'You are the female Macgyver!' Feat. Ash

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Ven 16 Mar 2018 - 15:15


You are the female Macgyver! WATCHMAN & ASH
Craigroyston, c'est là que je suis allé à l'école gamin. Je n'en garde pas tant de souvenir que ça. L'odeur de l'herbe coupée dans la coure, et celle des cuisines de la cantine, quand on allait se laver les mains avant de manger. Ça fait deux, trois ans, qu'ils ont tout bétonné. Plus d'herbe pour jouer au foot pendant la récréation. Je trouve ça moche. A quoi jouent les jeunes aujourd'hui ? Enfin la question ce serait plutôt est-ce qu'ils jouent encore dehors ici ?

Hollie a un gamin. Je le sais, parce qu'elle en a parlé. Mais à part qu'il s'appelle Kenny et qu'il a l'âge de faire ses premières conneries, j'en sais pas beaucoup de plus. Je ne l'ai jamais vu non plus. Je n'ai même jamais entendu parler de son géniteur. Il a pas l'air de faire partie du décor. Avec la mère qu'il a ça doit compenser. J'ai tendance à penser que la famille, telle qu'on là connaît, ce n'est qu'une construction sociale. En voyageant, grâce à l'armée, j'ai vu des modèles de famille, dans tout le monde.

Au cœur de l'action, dans la haine et le sang, des groupes qui se redéfinissent pour survivre. Je confierais plus facilement ma vie à un pote,qu'à mon propre père. C'est dire !

J'arrive à proximité de l'atelier. Je reconnais le son familier du métal qui travaille sous les clefs. Je repense à Connor, le mécano, pendant Tripolis. Il était bon pour réparer les moteurs. Il était encore meilleur pour... Ce qu'on a pu se sauter dessus pendant les nuits de veilles. Ce que je préférais c'était sa façon d'approcher, avec le sourire de celui qui sait qu'on va s'amuser. Sa bonne humeur nous a aider à tenir le coup, pendant cette mission de merde. J'ai chialer quand je l'ai vu s'écraser dans le sable. J'ai même été voir sa femme. Y a trois ou quatre ans. Elle a tout de suite compris. Normal.

Je vois la miss qui bataille avec une machine. Je souris devant son air décidé. J'adore son tempérament de feu. Nature. C'est le premier mot qui me vient quand je pense à elle. Je lui présenterais Summer un de ces quatre. Avec tout ce qu'elles ont en commun obligé que ça passe. En y pensant, j'ai rencontré deux, trois nanas hyper cool ces derniers temps. Hmm. Les Écossaises sont nice.

_ Yop ! Je gueule pour attirer son attention. Je m'arrête à deux mètres de l'appareil et je freine.

Ça doit faire pas mal de temps que je ne suis pas revenu. C'est vrai que tant que "T" va bien je me manifeste pas trop. Je sais qu'Ash n'est pas du genre à s'en formaliser. Elle a une vie bien chargée elle aussi. Et puis le temps file à une vitesse. On se retourne à peine qu'un mois bien de nous passer sous le nez. Mais bon il ne semble pas avoir de prise sur elle.

Elle a la banane la mécano. C'est comme avec Roxanne quoi. Tu la vois et tu as envie d'être de bonne humeur. C'est cool. Ce genre de personne font du bien. Elles aident à se souvenir qu'il y a des gens bien dans ce monde. Ce n'est pas un luxe, vraiment pas. Bon, elle fait partie des personnes avec qui j'essaye toujours de faire un effort du coup.

_ Livraison de la machine de guerre! Tada. J'vois que tu es déjà sur un truc. Qu'est-ce qui coince ? Je ne suis pas du tout mécanicien de base. C'est seulement qu'avec le système démerde de l'armée, on fini toujours par toucher un peu à tous les métiers.

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Mer 4 Avr 2018 - 21:05
Putain de saloperie de foutue soudeuse.
Une clé de douze dans la main, j’essaie de revisser un foutu module. C’est bien beau d’avoir un atelier, mais faudrait encore avoir les machines qui vont avec. A force de bosser sur des antiquités, tu m’étonnes que le boulot devienne compliqué… Merde, j’suis soudeuse moi, normalement, pas mécano. J’ai pas tellement que ça à faire de réparer les installations. Mais j’ai l’impression de passer plus de temps à ça qu’à autre chose, dernièrement. Toutes les machines tombent en rade, les unes après les autres. Les mecs vont finir par péter un câble, si on leur donne pas les moyens de bosser convenablement. Faut dire que pour le moment, à l’atelier, c’est pas la joie. On est une petite boîte, et on est spécialisés. Nos quelques clients restent principalement par loyauté. Faut dire que Larry, c’est un mec réglo. Il est efficace, et faire appel à lui, c’est s’assurer du bon boulot. Mais face à des monstres du genre Prescott Power&Industr, qui peuvent manufacturer une pièce du début à la fin, pourquoi les gens s’emmerderaient à devoir passer par trois artisans différents ? On est à une époque qui veut la simplicité. Une époque qui s’annonce pas terrible pour les petites compagnies dans notre genre. C’est la crise, ouais. J’me dis que bientôt, Larry n’aura plus la thune pour nous garder tous les quatre. Qu’il devra licencier, s’il veut essayer de sauver sa boîte. Qu’est-ce qu’il pourrait faire d’autre ?

Ouaip. Mon boulot tient qu’à un fil. Enfin, c’est la vie, ça. C’est pas comme si j’y pouvais quelque chose, de toute manière. Autant faire de mon mieux et espérer que je passe à travers.

Je pousse une bordée de jurons inventive en me coinçant un doigt entre deux pièces métalliques. C’est sur ces entrefaites que j’entends un salut retentissant, qui me coupe un peu dans mon élan ordurier. Pas plus mal ! Mon sourire revient sur mes lèvres, aussi sec.


- Hey !

J’essuie mon front plein de cambouis sur une manche à peine moins crade, et me marre en voyant l’état de mon bleu de travail. Du coup, je retire le haut et noue les manches autour de mes hanches, laissant apparaître un simple tee shirt délavé en dessous avant de m’approcher de lui pour lui faire un hug. Ouais, Sean, il a droit aux hugs aussi. J’l’aime bien. Puis il m’a prouvé que c’était pas parce que t’étais flic que t’étais FORCEMENT une pourriture, ce que j’ai longtemps… cru, disons. Enfin, pas que j’y croyais vraiment, je l’avais simplement décrété. Les flics représentent la loi, et la loi, pendant un moment, je lui ais bien craché dessus. Je me suis un peu calmée depuis. De toute manière, j’ai jamais bien intégré le principe de « ne pas avoir le droit ». Quand je veux quelque chose, c’est clairement pas le fait que ça soit interdit qui m’empêchera de l’avoir. Je fonctionne comme ça. Avec ma propre vision du monde, du bien et du mal, et essayer de m’obliger à en adopter une autre, c’est un peu comme causer à un mur.

Je me recule pour l’observer un peu. Vérifier qu’il va à peu près correctement, quoi. On se voit surtout grâce à T, en fait. Mais de toute manière, c’est comme toutes les relations, hein. Y’a toujours un prétexte de base. Je désigne la soudeuse du pouce derrière moi et hausse les épaules :


- Bah, c’est juste une vieille machine. Au bout de 20 ans de bons et loyaux services, au bout d’un moment, elles veulent prendre leur retraite, c’est normal.

Je développe pas bien plus. Le sujet risquerait de me déprimer un peu trop, et j’ai pas spécialement envie de me déprimer.

- T’en fais pas, j’suis déjà aux heures supp’, là. J’voulais finir avant de rentrer, mais c’était du zèle. Puis tu sais que j’suis du genre borné, surtout avec les machines.

Je me marre. Il m’a déjà vu faire.
Mon regard descend sur le fauteuil, cherchant les stigmates d’un souci, pour peu que celui-ci soit visible. Il ne m’avait pas donné beaucoup de détail. Le pauvre T a quelques bosses. C'est assez révélateur.


- Bon, qu’est-ce que tu leurs a fait subir, à tes freins ? Enfin... pas qu'aux freins à priori. Comment tu vas?

Je lui jette un regard significatif. C'est tout moi : remarquer les petits détails et appuyer direct dessus. J'suis pas tellement du genre à prendre des gants. Mais je reviens vite à ladite machine de guerre:


- C’est les deux, qui déconnent ?
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Mer 25 Avr 2018 - 18:44

You are the female Macgyver! WATCHMAN & ASH

La case hug a été un peu compliquée à passer les premières fois. Je suis moins tactile qu'avant. Je suis même dérangé par certains contacts physiques. Il y en a que je ne supporte plus. J'ai des excès de violence si on tente de me surprendre. Même pas la peine de chercher à jouer. Les psy disent que c'est une réaction classique. La peau a été trop traumatisée. La mémoire enclenche des défenses. Cette carcasse sait rester en vie putain de merde. Je suis coincé dedans.

_ Ouais, ça j'ai remarqué. C'est bien pour ça que tu gagnes toujours contre celui-là.

Y a des gens qui ont du pif quand ça concerne le genre humain. J'pense qu'Hollie en fait partie. Je connais pas les détails de son histoire perso. Je n'ai pas demandé. Mais à certaines de ses paroles je me doute que ça n'a pas du être simple. A quelques-unes de ses réactions, j'ai compris que des mecs avaient fait les connards. Quels cons. Mais quels cons. Si j'avais trouvé une femme comme elle sur ma route je l'aurais honorée.

Je ne sais pas trop dans quelle proportion elle a réellement envie d'entendre combien la vie est une pétasse avec moi. J'ai plutôt tendance à éviter la complainte. Ce qui fait que je parle moins. Mais, je fais des efforts pour être socialement admissible... en permanence. C'est un vrai sport. Je souris, en essayant de pas penser à l'escarre qui tente de se réinstaller à la base de mon dos. C'est comme un putain de retour de la gangrène. Comme pour me dire : Hey Sean, mec, t'es pourri jusqu'au cul. Les gens pensent que la chance c'est d'avoir réchappé à la mort. Je les invite à passer 24 heures avec ce trou.

_ Yep, les deux. Je crois que lui aussi commence à se faire vieux. Ça devrait pas être trop long... merci de faire du rab !

Allez. Gardons le moral. Il ne fait pas trop moche. Le boulot est fini. Le mieux c'est de se concentrer sur autre chose.

_ Tu s'ais je connais un mec qui tient un magasin de récup sur XXX . Il a souvent du matois pour les mécas. Ça pourrait peut-être te dépanner...

je ne lui parle pas de mon pote haker. Celui qui sait comment générer du fric. Il me sert pour coincer les faussaires, les trafiquants et tout autre merde, qui doit aller derrière les barreaux. Enfin, dans la théorie. Ça c'est sur le papier. Je dirais que je ne suis pas aussi catégorique que la majorité de mes collègues. On doit s'adapter au contexte pour bien faire le job.

Je l'ai eu. Saloperie de moustique de mes deux. J'espère qu'Ash n'est pas une de ces pro-vie, qui nous serine sur comment sauver les Qu'est-ce qu'ils font déjà là? A croire qu'ils se la ramène de plus en plus tôt. Ceux d'ici c'est des niveau 1. J'ai été dans des villages où ils sont aussi gros qu'un pouce d'obèse. Ils vous pompent toute la nuit. Et ça ne les arrêtent pas.

Aie. Voilà que je fais un mouvement trop vif.

_ Boarf. On fait aller. Toi ? T'as l'air un peu vannée... Et hop une diversion. Mais pas que, je me souci d'eux, les gens qui sont autour. Ces civils valident qui ont leur propre guerre à mener.
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Mar 22 Mai 2018 - 19:24
Je lui offre mon plus beau sourire alors que je m’assieds en tailleur devant lui. Devant son fauteuil, plutôt. Je me penche vers les freins en question. Usés ! Fallait s’y attendre. Mais rien de trop grave. Le pire c’est surtout qu’ils sont niqués. Déformés, peut-être un choc. Des vis ont presque sautés. Va falloir remarteler tout ça. Je remarque, malgré mon attention focalisée sur la machine, qu’il a à moitié évité ma question. Alors je remonte vers lui, et je fais ma Ash moyenne : le tact d’un tank.

- Mec, tu veux pas causer, ça te regarde, et tu sais que je te demanderais rien. Mais ça prends pas.

Ne pas avoir envie de se plaindre sans arrêt, je comprends. Pire, je connais. Ma vie est pas toujours facile et je suis en galère la plupart du temps. Pas de thune, et peut-être bientôt un taff régulier qui fout le camp. Mais la plupart du temps, j’encaisse, parce que personne a envie de m’entendre râler sur mes finances et le coût de la vie. Et puis parce que merde, j’ai mon orgueil quoi. Je ne vais pas me laisser définir par mes emmerdes, ça serait trop facile. Et bien trop déprimant.
J’suppose que pour Sean, c’est pareil.
Mais pas d’bol, je gère T depuis quelques temps. Et j’ai fait le lien entre l’état du fauteuil et le sien. Chacun sa manière d’extérioriser, de gérer ses sentiments et ses émotions. Moi, c’est la mécanique. Alors je le jugerais pas s’il a un autre moyen, lui. Il fait bien comme il veut, au fond… mais il pourra pas m’empêcher de le remarquer… et donc de poser la question.

Sean et moi, on n’est pas des BFF. On s’entends bien, on a un point commun. On se comoprends un peu l’un l’autre, juste par les suppositions qu’on a fait de la vie de l’autre. Mais je connais pas son passé et il connait pas le mien. C’est pas ça qu’est important. C’est le présent, c’est maintenant, le fait qu’on se soit trouvés et qu’on s’apprécie. Alors je rajoute :


- Tu sais que si tu veux laisser échapper de la vapeur, j’suis là.

Il le fera probablement pas. Tout comme je me contenterais de lui sourire si jamais il me faisait la même proposition. Mais l’important, c’est pas qu’il me parle : c’est qu’il sache que s’il voulait le faire, il pourrait.

Je me lève d’un bond et rapporte une caisse à outil en même temps qu’un siège pour lui.


- Désolée, j’préfère te faire bouger. Ça va chauffer un peu. T’as un frein déformé, ça fait merder le mécanisme. J’vais redresser tout ça.

Je le laisse se déplacer, restant attentive, sans pour autant me focaliser sur lui. J’sais pas, je me dis que si c’était moi qui avait des jambes en moins, ça me ferait chier d’être traitée comme une chose fragile : ce que Sean n’est clairement pas. Je rebondis sur son pote :

- Hey, pourquoi pas. C’est toujours cool d’avoir de l’appro. Ça évite d’acheter plein pot. Il fait dans la petite pièce, ou il a de tout ? J’aimerais refaire un skate propulsé. Pour Kenny. Le mien est trop capricieux pour que je le laisse l’utiliser. Puis avec les améliorations que je lui ais mis, il est trop dangereux pour un môme de 13ans, quoi. Déjà qu’il est à moitié légal…

Je me marre. Il a beau être flic, avec lui, je me sens à l’aise, de parler notamment de mes infractions à la loi. Parce que je sais bien qu’il me dénoncera pas, et même, que ça serait foutu de l’intéresser. Honnêtement, si je pouvais transformer son fauteuil en voiture de course, je le ferais. Avec des propulseurs, une bonne assise et un système de pilotage, il pourrait être l’amputé le plus high-tech de la ville. Mais bon, me manque autant du fric que quelques connaissance techniques pour ça. Alors pour le moment, ça reste un rêve. C’est déjà ça.

Je me marre quand il choppe un moustique : le coin pullule. Probablement le parc, et le fait que le coin est bardé d’eau croupie dans les gouttières ou ailleurs. Muirhouse, c’est un quartier qui survit. Alors ouais, l’évacuation d’eau, c’est pas vraiment la priorité ultime.


- Moi, je leur crame la gueule. C’est eux ou moi.

Je mime un pistolet avec mes doigts, et je tire sur un autre qui passe, qui s’abat au sol, calciné. Et déjà je me rassieds, avec mes outils à portée de main. Je commence à dévisser les freins et à les démonter, soigneusement. Et je réponds :

- Ouais, je bosse pas mal en ce moment. J’essaie d’offrir un piano à Kenny.

J’hausse les épaules. Je me suis toujours donné les moyens d’obtenir ce que je voulais. Un temps, c’était par la violence et le vol. Et des fois, je me suis demandée si ça serait plus simple d’y retourner. Un casse, et je pourrais offrir une vie un peu moins « système D » à mon môme. Ce serait pas si compliqué. Mais bon : j’suis une ancienne délinquante. Si je me fais pincer, ils seront pas si indulgents, ce coup-ci. La récidive, c’est plutôt mal vu. Et puis… Kenny est tellement honnête. J’pourrais pas lui faire ça. Le décevoir. Alors, je fais des heures supp’, à la place. Un peu de black. Des fois, faut c’qui faut.

- Puis j’ai des mômes qui foutent le bordel dans la rue en ce moment. Des jeunes qui zonent.

J’ai un sourire indulgent. J’ai été à leur place. Et à l’époque, qu’est-ce qu’on s’en foutait de réveiller les voisins, putain. Au contraire, plus ça gueulait, plus ça nous faisait marrer. Mais je trouverais bien un moyen de les calmer. Après tout, j’avais été comme eux. Peut-être pire… Et j’avais suffisamment d’imagination pour utiliser ça à mon avantage.

- Bon, à part ça, quoi de neuf, toi ? Tu continue le basket ?
Ash
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Sam 16 Juin 2018 - 14:50

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C'est un peu comme quand je parle avec Jack. Je trouve ça amusant de voir les rôles inversés. Comme quoi, on est toujours l'autre de quelqu'un. Oui, les lieux communs, parfois, j'aime bien.

Bouger. Okay. Je regarde la chaise. Je visualise en me préparant physiologiquement au mouvement à faire. On appelle ça faire un transfère. Il m'a bien fallu six mois pour choper assez de muscles pour faire ça correctement. Allez. Je tire la chaise pour l'approcher au maximum. Autant faire la chose bien. J'aimerais mieux pas qu'Hollie doive me ramasser. Putain que mon cul est lourd. Faut vraiment que je me remette à la salle de musculation. Et que je perde un peu de poids.

Les mômes haha. C'est un truc. Mako en voulait. Avec elle j'aurais fait ça, avoir des gosses. Je leur aurais appris à parler. Tout ce bordel. Et ça aurait été bien. Maintenant ça fait parti des trucs du passé. Les trucs que tu as en tête quand tu es jeune et que tu ne feras jamais. Franchement, c'est mieux comme ça. J'ai déjà du mal à être un pote, alors un père... God. Mais enfin, c'est cool pour ceux qui en ont. Hollie est sûrement cool pour ça.

_ Haha ! Ton gamin monte déjà dessus. Il doit être cool son gamin.

Je souris. Parce que j'imagine très bien Ash avec le chapeau de cowboy. Ça lui irait. Oui, elle a ce regard. Celui qui dit : vous ne m'aurait jamais. J'espère bien que personne ne l'aura. Il y a des personnes qui sont faites pour la liberté. Ils font plus de bien qu'on ne pourrait le croire. C'est ce qui manque avec les lois. La prise en compte de la personne elle-même.

_ T'as raison. On ne va pas se laisser envahir ! Ouais, j'ai vu une bande de gamins en arrivant. C'est un repère dans le coin. Normal. Je peux jouer le flic si jamais t'en as marre.

Je ris. Je n'ai pas la gueule de mon emploi. Je la veux surtout pas. C'est un plan B. Mon uniforme ce n'est pas celui-là. Cette carrière c'est, enfin, faut bien avoir du fric. Je crois trop peu en le système. Aucune envie de me revendiquer de la branche. Mais y a les factures. Et puis, si je ne fais rien. Je me tire une balle tout de suite.

Le sport, c'est un sujet neutre, qui me va bien.

_ Yep ! La saison est assez bonne cette année. On s'en sort.

On a pourtant du mal à passer à la catégorie au-dessus. Le niveau ne change pas depuis des lustres. Je ne sais pas à quoi c'est dû. Pas que ça me préoccupe vraiment. Je n'ai plus le goût de la compét comme je pouvais l'avoir pendant l'uni. C'est comme ça. Vu l'état de ma carcasse c'est pas plus mal. Ça m'évite de finir sous perf' encore...

Il y a un silence. Ça ne me gêne pas le silence. Comme ça, je la vois mieux. Je souris.

_ Et toi avec tout ce que t'invente, toujours pas envie de te lancer dans un concours ? Je la taquine. Mais c'est vrai. Cette nana a la flamme sacré. Tellement d'idées. Je n'aime pas le gâchis. Surtout avec les gens de bien. Si un mec avec du fric la rencontrait. Bon dieu tout ce qu'elle pourrait nous faire.

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Jeu 28 Juin 2018 - 17:02
- Ouais, enfin pas tout seul encore. Pas question que je le laisse avec ma machine de guerre sans supervision.

Je me marre. Kenny est tout sauf un casse-cou. Entre faire des cascades à vélo, et se poser tranquille avec un bouquin quelque part, son choix est vite fait. Il conçoit les véhicules comme purement utilitaires et pas un moyen de faire le con. Et du coup, m’engueule quand il me voit faire des figures sur mon skate propulsé, ou me retrouver à la maison en train de me foutre des pansements partout parce que je me suis viandée.

- Il est pas forcément à l’aise non plus. Kenny, il a la tête dans les nuages, mais faut quand même qu’il garde les pieds sur terre, hein.

Mais je me dis qu’avec un skate propulsé comme ça, il irait probablement plus vite pour aller à l’école ou en revenir. Et que je le verrais un peu plus. Parce qu’entre les cours, l’entraînement de foot et les sessions piano chez mes vieux, il a un emploi du temps presque aussi chargé que le mien. Quoique ça, ça va bientôt changer. Le chômage, ça laisse tout le temps du monde, après tout…

Vas-y, Ash, t’as raison, grince des dents. Comme si tu pouvais te payer les frais de dentiste.

Je commence à chauffer la pièce de métal entre mes mains, jusqu’à ce que le matériau déformé prenne une joli teinte rouge orangée. Ce moment où n’importe qui, normalement constitué j’entends, serait probablement en train de se tordre sur le sol ou évanoui de douleur. Le métal chauffé au rouge, généralement, tu fous pas tes mains dessus. Quand t’as un cerveau, je veux dire. A ce niveau-là, mon don me facilitait bien la vie : pas à m’emmerder avec des gants ignifuges et des pinces, au moins. Tenant la pièce d’une main, j’utilise l’autre pour tordre manuellement l’aluminium, actuellement aussi malléable que de l’argile, histoire de lui redonner à peu près sa forme d’origine. Puis, je m’empare d’un marteau et posant la pièce sur une enclume, je commence à marteler pour la rendre parfaitement droite.

Une fois que j’ai arrêté mon bordel, je reprends en souriant, répondant à sa proposition d’aller disons, encourager les mômes à zoner plus loin.


- Oh non, s’ils sont comme moi à leur âge, ça servira qu’à les braquer, et ils s’imagineront qu’ils doivent me rendre la vie encore plus dure pour se venger. C’est con, un ado, hein. Surtout ceux qu’en veulent au monde entier. En tous cas, moi, je l’étais. Conne, je veux dire.

Je rigole, et met de côté la pièce à refroidir. Puis je me penche sur les tubes d’alu où sont fixés les freins. Un peu amochés aussi. Y’en a un qui s’est fendu à l’emplacement du frein. Pas énorme, une blessure de quelques centimètres, mais c’est le genre de truc, si t’y fais pas gaffe… Tu m’étonnes qu’il devait avoir du mal à freiner, le pauvre T. Je finis sur le sujet précédent, avant de me lever pour aller récupérer des chute de feuille d’acier à l’atelier.

- Nan, j’irais leur parler. Ça suffira peut-être. On verra.

Au pire, tant pis. J’enlève toute les parties en tissu et me remet au taff. Ma main s’embrase, de toutes petites flammes bleues et je plonge les morceaux, inutilisables autrement, dedans. Faut suturer, là.

- ‘tain, ça a failli être trop tard, là, mec. Viens avant la prochaine fois. Ou dis-moi de passer, j’m’en fous. Mais tu continuais 2 semaines à ce rythme, t’étais bon pour changer toute la tubulure droite.

Bientôt, je me retrouve avec la main, en coupe, pleine d’acier fondu. Alors, tel un croisement improbable entre une élève du jardin d’enfant et un forgeron mutant, j’applique le métal fondu sur la plaie de l’alu avec mes doigts. Pour combler et recouvrir. L’acier, c’est plus lourd que l’aluminium, mais au moins ça tiendra. Je précise tout de même.

- Tu sentiras peut-être quelques grammes de plus en jouant, en te déplaçant avec. Je pense pas que ça sera hyper handicapant, mais y’aura peut-être quelques jours d’adaptation, quoi. Mais là, si je te répare ça à l’alu, ça re pète dans moins d’un mois.

J’hoche la tête avec enthousiame quand il me parle de basket.

- Cool. C’est quand ton prochain match ? Je viendrais bien te voir jouer, voir comment T réagit. Si t’es ok.

J’ai fini ma soudure. Je laisse le tout refroidir. Puis, je vais chercher un seau d’eau que je ramène en en renversant partout sur mon passage. La moitié sur le tube pour refroidir, et dans ce qu’il reste, je plonge le frein pour accélérer le processus. J’suis pas une nana patiente.

Et là, assise par terre, je m’étire. J’ai quelques minutes avant le ponçage. Sean dit rien, je dis rien non plus. Pas grave. Et puis il part sur autre chose. Je lui fais une grimace.


- Tu sais, moi et les deadlines… Puis j’bidouille juste, hein. J’ai pas le niveau de la PH ou des ingés ou mécanos de la ville. J’ai fait l’Expo Universelle, plus pour le fun qu’autre chose. Mais vu comment ça a terminé… c’est pas des bons souvenirs, j’avoue. Puis hé, j’suis pas mal, là, à faire mes trucs dans mon coin. Tu me vois, toi, taffer sous les ordres de quelqu’un ? Je deviendrais folle.

Il a pas idée, Sean.
Ash
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Jeu 5 Juil 2018 - 9:56

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Je ne sais pas ça, Hollie est-elle fille unique ? Je ne sais pas, mais je la vois bien être la petite sœur d’une grande fratrie. A l’image de Lydia. … J’inspire intérieurement. C’est le genre de souvenir qui peut me donner le bourdon direct. En fait tout ce qui est associé à cette période, cette fille. Je me redresse. Concentre-toi sur la conversation Miller. Le présent. Focus sur le présent.

_ Ouais. Rêver c’est bien.

On ne peut plus parler pendant qu’elle fond la pièce. Il y a trop de bruit. Je regarde la matière se transformer. J’ai toujours aimé ce genre de truc. Un de mes grands cousins bossait dans une fonderie. Quand on était gamin on allait dans les ateliers quand ils étaient fermés. On faisait des combats à  l’épée. C’était cool. L’usine à fermé y a une quinzaine d’années. Parce que pas assez rentable. Teddy s’est retrouvé au chômage à, à peine 28 ans. Il n'a pas bien fini le pauvre.

_ On l’a tous été j’crois. Le mur. La beue. Le bruit. Ash a peut-être même eu un copain motard avec qui faire des virées. Je l'imagine bien. C’est toi qui voit. Si ça devient intenable tu sais quoi faire.

Qu’elle est une prodige, c’est l’une des premières choses que j’ai appris sur elle. Elle m’a un peu expliqué. Y a un lien avec le feu. C'est plutôt classe. Perso j'ai joué pas mal de Mages avec cette capacité. Ça joue bien. Alors en vrai !

_ Okay ouais. J'anticiperais... Je sais que ce n'est pas cool de compliquer le boulot des Tec. Autant, pour le boulot, je peux faire un rétroplanning sur trois mois. Autant dans ma vie perso... Ça dépend des périodes.

En fait, ça dépend dans quel état je suis. Globalement. Parce que bien sûr, sur le terrain, on est carré. Tout est carré. Pas le choix. C'est ça ou mourir. C'est vrai que j'ai gardé des habitudes. Ce putain de réflexe de faire mon lit. Toutes proportions gardées. Je suis quand même passé à la couette. Je ne suis pas maso à ce point.

_ T'inquiète. C'est Nickel comme ça. Merci m'dame. Je n'ai pas de doute. Cette nana a le sens du travail bien fait. C'est un truc super appréciable. D'autant plus quand ça concerne mon moyen de locomotion quotidien.

_ Heu. Me semble que c'est le mois prochain. Je check sur mon portable. On a créé une petite appli pour l'assos sportive. C'est pratique. Ça évite d'avoir dix milles sources. Alors d'après le calendrier on rencontre les Islandais début mai pour un match retour. Ça va, c'est une bonne équipe. Normalement, il y aura du jeu. Je souris. Cool. Autant faire bonne impression ! Je lui transfère les infos. Je viens de te texter les infos. Si tu viens préviens moi. Pour une pote, autant faire les choses bien.

L'hallu siffle dans l'eau froide. C'est un son qui me parle. J'ai un flash. Ben en train de réparer le Rover. Je me souviens de l'angoisse dans ses yeux. Au moment où il a compris la raison de la panne. Qu'est-ce qu'on a flippé notre mère. Bon faut dire... on avait les rebelles au culs depuis dix jours. Un des gars était blessé. Ouais le contexte... Nan. On n'y repense pas Sean. On n'y repense pas. Alors je trouve tout de suite un autre sujet. Parce que je me connais. Autant nous éviter à tous les deux une crise de parano. Hein !

_ Ouais... Non pas t'as raison. Avoir un patron... c'est la mort. J'ai eu du mal. J'en ai toujours. Attention, je parle dans le civil. Avec l'uniforme ce n'est pas la même chanson. On doit obéir. Sinon c'est cuit. J'y étais pas... quand y a eu l'attentat. J'ai eu que des échos. … T'as connu quelqu'un ? Je ne me souviens plus des chiffres. En plus des morts, c'est le choc surtout. On n'avait jamais vu ça à Édimbourg. Pas avec cette ampleur en tous cas. Espérons qu'on ne le reverra pas. Mais, je suis assez pessimiste sur la question.

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Sam 11 Aoû 2018 - 1:00
Il a l'air ailleurs, Sean. J'pose pas de questions. Ses problèmes, ils commenceront à me regarder à partir du moment ou il estimera qu'ils me regarderont. Pas avant. J'ai beau être curieuse, un peu trop parfois, j'suis pas intrusive. J'essaie de pas l'être en tous cas. Ça m'arrive de mettre les pieds dans le plat en posant la question qu'il faut pas. Mais une fois que j'ai pigé que le sujet était tabou ou juste gênant, je laisse l'autre l'aborder s'il a envie. Même si j'vous accorde que ça peut prendre longtemps, de temps en temps. Bah.

Il me regarde avec des grands yeux de môme, pendant que je taffe. Il fait ça à chaque fois, j'ai même plus besoin de le regarder pour savoir qu'il le fait. Il joue les bourrus, Sean, il l'est quelque fois, mais au fond c'est un type vraiment chouette. Même pas tant besoin que ça de creuser jusqu'au fond, en fait. Juste de gratter un peu la surface, derrière la couche de grumpfitude qu'il utilise comme une cape d'invisibilité. Sa description de l'adolescence me fait doucement sourire. "Mur, beuh, bruit." Je secoue la tête, et j'hausse les épaules, pas bien gênée.


- Rajoute coke, squat, bastons et vols, et t'as le topo de mes 15 à 20 ans.

Lui et moi, on a jamais eu de discussion émouvante, à se dire ce qu'on a sur le coeur, l'un comme l'autre. Pas le style de la maison, ni chez lui, ni chez moi. Juste... des fois, on lâche des trucs. Sans même faire gaffe que l'autre était pas forcément au courant. C'est naturel, au fil de la conversation. C'est comme ça qu'on fonctionne, j'crois, et j'crois aussi que ça fonctionne plutôt pas mal.

- J'garde en tête quand même. Mais j'pense pas qu'ils soient dangereux. Ils sont juste paumés.

Sujet clos, pour moi. Tant qu'ils bombardent pas l'appart ou font pas chier Kenny, moi, j'ai rien contre eux, en fait. Moi aussi, j'ai été jeune. Je récupère mon téléphone et je jette un oeil à ce qu'il vient de m'envoyer. Faudra que je dis à Mark que j'bosserais pas ce jour-là. J'ai envie de le voir jouer. Je suis pas une grande sportive, mais j'apprécie toujours les efforts des autres. Surtout s'ils ont cette petite flamme qui me manque définitivement pour me mettre au roller-derby. Puis j'ai décrété que je viendrais. Alors, j'irais. Les contraintes de la vie, c'est inévitable, mais faut aussi pas oublier que des fois, les pauses, ça fait du bien.

- Larry est O.K. Même plutôt cool, pour un boss. Faut dire, qu'il y en a pas 40 qui m'auraient donné une chance.

Trop peur que je foute le feu aux bâtiments. Ça avait été un calvaire, ça, de trouver un taff en sortant de taule. Presqu'autant que de trouver un appart. Proprios comme patrons, ils avaient peur que je crâme quelque chose. Leur matos, leurs murs, leurs gueules. Les journaux m'avaient collé l'étiquette de "pyromane" sur la tronche, bien aidé par ce con de Wilson, qui avait posé le témoignage du "flic interpellant" et avait donc donné plein de crédit à l'accusation. Foutu Wilson, avec son air con et son nez pété... bref. J'sais même pas si j'en ai déjà parlé à Sean, de la prison, du braquage. J'crois pas. De manière générale, j'évite le sujet. Plus simple pour moi, de pas être jugée, et surtout de pas me souvenir.
Je plonge mes mains dans le seau pour récupérer le frein, en évaluant la chaleur à sa malléabilité, à défaut de sentir le reste. Suffisant. Je choppe un chiffon et j'essuie la pièce en métal, que je calle sur mes genoux. Et puis, je me mets à poncer le tube que j'viens de réparé, refroidi lui aussi. Mon regard s'assombrit un peu quand il recause du Salon. J'ai la tête tournée vers le T. alors je sais pas s'il l'a vu.


- Pas... vraiment. De vue. Mais des connards en -isme ont voulu tabasser Kenny.

J'savais pas de quel mouvement ils se prônaient. Un connard reste un connard.

- Le môme a eu la peur de sa vie, d'autant que c'est moi qui suit allée le chercher, et à coup de lance-flamme. Il m'avait jamais vu comme ça.

Ni moi, ni le monde. Je haissais ce salon pour avoir appris à mon fils l'injustice, la peur et l'existence de la haine de la différence. Il avait mis le temps avant de se remettre. Il ne réutilisait son pouvoir que depuis décembre. Et encore, il avait fallu une bonne bataille de boule de neige. Kenny était un chouette gamin. J'aurais aimé qu'il ait jamais à connaître ça. J'suppose que tous les parents souhaitent ça pour leurs enfants. Je secoue la tête, et me met à ponce plus vigoureusement, comme si le visages de ces raclures se trouvait sous mon papier de verre. Malheureusement, non. J'ai plus envie de penser à ça. Alors je change de sujet.

- Dis-voir, t'as déjà pensé aux prothèses?

Tout moi. Le tact d'une mine anti-char. Je précise.

- J'connais une meuf qui bosse sur le sujet. Elle est étudiante, mais elle est douée. J'ai zyeuté ses projets... Si ça te tente, j'pourrais te filer son contact. Au moins pour causer.

Le sujet est lancé. Il le prends s'il veut. J'me vexerais pas qu'il veuille pas. J'me vexerais pas non plus qu'il m'envoie chier. J'pourrais pas lui en vouloir, quand je me mêle de ce qui me regarde pas. Je souffle sur la tubulure, et l'essuie d'un coup de chiffon. Comme neuve. Excepté la cicatrice grise mate laissée par l'acier, j'veux dire. Mais hé, T., c'est comme tout le monde. Il a aussi le droit de porter ses blessures sur lui, hein.
Ash
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