[CLOS] Stupid | Domhnall

 :: Zone Quantique :: Machine à remonter le Temps Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Sam 7 Juil 2018 - 16:28

StupidDébut de la trentaine

Domhnall

Erend

Il est de ces erreurs qu’on ne peut jamais se pardonner. Qui vous marquent à vie. Qui changent définitivement certains comportements. Et ce, encore bien des années plus tard.

Et tout cela avait commencé avec sa confrontation avec le Diable en personne, Godric MacBeathag. La journée avait été rude en émotions et ce dernier coup qu’il lui avait asséné l’avait quasiment achevé. Ou, en tous les cas, l’avait porté six pieds sous terre, le laissant en proie aux tourments des questionnements. Il aurait voulu pouvoir se réconforter auprès d’Alastair mais celui-ci était occupé à d’autres affaires. Et puis, l’Erend de l’époque était si peu sûr de sa personne qu’il n’aurait sans doute pas osé, de peur d’obtenir confirmation. Il avait causé nombre de soucis à son compagnon, par sa simple existence. Et même si Domhnall n’avait été forcé en rien, il ne pouvait s’empêcher de se sentir coupable. Ce fut sa première erreur, car ce furent ses insécurités qui les entrainèrent vers l’abysse ; causant à celui qu’il voulait protéger bien plus de peine qu’il n’aurait jamais pu le redouter.

Au trente-sixième dessous, il se traina jusque leur domicile. Et le vide que ce dernier lui imposa ne fut pas pour l’aider. Bien pire, il culpabilisait d’être ainsi prostré. Il aurait voulu être plus assuré. Être certain qu’il n’était pas un boulet verrouillé au pied de son amant mais ce soir-là, il n’en était pas capable. Alors il fit ce que ces deux savaient faire de mieux et se plongea dans le travail. Il tira un dossier de son tiroir et tenta de le consulter. Sans succès. Les mots défilaient sous ces yeux sans qu’il ne les lisent vraiment. Il se reprit par trois fois avant que sa poche ne se mette finalement à vibrer.

C’était un SMS, envoyé par Liesel, lui demandant comment tout s’était passé. Le timing était parfait. C’était presque à croire qu’elle avait senti sa détresse, ou qu’elle s’était toujours douté qu’une telle demande à un homme comme Alastair ne serait jamais une grande réussite triomphante. Quoiqu’il en soit, il ne se laissa guère prier lorsqu’elle l’invita chez elle. Il avait besoin de se changer les idées ; ou au moins de pouvoir extraire les noires de sous son crâne. Et quoi de mieux pour cela qu’une amie sur laquelle il avait toujours pu compter ? Il rangea donc le dossier qu’il n’avait pas réussi à déchiffrer et se mit en route.

Là-bas, ce ne fut pas le Schnaps qui lui délia la langue mais il ne manqua pas d’en avaler quelques verres. Sans doute plus que de raison, à mesure qu’il remuait le couteau dans la plaie. Et à voir son état, cela ne fut guère une surprise de le voir avoir l’alcool triste. Tant et si bien qu’il termina par en conclure que MacBeathag père devait avoir raison. Erend s’imaginait qu’il était véritablement un frein. Se persuadait que sans lui, son politique de partenaire aurait déjà pu atteindre des sommets bien plus haut. Car là était une vérité. S’ils ne l’avaient pas enragé avec leur relation, il aurait été fort à parier que le Senior de la famille n’aurait pas mis autant d’énergie à lutter contre l’ascension de son fils. C’est du moins ce qu’il se figurait. Que devait-il faire alors ? Se sacrifier pour son bien et le libérer de ce frein qu’il était pour lui ? Ce n’était en tous cas pas des options que Liesel mettait de côté.

▬ Donne lui une raison de te quitter alors, si tu estimes que c’est mieux pour lui. finit-elle par lancer.

En avait-elle assez de le voir s’apitoyer ainsi ou avait-elle une autre idée en tête ? En tous les cas, elle était prête à l’aider à trouver une raison, s’il en voulait une. Quittant la mollesse du canapé, elle vint s’assoir à califourchon au-dessus de lui, pressant ses lèvres contre les siennes. Surpris, malgré quelques les grammes de gnôle, il ne réagît pas tout de suite. L’espace d’un instant, il considéra l’option, l’esprit embrumé de liqueur ; puis finalement la repoussa. Elle se laissa faire sans broncher, haussant simplement les épaules.

▬ Tu pourrais prendre ton pied au moins, et ça règlerait ton problème.

Il ne répondit pas, se contenant noyer manque estime de soi, idées noires et tout ce que cela pouvait entrainer… jusqu’au blackout complet.

La première chose dont il se souvint ensuite fut la lueur du soleil. Elle venait frapper sous ses paupières comme des poignards. Son cerveau le meurtrissait. Il lui fallut quelques secondes pour sortir de sa torpeur et commencer à rassembler ses idées. Où était-il ? A en juger par les draps qui semblaient recouvrir sa peau nue, au lit. Comment était-il rentré ? Il ne s’en souvenait pas. Il se retourna donc simplement pour voir si Alastair était là lui aussi.

Ce ne fut pas le cas.

Les rouages de son cerveau se mirent à tourner à une vitesse folle. Ce n’était pas son lit, encore moins son homme. Non, là où celui-ci aurait dû se trouver se tenait une silhouette féminine. Celle de Liesel. Il ignorait comment ils s’étaient retrouvé ainsi mais une pensée le traversa. Et si... ? Il se redressa pour aller s’habiller, malgré le tournis que lui imposait veisalgie, puis se dirigea vers la cuisine pour passer un peu d’eau sur son visage. Il n’avait quand même pas pu… ? Mais la question reçu une âpre réponse. La demoiselle s’était levée et se tenait désormais dans l’encadrement de la porte, vêtu d’un simple t-shirt.

▬ Tu l’as maintenant, la raison de se débarrasser du poids mort. Elle laissa quelque temps sa phrase en suspens, face à un Erend qui ne savait plus réfléchir pour renchérir. …Au fait, Godric te salue. Il est ravi de voir que tu as enfin pris la bonne décision. Oh, et il te prévient que si tu oublies d’en parler à son fils, il le fera lui-même.

Si le cerveau du psychiatre avait cessé de fonctionner depuis quelques secondes déjà, il commençait désormais à se déliter. Il n’arrivait plus à tout saisir. Il était estomaqué que cela ait pu aller jusque-là. Et l’idée même de cacher une telle chose à son amant ne lui avait jamais traversé l’esprit mais il était tellement abasourdi par l’information qu’il ne pouvait plus rien faire. Ce qui aurait pu être une possibilité à laquelle il se refusait lui semblait désormais un fait qu’il ne pouvait nier. Après tout, avec tout l’alcool qui avait coulé dans ses veines et l’absence de souvenirs, il ne pouvait plus réellement les mettre en doute : il avait trompé Gareth.

En réalisant cela, la culpabilité le prit à la gorge. Il avait envie de vomir. Il quitta l’appartement sans prononcer le moindre mot et erra dans la ville pour la majorité de la journée. Il n’arrivait pas à le croire pourtant pouvait-il vraiment nier après s’être réveillé nu dans le lit d’une autre ? Il devait faire face à ses responsabilités. Il rentra donc chez eux, l’air d’un zombie. Ouvrant la porte d’entrée, il remarqua que sa respiration lui était presque impossible. Et lorsqu’il aperçut Alastair dans le salon, son cœur rata quelques battements. Il voulut lui avouer immédiatement mais les mots ne sortaient pas. Alors il se contenta de l’observer, le regard vide. Il allait le blesser, il le savait, mais il le fallait. L’honnête avait toujours été de mise entre eux. Et sans le boulet qu’il était, il irait plus haut. C’est du moins ce dont il essayait de se convaincre.

▬ Gareth… fit-il dans un murmure à peine audible, la gorge sèche.



Coltach
Sphère Savoir
avatar
lovu lovu
Messages : 56
Etat Civil : Marié
Pouvoirs : Memory artist
Revenir en haut Aller en bas
Dim 8 Juil 2018 - 12:23

EREND

DOMHNALL

Stupid


Si Alastair avait pu prévoir la suite de cette journée d'"anniversaire", peut-être n'aurait-il pas agi comme il l'avait fait. Simplement pour s'éviter, à tout deux, ce qui allait suivre. Quand il y repensait - c'est à dire très rarement - il tentait de trouver les possibilités à une autre fin possible. mais il était à mille lieux de cela. Sa journée avait été longue, comme souvent, frustrante aussi. Mais il était suffisamment combatif pour ne pas se laisser faire.

Il avait été surpris, en rentrant, de ne pas trouver Erend dans les parages. L'homme avait donc décidé de sortir, sans doute pour prendre l'air. Le politique espérait que ce dernier n'avait finalement pas prit plus mal son refus d'un mariage entre eux et qu'il n'avait décidé de lui faire la gueule. Domhnall savait que ce n'était pas dans le caractère de son compagnon, mais parfois... on pouvait être surpris. Il avait donc travaillé tard, dans leur bureau commun, ayant dans l'idée d'attendre son retour, mais il n'en fût rien. Aucun message, rien, pas de réponse à ses propres tentatives de contact, ce fût avec quelques doutes que notre rejoignit leur lit. Se demandant bien ce qu'il avait pu se passer. Mais mettant cela sur les émotions de la journée, il estimait qu'Erend avait aussi le droit de vouloir être tranquille de son côté et il n'insista pas plus.

Le sommeil souvent léger, il se réveilla aux aurores, sans avoir vraiment eu l'impression d'avoir bien dormi, il avait comme un mauvais pressentiment et ce n'était pas la douche glaciale ou le café qui changea les choses. La porte de l'appartement finit enfin par s'ouvrir, sur un Dunbar qui semblait avoir vécu une guerre. Il était pâle, presque comme la mort, avec un air qui inquiéta assez rapidement le noble. Que lui était-il arrivé?

Sans prendre de gants, à la simple prononciation de son prénom, Gareth était déjà devant son compagnon, lui prenant doucement le visage entre ses mains, cherchant dans son regard ce qui était en train de se passer. Etait-il blessé? Lui avait-on fait du mal?

- Erend? Est-ce que ça va? Que s'est-il passé?

Et si seulement... il n'avait pas posé la question...
Domhnall
Sphère Dirigeante
avatar

Messages : 101
Etat Civil : Marié
Pouvoirs : La Vérité
Revenir en haut Aller en bas
Dim 8 Juil 2018 - 22:30
StupidDébut de la trentaine

Domhnall

Erend

Ce regard vitreux qu'il avait sciemment ancré sur le sol se retrouvait remontés par ces mains qui lui encerclaient le visage. Cependant, Erend ne tenait pas à le croiser son regard avec le sien, il n'aurait pas pu. D'ailleurs, son contact lui offrait cette aura rassurante qui lui tranchait à vif dans le cœur. Il recula. Il était perdu. Il avait été perdu depuis sa dernière rencontre avec Lord MacBeathag senior en vérité... il s'était tourmenté au point de tout oublier. Au point de commettre l’irréparable. Il avait considéré l'option. Il s'était demandé si peut être que cela serait mieux? Si cela avait été ce que Gareth avait voulu lui signifier la veille lorsqu'il lui avait dit l'aimer sans vouloir le marier? Qu'il était déjà suffisamment la source d'ennui et un frein trop grand à sa carrière? Qu'il se rangeait à l'avis de son père et que le prolétaire devait s'effacer sans pour autant oser lui avouer? Qu'il lui ouvrait donc la porte de sortie qu'il aurait toujours voulu?

Erend aurait réellement voulu pouvoir s'se convaincre de tout cela mais il ne voyait que son erreur comme tel. Une erreur impardonnable qui n'avait aucune excuse. Il n'avait d’ailleurs pas cherché à la discuter, mais ce qu'il n'arrivait pas à accepter était la responsabilité de la souffrance qu'il allait infliger à Alastair. Il le savait, même si cela venait finalement à l'aider d'une façon ou d'une autre, il ne le verrait pas de cet œil. Et il aurait raison. Car pouvait-on vraiment aimer en plantant ainsi un poignard dans le dos ? Il en doutait. Et il ne méritait plus cet amour qu’il avait trahit. C’était en tous cas sa logique. Il l’avait cherché, il n’aurait que ce qu’il mériterait mais Gareth, lui, n’avait rien fait. Retirant son visage blême d’entre ses mains inquiètes, un sanglot s’étrangla dans sa gorge.

▬ Ne… Ne me touche pas… j’en mourrai…

Et si la phrase semblait tenir de l’hyperbole, elle n’était pourtant pas si loin de la vérité. La culpabilité l’asphyxiait peu à peu, le faisant trembler vivement. Il tenta de canaliser le frisson qui le parcourrait de la tête aux pieds, serrant ses bras contre lui-même ; comme pour se protéger de ce qui ne tarderait pas à leur exploser au visage. Finalement, ses jambes vacillant sous son poids, il décida de rejoindre le canapé. A peine se fut-il posé dessus qu’il prit sa tête entre ses mains, attrapant ses cheveux comme si la douleur pourrait rendre la situation plus tolérable. Ce ne fut pas le cas.

L’invitant à s’assoir, toujours dans oser poser son regard sur lui, ni répondre à sa question. Il aurait voulu mais les mots restaient coincés dans sa gorge comme autant d’oursins. Pour autant, il y tenait. Car qu’on la lui ait posée ou non, tel avait toujours été son intention : l’honnêteté, à n’importe quel prix. Sur de tel sujet, le secret n’était qu’une bombe à retardement qui, si elle arrachait un membre aujourd’hui, aurait tué le lendemain. De plus, aussi dévastatrice serait-elle, il le lui devait bien.

▬ Gareth… Je… il semblerait… Je… J’ai bu et… je… Oh Gareth. Sa voix craquela, mais il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même. Il devait maintenant assumer. Je… Je crois que je t’ai trompé.

Chacun de ces mots étaient passé sur sa langue comme de la lave liquide. Il aurait accepté d’être foudroyé sur le champ, si cela aurait pu soulager la douleur qui s’instiguait certainement dans les veines de son compagnon, à mesure que leur sens se faisaient sous son crâne.

▬ Oh Gareth, je… je suis tellement désolé. Je…

Il aurait voulu disparaitre. La mort lui semblait une solution bien plus supportable que de devoir affronter le regard de celui qu’il aimait par-dessus tout mais qu’il avait réussi à blesser. Il ne savait plus que faire, ni comment agir. Alors il resta prostré dans l’attente d’une réponse. Il était prêt à accepter n’importe quelle sentence, quelle qu’elle fut. Il l’aurait mérité. Lui qui n’avait jusqu’à la veille jamais connu d’autres bras que les siens et voilà que maintenant… C’était trop pour lui. Aussi rien qu’au fait d’imaginer ce qu’il devait faire endurer à son homme, les larmes coulèrent le long de ses joues. Par flots, par tonneaux. Sans jamais s’arrêter, mais il devait assumer. Alors il leva enfin son regard vers Alastair, sachant pertinemment qu’instrument de sa perte, il ne pourrait l’aider à surmonter sa douleur.


Coltach
Sphère Savoir
avatar
lovu lovu
Messages : 56
Etat Civil : Marié
Pouvoirs : Memory artist
Revenir en haut Aller en bas
Dim 8 Juil 2018 - 23:16

EREND

DOMHNALL

Stupid
L'air de son homme avait vraiment de quoi l'inquiéter. Que s'était-il passé bon sang?! Est-ce qu'il y avait eu un mort dans sa famille? Il voulait l'aider, le consoler, être là pour lui. Pourtant quand ce dernier lui demanda de ne pas le toucher, il fronça les sourcils. Son ventre se noua sans qu'il n'arrive encore à en expliquer le pourquoi. Il s'était passé quelque chose de grave et c'était sans doute pour eux que ça serait le plus dévastateur. Il n'aimait pas cela, l'inquiétude le rendait nerveux, tout d'un coup, il n'était plus certains de vouloir savoir, de vouloir comprendre.

- ... ok... comme... tu veux.

Restant debout, il l'observa faire, aller s'asseoir sur le canapé, se prendre la tête entre ses mains. Bon sang, qu'avait-il fait? Tuer quelqu'un? Il restait sur la mort et il ne savait pas encore à quel point il se trompait, car ce qui allait sortir serait pire encore.

- Erend... hey...

Domhnall n'aimait pas voir son compagnon dans cet état, mais ne sachant pas encore sur quel pied danser, il attendait - avec une certaine impatience quand même - d'en savoir plus. Il venait s'asseoir à ses côtés, voulant poser une main sur son dos, pour l'encourager à parler, mais alors qu'il entamait finalement son mouvement, il s'arrêta. Si les mots avaient du mal à sortir de la bouche de son interlocuteur, il venait frapper de plein fouet celui pour qui ils étaient. Le regard de l'écossais s'était assombri, sa mâchoire s'était serrée et inconsciemment, il s'était déplacé sur le canapé, s'éloignant du coupable.

- Tu... crois ou tu le sais? T'as tellement bu que tu te souviens pas? Son ton était devenu plutôt froid, rarement il lui avait parlé ainsi mais la colère prenait peu à peu ses droits.

Alastair se sentait souillé, insulté. C'était pire que de se faire cracher dessus. Cet homme, qu'il aimait plus que sa vie, avait donc décidé d'aller se taper quelqu'un d'autre... pourquoi? Qui? Son refus du mariage l'avait poussé à aller dans les bras d'un autre? Etait-il vraiment sérieux?! Comment avait-il pu faire une telle chose? C'était jeté au feu toutes leurs années ensemble, tout ce qu'ils avaient construit et pire que tout, le noble avait l'impression qu'il venait de montrer à quel point il se moquait de tout ce qu'il avait pu subir pour reste avec lui, que son combat contre son père, sa famille, tous les autres, ne valait rien. Il se sentait stupide, trompé - bien entendu -, dégouté et en colère, en rage même.

- Ouais, tu peux l'être... se levant alors avec vivacité, sa proximité le rendait malade. Il se passa les deux mains dans les cheveux, les tirants en arrière, marchant comme un lion en cage, ne sachant pas comment réagir. Devait-il le cogner, lui hurler dessus? Partir? Oui ça... ça serait fait. C'est pour qui que tu pleurs? Pour toi? T'es désolé, facile de l'être une fois que c'est passé. A quoi t'as pensé bordel!? Ouh... les flots risquaient de se déverser et tout briser sur son passage s'il commençait à jurer ainsi et c'était rare pour être noté.

Même lui, au 36ème dessous, n'aurait jamais fait une telle chose. On pouvait dire que l'erreur était humaine, ce n'était pas pour autant qu'elle était acceptable. Pas ça, pas comme ça... sans un regard pour cet homme, il partait dans leur chambre, sortant une valise dans laquelle il jetait le nécessaire à sa survie.

C'était ça, ou il lui mettait son poing dans la gueule.
Domhnall
Sphère Dirigeante
avatar

Messages : 101
Etat Civil : Marié
Pouvoirs : La Vérité
Revenir en haut Aller en bas
Mar 10 Juil 2018 - 21:15
StupidDébut de la trentaine

Domhnall

Erend

Voir Alastair aussi inquiet et bienveillant envers lui, alors qu’il allait être la raison de leur perte, n’arrangeait rien. Au contraire. Il aurait préféré qu’il devine en l’apercevant – que cela soit écrit sur son front même – et se montre froid et distant immédiatement mais comment aurait-il pu ? Non il faudrait assumer et proférer ces mots qu’il n’aurait jamais ne serait-ce qu’imaginer devoir avouer. Car il lui devait, même si Gareth penserait surement quelques temps qu’il aurait préféré ne rien en savoir. Il lui devait car l’insulte n’en aurait été que plus grande s’il avait gardé le secret.

Aussi, lorsqu’il sentit cette main consolatrice s’arrêter nette, la douleur changea. Celle-ci était méritée. Il l’avait cherchée, il l’avait trouvée. Cette froideur. Ce désamour instantané. Cela lui faisait mal. Différemment toutefois. Là où, plus tôt, il avait le sentiment de lui voler sa compassion, il sentait désormais la douleur sous la colère. Et la culpabilité qui s’insinuait plus profondément sous sa peau. Et si chaque mot avait été difficile pour Erend, ceux d’Alastair le tranchèrent à vif ; le pire étant qu’il ne pouvait s’en défendre. Simplement les accepter. Cela aussi, il lui devait bien.

▬ …Oui. parvint-il à répondre, pathétiquement.

Oui, il avait définitivement trop bu. Et non, il ne se souvenait plus de rien. C’était le néant. Comment alors lui assurer de ce qu’il s’était passé ? Tout ce qu’il savait était qu’il l’avait considéré, même pour quelques secondes, et qu’il s’était réveillé nu dans le lit d’une autre. Une autre. Lui qui s’était toujours cru attiré seulement par les hommes – un en particulier –, c’était d’autant plus une surprise mais ce n’était pas un débat qu’il devait tenir maintenant. Non pour l’instant, il avait d’autres préoccupation. Comme, par exemple, terminer ce qu’il avait commencé.

L’espace entre lui en Domhnall se fit plus grand. Plus glacial aussi. Comme si l’Univers s’était érigé entre eux. Connaissant l’homme, le jeune psychiatre savait vers quels horizons filaient ses pensées. Et il ne pouvait s’empêcher de s’en vouloir toujours plus. Que n’aurait-il pas donné pour pouvoir remonter le temps. Pour éviter cette erreur et la douleur qu’il lui infligeait. Face à lui, celui qui l’avait trahi tournait comme un lion en cage. Et si Erend n’avait su gérer l’information après une journée d’errance, il n’attendait pas d’Alastair qu’il puisse le faire en quelques secondes. Et si le premier avait choisi les pleurs, impuissant face à sa bêtise, l’autre choisissait une colère compréhensible. Sous forme de questions auquel il n’avait pas réellement de réponses.

▬ Je…

La vérité était qu’il pleurait pour eux. De la souffrance qu’il lui infligeait et de frustration contre lui-même. Si le politique s’était demandé comment il avait pu jeter au feu tout ce qu’ils avaient construit jusqu’ici, il pouvait être sûr qu’Erend se posait la même. Il se l’était posé toute la journée et il ne comprenait pas. Il ne comprenait pas ce qu’il lui avait pris. A quoi il avait pensé.

Pourtant, la dernière phrase que lui avait lancée Liesel, l’assommant au passage, revenait sans cesse comme une ritournelle. Peut-être était-ce réellement l’occasion de le libérer du boulet qu’il pouvait être pour son ascension, que toute cette souffrance qu’il lui attirait n’ait pas été en vain, au moins. Et bien que cela fut sa logique, on ne pouvait pas dire qu’elle était imparable. En vérité, elle était tout aussi idiote que l’acte en lui-même ; mais sur l’instant, il lui semblait que ce fut la seule solution pour réparer –un peu– les dégâts. Pas pour lui, mais pour Alastair.

▬ Je n’en sais rien… fut toutefois tout ce qu’il réussît à répliquer pour l’instant.

Il se prit la tête entre les mains à nouveau, les passant sur son visage, inspirant au passage. En plus d’être un connard fini, il n’arrivait pas même à se tenir à la résolution qu’il tentait de prendre pour tirer quelque chose de positif de cette situation. Il savait qu’il allait le détester dans tous les cas mais il ne pouvait se résoudre à cette option pour le moment. Il était bien trop lâche.

L’apercevant se diriger vers leur chambre pour y prendre une valise, il s’attendait à le voir y placer ses affaires pour le virer dans la seconde. Au lieu de cela, il y rangeait ses propres affaires. Erend resta d’abord surpris avant de s’avancer.

▬ Gareth, reste. Le supplia-t-il.

Et peut-être aurait-il dû formuler cela autrement. Ou du moins terminer sa phrase. Car il ne lui demandait pas de rester avec lui, mais bien de rester chez eux. C’était d’avantage sa maison que la sienne après tout. Et si l’un deux devait partir c’était bien celui qui avait commis la faute, non l’autre.

Puis dans un élan de bravoure – ou plutôt de témérité débile, disons les choses comme elles sont –, il lui balança une réplique qu’il regrettera certainement aussi tôt qu’elle franchit ses lèvres.

▬ Tu veux savoir ce qui m’a pris ? J’ai pensé que tu pourrais enfin te débarrasser de moi et de tous les problèmes que je te cause sans que tu t’en rendes même compte. Je suis un boulet, et ça te le confirme bien…

Son ton était neutre, ne sachant réellement sur quel pied danser mais il ne faisait nul doute que Gareth ne le prendrait pas bien. Et il aurait – encore une fois – raison. Erend était un con sur ce coup.


Coltach
Sphère Savoir
avatar
lovu lovu
Messages : 56
Etat Civil : Marié
Pouvoirs : Memory artist
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 12 Juil 2018 - 11:38

EREND

DOMHNALL

Stupid
La réponse ne convenait guère à Dom', parce que le fait de trop boire n'était pas une excuse à ce qu'il avait commis. C'était encore pire en fait. Et ne pas s'en souvenir, ça laisserait donc toujours un doute? Est-ce qu'il risquait de se tromper tous les deux et que la séparation inévitable aurait pu être évitée? C'était quelques réflexions qui traversaient son esprit, alors qu'il observait son ex-compagnon d'un regard glacial. Qu'est-ce qu'il lui avait pris sérieusement? C'était sa façon de montrer à quel point il avait finalement été blessé par son refus? C'était sa façon de le punir? Si c'était le cas, c'était réussi... il mettait un terme brutal à cette relation de plus de 10 ans...

Évidemment, l'homme n'avait aucune réponse à ses questions, mais Alastair n'avait pas besoin de l'entendre, il savait qu’il pleurait pour eux, mais c'était trop tard. Au lieu de pleurer maintenant, il aurait mieux fait de réfléchir avant. Le voir ainsi ne lui tirait que du dégout. Aucune pitié, aucune compassion. Il l'avait cherché, il était le fautif. C'était lui qui les mettait dans cette situation. Jamais le noble n'aurait cru qu'Erend serait capable d'une telle chose. Lui qui lui faisait aveuglément confiance. Voilà où menait ce genre de confiance. A une trahison qui était pire que tout. Même s'il ne le montrait pas, parce que sa rage dépassait tout le reste, MacBeathag était blessé, profondément. Il n'aurait pas pu faire pire.

- Bah voyons, t'en sais rien, t'es désolé. Sans doute que tu le voulais pas mais que tu ne sais pas pourquoi tu l'as fait hein? T'arrive même pas à être plus original que les autres... tu me dégoutes.

C'était violent, mais s'il était blessé, il n'avait pas à être le seul à souffrir et notre protagoniste n'était clairement pas du genre à retenir ses paroles quand il était en colère. Autant dire que le pauvre psychiatre allait en prendre méchamment pour son grade. Voilà pourquoi il allait dans la chambre, pour faire sa valise, que l'autre lui demande de rester ne lui apporta qu'un grognement.

- Et puis quoi encore? Tu crois que j'ai envie de reste ici? Tu peux le garder...

Il ne voulait pas rester dans un endroit contenant leurs souvenirs. Il était du genre à faire table rase du passé, surtout dans ce genre de moment. Il irait à l'hôtel puis il aviserait pour se trouver un endroit où s'installer. Peut-être à l'autre bout d'Édimbourg pour ne pas prendre le risque de croiser Erend alors qu'il se déplaçait en ville. Le but était donc de mettre le plus de distance entre eux. Il était clair que le politicien ne voulait plus voir cet ex. Plus jamais.

Ah, finalement il avait quand même une explication? Gareth arrêta un instant ses mouvements de rangement, pour le fixer, froid, l'écoutant pourtant avec attention. Ses sourcils se froncèrent toujours un peu plus au fur et à mesure des mots qui sortaient de la bouche de son vis-à-vis. Sa raison était la plus stupide qu'il n'ait jamais entendu. Sa mâchoire se serra plus vivement encore, il aurait pu se casser les dents à force.

- .......... de quoi tu parles? Quels problèmes? Se passant vivement une main sur la barbe. Depuis quand tu as décidé que passer par la case, on communique n'était pas une solution? T'es vraiment qu'un con!

La valise était fermée, il attrapait un manteau le passant sur ses épaules.

- Je viens chercher le reste demain, fais en sorte de ne pas être dans les parages, je ne veux plus te voir.

Voilà, la sentence était posée et il ne reviendrait pas dessus. La tête de mule qu'était Domhnall refusait seulement d'imaginer revoir celui qui venait de tout briser. Il amorçait le pas pour quitter la chambre, puis l'appartement, mieux valait qu'Erend ne se mette pas en travers de son chemin.
Domhnall
Sphère Dirigeante
avatar

Messages : 101
Etat Civil : Marié
Pouvoirs : La Vérité
Revenir en haut Aller en bas
Sam 21 Juil 2018 - 8:29
StupidDébut de la trentaine

Domhnall

Erend

Erend n’était pas un original. Il n’avait jamais prétendu l’être. Pourtant ce jour-là, il aurait donné n’importe quoi pour ne pas s’être réveillé dans une case aussi classique qu’un adultère idiot. D’autant plus sans souvenir de celui-ci ou de son désir de le commettre. D’aussi loin qu’il se souvenait, il avait refusé ; mais d’aussi loin qu’il se souvenait, il n’en était encore qu’a quelques litres. Après cela, tout n’était qu’un vaste néant dans lequel il se perdait encore.

Pourtant il restait silencieux face aux attaques d’Alastair et les acceptait sans broncher. Du moins en apparences. Car s’il ne s’autorisait guère à protester, bien conscient qu’il avait attiré à lui des foudres méritées, il n’en souffrait pas moins de l’intérieur. Entendre que l’homme qu’il avait toujours aimé plus que tout, plus que sa propre vie même, se retrouvait maintenant dégouté par sa personne ne pouvait le laisser de marbre. Les larmes continuaient donc de couler le long de ses joues sans qu’il ne puisse rien faire pour les arrêter.

Comme il ne pouvait guère arrêter Alastair faisant ses bagages. Oh, il avait essayé, l’avait même supplié de rester puisqu’il était le fautif mais le refus avait été catégorique. Il ne voulait plus avoir à faire à lui, ou à aucun de leurs souvenirs. Et Erend ne pouvait décemment pas lui en vouloir. Si la peine qu’il avait infligé à son compagnon était au moins aussi grande que la sienne, il ne voyait comment. Il aurait été prêt à tous les sacrifices pour le soulager un peu mais le feu ne pouvait rien faire d’autre que bruler, aussi devrait-il accepter son impuissance. Il ne pourrait pas être celui qui l’aiderait. Il devrait vivre avec sa peine, c’était sa seule option.

Qu’il n’était cependant pas encore prêt à accueillir comme tel. Au lieu de cela, acculé comme l’était, ou prit d’un courage idiot, il lui avoua la seule raison qu’il trouvait. Celle qui lui avait fait envisager cette idée saugrenue l’espace d’une seconde et qui avait dû être la sienne quelques décilitres d’alcool plus tard. Comment avait-il pu être aussi con ? C’était assurément la question qu’il se posait le plus depuis qu’il avait repris connaissance. Qu’est ce qui lui avait pris étant la seconde. Il n’arrivait pas à comprendre lui-même. Les paroles de MacBeathag Père l’avaient certes ébranlé, mais jamais il n’aurait cru que cela serait le coup de grâce.

Aussi, lorsque Gareth, passablement énervé par des explications qui pouvaient semblées sortie d’un chapeau, lui demanda plus de précision, il lui fallut quelques secondes pour se reprendre. Comment ne pouvait-il pas voir tous les ennuis qu’il lui causait ? Car si Erend regrettait amèrement son erreur, il était toujours persuadé de n’être qu’un boulet accroché aux chevilles de son compagnon. Godric avait habilement su jouer de cette faiblesse et voilà où ils en étaient : exactement où il l’avait voulu.

▬ Comment ça quels problèmes ? Enfin Gareth, tu vois bien que je…. Je te ralentis… ralentissais. Je… Tu mérites mieux ! Ses pensées s’emmêlaient à tel point qu’il n’était plus certain de faire encore sens. …Et ton père te laissera un peu tranquille, maintenant. ajouta-t-il tant bien que mal alors qu’Alastair amenait un point sans faille.

Quand avait-il échanger communication pour décision stupide ? Lui qui avait toujours prôné l’échange et la discussion pour tout, c’était le monde à l’envers. Et Erend était rester dans cet upside down. Plus rien ne semblait juste. Gareth n’avait jamais mérité cela et terminait de lui clouer un bec qu’il aurait mieux fait de garder fermer pour leur bien à eux deux. Un con. Oui, c’était un con. Et tous les regrets, toute la souffrance, que pouvait engendrer son erreur, ne pourrait jamais lui ôter cela.

Refermant sa valise, le politique lui lança son dernier avertissement. Il viendrait chercher le reste demain mais ne souhaitait plus le voir. A jamais, à en croire le ton qu’il venait d’utiliser. Et le psychiatre ne put qu’en reconnaitre la légitimité. Après tout, lui aussi aurait souhaiter ne plus se voir. Disparaitre à jamais, plutôt que de devoir vivre avec cela. Il s’aplatit donc contre l’encadrement de la porte pour le laisser passer, fixant ses pieds comme un enfant. Toutes les fibres de son corps voulurent le retenir mais il ne put se laisser à un tel acte. Par respect pour Gareth ; celui qu’il n’avait apparemment pas eu lorsqu’il avait été saoul.

Lorsque finalement la porte d’entrée claqua, la détresse le prit à la gorge. La solitude s’imposait à lui et il n’avait personne d’autre à blâmer que lui-même. Il avait tout détruit, et pour quoi ? Il l’ignorait, mais une part de lui espérait qu’il avait réellement été le boulet qu’il avait cru et qu’au moins de tout cela sortirait un chemin moins parsemé d’embuches pour son ancien compagnon. C’était son seul espoir. Il devait s’y raccrocher, et croire tout ce qu’avait pu lui asséner le plus âgé des MacBeathag. Il s’y raccrochait comme il se raccrocha à au mur près de lui. L’adrénaline passée, ses jambes tremblantes le lâchèrent définitivement, le forçant à s’assoir sur le sol froid de ce qu’avait un jour été leur chambre. Appuyant son dos contre la paroi qui l’avait vu glisser, il ramena ses jambes à lui pour créer un cocon protecteur dans lequel il se laissa aller aux larmes jusqu’à s’endormir ainsi. Il était épuisé. Moralement et physiquement, et c’était bien sa seule solution. Un bref instant de répit dans ce qui allait être sa vie désormais.

Quand il se réveilla enfin, son corps était douloureux mais il n’y prêta guère plus d’attention. A dire vrai, il ne prêta guère plus d’attention à quoi que ce soit. Tel un mort-vivant, ce qui ne devait pas être très loin de la vérité, il fit sobrement sa valise. Ses mouvements étaient lents et distraits mais au moins respecta-t-il la volonté d’Alastair en quittant leur logement avant que celui-ci ne revienne. L’idée de lui laisser une note le séduisit un temps, mais se ravisa rapidement. Il n’en avait pas le droit.

Les mois qui suivirent furent pour le moins… compliqués. L’état végétatif dans lequel il était entré l’y avait poursuivit. Bien sûr, il tachait de faire bonne figure face au monde et face à sa sœur chez qui il s’était réfugié mais elle n’était pas dupe. Elle voyait derrière ses sourires sa peine. Derrière ses yeux rouges, ses crises de larmes le prenaient souvent sans prévenir. Il donnait l’impression de vivoter plus qu’autre chose. Il laissait la vie continuer mais il n’était plus vraiment présent. Le deuil d’une relation telle qu’avait pu être la leur, quand le seul fautif était lui-même avait quelque chose d’étonnement difficile. Et tout psychiatre qu’il était, il restait bloqué au quatrième stade : la dépression. Certains auraient aisément pu lui reprocher une telle réaction mais il fallait comprendre que Gareth avait été tout pour lui et qu’il n’avait pas vu venir… son idiotie. Le choc avait donc été plus que rude. Et s’il tachait de ne rien laisser paraitre, il ne savait guère comment gérer sa culpabilité. Celle-ci devait bien lui occuper l’entièreté de ses pensées, à chaque instant de chaque heure. Et pour cela aussi, il n’avait encore une fois que lui-même à blâmer. Autant dire que le cercle semblait sans fin. Jusqu’à ce que…

Jusqu’à ce que son inattention ne lui coute plus que quelques minutes perdues dans le vide. Non, cela lui valut plutôt un bon séjour à l’hôpital. Avec quelques cotes fêlées ainsi qu’une bonne commotion cérébrale, pour ne citer que cela. Ahhh, traverser la rue sans plus d’attention, même dans une zone à vitesse réduite, ce n’était jamais une bonne idée. Et il n’était pas à douter qu’un examen psychologique devrait déterminer s’il avait s’agit là d’un acte manqué. Une fois qu’il se réveillerait, bien entendu. Néanmoins, ou qu’il en soit, n’ayant pas changé de contact d’urgence, qui fut donc appelé en premier ? Nul autre que son ex-compagnon. Si ce n’était pas retourner le couteau dans la plaie, le Destin avait de bien drôles manières de fonctionner…


Coltach
Sphère Savoir
avatar
lovu lovu
Messages : 56
Etat Civil : Marié
Pouvoirs : Memory artist
Revenir en haut Aller en bas
Sam 21 Juil 2018 - 15:10

EREND

DOMHNALL

Stupid
La tempête qui grondait sous le crâne de Gareth n'était pas bonne. Pas bonne pour les deux hommes. Car elle était destructrice. Cette colère qu'il ressentait, rarement elle l'avait prise ainsi à la gorge. Rarement il avait ressenti une telle envie de se défouler sur qui que ce soit comme ça, encore moins sur son partenaire de vie. Mais là, c'était trop. Avec tout ce qu'il subissait depuis son plus jeune âge, il avait cru avoir trouvé une sorte d'îlot de paix avec lui et cet imbécile venait de tout détruire. Sur une crainte, encore plus stupide. Rien ne pourrait réparer les ravages de cette trahison. Rien. Et mieux valait qu'il parte maintenant, avant d'envoyer Erend à l'hôpital. Car vu son état, il en serait tout à fait capable et malgré toute la haine qui pouvait brûler ses veines à cet instant, ce besoin de lui taper dessus, il ne voulait surtout pas céder à cette pulsion barbare. Ce n'était pas son tempérament, ce n'était pas lui. Mais il se sentait si blessé. Qui aurait réellement pu comprendre à quel point il avait mal? Peut-être cet homme face à lui, mais si ça avait été le cas, il aurait réfléchi à mille fois avant de commettre l'irréparable.

Une main tenant la valise, il le fixait de son regard devenu totalement glacial, aussi glacial que celui de son père certains diraient. En fait, il avait tous les traits de MacBeathag père dans cette froide colère. Chose qui pouvait l'énerver encore plus profondément, lui qui ne voulait ressembler en rien à son géniteur. Mais ne disait-on pas que la pomme tombait rarement loin de l'arbre? Pour son plus grand malheur. Ses dents grincèrent quelque peu.

- Tais-toi! Tes excuses sont encore plus dégradantes que ton action! Ferme-là! Je ne veux PLUS t'entendre. Fit-il en perdant un peu le contrôle de ses actions pour l'attraper par le col, le poing levé dans la direction de son nez. Ses yeux auraient pu balancer des éclairs tellement la rage avait pris possession de son être. Mais il n'alla pas jusqu'à écraser son poing dans sa face, il s'arrêta avant. Non, il ne fallait pas qu'il en vienne aux mains, à quoi bon? Tu... Une moue rageuse marqua ses traits et il le repoussa avec violence dans un grognement de mécontentement.

Alastair qui perdait ses mots, c'était montrer à quel point il était touché. Et profondément. Heureusement que son ex-compagnon ne chercha pas à l'arrêter plus alors qu'il partait. Cela pouvait être vu comme une fuite, s'en était peut-être une, mais pourquoi aurait-il fait autrement. Une fois à l'extérieur, il marcha d'un pas soutenu sans se retourner, tentant de faire le vide dans sa tête pour calmer les pulsions et cette rage qui ne partait pas, pour se rendre dans le premier hôtel qu'il croisa. Il s'y établirait le temps de trouver un endroit sûr de repli. Il aurait sans doute pu aller chez Doug, mais il ne tenait pas à ce qu'on le voit dans l'état émotionnel de détresse dans laquelle cette révélation l'avait mise.

Une fois au calme dans la chambre, ce fût habillé, qu'il alla se mettre sous un jet d'eau froide, qui cacherait les larmes qui coulaient, démolissant au passage l'un de ses poings dans le mur. A voir l'état du carrelage et de sa main, heureusement qu'Erend n'avait pas essuyé les coups. Calmé et frigorifié, l'écossais s'était changé et était sorti à nouveau, pour aller travailler, ravalant sa peine et sa colère comme il le pouvait. Mais sa froideur habituelle était pire encore et personne ne manqua le fait que quelque chose s'était passé.

Le temps passant, la rage s'était peu à peu estompée, pour laisser place à une colère froide. Il ne parlait que très peu. Se contentait de répondre souvent par monosyllabe. Si Alastair n'était pas sociable de base, depuis sa rupture avec son homme, c'était devenu pire. Il ne souhaitait pas se faire aider, ne cherchait pas à revoir Coltach, il avait fait un trait sur cet homme aussi sûrement que l'on jette au feu des papiers indésirables. Quand il avait dit qu'il ne voulait plus le voir, il l'avait pensé. Et il s'y tenait. Personne n'osait lui poser de question, même s'il voyait parfois la mine plutôt satisfaite de son père. Ce dernier avait compris sans qu'on ne lui dise quoi que ce soit et cela n'aidait pas à mettre son humeur meilleure.

Quand son téléphone sonna et qu'il comprit que c'était l'hôpital, il écouta silencieux ce qu'on avait à lui dire. Erend s'était fait shooté par une voiture en traversant la route. Il n'allait pas bien mais n'était pas sur le point de mourir... tant mieux. Dans un effort, il tapa alors le numéro de la soeur de ce dernier. Ecoutant la tonalité sonner, il réfléchissait à comment dire les choses et quand la voix féminine se fit entendre.

- Ersa? Gareth à l'appareil... j'ai reçu un appel de l'hôpital, Erend s'est fait shooté par une voiture. Non, non, sa vie n'est plus en danger, mais il est dans le coma. Hum.. oui quelques côtes cassées. Le médecin m'a dit qu'il avait eu de la chance. Marquant une pause. Je ne sais pas, je suis encore son numéro d'urgence. Il n'a rien dit? Qu'importe... je pense que vous devriez aller voir si tout va bien. Non, je ne tiens pas à être tenu au courant. Bonne journée.

Et il raccrocha. Ce contact avait été suffisant. Il ne devait rien à personne et ce n'était pas parce que cet homme était sur un lit d'hôpital, ayant subi un mauvais accident, que cela pardonnait ce qu'il s'était passé. Grognant légèrement, les poings à nouveau serré, les pensées du noble semblaient le traverser à une vitesse folle, avant qu'il ne murmure entre ses dents.

- Imbécile.

Sans laisser qui que ce soit dire ou faire quelque chose, il avait attrapé son manteau et avait filé à l'hôpital. En fait... il voulait juste s'assurer que tout irait bien. Ce con était encore capable de se foutre en l'air et il ne voulait pas avoir droit à sa mort sur la conscience, ce serait le pompon!
Domhnall
Sphère Dirigeante
avatar

Messages : 101
Etat Civil : Marié
Pouvoirs : La Vérité
Revenir en haut Aller en bas
Sam 21 Juil 2018 - 21:44
StupidDébut de la trentaine

Domhnall

Erend

Un Erend rond comme un coing n’était de toute évidence pas un Erend capable de réfléchir. Car il avait été capable de voir que l’idée d’un adultère n’étais pas une option viable et pourtant qu’avait-il fait ? Ou supposait-il avoir fait du moins, puisque le doute subsisterait toujours. Il était cependant trop tard, il ne pouvait que regretter d’avoir bu à ne plus en savoir épeler son prénom et commis l’irréparable. Il aurait donné n’importe quoi pour revenir une journée en arrière. Il aurait pu s’arrêter plus tôt, à un stade où sa connerie lui serait encore apparue comme telle.

Néanmoins, cela n’était pas possible, et il devait affronter la colère froide de son compagnon. Et peut-être aurait-il mieux fait de n’apporter aucune explication. Car s’il n’avait pas encore le recul nécessaire pour s’apercevoir qu’elles étaient plus insultantes encore que l’acte qu’il avait commis, Alastair lui remis rapidement les pendules à l’heure.

L’attrapant par le col, il lui ordonnait de se taire, le poing à quelques millimètres de son nez. Le regard minable du psychiatre rencontra un instant celui du politique le laissant dans un état de sidération complet. Il aurait voulu répondre qu’il en aurait été incapable, mais tel n’était son souhait. Il surprit une partie de son être espérer qu’il lui foutrait son poing dans le visage. Cette part de lui voulait souffrir comme il le faisait souffrir sans pouvoir l’en soulager. Il voulait qu’il se défoule, quitte à terminer à l’hôpital, mais il savait que cela n’était que pur égoïsme. Alastair n’y aurait rien gagné que remords à ajouter à sa peine déjà bien trop grande.

Alors il ne parla point. Pas plus qu’il ne l’arrêta. Il avait causé bien assez de maux comme ça. Puis lorsque la porte se referma sur son ancien compagnon, il se recroquevilla enfin sur lui-même. Autant physiquement que mentalement. Et s’il avait souhaité souffrir dans l’espoir d’expier, le Destin exhaussa son souhait après quelques mois où la culpabilité n’avait jamais lâché sa gorge.




Ersa Dunbar
IDENTITE : Ersa Dunbar
GROUPE : Habitant
SPHERE : ici
AGE : 45 ans
ETAT CIVIL : Mariée
PROFESSION : Assistante sociale
POUVOIRS : Résistance aux dons
ETAT DE SANTE : Bonne
LIENS : Coltach : Frère
Domhnall : Beau-frère


Lorsque son téléphone sonna, Ersa fut plus que surprise du numéro qui s’afficha sur l’écran. Et si certains auraient pu espérer une bonne nouvelle, elle eut un mauvais pressentiment immédiat. Elle décrocha donc avec empressement, s’attendant au pire.

▬ Bonjour Gareth…? La phrase suivante lui apparut comme distante, alors qu’elle s’asseyait tant bien que mal, les larmes courant déjà sur ses joues. M-M-Mon Dieu… Est-Est-Est-ce… Heureusement pour elle, Alastair la rassura immédiatement. Son pronostic vital n’était pas engagé mais il était encore dans un coma duquel il avait de bonnes chances de se réveiller. Donc il va bien ?

Cette question pouvait paraitre illogique, quand on annonçait qu’une personne restait inconsciente mais le choc d’une telle nouvelle pouvait excuser un certain manque de réflexion. D’autant qu’elle était déjà en train de regrouper ses affaires pour rejoindre l’hôpital au plus vite. Ses affaires et celles de sa fille ; qu’elle fit monter en voiture une fois que cela fut fait.

▬ Je ne comprends pas pourquoi ils t’ont.. vous ont contacté en premier, j’en suis désolée Gareth. Elle l’avait toujours tutoyé mais même en ayant été élevé par des hippies, elle savait elle aussi respecter les distances mise par autrui et avait donc changé de pronom. Je suis quasiment en chemin, merci de m’avoir appelée ! Elle marqua une pause, en profitant pour boucler la ceinture d’une Varga qui ne mouftait pas. Est-ce… Est-ce que je vous tiens au courant ? Et la réponse fut sans appel. Bien. Encore merci de m’avoir appelée Gareth !

A peine eut-elle raccroché qu’elle lança l’appareil sur le siège passager. Elle termina de s’installer derrière le volant et roula vers l’hôpital qu’avait mentionné MacBeathag aussi rapidement que lui permis la sécurité. Arrivée là-bas, on ne tarda pas à lui expliquer plus en détail l’état de son frère. Le véhicule l’avait d’abord frappé aux jambes et l’impact l’avait projeté sur le pare-brise avant de le renvoyer sur le sol. Résultat : Une jambe tuméfiée, quelques bleus et côtes fêlées, ainsi qu’une belle commotion. Pour cette dernière, les médecins avaient bon espoirs qu’elle ne serait pas dramatique, mais ils n’en sauraient pas plus avant son réveil. Heureusement que la voiture n’avait pas roulé à plus de 30km/h. C’était en tout cas ce qu’avait affirmé son conducteur. Comme il avait attesté ne pas l’avoir vu à cause d’un virage trop serré. Autant dire qu’il risquait de perdre au moins son permis. Si ce n’était pire.

Cependant, ce n’était pas ce qui pressait le plus aux yeux d’Ersa. Une fois que le médecin eut terminé de leur expliquer, il les accompagna dans la chambre où avait été placé Erend. Un Erend encore inconscient. Lorsqu’il les laissa seule avec lui, Ersa relâcha sa respiration qu’elle avait retenue jusque-là sans s’en apercevoir. Son cerveau se remit alors en route et elle récupéra son téléphone pour appeler son mari et lui expliquer la situation. Il tenta de la rassurer mais il savait qu’elle serait inquiète jusqu’au réveil de son frère et c’était bien normal. Seulement l’attente risquait d’être longue, on l’avait prévenue. Or, elle n’était pas la seule éveillé dans cette chambre. Varga la regardait de ses grands yeux, à la recherche d’explications. Car malgré son jeune âge, elle comprenait parfaitement que son oncle n’était pas simplement en train de dormir. Il fallait dire que le bandage qui lui barrait un œil et entourait son crane pouvait être un bon indice. Tout comme les appareils qui bipaient à rythme régulier.

▬ Tonton Erend s’est fait mal, il a besoin de dormir un peu m’a dit le docteur. Commença-t-elle, en s’agenouillant devant sa fille. Peut-être que si tu lui prête monsieur lapin il se reposera plus vite, ça te dit qu’on essaye ?

La petite hocha vigoureusement la tête, et elles placèrent ensemble le doudou près d’Erend. Lorsque sa sœur releva la tête, elle fut surprise d’apercevoir une silhouette familière à la porte.

▬ Gareth ? la voix légèrement étranglée par la surprise. Je croyais que…

Connaissant quelque peu l’animal et ce que son frère avait fait, elle aurait pu mettre sa main à couper qu’il ne serait jamais venu, si elle n’avait pas été une optimiste dans l’âme.


[url="..."]Fiche PNJ[/url]
Coltach
Sphère Savoir
avatar
lovu lovu
Messages : 56
Etat Civil : Marié
Pouvoirs : Memory artist
Revenir en haut Aller en bas
Dim 12 Aoû 2018 - 12:58

EREND

DOMHNALL

Stupid
A chaque pas qu'il faisait en direction de l'hôpital sa mâchoire semblait se serrer toujours un peu plus. Dans sa tête passait des idées contradictoires. Il tentait de trouver une excellente raison à aller voir ce connard dans sa chambre d'hôpital. Après tout, le méritait-il vraiment? Il avait craché sur ce qui était le plus précieux entre eux, cela ne se rachetait parce qu'on avait risqué d'y passer. Et pourtant, pourtant, au fond de lui, il voulait s'assurer qu'il allait bien, qu'il n'y aurait pas des séquelles trop graves. Qu'il s'en remettrait... bref... que tout irait bien, au final. Il s'en voulait d'être aussi faible. Comment lui faire comprendre ce qu'il lui avait fait subir, si au premier cas de détresse il accourait à son chevet?

Mieux aurait-il fallu qu'il fasse demi-tour, mais ce ne fût pas le cas. Il se retrouva devant la réception à demander où se trouvait donc monsieur Dunbar, tout en expliquant qu'il était le numéro d'urgence qu'ils avaient appelé. On lui fit comprendre que sa soeur était déjà là. Mais qu'il pouvait se rendre à la chambre et qu'Erend n'était - pour le moment - pas réveillé. Remerciant l'infirmière d'un mouvement de la tête, il se rendait donc au numéro de l'étage et de la chambre donné. Debout devant la porte, il resta quelques minutes sans bouger, avant de prendre une grande inspiration et de la pousser lentement, pour entrer dans la pièce.

Il reconnut sans difficulté Ersa et sa fille au chevet de l'homme, s'approchant quelque peu, il évita de venir plus près, le voir étendu dans ce lit, avec ces tuyaux un peu partout, les machines qui faisaient entendre que pour le moment le cœur battait correctement, les bandages, son coeur se serra un instant, avant que la voix féminine ne le tire un peu de sa contemplation. Son regard se porta alors sur elle. Elle semblait surprise, ça ne pouvait pas en être autrement.

- Je sais... Ne bougeant pas d'un millimètre. Je voulais... m'assurer... que... enfin... qu'est-ce que les médecins ont dit?

Lui qui avait fait comprendre qu'il ne voulait rien savoir... quand on parlait de contradiction, il était en plein dedans. Ce qu'il ne pouvait voir, c'était que son teint avait dû perdre un certain nombre de couleur depuis qu'il était présent dans la pièce. L'inquiétude était plus que palpable. Il lui en voulait de le faire encore s'inquiéter pour lui, alors qu'il estimait qu'il ne le méritait plus.
Domhnall
Sphère Dirigeante
avatar

Messages : 101
Etat Civil : Marié
Pouvoirs : La Vérité
Revenir en haut Aller en bas
Ven 31 Aoû 2018 - 17:27
StupidDébut de la trentaine

Domhnall

Erend

Lorsqu’Alastair se contenta de répondre qu’il savait, sous-entendant qu’il n’aurait pas dû être là, Ersa ne put s’empêcher de lui lancer un léger sourire compatissant. Elle savait la débilité dont avait fait preuve son frère mais elle avait été également été témoin de l’amour qui les avait unis et comprenait donc parfaitement. Se redressant, elle passa sa main dans les cheveux de sa fille pour la rassurer avant de s’approcher d’un Gareth inquiet.

▬ Ils ont parlé de quelques bleus, de cotes fêlée mais surtout une belle commotion. Son regard s’hasarda vers le sol. C'est à cause de ça qu'il n'est pas encore réveillé.. Ils en sauront plus quand il aura repris conscience..

Ses bras se croisèrent sous l'inquiétude qu'elle tachait de contenir. Elle espérait qu'il se réveillerait rapidement. Les médecins, après tout, n'avait pas eu l'air plus paniqué que cela. N'est-ce pas?

***

Il faisait noir. Il ignorait où il était et comment il était arrivé là. Il ne ressentait pas de douleur mais il avait du mal à ressentir son corps. C'était une impression aussi étrange que désagréable. Comme s'il ne maîtrisait plus rien, avec toujours la sensation qu'il pourrait, presque. Ce furent les sons qui lui parvinrent à nouveau en premier, comme des voix au loin. Indistinctes et incompréhensibles sous des bips réguliers mais familières toutefois. Le toucher ensuite, avec une pression sur sa main ou une douceur contre son bras. Il sentait également l'air forcé dans ses poumons. Les questions commencèrent à s'accumuler dans un coin de son cerveau sans pour autant chercher de réponses. L'odeur de détergeant apporta ensuite un nouvel indice sur le lieu dans lequel il se trouvait. Après y avoir travaillé des années, il aurait reconnu cette fragrance entre milles. Il était dans un hôpital. Il ne se souvenait pas y être entré, et il ne comprenait pas encore pourquoi il ne pouvait rien faire, toujours assommé par les antidouleurs qu'on lui avait administrés. Enfin, il parvint à entre-ouvrir l'œil qu'il n'avait pas bandé. Doucement sa paupière se souleva, sous la douleur qu’engendrait la lumière artificielle qui éclairait la pièce. Malgré l'état dans lequel il se trouvait, il reconnut sans difficulté sa nièce à qui il tenta de sourire à travers le masque à oxygène qui lui imposait un rythme de respiration. Déplaçant ses pupilles, il ne tarda pas à percevoir la silhouette de sa sœur. Elle parlait à quelqu'un mais il ne pouvait l'apercevoir sans bouger la tête et cela lui demanda quelques instants, alors que Varga signalait au duo que son tonton était enfin réveillé.

Lorsqu'il l'aperçut enfin, son cœur se fit d'abord léger avant d'être rattrapé par ses souvenirs. Et leur douleur. Les machines se mirent à biper plus rapidement. Sa vision se brouilla légèrement sous les larmes qui commencèrent à couler sans prévenir. Il aurait voulu pouvoir se recroqueviller sur lui-même mais le moindre mouvement lui demandait encore beaucoup d'efforts.

▬ Gar... Je suis désolé, j'ai.... tenta-t-il de baragouiner sous son masque.

Car si son ancien compagnon se trouvait là, il aurait parié que ce n'était pas de sa propre volonté, ou pas de gaieté de cœur. Oui, cela ne pouvait qu'avoir rapport avec l'urgence de la situation dans laquelle, de toute évidence, il s'était trouvé. Maintenant qu'il y réfléchissait, il n'avait pas pensé à changer le numéro d'urgence de l'hôpital et.... il n'avait donc pas réussi à tenir la promesse qu'il lui avait fait: ne plus jamais se présenter devant lui. Et aussi involontaire que cela puisse être, il ne savait que faire pour se faire pardonner cette nouvelle erreur. Alors il baissa le regard, comme le couard inutile qu'il se sentait être. Lui qui avait foutu en l'air tant d'années d'une vie commune harmonieuse, qui l'avait blessé par poltronnerie, il n'arrivait même pas à lui offrir la tranquillité qu'il méritait. Décidément, Alastair aurait mieux fait de ne jamais croiser son chemin, il lui aurait éviter bien des maux. Après tout, il avait toujours mérité mieux, il n'avait fait que repousser l'instant où ils s'en apercevraient les deux. C'est du moins les pensées qui le traversaient sur l'instant...

Ersa, quant à elle, s'était rapprocher de lui pour lui prendre la main et tentait de le rassurer d'une caresse. Le regard de la jeune femme passa un instant d'un homme à l'autre avant de finalement demander:

▬ Je vous laisse un instant?
Coltach
Sphère Savoir
avatar
lovu lovu
Messages : 56
Etat Civil : Marié
Pouvoirs : Memory artist
Revenir en haut Aller en bas
Sam 1 Sep 2018 - 16:04

EREND

DOMHNALL

Stupid
Le fait qu'Erend ait subi une commotion cérébrale pouvait avoir de quoi inquiéter. Même si les médecins semblaient toujours assez tranquillisés par ce qui pouvait arriver à leur patient, il était parfois difficile de faire taire cette inquiétude sourde qui grondait au fond de soi. Et c'était un peu ce qu'il se passait chez Alastair à l'instant. Il aurait voulu ne pas avoir à ressentir cela, à être totalement détaché de tout cela, mais c'était impossible. Quoi qu'il tente, il n'arrivait pas à complétement oublié cet homme et cela pouvait souvent le mettre encore plus en colère. Mais aujourd'hui, il la mettait de côté, parce que c'était grave. Il fit un petit mouvement de la tête en direction d'Ersa pour la remercier de ce rapide résumé, avant que l'attention des adultes ne soit attirée par l'enfant, qui semblait vouloir leur faire comprendre.

Le blessé avait un œil ouvert! Voilà qui était une bonne nouvelle, s'il reprenait conscience aussi vite, c'était peut-être qu'il n'avait subi qu'un "léger" choc et que tout lui reviendrait vite. En tous les cas, sa mémoire ne semblait pas avoir été touchée, vu sa réaction en reconnaissant celui qu'il avait trompé. Domhnall n'éprouvait - par contre - guère de peine à le voir ainsi, si misérable en se rappelant ce qu'il avait bien pu faire. Il n'avait pas pardonné. Pas encore et difficile de dire s'il le ferait vraiment un jour. Mais il était quand même là pour lui.

- Je sais... fit-il à nouveau. A quoi bon chercher d'autres excuses, il savait que ce n'était pas ce qu'il aurait voulu, qu'il ne l'avait pas fait exprès. Il n'était pas stupide.

La sœur demanda s'il fallait leur laisser un instant tranquille à tous les deux. Gareth ne savait pas vraiment si c'était une bonne idée ou non. Il se disait qu'un témoin serait peut-être plus approprié, que ce n'était peut-être pas le moment qu'ils se retrouvent en tête-à-tête. Il ne voulait pas que l'état de son ancien compagnon s'aggrave. D'un mouvement négatif de la tête, il lui faisait comprendre qu'elle pouvait rester. De toutes les façons, la nièce s'accrochait à son oncle. Car le voir pleurer, fendait son petit cœur d'enfant.

Le politicien s'approcha à son tour du lit et galamment, attrapa une chaise pour Ersa, qu'elle puisse s'assoir avec sa fille, tandis qu'il restait debout, derrière, une main posée sur le dossier de la chaise. Fixant le blessé dans son lit, sans que quelque chose ne transparaisse réellement sur son visage ou dans son regard. Pourtant, quand il reprit la parole, la voix était calme, il n'y avait plus cette colère profonde qui avait raisonnée lors de leur séparation plutôt catastrophique.

- Ce n'est pas le moment de te flageller plus, Erend. Je pense qu'en ce moment, il est plus important que tu te concentres sur ta guérison... tu as eu de la chance. Cette voiture qui t'as renversée aurait pu t'envoyer dans une boîte en bois...

MacBeathag n'exigeait pas d'explication de sa part, il aurait pu lui demander pourquoi c'était arrivé, s'il s'en souvenait. Mais non, il préférait le rassurer un peu, lui faire comprendre qu'il pouvait mettre leur problème de côté, le temps qu'il se reprenne. Ensuite, advienne que pourra.
Domhnall
Sphère Dirigeante
avatar

Messages : 101
Etat Civil : Marié
Pouvoirs : La Vérité
Revenir en haut Aller en bas
Dim 16 Sep 2018 - 21:18
StupidDébut de la trentaine

Domhnall

Erend

Si la léthargie du coma l'avait laissé apathique quelques secondes, celle-ci se leva bien vite sous l'effet de l'adrénaline qui n'avait fait qu'un tour, comme son sang. Ou ses souvenirs. Les larmes comme les excuses coulèrent comme elles purent, mais toujours dans l'effroi de n'avoir su tenir l'unique promesse qu'on lui avait fait prendre. Il était pathétique. Autant de n'avoir su la garder que de l'état dans lequel il se trouvait. Décidément Erend n'avait guère rien pour lui à cet instant. Pourtant, aussi surprenant que cela aurait pu paraître à bien des gens, Alastair le rassura. Malgré la colère qu'il avait contre lui -à juste titre- et le caractère d'ours mal léché qu'on lui connaissait, sa réaction était calme. Presque douce, si on considérait la situation. Et si cela apaisa quelque peu le blessé, elle remuait aussi le couteau qu'il s'était lui-même planté dans le cœur quand il avait décidé pour deux de tout détruire. Définitivement, il ne le méritait pas. C'était, du moins, ça conclusion à tout cela.

Il serait le point lorsqu'il vit Domhnall refuser un tête-à-tête entre eux. Et si les émotions se mélangeaient confusément sous son crâne, il savait que c'était sans doute mieux ainsi. D'autant plus avec une petite Varga qui, en tenant son bras d'une main, caressait Monsieur Lapin de l'autre; persuadée intérieurement que l'énergie qu'elle transmettait à la peluche aiderait son oncle à se rétablir plus rapidement. Inclinant légèrement la peine dans sa direction, il lui sourit, à travers son masque, pour la tranquilliser.

▬ Tout va bien Varga. la rassura-t-il. Avec tous ces appareils, Tonton Erend peut te faire une imitation de Dark Vador si tu veux.

La petite étant une grande fan des Starwars, il savait que cela l'amuserait aussi s'exécuta-t-il pour lui redonner le sourire. Le seul souci à cela était que, même si il n'avait pas encore été mis au courant de l'étendue de ses blessures, certaines de ses côtes n'en étaient pas moins fêlées. L'imitation fut donc un tantinet douloureuse mais il n'en montra rien; se contentant de serrer les dents dans le sourire qu'il lui adressa au terme de celle-ci. Pendant ce temps, Alastair avait tiré une chaise à Ersa et s'était placé derrière elle. Et lorsqu'il reprit la parole, son sourire s'envola. Sa voix calme et ses paroles étaient touchantes et c'était bien ce qui transperçait le psychiatre de part en part. Pourtant il avait raison, il avait eu de la chance. Face à une voiture, un piéton ne faisait guère le poids. Et c'était donc ainsi qu'il s'était retrouvé ici: renversé par une voiture. Car pour lui s'était le trou noir complet. Aussi Gareth aurait bien pu l'interroger sur les raisons d'un tel accident, il n'aurait pu lui répondre. Pourtant, il avait effectivement de la chance. Car s'il se fustigeait de ne pas avoir su tenir sa promesse, et même s'il continuait de se répéter qu'il ne le méritait pas, une part de lui était heureuse de le revoir. Au moins une fois.

Néanmoins, Erend avait toujours été à faire passer les autres avant lui. D’autant plus lorsqu’il les avait lui-même blessé ; quand bien même il l’avait fait avec la meilleure des intentions et les pires des arguments.

▬ Merci, Gareth…. Mais tu devrais retourner travailler. Tu as une élection dans quelques jours; tu as attendu cette place au ministère trois ans! Tu ne peux pas la rater sinon... sinon...

Il aurait fait tout ça pour rien... Car c'était la raison pour laquelle il les avait sabordés. Pour qu'il puisse se concentrer sur son rêve. Pour ne plus être un frein, ni un risque pour sa carrière. Il laissa échapper un soupire.

▬ Ton père avait raison... même en voulant t'aider, je te tirerai toujours vers le bas.

Face à l'air pitoyable qu'il affichait, Ersa, qui n'avait pas l'habitude de s'occuper des affaires des autres, se redressa d'une traite. C'était était trop pour elle. Elle avait recueilli son frère, avait accepté de lui laisser du temps pour remonter la pente mais là c'en était trop. Il se faisait bien trop de mal. Et elle ne doutait pas qu'Alastair souffrait aussi alors elle laissa exploser cette colère maternelle. Ce courroux réservé aux êtres aimés, plus comme électrochoc que comme véritable dispute.

▬ C'est parce que tu fais le con que tu le mérites pas! Je veux dire, vous étiez parfait ensemble et t'as tout gâché parce que t'as préféré écouter ce vieux salaud qui te rabâchais que t'étais pas assez bien pour lui et que tu l’empêcherais de réussir. Et tu lui as donné tout ce qu'il attendait à ce con! Tu connais son fils mieux que personne, et ce dont il a besoin. Tu l'as soutenu dans tout. Tu l'as toujours aimé et tu l'aimes encore merde! Mais t'as pas compris que ce dont il avait besoin c'était toi, comme tu étais! Non, monsieur a préféré donner raison à son connard de géniteur simplement parce que tu as eu peur qu'il ait raison. T'as pas compris que les menaces que Godric faisait planer au-dessus de vous étaient réalisables que si tu perdais pied et foutait toi-même la merde?! Tu aurais dû en discuter avec lui continuait-elle de gronder, en pointant Domhnall du doigt. Plutôt que jouer les lâches... "il mérite mieux, il mérite mieux", tu as que ça à la bouche; maintenant c'est sûr il mérite mieux! Mieux qu'un froussard qu'à tout jeter par la fenêtre pour ne plus avoir à affronter ses propres démons. Alors soit tu te reprends en main, soit effectivement, tu l'as jamais mérité!

Quand elle reprit enfin sa respiration, elle haletait. Rarement une telle rage était sortie de cet être calme et réfléchi mais parfois, même les plus tranquilles arrivaient à bout. Elle s'excuserait surement plus tard, le moment n'étant pas forcément le meilleur choisi mais pour l'heure, ils en étaient là.


Coltach
Sphère Savoir
avatar
lovu lovu
Messages : 56
Etat Civil : Marié
Pouvoirs : Memory artist
Revenir en haut Aller en bas
Dim 30 Sep 2018 - 18:08

EREND

DOMHNALL

Stupid
Que cela plaise ou pas à Erend de ne pas se retrouver en tête-à-tête ne touchait pas plus Alastair que cela. Il ne souhaitait guère qu'ils se retrouvent justes à deux. Parce qu'il ne savait pas trop quoi penser de tout cela et que, mine de rien, malgré tout, il lui en voulait encore assez profondément et qu'il ne supporterait pas de l'entendre se flageller pendant des heures. A quoi bon? Oui il avait joué au con, oui il avait perdu, pas besoin de le rabâcher encore et encore. Au risque de mettre définitivement en colère son ancien amant, qui n'avait pas que ça à faire, d'écouter les chouinements d'un homme qui avait merdé. Alors si sa soeur restait dans les parages, peut-être qu'il serait plus à même de se tenir. Haussant légèrement un sourcil, il l'écoutait lui faire comprendre qu'il avait sans doute mieux à faire que de rester à son chevet.

- Ecoute Erend, je pense que je suis un grand garçon et que je sais ce que j'ai à faire.

S'il voulait rester pour s'assurer qu'il irait mieux, il resterait et ça, personne aussi, ne pourrait le faire changer d'avis. Ce n'était pas parce qu'il lui en voulait de ce qu'il avait fait, qu'il était prêt à l'oublier instantanément, alors qu'il avait failli mourir. C'était presque frustrant cet entre-deux dans lequel Domhnall ne savait pas quoi faire. Pardonner finalement? Le laisser crever seul et sans plus d'attention? Peut-être y avait-il un juste milieu... peut-être...

La remarque sur son père ne manqua pas de lui faire grincer des dents. Pourquoi est-ce que son géniteur s'invitait dans les conversations, même quand il n'y avait aucune raison? Franchement, Erend avait réellement une piteuse image de lui, ce qui ne manqua pas d'énerver profondément le politicien, qui - comme on l'avait dit - n'était pas présent pour l'entendre se plaindre de son sort. Mais voilà que la frangine de ce dernier se faisait entendre, rarement Gareth l'avait vu ainsi. Et il en fût plus que surpris, en retrait, silencieux, il l'observait et l'écoutait avec attention, elle disait tout ce qu'il pensait, mais avec plus de tact et de subtilité que jamais il n'aurait pu en avoir. Puisque lui, la colère de l'affront l'habitait encore.

Il la remerciait même mentalement de lui parler ainsi, de mettre un coup de pied au blessé pour qu'il arrête de se regarder le nombril et comprenne une bonne fois pour toute la vraie problématique de cette histoire. En effet, ils auraient dû parler, il le lui avait aussi dit. Alastair n'était pas aveugle, il connaissait son père, il savait que ce dernier n'attendait qu'une chose, le voir se séparer pour tenter de finalement réussir à soigner son fils, combien de jeunes femmes lui avaient été présentées depuis qu'ils s'étaient séparées? Il ne les avait compté, mais beaucoup trop à son goût ça c'était une certitude. Quand elle eut terminé son speech, Alastair lui fit un petit sourire, le genre de sourire qu'il offrait rarement en public, même en privé et que seul ceux qui le méritaient le voyait.

- Merci Ersa... je n'aurai pas pu dire mieux. Revenant sur l'homme couché sur le lit d'hôpital. Alors qu'est-ce que tu vas faire?

Peut-être que de sa réponse, dépendrait la suite de cette relation qui avait été réduite en cendre.
Domhnall
Sphère Dirigeante
avatar

Messages : 101
Etat Civil : Marié
Pouvoirs : La Vérité
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 15 Nov 2018 - 13:34
StupidDébut de la trentaine

Domhnall

Erend

S'il était une certitude, sur laquelle pourrait toujours se reposer Erend, c'était qu'Alastair resterait éternellement fidèle à lui-même, en vraie tête de mule. Certes, certains de ses comportements pouvaient surprendre ceux qui le connaissaient moins mais lui l'avait pratiquer plus d'une décennie déjà. Il savait la douceur et la patience dont Gareth savait faire preuve, pour peu qu'on la mérite. Ce ne fut donc pas l'action mais le contexte qui surpris légèrement le blessé lorsqu'il lui assura qu'il était suffisamment grand garçon pour savoir ce qu'il avait à faire. Et apparemment il le privilégiait encore. Malgré tout ce qu'il avait pu lui faire. Malgré une élection imminente. Malgré l'air pathétique qu'il affichait. Et si le geste le renvoyait à l'erreur qu'il avait commise, il n'en était pas moins touché. Il eut envie de le remercier mais ne répondit cependant pas. Il ignorait s'il en avait le droit, la culpabilité étouffant jusqu'au hochement de tête. Au lieu de cela, il regardait ses mains comme un enfant face à un parent courroucé.

Et face à ses comportements puérils, les dernières traces d'amour-propre assommées par un beau-père acariâtre, il finit par réveiller le dragon qui sommeillait en Ersa. Celui-ci ne sortait pas souvent mais lorsqu'il se présentait, c'était rarement une partie de plaisir pour celui qui recevait ses flammes. De sa vie, Erend n'en avait jamais été que le témoin, aujourd'hui il se rappelait pourquoi il avait toujours fait en sorte de l'éviter. Certes, elle faisait preuve de plus de retenue et de tact que n'aurait pu le faire un Gareth meurtri mais ce n'était pas agréable pour autant. D'autant qu'il savait, au fond de lui, qu'elle avait raison. Il la regarda donc lui déblatérer tout ce qu'elle avait sur le cœur, le silence dans la gorge et la peur dans les yeux. Peur plus liée à la réalisation que ce coup de pied provoquait qu'autre chose.

Lorsqu'elle eut terminé, elle se rassit simplement, replaçant les plus de sa jupe de la paume de sa main avant de prendre une Varga légèrement paniquée sur ses genoux, comme si de rien n'était. La colère l'avait quittée aussi rapidement qu'elle s'était présentée et elle décrocha un sourire en réponse à celui qu'on lui offrait; la rassurant sur le fait qu'elle avait eu raison. De son côté, c'est à peine s'il entendit Gareth la remercier. Ses oreilles bourdonnaient sous l'émotion. Son rythme cardiaque s'était accéléré. Ses yeux étaient revenus sur ses mains moites pour lui permettre d'intégrer tout ce qui venait d'être dit. Il tressauta lorsqu'il entendit enfin la question que son ancien partenaire venait de formuler. Qu'est ce qu'il allait faire? C'était une excellente question mais une encore meilleure était que pouvait-il faire? Il l'ignorait lui-même.

Passant sa main sur son visage comme il pu malgré les douleurs et les appareillages, il prit une grande inspiration et retira maladroitement le masque de son visage.

▬ Je suis désolé Gareth. serrant le poing. Je... J'aurais dû t'en parler. J'aurais dû te dire que j'avais peur. Peur de t'empêcher de réaliser tes rêves. Peur d'être un poids. Ou peut être, plus que tout, peur de ta réponse si j'osais poser la question... finit-il par avouer tristement, son regard plongé dans le sien. Je... je suis désolé. Vraiment. J'aimerais pouvoir revenir en arrière et changer le passé mais... maintenant je peux qu'assumer mon erreur... Mes erreurs. Il marqua une pause de quelques instants et soupira. Je suis vraiment qu'un con. Un con complètement paumé... Alors maintenant ce que je vais faire c'est te le demander: qu'est ce que je peux faire pour t'aider, Gareth?

Il aurait pu choisir le terme se racheter mais il n'espérait pas regagner un jour ni sa confiance, ni son amour. Il se reprenait enfin en mains et tout ce qu'il voulait à présent s'était réparer son erreur pour apaiser l'âme qu'il avait blessé. Et si ne plus jamais le revoir après cette visite était ce qu'il voulait, alors il ferait en sorte de tenir sa promesse cette fois-ci. Coûte que coûte, à commencer par changer son numéro d'urgences. En attendant, il le fixait toujours dans les yeux, sans sentir pour le moment toutes les douleurs qui se réveillaient dans son corps blessé. La morphine faisait des miracles mais un temps seulement.


Coltach
Sphère Savoir
avatar
lovu lovu
Messages : 56
Etat Civil : Marié
Pouvoirs : Memory artist
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Arche :: Zone Quantique :: Machine à remonter le Temps-