Life can be cool. [Mister De Lascelle]

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Sam 30 Juin 2018 - 18:36
Life can be cool.








Le club d'escrime accueillait l'un de ses derniers match. Un match au féminin. Des compétitrices hargneuses se disputaient le terrain depuis trois-quart d'heures. Les points arrachés les uns après les autres. A coups d'estocades véloces. Fourbes. La qualité de jeu maintenait les spectateurs en haleine.
Le fer forgé -en 1967- volait. Son éclat vrillait les pupilles du premier rang. Un dard de guêpe souple et implacable. En face, une pique à la fourberie exaltée. Depuis deux temps les parieurs s'étaient tues. Impossible de faire un pronostic. Qui allait gagner ?

L’entraîneur marchait autour du terrain. Les bras croisées, la mine sévère. Patibulaire. On aurait dit un colonel de l'armée Russe. Il suivait ses élèves. Leurs pieds surtout. Ses remarques fusaient :

_ CLARK TES APPUIS !

Interpellée, la silhouette de gauche se tendit. Manquant une attaque de justesse.
Les pieds dansaient sur le sol pour la mettre à l'abri. Depuis deux tours son adversaire gagnait en puissance. Plus jeune, plus entraînée, elle la mettait à l'épreuve. L'Américaine se battait comme une louve. Ses poumons étaient pour ainsi dire au supplice. Une crampe dans le mollet gauche la ralentissait. Mais chaque fois, elle parvenait à maintenir une avance... même minime.

_ MACBRANAIN LE POIGNET ! BON SANG MAIS QU'EST CE QUE JE VOUS APPREND ?

Amélia vit l'ouverture et donna trois assauts successifs. La plus belle attaque, depuis décembre. Le tableau affichait alors : 15 touches. La sonnerie retentissait. Fin de partie. Terminée.
Furieusement Maggie ôtait son casque. Elle avait perdu. La frustration déformait son joli visage.
Atone, Head soulevait lentement sa visière. La lumière électrique agressait ses yeux clairs. Les sons étaient amortis par le bruit du sang qui battait dans ses tempes. L'adrénaline pulsait. La satisfaction de la victoire l'envahissait. Belle façon d'achever la saison.

Allant en bordure, elle remarquait une silhouette se détacher du lot. Quand était-il arrivé ? Avait-il vu une partie du match. Amélia était curieuse d'avoir des retours sur sa pratique.
Zenon avait -gentiment- accepté de passer la chercher au club. Avec le sac de sport, celui du travail. Celui pour la soirée. Les transports en commun faisaient figure de calvaire.
Casque coincé sous le bras, elle allait à la rencontre de son co-voitureur. Ils se voyaient plus souvent depuis quelques mois. Surtout à cause de Mrs Charpentier. Mais pas toujours.

- Vous êtes-là ! Bonsoir ! Comment allez-vous ? La bise attendrait après une douche. Le spectacle débutait dans une petite heure. Ce qui ne donnait pas beaucoup de temps. Clark prenait tout de même ce temps. Appréciant son élégance décontractée d'un sourire. Je vais me changer. Je fais vite.

Clark passait rapidement une porte. Les vestiaires du club étaient bien conçus. Les douches n'étaient pas loin. Elle attrapait ses affaires dans le casier n°6 puis s'engouffrait sous un jet d'eau glacé. D’ordinaire c'était le moment récompense. Le confort mérité. Mais cette fois l'efficacité devait primer.
Au début, les regards des autres filles l'avaient indisposées. Un accès aussi frontale à son intimité. Son histoire. Il y avait, sur ce corps, des choses qu'elle n'aimait pas montrer. Maintenant, elle en souriait. Son grain de peau, ses cicatrices, des imperfections, tout était elle.

Une main plaquée contre la porte du casier. Head prenait appuie. Ses doigts descendaient positionner correctement la lanières de cuir noire sur le talon droit. Elle reprenait appui et testait l'équilibre. Contournant le banc, pour aller voir son apparence, dans le miroir de pied accroché au mur.
Du bleu.Un bleu roi. Presque. Une couleur qu'elle réservait à ses plaisirs personnels. Le tissu était fluide. Agréable à porter pour la saison. Elle plaçait correctement le tissu sur ses reins. Ses cheveux, encore humides, tenaient par une pince en coiffure. Des années de pratique. Fit un quart de tour.
Satisfaite.

- Zenon... L'appelait la brune, amusée, en allant dans sa direction. Un sac sur l'épaule et un au bout de chaque main. Elle souriait. Connaissant la voiture de l’Écossais, elle s'avançait en la cherchant des yeux. Tout en lui parlant. Charles proposait de le rejoindre devant le Balthazar. Café perpendiculaire à la salle de spectacle. S'ils faisaient tous le déplacement, une raison. La Française passait sur scène. Un numéro de chant-danse, dont elle s'était lancée le défi, trois mois plus tôt.

Amélia tirait la poignée arrière droite. Ouvrait pour déposer ses fardeaux sur la banquette arrière. Se penchait pour récupérer une trousse de maquillage. Elle venait ensuite devant la porte passager avant.

- Il y a un fleuriste un peu plus bas. Qu'en dites-vous ? Proposait-elle d'un œil rieur.

Amélia Clark
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Mer 4 Juil 2018 - 20:15
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Son manteau sur le bras, Zenon était entré sans un bruit dans le club, restant en retrait, il observait les concurrentes sur le parterre, cherchant à savoir qui se trouvait sous les masques. Difficile à dire sous le costume. Il était donc là pour venir chercher la dame Clark. Cette dernière lui avait demandé s'il pouvait jouer au chauffeur pour la soirée. Il n'avait pas réellement vu de problème à cela. Après tout, ils allaient au même endroit, pour voir Laure et son talent. De plus, la compagnie de la dame lui était en général agréable, surtout que depuis leur petit voyage en France, nos deux amis pouvaient enfin parler sans se bouffer le nez, ce qui n'était pas négligeable, bien entendu.

Les bras croisés, dans un costume sombre aux tons bleus, signé par madame Richards, il observait le match, notant les faiblesses et les forces des deux adversaires, les paroles du coach lui venaient par vague, il ne manquait pas de s'en amuser. Le type n'avait pas l'air commode, mais cela lui permettait d'enfin savoir qui était qui. Il savait que Clark était sous l'un des masques, maintenant, il savait quelle silhouette regarder. Elle bougeait bien, même s'il y avait quelques raideurs. Finalement, la clochette sonnait, c'était la fin. Pourquoi n'était-il pas surpris de la voir gagner? N'était-ce pas une habitude de la part du dragon, de vouloir toujours gagner?

Amélia venait alors vers lui, il gardait son sourire en coin.

- La voiture est avancée, madame. D'un ton taquin, avant de la saluer avec un poil plus de familiarité. Plutôt bien, et vous? Après cette victoire? D'un petit mouvement de la tête, il marquait ses paroles. Prenez votre temps. Regardant sa montre. Enfin, pas trop quand même ou nous finirons par être en retard.

Et les deux savaient qu'ils n'avaient pas intérêt à rater le spectacle. Laure pourrait bien leur en faire voir de toutes les couleurs, si cela arrivait. Son regard s'attarda sur le dos de la brune, avant de le détourner, pour observer le club, les gens qui s'y agitaient. Il y avait encore des échanges, alors le noble resta à les observer, se disant qu'un jour, il devrait voir à se remettre à ce sport. Voilà longtemps qu'il n'avait plus touché un fleuret. Il était plus du genre à squasher, pouvoir se dépenser en bonne et due forme, surtout qu'avec un adversaire comme Charles Charpentier, il avait un défi de taille, ce qui était inspirant. Perdu dans ses pensées, ce fût la voix de celle qu'il conduisait qui le fit revenir à la réalité. Il se tourna donc dans sa direction et resta quelques secondes sans bouger, la vision venait peut-être de le souffler quelque peu. Ce bleu lui allait à la perfection, il bougea légèrement le menton vers les hauteurs, pour reprendre ses esprits, un sourire revenant au coin de ses lèvres, mieux valait qu'elle ne remarque pas son trouble trop longtemps.

- Voulez-vous que je vous débarrasse? Il proposait et elle disposait, la connaissant, ce n'était pas certains qu'elle laisse faire et en effet, elle sortait déjà tout en cherchant son véhicule. Clés dans une main, il l'ouvrait pour la laisser poser ses affaires. Il m'a aussi envoyé un message, je pense que c'est ce qu'il y a de mieux à faire pour se retrouver. Allant lui ouvrir la porte passager. Oh... j'ai déjà un bouquet prêt dans le coffre, mais si vous souhaitez aller y faire un tour, je n'ai rien contre. Main sur la poignée, il attendait de voir ce qu'elle voulait faire.
Zenon de Lascelle
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Jeu 5 Juil 2018 - 18:04
Life can be cool.





Amélia était fière. Parfois à juste titre. Parfois trop. Parfois mal.
Cela lui avait permit de rester droite. Dans beaucoup de tempête. A présent, elle se découvrait des élans de modestie. Avec l'assistance d'un entourage toujours bienveillant. Mais... ce n'était Jamais très longs. Car il y avait encore en elle l'impossibilité de la faiblesse. Comme si ses échecs étaient les destructeurs de son âme.
Alors, elle jouissait de son orgueil. Et le maudissait.

- Bien oui. C'est une bonne façon d'ouvrir la soirée, je trouve ! S'avançant pour baisser la voix. Ne voulant être entendu par son entraîneur ou son adversaire. Ils auraient lancé une réplique agaçante. Elle ne voulait pas être agacée. Honnêtement, je ne pensais pas gagner ce soir. Ses yeux s'attardaient sur la coupe de la chemise. Ce costume venait de l'Edimbourg's secret. Une boutique dont Laure faisait l'éloge. A tout le monde. Vous êtes bien joli garçon ce soir. Un sourire au coin des lèvres.

Laure se confiait sur ses activités avec lui. A force de parler de De Lascelle et de toutes ses qualités. De venter cet homme pour qui elle avait une si tendre inclinaison, elle adoucissait -par le même coup- le regard de Clark. Si bien qu'Amélia se retrouvait face à cet ancien fantasme. Celui qu'elle niait. Celui qui, dans cet aparté, changeait le sens de son sourire.

Tout en s'éloignant, elle lâchait :

- - Je ne voudrais pas que notre chanteuse nous lance une malédiction ! Échos du goût de la Française pour l’astrologie, les philtres et tout ces boniments fantaisistes. Head n'arrivait pas à savoir si leur amie prenait vraiment cela au sérieux. Elle s'en amusait. Quelques fois un peu à ses dépends, c'est vrai.

Profitant de l'entre deux Clark avait vérifier son téléphone.
Aucune nouvelle information. Ce vide provoquait une bouderie enfantine. Elle avait été explicite. Ce match avait marqué un passage. En arrachant une victoire, elle entrait dans une nouvelle catégorie. On ne pouvait plus la taxer d'amateurisme. Et elle envisageait d'ailleurs de relever le prochain défi. A la rentrée d'automne.
Elle fixait son reflet une seconde fois. Qu'importe. Elle passerait une bonne soirée. Une belle fête.

Retrouvés, ils marchaient ensemble, hors de la salle. Amélia avec ses sacs. Rafraîchie. Dynamique.
Certains avaient prévus un repas de fin d'année. Ils iraient dans un restaurant du centre-ville. Et ils boiraient plus que de raison. Cela aurait été un bon moment aussi. Aucun regret ne venait gâter l'humeur de la brune. En réalité, elle se sentait dans un état de ravissement. Les effets de sa victoire, sans doute. Également le plaisir de se sentir de nouveau appartenir à ce petit monde.

- Je vous laisserais faire le galant plus tard. Disait l'Américaine d'un ton amusé. L'activité physique avait envoyé une dose d'endorphine dans son corps. Crampe amenuie. L'énergie pulsait.
Pourtant, après la journée passée, le contre-coup se manifestait toujours. A un moment donné.

Debout devant De Lascelle.
Ils étaient à la même hauteur. Amélia se demandait ce qu'elle avait bien pu redouter de lui ? Qu'il fût charmant. Ou beau. N'était-ce pas idiot ? Enfin de compte.

- Hum. Non. Elle lui sourit. Une malice venant dans ses yeux clairs. Je lui offrirais le dîner. Même si rien n'avait été arrêté. Les Charpentier abandonnaient rarement leurs ouailles avant une heure indescente. Clark en prenait son parti. Même amusée par ces incartades hebdomadaires. Cela lui rappelait la vie en New Victoria. Et puis, l'appartement était inoccupé. Ça depuis trois jours. Il y a un Indien excellant dans le quartier. Mais avant... je rêve d'une bière. Et dans un rire, elle descendait s’asseoir. Soulevant ses jambes fuselées. Assez coutumière pour que le mouvement fasse chic.

Alors que le moteur ronflait, elle abaissait la fenêtre.
L'été avait envahie l'île. Les journées étaient chaudes. La chaleur peinait à libérer la nuit. Déjà les effets de la douche se dissipaient.
Amélia refermait la main sur un produit de maquillage. Réalisant coup sur coup. Elle n'avait pas embrasser Zenon. Ni fumé la cigarette rituelle. Voilà qui était étonnant. Au moins pour le second. Elle posait la trousse prés du frein à main. Puis elle baissait la visière pour avoir accès au miroir réduit.

- Savez-vous ce qu'elle va chanter ? Charles avait si bien tenu sa langue. Le mystère était complet. Une pointe vermeil aux lèvres, Amélia refermait le tube. Avisant un feu, elle appelait le Lord. Malicieuse. Elle se sentait joueuse. Zenon ? Quand il la fixait, elle approchait pour marquer sa joue gauche. D'un baiser. Un contact furtif. Sans hésitation. Enfin. Merci d'être venu me chercher. Le dessin était parfait. Un tatouage esthétique qui ne devait pas dérouté ce libertin. Pour la louve, ce petit jeu une preuve de complicité. Elle souriait. Et reprenait contact avec la route tout en ouvrant son poudrier Il y a encore les travaux sur le canal.
Amélia Clark
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Ven 6 Juil 2018 - 11:27
Zenon ne doutait pas qu'Amélia profitait de sa victoire, il commençait à bien la connaître, il savait que ces petites choses pouvait la mettre de bonne humeur. Et tant mieux! Et puis, elle s'était bien battue, elle méritait donc ce résultat. Il souriait en l'écoutant lui faire des messes basses, tout en hochant légèrement de la tête.

- La surprise est encore meilleure ainsi. Mais vous vous êtes bien battue.

C'était quand on s'attendait le moins à quelque chose, que le plaisir était encore plus agréable. Et bien, le compliment venait de loin, il était rare que Clark ose ainsi lui dire de telles choses. Une peur - sans doute irrationnel - de lui ouvrir des portes qu'elle ne voudrait pas qu'il pousse. Mais le comte n'était pas du genre à forcer, même s'il aimait charmer certaines personnes, jamais il n'obligeait. Le consentement était la base d'une relation saine entre deux personnes. Son regard la fixa un instant, silencieux.

- Ravi de vous plaire.

Quoi? Il avait bien le droit de continuer dans la lignée, après tout, elle avait ouvert la voie. Puis elle filait prendre sa douche, non sans lancer une petite remarque pleine de vérité. Oui, Laure pourrait bien leur en vouloir à mort s'ils ne se présentaient pas à l'heure. Quand on était dans ses petits papiers, mieux valait ne pas la décevoir. Et honnêtement, Zenon n'avait pas envie de rater ce petit spectacle. Il était vraiment curieux de voir ce qu'elle avait préparé et découvrir donc ce talent de chanteuse sur scène.

Amélia avait été plutôt rapide et ils se retrouvèrent donc vite à l'extérieur, pour retrouver la voiture. Notre homme se gardait de trop observer cette femme, dont la tenue ne pouvait qu'attirer son œil de connaisseur, ne souhaitant pas la mettre mal à l'aise ou lui faire croire qu'il pouvait avoir des pensées qui lui déplairait, donc, mieux valait ne pas trop laisser son regard s'attarder.

- Comme vous voulez.

Finalement, les fleurs n'avaient plus d'intérêt, elle avait raison, mieux valait être original et ne pas chacun lui offrir la même chose. A nouveau un petit mouvement de la tête, payer un repas était bien venu et puis, si en plus, elle les amenait à un bon restaurant, personne ne serait contre. S'ils restaient à quatre. Zenon ne savait pas trop qui Laure aurait pu inviter d'autres qu'eux. En tous les cas, il partait du principe que Lampeduza ne rejoindrait pas sa compagne, sinon, le sicilien aurait été le chauffeur, n'est-ce pas? La laissant s'installer de son côté, il vint se mettre au volant.

- Un peu d'exotisme, ce sera parfait. Allumant le moteur. Une bière hein? Le cabaret en a d'excellentes. Oui, il connaissait l'endroit, comme beaucoup de ces lieux d'ailleurs. Après tout, c'était un homme qui sortait et pas qu'un peu.

La route ne sera pas longue, mais le trafic dans la ville à cette heure pouvait être traître. Heureusement qu'ils avaient quand même un peu d'avance. Tout le monde se posait la même question concernant la française, tout comme l'américaine, notre homme n'était au courant de rien, il n'avait pas été mis dans la confidence. Laure avait réussi à garder son petit secret bien au chaud.

- Mmm non... et ce n'est pas faute d'avoir essayé. D'un ton taquin, qui pouvait sous-entendre beaucoup de choses.

Concentré sur la route, laissant la dame à ses côtés se préparer, il tourna la tête quand elle l'appela et se fit réellement surprendre par le baiser marquant de rouge sa joue. Eh bien, voilà qu'elle était joueuse. Il eut un léger rire, en effet, ce n'était pas lui qui serait troublé longtemps par ce genre de petit geste.

- Vous marquez déjà votre propriété? Son regard planté un instant dans le sien. Elle voulait jouer, ce qui lui plaisait, mais jouer avec lui, c'était parfois jouer avec le feu. Enfin, un feu qui pouvait brûler, mais sans faire de mal, bien au contraire.

Laissant la marque sur sa joue, pour le moment, il repartait sur la route, le feu n'avait duré qu'une minute. Il baissait le son de la radio.

- Est-ce que cette ville arrêtera un jour d'être en travaux? Tournant sur sa gauche, il passait par des rues moins bondées, semblant connaître ces rues comme sa poche. Ah Charles est déjà là. En effet, l'ambassadeur était à l'extérieur en train de fumer, de Lascelle se parqua avec facilité dans une place à sa disposition et arrêta le moteur. Un regard lancé à sa montre. Parfaitement dans les temps! Sortant avec prestance, il alla ouvrir la porte à Amélia, avant d'aller saluer d'une franche embrassade son ami. Charles! Pas trop nerveux? Les deux hommes s'appréciaient profondément, cela se voyait à la façon dont ils interagissaient ensemble.
Zenon de Lascelle
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Mer 11 Juil 2018 - 11:59
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Bref coup d’œil sur la bâtisse. Une fermeture estivale priverait les abonnés dés le lendemain. Clark envisageait de chercher un club remplaçant. Mais elle avait aussi envie de reprendre assidûment l'équitation. Curious et elle avaient besoin de se retrouver.

- Ah ! Bien sûr vous connaissez l'endroit. Rétorquait-elle amusée. Tout en bouclant la ceinture. Tout d'eux sur la route. Vers les Français. Comme si les Charpentier étaient maintenant un point de ralliement. Si vous aimez l'exotisme j'ai l'endroit parfait. Celui-là, je suis sûre que vous ne le connaissez pas. Étés-vous en Ville cet été ?

De Lascelle devait être comme un coq en patte au milieu des froufrous. Pas compliqué de le voir dans la peau du spectateur ravi.
Clark avait fait de NYC son bastion à une époque. Comme le comte elle pouvait faire la critique de tous les lieux à la cote. Parfois un manque de cette effervescence. De cette folie douce. Entre les parties de billards avec Charles et les soirées avec Cooper. Paradoxalement une vie moins âpre.

Amélia leva son pinceau. Signe d'arrêt de la parole. Rire sur le point de jaillir.

- Surtout ! je ne veux pas savoir, Zenon. Une sororité choisie. Si bien que l'Américaine avait du mal à entendre parler de la vie sexuelle de son amie. (De ses proches en général.) Probablement moins encore en imaginant Zenon dans la peau de l'amant. Ils lui étaient trop familliés. Et lui appartenait à une autre partie de son imaginaire. Un lieu sans adversaire féminin.

Sourire en coin de la Louve. Elle cherchait -vaguement- un coton blanc. Au cas où le bel éleveur voulu se débarrasser... du produit.

- C'est un problème ? Disait-elle en glissant le bouchon sur le rouge à lèvre. Des yeux fixes. Un regard fort. Elle sentait. Le déplacement de la pensée. Le jeu prendre une forme plus complice. Autant par curiosité, que par défi, elle avait envie de voir. Dans cette période de transition. De changement. Mes hommes ne s'en sont jamais plaint. … ouvertement ! Les saphirs détaillaient, alors la bouche noble. Et cette fois, ils figèrent dans la direction opposée.

La voie était plus dégagée. L'aisance du comte était visible. Elle poussait sa voisine à la confiance. Remettre l'élément entre les mains d'un autre. Abandonner le contrôle.
Chose que le cadet des Lampeduza cherchait à apprendre à l'agent Clark. Peut-être bien que sans qu'elle eu à le dire, elle avait retenu quelques leçons.

- Oh non. Je ne crois pas. C'est l'un des plus gros apport économique. Zip de la trousse par dessus l'émission de radio. Clark se rendit compte que c'était la station qu'elle écoutait. Dans les transports. Pour aller au Bueau(x). Je laisse mes sacs. Nous verrons plus tard ? La trousse déposée sur une place à l'arrière. Amélia souriait. Voilà pourquoi elle ne voulait pas avoir de voiture personnelle. Un autre espace à bordéliser. Le lieu chaotique de son quotidien. Elle avait déjà du mal à maintenir la chambre en ordre. Elle se redressait. Au moment de l'ouverture de la portière. Elle prenait la main de De Lascelle, posant un pied sur le sol. Je vous offre un verre. … pour le carburant. Humour oui. Amicale. De service en service, ils ne comptaient pas. Ils n'étaient pas de ces gens-là. Ni l'un ni l'autre.

Amélia passa de côté. Pour offrir une tournée encore lui fallait-il de l'argent. Elle récupérait son sac-à-main. Par le même coup son tabac. Elle arrivait donc en second temps. Une main sur le bras de l'Ambassadeur, elle se penchait pour un baiser léger.

- Salut. Un pas en arrière. Un regard périphérique. Une cigarette arriva au coin des lèvres. Tu as déjà les places ? Pour une fois, elle n'était pas organisatrice. Un plaisir. Deux briquets entamés attérissaient dans les mains addictives. Clark vérifiait la contenance avant d'embrasé son poison adoré. Elle s'écartait encore un peu. Pour ne pas déranger les garçons. Son regard posés sur eux.


Charles
IDENTITE : Charles Charpentier
GROUPE : Haute société
SPHERE :Politique
AGE : 39 ans
ETAT CIVIL : Marié avec un enfant
PROFESSION : Ambassadeur
POUVOIRS : /
ETAT DE SANTE :Bien
LIENS : Ami d'Head, Hunter, Lemoine



Charles s'écartait du mur, en regardant le duo sortir du véhicule. Il notait, avec amusement, l'harmonie des couleurs. Tous les deux en bleu. Ils le portaient bien. Leur charme individuel paraissait plus prégnant. L'effet des beaux jours ? Ou d'une paix amicale ?

« Mon Ami !  » Répondit-il dans sa langue. Le Français lui venait en bouche si vite parfois. Il rendait l'embrassade, déposant une bise forte sur les joues du Comte. « Oh moi non... Haha. Lauretta par-contre.  » La Dame Charpentier en revanche. Une pile électrique depuis 48h.

Il reprenait sa cigarette rapidement. Avant de se tourner vers la brune. Avec malice, il fit dévier le second baiser de l'Américaine. Juste de quelques centimètres. C'était pour jouer. Parce qu'il la connaissait bien. Il connaissait ce sourire.
« Bien entendu. Je propose que nous y allions tout de suite.  » Œillade complice vers Zenon. Il avait dans l'idée de leur faire profiter d'un grand cru servi au bar du cabaret. Il le savait appréciateur des bonnes choses.

Je te rembourserait la deuxième place. Ainsi clarifiait Clark en avançant. Promis un jour tu le rencontrera. Taquine et convaincue. Ezio se trouvait sur l'Arche du Luxembourg pour rencontrer de nouveaux clients. Et Lanc'... Lancelot était un homme occupé. Peut être bien plus qu'Amélia. Charles était curieux. Avec eux, il était inutile d'être pressé. Et puis cela faisait longtemps rien que tous les 4.

« C'est vrai...  » Marquait-il d'un air malicieux. La facilité avec laquelle Amé vivait loin de son partenaire le faisait rire. Il était certain qu'elle ne s'en rendait pas compte. Charpentier tendait la main vers la rue transversale. Il venait marcher à la droite de l’Écossais. « Alors mon bon Zenon. Racontez-moi. Comment vont les affaires depuis notre dernier match ? » Une lueur de lucidité lui vint. Il faisait avoir une rotation de la tête pour fixer la brune. « Et ce match ?!  »

- Tu n'avais qu'à être là. Le cherchait-elle le sourire aux lèvres. Et les saphirs malins.


Amélia Clark
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Sam 21 Juil 2018 - 14:11
Comme si cela étonnait réellement l'américaine que Zenon connaisse l'endroit. Pas comme sa poche, ce n'était pas au cabaret qu'il passait le plus clair de ton temps. Mais quand même. Avec un sourire, il mettait le contact, l'échange était taquin et cela lui convenait parfaitement.

- Bien entendu. La question d'Amélia n'était pas sans sous-entendu, le comte comprenait qu'il allait se faire inviter. Et puisque c'était un homme curieux, encore plus quand cela concernait cette femme, il fit un petit mouvement de la tête. Je n'ai pas grand-chose de prévu, et je prends rarement des vacances. Alors je serai curieux de découvrir ce lieux que je ne suis pas censé connaître.

Il pourrait être difficile de le surprendre, l'écossais connaissait beaucoup de chose. Bon bien entendu, si elle l'amenait sur une autre arche, les choses seraient différentes. Puisque cet homme avait finalement assez peu voyager. Se contentant avec plaisir de son pays. Parce que rien que sur l'arche écossaise, il y en avait des choses à faire. Ce n'était pas pour autant qu'on ne pouvait le qualifier d'homme aventureux. Puisqu'il était toujours partant pour découvrir des nouveautés. Elle avait donc réussi à titiller sa curiosité, il lui faudrait être à la hauteur. Mais il n'y avait guère de doute là-dessus.

Pouvait-on dire de Clark qu'elle était prude? Peut-être un peu, mais il pouvait comprendre qu'elle ne voulait pas trop en savoir sur les habitudes de la couette de son amie.

- Ce n'était pas dans mes intentions. Je suis certains que vous imaginez déjà suffisamment.

Puisqu'il en fallait peu et qu'elle connaissait très bien leur duo. Zenon et Laure ne cachaient pas leur attirance mutuelle et leur intimité. Tout comme avec Charles d'ailleurs. Et puis, ils avaient été ensemble aux Mésanges, Clark sans être le témoin direct, l'avait bien compris, parce qu'ils n'avaient guère fait attention. Les libertins s'en moquaient, ils étaient libres justement.

- Absolument pas. Je ne suis pas jaloux. Toujours amusé et joueur, après tout, lui était ouvert à tout. Il n'avait pas l'attention d'enlever cette marque, pas tout de suite en tous les cas.

Elle le faisait rire, c'était plutôt une bonne chose, une nouvelle chose aussi. Secouant légèrement la tête, il faisait doucement tourner le volant pour prendre une rue sur sa gauche. Mmm... vos hommes? Racontez-moi. Parce que si finalement elle en avait eu plus que George et le sicilien, il était curieux de le savoir. Sans qu'il ne l'utilise ensuite un jour contre elle, mais puisqu'elle semblait être prête à prendre part au jeu, autant en profiter!

- Et une source intarissable d'emmerdement, peut-être que MacBeathag changera tout ça. Oui, il avait voté pour lui, il appréciait la vision de cet homme et il estimait qu'il pouvait être capable de faire changer beaucoup de chose. Bien entendu, ce serait vers la fin de son mandat qu'ils verraient tous s'ils avaient eu tort ou raison de l'élire à la tête du gouvernement, mais Zenon avait bon espoir. Oui, laissez seulement, ils ne risquent rien. Fermant la porte derrière lui. Avec plaisir.

L'ambassadeur était rejoint en quelques enjambées, l'embrassade donnée, il observait le petit jeu du français avec la belle brune. C'était risqué, mais elle n'en prenait pas ombrage. Ce couple était parfois plus intenable que lui. Amélia était rarement laissé en paix à ce niveau. Mais ils n'étaient pas non plus trop pressants, ni trop lourds. Sinon, elle les aurait quittés depuis longtemps.

- Oh, j'imagine oui. Laure qui était d'un naturel entrainant, ne devait plus réussir à se tenir avec le tract qui montait. Charles avait sans aucun doute, dû en subir les frais. Il en souriait. Alors allons-y!

Le trio se mit donc en branle, notre homme mettait un instant les mains dans les poches, tout en marchant aux côtés de son ami.

- Tout va plutôt bien. J'ai même investit dans une petite entreprise, Claire Richards a décidé d'ouvrir une nouvelle boutique, je lui ai offert tout mon soutient. Oui, il était fier de faire partie de l'aventure. Il secoua quelque peu la tête à la remarque d'Amélia, elle savait toujours avoir les mots pour déclencher une culpabilité. Que le français n'aurait sans doute pas. C'est une future championne, lâcha-t-il taquin, avant d'aller leur tenir à chacun la porte pour entrer dans le cabaret.

Les hommes à l'entrée saluèrent d'un sourire le noble, avant de lui prendre ses affaires, on les conduisit tranquillement à leur table, il glissait à l'oreille d'un serveur de lui ramener trois de leurs meilleures bières. Autant bien commencer la soirée, tout en sachant que Charles avait sans doute, lui aussi, préparer un apéritif et bien qu'il conduisait, l'homme estimait que ce ne serait pas avant quelques heures et qu'il pouvait donc se permettre de consommer, sans modération.
Zenon de Lascelle
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