[CLOS] Nine months later... [Mister President]

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Mer 23 Mai 2018 - 19:48
Nine months later...








La résidence du Président convenait à ce style écossais post guerre. Les pierres grises importées de carrières irlandaises. Le frontispice à la frontière du prétentieux. Avec son gaélique et son étendard. La signature scottish la plus forte se trouvait à l'intérieur.

«Bonjour Mrs Clark.  » Entonna le gardien, avant de presser sur un bouton. Un badge. Une fouille. Quatre agents de sécurité. Trois portes. Six étages. Deux couloirs. 1.2.4.3.6.2.

Le sas se dépressurisa pour laisser l'Américaine pénétrer dans le grand hall. La paire de solaire s'écarta de ses yeux bleus. Elle s'avança sur deux mètres, levant les bras en évidence, pour la fouille matinale.
Une délicieuse odeur de café italien montait du gobelet en carton qu'elle avait dans la main droite. Mauvais pour ses aigreurs d’estomacs. Indispensable pour son légendaire tonus.

- Bonjour Yvan. Répétait-elle comme l'avant-veille.

Le trench-coat entrouvert sur un tailleur blanc. Immaculé. Le col juste assez prononcé pour montrer une gorge fière. Une poitrine -encore ferme- soutenue par une lingerie, plus délicate que ne le faisait supposer ce style ultra classique. La veste élégante sur les hanches replètes. Des jambes nues impeccables. Aux mollets musclés par le sport. Des talons noirs de chez Rossi. Une folle coquetterie, encouragée par une après-midi de lèche-vitrine à la Française.
Head souriait à l'agent femme. Le Dragon avait peu à peu gagné le cœur des écossais.

Puis elle tendit la main pour récupérer son badge et sa sacoche. Elle obliqua pour le département commercial. Sur la gauche. Voilà trois semaines que le C.S.N. l'avait officiellement assignée à plein temps à la Commission parlementaire. Les dossiers avaient été transféré.
Amélia n'avait plus que deux bureaux sur Édimbourg. Trois en comptant celui à domicile. Elle pénétrait dans le deuxième de la matinée. L'heure matinale ne changeait rien à l'éfervésence du lieu. Pire que dans un journal.
Récupérer une chemise grise préparée la vieille. Deux post-it collés en évidence sur l'écran d'ordinateur la stoppèrent.

- Damed. Elle posa son café et s'installa dans le fauteuil. Le faisant avancer de la pointe des pieds. Sa main saisissant déjà le combiné de la ligne fixe. Sybil... appelez l'assistante du Président. Je vais avoir un peu de retard.

« Très bien. S'ils demandent le motif ?  » Du professionalisme. Le secrétariat était fait de perles. Même si ces perles mettaient parfois trop de perfection dans leur mission.

- Rien. En neuf mois de collaboration l'agent Head n'avait pour ainsi dire jamais fait attendre personne. Du monde professionnel. * Pam' c'est moi. Je viens d'avoir ton message. * Pamela était la première fille de la famille Clark. Elle conservait avec la benjamine des rapports très succincts. Aucune n'approuvant véritablement les choix de vie de l'autre. La situation c'était tout bonnement dégradée au cours des quatre dernières années. Pam avait toujours adoré le beau Georges. Et elle lui en avait toujours voulu. Pour ce qu'elle appelait « un caprice » d'enfant gâtée.

**

Le Parrain Sicilien était libre. L'accusation n'avait pas tenu le choc. Le camp adverse s’enorgueillit.
Clark devait faire un bilan avec Monsieur MacBeathag. Alastair. Une fois dans le bureau présidentiel Head alla d'un pas vif vers le chef. Apercevant Doug Averill et l'oubliant aussitôt.

- Bonjour Monsieur le Président. Toutes mes excuses. Introduisait l'employée avec zèle. Elle relâchait la poigne du lord. Alla immédiatement prendre en charge le rétroprojecteur disponible. En revenant vers la table, Amélia retirait sa veste, pour la glisser au dos de la chaise libre. La colère, qui imprégnait encore ses muscles, lui donnait chaud. Une copie a été transmise à votre secrétariat avant-hier. J'irais droit au but. Un slide s'afficha.

Droite, volontaire. Et maniant le pointeur électronique avec la dextérité d'une dague. Le ressentiment sororal donnait à son discours de l'autorité.
Quelle soit l'amante d'un parent de la mafia Sicilienne n'altérait ni son assurance, ni sa fois, en leur travail. Si bien que les commérages étaient moins nombreux que prévus. Plus ! A l'inverse de ceux de 2014, ils glissaient sur Clark comme sur les ailes d'un Dragon.
Amélia semblait s'être libérée de certaines chaînes. Elle n'en devenait que plus féroce. Et plus appétissante pour amis et ennemis.

La corruption souterraine a repris de deux pour cent au cours des trois derniers mois.
C'était un bilan mitigé. Clark ne pouvait nier. Car si le Duc Lampeduza était de retour parmi les siens... il n'inspirait pas que ses confrères les peintres.
Néanmoins nous observons une amélioration des transfères par voies terrestres de 7% depuis deux mois. La balance entre défaites et victoires. Là était tout l'intérêt de pareilles restitutuions.
Amélia Clark
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Mer 27 Juin 2018 - 17:01

Agent CSN
Amélia Clark

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Président
Alastair MacBeathag

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Le Président n'était pas de meilleure humeur, son gros poisson était donc passé entre les filets. Lampeduza était bon, très bon, mais lui était meilleur. Un jour, il le mettrait derrière des verrous dont il pourrait jeter la clé. Il en était persuadé. Gareth était un peu perdu dans ses pensées, contemplant l'une des toiles accrochées au mur de son bureau, se frottant lentement la barbe. Réfléchissant, encore et toujours. Il y avait beaucoup de problèmes, Vito n'était pas sa seule angoisse, elle était même infime en comparaison des arches qui menaçaient de tomber, les nouvelles n'étaient pas bonnes. Tous les scientifiques travaillaient d'arrache-pied sur cette affaire, mais personne ne comprenait, personne ne trouvait et surtout... personne ne pouvait prédire la prochaine qui s'écroulerait. Autant dire que l'angoisse était réelle et si c'était l'écosse qui tombait? Comment sauver les gens, que faire pour parer à toute éventualité. Tout le monde faisait des pieds et des mains, il tentait de leur faire confiance, car lui-même, n'avait pas la solution.

Il recevait un appel, son rendez-vous aurait du retard. Il ne manqua pas de marquer un temps surpris. Voilà qui n'était pas dans les habitudes de madame Clark. Cette femme était aussi à cheval que lui sur les horaires, alors devait-il s'inquiéter? On lui fit comprendre que la femme n'avait pas donné de raison à cela. Il raccrocha alors un peu plus pensif. Profitant de ce temps pour s'occuper à signer quelques papiers, avant que l'on annonce enfin l'arrivée de la dame.

Le noble se leva, pour tendre une main, comme ils le faisaient à chaque fois qu'ils se voyaient tous les deux. Sans un vrai sourire, mais au moins, avait-il un air neutre, l'observant sous toutes les coutures. Pas pour se rincer l'œil, mais bien chercher à comprendre si elle venait d'apprendre une mauvaise nouvelle.

- Madame Clark. Est-ce que tout va bien?


C'était important qu'il pose la question. Car si elle n'était pas en état de suivre ce rendez-vous, mieux valait le reporter. Mais tel le dragon, elle entrait dans l'arène et se lançait déjà dans son exposé, sans plus perdre de temps. Bien, il n'allait pas insister, ce n'était pas non plus son rôle de materner les gens qui bossaient pour lui. Se réinstallant derrière son bureau, il posait ses coudes sur le bois et les mains sous le menton, il écoutait avec attention ce qu'elle avait à lui dire.

- Mmm... nous savions que ce ne serait pas simple. 3% ça aurait pu être pire.
Hochant de la tête. C'est bien que cela continue dans ce sens. Autre chose?
Domhnall
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Ven 6 Juil 2018 - 14:48
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Clark inclina la tête vers son supérieur. Démontrant une fois de plus sa capacité à dissocier le public et le privé. Le travail et le personnel. Une dichotomie qui l'avait souvent aidée à maintenir le cap. Aussi avait-elle pu rebondir après le schisme d'avec Powell.
Aujourd'hui avait-elle réussi à concilier sa mission et sa relation d'avec un Lampeduza. Réussi oui. Mais aux prix de concessions qui pesaient sur eux. Sur elle. A présent, l'appel d'une sœur. Voilà que le poids reprenait sa place.
Pamela était la porteuse de mauvaises nouvelles. Comme si son statu d'aînée le lui imposait.

Pendant une fraction de seconde Amélia imagina. Elle s'imagina expliquer à cet homme. Ces dissensions familiales qui n'avaient pas leur place ici. Sa mère. Baltimore. Où elle n'était pas allée depuis janvier. Cette partie de sa vie dont elle aurait aimé se couper. Totalement. Car en trouvant un équilibre, dans cette ville, avec ses amis... elle s'écartait de ces tortionnaires.

- Oui Monsieur. Tout va bien.

Les problèmes rencontrés ce matin-là étaient déliées de ce Bureau. Les affaires d’État comptent seules. Par contre le point de vue professionnel de Michael et Pamela. C'était un autre point. Il attendrait que la fratrie se retrouve. Sans colère.

- Oui. La relativité n'était pas dans les habitudes de Clark. Ces chiffres ne lui allait pas. Mais, elle avait des idées. Constamment à la recherche de solutions. D'innovation. Tant qu'elle rêvait parfois du travail.
Pourtant, sa décision était prise.

-
La commission suggère la création d'une nouvelle brigade de terrain. Le graphique disparu. Un descriptif du projet s'affichait sur l'écran. La commission avait fait émerger un problème. Un manque. Après plusieurs réunions ils étaient -à peu prés- tombés d'accord. A peu près... L'unité serait indépendante de Yard et du C.S.N. Elle serait affiliée au service de la Défense Intérieure. Et Internationale dans sa composition. Pour faire face à la diversité des Pègres présentes sur le territoire. Indispensable depuis que l'Exposition Universelle avait enclenché un flux migratoire. En fait, basée sur le modèle de l'équipe qui s'était occupée de l'arrestation du Sicilien.

Fidèle compte rendu. Des heures de délibérations.
Head était sceptique. Ne comprenant pas l’intérêt d'imiter ce qui existait déjà. Pour elle s'était une perte de temps et de moyens. La majorité l'avait emportée.
Pour une direction que l'Américaine n'était pas certaine de vouloir suivre. La libération du Duc avait provoqué une réaction et des attitudes qu'elle ne voulait pas cautionner. Une fois encore, les esprits conservateurs avaient la main. Elle n'avait plus envie de ce genre de bataille d'idées. Avec les étriqués.
Mais avoir ses mains libres. Faire selon sa méthode. Même si cela voulait dire à une échelle microscopique.

- ... je profite également de ce rendez-vous pour vous informer de ma démission du poste que j'occupe actuellement à la Commission. Dragon, oui. Avec cependant un sens pratique. Le service ne devait pas en pâtir. Elle avait commencé par chercher un -son- remplaçant. L'avait trouvé. Depuis quinze jours, elle le formait. Celle-ci prendra effet à la fin du mois. Quand mon successeur aura terminé sa formation.

Un document papier apparu sur la table. Le curriculum Vitae du nouveau. Un Écossais. Financier de formation.
Amélia l'avait rencontré il y a des années. Pendant un coloc sur « L’Économie responsable ». ils avaient partagé un verre. Et beaucoup d'idées.

- Je vous remercie de la confiance que vous avez su placer en moi, Monsieur.

Bien sûr, l'accord de confidentialité protégeait le Bureau. Contrat moral qui n’eut besoin d'aucune signature. Head était une « patriote ». L'Humanité était son Pays. L'avenir de l'Archipel son appel ultime. Elle quittait ce service pour embrasser la cause avec plus de force.
Aussi par tendresse pour un amant. Ezio Lampeduza avait tenu une place inconfortable durant des mois. Son frère libre. Impossible à arrêter. Clark ne se sentait plus le droit de lui imposer toutes ces difficultés. Qu'il soit libre à son tour.

- Je demeure néanmoins à la disposition du Gouvernement pour toute demande ponctuelle. Loyal soldat. Ses armes changeaient seulement de main.
Amélia Clark
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Ven 6 Juil 2018 - 16:26

Agent CSN
Amélia Clark

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Président
Alastair MacBeathag

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Si tout allait bien, le Président n'allait pas insister. Bien qu'il sache qu'elle lui mentait, mais si elle ne voulait pas lui en parler, il n'allait pas l'obliger à le faire, surtout si ça ne le concernait pas. Ni lui, ni le sujet qui les amenait aujourd'hui à se voir. Par contre, s'il voyait que quelque chose clochait vraiment et dérangeait le travail de la dame, peut-être insisterait-il, mais il n'était pas réellement le psychologue et diplomate à ce niveau.

- Bien.

De toutes les façons, les problèmes personnels des autres ne l’intéressaient pas. Il préférait parler travail et c'était bien ce qu'ils faisaient. Clark continuait donc d'exposer les faits et les idées qui se développaient au sein de la commission. Ses mains frottaient doucement sa barbe, tandis qu'il analysait les données qu'il recevait. Une nouvelle unité spéciale. Les demandes de la commission étaient complètement utopiques. Il faudrait un accord inter-arche pour une chose du genre et on ne donnait pas tous les droits à une unité d'élite, c'était bien trop dangereux. Déjà qu'il essayait de faire perdre quelques droits à la Garde et ce n'était pas de tout repos.

- Hum... je préférais que des hommes de confiance du Yard face partie de cette unité, ils sont tout à fait capables de faire du bon boulot.

Il suffisait de voir l'arrestation de Vito Lampeduza, certes, il n'était pas resté en prison, n'empêche que les policiers avaient fait leur travail et c'était ça qui était important, aussi. Faire trembler les simples voyous, tout comme les grands patrons de la Pègre. Il fallait leur dire, ici, on ne rigole pas et vous ne nous faites pas peur. Et c'était exactement ce que le gouvernement de MacBeathag faisait passer comme message.

Et la suite, pour une fois, le surpris. Il ne s'attendait clairement pas à une telle nouvelle. Amélia Clark qui quittait son poste? Pourquoi faisait-elle une pareille chose? Il avait entendu des bruits. il avait aussi vu de ses yeux, que la dame avait quelques liens avec l'un des membres du clan Sicilien. Était-ce pour cela? L'avait-on menacé?

- Votre démission? Puis-je demandé ce qui motive une telle décision?

Alors que passait sous ses mains le CV du futur remplaçant. Il n'allait pas faire changer d'avis cette femme, mais il voulait comprendre. Après tout, elle faisait un excellent travail, il était dommage de perdre un tel agent.

- Mmm... oui, ma confiance qui finalement ne sert plus à grand-chose, puisque vous nous quittez.

Tout ceci était dit sur le ton de la conversation, n'oublions pas que le Président n'était pas du genre à faire de la langue de bois. Il pouvait être déçu de voir qu'elle lâchait l'affaire. Et il le montrait, après tout, c'était elle qui était venue le voir, qui avait voulu faire le travail.

- Êtes-vous vraiment certaine que votre remplaçant pourra faire votre travail?

La fixant, sans avoir encore posé un oeil sur les papiers devant lui. Après tout, c'était à elle de vendre son produit. Comme elle l'avait si bien fait au début. Il ne laissait rien passé, comme à son habitude.

- J'espère que vous n'êtes pas sous une pression quelconque d'un tiers, madame Clark?

Mieux valait être honnête avec lui.
Domhnall
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Mer 11 Juil 2018 - 11:58
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Mains rejointes sur le bas ventre l'agent Clark baissa sensiblement la tête. Cachant ainsi un léger sourire.
MacBeathag retranscrivait -mot pour mot- sa propre pensée. Se donnant une contenance, elle pressa la télécommande.
Slide suivant en visu. Il présentait la simulation d'une équipe internationale. Une étude très sérieuse. Faite avec la même application que le reste. Même sans croyance une méthode était applicable. Il n'y avait qu'à voir les périodes de guerre.

- En effet, c'est ce qui paraîtrait le plus logique. Ces personnes sont déjà formées pour ce type d'opération. Reprit Clark.

Plus jeune, elle aurait écrasé ces collègues. Aux travers de deux ou trois remarques sans équivoque. Cela lui aurait fait du bien. Elle aurait même éprouvé un secret plaisir à une victoire intellectuelle. La tentation était là. Lui chatouillant le bord des lèvres.
Mais à situation différente mesure différente. Head était dans une position complexe. Plus complexe que toutes celles d'avant. Se mettre cette commission à dos. Ce jour. Cela aurait été une erreur. Une faute tactique qu'elle ne pouvait se permettre. Rien ne devait transparaître.

L'entretien prenait la forme d'une conversation. D'un dialogue.
Aussi l'Américaine prenait la chaise libre, devant le Bureau du Président, pour la tirer. La tirer d'un mètre. L'assise sûre. Les épaules tendues et le dos droit. Musclé par l'escrime. La course. Femme au combat. Bien qu'elle n’eut toujours pas remporté la seule victoire réellement désirée sur son corps et son esprit.

- A cet étape du travail, il me semble que je serais plus efficace en étant directement sur le terrain Monsieur. Au sens propre la vérité. Amélia était une excellant négociatrice. Elle savait deviner les besoins de ses interlocuteurs. Avant qu'ils soient dits. Revenir directement dans le commerce serait utile. Et pour elle très stimulant. La Commission n'a plus besoin de moi pour fonctionner. L'équipe est rodée. Le planning des actions court jusqu'à décembre 2019. Il me semble de mon devoir de tenter une autre approche de notre problème. Ses connections privées aidant.

Accuser la remarque, oui bien sûre.
Si souvent récriée. Parfois accusée par ses paires pour ses décisions. Elle s'était forgée d'une armure d'écailles. Elle avait apprit à avaler les couleuvres. Mais Head ne restait pas sans défense. Elle souriait face à l'Adversité. Lui faisant la nique. Car il eu été facile de demeurer dans ce service. Trois ans. Dix ans. Mais, elle aurait du renoncer pour ça à une part de sens moral.
Elle ne pouvait plus rester passive. Quand une porte vers la Justice lui était entrouverte depuis des mois.

- Glenn Macleone est au juridique commercial ce que Alexander Feuerbach est à l'innovation médicale. Je l'ai choisi surtout pour ses qualités morales. Comme vous vous en doutez son domaine d'expertise le rend dés plus capable pour reprendre les dossiers en cours.

A cet instant Amélia suspendit sa voix. Car sa mémoire venait troubler sa raison. Bourré de charme, il avait été le premier homme duquel elle avait dû détourné le regard. Premier, d'une -longue- liste. Ainsi le travail et le plaisir se faisaient des appels depuis des années. Clark avait résisté... si longtemps. Si souvent.
Surtout, l'intelligence de cet Écossais avait bouleversé beaucoup de présupposés. Remué les théories. Un génie. Il lui paraissait parfait.

- C'est de plus un excellant meneur d'hommes. En fait, s'il avait été disponible neuf mois plus tôt, Clark l'aurait engagé. Immédiatement. Il trouve le projet extrêmement intéressant.

Amélia inspira. Préparée à ce genre d'interrogation. Elle avait apprit une réponse.
Pour ne trahir ni son amant. Ni la vérité en tant que telle.

- Monsieur, j'ai été cimentée part les pressions extérieures. Elle s'agita. Plaçant son corps un peu plus en avant. Cette décision est ma décision. Ce qui était strictement vrai. Votre sollicitude me touche Monsieur. Mais là encore, faite moi confiance. Ce changement s'avérera très bénéfique. Le regard racontait alors ce que la voix devait taire.

Amélia Clark
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Jeu 12 Juil 2018 - 12:14

Agent CSN
Amélia Clark

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Président
Alastair MacBeathag

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Au moins nos deux protagonistes étaient d'accord. Ce qui démontrait un peu plus que la démission de Clark pouvait être une vraie perte aux yeux de MacBeathag, qu'importe les arguments qu'elle pourrait lui opposer. Enfin, pour le moment, il observait les slides, lisait, s'informait, écoutait. Il comprenait le besoin du CSN de vouloir faire une chose pareil, tout en voyant toutes les problématiques qui risquaient de se poser. A moins que ce ne soit que des forces de l'ordre de plusieurs Arches qui se mettaient ensemble, mais comment gérer les lois internationales. On ne pouvait pas leur faire des passes droits avec autant de facilité.

- Exactement.

Mais il lui faudrait y réfléchir, réellement. De toutes les façons, ce n'était pas une décision qu'il prendrait de suite. Puis la conversation venait donc sur la décision de départ de la dame. Il l'écoutait toujours avec attention, haussant légèrement un sourcil alors qu'elle parlait du terrain. Il n'avait pas eu vent d'un engagement de cette femme dans une équipe plus active.

- Quand vous parlez du terrain... vous allez travailler avec qui?

Certes, le Président était curieux, mais il voulait comprendre et surtout savoir dans quoi se lançait son interlocutrice. Si elle se mettait plus en danger, il voulait voir s'il pouvait l'aider. Surtout qu'elle ne côtoyait pas les cercles les plus sains de la ville. Son compagnon était - après tout - un Lampeduza. D'ailleurs, le sujet risquait bien de finir par tomber. Car c'était une chose que notre homme n'avait pas oublié, bien au contraire. Mais d'abord, elle vendait son remplaçant. Avec tout ça, en effet, il semblait être l'homme de la situation.

- Bien, je vais donc lui donner une chance, puisque vous semblez lui faire confiance. J'espère qu'il sera à la hauteur du portrait que vous en faite.

Elle ne risquait rien si ce n'était pas le cas. Sauf le fait que MacBeathag risquait de ne plus lui faire confiance par la suite. Mais il doutait quand même qu'elle se trompe à ce point. Il savait qu'elle lui disait la vérité, mais pourtant, pourtant, il avait quelques doutes... comme dit, elle était en lien avec une famille dangereuse et influente.

- Mmmm... et cette décision n'a rien avoir avec Ezio Lampeduza?

Voilà. La question était posée. Il restait encore plus attentif aux réponses qu'elle allait lui faire. Ce n'était pas non plus un secret, après tout, ils s'étaient croisés au vernissage. Et même s'ils avaient déjà pu un peu en parler, Dom' n'avait pas insisté, depuis 9 mois, elle lui avait prouvé que sa relation intime ne touchait pas son travail, mais les choses pouvaient changer et de ça, il voulait en être rassuré.
Domhnall
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Ven 13 Juil 2018 - 17:18
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Head plantait son regard dans celui du Président Écossais. Du fer cerclé de bleu. Orgueil tutoyant l'ambition.
Plus aucune nervosité ne la perturbait. Ces derniers -neuf- mois avaient permit de dépasser le statut du lord. Tout en conservant la déférence attendue, elle le voyait sans couronne. Un homme égal. Seulement un peu plus haut dans la hiérarchie.
Bref inclinaison du menton. Volontaire. Car elle comprenait la position de son interlocuteur.

- Une unité du C.S.N., dont je ne peux pas énormément parler. Amélia supposait.

Le directeur répondrait aux questions du politicien. Directement. La plupart du temps la coopération était de mise. Les drames autour de l'Exposition Universelle avait encouragé à cela.

Le devoir de réserve la maintenait sous silence. De même qu'elle le faisait pour ce qui se passait au siège du gouvernement.
Obéissance aux règles internes. Unique moyen de tenir une position aussi complexe au sein de plusieurs organisations. Trois ans de collaboration avec les pouvoirs donnait à Clark autant de latitude que de contraintes. Pour elle les objectifs de fond ne changeaient pas. Très au clair sur ses motivations. Mais, elle voyait arriver le moment où elle serait dépassée par son rêve.
Grand fantasme post divorce.

- Je m'en porte garante. Affirma la dame.

Trop consciente du prix de la confiance gagnée. Elle avait retardé son départ -justement- pour être sûre que tout se passe bien. Dans les meilleures conditions possibles.
Succédant les entretiens avec Mister Macleone. Beaucoup de temps et de dialogues pour poser les choses. Lui, toujours fondamentalement le même et encore charmant. Entreprenant même. Malheureusement pour lui, comme à l'époque, Clark avait battue à froid. Divorcée. Incapable pour autant de faire double jeu. Dans le privé. Pas consciemment.

- Amélia pinçait ses lèvres. Rebutée par la perspective d'un mensonge. Vous savez bien sûr, que je suis sa compagne officielle.

Le vernissage avait levé le semblant de mystère autour de cette relation. Ezio Lampeduza. Premier homme, avec qui elle s'était affichée depuis la séparation, d'avec Georges Powell. Malgré tout, elle était autrement plus fière d'être connectée à un Sicilien frauduleux, qu'à un petit bourgeois aux mœurs discutables. Plus que discutables. C'était dire toute l'obscurité de l'Américain.

- Il ignore encore ma décision. Pour se donner de la contenance elle alternait le croisement de ses jambes. Il est différent de sa fratrie. Ses aspirations sont nobles. Le timbre de la voix posé. Les mains calmes. Head croyait profondément en sa vision. Conviction, que la patience et la bienveillance de l'amant renforçaient. C'est à mon tour de le soutenir.

Si les Siciliens avaient contre eux une chasseresse de moins. Il restait tous les autres. Chinois et Scandinaves bien sûr. Petits et grands bandits.
Seulement Clark, pour vivre pleinement, devait assumer sa plus grande contradiction actuelle. Elle était liée à une famille de trafiquants. Oui. Comme Ezio n'avait pas renoncé à leur relation pour ses choix. Aujourd'hui, elle renonçait à une arme pour les siens. Un choix personnel. Il se plaçait au-delà des sentiments, en jeu, dans le couple. Le respect pour guide de la pensée.
Sans doute une façon -aussi- de se prouver à elle-même, qu'elle était libre. Vraiment libre. Il le méritait.
Ils le méritaient.

- La vie m'a appris a préféré les remords aux regrets, Monsieur. Une touche philosophie. Tout à fait adéquate dans l'histoire de Miss Clark.

Amélia Clark
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Sam 21 Juil 2018 - 14:39

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Amélia Clark

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Alastair MacBeathag

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Ce n'était pas dans les ambitions de Domhnall de mettre ses interlocuteurs mal à l'aise. Surtout quand ils étaient des collaborateurs qu'il estimait. Clark en faisait partie, et il était content de voir qu'elle n'était plus autant intimidée par lui qu'aux débuts. Cela démontrait aussi sa force de caractère et le fait qu'elle avait réussi à passer par-dessus sa froideur et sa rudesse. Car il n'avait pas toujours été des plus sympathiques pendant ces neufs derniers mois. Ce n'était pas contre elle en particulier, mais quand il était de mauvaise humeur, tout le monde pouvait en prendre pour son grade. Même s'il essayait de faire attention. Son franc parler pouvait parfois en heurter plus d'un. Elle avait passé haut la main la barre, voilà aussi pourquoi il était dommage d'apprendre qu'elle quittait le navire. Mais qui était-il pour l'en empêcher? Le Président certes, mais cela ne lui donnait pas tous les pleins pouvoirs. Bien au contraire. Il serait un tyran à ne pas accepter les démissions des gens qui pouvaient travailler pour lui.

- Hum... bien... je prendrais donc rendez-vous avec votre directeur.

Puisqu'il lui fallait avoir des réponses, il irait les chercher directement à la source. Si en tant qu'agent, Clark ne pouvait pas tout savoir, il avait la possibilité d'aller voir directement les plus hautes marches des institutions sans qu'on ne le fasse poireauter pendant des heures. L'un des avantages de sa situation.

Un simple hochement de la tête marquait qu'il prenait donc note du fait qu'elle se portait garante de son remplaçant. De toutes les façons, c'était la base dans une situation pareille, non? Les dossiers étaient bien trop délicats pour les laisser à n'importe qui. Et puis, MacBeathag avait tendance à lui faire confiance. Car pour le moment, elle ne lui mentait pas. Il le savait. C'était ainsi.

- Très bien. Et comment le prennent vos supérieurs?

Parce que c'était intéressant de voir ce qu'en pensait les autres, du point de vue de la concernée. Sans doute qu'il poserait directement la question à ces dits supérieurs, mais cela n'empêchait pas d'avoir tous les points de vue. Plus simple pour comprendre pleinement toutes les problématiques. Même si en l'occurrence, ça n'en était pas une. Enfin, l'espérait-il. La suite de la conversation le lui confirma donc. Elle ne se cachait pas de sa relation d'avec un Lampeduza. Il ne savait pas si c'était noble ou stupide, après tout, ils n'avaient guère bonne réputation. Même si cet homme en particulier semblait faire profil bas et se détacher au mieux du lot, il connaissait sa famille et avait - sans aucun doute - participé à certains plans.

- Bien sûr, oui. Croisant les doigts devant lui, tout en la fixant. Prêt à soulever le moindre mensonge, tout en espérant que cela n'arrive pas. Au fur et à mesure, il voyait qu'elle ne lui disait que la vérité et qu'elle croyait en ses paroles. Au moins ne subissait-elle pas de pression. Tout ceci n'était pas dit pour endormir l'adversaire, elle n'était pas passée à l'ennemi et c'était tant mieux pour elle. Car elle aurait pu repasser cette porte avec des menottes aux poignets. Je n'ai pas à me mêler de vos affaires personnelles, madame Clark. Mais je ne peux pas ne pas m'empêcher de vous mettre en garde contre cette famille. Si cet homme vous donne l'impression de ne pas vouloir participer aux trafics de ses frères et sœurs, cela n'empêche pas qu'il est au courant et qui sait... qu'il y a peut-être participé fût un temps. Ne vous laissez pas charmer par ces langues de serpents... et en disant cela, il pensait surtout à l'aîné, Vito Lampeduza était un homme dont il fallait se méfier, comme la peste. Mais il n'allait pas le lui apprendre, n'est-ce pas?

- J'espère que vous n'aurez pas de regrets, alors. Se levant tranquillement. C'est donc la dernière fois que nous nous voyons ici. Passant son bureau pour venir vers elle, lui tendre une main franche. Je vais vous souhaitez tout le meilleur pour la suite, madame Clark, en déplorant réellement votre départ, vous étiez quelqu'un de précieux à mes côtés. Avec alors, pour elle, un vrai petit sourire. Ce fût un plaisir de travailler avec vous. Marquant une petite pause. Et si un jour vous vous lassez du terrain et que vous ne savez pas où allez. Venez me voir, nous aurons sans doute quelque chose à vous proposer.

Alastair ne manquait jamais de repérer les bons éléments et de les inclure dans son équipe. Voilà c'était dit, elle aurait sans doute une place de choix, si un jour elle changeait d'avis.

Avec cela, l'entretien arrivait à son terme. Le Président n'était pas du genre à étirer le temps pour rien. Surtout que son emploi du temps était assez chargé. Ils en avaient donc terminés, aucunement besoin d'allonger ces adieux. Il la raccompagnait tranquillement à sa porte.

- Faites attention à vous.

Oui, quoi qu'on en dise, MacBeathag tentait de faire attention à ceux qu'il estimait. Sans doute qu'Amélia Clark serait suivie de près, sans qu'elle ne s'en rende compte, puisqu'elle nageait au milieu des serpents. Il lui faudrait pouvoir se retourner avec aisance si tout venait à s'envenimer. Domhnall y veillerait.


Domhnall
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Lun 23 Juil 2018 - 17:07
Nine months later...








Amélia eu un sourire. Fugace. Une ombre lumineuse sur son visage, si souvent taxé de sévérité. Ce n'était pas exagéré. Elle pouvait l'être. Même parfois, elle aimait cela. Il n'y avait pas plus splendide armure que les écailles d'un Dragon.
C'est qu'elle imaginait fort bien, la tête du directeur. A la fois heureux de retrouver Miss Clark. Agacé de la voir quitter l'un des plus prestigieux bureau du grand Conseil. C'est que ses ouailles étaient, pour ainsi dire, une projection de lui-même. Sur le terrain.

Pendant une seconde un doute naquit. La belle brune marquait un temps de reprise.
Se pouvait-il que le Président est connaissance de son poste. L'autre, celui qu'elle avait été chercher en premier, auprès du défunt Perceval Rose ? Peu de chance tout de même. La Green Division, comme les autres, comptaient sur l'anonymat. Cela faisait partie des clefs de leur réussite. Agir dans le secret. Pas tant pour duper les honnêtes gens. Que pour surprendre les fourbes de toute espèce.
Amélia n'avait pas encore reprit contact avec Miranda. Pas de façon directe du moins.

- Je dirais qu'ils sont agacés. Ils escomptaient sur une vision carriériste classique. L'une de celle qu'ils auraient pu manier. A leur guise. Seulement, cette femme avait plus de vingt ans de métier. Si elle eu voulu être la numéro 1 d'un quelconque service. Elle l’eut pu. Plusieurs fois. Peut-être, parce que son retrait lui offrait une nouvelle liberté, elle ajouta. J'aime à penser que j'aurais au moins toujours le luxe de surprendre mes paires.

La tournure dont usa alors le lord mit Clark sur la réserve.
La teinte bleue de ses yeux gagna en profondeur. Elle apaisait son instinct défensif d'un petit mouvement de hanche. A vrai dire, elle se retrouvait surprise. Son interlocuteur ne s'était jamais laissé aller à un conseil personnel. Non, pas une fois au cours de leur période de travail.
Aussi parvint-elle à sourire. Plutôt que montrer les crocs. Après tout, ce grand politique ne savait rien d'elle. Rien qui ne fût pas extrait d'un dossier. D'un journal. Il ne savait pas que pendant prés de dix ans des serpent lui avait mordu la peau. Au point de la rendre insensible. Devait-elle le rassurer ?

- Soyez assuré, qu'à la première preuve d'un tel comportement, je serais celle qui donnerait le signalement. Sa tendresse pour le Sicilien ne la rendait pas aveugle. Seulement plus douce. Plus humaine. Quand elle aurait voulu écorcher vive Lucile Powell, Ezio, lui donnait le goût du pardon. Si elle en était capable pour une vipère... elle pouvait bien donner une chance à un mafieux. Surtout celui qui avait soigné son cœur atrophié.

Ils eurent une poignée de main. A leur image : ferme et loyale.

- Ici, oui, Monsieur. Déclarant ainsi une ouverture future. Ce mandat n'était pas encore terminé. Les occasions de collaborer se présenteraient. A nouveau. Les déclarations qui suivaient alors ne faisaient que renforcer la perspective. MacBeathag parvenait même à toucher son ex-employée. Ce n'était pas à la fierté. Mais à l'âme. Autant dire, quelque chose qui était rare. Insolite même. Ainsi se sentit-elle le droit de répondre. Avec franchise et aussi pas mal d'espoir. - Monsieur, sachez que grâce à vous, j'ai une fois au changement. Vous êtes un homme de bien. Comme il en faudrait plus. Ce fût pour moi un réel plaisir de vous rencontrer à travers cet échange. Je gage, que nous nous retrouverons.

D'un sourire, elle notait l'invitation. L'avenir surprenait souvent. Il conduisait rarement où l'on le prévoyait. Alors, peut-être qu'un jour c'est au prés de ce politique qu'elle reviendrait travailler. Clark avait trop vue, pour se fermer à des possibilités... professionnelles, tout du moins.

Leurs derniers pas, dans le calme. Dans un silence qu'Amélia trouva encourageant. Elle aurait eu plaisir à travailler encore avec lui. Néanmoins, elle ne changerait pas d'avis. Pas pour l'instant. Il fallait qu'elle sache. Au delà de Mrs Clark la progressiste. Oui, elle devait savoir. Cette autre partie de son histoire attendait de se réaliser.

- Oui. Monsieur. Un sourire confiant embellissait ces traits. Après une seconde elle répétait doucement. Vous aussi. Pour le bien de cette arche. Leur remémorant cet enlèvement. Ce coup frappé en plein cœur de la démocratie. Édimbourg ne devait pas perdre ce Président. Head en avait hautement conscience.

Ainsi se retirait-elle du bastion du pouvoir politique. Retraite sans aucun doute temporaire. Car Amélia le savait, elle ne résistait jamais bien longtemps au désir de Justice. Soit, pour le moment, elle pouvait partir. Le cœur léger. Le cœur curieux. Se consacrer à une quête qui ne regardait qu'elle. Quelle... prodigieuse aventure pour une louve aux crocs blancs.


[CLOS]
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