Long time no see | Hellequin

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Dim 8 Juil 2018 - 20:21
Long time no seeSo you thought you could escape me?

Hellequin

Erend

Erend avait rejoint les rangs de New Scotland Yard en tant que consultant depuis un certain temps maintenant. Il s’était plutôt bien adapté, que ce soit à l’environnement ou à ses collègues. A vrai dire, il y avait peu d’endroit où le psychiatre n’aurait su s’intégrer. Même dans des domaines qu’on tentait de lui interdire. Car il aurait pu faire un excellent Lord, c'était une certitude, si on lui avait laissé l’opportunité. Si du moins cela n’avait pas voulu dire soirée guindées et costumes étriqués à répétitions ; puisqu’hippie un jour, hippie toujours. Non, il préférait une vie plus simple, mais cela ne signifiait pas pour autant qu’il n’aurait pas pu réussir. Toutefois, s’il était bien une chose où cet homme assurait c’était sans aucun doute la sociabilité. Il savait se faire apprécier sans même le chercher parfois ; si du moins on lui en laissait la possibilité. Qu’en était-il cependant des âmes solitaire et réfractaires ? Eh bien, c’était quitte ou double, mais il ne refusait que rarement un challenge ; surtout si l’unité était une part importante au bon fonctionnement d’une cellule. Et New Scotland Yard n’était pas une exception à la règle, avec ses loups solitaires et ses têtes brulées, quand ils n’étaient pas les deux.

Toutefois, l’homme était rodé. Depuis encore plus longtemps. Après tout, c’était un entrainement quotidien lorsque l’on vivait avec un ours tel que son président de mari. Car si ce dernier savait montrer un visage plus doux à son époux, il pouvait tout aussi facilement se montrer bougon, l’esprit prit par d’autres tracas. Pour autant, ce matin là avait été agréable pour les deux et c'était donc l'esprit léger qu'il s'était mis en route pour commissariat, San attachée par le harnais à ses côtés. Cette dernière jappait joyeusement. Elle était d’autant plus ravie de pouvoir l’accompagner qu’elle pourrait potentiellement croiser ses anciens collègues de travail de l’unité K-9.

Aussi, une fois arrivés et parqué, le psychiatre prit le temps de la calmer avant de monter dans les bureaux. Elle avait beau avoir été virée de l'unité policière pour un tempérament bien trop affectueux, elle n'en demeurait pas moins désormais un chien de soutien en apprentissage. De ce fait, lorsqu'elle était en fonction -comme maintenant- elle se devait de rester professionnelle et donc éviter de courir partout comme une petite fille en aboyant sur ses anciens camarades pour leur demander de jouer. Heureusement, la chienne se tranquillisa assez rapidement, dressant fièrement ses grandes oreilles, aux côtés d'un Erend assez fière de sa protéger. A vrai dire, des deux, il était surement celui qui devait le plus se retenir de montrer son vrai visage quand elle travaillait. Car s'il ne l'avait pas fait, il y avait fort à parier qu'il l'aurait roulée sur le dos pour lui gargouiller le ventre avec de petits "c'est qui la gentille fifille?" digne des plus grands maîtres gagas.

Quoiqu'il en soit, Erend ne tarda pas à se mettre en route pour les bureaux du département des Sciences du Comportement, la demoiselle sur les talons. Il ignorait pour quelle genre d'affaire il avait été appelé mais il tachait de ne pas laisser celles-ci le miner par avance. C'était deja parfois compliqué de ne pas ressasser certains dossiers après coup, il ne fallait pas commencer trop tôt. Saluant Sally de l'accueil de quelques croissants, il s'apprêtait à rejoindre son étage lorsqu'une main vint interrompre la fermeture des portes de l'ascenseur. Une silhouette blonde se glissa alors à l'intérieure et il la reconnut sur le champ. Gabrielle Kreizler était de retour! Il était heureux de la revoir, d'autant qu'elle avait l'air en meilleur forme ou de meilleure humeur, il n'aurait su dire. Et comme pour San plus tôt, il se retint d'en montrer quoique ce fut. Cela aurait assurément été déplacé mais il avait une certaine affection pour l'agent, bien qu'elle ait été une patiente difficile. Elle avait toujours semblé refuser son aide, malgré les nombreuses séances. Pourtant, il n'avait jamais lâché l'affaire. Jusqu'a ce qu'un beau jour, George le prévienne qu'elle ne serait plus dans les parages pour quelques temps. A cette annonce, il avait craint le pire, ayant aperçu le caractère explosif, quasi auto destructeur de la demoiselle mais désormais il souriait.

▬ Croissant? lança-t-il, alors que San se posait à leur pied, les oreilles toujours fières mais les yeux brillants pour la viennoiserie.


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Dim 8 Juil 2018 - 21:39
Long time no seeErend & Gabrielle
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Le temps passait bien rapidement depuis qu'elle était revenue et Gabrielle ne pouvait pas dire si ça lui convenait ou pas. Le temps l'éloignait de ces derniers mois, de ses nouvelles relations, de ces nouveaux souvenirs. Mais pour le Chuchoteur, ce n'était pas plus mal. Il finirait par être oublié, parce que plus personne n'en parlerait, plus personne n'en entendrait plus jamais parler. Il avait été jeté dans l'oubli et c'était ce qui faisait sourire notre agent. Qui faisait que cette profileuse pouvait dormir un peu mieux et puis.. enfin... il était passé hier soir, une bonne bouteille et des fleurs à la main. Une preuve qu'il tenait parole. Et c'était... et bien... plutôt agréable.

Le boulot reprenait donc ses droits, sur sa vie, elle n'en était pas dérangée. Il y avait des dossiers qui demandaient son expertise, si l'un des pires avait disparu, les autres ne s'étaient pas arrêtés pour autant. Et ses crises continuaient, lui rappelant qu'ils tuaient encore, qu'ils chassaient et que seul des barreaux ou une balle mettrait un terme à leurs actes. Honnêtement, Hellequin était partante pour une balle, à chacun. Au moins seraient-ils mis une bonne fois pour toute à l'écart et les gens protégés. C'était tout ce qui lui importait.

Arrivée un peu plus tôt au Yard, elle voyait l'ascenseur se refermer rapidement, pressant le pas, elle passa son bras entre les deux portes, pour les empêcher de se fermer complètement et s'introduit dans la cabine sans attendre, son café dans une main. Ce fût quand elle prit réellement sa place, qu'elle découvrit avec qui elle allait faire la montée... le doc' Dunbar... tiens... voilà longtemps qu'ils ne s'étaient pas vu les deux. Mais lui manquait-elle? Sans doute pas. Elle n'aimait pas venir sur son canapé pour parler de ses problèmes et il le savait. Même si la flic n'avait rien contre l'homme en lui-même, c'était bien sa fonction qui lui posait un problème. Elle n'avait jamais trouvé qu'une thérapie avait pu l'aider à quoi que ce soit. Toutes ses réussites, en ce qui concernait sortir de ses problèmes, venaient d'elle et d'elle seule. C'était ainsi qu'elle agissait et ce n'était pas en ressassant tous ses problèmes qu'elle avait l'impression d'avancer.

Mais ce n'était pas pour autant qu'elle ne pouvait pas voir cet homme en peinture. Au contraire, elle l'avait toujours trouvé sympathique et était presque désolée de lui mener la vie dure. Elle eut un petit sourire donc pour lui, son regard descendant un instant sur le chien qui l'accompagnait. Avant de secouer doucement la tête.

- Doc', voilà longtemps. Non merci, je tente un régime. Taquine, avant de prendre une gorgée de son café. J'espère que ce n'est pas pour moi qu'on vous demande? Je vous jure que tout va bien.

Bah quoi? C'était vrai, elle préférait mettre les choses au clair tout de suite. George ne lui avait quand même pas fait ce coup-ci? Surtout que personne ne lui avait dit qu'elle avait un rendez-vous avec le psy dans la journée...
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Lun 9 Juil 2018 - 0:39
Long time no seeSo you thought you could escape me?

Hellequin

Erend

La voir sourire termina de le rassurer. A n’en pas douter, elle allait mieux pour lui sourire ainsi. D’un sourire vrai. Pas un de ceux qu’il avait toujours reçu. Il les reconnaissait facilement. Ces sourires de façade qu’on lui lançait pour pouvoir quitter son bureau plus vite, persuadé qu’on y perdait son temps. Et peut-être avait-elle eu raison, à la voir presque rayonner aujourd’hui. Elle semblait avoir tué ses démons sans son aide. L’idée que cela fut littéral lui traversa une seconde l’esprit mais s’échappa aussi rapidement qu’elle lui était venue. Il se réjouissait qu’elle est pu réussir à sourire ainsi à nouveau, quelle qu’est été la méthode.

▬ En effet oui, et vous avez raté quelques rendez-vous, il me semble. lança-t-il en pinçant ses lèvres avec un dédain si surdoué qu’il ne put s’empêcher d’en rire. Après tout, il n’était pas dans une situation patient-médecin, il pouvait se permettre une plus grande légèreté. Ravi de vous revoir parmi nous. ajouta-t-il finalement en toute sincérité.

Puis son rire redoubla lorsqu’elle refusa sa viennoiserie pour cause de régime. S’il estimait que des régimes ne devaient être suivi que lorsque la santé du patient, mental ou physique, entrait en jeu, il doutait fortement que cela fut le cas de la demoiselle face à lui. Pour autant, il se garda de tout jugement, simplement amusé.

▬ Alors ça en fera plus pour nous autres oisifs. Ou pour elle. fit-il en voyant que San tentait de ne pas baver partout, appâtée par la nourriture.

Toutefois, s’il en réservait un au chiot, il lui faudrait attendre d’avoir quitté son service. Il ne devait pas l’habituer à sortir des clous à la première occasion, même si cela était aussi dur pour elle que pour lui. C’était ça d’être toujours trop laxiste. Toute activité qui demandait ensuite quelque peu de retenue devenait ardue. Surtout quand cela impliquait une bouille aussi mignonne que celle de la petite berger allemand. Il se retenu donc de croquer dans le sien par solidarité, alors que Gabrielle avalait une gorgé du café qu’elle tenait dans sa main. L’idée qu’elle présenta ensuite

▬ Eh bien si c’est le cas, je dois avouer que je n’ai pas été prévenu non plus, mais cela ne serait pas forcément si surprenant de la part de George.

Il souriait, n’y croyant qu’à moitié, et pourtant. Les portes s’ouvrirent enfin devant eux et il lui céda le passage. Non par galanterie, mais surtout par politesse. Certains se figuraient qu’avoir été élevé par des iluminés l’en rendait dépourvus – sans viser une certaine famille de Lords – mais c’était loin d’être le cas. C’était d’ailleurs plutôt le contraire, si on venait à le comparer avec ses détracteurs mais c’était un débat pour un autre jour. Au lieu de cela, il se contenta de sortir à sa suite, avant de rejoindre sa hauteur après quelques pas dans le couloir.

Les bureaux du département des sciences comportementales se situant au bout de celui-ci, Erend en profita pour continuer leur petite conversation ; alors qu’il vérifiait du regard si sa protégée suivait bien leur marche. Cette dernière se dandinait d’une patte sur l’autre, reconnaissant peu à peu les lieux ; et prête à revoir les humains qu’elle commençait à connaitre et à apprécier. Apprécier étant quasiment devenu un euphémisme à ce point. Bientôt, elle apprendrait également à connaitre l’agent Kreizler et lui réserverait le même traitement. Il faudrait alors qu’elle s’accroche à son jus de chaussette avec beaucoup plus de fermeté, si son maitre tournait quelques secondes le regard.

▬ Si George nous a effectivement tous deux piégés, je vous propose d’aller chercher un deuxième café; j'en aurais bien besoin moi-même.plaisanta-t-il.

Pénétrant dans les locaux, il salua la troupe de son enthousiasme habituel, pointant le sachet plein à craquer de croissants, pains au chocolat et autres viennoiseries plus grasses les unes que les autres. Et ce n’était pas forcément un mal quand on y pensait. Avec un métier comme le leur, ces policiers devaient remplir leur estomac trop souvent délaisser mais aussi user, avec modération certes, de certains plaisirs culinaires pour ne pas totalement perdre pied. C’était du moins la politique du psychiatre, cordon bleu par nature et bon mangeur malgré sa frêle allure.

▬ Les ravitaillements sont arrivés, commença-t-il. Pas de donuts, mais pas bien plus diététique malheureusement.

Il n’y avait plus qu’a espérer que les autres n’auraient pas décidé de suivre Gabrielle dans sa nouvelle diet. Quoiqu’il en fut, après avoir déposé le précieux sachet et salué chaudement l’équipe, il se dirigea vers le bureau du chef de département. Et à en croire Eileen, ils devaient effectivement s’y rendre les deux. Que leur réservait-il donc ?


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Jeu 12 Juil 2018 - 13:27
Long time no seeErend & GabrielleCe n'était pas Gabrielle qui allait être attristée d'avoir raté des rendez-vous chez le psy. Parce que finalement, ça avait toujours été une obligation. Depuis qu'elle était revenue du Moyen-Orient, elle avait dû voir des psys. Pour ses accidents, pour sa façon d'agir... à croire qu'on ne pouvait pas lui faire confiance. Certes, elle avait toujours eu une inclinaison pour se mettre en danger, mais elle avait toujours survécu à tout et faisait son job, quoi que ça lui en coûte. Parler de la perte de Simon, de ce qu'elle ressentait par rapport à ça, de ce que ses visions lui offraient, de ses pensées les plus intimes, ne l'intéressait pas. Parce que oui, elle estimait qu'elle pouvait s'en sortir seule, que personne n'avait les clés pour l'aider.

L'agent ne doutait pas de la sincérité de son interlocuteur, elle eut donc un petit mouvement de la tête pour le remercier. Elle était presque aussi ravie que toute la clique d'être de retour. Reprendre ses habitudes lui avait fait comprendre que le terrain et l'action lui avait quand même manqué. Mais que ces mois loin d'ici avaient été plus que profitables.

- Exactement. Ils seront contents d'être soudoyés ainsi. D'un petit ton taquin. Le psy était bien obligé de tenter de trouver un moyen de se faire apprécier par la brigade. Surtout parce que la quasi-totalité des flics qui venaient dans son bureau y étaient poussés par la hiérarchie. Mais le mec en lui-même n'était pas détesté, c'était surtout ce qu'il représentait qui était mal vu.

Le regard se posa un instant sur la boule de poil qui se trouvait avec eux dans l'ascenseur. Encore un chiot en pleine formation. Elle avait une bonne bouille. Même si Kreizler n'était clairement pas très portée sur les animaux. Elle avait dû accepter les quelques chats qui traînaient chez Eliott, dont une minette qui n'arrêtait pas de la coller, mais ce n'était pas pour autant qu'elle était devenue par après, la meilleure amie des boules de poils. Sa main ne chercha donc pas à caresser la tête de la jeune chienne, elle hocha simplement de la tête.

- Et ce n'est pas elle qui va s'en plaindre. Tout comme elle pouvait se retrouvait avec des parents et leurs enfants, elle avait un peu de mal à s'intéresser à ces derniers, à connaître leur prénom, leur âge... pourtant, elle se força au moins à faire un effort. Elle s'appelle comment?

Sait-on jamais que le canidé vienne foutre le bordel dans son bureau, au moins aura-t-elle une arme pour l'envoyer voir ailleurs si elle s'y trouvait.

- Alors ce n'est pas pour moi et tant mieux. Vous auriez été prévenu.

Si on pouvait faire le coup à Hellequin pour éviter qu'elle ne file à l'anglaise, il valait mieux que le doc' soit mis au courant avant, qu'il allait se retrouver avec sa patiente récalcitrante. Donc au moins, n'allaient-ils pas se retrouver tous deux enfermés dans un bureau, dans un silence lourd et pesant, car personne ne parlerait. Kreizler ne dirait sans doute jamais ce qu'il s'était passé en Islande, même sous le sceau du secret de la profession.

Il était reçu comme le messie, vu qu'il apportait de la bouffe, ce qui ne manquait pas de la faire sourire, elle allait poser ses affaires à son bureau, avant qu'on ne lui signale que le boss l'attendait, ainsi que Dunbar. Tiens donc, finalement, il y aurait peut-être une confrontation. Ou alors on avait besoin du psy pour un cas spécifique. Elle se dirigea donc vers le bureau de George et frappa à la porte, avant d'entrer à son indication, faisant signe à l'écossais de la suivre, on ne faisait pas attendre Briggs, même si c'était un mec plutôt cool.

Ce dernier était installé derrière son bureau, à lire des papiers, avant de se lever pour serrer la main d'Erend et saluer d'un sourire sa protégée.

- J'ai besoin de votre avis sur cette analyse doc'. Tendant la feuille vers ce dernier.
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Sam 21 Juil 2018 - 11:26
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Hellequin

Erend

Si Erend avait toujours été conscient du caractère obligatoire des séances qu’il avait eu avec Gabrielle, il avait toujours eu l’espoir de réussir à l’aider. Ne serait-ce qu’un tout petit peu. D’une manière ou d’une autre. Sur un sujet ou un autre. Car la demoiselle avait plus d’un souci dans sa poche, du deuil violent aux accidents qui, parfois, semblaient relever de l’acte manqué. Malheureusement, rien n’y avait fait. L’échec avait donc été de taille mais il ne s’était jamais laissé abattre pour autant. Et peut-être cela avait-il été pour le bien de l’agent. Car il n’aurait pu, en bonne conscience, l’exempté de sessions et tout autre psychiatre que lui aurait pu se montrer plus… entreprenant. Avec des visions tel que les siennes et des comportements toujours plus dangereux, d’autres auraient assurément envisager suspensions voire même internement. Erend, lui, avait espérer prendre la bonne décision en ne lui imposant aucun des deux. Et à voir le sourire qu’elle affichait aujourd’hui, il en était presque rassuré. Tout comme son ton taquin, auquel il avait rarement eu droit.

▬ Mince, percé à jour ! avoua-t-il, levant légèrement les mains comme pour se rendre.

Car si l’homme était agréable, son étiquette professionnelle lui avait souvent plus attiré de foudres que de frappes amicales dans le dos de la part des représentant de l’ordre. Et ce sans même le rencontrer. Il avait donc marché sur des œufs quelques temps lorsqu’il était devenu consultant, mais avait réussi à trouver sa place depuis. Il y avait donc une part de vérité, bien qu’inconsciente, dans la plaisanterie de la profileuse, mais c’était plutôt une manière d’être pour Erend. A savoir maintenant quel était l’œuf et quelle était la poule aurait été difficile à déterminer. Pour autant, il entrait toujours volontiers dans les jeux qu’on lui proposait et s’était donc montrer aussi plein d’esprit que son interlocutrice ; dont le regard se dirigea vers la boule de poils qui tachait de faire bonne figure au pied du psychiatre.

▬ Assurément pas. confirma-t-il, avec cet éclat amusé dans la voix.

Celui des parents apercevant du coin de l’œil leur bambin prêt à braver un interdit inoffensif. Car il voyait bien dans ces petits yeux bruns qu’elle ne tarderait pas à baver s’il continuait d’agiter le sachet au-dessus de sa truffe vivace.

▬ San. Enfin, Cluasan mais San est plus simple.

Les non gaéliques avaient, en effet, quelques difficultés à prononcer son nom correctement et le diminutif sonnait plutôt bien. C’était pourquoi il l’avait adopté. D’autant que prononcer son véritable nom, de par sa rareté, entrainait toujours chez la petite chienne un genre de garde à vous qu’il souhaitait pouvoir exploiter en cas de besoin.

▬ N’hésitez pas à utiliser son nom complet, si elle venait à échapper à mon attention, elle se figera instantanément. Ses oreilles d’ailleurs, grands appendices qui lui avait valu ce doux nom, venaient de se redresser solennellement, preuve cet effet.

La discussion se redirigea ensuite vers l’objet de leur présence ici. Car tous deux avaient été appelés dans le bureau du Chef. Et si l’idée d’une séance surprise ne les auraient sans doute pas surpris tant que cela, Gabrielle amenait un argument imparable.

▬ Bien vu. fit-il, frottant une barbe naissante. Rassurée ?

Car il devait avouer qu’il l’était légèrement. Des patientes comme Kreizler nécessitait un minimum de préparation. Et si George était parfois du genre à omettre quelques détails par téléphone, il fallait avouer que dans ce cas-ci, il y avait en effet peu de chances. Surtout après une absence aussi longue. Et face à une profileuse qui ne semblait pas à l’article de la mort. Ce serait donc pour autre chose, vraisemblablement une affaire, à en croire Eileen. Il se mit donc à la suite de Gabrielle lorsqu’elle lui fit signe de la suivre, San trottinant toujours à ses côtés.

A l’intérieur, il rendit à George sa poignée de main avec sa chaleur habituelle avant d’attraper le papier qu’on lui tendait pour avis professionnel. Il entreprit donc de lire le document avant de s’apercevoir que ses lunettes n’étaient pas sur son nez. Il tapota donc distraitement sur ses poches avant qu’on ne lui signale qu’elles se trouvait sur son crâne. A la lecture, il se rendit rapidement compte qu’il s’agissait d’un compte rendu d’entretien psychologique. Il s’agissait du témoignage d’un homme. Ce dernier avait été victime d’une agression au cours de laquelle sa femme avait été enlevée, pour être plus précis.

Plaçant sa main sur sa bouche pour réfléchir, il consulta le texte à nouveau. Il y avait quelque chose qui clochait, mais il n’arrivait pas encore à mettre son doigt dessus. Certains détails ne collaient pas entre eux. Il aurait pu mettre cela sur le compte de l’agitation dont le patient semblait faire preuve mais il avait le sentiment que c’était autre chose.

▬ … Il y a quelque chose d’étrange dans sa manière de s’exprimer. Il fit une pause. Peut-être qu’en le rencontrant, je pourrais me prononcer davantage. Il est peut-être simplement sous le choc mais…

Quelque chose le chiffonnait. S’il l’avait eu en face de lui comme patient, il n’aurait pas douté qu’on lui mentait. Avec ses années d’expériences, il avait l’habitude des clients qui inventaient tout et n’importe quoi ; soit pour l’éviter, soit – ce qui arrivait aussi parfois – pour le croiser toujours plus. Il tendit le document à Kreizler, dont l’expérience pourrait sans aucun doute également s’avérer plus qu’utile. Cependant, pour que ce témoignage se retrouve dans les bureaux des Sciences comportementales, il y avait fort à parier que l’affaire impliquerait au moins l’un des meilleurs amis de la profileuse : un psychopathe.


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Sam 21 Juil 2018 - 15:36
Long time no seeErend & GabriellePeut-être l'avait-il un peu aidé inconsciemment oui. Quelque part, Hellequin lui était reconnaissante de ne jamais l'avoir obligée à poser le badge ou de la faire interner. Il ne l'avait pas non plus bourrée de médicaments. Finalement, il avait mérité d'être quelque peu respecté par elle. Et pendant leurs séances, elle avait tenté au mieux de ne pas trop l'envoyer sur les roses, même si elle répondait rarement aux questions ou ne se dévoilait qu'un peu. Quand des gros traumatismes s'étaient fait dans une enquête, elle avait accepté d'en parler, juste pour éviter qu'ils ne reviennent sur son propre passé qu'elle n'avait jamais voulu affronter ainsi. Aujourd'hui, elle estimait que ces questions n'avaient plus besoin d'être posées. Elle ne menait plus une vendetta acharnée contre un seul homme. C'était un bon début, non?

- Profileur, on ne se refait pas. Gardant donc son ton taquin. Puisqu'ils étaient tous les deux de bonne humeur.

La petite chienne prenait donc l'attention de la conversation, comme souvent quand il y avait des animaux dans les parages. Gabrielle voyait bien au regard du psy, que ce dernier était fou de son animal. Autant dire que cette boule de poil était chanceuse. Et c'était tout ce qu'elle lui souhaitait. Qu'Erend soit fière d'elle était amusant, parfois il en fallait peu pour que les humains perdent toute contenance, surtout face à ce genre de bouille. Elle ne craquait pas, mais elle ne pouvait pas dire, qu'en effet, elle avait une bonne tête.

- Cluasan? Oula, oui en effet, San c'est plus simple. Dans un léger rire, le gaélique et elle, ça ne faisait clairement pas un. Elle n'y comprenait rien à cette langue. Mieux valait lui parler allemand, c'était plus simple! Je crois qu'à ce niveau, ce sera le ton de ma voix qui risque bien de l'arrêter nette sur place.

Reportant son attention sur le maître. La voix de Kreizler pouvait être aussi dure que de la glace, quand elle était vraiment énervée. Elle savait aussi donner de la voix. Autant dire qu'il ne valait mieux pas que l'animal vienne traîner dans ses pieds quand elle n'avait rien à y faire. Enfin, heureusement que notre agent avait acquis un peu de patience, surtout avec les boules de poils en tout genre. Elle ne lui gueulerait pas dessus pour n'importe quoi. Seulement si elle venait se permettre de mâchouiller ses dossiers. La paperasse était assez infernale comme ça pour ne pas qu'on y vienne y foutre encore plus le bordel.

- Je ne m'inquiète pas aussi facilement doc', disons que je suis plutôt soulagée.

Parce que devoir se taper une séance maintenant, elle n'en avait clairement pas envie. Surtout qu'elle estimait aller beaucoup mieux et qu'un psy ne ferait rien de plus pour elle. L'accueil du doc et ses croissants fût accueilli avec plaisir par les agents de l'étage avant qu'ils ne se rendent tous deux dans le bureau du chef. Comme à son habitude, Gabrielle allait s'adosser au mur, croisant les bras, en signe d'écoute religieuse des paroles du boss. Même si cette attitude pouvait être vue comme refermée, c'était sa façon de faire. Elle observa l'échange entre les deux hommes, écoutant la synthèse de l'écossais, avant de prendre la feuille qu'il lui tendait, pour en prendre connaissance à son tour.

- Mmmm... tu penses qu'il est lié à l'enlèvement? Oui elle n'avait jamais arrêté de tutoyer George, c'était leur façon de procéder.
- J'ai un sérieux doute en tous les cas.
- Et vous? Qu'est-ce qui vous dérange? Il peut le voir?
- Oui, nous l'avons convoqué ce matin, je voulais que vous participiez à l'interrogatoire. Enfin, vous docteur, que vous l'observiez, bien entendu.

Dunbar n'était pas accrédité pour se retrouver de l'autre côté de la vitre sans teint. Il ne pouvait que les regarder, mais c'était déjà beaucoup. Il voyait sans doute des choses que les flics pouvaient rater. C'était aussi en cela qu'il leur servait de consultant.

- Qu'est-ce qu'on attend alors?
- Qu'il arrive.
- Ok, dans ce cas, je vais aller finir mon café ailleurs.
- Va.

Kreizler sortait donc de la pièce, son gobelet toujours en main, et allait s'asseoir sur le coin de bureau de l'agent O'Roark, pour discuter un peu le bout de gras avec son collègue. Ces deux se connaissaient depuis un moment maintenant et l'Irlandais était, il fallait l'avouer, assez heureux de revoir la blonde dans les parages. Eileen participait elle aussi à la conversation. Ce trio se retrouvait peu à peu.

- Elle a l'air d'aller mieux, non? Je vous offre un café en attendant?

George quant à lui, restait égal à lui-même. Mais il avait vu les changements chez son agent, et quelque part, cela l'inquiétait. Parce qu'il ne savait pas jusqu'à quel point elle avait pu transgresser les règles et il ne voulait pas que ça lui retomber dessus.
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Dim 22 Juil 2018 - 22:42
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Erend

Si le psychiatre et la profileuse s’étaient souvent affrontés sur le territoire de la thérapie, qu’ils avaient tous deux souhaité garder au stade de discussions, ils n’étaient aujourd’hui pas sur ce terrain. Au lieu de cela, ils avaient choisi l’humour pour le jour et se taquinaient, davantage en tant que collègue que dans leur relation médicale. Cela avait quelque chose de léger et d’agréable, mais si la profileuse ne pouvait guère sortir de l’état d’esprit de son métier, lui n’y parvenait pas non plus. Et cette sorte d’allégresse qu’elle semblait présenter réveilla quelque chose à l’arrière de sa nuque. Un sentiment étrange qu’il balaya pour le moment pour lui répondre.

▬ Croyez-moi, j’en sais quelque chose. fit-il en riant.

Ce qui ne jouait pas forcément en sa faveur. Il tachait pourtant de ne pas trop analyser les gens hors des séances, ou se gardait bien de leur en faire part du moins. Rare était les gens qui appréciait cela lors de sessions, alors en dehors… C’était le rejet presque assuré. Personne n’appréciait qu’on les connaisse plus que ce qu’ils autorisaient un œil novice à voir. Et cette conversation n’en ferait pas exception, d’autant qu’elle se recentra sur la petite chienne. Un sujet au combien moins délicat, surtout quand on voyait l’étincelle jaillir dans l’œil de son maitre.

▬ C’est, en effet, un autre bon moyen de la mettre aux garde à vous. Avoua-t-il dans un sourire.

C’était du moins la technique qu’utilisait Gareth, et la petite boule de poils y semblait réceptive. Nul doute alors que Gabrielle saurait se faire entendre avec autant d’autorité que son mari. Et cette pensée étira plus largement sur ses traits son sourire.

▬ Il est vrai qu’il s’agit d’une de vos qualités. concéda-t-il rapidement lorsqu’elle lui rétorqua qu’elle ne s’inquiétait guère aisément.

Et c’était plutôt tant mieux dans un métier comme le sien. Quoique, certains auraient certainement rétorqué que cela l’aurait peut-être rendue plus prudente et moins tête brulée. Néanmoins, il fallait de tout pour faire un monde et Erend n’était pas là pour juger de cela. Du moins, pas aujourd’hui, apparemment ; car il n’était en effet pas question de l’évaluer elle mais plutôt un compte rendu. Compte rendu qui ne tarda pas à mettre la puce à l’oreille du psychiatre de par ses incohérences. Et George semblait le rejoindre sur ce point.

▬ Là, regardez. Il utilise des phrases essentiellement centrée sur sa personne puis il change tout à coup sa façon de parler pour mettre comme une distance avec les faits dès qu’on aborde l’enlèvement de sa femme. commença-t-il par expliquer.
Alors il est possible qu'il se protège ainsi du choc, mais il est également possible qu'il mente. Sur des détails ou sur toute l’histoire. Difficile d’en savoir plus avec une simple retranscription, malheureusement.

Il passa sa main sur sa nuque, comme il le faisait souvent lorsqu’il réfléchissait. Heureusement pour eux, l’homme avait été à nouveau convoqué. Et il pourrait observer. Derrière la vitre sans tain bien évidemment, mais c’était parfois suffisant pour lui permettre d’émettre certaines théories. C’était ensuite aux agents de les prouver, ou non.

Pourtant, pour le moment, il leur fallait attendre et Kreizler préféra passer ce temps ailleurs. S’il avait été sensible, le psychiatre aurait pu s’en vexer. Ce n’était pas le cas. Il l’observa un instant rejoindre l’équipe de profileurs avant que George ne l’interroge. Finalement, peut-être était-il également pour examiner l’agent. Discrètement. Redirigeant son regard vers l’homme, il massa à nouveau sa nuque.

▬ Elle en a l’air, en effet. Je l’ai rarement vu aussi légère en ma présence. Et si cela lui faisait plaisir à voir, il sentait sous sa paume quelque chose qui le tiraillait à l’arrière du crâne, comme un pressentiment. Et s’il était bien une personne avec laquelle il pouvait, devait même, le partager c’était bien son interlocuteur. Elle donne l’impression d’avoir résolu quelque chose.

Il restait évasif mais il savait qu’on le comprendrait sans avoir à s’étendre plus. George avait sans aucun doute plus de détails que lui et si la curiosité était parfois l’un des vilains défauts d’Erend, il savait parfois reconnaitre quand cela risquait d’attirer des ennuis. A lui comme à un autre.

▬ Ce n’est pas forcément une mauvaise chose, mais il est parfois des questions qu’on préfère éviter quand on est pas lié par le secret professionnel, George. lança-t-il l’air de rien, avant de lui sourire amicalement. Tout n’était pas soit noir soit blanc, mais toute vérité n’était pas non plus forcément bonne à entendre. Et je prendrais volontiers un café, merci.

Car l’attente risquait d’être longue et il se devait d’être bien réveillé s’il voulait espérer se rendre utile aux forces de l’ordre.
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Dim 12 Aoû 2018 - 17:47
Long time no seeErend & GabrielleHell' ne doutait pas une seule seconde que cet homme était aussi pris par son travail qu'elle. Et cela devait être pire vu l'homme avec qui il partageait sa vie. Le Président MacBeathag ne devait pas être une mince dans la vie privée. Quand ils pouvaient en avoir une tous les deux. La problématique de se retrouver en couple avec une personnalité aussi demandée. Elle eut simplement un léger sourire pour ce psychiatre. Il n'était pas méchant, il faisait son boulot.

Bien, si elle pouvait lever la voix contre l'animal pour le calmer, c'était parfait. Mieux valait avoir la bénédiction du maître, pour ne pas ensuite se faire traiter de sans coeur. Elle n'avait rien contre les animaux, elle ne voulait juste pas qu'ils ne viennent trop l'emmerder, voilà tout.

- Vous êtes bien le seul à me faire la remarque que c'est une qualité.

Après tout, à ne pas s'inquiéter, cela la faisait partir dans des endroits dangereux, de se jeter dans la gueule du loup quand il le fallait. Bref, de soutenir ce côté tête brûlée qu'elle avait et qui faisait avoir des cheveux blancs à tous ceux qui l'entouraient. Pas dit que le doc' venait de leur faire une faveur en lui concédant une telle qualité. Mais cela la faisait sourire. Elle n'avait de toutes les façons pas besoin de validation de quoi que ce soit, pour faire ce qu'elle voulait.

Dans le bureau, les choses changeaient, le professionnalisme des deux revenait au grand galop et elle écoutait attentivement les remarques de leur interlocuteur. Il était toujours bon d'avoir un autre point de vue et il relevait pas mal de mêmes points qu'elle. Ce qui la conforter dans son intuition première. Il n'y avait plus qu'à attendre que ce dernier montre le bout de son nez, pour qu'ils puissent confirmer ou infirmer ce doute. En attendant, elle préférait aller voir ses collègues. Pas que la compagnie d'Erend et George la dérangeait, mais elle savait qu'il était important qu'elle renoue réellement avec ses collègues. Après tout, elle était partie sans rien dire à personne, les laissant pendant de longs mois dans l'expectative, il était donc de son devoir de se faire un peu pardonner.

George quant à lui, hochait lentement de la tête aux paroles de celui qui était resté dans son bureau. En effet, il comptait sur lui pour observer discrètement Gabrielle. Cette dernière cachait quelque chose et il n'avait pas trop de doute sur ce qu'il s'était bien passé pendant son absence, bien que soulagé de l'avoir vu revenir en un seul morceau, il espérait qu'elle n'avait pas dépassé des limites desquelles elle ne pourrait revenir ensuite.

- En effet. Fit-il pour toute réponse, avant de se déplacer vers la machine à café, car lui pouvait boire du vrai et bon café. De quel genre de question parlez-vous? Et puis, secret professionnel ou pas. Si elle n'a pas envie de vous répondre, elle ne le fera pas.

Le chef du département n'était pas idiot et connaissait plutôt bien ceux qui étaient sous ses ordres. Hellequin ne ferait jamais aucun commentaire, ne dirait jamais le fin fond de l'histoire. Il n'était pas certains de vouloir le savoir de toute façon. Tout ce qu'il voulait, c'était qu'elle aille au mieux et arrête de faire des conneries. Enfin... au moins les pires dirons-nous.

L'odeur du café se répandant tranquillement dans la pièce. Une tasse se retrouvait alors entre les mains du first man. George prenait la deuxième.

- Vous pouvez boire sans crainte, c'est du bon, celui-ci. Marquant un léger temps. Comment va le Président? Autant profiter d'avoir une ligne directe, non? Et puis, avec tout ce qu'ils avaient vécus ces dernières semaines, il était intéressé de savoir comment Alastair MacBeathag gérait les problèmes.

Un homme vint alors frappé à la porte, passa la tête par le cadre de cette dernière.

- Chef, le type que vous vouliez revoir, il vous attend en salle 5.
- Parfait. Gardant sa tasse. Allons-y.

Il sortait de son bureau, appelait Gabrielle à les suivre et se dirigeait donc vers la pièce où ils étaient tous attendu.
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Sam 1 Sep 2018 - 15:21
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Erend

S’il était des personnes auxquelles Erend n'aurait certainement pas conseillé d'hausser le ton sur un berger allemand en formation, Gabrielle n'en faisait pas partie. Elle avait cette autorité naturelle qui lui permettait d'attirer l'attention lorsqu'elle montait le ton, semblable à celle de Gareth, il devait avouer, et la jeune chienne y semblait plus que réceptive. Ajouté à cela l'affection qu'elle semblait porter à l'agent, il n'y avait guère à craindre. Des deux côtés. Après tout si San venait à se faire remonter les oreilles, il y aurait fort à parier que ce serait à cause d'une truffe trop inquisitrice ou une bêtise rondement menée. En bref, ce serait mérité et nécessaire.

▬ Faire preuve de sang-froid est indubitablement une qualité. commença-t-il tranquillement. Tant que cela ne devient pas de l’inconscience.

Un sourire en coin naquit sur le coin de ses lèvres alors qu'il terminait sa phrase. Il connaissait le caractère tête brûlé de l'agent et s'il reconnaissait qu'à une certaine dose, cela pouvait relever de la qualité, il n'était pas dupe non plus. Heureusement pour elle, pas non plus la pour lui faire la morale. Ce n'était pas son job, alors il se contentait de l'humour. Et puis la vérité était qu'il n'était pas l'être le plus inquiet non plus, souvent plus par naïveté et humanisme que par coup de chaud, il ne pouvait donc pas entièrement la blâmer; et ce même si, puisqu'il l'appréciait, elle devait être à l'origine d'un ou deux cheveux blancs.

Une fois dans le bureau de George, le sérieux reprit la place. Du point de vue du témoignage, les avis ne tardèrent guère à converger, chacun dans son domaine d'expertise. Il y avait quelque chose qui clochait, ne restait plus qu'à mettre le doigt dessus. Et pour cela, il ne manquait plus alors qu'à attendre le concerné, que quelques policiers étaient allé chercher. Attente que la demoiselle choisit de passer auprès de ses collègues directs, laissant les deux hommes discuter tranquillement à son propos. Car si Erend n'avait pas été appelé aujourd'hui pour analyser Kreizler, le chef de département profitait du fait que son métier lui colle, lui aussi, à la peau pour en savoir plus.

▬ Des questions sur ses méthodes.... "thérapeutiques" personnelles? éluda-t-il simplement, associant à la parole des gestes de ses doigts.

Il n'était pas dupe. Qu'une patiente telle que Gabrielle revienne, après de long mois et un certain silence, comme ayant résolu une grande partie des problèmes qui l'avait d'abord amenée sur son divan.. Mais ce n'était pas son boulot que d'enquêter là-dessus. Il avait beau être consultant pour Scotland Yard, sa priorité à lui était avant tout le bien être de ses patients. Si Gabrielle avait envie de parler sous secret professionnel, elle saurait où le trouver; mais il en doutait fortement.

▬ Ce n'était pas de moi dont je parlais. J'imagine qu'elle ne viendrait pas me voir pour discuter de cela à moins d'y être forcée par une question de vie ou de mort. plaisanta-t-il. Cependant, si je suis tenu au secret par mon métier, ce n'est pas votre cas. Aussi toute confidence... sensible, dirons-nous, pourrait être un problème. Pour vous deux.

Il sous entendait sans sourciller certaines choses, mais aucun des hommes présents dans ce bureau n'était idiot. Et peut-être se trompait-il, mais sans doute valait-il mieux pour tout le monde qu'ils ignorent ce qu'il s'était passé là-bas. C'était leur conclusion. Du moins tant que cela ne nuisait pas à la santé de l'Agent qu'ils tentaient tous deux de protéger. Chacun à leur manière.

Une tasse de café chaud bientôt dans sa main, Erend en huma le parfum avant d'en prendre une gorgée sur l'aval d'un George qu'il venait de remercier. Et s'il avait été élevé par des hippies, le psychiatre était capable de reconnaître un bon café. Celui-ci en faisait effectivement parti et il s'en réjouissait. Car après tout, s'il n'était guère difficile, il savait apprécier les bonnes choses. D'autant plus quand la journée promettait d'être longue.

▬ Les privilèges des années et des responsabilités? lança-t-il, retrouvant son humour, avant qu'on ne vienne l'interroger sur l'état de son mari.

Ses sourcils trahirent légèrement son inquiétude sur le sujet. Car s'il n'était pas anxieux par nature, Gareth avait le don de pouvoir le préoccuper aisément, surtout lorsque sa santé était en jeu. Or, la balle qu'il s'était pris dans la cuisse n'était toujours pas un problème résolu. Le politique refusait la convalescence et la rééducation qui auraient dû être les siennes et s'acharnait plus que toujours à la tâche. A ces côtés, le First man ne pouvait qu'essayer de le soutenir du mieux qu'il le pouvait.

▬ Il... reste fidèle à lui-même. Un vrai bourreau de travail mais je serais mal placer pour l'en blâmer. répondît-il simplement.

Et dans la foulée, on frappa à la porte. Leur homme était arrivé, salle 5. Ils se mirent alors en route, Erend son café dans une main et le reste du dossier qu'on lui avait tendu dans l'autre. Il entreprit de le lire alors qu'il rejoignait sa place du côté sombre du miroir sans tain. Plusieurs femmes s'étaient faites enlever au cours des derniers mois. Toujours des femmes mariées et aisées, toujours alors que leur mari n'était pas au travail pour une fois, réduisant leur alibi. L'affaire avait commencé à s'ébruiter dans les médias déjà, ce qui pouvait expliquer le rapprochement qu'avait fait l'homme de l'autre côté du miroir avec la disparition de sa propre épouse. Il n'avait guère d'alibi, il assurait même ne pas savoir où avait été sa femme le soir de sa disparition. Lui qui était rentré plus tôt pour lui faire une surprise, il avait trouvé une maison vide et ne s'était inquiété réellement qu'au milieu de la soirée. Pourtant il avouait que cela n'était pas du genre de sa femme de partir sans laisser d'indications. Pourquoi alors s'inquiéter au milieu de la soirée seulement? C'était ce qui semblait étrange au psychiatre, mais cela relevait plus de l'intuition et de l'expérience que de fait concert. Il avait peut-être une très bonne explication.

▬ Je pense que vous devriez insister sur le pourquoi avoir appelé au moment où il l'a fait.

Les profilers ne tardèrent pas ensuite à entrer dans la salle pour interroger l'homme. Pour une bonne heure, celui-ci resta sur ses positions. Se contredisant toutefois et acculé par deux professionnels qui n'avaient de cesse de les relever, il finit par cracher un morceau. S'il avait appelé à l'instant où il l'avait fait, la panique dans la voix, c'était parce qu'il l'avait vue se faire enlever sous ses yeux. Car il n'avait pas été chez lui comme il l'avait prétendu. Pas toute la soirée du moins. Il avait découvert sur l'ordinateur portable de sa femme - où il avait été fouiner, flairant l'adultère - qu'elle s'était rendue à une soirée speed dating. Et que ce n'était pas la première fois, à en croire son historique de conversation. Le site s'appelait L.O.V.U. et était réservés à l'élite, surtout financière. Le mari avait alors souhaité la confronter mais l'homme au bras duquel elle était sortie l'avait poussé dans un fourgon noir.

Tout cela semblait plus plausible que son histoire précédente, en tous les cas. Ce qui n'empêcha pas Erend de continuer à avoir cette impression inexplicable d'incohérence. Il prit une dernière gorgée de son café devenu froid, sa main libre dans sa poche. Il attendait de voir le duo sortir, pour en savoir plus sur la suite des événements. Après tout, il n'était pas celui aux manettes.


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Sam 1 Sep 2018 - 21:04
Long time no seeErend & GabrielleAh voilà, on y venait. L'inconscience. Oui c'était une possibilité de ce qu'elle était parfois, inconsciente du danger... enfin c'était sans doute ce que croyait tous ses collègues. Elle, voyait plutôt l'inverse. Tellement consciente du danger, qu'il valait mieux y aller seule, qu'elle n'avait pas le temps d'attendre les secours, etc... mais bon, ils ne seraient sans doute jamais d'accord sur le sens du terme à employer. Elle hocha donc simplement de la tête, avec un petit sourire en coin, qui voulait tout dire. Elle ne changerait pas, même si elle avait promis à certains de faire un poil plus attention, elle savait que sur le terrain, ces promesses ne valaient plus rien. Parce qu'elle préférait mettre sa vie en danger et sauver celles des innocents, que de faire attention à elle et de voir un autre corps sur la table de la morgue. Son choix était fait depuis longtemps et malheureusement, rien n'y personne ne pourrait réellement lui faire changer sa vision des choses.

Le commandant du service écoutait le psy avec un petit mouvement de la tête. Oui les méthodes de Kreizler devait sans doute frôler l'illégale. Il ne lui avait pas encore posé la question, mais comme le soulignait Erend, peut-être valait-il mieux ne pas être mis au courant. Il serait dans de beaux draps s'il devait la couvrir. Mais il le ferait sans doute sans trop de problème, si elle avait vraiment régler le problème Chuchoteur. Ce tueur était vraiment un fantôme dont ils avaient tous rêvé de se débarrasser. Enfin tous, ceux qui connaissaient l'histoire et finalement, ils n'étaient pas beaucoup dans les parages à la connaître. Gabrielle était donc tranquille à ce niveau, si elle avait dépassé la ligne jaune et bien... il n'y aurait que peu de monde pour la pointer du doigt.

- Vous n'avez sans doute pas tort doc.

La remarque sur le café ne manqua pas de le faire sourire et en reprenant une gorgée, il hocha vigoureusement de la tête.

- Exactement! Il faut bien trouver une récompense qui permette de nous garder encore longtemps entre ces murs. D'un ton taquin, avant de fixer plus sérieusement son interlocuteur. Le sujet du Président n'était sans doute pas le plus facile pour lui et sa réponse confirma ce qu'était cet homme aux yeux du policier. Un mec qui ne s'arrêtait pas devant l'adversité et qui risquait bien d'aller au bout de ses promesses. J'espère qu'il sait quand même parfois vous écouter. Nous avons besoin de lui en pleine forme. Avec un air d'encouragement.

Mais les choses sérieuses reprenaient et ils se retrouvaient donc tous à la salle d'interrogatoire, avec un mec qui ne semblait quand même pas être à sa place. Gab' prenait le relais, elle était prête à l'interroger, avec son collègue, ils ne lésinaient pas sur les moyens, mais faisait le tout, en douceur, pour amener le suspect exactement là où ils le voulaient. Les informations qu'ils obtenaient alors, pouvaient inquiéter un peu plus l'agent, qui se demandait à quoi jouait ce tueur. Mais à ses yeux, celui qui se trouvait dans la pièce, n'était pas le responsable des différents meurtres qui marquaient Édimbourg ces derniers temps.

Ils se retrouvèrent les quatre à l'extérieur de la salle. Bras croisés, dos au mur, Hellequin semblait en pleine réflexion, elle repassait lentement les différentes réponses que le mec avait fourni pendant l'interrogatoire.

- Ce n'est pas lui. Il a sans doute quelque chose à cacher, mais il n'est pas notre tueur. Jamais un tueur en série ne prendrait le risque de s'attaquer à ses proches. Et c'était prouvé. A moins de tuer père ou mère, les compagnes n'étaient jamais des victimes. Par contre, rien ne nous dit que cet enfoiré à profiter de cette histoire, pour nous faire croire qu'elle est une nouvelle victime de notre tueur et s'en est débarrassé par jalousie. Ça par contre, c'est une histoire que je suis prête à croire.... qu'en pensez-vous? Tournant alors la tête vers le doc', voir s'il arrivait aux mêmes conclusions tous les deux, ou s'ils allaient devoir faire un débat d'idées pour voir ce qui en sortirait.
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Mer 7 Nov 2018 - 22:40
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Hellequin

Erend

C’était bien parce qu’elle était tout à fait consciente du danger qu’elle était inconsciente. Pas de ce dans quoi elle se fourrait, mais plutôt des conséquences. Pour elle, ou pour les autres. Pour autant, Erend n’était pas dupe, il savait très bien qu’il ne pourrait jamais la faire changer sur ce point. C’était sa façon de faire, et d’un coté –bien qu’il ne lui avouerait jamais de peur de la conforter là-dedans– il l’admirait pour cela, car il y voyait une forme d’altruisme. Dangereux certes, mais salvateurs pour certaines des personnes pour qu’elle avait ainsi pu sauver.

Laissés seuls dans le bureau de George, les deux hommes s’entendaient sur le fait qu’il était peut être mieux pour chacun de ne pas savoir. Et si Erend n’aurait jamais fait de mal à une mouche –même si parfois l’idée de baffer ses beaux-parents le démange un peu–, il haussait simplement les épaules à l’idée qu’on soit débarrassé de ce monstre. Après tout ce n’était pas plus mal ; même si toutefois, comme il le conseillait à George, il ne poserait jamais de question. Car s’il existant un secret professionnel inhérent à son métier, il était dans l’obligation de reporter un crime avoué. Il préférait donc fermer les yeux sur ses soupçons, plutôt que de punir l’agent qui avait rendu un service à l’humanité, sans aucun doute. George semblait en accord avec lui, ce qui ne l’étonnait guère. La conversation bifurqua ensuite sur un sujet plus léger.

▬ Et tous les moyens sont bons ! s’amusa-t-il, reprenant une gorgée avant de devenir plus sombre. Ça lui arrive, parfois. Il retrouva légèrement le sourire. Gareth avait une tête de bois, mais c’était aussi pour ça qu’il l’avait marié.

Et qui était assurément une des qualités pour lesquelles il avait été élu. Et si Gareth était déterminé, les deux agents l’étaient tout autant. Une vraie main de fer mais, eux au moins, disposaient d’un gant. L’interrogatoire se déroula donc d’une main de maitre. Ils amenèrent leur suspect exactement où ils le voulaient. Il ne tarda pas à cracher le morceau.

Les policiers rejoignirent ensuite Erend derrière la vitre sans tain. D’après Gabrielle, il n’était pas le tueur en série dont parlait le dossier. Et pour tout avouer, il était plutôt d’accord, même s’il se basait plus sur le comportement du suspect que sur les bases théoriques qu’apportait la profileuse ; et qu’il gagnait à force de travailler avec cette équipe. Un échange d’expériences qui expliquait leur partenariat.

▬ Effectivement, cela serait une explication pour les multiples incohérences et contradictions. Surtout qu’a bien l’observer, dès qu’il mentionnait le speed dating, il se touchait l’oreille. C’est un signe d’anxiété très courant. Il a aussi cet homme dont il a parlé, j’ai noté quelques expressions étrange, j’ignore s’il croit l’avoir reconnu ou si celui-ci lui fait simplement peur. Il prit l’air songeur un instant. Je pense qu’il faudrait se renseigner sur L.O.V.U., les participants pourraient peut-être confirmer ou infirmer son histoire. Et nous donner d’autres détails importants qu’il aurait pu rater.

Et cela semblait également être la piste que George avait décidé de suivre en sortant de la salle. Il avait déjà mis un gars sur le coup, qui revint assez vite avec des informations. L.O.V.U. était belle et bien réelle. Il s’agissait d’une organisation spécialisée dans les speed dating pour l’élite. Il était clairement inscrit que les personnes mariées n’étaient pas refusées ; c’était presque le contraire. Des sessions se tenaient chaque soir de fin de semaine dans trois hôtels luxueux d’Edimbourg.

▬ L’endroit serait rêvé, en tous cas, pour notre tueur.

▬ Si cet homme dit la vérité, cela vaudrait le coup d’aller y faire un tour. Mais peut-être pas en sortant directement les gros sabots… termina George en regardant Gabrielle d’un air entendu.

Erend eut un sourire. Imaginer Gabrielle face à des prétendants minute l’amusait fortement.
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Ven 16 Nov 2018 - 22:06
Long time no seeErend & GabrielleLes deux hommes dans le bureau de chef de section semblaient accorder leurs violons à la perfection et c'était mieux ainsi. Tous les deux connaissaient l'agent et il valait mieux que cela reste ainsi. Pourquoi lui faire avoir plus de problème qu'elle pouvait déjà en avoir. Ils revenaient à des sujets, pas moins sensible, mais qui méritaient aussi qu'on s'y attarde un peu. George hochait de la tête, oui tous les moyens étaient bons pour garder des gens de qualités entre leurs murs, surtout quand ces derniers ne portaient pas de badge à la ceinture, mais étaient d'une aide précieuse dans les différents services. Les flics n'aimaient pas l'avouer, mais certains avaient réellement un besoin de rencontrer un psy à l'écoute. Quant au Président de l'Arche...

- Tant mieux. Dans un petit mouvement amical, il lui tapotait l'épaule, pour lui montrer son soutien. C'était tout ce qu'il pouvait lui apporter, mais ce n'était pas rien non plus. Sachez en tous les cas, qu'ici, tout le monde est derrière lui. J'crois qu’on ne regrette pas nos votes. Avec un léger sourire.

MacBeathag n'était pas détester des services de police, au contraire. Surtout qu'il avait permis aussi, des arrestations importantes, comme celle de Vito Lampeduza, bien que ce dernier était déjà à nouveau dehors à respirer l'air de l'extérieur, le coup de poing avait marqué les esprits, quoi qu'on en dise et c'était ça qui était aussi important à se rappeler. Il faisait avancer les choses, à son rythme, comme le gouvernement le lui permettait, mais c'était déjà ça!

Finalement, le boulot reprenait l'attention de tous et ils s'étaient retrouvés en salle d'interrogatoire. Gabrielle restait sur ses positions, alors qu'elle écoutait les paroles du psy à qui elle venait de demander son avis. Il valait mieux croiser ce qu'ils avaient tous pu déceler, comprendre. Un brainstorming n'était jamais de trop, même si tout le monde tombait d'accord pour dire que leur tueur ne se trouvait pas assis à la table, derrière la porte close. Il y en avait un autre, plus dangereux encore, qui courrait les rues d’Édimbourg et sur lequel ils devaient impérativement mettre la main.

- Peut-être oui, mais ça va être infernal pour retrouver tous ceux à qui il a bien pu parler. Surtout que ces sites ne donnent pas facilement leurs informations. Après tout, il assure un certain anonymat à leurs clients...

Enfin, il fallait compter sur le don de persuasion de certains agents qui savaient y faire. Au pire, ils demanderaient à Sean de pirater le site pour avoir les informations dont ils avaient besoin. C'était aussi pour cela que Scotland Yard l'avait engagé. Certes, ce n'était pas très légal, mais s'il fallait toujours attendre la permission pour faire les choses... ah? Ce n'était pas comme cela qu'il fallait penser? Pourtant c'était ainsi que réagissait Hellequin, qui avait souvent fleureter avec la ligne jaune. Son chef avait pris les devants, ils se retrouvèrent rapidement avec les premières informations.

Notre agent sentait le vent tourner, surtout avec les sourires des mecs qui n'arrivaient pas à vraiment les cacher. C'était une blague hein?

- Vous pensez quand même pas que... à voir leurs regards, tout était déjà pensé. Ah non! Je refuse de participer à ça! Trouvez-vous une autre gonzesse ou allez-y vous-même, mais je refuse de jouer à ce petit jeu! Croisant les bras, dos collé au mur derrière elle.

Du speed-dating, même pour le bien du boulot? JAMAIS!

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Sam 17 Nov 2018 - 21:06
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Hellequin

Erend

Le Président avait toujours été une tête de mule, sur tous les points, mais c’était une qualité qui lui avait clairement permis de gagner le poste qu’il occupait aujourd’hui. Ce n’était cependant pas toujours facile d’être le support de tels caractères, surtout quand on pouvait être aussi empathique que le psychiatre qui lui servait de mari. Il ne se démontait pas pour autant et le geste amical que George eut pour lui eut au moins le mérite de lui décrocher un sourire sincère. Tout comme son aveu de soutien indéfectible pour celui qu’il avait élu. Ses paroles réchauffèrent son cœur. Au moins les efforts de Gareth n’étaient pas en vain.

▬ Tant mieux, je lui transmettrais. répondit-il, toujours en souriant.

Il était probable que son compagnon utiliserait l’information pour persévérer dans son entêtement mais il était également important qu’il sache ce qu’on pensait de son travail. Surtout quand il s’agissait de quelque chose de positif ; car s’il ne pouvait apaiser le corps, il souhaitait au moins soulager son esprit.

Cependant pour l’instant, leur esprit à tous les trois dû se tourner tout entier vers le suspect. Deux pour l’interroger, le dernier pour observer. Les enjeux étaient importants, d’autant que la presse commençait à s’emparer de l’affaire. Ils croisèrent donc les informations glanées au cours de l’interrogatoire, et arrivèrent aux mêmes conclusions. Sans dissonance, ils dirigèrent donc leur attention sur l’organisme de speed-dating select. Cependant, comme le soulignait Gabrielle, retrouver individuellement chaque participant allait être une galère sans nom. Ce genre d’entreprise garantissait à leur utilisateur une anonymisation, d’autant plus quand ils payaient pour cela. La magie des billets verts étaient parfois très efficace. Cependant, une solution avait rapidement émergé dans l’esprit des deux hommes, que l’agent ne tarda pas à rapidement deviner. Et sa réponse fut catégorique. C’était non. Jamais de la vie.

Le sourire d’Erend ne s’en fit que plus grand à l’imaginer talons haut, robe de cocktail et maquiller comme un camion volé de chez Chanel. Cela ne l’amusait que parce qu’il savait que cela était à l’opposé des habitudes de la jeune femme, et non pour se moquer. C’était comme imaginer Gareth en costume d’ours, c’était hilarant. Pour autant, il comprenait son refus. Le seul souci c’était qu’il avait peu de profileuse aussi douée qu’elle, déjà au courant de l’affaire dans les moindres détails pour avoir conduit plusieurs des interrogatoires. Il y avait des choses qui s’observaient inconsciemment et ils étaient donc les plus à même de détecter un détail qui passerait au-dessus la tête de l’agent le plus entrainer. Rien ne remplaçait l’instinct.

▬ Boah, moi je suis pas contre y aller. répliqua-t-il une main appuyant son propos avec désinvolture, il aurait même trouvé cela amusant comme exercice. Le seul souci c’est que mon visage est publiquement connu. C’était l’inconvénient quand on était le First-man, on pouvait difficilement passer inaperçu, ou du moins mentir sur son identité. Du moins en l’état. Après, s’il y a un moyen de changer mon apparence, je vous accompagne volontiers. ajouta-t-il, amusé, avant de retrouver son sérieux. Le fait est que concernant L.O.V.U. et l’enlèvement de cette femme, il a des informations que nous sommes les seuls à avoir, même si on souhaitait les transmettre à d’autres.

▬ De plus, il s’agit de ton affaire, Gabrielle. lança George sans se démonter. On a pas les moyens de faire la fine bouche si on veut attraper ce salaud rapidement. Je sais que ce n’est pas une partie de plaisir mais c’est notre meilleure chance alors on a pas trop le choix.

Sans lui laisser le temps de répondre, il s’excusa un instant, les laissant seuls. Erend observa la demoiselle guère enchantée par la mission qui venait de lui être imposée. Où qu’elle ait été ces derniers mois, elle devait être ravie d’être revenue. Ravie qu’à cause de conards, qui accessoirement tuaient des innocents, elle se retrouve à devoir se peinturlurer le visage et s’attifer de vêtement sur lesquels elle aurait préféré ne même pas poser les yeux tant s’imaginer à l’intérieur l’horripilait. Il s’imaginait bien qu’il ne serait pas aussi simple que cela de la convaincre. Il voulut la soutenir mais il ignorait comment s’y prendre sans recevoir ses foudres qui n’arrangeraient personne. Heureusement pour lui, George ouvrit la porte au moment où il allait ouvrir la bouche. Depuis l’entrebâillement de la porte, il pointa le psychiatre avec le dossier qu'il tenait dans la main.

▬ Erend, vous participerez aussi. Un de nos techniciens a un moyen de modifier votre apparence, donc elle n’est plus un problème. Il prit un temps pour les observer tous les deux. Allez-vous préparer, j’arrange le coup avec L.O.V.U. pendant ce temps. On a pas de temps à perdre !
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