[CLOS] Dov'è il mio dovuto ? / Mr Carso, je vous prie.

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Ven 14 Sep 2018 - 14:44

Dov'è il mio dovuto ?Strega & Dante
Caleb n'était pas certains de vouloir rester assis. Il ne savait pas qui était cet homme et même s'il dégageait quelque chose de rassurant, ce n'était pas pour autant qu'il était prêt à lui faire confiance. Certes, il l'avait clairement sorti d'un mauvais pas. Mais qu'est-ce qui lui disait que ce n'était pas un coup monté de Strega? Cette femme était prête à beaucoup de choses pour obtenir ce qu'elle voulait. Il le savait, il avait entendu les récits. Il devait s'en méfier comme de la peste. Et elle était très certainement encore pire que la peste...

C'était surtout ce type qui lui demandait toute son attention, parce qu'il ne savait pas qui il était. Pourtant, son visage lui était familier, comme s'il avait pu déjà le croiser une fois ou deux. Mais il n'arrivait clairement pas à le remettre. Et c'était encore plus frustrant dans une situation de la sorte. Au moins, l'homme de main de la sorcière avait, lui aussi, était mis hors d'état de nuire. Ce qui n'était pas un mal.

- J'ai du mal à vous croire... lâcha-t-il un peu railleur, tout en récupérant son téléphone sans se faire prier.

Le numéro de sa compagne était déjà composé pour l'appeler, quand il arrêta son mouvement. L'homme venait de prononcer le nom de Sveda. Il la connaissait? Haussant légèrement un sourcil, Carso estima un instant son vis-à-vis, en se disant qu'il fallait peut-être qu'il lui fasse confiance finalement, ou en tous les cas, qu'il lui offre le bénéfice du doute.

Mais même s'il ne voulait pas tellement s'asseoir, le vieux loup sentait que ses jambes ne le porteraient pas très longtemps. Il chancelait même pas mal. Ce qu'il avait subi lui avait tiré un maximum de son énergie. Il se sentait épuisé, vidé. Il se retrouva sans vraiment le vouloir, assis à nouveau sur la chaise, tentant de garder à peu près pied. De ses deux mains, l'historien se frottait fortement les tempes.

- Eliott hein... son regard revenait sur sa personne, continuant de le fixer sans savoir encore s'il pouvait ou non lui faire confiance. Il cherchait dans sa mémoire si ce nom pouvait lui dire quelque chose. Sans succès. Hum... Il hochait légèrement de la tête. Oui... qui vous l'a dit? Sa main vint caresser, automatiquement, la tête du chat qui passait entre ses jambes, comme pour puiser un peu de force dans le pelage blanc de cet animal.

Pour devenir ami, il faudrait déjà que la confiance s'établisse, ce qui n'était pas encore le cas pour le moment. La voix de la rose des sables se fit alors entendre dans le hangar, ce qui ne manqua pas de remettre sur pied son compagnon. Enfin même s'il ne se remettait pas debout sur ses pieds, il s'était redressé sur sa chaise. Oui, finalement, Eliott ne lui avait pas menti. Un bon point pour lui. Un petit sourire se fit sur ses traits quand il croisa enfin le regard plus qu'inquiet de sa compagne, comme s'il cherchait à la rassurer, comme le faisait d'ailleurs cet ami impromptu.

- Ca va Sveda... je vais bien... un peu... fatiguer... lui caressant la joue, Dieu qu'il était heureux de la revoir. Il avait vraiment craint un instant que plus jamais il ne pourrait se perdre dans son regard. D'un petit mouvement de la tête, il acquiesçait, oui soigner sa plaie ne serait pas de trop. Il sentait sa chaire le tirer, le brûler même.

Bien entendu, le corps de sa vieille ennemie étendue un peu plus loin ne manqua pas d'attirer son attention. Tohum ne pouvait décemment pas laisser cette femme continuer à faire du mal à ceux qu'elle aimait. Ce point-là, Carso le comprenait parfaitement. Mais tout comme Odin, il estimait que ce n'était peut-être pas le moment. Et il ne voulait pas non plus voir sa belle avec le sang de cette saloperie sur les mains. Elle en avait assez fait... Eliott cherchait alors son approbation pour faire revenir la rose vers eux.

- Sveda... tu n'es pas... comme elle...

A quoi bon se salir encore les mains? Il y aurait sans doute d'autres moyens de la mettre elle aussi, hors du circuit. Des bruits de pas se firent alors entendre à nouveau dans le hangar, à croire que la cavalerie était arrivée... mais la cavalerie pour qui?
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Caleb
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Ven 14 Sep 2018 - 16:34
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Tout comme Sveda, Vito dès qu'il avait été prévenu avait mis les bouchées doubles pour rejoindre le lieu où se trouvait son épouse. Il lui avait toujours dit qu'il ne se mêlerait pas de ses affaires, surtout quand cela touchait à la magie, mais qu'Odin le fasse prévenir, lui faisait dire qu'il ne valait mieux pas attendre. Il ne comprenait d'ailleurs pas ce qu'il se passait, mais les questions seraient posées en temps et en heures.

Luke n'avait pas eu le droit de toucher au volant, le patron l'avait appelé pour le suivre, ils avaient pris l'un de ses bolides et Lampeduza roulait à tombeau ouvert, sans se préoccuper de la route ou de la circulation. Il donnait l'impression d'avoir fait cela toute sa vie, il n'avait pas été un pilote de course reconnu et adulé pour rien. Le bitume ne faisait parfois qu'un avec les roues de ses véhicules, La route n'avait aucun secret pour lui. Toute sa concentration était tournée vers sa compagne, il espérait arriver à temps. Il ne fallait surtout pas qu'il lui arrive quelque chose maintenant, alors qu'ils s'étaient enfin retrouvés!

Se retrouvant au niveau du hangar, il plantait sur les freins, pour sortir de la voiture sans attendre, courant - son garde du corps sur les talons - en direction de l'entrée, pour arriver en plein milieu d'une scène plutôt surprenante. Luke avait déjà sorti son arme, il lui faisait signe de la baisser et d'aller s'occuper de Maurice qui gisait au sol un peu plus loin. Sveda n'était pas la femme la plus dangereuse qui soit, normalement et les deux hommes déjà présents, tentaient très clairement de l'apaisée.

Reprenant un peu son souffle, remettant son habit correctement, Vito apparaissait à son tour dans la lumière, les mains placées pour le moment le long de son corps, fixant la fleur du désert de son regard noir et profond. Ils s'étaient promis, tous les deux, de faire attention. Le Sicilien se souvenait qu'il lui avait dit qu'il tenterait de faire en sorte que Nikolas... la laisse un peu tranquille. Cela semblait être raté. Mais les rancunes aussi vieilles, étaient difficiles à faire oublier. Il se concentrait sur les pensées de la blonde, voyant bien que le dilemme qui se faisait dans son esprit, n'était pas une mince affaire. Mais il n'était pas d'accord, tout le monde ne se porterait pas mieux sans sa belle.


- Eloignez-vous, Sveda... il serait dommage que nos relations se détériorent elles aussi, n'est-ce pas? Lâcha-t-il d'une voix calme et profonde, sans bouger de là où il se trouvait, pour ne pas se rendre plus menaçant qu'elle pourrait le croire. Son regard se porta un instant sur le vieil ami. Eliott... voilà qui est surprenant. Puis-je savoir ce qu'il se passe?

Après tout, il fallait bien qu'il comprenne la situation, pour peut-être prendre la bonne décision. Son regard venait alors se porter sur le corps étendu de sa compagne, au pied de Tohum et d'Odin, il leur faudra trouver une très bonne explication, pour ne pas se mettre à dos ce parrain sicilien.
Beleth
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Sam 15 Sep 2018 - 10:53
Dov'è il mio dovuto ?


Feat. Caleb



Quand la Prodigue, surnommée la rose, devint une menace pour la vieille âme, elle activait un sort muet. Un sort mineur, dont le fonctionnement ne requérait aucune participation -active- de son auteure. Le corps de la Lampeduza se transformait momentanément en un émetteur. Il propulsait, une onde sonore spécifique qui se percevait uniquement par les bêtes. Néanmoins, les parois de l'entrepôt en restreignaient la propagation. Seuls les chiens qui se trouvaient encore dans un périmètre d'un kilomètre se mirent à dresser l'oreille. Un des chiens de garde de la Strega rebroussait alors chemin pour répondre à l'appel magique.

Au même instant, dans une tout autre mesure, le chat blanc qui se trouvait aux pieds de l'archéologue s'écartait pour adopter un étrange comportement. Le sort de la Sorcière ne pouvant le contraindre directement à obéir, il ne faisait que perturber ses repères extra-sensoriels. Napoléon venait au chevet de la Sicilienne, assit, il la veillait, entamant un miaulement plaintif. Il cherchait visiblement à attirer l'attention des humains.

Plus haut encore, dans le ciel Écossais, un oiseau de chasse avait arrêté de faire des cercles concentriques autour du port. Il se posait sur le toit du hangar pour entrer à l'intérieur et se percher sur une barre transversale. Ses yeux de chasseur épiaient la silhouette blonde avec une très grande attention. Cependant, il n'allait pas encore intervenir. Quelqu'un veillait à ce que l'animal demeure en retrait, lui ainsi que tous les autres.

Nikolas quant à elle, inconsciente, naviguait au sein de l'entre-deux-mondes. L'endroit où allaient les pratiquants qui avaient échoué dans un rituel. Ce n'était pas son premier séjour dans cet endroit. Elle avait quelques fois dû assumer ce genre d'échec. Cependant, elle était consciente de la précarité de sa situation. Pelletier ne devait pas revenir avant une heure. Ce qui signifiait qu'elle était à la merci d'un ancien inquisiteur et d'un ancien dieu quelques fois versatile.

Une nouvelle aura lui redonnait alors un regain d'optimiste. Dans une strate, comme dans les autres, Cnossos était encore capable d’identifier certaines présences. Celle du Duc Lampeduza était de ce petit nombre.




La rose du Désert aurait aimé se concentrer uniquement sur le bien être de Caleb. C'était d'ailleurs un profond désir chez elle que de participer à cela. Nous le savons. Elle en témoignait chaque jour, que ce soit chez elle, ou à l'école. Tout le monde s'accorderait à dire que Sveda était une femme portée vers le Bien. Dante en était l'observateur privilégié. Il voyait toute l'humanité avec laquelle elle tentait de participer à l'équilibre du monde.

Pourquoi était-ce alors si dur pour elle d'abandonner la hache de guerre contre la Crétoise ?

« Vous ne comprenez pas... » Insistait-elle tant auprès du Nordique que de son compagnon de vie. Dont l'état, d'ailleurs renforçait ce discours qu'elle tenait. « J'ai essayé. Mais c'est un poison. »

Tohum savait qu'elle n'était pas la seule personne à penser de cette façon. L'Ordre lui-même remettait en cause l'autorité de l'Immortelle. Ce n'était pas rien. Depuis Marisa, plus personne n'avait envisagé de s'opposer frontalement à cette Vipère. Sveda avait envie d'y voir un signe. Elle voulait, c'est vrai, se dire que... l'heure était peut-être enfin venu de couper la tête de l'Hydre, pour donner à Sam et à tous les autres, un monde plus sûr. Une fois encore la question du Bien et du Mal s'imposait donc.

« Dante ? Tu l'as bien vu toi. Parfois il faut sacrifier le plus petit nombre pour le tout. Non ? Ce n'est pas ce que l'on nous dit depuis toujours ? »

La présence de Beleth, à son tour, s'imposait alors dans toute cette équation quantique. Une donnée supplémentaire, qui plaçait la belle dans une position encore plus inconfortable. Elle aussi se souvenait de leur dernière discussion. Elle lançait un bref regard vers l'homme de main et son arme à feu. Encerclée par les menaces, Sveda n'en avait pas moins besoin de se faire entendre. En particulier devant l'homme du Sud. Le moment n'était pas idéal, mais, il le deviendrait.

« Vito... vous aviez promis ! J'ai pris le partie de vous faire confiance. Alors que tout m'indiquait le contraire. » Le ton était accusateur, à l'égal de ce regard bleu, où se sentait l'ancienne colère et la peur du monstre. Sveda avait toujours eu peur des capacité de son ancienne mentor. A juste titre... « J'ai respecté ma part de l'accord, n'est-ce pas ? N'est-ce pas Vito ? J'ai rangé mes armes, alors qu'elle continu d’insinuer le chaos. Partout ! Alors que toutes mes convictions m’appelaient à agir. » Garder le coffret était une petite assurance toute petite- pour que la Strega ne puisse pas faire plus de mal qu'elle n'en faisait déjà. Ce n'était pas une raison pour kidnapper un homme ! « Et regardez où nous en sommes maintenant. Que croyez-vous qui se serait passé, si personne n'était intervenu ? » Le Sicilien était le plus à même de savoir dans quel état aurait fini l'ex-Inquisiteur. « Vous le savez. Elle aurait tué Dante. Elle l'aurait fait. Eliott toi-même tu le sais. Dante ? Elle était sur le point de le faire... » Se défendait-elle, cherchant -cette fois vainement- un soutient de son compagnon.

Les grains d'argiles, rependus sur le sol de l'entrepôt, se mettaient à l'éviter. La manifestation des dons de Tohum. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait plus perdu ainsi ses moyens. Bizarrement, chaque fois que cela arrivait Nikolas, où quelqu'un de sa clique, n'était jamais loin.

« Et elle recommencera. Vous le savez bien tous les trois ! » C'était ce qu'elle avait prédit après la mort de sa petite-fille. Encore après lorsque Kim avait eu des ennuis. N'avaient-ils pas dû protéger Riley de son père... l'un des sous-fifres de la Sorcière ? Kussi ne les avaient-ils pas aidé à protéger Samuel de cette horrible sadique ? Objectivement parlant... quelles raisons étaient assez fortes pour ne pas lui faire planter cette paire de ciseaux dans le cœur endormi ? « Je suis lasse de son ombre, sur notre épaule. Le comprenez-vous seulement ? »



Odin
IDENTITE : Eliott
GROUPE : Haute société
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AGE : 65 ans
ETAT CIVIL : Célibataire sans enfant
PROFESSION : Antiquaire reconnu. Cuisinier haute gastronomie
POUVOIRS : Contrôle élémentaire de la foudre et de la pluie. Communication avec la faune. Immortalité.
ETAT DE SANTE : Un peu de fatigue. Mal de dos.
LIENS : Ami de Strega et Beleth. Connaissance de Tohum. Protecteur de Hellequin.



Odin n'avait donc pas eu le temps de répondre à la question de Carso, puisque tout s'était précipité. Ils remettaient à plus tard cette conversation. Bien que Caleb pourrait d'or et déjà deviner quelques petites choses, s'il prêtait bien l'oreille. Par amitié pour la blonde et par curiosité également, le vieux loup n'abandonnerait pas cet homme à des élucubrations sans fin. Il trouverait bien une façon de dire une partie de la vérité.

Eliott connaissait les sentiments qui empoisonnaient le cœur de Sveda, la rancœur, la peur, la rage. A divers occasions, à travers le temps, et l'espace, il avait observé les deux femmes se faire la guerre. Ça sans jamais prendre partie pour l'une ou l'autre. Il les aimait chacune et pour des raisons d'ailleurs très différentes. Elles étaient si dissemblables, deux faces d'une seule pièce. Leurs existences reliées intrinsèquement, semblaient participer à l'équilibre général des forces.

_ Je vous expliquerait mon ami. Ravi que vous ayez eu mon message. Nous ne disons pas non à une voix supplémentaire à ce chapitre. Comme vous l'avez deviné les choses se corsent. Résumait-il, avant de sourire affectueusement à la douce lionne.

D'un regard, il ordonnait au félin de stopper ses lamentations. Ce n'était pas le moment de faire du boucan. Les humains devaient régler le problème dans cette réalité, avant de se préoccuper, de celle où se trouvait Cnossos.

_ Sveda... Nikolas ne peut mourir. Pas de ta main, tu y perdrais une partie de ton âme. Tu le sais. De plus, elle doit vivre encore. Une remarque plus obscure.

Le Nordique avait souvent ce ton prophétique. Il conservait cette assurance divinatoire d'une lointaine époque. De plus, lui aussi, avait eu un écho des récent bouleversements. Le nom de Nikiya et celui de Stone étaient remontés jusqu'à son arche. Ce qui en disait long sur l'influence de ces Sorcières. Plus tôt qu'ils ne le pensaient, une nouvelle bataille allait s'imposer en terre païenne.

_ Sveda... Murmurait le vieux Prodige alors que des volutes de sable apparaissaient dans le vaste espace. Tu es faites pour l'amour. Souviens-toi. Regarde. Ton homme est épuisé. Rentrez. Va prendre ton fils dans tes bras. Embrasse-le. Dis-lui que tu l'aimes.… Nikolas ne les touchera plus. Nous t'en faisons la promesse. N'est-ce pas Vito ? Prenant le Sicilien à partie. Ils devaient bien éviter qu'une tempête de se léve.



Strega
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Sam 29 Sep 2018 - 23:04

Dov'è il mio dovuto ?Strega & Dante & Sveda & Beleth
Oulha, tout commençait vraiment à partir en vrille. Rarement Dante avait vu Sveda dans cet état. Il connaissait son passif, une partie en tous les cas, avec cette sorcière, mais voir en vrai ce qu'elle faisait sur sa compagne, le rendait triste et le mettait en colère. Parce qu'il la ressentait profondément, celle de sa compagne et cela influençait aussi pas mal sur ses propres émotions, quand épuisé et blessé, il maîtrisait encore moins que d'habitude les émotions pouvaient affluer en vague et s'écraser contre lui, sans laisser une réelle possibilité de ne pas se faire submergé.

- Sveda... il tentait de se faire entendre, qu'elle comprenne que ce n'était pas le moment, qu'elle ne pouvait pas faire cela, même si toute son âme lui hurlait le contraire.

La voix de l'italien lui fit tourner la tête. Il fronça les sourcils. Comment était-il apparu aussi rapidement? Qui l'avait prévenu? Cet homme inconnu au bataillon qui semblait l'avoir sauvé mais qui semblait aussi être un ami des mafieux? A quel jeu dangereux jouait-il vraiment? Et Tohum dans tout cela? Les questions qu'elle envoyait à Lampeduza, ils s'étaient... vus? Elle ne lui en avait pas vraiment parlé. Avaient-ils passés un accord? La belle du désert était toujours prête à beaucoup pour protéger les siens. Il tendit la main dans sa direction.

- Je ne... sais pas... il ne savait pas pourquoi, mais il ne se sentait pas très bien. Il lui était difficile d'articuler des mots. Il comprenait le point de vue de sa compagne, mais il avait toujours été contre donner la mort de son plein gré. Quand il était sorti de sa rage, il avait décidé de ne plus jamais le faire, même pour sauver le plus grand nombre. Il pouvait y avoir d'autres solutions.

Heureusement, la voix du nordique se faisait à nouveau entendre, il disait les mots justes, ceux que Sveda devait entendre. Il fallait qu'ils quittent cet endroit, qu'ils rentrent chez eux. Sans savoir si la confiance mise en ces deux hommes dernièrement arrivés serait réellement une bonne affaire. Mais que pouvaient-ils faire d'autre? La menace de l'arme du garde du corps de Beleth était une vraie dissuasion, en tous les cas, pour le vieux loup.

- Sveda... il portait une main à sa tête, les attaques émotionnelles étaient de plus en plus violentes, il ne savait pas si c'était dû à la colère qui montait de plus en plus chez la belle ou si c'était ce qu'il avait subi qui l'avait mis à fleurs de peau.

Une chose était certaine, Carso avait besoin de s'étendre, d'un peu de repos, d'être soigné. Ce n'était pas le moment pour lui d'essayer de gérer un conflit. Il n'en avait pas la force, il sentait qu'elle le quittait peu à peu. En fait, sans s'en rendre compte, en voulant faire un pas vers elle, pour lui prendre le bras, pour la faire s'éloigner du corps de Strega, il s'écroula au sol, perdant connaissance.

Oui parfois, le corps décidait de s'éteindre de lui-même. Trop d'informations à gérer, c'était rare de le voir faire une crise quand il était assailli ainsi par autant d'émotions, mais il n'avait pas l'énergie nécessaire pour refouler correctement ce surplus. L'épuisement avait fait le reste. Le sortilège aussi peut-être... allez savoir.

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Caleb
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Sam 29 Sep 2018 - 23:28
Difficile de comprendre tous les tenants et les aboutissants quand on débarquait ainsi dans une affaire qui ne nous concernait pas de base. Vito était donc dans cette situation. Il voyait pourtant bien que son épouse avait dû tenter quelque chose contre le compagnon de Sveda, ce qui ne manqua pas de le contrarier quelque peu. Comme le lui rappelait si bien la Rose des Sables, il avait fait une promesse. Qui, en effet, n'était pas tenue. Mais il lui avait aussi dit que ce ne serait pas évident de faire que Strega ne l'approche plus. Elles étaient parfois comme les deux faces d'une même pièce. Les contraires s'attiraient, quoi qu'on en dise, quoi qu'on tente de faire. Mais le sicilien ne bougeait pas de l'endroit où il se trouvait. Eliott lui faisait comprendre que la situation se corsait, oui ça semblait être le cas.

- Je m'en souviens Sveda, oui. Mais j'ai eu moi-même quelques problèmes à régler de mon côté. Notamment un long séjour en prison, qui n'avait pas aidé à ce que Nikolas oublie ses vieilles rancunes et n'en veuille à la planète entière pour l'avoir mis ainsi dans une cage. Et qui pouvait réellement dire qu'il pouvait contrôler, d'une façon ou d'une autre, une telle femme. Personne bien entendu. Je le sais, vous avez bien fait, vous devez continuer ainsi, à quoi bon la tuer, si c'est pour vivre ensuite avec cette culpabilité qui vous rongera le cœur. Car il estimait que cette femme n'était pas faite pour la mort et le nordique semblait être d'accord avec cela.

Peut-être bien que Dante n'aurait pas survécu à sa rencontre avec la sorcière... le mari savait parfaitement de quoi son épouse était capable. Mais serait-elle allée jusqu'au bout? En connaissance de cause. Il pouvait en douter un peu. Cela n'aurait pas servi sa cause. Enfin... il ne comprenait pas toujours toute la logique de Cnossoss non plus.

Les deux hommes tentaient tant bien que mal de raisonner cette nomade. Il fallait qu'ils y arrivent en tous les cas. Son compagnon semblait être vraiment mal au point. Il chancelait sur ses jambes, la pâleur de sa peau le rendait presque transparent. Il avait dû passer un mauvais moment en compagnie de sa femme, de ça, le duc n'en doutait pas une seule seconde et il serait sans doute dans le même état que la rose, voire pire, si cela était arrivé à Nikolas. Pourtant, il était du côté de ceux qui devaient sauver la sorcière, coûte que coûte. Les paroles presque prophétiques d'Odin lui firent froncer les sourcils, ne comprenant pas où il voulait en venir, mais une chose était certaine, oui, il tenterait de tenir éloigner cette femme de cette famille, comme il le lui avait promis.

- Bien sûr Eliott, nous ferons en sorte qu'elle vous laisse en paix, pour de bon. Je n'ai jamais voulu vous mentir Sveda et ma parole tiens toujours.

Un bruit sourd lui fit tourner la tête, voyant l'archéologue écroulé au sol. Hum, les choses se corsaient un peu plus, mais cela lui permettait de s'approcher du corps de sa compagne et de faire signe à Luke de la prendre avec délicatesse, restant devant, les mains dans le dos, sans jamais se montrer hostile à quoi que ce soit.

- Comme l'a dit Eliott, il a besoin de repos, partons chacun de notre côté. Le sang a suffisamment été versé ce soir Sveda. D'un signe de la tête, Luke était déjà dehors avec sa patronne dans les bras, qu'il installait dans la voiture, aux côtés du français qui était tout aussi sonné. Lampeduza jeta un regard à son vieil ami. Nous devrons discuter... Et sur ces mots, il disparaissait à son tour.

Car il fallait bien qu'ils mettent les choses à plat. Surtout qu'il se doutait qu'Odin n'avait pas fait qu'apparaître au bon moment et convaincre la sorcière de lâcher son affaire. Mais les explications attendraient, elles attendraient que tout ce petit monde soit chacun chez lui, sains, mais surtout sauf.

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Beleth
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Dim 30 Sep 2018 - 23:24
Dov'è il mio dovuto ?


Feat. Caleb


Tohum tenait tête non pas parce qu'elle en avait envie. Il n'était pas dans sa nature de s'opposer pour s'opposer. Il fallait que le sujet lui tienne à cœur et qu'elle se sente disons, dans l'obligation, de faire entendre son point de vu. Vous devez bien reconnaître avec moi que le cas de figure présent est un cas d'école. Sveda avait passé des mois à envisager le trépas de Nikolas. Puis elle avait passé des mois à écarter sa hantise de cette femme de ses pensées. N'importe qui à sa place aurait été perdu.

Surtout que quelque part elle ne comprenait pas pourquoi ces deux vieux bougres continuaient de la défendre. Vito avait l'argument de l'amour. L'amour qui comme le disait le dicton vous privait des sens et de la raison. Mais Eliott était sensé être plus alerte. Mais, à le voir, la rose commençait à penser qu'il était plus intervenu pour protéger la sorcière que pour défendre Caleb.

« Ais-je vraiment bien fait ? Venant d'un mafieux je me permet de mettre tout cela en question. » Ce genre de remarque était un signe que Kent était dans un fort état émotionnel. En temps normal, Beleth n'aurait pas été réduit à sa situation professionnelle. Pas dans la bouche de la rose du moins. « Avez-vous seulement l'envie de la contenir ? »

La tempête était en fait déjà là et elle se déchaînait dans le crâne de Tohum depuis un bon moment. Le débat paraissait même stérile à ce stade. Les protecteurs allaient peut-être devoir se résoudre à employer une méthode un peu plus directe pour empêcher un drame.

« Et comment notre fils est-il sensé vivre en paix sur une arche où elle se trouve Eliott ? »

Ce fût de voir Carso étendu sur le sol qui provoquait le déclic indispensable.

« Da... Non non, non, non... Dante ! » L'arme ricochait sur le sol, alors que la blonde faisait volte-face pour aller vers le vieux loup blessé. Ses mains de soignantes s'activaient pour l'étendre correctement, sans le malmener. Elle en oubliait les autres, la situation, submergée par une peur intense. Tout à coup sa colère lui apparaissait comme une réaction inutile et stupide. Elle s'en voulait d'avoir laisser la colère prendre le pas sur le reste. « Pardon, pardon. Je t'écoute maintenant. Ma voiture ! Eliott prend les clefs. Approche-là. Je dois l’emmener à l’hôpital. » La rose tenait délicatement la tête de Carso pour qu'il n'ait pas le cou tordu. Elle scrutait son visage fermé au teint livide.



Odin
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Le Nordique concervait son attitude calme. Bien que l'état du jeune archéologue le préoccupait, au moins autant, que celui de la Duchesse. Il n'avait pas eu le temps d'étudier qu'elle sort cette dernière avait jeté. Cela aurait pu aider à comprendre davantage tout ce qui se passait. Mais avec la nomade prête à assassiner sa paire difficile de tout faire.

D'ailleurs à l'entendre le vieux loup blanc se demandait s'ils parviendraient à l'apaiser. C'était finalement à son compagnon qu'il fallait rendre grâce.

_ Oui. Bien sûr. Je viendrais vous voir d'ici quelques jours mon ami. Eliott observait alors la belle Crétoise dans les bras du gaillard. Surtout, attendez qu'elle se réveille d'elle-même. Cela peut prendre quelques jours.

Le Duc n'en était pas au premier coup du sort. Odin en avait conscience. Mais un mari averti en valait toujours deux. Tel qu'il venait de le dire Cnossos devait s'en sortir, survivre à sa propre bavure. L'Ordre, entre autre, aurait encore besoin de son expertise et de son talent. Ainsi le dictaient les runes. Ce depuis un bon moment déjà.

Odin laissa ainsi le clan des Lampeduza s'en aller. Néanmoins, un charmant corbeau restait dans le sillage du groupe. Une façon discrète de s'assurer que Nikolas et Vito parviendraient à bon port. Tohum n'était pas seule adversaire du couple. De plus, cette blonde pouvait être fédératrice. Voilà un point dont il était certain.

Sveda, je vais t'aider à le porter. Déclarait alors Eliott en s'exécutant. Il se chargeait du bas du corps de Caleb pour le transporter, faisant fie des protestations de son dos. Il fallait aller au plus pressé pour aider le petit. Napoléon, astucieux prenait les devants pour escorter le trio hors du hangar. Les champs de force étant tombés, ils pouvaient quitter cet endroit.






La Sorcière était un fétu qui reposait à la merci des autres. Elle ne pouvait rien exiger de personne. Même les esprits de l'entre-deux-monde se tenaient à distance d'elle. Ce temps de replie obligatoire serait peut-être utile. Peut-être, peut-être pas, cela ne dépendant que de Nikolas.

Strega
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