collective. Ça peut se comprendre vu l'état dans lequel le gars s'est retrouvé. Bande de dégénérés.

On m'a mit avec les teck. Pour que je file un coup de main. Ce qui me convient très bien. Honnêtement me frotter à tout ce peuple : non merci. J'aime autant évité de jouer avec le diable. En plus, j'aime assez regarder tout ça de loin. Bon, pour la forme, j'ai quand même pris un élément de costume. Le thème de base est assez inspirant. Les supers-héros. Ce n'est pas comme si j'ai tout Marvel à l'appart. Moins, depuis que je suis dans le nouveau service. Mais quand même, je suis les arcs de loin. J'ai donc pris celui avec qui tout à commencé. Peter Parker. Évidement

L'opéra nous a ouvert une salle à côté de la grande salle. C'est devenu mon endroit préféré. Au moins, ici, il fait moins de 25 degrés. Et on nous foue la paix. Les producteurs de l'événement, ont l'air d'avoir les moyens. On a tout ce qui faut et plus. Entre le matos et la bouffe, je veux bien être embauché ! Enfin, je dis ça, mais je sais que ça me soûlerais assez vite de faire de la surveillance, non-stop. Là ça va, c'est juste pour le temps de la projection et des petits fours après. On se concentre un peu plus quand les invités commencent à entrer.

Je suis tout ça part écran interposés. Ça fait un peu le carnaval avec tout ces masques. Je me marrais presque. Si ce n'est pas le meilleur moyen de dissimuler un salaud dans le foule. Je me penche un peu plus sérieusement sur le clavier. Les gens se posent. Il va y avoir des discours sûrement. Oh. Oh... Il me semble que je viens de reconnaître une silhouette. Qu'est-ce qu'elle vient fiche à ce genre de truc ? Bon, ça va, elle est avec Oliver... au moins.

Je ne sais pas vraiment où on en est avec Lydia. La dernière fois que l'on s'est vu ça a été assez étrange. Bon, pour notre défense, avant ça, on ne s'était pas vus depuis un bail. Et dans des conditions que mon cerveau s'est chargé d'oublier. Enfin, en tous cas, il essaye. Il essaye dur. Mais, depuis la séance, autant dire que c'est le bordel dans ma time-line. Déjà qu'elle est assez pourrie de base. En témoigne mon sommeil des derniers jours. Si on peut appeler ça sommeil. Les cauchemars sont un peu revenus. Heureusement pas que eux. Je pense pas mal à elle aussi.

_ « Miller. Ils ont besoin de toi à la salle ». Il est déjà ressorti de la pièce. Et merde...

Le film vient à peine de commencer. Mais qu'est-ce qu'on me veut bordel ? A regret, je repose le clavier sur la table. Je dé-freine et c'est parti. Bon la bâtisse est ancienne. Je ne sais pas de quand exactement. Mais étant donné l'état des couloirs ça ne doit pas être tout jeune. Pour ne pas dire, que c'est carrément de la vieille caillasse de bourgeois écossais. Alors, même s'il y a eu un effort pour rendre l'entrer spectateurs accessible, le reste...

Enfin bon, ce n'est pas ça qui est du genre à m'empêcher de faire le boulot. Je prend les chemins extérieurs. Ça rallonge, mais comme ça pas besoin de réquisitionner un gars pour un porté. J'arrive à proximité de l'entrée principale. Putain, la seule question qui me vient sur le moment, c'est de savoir si Lili va me voir. Focus Sean. Focus. Un des mecs de la sécu m'ouvre la porte. Merci gars. Alors, qu'est-ce que je fais là ?

© CRIMSON DAY
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Mar 7 Aoû 2018 - 13:07

Scénario

ft. Scavenger

「Miss Marvel」
Cher lecteur,

J’avais beaucoup de passions dans la vie. Mais on pouvait facilement dire que les super-héros en constituaient une grande partie. Dès les premières publications de superman dans les comics américains, j’avais tout de suite accroché. Depuis, il y a eu de nombreux héros à suivre, et ma collection de comics s’était bien élargie. J’avais quelques reliques, que je gardais précieusement, dont certains dédicacées. Et puis, il y avait eu les produits dérivés, et les films… de quoi assouvir une passion de plus en plus grandissante.

Alors, quand j’avais reçu cette invitation pour la première du film de Miss Marvel, je n’avais pas hésité un seul instant. Mon devoir était d’y aller ! Mais une importante décision s’imposait à moi : que choisir comme costume ? La question était primordiale, essentielle. Et le choix immense.
Est-ce que j’allais prendre superman, père fondateur des super-héros ? Ou Batman, le plus grand des détectives (quoique cette affirmation soit un peu discutable) ? C’était un peu trop conventionnel. Deadpool ? Dommage de porter un masque, ça risquait d’aplatir mes cheveux. Idem pour Spiderman. Je pouvais aussi m’inspirer des super-héros qui patrouillaient dans la ville d’Edimbourg ces temps, mais beaucoup aurait certainement cette idée… Je pensais même à Twillight Sparkle, parce que vraiment, My Little Pony, ça devrait être considérer comme des super-héroïnes ! Mais avec un costume de licorne, je risquais d’avoir un peu trop chaud.
Et puis là, j’eus l’illumination. C’était l’évidence même, je n’avais pas besoin de chercher très loin ! La solution était dans le film lui-même…
Le soir la première, je sortis de la limousine qui m’amenait sur place, d’imposantes bottes à talons rouge en premier. Suivit un justaucorps bleu et rouge, avec une imposante étoile dorée sur la poitrine. Une écharpe rouge posée autour de mon bassin, soulignant un tour de taille féminin, tandis que de longs gants de la même couleur complétaient mon costume. Pour l’occasion, mes cheveux avaient provisoirement été teints en blond platine. Ma transformation en Captain Marvel, version Carol Danvers, était ainsi terminée ! Même si ce n’était pas la même Miss Marvel que dans le film, Danvers avait longtemps porté ce nom avant de prendre celui qu’elle portait depuis quelques années, plus mature et encore plus classe. J’affichais mon plus grand sourire face aux photographes, prenant la pose le plus sérieusement du monde l’espace de quelques secondes.
Je savais qu’apprendre à marcher avec des talons me servirait.
Après la séance photo, je me dirigeais vers l’intérieur de l’opéra, non sans montrer une certaine excitation. J’aperçus de loin la star de la soirée, qui portait sublimement une création que j’avais imaginée pour elle. Mais j’irai la saluer plus tard, en attendant, place au film !
J’allais m’installer dans la salle, m’étant arrangé pour avoir un seau de pop-corn avec moi. Pas de film sans maïs soufflé, non mais ! J’applaudis fort et bruyamment lors du discours, avant de me plonger dans le film, pour un moment hors du temps.
En sortant de la salle, j’étais en larmes, encore profondément ému de ce que je venais de voir. J’avais vécu chaque instant intensément, portant le combat de l’héroïne du début à la fin. Je me dépêchais donc d’aller féliciter l’actrice, qui se trouvait déjà en compagnie d’une autre personnalité.
"Maria, c’était magnifique, merveilleux ! Même sans être prodige, on sent toute l’émotion et le combat intérieur de ton personnage, j’ai adoré !" Je séchais mes larmes pour afficher un grand sourire, et me tournai vers Charles, mon ancien partenaire de soirée. "Hello Charlou ! J’adore ton costume ! J’ai la version renard chez moi, je te montrerai à l’occasion !"
Dehors, ça semblait agité. Pas étonnamment, vu la thématique du film, ça ne pouvait pas plaire à tout le monde. Mais autant je souhaitais que la soirée se passe au mieux pour mon amie, autant avoir l’excuse de casser les dents des anti-prodiges était plaisante. Surtout ces derniers temps… Mais mieux valait ne pas trop y penser, pour ne pas gâcher la soirée !

Scavenger
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Mer 8 Aoû 2018 - 18:38
Je n’étais pas vraiment d’humeur à aller à une avant-première. Ni à faire quoi que ce soit d’autre qui ne concernait pas un moyen de venger notre père, de près ou de loin. Heureusement, les sorties avec Amelia ou Zenon parvenaient un peu à me faire penser à autre chose. Cependant, j’avais encore un travail, et une couverture à tenir. J’essayais de me persuader que c’était important pour ma mission, de maintenir un semblant de vie pour tromper l’ennemi. Mais cela ne marchait pas toujours. Même Ellen avait de la peine à se convaincre de l’utilité de mes apparitions publiques, sauf pour préserver les apparences.

J’espérais toutefois que cette soirée pourrait me faire oublier mes soucis, peut-être en les remplaçant par d’autres. Le débat houleux autour du film promettait de l’agitation de la part des anti-prodiges, et une avant-première plus agitée que d’autres. Quoi qu’il en soit, on m’avait invitée et j’étais tenue d’y aller. Je ne faisais cependant jamais les choses à moitié, et ne fis pas l’impasse sur le thème de la soirée. L’univers des super-héros disposait de plusieurs figures féminines très intéressantes et emblématiques, mais aucune ne l’était sans doute autant que mon choix final.

L’armure de Wonder Woman était bien plus facile à porter que des robes ou des escarpins, et je me sentais parfaitement à l’aise dedans. J’avais simplement foncé mes cheveux pour les faire ressembler à ceux de Diana Prince, sans oublier le diadème, les bracelets et le lasso. Je me pris au jeu du tapis rouge devant l’entrée, prenant la pose et interprétant mon rôle de super-héroïne, avant de retrouver l’expression mutine d’actrice que je jouais d’ordinaire. Un intéressant jeu de mise en abime, auquel j’étais assez habituée.

Une fois à l’intérieur, je discutais avec des visages connus, avant de me diriger vers la salle pour le film. Je n’étais pas spécialement amatrice de films d’action, et y jouait pour maintenir ma couverture. Mais ce fut divertissant, avec quelques pistes intéressantes de réflexion. La star du film était déjà bien entourée de personnes la félicitant, je décidais d’attendre avant d’aller lui parler. Si l’occasion s’en présentait. Mon regard tomba cependant sur une autre personne, et mon sourire s’agrandit un peu plus.

"Black Canary, un très bon choix. J’ai hésité à faire Batgirl, on aurait pu faire une bonne équipe." Je souris à Amelia, tout en attrapant un verre à siroter. "Je ne savais pas que tu étais une amatrice de super-héros. Ou d’avant-première."

Je me détendais un peu, plus complice. Mais l’agitation du dehors me faisait rester sur mes gardes. Tout pouvait déraper à n’importe quel moment, et il suffisait d’une étincelle pour embraser la colère qui couvait à l’extérieur. Quoi qu’il en soit, que ce soit des anti-prodiges ou autres, il ne fallait pas me chercher ce soir. Les amateurs de cosplay avaient raison, on se sentait plus puissant dans ce genre de costumes. Je n’avais peut-être pas toutes les capacités de mon personnage, mais je pouvais taper fort et faire très mal, c’était une certitude.
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Ven 17 Aoû 2018 - 2:19




« But they do understand: Our mutant powers make us superior to them, and that is why they fear us.»

Magneto



    Lorsque l'atelier de Claire Richards avait reçu la commande cela avait créé une vraie émulation dans l'équipe. C'est ainsi que la couturière avait saisi toute la passion qui existait autour des supers-héros de comics. Elle se souvenait que Guillaume en avait lu quel-qu’uns étant adolescent. Elle lui avait demandé des conseils de lectures. La Française avait abandonné ses sempiternels romans pour se mettre à la bande dessinée. Les ouvriers du chantier la regardait bouquiner pendant les poses avec beaucoup d'amusement.

    Car l'été n'était pas vraiment de tout repos cette année. La seconde boutique devait ouvrir en octobre. Ils en étaient donc aux tout derniers travaux. Le parquet serait fini de monter dans une quinzaine de jours. Ensuite, il faudrait monter les meubles, les placer, les remplir. Sans compter la publicité, la collection à finaliser, et bien entendu les commandes en cours à honorer. Mais Charadh savait à quoi s'attendre en se lançant dans ce projet de boutique.

    Elle était donc contente à l'idée d'une soirée. Cela ferait une coupure bienvenue entre les tissus et la poussière. Les enfants étaient chez leurs grands parents. Lewis avait un emploi du temps plus flexible. Ils profitaient donc de cette occasion pour se faire une soirée rien qu'à eux deux. Claire s'était bien amusée à chercher de vieux habits pour en faire des costumes. Elle s'était promis de faire quelque chose de simple. Mais bien entendu sa fibre créatrice n'avait pas longtemps résisté. Et elle s'était retrouvée, comme dans ses premières années, à coudre le soir pour ses projets personnels.

    Tornade, voilà le personnage pour lequel elle avait opté. Elle avait vraiment apprécié ce personnage. De plus le concept du « mutant » lui paraissait bien vue étant donné toute l'animation qui se faisait autour du film.

    « Je ne suis vraiment pas convaincue par le revers... » Mais, il était bien trop tard pour changer d'idée. La soirée débutait dans moins d'une heure. Le couple devait se mettre en route s'ils voulaient arriver à l'heure. D'autant qu'avec les barrages policier le trajet serait forcément ralenti. « Mmm t'es plutôt pas mal Richards. » Taquinait-elle Grimm alors qu'elle observait le résultat du costume masculin.

    Un passage par les petits rues leurs permettaient d'arriver pile au moment où les portes allaient se refermer. Claire pressait le pas pour arrêter l'employé d'un « attendez » en français. Elle avait remercié l’homme d'un de ses francs sourire.

    « Vite... » Chuchotait-elle amusée. Ils entraient et trouvaient rapidement deux places libres dans les rangs du fond. La blonde s'installait dans le siège et désignait le producteur d'un signe de menton. « C'est lui dont je te parlais l'autre jour. »

    La fin du discours de Mark Lewis provoquait des applaudissements auquel Claire participait volontiers. Elle se retenait tout juste de siffler. Très vite, la salle était plongée dans le noir complet. La fileuse se renfonçait dans son siège. Elle glissait son bras sous celui de Le avec complicité. Cela faisait un moment qu'ils ne s'étaient pas fait un cinéma.

    Plutôt bon public Charadh passait un bon moment. Son œil aiguisé avait surtout observé l'effet des costumes dont ils avaient eu la charge. Elle fût heureuse de constater un ensemble plutôt agréable à l’œil.

    « Oh viens, j'ai vu Mr Einar. Il me semble qu'il a aussi participé à la production. Oh et puis je vois Clint. » Claire tenait à saluer la performance de Maria Clint, qui tenait le premier rôle dans le film. C'était elle qu'elle avait le plus vue pendant les essayage. Une jeune femme charmante avec qui la couturière avait bien sympathisé.

    Madame Richards sortait du rang. Elle allait déposer un baiser d'encouragement du conteur. Elle savait que la partie mondaine n'était pas sa favorite. Cependant, pour une créatrice comme la blonde, il fallait aussi savoir se montrer. Tout en allant vers le petit groupe en question, Charadh cru reconnaître Dahlia Anderson. Elle hésitait à aller directement la saluer, mais la jeune femme venait d'approcher quelqu'un pour discuter. D'ailleurs cette autre dame lui disait quelque chose elle aussi.

    « Qui est-ce... je sais que je l'ai déjà vu quelque part... » S’interrogeait-elle, cette fois en fixant le Robin des bois. Ils arrivaient lentement mais sûrement vers eux. Sa main pressait le bras de Grimm en signe de soutient. Claire s'arrêtait, elle attendait un moment de silence, avant de s'adresser au vieil homme. « Bonjour Mr Lewis. Claire Richards, j'ai travaillé sur les costumes. Vraiment, bravo. Le résultat est soufflant ! » D'autant plus qu'il abordait de nombreux sujets de société très compliqués.


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Ven 31 Aoû 2018 - 16:53
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Grimm avait été plutôt heureux d'apprendre que Claire avait eu droit à une aussi grosse commande. Bosser sur un film de cette ampleur n'était pas donné à tout le monde et la confiance devait être de mise. Il espérait que cela aide l'ouverture de sa deuxième boutique. Même si le sujet du film pouvait être sujet à controverse, il n'empêchait pas le fait qu'il y aurait du monde pour venir le voir. Et que certains étaient capables de voir le talent dans certains domaines, sans pour autant apprécier l'œuvre dans son entièreté. Le soir de la première arrivait à grand pas et plus le temps passait, plus il comprenait à quel point ce film allait poser des problèmes. Les anti-prodiges étaient plus que virulents, il n'arrivait décidément pas à comprendre ce qui pouvait bien les motiver. A par leur peur et leur bêtise... raison de plus pour qu'il accepte sans rechigner d'accompagner sa belle à cette projection.

Jouant le jeu du déguisement, il avait opté pour quelque chose de simple, un personnage qui lui permettrait de ne pas porter collant et masque sur la tête. Constantine était plus simple, il fallait seulement un long trenchcoat et une cigarette au bec et il serait tranquille. Au moins aurait-il l'excuse de fumer, même si cela pouvait faire lever au ciel, les beaux yeux de Claire. Mais on ne changeait pas. Il finissait donc de passer le manteau sur son costume, dont la cravate était mal accrochée, comme elle sied tellement au personnage du comics et eut un petit sourire en entendant le compliment de la dame.

- T'es pas mal non plus. L'attrapant par la hanche pour l'embrasser. Comme si elle n'avait pas eu assez le temps de bosser sur des costumes de super-héros, elle s'était en plus mise dans l'idée de leur faire quelque chose à tous les deux. Cette femme n'arrêtait jamais de travailler finalement.

Mais il n'était plus temps de se perdre dans ces tergiversations, l'heure approchait à grand pas. Ils avaient encore un peu de chemin à faire et pas mal de pattes blanches à montrer avant de pouvoir se poser dans le cinéma. Au moins, personne ne prenait les menaces à la légère, mieux valait un surplus de protection, surtout pour l'équipe. Le conteur s'installa alors dans un siège vide et se cala contre sa compagne, ne manquant pas, parfois, de critiquer en direct les costumes qui apparaissaient à l'écran. Souvent pour taquiner madame, comme il savait si bien le faire.

Le film pourtant, ne prêtait pas tant à rire. Il avait même été surpris de la violence qui en émanait. Ce n'était clairement pas un message de positivité pour les prodiges... il n'était pas certains d'envoyer les jeunes dont il avait la charge aller voir une telle chose. Enfin, les adolescents adoraient les héros dramatiques... ils en auraient donc pour leur compte. Suivant encore une fois Claire dans la partie mondaine de la soirée, il restait quelque peu en retrait.

Comme d'autres ici, il était connu, son nom pouvait parler à beaucoup de monde, mais il ne tenait pas vraiment à ce que cela lui soit utile ce soir. Il préférait observer et siroter le verre qu'on lui avait mis dans les mains, sans trop savoir de qui il venait. Il en offrait un, par la même occasion, à sa compagne. Tout en la laissant briller dans cette société. Le cinéma n'était clairement pas le milieu en lequel il avait le plus confiance, il restait donc un peu aux aguets. Il souriait à l'homme face à qui ils étaient.

- Très bon travail, en effet.
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Dim 9 Sep 2018 - 13:17


La semaine dernière, un de mes clients m'avait donné deux billets pour une avant première de film. Le dernier de Maria Clint : Miss Marvel. Un film assez controversé. Ma première idée avait été de refuser le cadeau. Puis l'image de mon frère Oliver s'imposa. Il adorait l'actrice. Dès qu'il le pouvait, il suivait sa carrière de près. Alors j'avais pris les billets et l'avais contacté. Il avait posé directement des jours de congés et avait débarqué deux jours avant la grande première. Il m'avait fait faire trente six boutiques, changé 4 fois de costumes et au final il avait décidé de prendre le rôle d'Aqualud Garth, le protégé d'Aquaman et il m'avait convaincu de jouer les Poison Ivy soit disant que ma couleur de cheveux était une évidence pour le personnage.

Me voici donc dans un grand hall, entourée de personnes que je ne connais pas, dans des collants verts sombres, une courte jupe de la même couleur, un bustier en feuilles et ma peau légèrement verte. Et Oliver avait plutôt fière allure dans son costume moulant bleu. Mon frère était surexcité. Mais il n'oserait jamais aller embêter l'actrice. Il se contenterait de la regarder de loin et se vanterait au bataillon qu'il avait assister à cette avant première unique... Ah non ça il l'avait fait pendant une semaine par téléphone en plus de rajouter qu'il avait une soeur en or...

Il me traine en sautillant jusqu'à nos places pour ne rien louper du spectacle. Un vrai enfant chez Disney. J'avoue sans grande honte que les histoires de superheros n'ont jamais été mon fort même si Aquaman est mon préféré. Je connais tout ce qu'il y a à savoir de lui. Et l'univers de Batman ne m'est pas étranger vu que c'est le personnage préféré de Misha. Quand à Myers, les gardiens restent ses préférés... Et il fallait dire que j'avais vécu un petit moment avec un fan de Superhero donc... Mais bon je me pose beaucoup de question sur le film que je viens de voir. Je n'arrive pas à me décider si j'aime le film ou si je le trouve dérangeant. Peut être un peu des deux... Je ne m'identifie pas vraiment à l'héroïne. J'ai eu la chance de côtoyer dans ma vie des gens qui m'acceptaient avec le don que j'avais. Mais il faut dire que mon don n'est pas néfaste. Enfin je ne l'ai pas développer pour cela. Mon médecin chef m'avait un jour expliqué que si je le voulais mon don pouvait aussi avoir l'effet inverse et pousser à l'extrême il pourrait désagréger les tissus au lieu de les réparer. Mais je ne me suis jamais lancée sur cette voix là.

Quand le film se termine, mon frère m'entraine vers le buffet dans l'espoir de croiser la dame de ses pensées. Je me suis mise à discuter avec des spectateurs comme moi du film. En regardant autour de moi, je voyais la grande diversité des costumes, du plus simple au plus poussé. Certains incarnaient parfaitement leur rôle. Une Wonder, une Black Canary, une Tornade et même un Robin des Bois. Tout ce petit monde avait l'air de bien s'amuser. Soudain je vis mon frère s'éloigner à grandes enjambées. Mais où allait il? Je le suivis tant bien que mal après m'être excusée, et je le retrouvais en grande discussion avec... Sean? Déguisé en Peter Parker. Je les rejoignis donc. Je salue Sean et lui demande gentiment ce qu'il fait dans ce genre de manifestation et si le film lui a plu.
Lydia O'Neill
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Mer 19 Sep 2018 - 10:17
Maria Clint
IDENTITE : Maria Clint
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LIENS : Membre des Shadows



Le film terminé, j’allais à la rencontre des invités et des critiques. J’avais hâte de savoir comment ils avaient perçu le film. Pour ma part, j’étais un peu sceptique, en ayant vu maintenant le tout monté. La fin était assez noire et tragique, avec l’assassinat du père de l’héroïne. Mark Lewis, le réalisateur, s’était encore montré intransigeant dans le message qu’il voulait faire passer. Il ne faisait aucune concession. Il se mettait même en danger en s’attaquant aussi violemment aux extrémistes antis prodiges…Ce message est d’autant plus fort, que je pense à 99%, qu’il n’est pas un prodige.

Un grand sourire s’illumina sur mon visage lorsque Charles et son agent allèrent à mon encontre. Je fus d’abord étonnée que sa sœur ne soit pas là. Tous les deux étaient les inséparables. Il devait y avoir une bonne raison, que j’espère sans gravité.

- Charles, je te remercie d’être venu. Une première c’est toujours beaucoup de stress. Bobby, bien sûr que je me souviens de vous. Le tournage c’est bien passé en fait car le secret du contenu du film a été préservé longtemps. Il y a eu quelques ennuis vers la fin, qui a obligé à revoir la sécurité plus forte, d’autant que j’ai reçu quelques menaces de mort…

Charles ne connaissait pas sa chance d’avoir un agent aussi honnête et proche de lui. Moi, je me retrouvais seule, depuis que j’avais viré le mien, qui comment dire avait été très entreprenant à mon égard…J’avais failli le trucider. Logan l’aurait surement fait s’il avait su. D’ailleurs, où était-il passé ? Ah là-bas. Il boude ! A la tête qu’il fait, il n’a pas aimé le film…En fait, je sais qu’il me reproche de m’être trop exposée avec ce film. Heureusement que je ne lui ai pas parlé de ces menaces, il aurait encore pété un câble.
Je reconnus le costume de Black Canary mais pas le visage de la femme qui le portait. Elle venait de bousculer Robert Twain.

- Madame ? Je voulais vous dire que votre choix de costume est très pertinent. Black Canary est une héroïne très complexe, comme l’âme humaine…

Heureusement qu’il y avait le formidable et l’étonnant Barthram Einar pour me sortir de la tête ces idées noires. Il n’y avait que lui pour oser et tenter de porter un tel costume !!!

- Babar !!! Vous allez me voler la vedette avec un tel costume ! Vous savez que je vous adore ? Quand allez-vous un jour réaliser un film ? Ce jour-là, j’espère que vous pensez à moi car je me ferais une joie d’y participer. Je pense que Charles aussi ! Comme d’ailleurs, madame Dahlia Anderson qui vient de nous rejoindre, et que je remercie également de sa présence pour cette première. Il y a là un casting d’enfer !

Mon réalisateur, Lewis, m’avait abandonné pour faire également le tour des invités. Il félicita chaleureusement madame Richards lorsqu’il la croisa.

- Claire, très heureux de vous voir. Sans vous, le film n’aurait pas été ce qu’il est. Vous avez des mains de fée ! Monsieur Richards, le célèbre conteur est votre mari ? Qu’avez-vous pensé du film ? Parlez sans détour, n’ayez crainte…






Les discussions allaient bon train entre les invités de cette première du film Miss Marvel. Tout était bon enfant et détendu. Si les invités savaient que ce qu’il se passait en coulisses, peut être que cela serait une toute autre histoire…

Sean Miller avait rejoint le complexe de sécurité de l’opéra, un bureau avec un tas d’écrans dont les caméras de sécurité diffusent les images.

Le garde avait le visage des mauvais jours. Cela n’annonçait rien de bon.


- Monsieur, on a trouvé un engin étrange, situé à un étage en dessous de la salle des invités. On pense que c’est une bombe. Il était planqué dans une grande caisse. C’est le bruit métallique qu’il y avait , qui a attiré l’attention d’une patrouille. Regardez, nous avons filmé avec l’aide d’un portable l’engin.

Sean, par son expérience, pouvait confirmer qu’il s’agissait d’une bombe. Celui qui avait fait cela n’était pas un manchot. De la haute technologie confondant circuit électrique, produits chimique , un portable. Cela semblait impossible à débrancher. Son instinct lui dictait que l’engin exploserait quand les produits chimiques aurait fini de se mélanger. Il y avait peut-être une chance en piratant le système informatique mais encore fallait-il avoir un génie de l’informatique sous la main !

- On fait quoi ?

Lydie et son frère n’arrivèrent pas à temps pour retrouver Sean qui était entré dans la salle de sécurité. Un vigile bloquait maintenant l’entrée.

(NB : Sean pourra les voir sur un écran qu’une caméra diffuse ou entendre leur voix s’ils l’appellent)

Shadow
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Jeu 20 Sep 2018 - 14:46
Une fois de plus, Charles Withmore se surprit à penser qu'il aurait bien voulu que Carmen soit là ce soir. Il appréciait la compagne de Bobby, là n'était pas la question, mais la présence de sa sœur avec sur lui quelque chose d'apaisant. La chanteuse savait tempérer ses humeurs comme personne, et il s'était toute sa vie reposé sur elle comme elle sur lui. Enfin, même éloignés physiquement, ils étaient toujours liés par le lien qui les unissait depuis leur naissance. Il s'agissait d'autre chose que de la simple télépathie, dont Charles était incapable : c'était quelque chose d'autre, quelque chose de plus fort encore. Ils restaient deux êtres différents, tout en étant vraiment entier qu'au travers de la présence de l'autre. Au moins, il pouvait sentir que la soirée de Carmen se passait bien ; et il y avait peu de chances que son événements se retrouve encerclé par une meute abrutie d'anti-prodiges. Non, ce soir ces derniers s'étaient visiblement donnés le mot pour vitupérer autour de l'opéra. Tout ça parce que des gens -aussi bien prodiges que non- avaient décidé de porter à l'écran l'ignorance de leur cause pour mieux la dénoncer. Il restait à espérer que la sécurité soit au rendez-vous : dans ce genre de situation, il suffisait de peu pour que tout dérape. En même temps, Charles n'était pas contre fissurer quelques crânes aussi étroits qu'obtus si l'occasion lui était donnée...

« Je suis navré de l'entendre. Ma foi, cela fait partie du métier quand on décide d'être engagé. Cela demander du courage, et je pense que tu auras inspiré bien du monde ce soir. Et ça aussi, c'est important. »


En tant qu'acteur, il ne pouvait que respecter l'engagement de Maria, ainsi que celui de son réalisateur et de toute l'équipe du film. Il fallait du cran pour non seulement faire valoir ses idées, mais les proférer aux yeux de tous, s'offrant ainsi à l'opinion publique. Sans porter de masques pour les protéger, eux et leurs proches... C'était là où le courage frisait l'inconscience, et il sentait sa cognition de Justice s'agiter en lui. Il souriait pourtant, masquant son trouble avec l'expertise de celui dont c'était le gagne-pain. Ce n'était pas parce qu'il avait choisi cette vie que cela en faisait la seule valable lorsqu'il s'agissait de s'opposer à l'injustice. Et si quelqu'un devait un jour avoir le malheur de s'en prendre à Maria ou à qui que ce soit ayant travaillé sur Miss Marvel...et bien, disons que ce quelqu'un ferait connaissance avec la plus implacable des justices. De même, s'il avait eu vent du traitement infligé à Maria par son ancien agent, ce dernier n'aurait eu qu'à bien se tenir... Ce qui n'aurait sans doute pas été très judicieux pour autant : Maria était capable de mener ses propres batailles.

« Il n'y a pas de mal. » disait Bobby à la femme qui l'avait bousculé. Et malgré le masque, Charles reconnu aussitôt Amélia Clark. Il la salua, heureux de la voir. Il en était venu à la considérer comme une véritable alliée, et une alliée efficace.

« Amélia ! Je suis content de vous voir. Dites, si l'on se réfère à nos costumes, nous allons finir par nous marier : c'est ce qui arrive à Green Arrow et Black Canary dans les comics. » Sa remarque n'était là que par amusement, et non pas par réel flirt. Et puis voilà qu'un nouveau venu s'immisçait dans la conversations avec la subtilité d'un brise-glace s'enfonçant dans les côtes arctiques. Charles ne put s'empêcher de sourire : il était difficile de faire autrement face aux frasques de Barthram Einer. « Green Arrow n'aurait pas existé sans Robin des Bois, ce qui fait un bon costume deux en un. Et je serai ravi que tu me montres ton renard ! Je rejoins Maria : le jour où te lances dans le cinéma, passe moi un coup de fil, je ne voudrais pas manquer ça. » Il hocha la tête à l'adresse de Dahlia Anderson, que Maria avait alpaguée dans la conversation. « Anderson, qu'est-ce que vous en pensez ? »

Ils s'étaient rencontrés plusieurs fois dans le cadre de leurs activités d'acteurs, et il avait la nette impression que la jeune femme ne l'appréciait guère, sans doute agacée par ses nombreuses frasques auxquelles il s'adonnait pour sa couverture. Cela voulait dire qu'elle devait plutôt bien fonctionner ; pour le reste, il n'avait rien contre Dahlia, dont il respectait le talent. Et puis il l'avait toujours trouvée...intrigante. Son instinct lui soufflait qu'ils avaient tous deux en commun bien plus qu'ils ne croyaient ; peut-être en fallait-il un -ou une- pour reconnaître l'autre... Il salua également le couple Richards, qui s'était joint à leur petit groupe. Il les connaissait de réputation dans leurs domaines respectifs ; il se demandait d'ailleurs si la série historique locale dans laquelle il allait joué n'avait pas approché Claire Richards concernant certains costumes. Quant à son mari, il était tombé une fois ou l'autre sur ses programmes, et il reconnaissait volontiers que l'homme savait raconter. Au moins la soirée se faisait-elle en bonne compagnie...si l'on ignorait les fanatiques à l'extérieur.

« Ce serait encore mieux si on était pas entouré par cette bande d'intolérants... » dit-il à personne en particulier, indiquant l'extérieur d'un geste. Puis il but une gorgée de sa boisson, soudain un peu plus sombre.
Justice
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Sam 22 Sep 2018 - 23:32
Miss Marvel
& Black-Canary









La gêne s’éclipsait aussi vite qu'elle était venue.

-
Charles ! S’enthousiasma la brune. L'inflexion de la voix ne pouvant la tromper, sur l'identité du voleur. Une lueur espiègle vint teinter ses prunelles cerclées d'acier. Elle confirmait la référence littéraire. Je me souviens de cet épisode. Queen la sauve des ennuis, c'est bien cela ? Amélia voulait retrouver le nom du scénariste. Mais, elle hésitait. Ses lectures -à l'époque de la parution- étaient chaotiques. Son époux -officiel- et elle vivaient le début de leur fin. Un tandem qui avait plut d'ailleurs ! Poursuivait-elle, adressant un sourire poli à Mr Twain. Charles... vous allez bien mon cher ? La question était écrasée par l'arrivée d'un autre personnage. Le sourire de la brune s'effaçait brusquement. Barthram Einar se trouvait sur la liste. Une liste noire, dont la composition allait et venait au fur et à mesure des rencontres. Oui, passez-nous un coup de fil, Einar. Reprenait-t-elle sur les paroles de son allié. Déployant une ironie si subtile, qu'elle ne se lisait que dans un sourire, d'une fraction de seconde.

Clark n’eut pas besoin de chercher bien loin, qui se cachait sous le costume du personnage féministe, qui s'avançait ensuite dans sa direction.
Ce choix allait avec l'esprit de sa propriétaire. Barbara ou bien Diana auraient été ravie de savoir leurs couleurs portées par cette jeune femme. Il lui allait comme un gant. Vêture illustratrice de la pensée. Les masques se faisaient révélateur de vérité. Quelle charmante ironie, en plein cœur d'une soirée de strass.

-
Ce n'est pas déjà le cas ? Concupiscente Amélia souriait maintenant à Dahlia. Elle se référait alors à leur vie professionnelle. Arkadia. Head & Persona. Bien qu'on ne les avait pas renvoyé sur le terrain ensemble, elles travaillent toutes les deux de concert. Animée par la volonté des Justes. L'Américaine acceptait la remarque de son amie. Seule une personne qui la connaissait -actuellement- aurait pu se surprendre de sa présence en ce lieu. Hum. J'ai grandi en New-Victoria avec trois frères fous de héros. Les comics étaient le seul divertissement toléré par l'Officier Major Clark -paix à son âme- pour son aîné. Non. Plus vraiment... tu as raison. Le regard bleu nuit se perdit sur la foule. Ce carnaval. Mais ce rendez-vous m'a semblé important. Lentement l'expression se métamorphosait passant de la sévérité à la douceur. Je suis contente de te voir. En pudique soutient, la quarantenaire venait presser le bras de la mannequin. Lui souriant. Perdre un parent vous changeait du tout au tout. En profondeur. Comme un ras de marée.

La silhouette d'Amélia virait naturellement de bias. Elle observait l'actrice qu'elle n'avait pas entendu approcher. La considérant dans toute sa complétude. Et avec le recul que procure l'âge. Elles n'étaient pas de la même génération. Clark voyait la jeunesse. Les enjeux.

-
Merci. D'un sourire amusé. Là encore. C'est aussi mon avis. Amélia détailla alors les traits de son interlocutrice. Elle sembla prendre une décision. Avant de reprendre. Miss Marvel n'est pas un rôle simple non plus. Vous vous en sortez bien. Sobre compliment dans la forme. Le fond n'en était pas moins un puissant indicateur. La louve ne dépensait pas sa salive à mentir. J'espère que vous supporterez le poids de l'étandar que vous venez de dresser à la face du monde. La production qu'ils venaient de voir n'était qu'un outil. Mais cela, le réalisateur -au moins- l'assumait.


-
Oui. Malheureusement, ils ont eu du grain à moudre depuis quelques mois. Notait la femme d'affaire, la mine soudain sévère. Mais, notre présence, ici, ce soir prouve bien qu'ils n'ont pas encore gagné. Amélia adressait un sourire complice à son amie. N'est-ce pas ?

Derrière le sourire se devinait une vigilance.
Avisant le couple métisse qui approchait Head leur adressait un salut silencieux. Elle se souvenait alors de ce que lui avait dit Zenon et Charles à propos de la couturière. L'ouverture d'une seconde boutique à la fin du semestre. Une aventure professionnelle à la hauteur de cette femme, visiblement.

-
Bonsoir. … C'est un plaisir de vous voir. Monsieur Richards, j'écoute souvent votre émission. C'est toujours... un agréable moment. Se souvenant que le dernier podcast avait été écouté dans une voiture. Tôt le matin. Et après une excellente soirée. Vous produisez-vous sur scène ? Cet homme avait une présence. Pour une amatrice des planches, l'idée était séduisante. D'autant qu'elle aimait qu'on lui conte des histoires. Des contes, à dormir debout, cousu de fil d'or. De quoi donner son écu à Morphée. Il était parfois si désœuvré depuis quelques mois. Privé de sa captive. Trop occupée par une vie nocturne.

En périphérie, une petite agitation du personnel de sécurité, attirait l'attention. Head se mettait à les observer par dessus l'épaule de son interlocuteur.
Amélia Clark
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Lun 1 Oct 2018 - 13:04

Scénario

ft. Scavenger

「Miss Marvel」
Cher lecteur,

Le cinéma avait été une invention merveilleuse. Avant, on avait que son imagination, les images statiques et le théâtre pour rêver. Là, on élevait le tout à un autre niveau. Et l’évolution de cet art avait été passionnante à suivre. Un vrai film en soi ! Je me rappelais encore des premières tentatives, de ce train qui arrivait en gare et des spectateurs effrayés qui pensaient que l’engin allait jaillir de l’écran pour les écraser. Tellement de beau monde dans ce milieu aussi, et cela continuait encore aujourd’hui.

J’allais donc taper la bise à Maria, la star de la soirée. Après toutes ces émotions, il était bon de trouver des visages connus et sympathiques. Ou pas, mais ça, cela avait toujours été le cas. Heureusement, l’héroïne de la soirée semblait satisfaite de la tournure de cette avant-première, et c’était le principal.
"Oh non Maria, je ne t’arrive même pas à la cheville. Je ne sais pas si j’arriverai à faire toutes ces cascades avec des talons pareils, tout en rendant toute cette émotion." Je me tournais vers Charles, tout fringant dans son costume vert. Et ce n’était pas donné à tout le monde, croyez-moi. "Tu viens quand tu veux, Charlou. Et Carmen est la bienvenue aussi, dommage qu’elle ne soit pas là ce soir !"
La proposition de me faire rentrer dans le milieu du cinéma ne tomba pas dans l’oreille d’un sourd. "C’est vrai ? J’avoue que ça m’a souvent traversé l’esprit, mais j’hésite toujours entre jouer dedans… et réaliser le film."
Mon sourire glissa sur Clarke, vieille harpie que je n’aurais pas imaginé venir à ce genre d’événement. Heureusement pour elle, elle n’était pas aussi ringarde qu’elle en avait l’air. Malgré son ironie, je conservais ma bonne humeur, n’étant pas né de la dernière pluie non plus.
"Je n’y manquerai certainement pas. J’adore blablater au téléphone avec de vieilles copines. Vous saurez tout de ma vie trépignante."
L’interpellation d’Anderson dans la conversation eut la bonne idée de me changer les idées. J’adorais cette actrice et chanteuse, qui restait toujours une inspiration pour ses tenues soignées. Même si, en la côtoyant, je sentais toujours quelque chose de bizarre à ses côtés. Comme si je l’agaçais un tantinet, sans pourtant que cela se voit sur son visage. Mais je devais me tromper, sûrement.
"On pourrait faire un film tous les quatre ! Ce serait une super idée ? Clarke nous apportera le café !"
Mais mon attention fut une nouvelle fois attirée par d’autres visages bien connus. Je m’éclipsais telle une tornade pour aller saluer le couple le plus mignon de la pièce.
"Monsieur et Madame Richards, quel plaisir de vous voir ! Vous êtes parfaits ce soir, il faudra que je vous invite à l’occasion ! Vous avez changé Lewis, une nouvelle coupe de cheveux ? La barbe ? Ça vous va très bien en tous cas ! Madame Richards, je dois absolument vous commander de nouvelles tenues !"
Et me voilà déjà reparti, en quête de nouvelles aventures. Tellement de choses à voir, à manger, à boire. Tellement de gens à saluer… Jusqu’à ce que mon regard tombe sur une chevelure rousse et une silhouette familière.
"Eh salut Lydia ! Trop classe, la Poison Ivy." Je saluai son cavalier, avant de jeter un coup d’œil aux vigils qui bloquaient une porte. Quelque chose n’allait pas, de toute évidence. "Il y a un problème ?"
D’un coup, je pris l’expression sévère et sérieuse de Captain Marvel. Et puis, en y réfléchissant, c’était vrai que l’atmosphère avait changé, d’un seul coup.
Scavenger
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Lun 1 Oct 2018 - 17:05
Retrouver Amelia était une bonne surprise. Au moins, malgré mon état plutôt sombre, je savais que je pouvais compter sur une personne connue et de confiance à cette soirée. Ce n’était pas de trop, même si, a priori, il n’y aurait rien de dangereux. C’était une avant-première de blockbusters, même si les grondements du dehors prouvaient que certains ne l’avaient pas vraiment compris.

"Pas dans des robes de soirées aussi originales." commentai-je, complice. Je ne serais pas contre aller à ce genre de soirées toujours accompagnée d’une épée et d’un bouclier. Le costume était toutefois un peu léger, mais cela ne changeait pas de certaines robes, cela dit. "Tu en lisais donc aussi ? Et c’est vrai que la symbolique est d’actualité…" Mon regard passa sur le dehors, ou les anti-prodiges continuaient leur cirque. La lie de l’humanité… Je reportais mon attention sur l’agent d’Arkadia, retrouvant un sourire plus franc. "Moi aussi. Ça rassure toujours d’avoir des alliées dans la cage aux fauves."

Comme souvent dans ce genre de soirées, je m’étais retrouvée happée par un groupe de conversation autour de la star du jour. Enfin, ce n’était pas souvent arrivé qu’on me convie à une réunion comportant Green Arrow, Black Canary et Captain Marvel, en plus de notre Miss Marvel. Ce qui ne changeait rien au fait que j’aurais préféré rester en compagnie uniquement des deux jeunes femmes pour ignorer les deux autres singes, mais cela faisait aussi partie du jeu. J’affichais donc mon plus beau sourire, dirigé principalement à l’attention de Maria et d’Amelia.

"Tout le plaisir est pour moi, Maria. C’est toi qui attire autant de personnalités autour de toi, voyons." Je posais ensuite mon regard sur Whithmore, l’analysant de la tête aux pieds un bref instant, alors qu’il venait de me poser une question. Je ne savais pas trop quoi penser de lui. Un peu comme Einar, mais en plus tempéré. Ce qui n’était pas difficile. Ils jouaient les idiots. Ou alors, ils l’étaient vraiment. Quoique, dans le cas de Charles, c’était plus subtil. Il y avait quelque chose d’intriguant chez lui, et je ne savais pas vraiment si cela valait la peine de creuser ou non. Pour le moment. Continuant à afficher mon éternel sourire, je pouffais doucement. "Je ne pense pas souvent, vous savez… Mais ça pourrait être une idée… Surtout dans nos costumes actuels."

Je me retins de lever les yeux au ciel devant les frasques d’Einar, bien contente qu’il s’éclipse avec la discrétion d’une ambulance. Heureusement, cela nous laissait plus au calme pour discuter. Amelia était également partie saluer d’autres personnalités connues, et je me retrouvais avec Maria et Charles. Je souris à la première, profitant d’un peu de répit pour l’interroger.

"Vous aviez des modèles en tête avant de penser à ce rôle, Maria ? Les super-héros, c’est un choix très iconique et fort."

Mes oreilles restaient toutefois attentives, entraînées à guetter le moindre dérangement inhabituel. La remarque de Whithmore me parvint donc, et m’étonna un peu. Allons bon, le voilà bien sombre d’un coup… D’un autre côté, c’était compréhensible. Pas besoin d’être une lumière pour se lamenter du triste spectacle qu’offrait l’extérieur. Mais tout de même, c’était une brèche assez surprenante de sa part.

"D’autant plus ironique qu’on porte ces costumes, alors qu’on est aussi impuissants, réduits à simplement les observer déverser leur haine et leur stupidité…" répondis-je alors, profitant que les autres continuaient leur discussion entre eux. J’étais curieuse de connaître son avis sur la question, lui qui jouait souvent les héros à l’écran. Une chose était certaine, cela me démangeait de pouvoir en assommer quelques-uns. Mais la frustration de l’injustice était quelque chose que je connaissais bien.

Toutefois, un début d’animation commença à attirer mon attention. Au loin, des agents commençaient à s’activer, et même si rien n’était encore vraiment sûr, j’avais un mauvais pressentiment. Évidemment qu’une telle soirée ne pouvait pas se dérouler sans heurts… Je restai donc alerte, heureuse d’avoir pour une fois de quoi me défendre et attaquer dans mes mains sans avoir à les dissimuler habilement. J’avais effectivement demandé à ne pas avoir que des accessoires pour devenir l’amazone la plus célèbre des comics. Et peut-être que j’avais bien fait, au final.
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Mer 3 Oct 2018 - 22:57



« But they do understand: Our mutant powers make us superior to them, and that is why they fear us.»

Magneto




    Ce genre de soirée était également une opportunité de rappeler subjectivement l’existence de la Potentiel Home à des gens qui n’y pensaient pas forcément. Bien avant la naissance du premier né, Claire Richards avait revendiqué son affiliation à la communauté des Prodiges. Elle était heureuse de pouvoir, à sa mesure, soutenir un projet comme “Miss Marvel”. Elle était tout aussi heureuse de le faire avec Lewis. S’il y avait une chose qu’ils avaient montré depuis leur arrivée en Ecosse, c’était leur volonté de construire un monde ouvert à la différence.  

    Postée près de son allié le plus solide, Charadh souriait aimablement au réalisateur. Pendant la préproduction, avec son sens du professionnalisme, la couturière s’était renseignée sur l’univers de l’artiste. Lewis et même Colm avaient été embarqué avec elle dans un movie-thon. Cela avait permit aussi de passer un peu de temps avec le jeune adulte “entre grands” ce qui avait été agréable, entre les costumes et l’organisation du lancement de la boutique du Canal.

    « Merci c’est gentil. Comme je vous le disais, j’ai peu l’occasion de travailler sur des projets cinématographiques. C’est très différent du théâtre. Je dois bien reconnaître que le propos m’a beaucoup emballé à la base. L’Art comme outil de pensée, voilà qui nous parle ! »

    Un groupe se formait dans la périphérie des célébrités. Charadh observait le costume de Mrs Clark pendant qu’elle prenait la parole. Voir l’Américaine lui faisait se rendre compte que cela faisait un moment qu’elle ne l’avait pas revue au ED’S.

    « Mrs Clark, vous vous faites discrète depuis le printemps. Tout va bien ? »

    Une tornade nommée Einar qui faisait des siennes attirait un rien de perplexité de la part de la fileuse. Elle ne saisissait pas tout son humour en l’absence de contexte. Il n’y avait que des événements publics pour rassembler un panel aussi varié de personnes.

    « Justement, je venais vers vous. Mais, oui passez donc! Faites le avant le mois prochain. Nous risquons d’être pris ensuite avec le lancement de la nouvelle boutique sur le canal. »

    Claire inclinait alors son menton, plus grave, alors que son visage perdait un peu de lumière. Bien entendu, ils ne pouvaient pas faire l’économie de ce qui se passait en ville depuis plusieurs mois. Depuis le Salon de l’Innovation le climat se dégradait. Les anti-prodiges se cachaient de moins en moins. Leur “impunité” faisait flotter un malaise sur l’arche. Claire avait parfois l’impression de se trouver à Paris dans les années 90…

    « Dahlia oui, malheureusement, vous avez raison… »

    Cette réflexion plongeait la créatrice dans une étrange introspection. Elle se demandait, une fois de plus, où ils avaient échoué. Qu’avaient-ils manqué ? Elle coulait un regard vers Grimm. Ils avaient migré sur cette Arche parce qu’elle prônait la tolérance et le respect des prodiges. Malheureusement, ils avaient dû expliquer plusieurs fois ce qui se passait à Andy et Elise.

    « Mais nous ne nous laissons pas faire ! » Entonnait la Française pour briser la sombre ligne de pensée. « Quels sont vos projets en cours, racontez-nous, tous. Profitons en ! » Il n'était pas encore dit que Charadh laisserait la tristesse l'emporter. Elle avait une philosophie simple : la vie était belle pour peu qu'on se batte pour elle.


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