Curiouser and Curiouser! [Scénario]

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Ven 11 Mai 2018 - 21:07
CURIOUSER AND CURIOUSER !

ALL






Tout à son plaisir tabagique, Mr Jones laissait les conversations filer autour de lui. Il tendait vaguement l'oreille pour saisir des brides part-ci part-là. On parlait de tout et de rien, comme dans ces soirées sans chichis que Mr Jones avait longtemps affectionné. Le nuage de fumée grossissait à vu d’œil tandis que Mr Jones coulait littéralement de bien être sur sa chaise. Tout à sa peace attitude Mr Jones ne remarquait pas immédiatement la furie qui venait dans sa direction.

*Hein ? Mais qu'est-ce qu'elle me veut la diva ? *

La colère qui émanait de cette femme parvenait tout juste à intriguer Mr Jones. En l'observant d'un peu plus près il la reconnaissait. Un sourire dilaté venait s'accrocher sur la face de Mr Jones. Il appréciait cette demoiselle au tempérament bien trempé et qui à sa façon, cherchait à l'aider. Tout drogué qu'il fût Mr Jones sentait cependant une menace planer sur sa tranquillité.

"Heu... minute papillon. Heu non, c'était pas pour toi le « Papillon »" (S'excusait Éden envers Riley, la copine avec des ailes de papillon.)

Fort heureusement, une tante très douce et une femme en tenue étrange vinrent immédiatement plaider en faveur de la pauvre larve qu'était Mr Jones. Il était innocent puisqu'il n'avait pas fait le choix de ce costume ridicule. Mr Jones aurait même été jusqu'à dire qu'il était aimable de sa part d'endosser le personnage avec autant de professionnalisme. Mr Jones ne se cachait pas de sa mauvaise fois qui avait tendance à faire des siennes quand on cherchait à le décapiter. Mr Jones espérait que la situation allait se régler. Il ne s'attendait certes pas qu'en plus de lui couper la tête, on cherchait à le dévorer !

"Pas une super idée Grand-maman. La chenille ça se digère mal. Pas vrai tatie Angie ? " (Marmonnait Éden avant d'aspirer une première taffe.)

Mr Jones cherchait alors à se replier dans la fuite malheureusement ses jambes semblaient avoir disparues. Ce nouvel élément terminait de sortir Mr Jones de sa béatitude. Un vent de panique le submergeait et il se mettait à gigoter sur lui-même en suppliant sa reine de tante de l'aider. Mr Jones fixait alors son calumet avec un regard de reproche avant de le balancer vers la reine-rouge.

"TIENS REPREND LE ! "

Pousser un pareil cri avait épuisé les poumons de Mr Jones. Il s'affalait alors contre la chaise pour reprendre son souffle. Le regard portant sur le vide il remarquait alors le musicien qui piquait un somme le nez dans sa tasse de thé.

*Lui il a tout pigé. Dormir dans un rêve, mdr. *

L'arrivée en trombe de la tenancière sonnait comme un Aleluya aux oreilles de Mr Jones. Cette femme-là saurait mettre tout le monde d'accord. Elle ne trouvait rien de mieux que de proposer une nouvelle tournée générale. Mr Jones attrapait sa tasse rempli du liquide inconnu. Quelque-chose en lui aurait sans doute dû l'alerter du danger. Mais une soif très forte le prenait d'un coup et il bu cul sec. L'effet de la boisson enchanté se fit rapidement sentir. Mr Jones de larve devenait un ridicule vermiso.

Face au mouvement de foule Mr Jones sentait de nouveau la panique s'infiltrer en lui. A présent, il ne disposait plus de son précieux tabac pour calmer la pression. Mr Jones épiait ses aînées, disposé à les imiter dans leur choix. C'était ainsi qu'il quittait le salon du chapelier pour se rendre dans le jardin assister à une partie de cricket. Mr Jones faisait tout pour être le plus lent possible car l'idée d'un nouvel effort le tuait par avance. Il regardait la troupe se diviser en deux. D'un côté les peintres et de l'autre les sportifs.

"Y a pas moyen de juste suivre le match ? " (Demandait Éden sur un ton de gamin à sa tante. )


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Ed
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Lun 14 Mai 2018 - 13:19
Tant qu'il y avait du thé, tout allait bien se passer. C'était une maxime à laquelle Amelia Caine croyait fermement depuis qu'elle était enfant Que ce soit au foyer de mis Novak ou dans sa famille adoptive, le breuvage avait toujours été tenu en haute estime, presque sacré. Là où d'autres carburaient au café, elle tirait sa force d'un bon chai ou des arômes de ceylan. Sa mère leur ramenait régulièrement du thé des arches indiennes, du temps où elle était encore en service actif et que ses vols l'amenaient de l'autre côté du monde. Depuis qu'elle avait rejoint le cadre civil de l'amirauté, elle avait gardé ses contacts, qui continuaient de lui envoyer toute une sélection régulièrement. Amelia s'y connaissait en thé comme d'autres s'y connaissaient en vin. Et elle espérait qu'une de ses futures affectations lui permettrait de suivre les traces de sa mère.

Être une souris n'y changeait rien : le thé avait le même goût. Rongeuse ou non, elle avait tendance à se sentir anxieuse lorsqu'elle était projetée dans un nouvel environnement, mais celui-ci n'était pas si terrible. On s'y faisait vite, en fait. Déjà, personne n'essayait de détourner la table, elle n'avait pas de commandement à gérer et aucun pirate n'essayait de lui tirer dessus. Il n'y avait même pas de passager clandestin ou de rats à bord ; une souris devrait suffire, côté rongeurs. Bon, elle n'aurait pas dit non à un bout de fromage. Peut-être un peu de fromage blanc étalé sur un cracker, voilà qui ferait certainement l'affaire. Au moins il y avait des petits biscuits, c'était un bon début. Après s'être servi une nouvelle tasse, elle en grignotait un pensivement, le tenant adroitement entre ses mains. Son nez remuait malgré elle, tandis qu'elle faisait attention de ne pas laisser de miettes.

« Oh, je crois qu'on a besoin de nous! » fit-elle après avoir fini son en-cas. En effet, Alice distribuait une nouvelle boisson, encourageant tout ce petit monde à la suivre. Amelia échangea un regard avec Alexis ; sa compagne avait décidément le plumage vif, et bec ou bouche, elle était toujours aussi belle. Un lori et une souris, voilà qui n'était pas commun, mais elles auraient pu être un salami et un céleri que cela n'aurait rien changé pour elle. « Allons-y ! »

Une fois le liquide avalé, le sol se précipita à leur rencontre. C'était comme tomber sans quitter le plancher des pieds. Voilà que de souris, Amy en avait maintenant la taille. Le monde prenait soudain une toute autre dimension, et ce sans mauvais jeu de mots, ce qui ne l'empêcha de sourire. Saisissant la main de Lexy, elle les lança à la poursuite des autres, à travers la petite porte pour déboucher dans cet immense jardin. D'humeur aventureuse, la lieutenant avait décidé de laisser ses angoisses de côté, dans le monde réelle où elle les retrouverait bien assez vite. Elle avait envie de se laisser aller, de s'amuser, et cela tombait bien parce qu'il y avait...

« Du croquet ! » s'exclama-t-elle, ravie. Voilà autre chose qu'elle connaissait ! Combien de week-ends les Caine avaient-ils passé à en jouer dans le jardin de leur propriété ! Le père d'Amelia avait appris auprès du sien, et il avait voulu transmettre le virus à ses deux filles adoptive. Si Anna s'y était révélée peu réceptive, Amelia s'était rapidement prise au jeu. Elle aimait la concentration que sa demandait, l'exactitude qu'il fallait mettre dans chaque coup, calculant la force et la direction. Sans hésiter, elle se saisit d'un flamant, et se chercha un hérisson. Complètement dans son élément, elle visa soigneusement, plissant les yeux, tout en s'adressant à sa compagne :

« On se joue la prochaine semaine de vaisselle ? »

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Solaris
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Mar 15 Mai 2018 - 11:56
Tweedle dee, tweedle dum, c'est comme-ci, c'est comme-ça, tralali et tralala. Ou quelque chose dans ce goût-là. Il y avait une chanson. Il y avait toujours une chanson. Du genre qu'on ne pouvait s'empêcher de répéter encore et encore (1). Et seulement les quelques phrases dont on se rappelait, en boucle. C'était encore mieux en duo, des fois que ça devienne complémentaire. C'était le type de chanson qui se chantait à deux. D'ailleurs, Charles comme Carmen ne pouvaient s'empêcher de la siffloter, chacun reprenant là où l'autre s'arrêter, avant de se rejoindre pour le refrain. Après tout, autant siffler en travaillant, non ? Le cadre s'y prêtait, ou alors pas tout à fait mais presque. Quelque chose comme ça, voilà voilà. Quoi qu'il en soit, à se grimper les uns sur les autres, Alice avait pu atteindre le sommet de la table. Mais pas de Dinah le chat, et encore moins le chat Dinah. Les recherches ne faisaient que commencer, ils n'avaient pas fini de s'amuser ! L'acteur était décidé à aller jusqu'au bout de sa quête, c'était ce que faisaient les héros.

« Où va... »

« ...le chat ? »

Naturellement, les jumeaux se joignirent à la procession, buvant la panacée qui les réduisit tout petits, petits, petits. Mais un héros ne se jugeai par sa taille : seules les actions comptaient vraiment. Et en action, le Withmore s'y connaissait, qu'il s'agisse de taper sur le nez des vilains ou du mot qu'on criait sur un plateau de tournage. Tiens, ce nouveau décor y ressemblait un peu, c'était tout aussi chaotique, de quoi faire tourner la tête si on n'y prenait pas garde, avec ces gens qui courraient dans tous les sens. Ou ces animaux. Ces gennimaux ? Voilà qui ferait un bon titre de film, il fallait qu'il s'en rappelle. L'histoire était vieille après tout, une adaptation de plus, ce n'est pas ça qui allait la tuer. Une fois de plus.

« Nous avons... »

« ...du travail ! »

Pas besoin de pouvoirs pour terminer les phrases de l'autre. Quand on était jumeaux, le lien ne se coupait pas comme ça. Les cœurs battaient à l'unisson, les poumons se soulevaient en même temps. Métaphoriquement du moins. Et puis il y avait la chanson, qu'ils continuaient de humer sans plus y faire attention. Ils n'eurent pas besoin de se concerter non plus pour la suite : vu qu'ils étaient deux, autant se répartir la tâche. Sans hésitation, Charles se saisit aussitôt d'un flamant rose, avec le naturel du comédien en exercice. Il avait manié la batte de croquet dans un film, même s'il s'en était principalement servi pour l'enfoncer dans la gorge du méchant. Mais lorsqu'il s'agissait de jouer du bâton et des boules, cela n'était jamais très sorcier. Carmen, pour sa part, s'était emparée d'un pinceau, qu'elle trempa dans la peinture sans attendre, avant de s'attaquer aux roses. Elle se mit à chanter plus fort, une chanson sans queue ni tête peut-être, mais sa voix était aussi assurée et envoûtante qu'à l'accoutumée. Elle s'était calée sur la chanson entamée par Elias, ce qui expliquait peut-être le manque de tête. Mais c'était de bonne guerre, d'autant que la tête, il l'avait fort jolie, il fallait bien le lui reconnaître. Et la manière dont il observait l'homme à la mèche ne lui échappa pas. Alors elle hocha la tête en direction de son frère, qui fit de même. Un pauvre hérisson se retrouva -par le plus grand hasard, car c'était celui que l'on provoquait- projeté contre le détective, tandis que Carmen trébucha sur un pot de peinture pour mieux pousser Elias, projetant les deux hommes l'un sur l'autre.

« On est vraiment... »

« ...désolés ! »

Mine de rien, ça aussi, ça demandait du travail !

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(1) C'est que le début, d'accord, d'accord.

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Justice
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Mer 16 Mai 2018 - 9:52
Il fallait toujours qu'il se passe quelque chose. On ne pouvait pas rester tranquille cinq minutes sans être victime d'une attaque soudaine ou être projeté dans un monde aussi étrange qu'intoxiquant. Ce n'était même plus possible de manger du gâteau en paix, où allait le monde ? Et bien pas là en tout cas. Du moins pas le bon. Le bar manquait déjà à Miranda. Elle était bien sur son tabouret, assise au comptoir. A siroter ses cocktails, sans avoir besoin de parler à personne. A se contenter d'un sobre hochement de tête de temps en temps. Elle avait assez à faire à Arkadia, avec le patron qui lui donnait de plus en plus de responsabilités. Socialement, elle n'était pas du genre à s'épanouir, pas dans sa vie en-dehors de son devoir. Elle se sentait plus à l'aise dans une fiesta en mission sous couverture qu'à une fête d'anniversaire ; les objectifs n'étaient pas clairement définis, elle était livrée à elle-même d'une manière qui la rendait vulnérable. Et elle n'aimait pas se sentir vulnérable.

Aussi elle avait accueilli l'action avec un certain soulagement. Se lancer à la rechercher d'un chat n'était pas vraiment équivalent à la chasse aux terroristes, mais c'était déjà quelque chose. Un but clair. Elle n'était pas faite pour rester assise à boire du thé, même s'il y avait de quoi grignoter. L'envie -non, le besoin- d'agir la démangeait déjà. Alors elle avait fait sa part sans se faire prier. C'était son devoir de reine après tout. Et en parlant de reine, elle n'était pas la seule. Elle comprise, elle en comptait au moins trois, et elle n'était pas certaine que ce soit une bonne chose. Réunir autant de reines comme ça revenait à réunir une bande de chats pour tenter de les faire travailler ensemble. Enfin, ce n'était pas parce qu'elle faisait partie de la royauté qu'elle allait soudainement avoir peur de se salir les mains.

D'une traite, elle avala la nouvelle boisson qu'on lui présenta. Elle réussit à conserver un air digne pendant son changement de taille, ses sujets n'en attendaient pas moins. C'était quelque chose qu'elle devait prendre en compte, même si elle ne s'était jamais imaginée faite pour diriger. Elle agissait mieux dans l'ombre, en second couteau. Seulement, quand on n'avait pas le choix, on n'avait pas le choix. Elle ne suivit pas le mouvement : elle se l'appropria, se mettant en tête, et observa l'immense jardin qui s'offrait à eux du regard de la professionnelle. Rien de dangereux à l'horizon, mais qui pouvait vraiment dire, dans un monde pareil ? Du moment qu'on ne marchait pas sur un hérisson, il n'y avait guère de risques. Probablement.

« Je n'ai jamais été une artiste... »
grommela Lockhart en contemplant ceux qui s'attaquaient à la peinture. Elle trouvait suspect l'idée qu'on doive coloriser ainsi les roses, elle était à peu près sûre que cela ne se passait pas ainsi. Qui pouvait savoir, ici ? Où l'on jouait au croquet avec des oiseaux ? Les oiseaux, ce n'était pas très réglementaire, d'ailleurs. Elle se saisit d'un flamant, qu'elle jaugea de l'air de la connaisseuse. Non pas qu'elle soit experte en croquet, mais il fallait toujours s'en donner l'air, c'était déjà la moitié du travail. Et puis ça ne devait pas être bien sorcier ; d'autant que lorsqu'il s'agissait de frapper qui ou quoi que ce soit, elle avait de l'expérience. Calculer la trajectoire, la force, la résistance... Sans oublier de prendre en compte le hérisson, bien sûr. Et les cartes. Depuis quand les cartes se comportaient ainsi ? Elle en foudroya une de son plus farouche regard noir :

« Allez-vous cesser ? Une reine vous l'ordonne ! »
Elle se demanda un instant si elle devait employer le nous, mais y renonça. Ce n'était vraiment pas son style. Mais si ces cartes voulaient rester entière, elles avaient intérêt à rentrer dans le rang...

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Alpha
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Thème: Canta Per Me - Yuki Kajiura




“There’s no way things should be. There’s just what happened and what we do.” Terry Pratchett
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