Like a tree, ability will bloom and grow || Charadh

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Sam 30 Juin 2018 - 12:24
Je trouvais toujours délicat d’avoir un nouvel élève chez moi. Surtout un adulte. Ils étaient plus rares que les enfants à se lancer dans l’apprentissage de la musique, par manque de confiance. Il était vrai que la plasticité cérébrale des jeunes était un atout pour apprendre un instrument, mais on pouvait obtenir de très bons résultats avec des âges plus tardifs. Surtout si le but n’était pas d’entrer dans des concours ou de devenir professionnel. Quoi qu’il en soit, ce n’était pas tant au niveau du cours que cela posait problème, mais plutôt, de comment m’adapter à avoir un ou une inconnu-e chez moi. Les enfants, je commençais à avoir l’habitude, surtout à force de travailler à la Potential Home. Et puis, les jeux sociaux n’étaient pas pareils avec les jeunes, c’était un peu plus simple. Un adulte, il fallait faire la conversation, à un niveau plus soutenu, et risquer d’avoir à répondre à certaines questions personnelles.

Mais, dans le cas présent, je me sentais un peu plus serein. Je connaissais Claire Richards –et son mari, mais bon, c’était un peu moins pertinent-, et savais qu’elle était une personne patiente et compréhensive. Ce qui ne m’empêcha pas de ranger à fond mon appartement, un peu comme quand on recevait la visite d’un inspecteur des impôts. Sauf que c’était tout de même beaucoup plus agréable, dans le cas présent. Il fallait tout de même que je range toutes ces partitions qui traînaient un peu partout, jusque sous le piano et dans les toilettes. J’avais aussi été acheté des fleurs à la fleuriste du quartier pour les mettre sur la table du salon, où se trouvait également le piano à queue qui servait pour mes cours et mes répétitions.

Car il fallait bien dire qu’autrement, mon logement était assez simple et neutre. Il n’y avait pas grand-chose pour décorer, et le tout restait majoritairement utilitaire. La grande majorité de l’espace était occupé par des armoires de CD, de partitions ou de quelques livres. Un canapé, une télévision que j’utilisais uniquement pour regarder des concerts ou quelques films, le coin de Liszt, et l’endroit où je rangeais quelques instruments. Et, c’était tout. Il y avait bien quelques photos, notamment du conservatoire ou de la Potential Home. Ou encore de mes parents et de mon frère, assez récentes. J’en possédais quelques-unes avec ma sœur, mais je les gardais dans des albums, pour éviter des questions d’invités. Cela jetait toujours un froid de parler de sa jumelle décédée, aussi je préférais éviter.

Un dernier coup d’œil pour l’inspection avant l’heure du cours. Tout semblait en place, propre, normal. Au moment où la sonnette résonna en un fa dièse, je réalisais que j’aurais pu essayer de me coiffer un peu mieux. Mes cheveux résistaient toujours désespérément à toute tentative pour les dompter, à moins d’y passer des heures avec des tonnes de gel pour les plaquer en arrière. Je gardais ça pour les concerts, surtout que ça me faisait ressembler à une poupée en plastique. J’avais opté pour une simple chemise blanche et un jeans, tout ce que je portais en dehors de mes concerts. J’avais hésité à porter la tenue que m’avait confectionné Claire, mais cela aurait fait trop étrange et formel, sans doute.

J’allais donc ouvrir à mon élève, la saluant d’un hochement de tête et d’un petit sourire.

"Bonjour Claire." Pause, le temps de faire le tour de la to-do-list des obligations sociales correspondant à cette situation. "Comment allez-vous ? Et votre famille ?"

Bon, ça se passait bien. Jusque-là. Je la fis rentrer, lui proposant à boire, avant de lui montrer le chemin jusqu’au piano. Je remarquais alors que mon écureuil s’était endormi dans l’un de ses nombreux paniers, sur le piano. Pelotonné sur lui-même, il ne cilla même pas lorsqu’on approcha. Normal, quand on venait de finir un paquet de noisettes qui faisait trois fois sa taille.

"Il a l’habitude, ça ne va pas le déranger." assurai-je à Claire. Je la laissais s’installer devant le piano, alors que je prenais le siège à côté. Je ramenais une mèche rebelle derrière mon oreille, et observai ma nouvelle élève. "Alors, rappelez-moi quel niveau en solfège vous avez ? Vos expériences en musique ? Et ce que vous voudriez apprendre avec moi ?"

Autant mettre les choses directement au clair. Je pourrais prévoir mon cours en conséquence.
McGrenouille
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Lun 9 Juil 2018 - 21:34



« Il jouait du piano debout. C'est peut-être un détail pour vous. »

Michel Berger



    L'été venant la gestion de la boutique était sensiblement différente. Les horaires changeaient pour diminuer le temps d'ouverture. Une façon de s'adapter à la fois à la fréquentation estivale et aux besoins de l'équipe. De fait, que la propriétaire du lieu, pouvait ainsi réaménager son emploi du temps. Même prendre un peu de congé quand la relève était sur place. Claire avait autant besoin de passer une partie des vacances scolaires avec ses enfants, que de profiter de leur absence en compagnie de sa moitié.

    C'était une période propice pour reprendre des activités personnelles. Des choses qui devaient être mise de côté pendant l'année. Comme par exemple tout ce qui avait attrait à ses activités personnelles. La photo et la musique étaient en tête de liste. Elle avait reprit contact avec Sebastian MacGregor l'un des collègues de Lewis pour relancer l'idée de prendre des cours de piano avec lui.

    Andy et Élise étaient à Flow depuis quelques jours. Colm était allé à Londres passer une semaine chez son oncle. Leur père avait une émission à boucler pour la radio. Charadh pouvait se rendre chez le musicien l'esprit tranquille. Elle avait prit son VTT et avait choisi l'itinéraire pour profiter du bord du fleuve. Elle était arrivée en avance à proximité de l'habitation et avait fait le tour du quartier. Elle avait ainsi déniché une petite librairie dans laquelle elle avait acheté des polars et des romans d'amour.

    « Bonjour Sebastian. » Lui répondait-elle alors qu'elle entrait dans le patio. Le sourire qu'elle avait au visage prenait une teinte bienveillante. Elle avait vu cet artiste évoluer dans son atelier aussi se doutait-elle quel effort celui lui demandait de la recevoir. « Tout le monde va bien. Ils profitent du soleil à la campagne ! Lewis vous passe le bonjour. » Sur les conseils de Grimm Claire ne lançait pas immédiatement l'idée qu'il vienne partager un repas chez eux. Elle s'avançait en lui renvoyant la question. Elle posait un grand sac sur un espace libre sur une table et sortait un plat en verre rectangulaire, qui contenait un crumble aux cerises. « Je vous ait fait un crumble. Il est aux cerises. Vous aimez ça ? »

    Une fois la question sucrée résolue, la blonde sortait un passe vue du fond du sac et allait jusqu'au piano. Son regard émeraude se plissait en découvrant le rongeur en pleine sieste. Au moins n'était elle pas dépaysée de chez elle. La demeure des Richards était une maison du bonheur des grandes et des petites bêtes. En plus d'une vieille chienne, d'un chat, d'une tortue de deux poissons rouges et de tous les piafs blessés, ils avaient maintenant un rat.

    « Comment est-ce qu'il s'appelle ? »

    Charadh se retenait d'aller caresser le dos de l'écureuil. Elle plaquait sa robe contre ses cuisses arrières avant de prendre place devant l'instrument à corde. Ses pieds se posaient à proximité des pédales. Elle caressait le clavier des yeux avant de porter son regard sur le jeune prodige.

    « Un peu moins de deux ans pendant les cours à l'université. J'avais deux heures par semaine. J'ai validé de niveau 1 de solfège. J'ai essayé de passer le 2 il y a 8 ans. Mais ça n'a pas marché. » C'était à l'époque où elle était tombée enceinte des derniers. La grossesse multiple lui avait demandé de l'énergie très tôt. « J'essaye de rejouer de temps en temps mais... j'ai perdu toute la technique. »

    Pour ce qui était de la dernière question... La réponse se matérialisait par ce passe vue qu'elle avait amené. Il contenait les partitions des morceaux qu'elle avait travaillé. Ils étaient classés de façon chronologique et ensuite par nom de compositeur et quand le cas se présentait par niveau de difficulté. Le panel était large. Il y avait du classique et du contemporain.

    « Pour que vous puissiez vous faire une idée.» Disait-elle en lui offrant le document. « En fait, j’aimerais être capable de jouer un morceau en particulier... d'ici octobre. » Carène Chevalier, adorait la musique de Claude Debussy. Claire s'était toujours dit qu'un jour elle arriverait à lui jouer son morceau préféré. « Vous connaissez les Arabesques ?» La partition était l'une des plus annotées du cahier.
Charadh
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Mar 28 Aoû 2018 - 21:13
Toutes les craintes que j’avais encore pu avoir s’évanouirent en voyant le sourire bienveillant de ma nouvelle élève. C’était fou comme des muscles pouvaient changer complètement un visage, et apaiser les autres. Surtout quelqu’un comme moi. Mais tout chez Claire Richards respirait la gentillesse et l’équilibre. Pas que je pense qu’elle n’avait aucun souci dans sa vie, tout le monde en avait. Mais elle avait cet aura tranquille qui laissait dire qu’elle savait profiter de la vie et d’accueillir ce qui venait, quoi que ce soit. Comme par exemple, un cours de piano avec un homme plus jeune et un peu plus bizarre. Mais cela ne la dérangeait pas, visiblement. Et d’un autre côté, j’étais un bon musicien et un bon professeur, elle avait donc fait un choix logique.

Je hochais la tête. La vie de famille, ça me ramenait à loin. Et ma famille n’était pas vraiment du genre à partir à la campagne, ou très rarement. Ce qui m’allait aussi, vu qu’il me fallait toujours un piano et que ça ne se trouvait pas à chaque coin de rue. Mais nous avions eu quelques moments ensemble tout de même, et encore aujourd’hui. Mais sans ma sœur, ça n’avait jamais été la même chose qu’auparavant.

"Qu’ils n’oublient pas la crème solaire, ça peut taper fort. Et c’est gentil de la part de Lewis. Vous lui retournerez les salutations, si c’est possible ?" Peut-être que c’était étrange comme situation, c’était mon collègue, et j’étais le professeur de sa femme. Mais le connaissant, ce n’était sûrement pas le cas. Il était comme sa femme, ouvert et tolérant. Qui s’étaient bien trouvés. Mes yeux s’allumèrent un peu en voyant le dessert être sorti, et mes yeux passèrent du plat à mon interlocutrice. "J’adore ça, merci beaucoup. Il ne fallait pas, mais si vous voulez me payez comme ça…"

Cela méritait réflexion. Et je préférais clairement à manger que des bouts de papier. Et c’était aussi le cas de mon écureuil, que Claire découvrait endormi sur le piano.

"Liszt. Comme le pianiste et compositeur. Vous connaissez ?"

Mon originalité n’allait pas très loin. Ceci étant dit, nous n’étions pas là pour discuter de lui, mais pour prendre une leçon de piano. Je m’installais à côté de mon élève, commençant par lui poser des questions pour juger de son niveau. Histoire de pouvoir personnaliser les cours. Je hochais doucement la tête au fur et à mesure de ses explications.

"Vous avez les bases, donc. Vous savez toujours lire les partitions, donc ? Et la technique va revenir, avec un peu de pratique, et quelques exercices." Je pris un cahier où était noté son nom, et y pris quelques notes. "Vous arrivez encore à faire des gammes ? Et au niveau du rythme ? Et de l’agilité des doigts ?"

Suivant comment, il y avait différents moyens d’exercer ce qui était nécessaire à la pratique du piano. Même si le principal restait les morceaux. Et justement, Claire me sortit ses anciennes partitions. Je les pris, et les examinais avec soin.

"C’est très varié. Vous aviez bien avancé. Cela devrait revenir assez vite." J’observais plus en détails les Arabesques, essayant de déchiffrer les annotations. "Bien sûr. Ce sera un très bon morceau pour exercer la fluidité du mouvement. Comme le titre le suggère, des arabesques." Je posais la partition du premier, et en pointait quelques endroits. "La main gauche fait souvent des montées et des descentes, et la main droite aussi, mais la mélodie s’en dégage également. Il faut donc l’accentuer. Vous seriez capable de me jouer les premières mesures ? Lentement ? Les mains doivent avoir un mouvement léger."

Je lui montrais, plus haut sur le clavier. C’était à peine si mes doigts touchaient le piano, aériens et souples. Pour savoir si ce morceau était faisable d’ici octobre, je devais me faire une meilleure idée du jeu de mon élève. Mais hypothétiquement, c’était possible. Le morceau était répétitif dans sa forme, et d’une complexité adapté pour le niveau d’un élève qui avait déjà joué.
McGrenouille
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Jeu 30 Aoû 2018 - 14:21



« Il jouait du piano debout. C'est peut-être un détail pour vous. »

Michel Berger



    L'appartement du musicien était charmant, agréable à vivre. Charadh s'y sentait bien. Elle était plutôt sensible à ce genre de choses. Elle croyait au fait que les objets dégageaient des ondes. Son regard vert se posait de nouveau sur le jeune homme. Il lui faisait penser à Colm. Ces façons un peu décalées d'agir, de parler, l'attendrissait.

    « Oui, je le ferais. Il est content de savoir que c'est vous qui allez me donner des cours. » Grimm avait été un peu surprit. Mais comme elle il appréciait cet artiste un peu en dehors des normes.

    Claire était heureuse que son idée fonctionne. La cuisine était une activité qui lui plaisait beaucoup. Elle manquait seulement cruellement de temps pour pouvoir en faire autant qu'elle l'aurait aimé. Maintenant que les deux derniers étaient scolarisés à la PH il y avait un peu moins d'occasions de faire des petits atelier de cuisine ensemble. Mais, elle s'était promis de reprendre la liste de ces recettes étrangères, qu'elle avait goûté pendant son long périple de jeunesse.

    « Hahaha vous êtes gourmand ! Je peux faire les deux. Vous payer et vous faire des gâteaux. J'ai quelques recettes phares. » D'ailleurs, elle n'arrivait pas les mains vides. Il fallait qu'elle ait fait quelque-chose. Elle ne savait pas faire autrement.

    Un animal de compagnie original qui, lui aussi, attendrissait la fileuse. La Française observait un petit peu le rongeur. Dans la maison des Richards toutes sortes de bêtes étaient venues passer un séjour réparateur. Élise et Andrew revenaient régulièrement avec des animaux blessés. Il fallait alors déployer toutes leurs ressources pour sauver l'animal. Malheureusement, il arrivait que ça ne soit pas suffisant. Dans le petit bois, où ils promenaient souvent la chienne, avait émergé un petit cimetière.

    « Un petit peu... il a fait... Campaniles je crois ? »

    Claire observait le piano en répondant à son professeur. Sébastien avait des belles mains enlevées. Des mains qui étaient faites pour la musique. Les gestes étaient empli de délicatesse et même de grâce. Il lui rappelait parfois ceux des danseuses de ballet. L'art dans toutes ses expressions avait un charme fascinant pour cette créatrice.

    « Le décryptage me prend un peu de temps. Mais après j'ai une bonne mémoire donc ça aide. »

    Ils allaient avoir du travail. Si le métier de costumière avait bien appris quelque-chose à cette femme, c'était la patience et la détermination. La couture demandait énormément de pratique. Les erreurs étaient nombreuses. Il fallait parfois, défaire un travail de plusieurs heures, pour reprendre un mauvais calcul. La musique avait en elle le même genre d’exigence.

    « Mmm, j'ai essayé d'en faire il y a quelques jours pour me préparer à aujourd'hui... ce n'était pas fameux. » Elle levait la main droite pour élancer un mouvement. « Ma dextérité n'est pas mauvaise, grâce au travail. »

    L'optimiste du jeune artiste était agréable à attendre. Madame Richards se fiait à son jugement. Elle savait qu'elle avait besoin d'un guide bienveillant. Elle avait su qu'en demandant de l'aide à MacGregor l'exercice serait fait sur mesure.

    « J'espère que vous avez raison oui !! » Claire tendait son dos pour être bien droite. « D'accord. » Ses yeux scrutaient les premières lignes de la partition. « Essayons pour voir ! »

    Le pouce gauche effleurait une touche sur le clavier. La vibration sonore résonnait dans la pièce pour très vite être suivies d'autres. Les doigts de la fileuse cherchaient les notes. La gesticulation se faisait petit à petit plus rapide. Les fausses notes brisaient les lignes fluides. La grande blonde s'arrêtait au bout d'une page.

    « Je bloque sur ce passage. C'est bien une croche ? » Demandait-elle tout en simulant un geste au-dessus du clavier.
Charadh
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Mar 25 Sep 2018 - 19:59
Malgré mon apparence parfois négligée, mon appartement était toujours rangé et propre. Sans avoir beaucoup de visites privées, j’avais quelques élèves privés qui venaient ici, et il fallait donc au moins garder le salon en ordre. Et la salle de bain pour les toilettes. Et la cuisine, et la chambre, s’ils faisaient un malaise et avait besoin de s’allonger ou de manger quelque chose. Donc, dans le doute, tout était rangé et une femme de ménage venait chaque semaine nettoyer le tout. Ça n’avait pas été facile d’en trouver une avec qui le contact passe, mais finalement, j’avais trouvé un deal : la mère d’un élève venait s’occuper de mon appartement, et j’enseignais gratuitement à son enfant. Une forme de troc, c’était à la mode apparemment.

Bref, Claire semblait trouver mon appartement correct, et c’était le principal, je supposais. En tous cas, elle ne finit pas de remarques. Même si je doutais qu’elle en fasse, si quelque chose la dérangeait. Elle était tout le temps si gentille, je la voyais mal critiquer quoi que ce soit. Du moins, pas sans raison valable.

"Lewis est un homme de culture. Je suis heureux qu’il m’ait jugé digne d’être votre professeur." Je pris quelques secondes pour réfléchir, fronçant les sourcils. "Enfin, au final, c’est vous qui devez être satisfaite."

Les femmes ne dépendaient plus de l’avis de leur mari, n’est-ce pas ? Quoique, cela devait dépendre où, mais certainement pas chez les Richards. Lewis était à l’image de sa femme, aussi doux que gentil. Enfin, lui ne m’avait encore jamais amené de crumble, donc je supposais que c’était toujours un point de plus pour sa femme. Surtout si la perspective d’en avoir à chaque leçon se concrétisait réellement.

"Je vous ferai un prix, dans ce cas. Le calcul sera honnête." Il fallait prendre en compte le coût des ingrédients, plus le temps de travail. J’allais devoir faire une moyenne, et regarder selon les recettes et le salaire d’un pâtissier, mais j’aimais bien faire ce genre de choses. Les calculs, réfléchir. Plutôt que de demander directement. Moins de contacts sociaux, plus d’aisance. Quoique, il fallait quand même que je dise quelque chose d’autre que l’aspect purement financier. "Mais c’est très gentil. Je suis vraiment nul en cuisine, alors… ça me fait très plaisir."

Comme souvent, la conversation dériva ensuite sur Liszt. L’écureuil, et le musicien. Etrangement, le rongeur attirait plus la sympathie et l’intérêt que le pianiste et compositeur. Pourtant, Franz Liszt avait été un pianiste de génie, et c’était à lui que l’on devait la notion de groupie. Il paraît que des femmes lui tombaient dessus à la sortie de ses concerts pour lui arracher une mèche de cheveux. Mais, de toute évidence, un écureuil pouvait tout autant revendiquer la notion de Lisztomania. Je hochais la tête, et commençais à jouer le morceau évoqué par mon élève.

"Une pièce très technique, qui demande vitesse et virtuosité. C’est sensé évoquer le tintement d’une clochette."

Mais je quittais vite le clavier pour le céder à mon élève, puisqu’elle était là pour cela, et pas pour m’écouter. Je l’écoutais attentivement répondre à mes différentes questions, pour jauger un peu de ses facilités et de ses difficultés.

"Une bonne mémoire aide. Mais je vais noter de vous faire quelques exercices de lecture à vue. C’est important pour le jeu, et parfois, la mémoire peut être faillible. La partition pas. Le déchiffrage de la partition, ça se travaille et ça s’apprend."

Il fallait beaucoup de travail pour parvenir à jouer une pièce par cœur. Surtout si cette dernière durait plusieurs dizaines de minutes, comme pour les concertos. Rien de plus impressionnant que de voir un pianiste arriver et baisser la tablette de la partition pour montrer qu’il connaissait son affaire par cœur. Un peu fanfaron, aussi. Mais bref, nous n’en étions pas encore là. Je notais les exercices dans le cahier de Claire.

Concernant la dextérité, cela semblait être bien. Effectivement, son métier devait aider. J’hochai la tête, avant d’ajouter :

"Les gammes ne sont pas essentielles, surtout si vous avez déjà des bases. Toutefois, je peux vous recommander d’en faire de temps à autres. Surtout pour des morceaux comme les Arabesques, cela entraîne le mouvement de montée et de descente, pour la position et la rapidité des doigts. Pour le rythme, nous allons voir si c’est nécessaire de le travailler."

Mais pour cela, il allait falloir passer à la pratique. Je la laissais s’installer confortablement, et commencer à son rythme. Je l’écoutais attentivement, observant à la fois ses mains et son visage, et la partition de temps en temps. Mais je la connaissais un peu, et la connaîtrai encore mieux pour la prochaine fois. C’était la moindre des choses, pour un professeur. Je la laissais aller jusqu’au bout, sans l’interrompre, prenant note mentalement de ce que je remarquais.

"Un triolet, dont le premier temps est silencieux. Il faut l’imaginer dans votre tête, c’est un temps divisé en trois, comme ceci." Je tapais le rythme dans mes mains. "Répétez après moi." l’encourageai-je pour faire comme moi. "Maintenant, sur les trois claps, imaginez le premier et tapez seulement les deux suivants, comme cela."

Je m’exécutais pour lui montrer la particularité du rythme. Je pris ensuite un moment pour lui montrer un autre passage :

"Attention ici, c’est un fa dièse. Mais autrement, vous avez un bon sens du tempo et du rythme. Il y a quelques fausses notes, mais ne vous arrêtez pas dessus. Cela viendra avec le temps et la pratique. Et puis, vous avez le bon mouvement de poignet, bien souple. Vous avez encore de beaux restes, pour quelqu’un qui n’a pas joué depuis un moment."

Je n’inventais rien, et si je savais voir ce qui n’allait pas, je savais aussi très bien dire ce qui marchait. Et pour ceux qui débutaient ou se remettaient au piano, il fallait de l’encouragement. L’avantage du piano, c’était qu’on ne pouvait pas faire des notes mal, comme dans les instruments à cordes. Pas de bruits désagréables donc, à moins que quelque chose ne tombe sur le clavier. C’était donc assez encourageant, car on arrivait vite à des résultats. Je lui fis signe pour qu’elle continue.
McGrenouille
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Dim 30 Sep 2018 - 15:16



« Il jouait du piano debout. C'est peut-être un détail pour vous. »

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    Claire observait encore la pièce principale. Elle aimait surtout repérer des détails, dans le choix des textures, les objets de décoration, ou encore les photographies. Des éléments qui racontaient des choses sur la personne qui occupait les lieux. Elle détournait son regard d'une bibliothèque et souriait.

    « Oui c'est vrai et vous devez être satisfait de moi en tant qu’élève. »

    Madame Richards prenait des employés et des apprentis dans sa boutique depuis des années. Aussi, elle était encore dans la posture de l'enseignant. Ce n'était pas comparable au travail que faisaient les professeurs de la PH. Mais tout de même elle savait ce que cela voulait dire d'avoir un élève et de devoir lui inculquer des éléments. Ce n'était pas toujours facile. Il fallait en plus d'une collaboration un travail régulier de la part des apprenants.

    « Oh mais non Sebastian vous rigolez ! Je ne vais pas vous faire payer mes pâtisseries. C'est un plaisir pour moi de vous en faire. » Lui précisait-elle afin que le sujet soit clair.

    Ils évoquaient ensuite des connaissances musicales. Charadh n'était pas une experte. Elle avait surtout pu se cultiver quand elle s'était installée sur l'arche britannique, dans les débuts de son histoire avec Grimm. Cette métropole lui avait enfin donné accès à la culture. Elle avait embarqué son compagnon dans toutes sortes de lieux, d'expositions, de concerts. La vie de famille les avaient un peu éloignés de tout cela. Mais, ils n'en avaient pas perdu le goût pour autant.

    « C'est vrai que cela y ressemble. C'est joli. »

    Les premiers commentaires du jeune Prodige étaient sensés. Claire sentait qu'il avait un esprit très organisé et qu'il se projetait sur le long terme. Cela paraissait aller avec son caractère. C'était tant mieux, car Madame Richards était à un âge où l'on avait besoin de voir les choses en perspective avec un point de mire à l'horizon.

    « Je n'ai qu'un clavier à la maison. Vous pensez que cela ira ? »

    Chez les Chevalier, il n'y avait pas eu assez d'argent pour s'offrir le luxe d'un instrument de musique. Hugo s'était lui-même acheté sa première guitare. Il avait rapidement abandonné cet activité malheureusement. Ce n'était pas un homme fait pour l'assiduité. Lewis et Claire avaient hérité d'un piano pendant un temps. Cependant, ils avaient décidé de s'en séparer au moment d’emménager sur l'arche écossaise. C'était une question de place.

    La progression musicale serait sans doute plus lente qu'à l'époque où Charadh était étudiante. Mais, elle s'en doutait et elle s'y était mentalement préparée. Ce n'était pas un mythe qu'avec l'âge apprendre devenait plus compliqué. C'était aussi pour cela qu'elle se lançait ce nouveau défi personnel. Elle ne voulait pas se laisser aller à la paresse qu'elle voyait parfois chez ceux de sa génération. Elle se tournait de biais pour bien suivre son précepteur.

    Ses mains tapaient pour imiter le modèle. La rythmique ne lui posait pas de souci particulier. Il faut dire qu'avec un mari comme le sien on finissait par avoir quelques techniques. Lewis aimait conter avec un soutien acoustique. Claire l'accompagnait souvent avec des percutions corporelles.

    « La pratique oui. … J'aimerais parvenir à jouer un peu à la maison. Cela aiderait. »

    C'était toujours la question du temps qui se posait. La vie était vite trépidante quand on la partageait entre une petite entreprise et une famille. Charadh savait qu'elle avait la chance d'avoir un compagnon de vie impliqué dans la gestion et l'organisation du foyer. C'était d'ailleurs grâce à cela qu'elle pouvait se remettre au piano. Avec un sourire motivé, elle recommençait la première ligne du morceau.

    Même si par instinct la fileuse aurait cherché à éviter les fausses notes elle gardait en tête le conseil de MacGregor. Elle tentait de ne pas se focaliser sur elles pour le moment. Les erreurs se présentaient quasiment aux mêmes espaces musicaux. Le fa était néanmoins pris en compte correctement pour cette fois. Claire bougeait silencieusement les lèvres pour décompter les notes muettes dans sa tête. Lorsque la mélodie s'accélérait la main gauche buttait rapidement.

    « … je vais trop vite... »

    Claire souriait car c'était exactement le comportement qu'elle reprochait aux jeunes débutants. Ils étaient tant animés par leur passion et la volonté d'avancer que souvent ils sautaient des étapes. Voilà qu'elle se retrouvait à faire la même chose. Elle caressait le clavier en douceur.

    « Comment décomposer la séquence pour que mes mains le retienne plus vite ? Je m'arrête à la blanche, là, peut-être ? » Elle désignait la note dont il était question vers la fin de la première page de partition.

Charadh
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Lun 5 Nov 2018 - 17:02
Difficile de dire si j'étais satisfait de mon élève, puisqu'il s'agissait de son premier cours. Mais oui, a priori, j'étais plutôt confiant dans le fait qu'elle serait assidue et motivée. Les adultes nécessitaient une autre pédagogie que les enfants, mais, lorsque ces derniers venaient parfois sous l'obligation de leurs parents, c'était beaucoup plus rare chez les adultes. Certes, la vie active ne laissait pas toujours le loisir de la pratique de la musique, mais les élèves adultes nécessitaient moins... d'éducation, je suppose. De toute manière, et en conclusion, Claire s'annonçait comme une élève agréable et sympathique, qui avait en plus déjà des bases de musique. Je hochais donc la tête, avec un léger sourire.

Concernant les paiements, j'avouais ne pas être très au fait lorsque l'on quittait les tarifs établis. Je ne pouvais décemment pas lui faire payer les tarifs habituels, après tous les services qu'elle me rendait. Et elle ne souhaitait pas que je lui paie ses talents de cuisinière non plus. Je réfléchis un instant.

"D'accord. Je m'en remets à votre bon sens, alors. L'argent n'est pas un problème pour moi, ni ma priorité. Je souhaite que vous preniez plaisir dans vos cours et que vous progressiez comme vous le souhaitez."

C'était en soi, le but final des cours. La PH et le reste de mes services de musicien étaient assez bien payés, et j'avais très peu de dépenses, finalement. La seule chose qui soit limitée, c'était le temps. Mais, là encore, je pouvais être assez souple. Moi qui n'avais jamais pensé pourvoir enseigner, cela se présentait finalement assez bien. Certes, je n'avais pas le charisme et la sociabilité d'Owen ou de Lewis. Mais mon but n'était pas d'être élu professeur préféré de la Potential Home - est-ce que cela existait seulement ? Je devrais me renseigner. Et voter pour l'un ou pour l'autre.

Non, j'enseignais la musique pour la musique, et transmettre mon savoir. Comme maintenant. En essayant de ne pas être trop barbant. J'avais l'impression de vivre trop dans mon monde parfois. Mais Claire m'écoutait avec attention, alors je supposais que ce n'était pas le cas.

"Très joli." acquiesçai-je avec un petit sourire. Nous rentrions ensuite dans le vif du sujet, et dans les détails technique. Là encore, la coutière écoutait avec attention. Je notais mes remarques dans un petit cahier que je lui donnerai à la fin du cours, pour qu'elle puisse s'en souvenir une fois chez elle. "Cela peut suffire, pour vous entraîner. Toutefois, je vous conseille de vous entraîner de temps en temps sur un vrai piano, pour exercer le toucher. Je pense qu'on peut vous allouer un studio de pratique à la PH. Ou alors, je peux vous en trouver un au conservatoire, selon ce qui vous arrange le plus."

On entraîna la rythmique du morceau, et je hochai la tête devant la démonstration de mon élève. Elle se débrouillait bien. Concernant la pratique, c'était un peu le nerf de la guerre. Les personnes qui ne vivaient pas de la musique avaient le temps qu’ils pouvaient pour s'entraîner.

"Vous faites comme vous le pouvez. Mais il est vrai que votre progression ira plus ou moins vite selon votre pratique. Vos derniers sont entrés à la PH, si j'ai bien compris ? Cela se passe bien ?"

Je la laissais ensuite se remettre au clavier, sans l'interrompre. Elle réalisait elle-même que son tempo s'était accéléré, ce qui était une bonne chose.

"C'est une tendance générale, de vouloir aller vite quand on connaît mieux une partie. Il faut se forcer de ralentir pour jouer également sur tout le morceau."

Je lui indiquai une partie de la partition du bout du doigt.

"Je vous conseille de pratiquer lentement jusqu'ici. Commençons par faire les mains séparées, la main droite d'abord." Pour bien comprendre le morceau, il fallait le décortiquer petit bout par petit bout. "Allons-y tranquillement."

Je sortis un métronome, et le réglai sur un tempo lent. Je chantais les notes de la main droite en rythme, pour lui montrer l'exemple. Puis, je comptais les temps pour l'encourager à se lancer.

"Vous voulez un verre d'eau ?" lui proposai-je après quelques tentatives. La pratique du piano, surtout aux débuts d'un morceau, pouvait être assez exigeante. "Ce n'est pas trop difficile ? Ou trop facile ?"

Il fallait s'adapter à l'élève, mais cela demandait toujours un temps d'observation et d'adaptation. Et chacun était unique dans sa manière d'aborder le piano et la musique. Il y avait celles et ceux qui martelaient les touches, d'autres qui les effleuraient à peine. Les élèves qui ne quittaient pas des yeux la partition, d'autres qui restaient rivés sur leurs mains. C'était toujours une adaptation différente, et un nouveau challenge pour moi. Mais c'était quelque chose que j'appréciais, et qui me permettait de mieux comprendre les gens, domaine où j'avais toujours eu beaucoup de peine.
McGrenouille
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Dim 11 Nov 2018 - 11:29



« Il jouait du piano debout. C'est peut-être un détail pour vous. »

Michel Berger




    Les bases du premier cours étaient les bonnes. Pour cette raison les deux participants s'organisaient pour un travail sur le long terme. Claire trouvait d'ailleurs l'argument de son professeur tout à fait justifié concernant le matériel. Encore une fois, dans les ateliers aussi on poussait les apprentis à venir utiliser les outils professionnels et non les fac-similé.

    « Je pense qu'une salle à la PH sera plus simple pour moi. Je suis plutôt contrainte en terme d'horaires. Avec le travail... » Bien que Charadh déléguait beaucoup plus de fonctions et de responsabilités depuis deux ou trois ans. Une façon de continuer à former l'équipe en place tout en la libérant d'une partie de la pression. Même si elle avait encore tendance à avoir un œil partout. Elle cherchait à mettre du lest. « Le lundi matin pensez-vous que ce soit possible ? »

    Claire se voyait également confirmer ce qu'elle avait déjà compris. L’assiduité et la pratique étaient les deux clefs d'une réussite. Peu importait l'art en question, si c'était un clavier ou une paire d'aiguilles. Elle ne manquait ni de l'un ni de l'autre. Elle voulait reprendre le piano parce que c'était à la fois familier et un nouveau défi à relever. Cependant, elle avait aussi plaisir à sortir du cadre. Plus encore si c'était pour évoquer les enfants.

    « C'est cela oui. Élise et Andrew. Ça se passe bien. Ils connaissaient déjà l'école évidement de part leur père. Alors, ils étaient plutôt impatients d'arriver. » Ce qui n'était pas peu dire quand leur mère repensait aux dernières semaines avant la rentrée des classes, elle souriait. Ils avaient été deux diablotins intenables. « Ils adorent pour le moment. Cela leur fait du bien. » Sur différents plans la PH avait un effet très positif. Un impact que même des membres de l'équipe pédagogique comme Grimm ne pouvait pas avoir de façon individuel. D'ailleurs Lewis ne les avaient pas souvent en cours ce qui n'était pas plus mal.

    La communication se passait bien. Mieux que ce qu'aurait envisagé la couturière, de par toutes les réserves que lui avait présenté le jeune homme dans leurs débuts de relation. Elle le sentait tout de même plus à son aise dans ce salon à expliquer le fonctionnement du partition. Cela lui faisait un peu penser à son fils Colm. Le deuxième née n'était pas très confiant en société. Mais dés qu'il se mettait à parler des voitures de course il était comme transfiguré.

    Les explications de Sebastian étaient dites au bon rythme pour que la fileuse ait en même temps le temps d'analyser et de comprendre. Elle se montrait le plus attentive possible. Elle savait que c'était maintenant qu'il fallait enregistrer le plus possible. D'ailleurs, enregistrer... elle y avait pensé avant de quitter la maison. Mais le dictaphone ne fonctionnait plus.

    « Jusqu'ici et je détache les mains d'accord, très bien. Essayons comme cela. Ça donne donc ... »

    Les doigts étaient les pattes d'une araignée souple. Claire avait plus d’amplitude que la moyenne. Elle avait exercé ses mains à faire des prouesses. D'ailleurs celles-ci ne touchait pas uniquement à l'art de filer. Charadh était une prodige discrète. Pourtant, à l'instar des rebouteux, elle pouvait faire ses miracles par un contact de la main. C'était un don dont peu de personnes connaissaient l'existence enfin de compte.
    A la sixième répétition du passage madame Richards levait ses mains. Il y avait une amélioration dans l’enchaînement mais ce n'était pas parfait encore et elle en était loin.

    « De l'eau ? Oui. Vous avez raison en fait j'ai soif. » Les yeux verts se posaient sur la partition pendant une seconde. « Pour le moment je cois que ça va. »

    Claire se repositionnait sur le tabouret dédié au piano. Elle faisait claquer ses talons sur le sol du salon en déplaçant aussi ses jambes. Elle avait avec l'âge des douleurs dorsales qui venaient parfois la surprendre. Or pour cela aussi la pratique de cet instrument allait l'aider à travailler la musculature de son dos en toute logique.

    « Andrew aimerait se mettre à la basse. Enfin c'est ce qu'il dit pour l'instant. Savez-vous si la PH va organiser un autre de ses stages d'initiation musicale en 2019. Ce serait le meilleur moyen de confirmer ou non son envie de jouer. » Grimm de son côté n'avait pas encore l'information. Il ne faisait pas partie de l'équipe de musique comme Sebastian, Dawn ou encore Vox. Madame Richards se doutait qu'il y avait une quantité montreuse d'information à retenir. « D'ailleurs s'il y en a pour les adultes aussi peut-être ? »
Charadh
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