Lex Remotionem -Un nouvel ordre- Septiéme Partie (Les rebelles)

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Mar 10 Juil 2018 - 14:22
Lex Remotionem





June, Leila & Kleidukos

Feat. NIKIYA ALPHA PERSONA



    Leïla et June arrivaient ensemble dans la grande citée de Paris. C'était leur première visite sur cette arche historique.
    La raison qui les amenaient en ce lieu pouvait s'avérer l'être tout autant.
    Elles avaient pris toutes les précautions habituelles pour ne pas se faire repérer par les espions de Strega. Pourtant une grande nervosité les maintenaient dans le silence. Dédéniant les transports en commun, si souvent surveillés, elles se déplaçaient seulement à pieds, marchant l'une prés de l'autre, sous un ciel sans lune.

    Cette ville était également celle où une certaine Abygaël avait fait ses premiers pas.
    En effet, sa mère alors infirmière de guerre, y avait trouvé refuge peu de temps sa naissance. Aussi la jolie blonde n'avait eu aucune peine à retrouver l'endroit prévu pour le rituel.
    Elle arrivait à peine quelques minutes après l'instigatrice et sans un mot allait poser ses affaires dans un coin en attendant les autres.

    -Tu crois qu'on va voir des vampires ? Plaisantait June, alors qu'elles arrivaient sur le lieu du rendez-vous.

    Les filles avaient eu très peu d'information et sans la présence d'une rune arménienne à la gauche de la porte d'entrée, elles n'auraient pas été certaines de se trouver au bon endroit.
    Sa coéquipière, Leïla, levait les yeux au ciel en prenant les devants. Un foulard dissimulait ses longs cheveux noirs de même que son visage atypique. Mais ça ne suffisait pas à cacher toute sa détermination.

    Les filles empruntèrent l'escalier de pierre, humide et sombre, pour atteindre la cave. Là où le Destin attendait de se réalisé.

    Effectuer lex remotionem n'était pas commun.
    De fait, les gardiens du savoir avaient répertorié trois cas, au cours des trois derniers siècles, dont deux avaient échoués.
    La magie à laquelle Nikiya voulait faire appelle était l'une des plus rares et l'une des plus exigeantes. Pas moins de quatre niveaux de pouvoirs étaient combinés, dans un même espace temps, ce qui multipliait les risques de façon exponentielle. De plus les ingrédients à utiliser étaient très spécifiques et très durs à trouver depuis le soulèvement des terres dans le ciel.


***

Un gigantesque pinacle fait du sel de la mer rouge était dessiné sur le sol de pierre. Le dessin était de plus de vingt mètres de diamètre. La complexité des lignes était à l'échelle de tout le reste et la moindre erreur s'avéreraient fatale pour les sorciers. L’instigatrice serait donc la meneuse du rituel qui se trouvait être en Crétois antique la langue maternelle de Strega elle-même. Ironique.

Au centre du Cercle reposaient les trois matériaux, le sang du Descendant, un objet appartenant à la Destituée, et un autre de celle qui allait prendre sa place.

Les douze participants devaient tous avoir les yeux bandés et les mains enduit d'un onguan particulier qui amplifierait la circulation de l'énergie dans le cercle.
Le rituel était long, intense, difficile, il réclamait une véritable endurance et mettrait à l'épreuve chaque participant. Aussi leur fût-il fourni une drogue qui renforcerait leurs capacités.
La plus petite erreur sonnerait la mort du groupe. La voix de Nikiya serait le guide, qui soutenu par tous les autres allait briser les liens de pouvoirs ancestraux.

Au premier son entonné l'avenir fût scellé car seule la victoire était possible.
Une voix basse et rythmée entonnait l'incantation, rejointe par un chœur de douze voix. Très vite, une onde et s’amplifiait pour sortir des limites du cercle et faire vibrer les murs de la cave.
L'énergie déployée coupa l'électricité sur l'ensemble de l'île.

 Αδελφή της νύχτας σας δικαιολογείται. Το όνομά σας είναι απαγορευμένο. Για αιωνιότητα. Η αδελφή της νύχτας αποκηρύσσει τον τίτλο σας. Αδελφή της νύχτας σας έχει τελειώσει.

(Sœur de la nuit tu es excusée. Ton nom est banni. Pour l'éternité. Sœur de la nuit renonce à ton titre. Sœur de la nuit ton temps est achevé.)


***


    A environ une trentaine de mètres plus haut en surface Kleidukos entrait à pas de loup dans le salon de l’hôtel particulier parisien. Ce bâtiment avait été racheté par sa famille au début du XX siècle. Sa mère, Hécate, et elle y avaient vécu pendant des années. A présent l'endroit été vide, froid et triste, mais il était parfait pour tenir première réunion du Nouvel Ordre.

    Avec l'aide de quelques filles, Kleidukos et sa mère avaient réhabilité le lieu. Après un grand nettoyage et un peu de rangement les pièces communes étaient un peu plus attrayantes. Elles avaient transformé le salon principal pour qu'il puisse accueillir tout le monde. Une des filles avait amené un projecteur. Une autre s'était chargée de l'impression des documents. Elles avaient réussi à organiser la réunion dans le plus grand secret grâce à Nikiya.

    Kleidukos sentait les poils de sa nuque se hérisser. Elle comprit... Le rituel était bientôt terminé. Les invitées allaient bientôt arriver. Elle devait être prête à les recevoir, en attendant que Lotte puisse se joindre à eux. Aussi la jeune sorcière s'avançait jusqu'au tapis persan, de sa démarche canine. Elle posait ses quatre pattes et inspirait à fond. Revenir à l'état humain était la transformation la plus douloureuse de toute.

    Le processus pouvait prendre de longues minutes. Lentement le duvet de poils laissait la place à une peau claire. Le museau s’aplatissait et la queue rétrécissait. Peu à peu les contours d'une jeune fille se devinaient. La belle se redressait sur ses pieds encore fragiles et marchait vers la chaise où reposait une robe d'été. Elle l'enfilait, allait coiffer ses cheveux et maquiller ses yeux.

    Quinze minutes plus tard, elle se tenait dans le hall d'entrée, pieds nus certes, mais prête à remplir sa mission. Ses yeux gris verts se dardaient sur les premières femmes.

    - Bonsoir mesdames. Bienvenue à Paris. Je vais vous demander de laisser vos appareils électroniques dans le bac en fer sur votre gauche. Le hall était la seule pièce équipée par des brouilleurs puissants. Elles ne pouvaient prendre aucun risque d'être repérées par les alliées de Strega. -Et puis je vais vous demander de vous rendre dans le salon. Tout droit. Et d'attendre quelques minutes. La réunion ne va pas tarder à commencer. D'ailleurs les lumières revenaient dans le quartier.

    Le salon ainsi éclairé était plus chaleureux. Les murs étaient habillés de tableaux. Des portraits qui représentaient majoritairement des femmes de l'Histoire, en réalité les membres de l'Ordre premier. Il y avait des fauteuils confortables et bien sûr de quoi se restaurer pour tout le monde. Il y avait aussi une grande table ronde au centre de laquelle trônait un vasque en étain... vide.

Strega
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Lun 16 Juil 2018 - 13:08
Paris. L'arche du romantisme, comme on la désignait souvent dans l'imagerie populaire. Pour Miranda Lockhart, peu encline au romantisme, ce n'était qu'une ville comme les autres. S'il y avait un symbolisme particulier qui l'avait désignée pour ce fameux rituel, il lui échappait ; le symbolisme, ce n'était pas son genre non plus. Elle aimait ce qui était clair, dépourvu d'artifices. Elle préférait les situations qu'elle pouvait confronter directement, les problèmes qu'elle pouvait affronter à mains nues, les yeux dans les yeux. Autant dire que la magie n'était pas son domaine, et qu'elle n'y entendait pas grand chose. Bon, si elle était parfaitement honnête, elle devait bien avouer qu'elle ne faisait pas beaucoup d'efforts pour comprendre non plus. Là où Dahlia avait sans doute cherché à s'informer le plus possible, à comprendre son sujet, elle avait préféré se reposer sur l'expertise de Lotte. L'académique ne lui faisait pas peur, mais sa méfiance envers le monde de la magie était si ancrée en elle qu'elle ne savait pas comment réagir autrement. C'était...et bien, comme un instinct qu'elle ne s'expliquait pas vraiment.

Pour la énième fois, elle se demandait ce qu'elle faisait ici. Si elle avait pris la bonne décision. Soutenir Lotte lui paraissait juste, du moins étant données les circonstances. Il était temps de s'opposer pour de bon à Cnossos, et de faire choir la harpie de son perchoir. Seulement...et bien, elle n'était pas encore certaine de pouvoir faire entièrement confiance à la danseuse. Certes, le contact avait été renoué, mais on ne pouvait pas dire que leur relation était revenu à la normale. Cela n'arriverait sans doute jamais ; Miranda préférait l'imaginer comme une nouvelle relation, avec un paradigme différent. Mais comme toute nouvelle relation, cela impliquait à chacune d'elle de faire ses preuves... En tous les cas, il valait mieux que Lotte l'ait au près d'elle pour ce qui allait suivre, et Miranda n'aurait pas aimé rester sur la touche. Elle interrompit sa marche sans fin : elle avait passé son temps dans la chambre à faire les cents pas, incapable de rester en place. Quand elle reçut la convocation, elle poussa un bref soupir de soulagement. Au moins, les choses allaient pouvoir avancer.

Vêtue d'un chemisier blanc tout simple et d'une jupe noire, elle se dirigea dans les couloirs de l'hôtel jusqu'à arriver à sa destination. A l'entrée, une femme brune accueillait les arrivants. Elle était d'une grande beauté, à l'image de toutes les autres sorcières du convent qu'elle avait pu apercevoir ; à croire que c'était un critère d'entrée... Quand on lui demanda de laisser téléphone et appareils électroniques, Miranda obtempéra sans mot dire, confiant son smartphone. De toute façon, elle avait l'appareillage d'Arkadia incrusté dans la tempe ; elle pouvait difficilement se taillader le crâne pour le laisser dehors. Bah, le système était aussi sécurisé que possible de toute façon, il n'y avait pas de risques et il ne crut pas bon de le mentionner.

A l'intérieur, le salon était agréable à l’œil, comme tout ce qui touchait de près ou de loin à l'Ordre. On était loin de la vieille chaumière dans les bois, même si Miranda n'aurait pas dit non au pain d'épice et aux sucreries. Elle était parmi les premières, parfait : elle aimait avoir le temps de repérer les lieux et d'observer l'arrivée des autres. Le temps de faire un balayage de la salle, ce qui relevait pour elle du mode de vie aussi bien que de la déformation professionnelle. Tout lui paraissait en ordre. De toute façon, elle était bien obligée de se reposer sur les capacités des magiciennes rebelles pour assurer leur sécurité, surtout d'un point de vue magique...

Plutôt que de se choisir un fauteuil ou une place sur un canapé, elle s'adossa contre le mur qui lui permettait d'englober toute la pièce. Les bras croisés sur la poitrine, ses cheveux noués en chignon, elle attendait que la réunion commence ; jusque là, elle n'avait pas grand chose à dire...
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Thème: Canta Per Me - Yuki Kajiura




“There’s no way things should be. There’s just what happened and what we do.” Terry Pratchett
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