Curiouser and Curiouser! [Scénario]

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Ven 11 Mai 2018 - 21:07
CURIOUSER AND CURIOUSER !

ALL






Tout à son plaisir tabagique, Mr Jones laissait les conversations filer autour de lui. Il tendait vaguement l'oreille pour saisir des brides part-ci part-là. On parlait de tout et de rien, comme dans ces soirées sans chichis que Mr Jones avait longtemps affectionné. Le nuage de fumée grossissait à vu d’œil tandis que Mr Jones coulait littéralement de bien être sur sa chaise. Tout à sa peace attitude Mr Jones ne remarquait pas immédiatement la furie qui venait dans sa direction.

*Hein ? Mais qu'est-ce qu'elle me veut la diva ? *

La colère qui émanait de cette femme parvenait tout juste à intriguer Mr Jones. En l'observant d'un peu plus près il la reconnaissait. Un sourire dilaté venait s'accrocher sur la face de Mr Jones. Il appréciait cette demoiselle au tempérament bien trempé et qui à sa façon, cherchait à l'aider. Tout drogué qu'il fût Mr Jones sentait cependant une menace planer sur sa tranquillité.

"Heu... minute papillon. Heu non, c'était pas pour toi le « Papillon »" (S'excusait Éden envers Riley, la copine avec des ailes de papillon.)

Fort heureusement, une tante très douce et une femme en tenue étrange vinrent immédiatement plaider en faveur de la pauvre larve qu'était Mr Jones. Il était innocent puisqu'il n'avait pas fait le choix de ce costume ridicule. Mr Jones aurait même été jusqu'à dire qu'il était aimable de sa part d'endosser le personnage avec autant de professionnalisme. Mr Jones ne se cachait pas de sa mauvaise fois qui avait tendance à faire des siennes quand on cherchait à le décapiter. Mr Jones espérait que la situation allait se régler. Il ne s'attendait certes pas qu'en plus de lui couper la tête, on cherchait à le dévorer !

"Pas une super idée Grand-maman. La chenille ça se digère mal. Pas vrai tatie Angie ? " (Marmonnait Éden avant d'aspirer une première taffe.)

Mr Jones cherchait alors à se replier dans la fuite malheureusement ses jambes semblaient avoir disparues. Ce nouvel élément terminait de sortir Mr Jones de sa béatitude. Un vent de panique le submergeait et il se mettait à gigoter sur lui-même en suppliant sa reine de tante de l'aider. Mr Jones fixait alors son calumet avec un regard de reproche avant de le balancer vers la reine-rouge.

"TIENS REPREND LE ! "

Pousser un pareil cri avait épuisé les poumons de Mr Jones. Il s'affalait alors contre la chaise pour reprendre son souffle. Le regard portant sur le vide il remarquait alors le musicien qui piquait un somme le nez dans sa tasse de thé.

*Lui il a tout pigé. Dormir dans un rêve, mdr. *

L'arrivée en trombe de la tenancière sonnait comme un Aleluya aux oreilles de Mr Jones. Cette femme-là saurait mettre tout le monde d'accord. Elle ne trouvait rien de mieux que de proposer une nouvelle tournée générale. Mr Jones attrapait sa tasse rempli du liquide inconnu. Quelque-chose en lui aurait sans doute dû l'alerter du danger. Mais une soif très forte le prenait d'un coup et il bu cul sec. L'effet de la boisson enchanté se fit rapidement sentir. Mr Jones de larve devenait un ridicule vermiso.

Face au mouvement de foule Mr Jones sentait de nouveau la panique s'infiltrer en lui. A présent, il ne disposait plus de son précieux tabac pour calmer la pression. Mr Jones épiait ses aînées, disposé à les imiter dans leur choix. C'était ainsi qu'il quittait le salon du chapelier pour se rendre dans le jardin assister à une partie de cricket. Mr Jones faisait tout pour être le plus lent possible car l'idée d'un nouvel effort le tuait par avance. Il regardait la troupe se diviser en deux. D'un côté les peintres et de l'autre les sportifs.

"Y a pas moyen de juste suivre le match ? " (Demandait Éden sur un ton de gamin à sa tante. )


Synthése action:
 
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Lun 14 Mai 2018 - 13:19
Tant qu'il y avait du thé, tout allait bien se passer. C'était une maxime à laquelle Amelia Caine croyait fermement depuis qu'elle était enfant Que ce soit au foyer de mis Novak ou dans sa famille adoptive, le breuvage avait toujours été tenu en haute estime, presque sacré. Là où d'autres carburaient au café, elle tirait sa force d'un bon chai ou des arômes de ceylan. Sa mère leur ramenait régulièrement du thé des arches indiennes, du temps où elle était encore en service actif et que ses vols l'amenaient de l'autre côté du monde. Depuis qu'elle avait rejoint le cadre civil de l'amirauté, elle avait gardé ses contacts, qui continuaient de lui envoyer toute une sélection régulièrement. Amelia s'y connaissait en thé comme d'autres s'y connaissaient en vin. Et elle espérait qu'une de ses futures affectations lui permettrait de suivre les traces de sa mère.

Être une souris n'y changeait rien : le thé avait le même goût. Rongeuse ou non, elle avait tendance à se sentir anxieuse lorsqu'elle était projetée dans un nouvel environnement, mais celui-ci n'était pas si terrible. On s'y faisait vite, en fait. Déjà, personne n'essayait de détourner la table, elle n'avait pas de commandement à gérer et aucun pirate n'essayait de lui tirer dessus. Il n'y avait même pas de passager clandestin ou de rats à bord ; une souris devrait suffire, côté rongeurs. Bon, elle n'aurait pas dit non à un bout de fromage. Peut-être un peu de fromage blanc étalé sur un cracker, voilà qui ferait certainement l'affaire. Au moins il y avait des petits biscuits, c'était un bon début. Après s'être servi une nouvelle tasse, elle en grignotait un pensivement, le tenant adroitement entre ses mains. Son nez remuait malgré elle, tandis qu'elle faisait attention de ne pas laisser de miettes.

« Oh, je crois qu'on a besoin de nous! » fit-elle après avoir fini son en-cas. En effet, Alice distribuait une nouvelle boisson, encourageant tout ce petit monde à la suivre. Amelia échangea un regard avec Alexis ; sa compagne avait décidément le plumage vif, et bec ou bouche, elle était toujours aussi belle. Un lori et une souris, voilà qui n'était pas commun, mais elles auraient pu être un salami et un céleri que cela n'aurait rien changé pour elle. « Allons-y ! »

Une fois le liquide avalé, le sol se précipita à leur rencontre. C'était comme tomber sans quitter le plancher des pieds. Voilà que de souris, Amy en avait maintenant la taille. Le monde prenait soudain une toute autre dimension, et ce sans mauvais jeu de mots, ce qui ne l'empêcha de sourire. Saisissant la main de Lexy, elle les lança à la poursuite des autres, à travers la petite porte pour déboucher dans cet immense jardin. D'humeur aventureuse, la lieutenant avait décidé de laisser ses angoisses de côté, dans le monde réelle où elle les retrouverait bien assez vite. Elle avait envie de se laisser aller, de s'amuser, et cela tombait bien parce qu'il y avait...

« Du croquet ! » s'exclama-t-elle, ravie. Voilà autre chose qu'elle connaissait ! Combien de week-ends les Caine avaient-ils passé à en jouer dans le jardin de leur propriété ! Le père d'Amelia avait appris auprès du sien, et il avait voulu transmettre le virus à ses deux filles adoptive. Si Anna s'y était révélée peu réceptive, Amelia s'était rapidement prise au jeu. Elle aimait la concentration que sa demandait, l'exactitude qu'il fallait mettre dans chaque coup, calculant la force et la direction. Sans hésiter, elle se saisit d'un flamant, et se chercha un hérisson. Complètement dans son élément, elle visa soigneusement, plissant les yeux, tout en s'adressant à sa compagne :

« On se joue la prochaine semaine de vaisselle ? »

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Solaris
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Mar 15 Mai 2018 - 11:56
Tweedle dee, tweedle dum, c'est comme-ci, c'est comme-ça, tralali et tralala. Ou quelque chose dans ce goût-là. Il y avait une chanson. Il y avait toujours une chanson. Du genre qu'on ne pouvait s'empêcher de répéter encore et encore (1). Et seulement les quelques phrases dont on se rappelait, en boucle. C'était encore mieux en duo, des fois que ça devienne complémentaire. C'était le type de chanson qui se chantait à deux. D'ailleurs, Charles comme Carmen ne pouvaient s'empêcher de la siffloter, chacun reprenant là où l'autre s'arrêter, avant de se rejoindre pour le refrain. Après tout, autant siffler en travaillant, non ? Le cadre s'y prêtait, ou alors pas tout à fait mais presque. Quelque chose comme ça, voilà voilà. Quoi qu'il en soit, à se grimper les uns sur les autres, Alice avait pu atteindre le sommet de la table. Mais pas de Dinah le chat, et encore moins le chat Dinah. Les recherches ne faisaient que commencer, ils n'avaient pas fini de s'amuser ! L'acteur était décidé à aller jusqu'au bout de sa quête, c'était ce que faisaient les héros.

« Où va... »

« ...le chat ? »

Naturellement, les jumeaux se joignirent à la procession, buvant la panacée qui les réduisit tout petits, petits, petits. Mais un héros ne se jugeai par sa taille : seules les actions comptaient vraiment. Et en action, le Withmore s'y connaissait, qu'il s'agisse de taper sur le nez des vilains ou du mot qu'on criait sur un plateau de tournage. Tiens, ce nouveau décor y ressemblait un peu, c'était tout aussi chaotique, de quoi faire tourner la tête si on n'y prenait pas garde, avec ces gens qui courraient dans tous les sens. Ou ces animaux. Ces gennimaux ? Voilà qui ferait un bon titre de film, il fallait qu'il s'en rappelle. L'histoire était vieille après tout, une adaptation de plus, ce n'est pas ça qui allait la tuer. Une fois de plus.

« Nous avons... »

« ...du travail ! »

Pas besoin de pouvoirs pour terminer les phrases de l'autre. Quand on était jumeaux, le lien ne se coupait pas comme ça. Les cœurs battaient à l'unisson, les poumons se soulevaient en même temps. Métaphoriquement du moins. Et puis il y avait la chanson, qu'ils continuaient de humer sans plus y faire attention. Ils n'eurent pas besoin de se concerter non plus pour la suite : vu qu'ils étaient deux, autant se répartir la tâche. Sans hésitation, Charles se saisit aussitôt d'un flamant rose, avec le naturel du comédien en exercice. Il avait manié la batte de croquet dans un film, même s'il s'en était principalement servi pour l'enfoncer dans la gorge du méchant. Mais lorsqu'il s'agissait de jouer du bâton et des boules, cela n'était jamais très sorcier. Carmen, pour sa part, s'était emparée d'un pinceau, qu'elle trempa dans la peinture sans attendre, avant de s'attaquer aux roses. Elle se mit à chanter plus fort, une chanson sans queue ni tête peut-être, mais sa voix était aussi assurée et envoûtante qu'à l'accoutumée. Elle s'était calée sur la chanson entamée par Elias, ce qui expliquait peut-être le manque de tête. Mais c'était de bonne guerre, d'autant que la tête, il l'avait fort jolie, il fallait bien le lui reconnaître. Et la manière dont il observait l'homme à la mèche ne lui échappa pas. Alors elle hocha la tête en direction de son frère, qui fit de même. Un pauvre hérisson se retrouva -par le plus grand hasard, car c'était celui que l'on provoquait- projeté contre le détective, tandis que Carmen trébucha sur un pot de peinture pour mieux pousser Elias, projetant les deux hommes l'un sur l'autre.

« On est vraiment... »

« ...désolés ! »

Mine de rien, ça aussi, ça demandait du travail !

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(1) C'est que le début, d'accord, d'accord.

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Justice
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Mer 16 Mai 2018 - 9:52
Il fallait toujours qu'il se passe quelque chose. On ne pouvait pas rester tranquille cinq minutes sans être victime d'une attaque soudaine ou être projeté dans un monde aussi étrange qu'intoxiquant. Ce n'était même plus possible de manger du gâteau en paix, où allait le monde ? Et bien pas là en tout cas. Du moins pas le bon. Le bar manquait déjà à Miranda. Elle était bien sur son tabouret, assise au comptoir. A siroter ses cocktails, sans avoir besoin de parler à personne. A se contenter d'un sobre hochement de tête de temps en temps. Elle avait assez à faire à Arkadia, avec le patron qui lui donnait de plus en plus de responsabilités. Socialement, elle n'était pas du genre à s'épanouir, pas dans sa vie en-dehors de son devoir. Elle se sentait plus à l'aise dans une fiesta en mission sous couverture qu'à une fête d'anniversaire ; les objectifs n'étaient pas clairement définis, elle était livrée à elle-même d'une manière qui la rendait vulnérable. Et elle n'aimait pas se sentir vulnérable.

Aussi elle avait accueilli l'action avec un certain soulagement. Se lancer à la rechercher d'un chat n'était pas vraiment équivalent à la chasse aux terroristes, mais c'était déjà quelque chose. Un but clair. Elle n'était pas faite pour rester assise à boire du thé, même s'il y avait de quoi grignoter. L'envie -non, le besoin- d'agir la démangeait déjà. Alors elle avait fait sa part sans se faire prier. C'était son devoir de reine après tout. Et en parlant de reine, elle n'était pas la seule. Elle comprise, elle en comptait au moins trois, et elle n'était pas certaine que ce soit une bonne chose. Réunir autant de reines comme ça revenait à réunir une bande de chats pour tenter de les faire travailler ensemble. Enfin, ce n'était pas parce qu'elle faisait partie de la royauté qu'elle allait soudainement avoir peur de se salir les mains.

D'une traite, elle avala la nouvelle boisson qu'on lui présenta. Elle réussit à conserver un air digne pendant son changement de taille, ses sujets n'en attendaient pas moins. C'était quelque chose qu'elle devait prendre en compte, même si elle ne s'était jamais imaginée faite pour diriger. Elle agissait mieux dans l'ombre, en second couteau. Seulement, quand on n'avait pas le choix, on n'avait pas le choix. Elle ne suivit pas le mouvement : elle se l'appropria, se mettant en tête, et observa l'immense jardin qui s'offrait à eux du regard de la professionnelle. Rien de dangereux à l'horizon, mais qui pouvait vraiment dire, dans un monde pareil ? Du moment qu'on ne marchait pas sur un hérisson, il n'y avait guère de risques. Probablement.

« Je n'ai jamais été une artiste... »
grommela Lockhart en contemplant ceux qui s'attaquaient à la peinture. Elle trouvait suspect l'idée qu'on doive coloriser ainsi les roses, elle était à peu près sûre que cela ne se passait pas ainsi. Qui pouvait savoir, ici ? Où l'on jouait au croquet avec des oiseaux ? Les oiseaux, ce n'était pas très réglementaire, d'ailleurs. Elle se saisit d'un flamant, qu'elle jaugea de l'air de la connaisseuse. Non pas qu'elle soit experte en croquet, mais il fallait toujours s'en donner l'air, c'était déjà la moitié du travail. Et puis ça ne devait pas être bien sorcier ; d'autant que lorsqu'il s'agissait de frapper qui ou quoi que ce soit, elle avait de l'expérience. Calculer la trajectoire, la force, la résistance... Sans oublier de prendre en compte le hérisson, bien sûr. Et les cartes. Depuis quand les cartes se comportaient ainsi ? Elle en foudroya une de son plus farouche regard noir :

« Allez-vous cesser ? Une reine vous l'ordonne ! »
Elle se demanda un instant si elle devait employer le nous, mais y renonça. Ce n'était vraiment pas son style. Mais si ces cartes voulaient rester entière, elles avaient intérêt à rentrer dans le rang...

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Alpha
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Thème: Canta Per Me - Yuki Kajiura




“There’s no way things should be. There’s just what happened and what we do.” Terry Pratchett
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Lun 4 Juin 2018 - 10:37
Une reine, c'était déjà beaucoup. Alors trois, autant dire que cela accumulait de la personnalité. J'en savais quelque chose : en deux millénaires, j'avais eu l'occasion d'en rencontrer quelques unes. Je n'avais jamais porté le titre avant aujourd'hui, cependant. C'était une règle tacite que nous avions toujours suivie, dans la Famille : ne jamais utiliser nos pouvoirs pour nous hisser à une telle position de pouvoir. Nous aurions pu être capables de bonnes choses, particulièrement Dream et Destiny, mais cela n'aurait pas été prudent. Pour survivre aussi longtemps que nous, mieux valait rester en retrait, dans les coulisses. Dream s'était constitué son propre domaine, mais le château qu'il occupait n'était là que pour lui permettre d'y dormir, afin de visiter son véritable royaume. Destiny conseillait les dirigeants plutôt que d'ordonner lui-même, ce qui lui avait donné un pouvoir différent, et peut-être plus conséquent. Death n'était jamais restée longtemps au même endroit, et la seule idée d'être en charge d'un groupe lui paraissait inconcevable. Plusieurs groupes avaient commencé à lui vouer un culte au fil des siècles, mais elle s'était toujours arrangée pour y mettre fin. Quant à moi...mon pouvoir était terrible, et mes humeurs capricieuses. Mieux valait que je ne sois le centre de rien du tout, et à chaque fois que j'avais voulu m'établir, cela ne s'était pas bien passé. Pour moi, et encore plus pour celles et ceux qui m'entouraient. Et encore aujourd'hui, je n'aimais pas trop repenser à Desire, et à tous ses accomplissements. La perte du membre disparu de notre Famille restait toujours aussi vive.

Du coup, je me prêtais volontiers au jeu ce soir. Une couronne sans conséquences, et la robe blanche qui allait avec, sans les conséquences qui accompagnaient toujours un tel titre. C'était agréable de simplement se laisser aller, sans craindre que mes pouvoirs ne s'en mêlent. J'étais la Reine Blanche, et la Reine Blanche n'avait pas de tels soucis. Elle s'inquiétait uniquement des humeurs de ses sujets, ce en quoi je me retrouvais en tant que Delight. En tant qu'Angie. Je ne savais pas si Death trouvait pareil contentement à jouer le lézard, mais elle s'en amusait tout autant, cela se voyait. Elle n'était pas femme à refuser une nouvelle expérience, et celle-ci, elle ne l'avait encore jamais vécue. Même après autant d'années, on pouvait encore être surprises : un signe de plus de la richesse d'un univers infini.

« Ne t'inquiète pas, auguste neveu ; ton aïeule parlait sur le ton de la plaisanterie. Et puis je ne laisserais pas un héritier se faire malmener ainsi. Surtout quand de chenille, je sais qu'il pourra devenir un magnifique papillon quand il aura appris à étendre ses ailes ! »

« Ouais, nan, j'ai pas faim, t'inquiète. J'ai mangé trop de biscuits. »
Puis : « Hey, qui est-ce que tu traites d'aïeule, sœurette ? »

Je tapotai gentiment l'épaule d'Eden, pour appuyer mes propos rassurants. Ou ce qui pouvait bien servir d'épaule chez une chenille. Il était important qu'en tant que reine, je ne perde jamais contenance. Puis une fois rapetissés, nous rejoignîmes le reste de cette assemblée dans ce magnifique jardin. Ma sœur se précipita aussitôt pour se saisir d'une batte de croquet, désirant sans doute un peu d'action. Mon regard fut plutôt attiré par les roses en manque de couleur, ce que mon cœur trouvait inexcusable. Alors retroussant mes royales manches, je me saisis d'un pinceau que je trempai dans la peinture avant de me mettre à l'ouvrage. Je choisis un pot de peinture blanche, bien sûr. La plus pure des couleurs.

« Rendons donc son éclat à ce jardin ! » lançai-je à la cantonade, avant de m'atteler à la tâche. Une reine se devait de montrer l'exemple !

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Delight
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Mar 5 Juin 2018 - 11:18
Castiel était aux abois. C'est fou l'effet que de simples mots sur un papier pouvaient avoir. Quoi que cela n'avait rien d'étonnant : aucun mot n'était simple, écrit ou parlé. Ils voulaient souvent dire d'autres choses, signifier d'autres mots qu'on ne pouvait employer. Tout dépendait du contexte, des circonstances, des personnes impliquées, de leur maîtrise du langage. C'était comme un jeu auquel se livrait la majeure partie de l'humanité, certains inconsciemment : le monde fonctionnait ainsi, voilà tout. Et le bon mot au bon moment pouvait déclencher une guerre aussi bien qu'il pouvait l'arrêter. Ils pouvaient aussi plonger un guérisseur dans la plus folle des confusion. Il pouvait sentir les filaments de son esprit essayer de saisir le sens complet de ce qu'il lisait, mais c'était comme vouloir jouer au berger avec des nuages. Pourtant, James n'était pas stupide, et de cela aussi il était conscient : mais son esprit n'avait pas la configuration requise pour correctement interpréter ce qui n'était pas direct. Qu'il s'agisse d'une expression...ou d'une énigme. Et comment pouvait-il savoir que l'énigme en question n'avait aucun sens ? Si elle n'avait aucun sens, à quoi bon ? Voilà ce qu'il ne pouvait pas comprendre.

« Comment ne peut-il pas y avoir de réponse ? » Il cligna des yeux à la manière d'un hibou, essayant de suivre la logique du loir. Sebastian ? Mais oui, c'était bien le musicien. C'était logique, il l'avait aperçu à la fête, un peu plus tôt. Il n'avait pas eu l'occasion de le saluer avant le gâteau. « C'est bon de vous revoir. Mais s'il n'y a pas de réponse, pourquoi avoir une énigme ? » Voilà qu'il continuait de se fixer là-dessus, peut-être parce que rien dans ce nouveau monde n'avait de sens, et qu'il en avait déjà bien besoin dans le monde réel ; trop, c'était trop. Sebastian le loir ne semblait pas s'en soucier, sur le point de s'endormir. Liszt était-il de la partie ? Le loir avait-il un écureuil dans la poche ? Une énigme dans une énigme dans une énigme. Castiel se sucra une nouvelle tasse de thé pour se calmer, jusqu'à ce qu'il puisse à peine y remuer sa cuillère. Voilà qui était mieux pour ses nerfs. Et voilà qu'il fallait boire autre chose, ce à quoi il se plia, histoire de ne pas rester en reste. Quitte à ne rien comprendre, autant suivre le mouvement, peut-être que cela lui permettrait d'y trouver un sens. Petit griffon, il n'en avait pour autant pas l'impression, car le jardin était finalement adapté à leur taille : tout était une question de perception...

« J'aimerais bien que Léon soit là, il saurait y faire. » se dit-il à lui-même en contemplant les roses. La présence de son colocataire et ami aurait été rassurante ; il s'y était rapidement habitué, et tous deux partageait une conception assez d'un monde qui leur apparaissait bien souvent trop complexe. James n'était pas très doué en peinture, et il ne comprenait pas le but de l'entreprise : ce n'était pas comme ça que les roses prenaient leur couleur, si ? Il ne savait plus à qui ou à quoi se fier. Quant au croquet, maladroit comme il était, il risquait d'envoyer un hérisson là où il ne fallait pas ou, pire, de marcher dessus. Et il n'avait pas plus envie de marcher sur une pauvre bête que d'en frapper une avec une autre. Car les flamants n'avaient pas leur mot à dire, ce qui ne lui semblait pas correct. Et c'était sans parler des cartes qui s'agitaient dans tous les sens ! Est-ce que les cartes étaient censées faire ça ? Est-ce que c'était pourquoi Novak était aussi peu doué au poker ? Il cherchait tout autour de lui une chose, rien qu'une, qui avait encore du sens !

« On ne va pas taper sur une bestiole avec une autre bestiole, quand même ? Et si nous avons rapetissé, pourquoi le jardin n'est pas plus grand ? Est-ce qu'il y a encore du thé ? Qu'est-ce que l'univers ? » Il se laissa tomber assis par terre, les yeux grand ouvert. L'équivalent humain de l'écran bleu, il fallait bien que ça arrive un jour : James avait buggé.

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Castiel
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Mar 5 Juin 2018 - 21:01
Vraiment, il n’y avait pas de quoi être si surpris. Non ? Cela semblait pourtant grandement perturber notre griffon. Je plissai du nez-museau, faisant frétiller mes moustaches avant de lâcher un grand bâillement. Au lieu de s’inquiéter comme ça, il ferait bien de faire une bonne sieste, comme j’allais bientôt le faire. Mais pour répondre à ses interrogations, j’haussai les épaules.

"Parfois, on a pas toujours de réponses. Faut vivre avec cette incertitude."

Enfin bon, on ne pouvait pas faire plus clair non plus. Pas de réponse, c’était pas de réponse. Je m’installais à la table, la tête posée sur mes bras et prêt à sombrer dans le sommeil. Mais ce fut le moment choisi par le chapelier pour rappeler mes talents de conteur. Frottant mes yeux plein de fatigue et après un nouveau bâillement, je me redressai, et récitai d’une traite :

"Il était une fois trois petites sœurs ; elles se nommaient Elsie, Lacie et Tillie ; et elles vivaient au fond d’un puit… Mais, de quoi se nourrissaient-elles ?"

Je fronçais mon nez-museau à nouveau. La question méritait de se poser, clairement. Moi, je ne pourrais jamais tenir dans un puit sans un stock important de nourriture. Et un piano. Et un lit. Alors que le sommeil me reprenait, Alice débarqua pour nous forcer à boire une boisson qui ne demandait que ça. Bah, au moins, c’était assez facile à comprendre. Ce qui fut plus confus, c’est pourquoi cette fiole nous transporta dans la pièce de l’autre côté de la porte, à savoir un immense jardin. Pourquoi pas ? Je n’étais pas très regardant. Au moins, l’herbe semblait confortable pour un petit somme. Inutile de dire que j’évitais de choisir le croquet, préférant faire une sieste sous un rosier.

Mais le griffon était à terre, les yeux complètement blancs. Ah, mon ordinateur faisait ça parfois. C’était ennuyant, cette technologie. Rien qui ne marche jamais comme on voulait. Enfin, la solution à ce genre de problèmes était assez simple, dans le fond. Il fallait éteindre et redémarrer. Restait à savoir comment cela s’appliquait à un griffon, maintenant… D’un pas fatigué, je fis le tour de Castiel, à la recherche d’un bouton de marche. Ou de quelque chose qui y ressemble. Sans parvenir à en trouver. Moi, pour me réveiller, il fallait me donner un petit coup dans les côtes, pour me chatouiller. L’effet état immédiat. Pensif, je fermais les paupières du griffon et touchais du bout d’un pinceau ses côtes, pour essayer de le faire réagir. Et dessiner quelques roses rouge sur son plumage, tant qu’à faire. C’était pas ça qu’on nous avait demandé de faire ?

"Redémarre. Redémarre. Redémarre."

Peut-être que c’était à commande vocale aussi ? Dans le doute. Et puis, moi aussi j’étais content de le revoir, le griffon. C’était pas le moment de le laisser en bug comme ça.

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McGrenouille
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Jeu 7 Juin 2018 - 18:09



«I'm not strange, weird, off, nor crazy, my reality is just different from yours. »

Lewis Carroll




    Claire battait des paupières le temps de s’accoutumer à lumière extérieure. Elle ne comprenait pas comment elle était arrivée ici. Le soleil faisait du bien et elle se tendait vers lui comme un tournesol. C’était un jardin, un beau et grand jardin avec des hérisson, des flamants roses et des fleurs. Toute enjouée la rose qu’elle était à présent se portait vers le bosquet de roses blanches. Peut-être que l’une d’entre elles pourrait lui en dire un peu plus sur ce qui se passait. Peut-être même qu’elles savaient où était allée Dinah.

    Intriguée, Charadh observait le manège des gardes et de quelques uns des invités. La peinture vive et rouge écarlate qui recouvrait les pétals soyeux des fleurs. Elle n’était pas certaine de trouver cela très esthétique. La colorie était trop criarde, agressive, pour les yeux. Une nouvelle lubie pour le rouge avait-elle gagnée le Pays sans qu’elle n’en ait été informée ? C'eût été surprenant ! Depuis une décennie elle était quand même l’une des références dans le domaine. Du moins, c’était ce qu’elle croyait ! Elle envisagea d'aller voir le match mais...

    -Oh ! Regardez ! Là… Il y en a une qui est sortie du rang. Reviens ici toi!

    Deux losanges, celui de six et celui de neuf, arrivaient dans la direction de la Fleure. Leurs grosses chaussures écrasent la terre malléable. Ils avaient un air coquin sur la face. Alors, madame Richards se sentit soudain un peu nerveuse. Elle commençait à reculer. Ses grands yeux verts roulaient de surprise. Elle cherchait un secours du coin de l'oeil. Mais tous les peintres avaient l’air très occupés dans leur mission.

    « Il y a erreur. Je ne suis pas une rose !»

    Le sourire des cartes à jouer s'agrandit. L’un d’eux brandissait un pinceau dégoulinant pendant que l’autre emprisonnant le bras de la fileuse. Ils ricanaient comme des garnements. Claire tentait de protester mais se reçue belle et bien de la peinture sur la figure. Alors, elle se débattait, s’agitait dans tous les sens, ce qui n'eut pour résultat que de faire glisser le pinceau sur sa tenue. Son si beau blanc disparaissait sous la teinte royale !

    « Messieurs ! » Le goût de l'acrylique sur la langue la Française toussait. «Arrêtez ! Ce n’est pas agréable du tout ! »

    L’impatience gagnait la dame. Furibonde elle tirait de toute ses forces pour s’échapper. C’était qu’elle en avait en fait de la poigne madame ! Elle finit par gagner, mais la force, lui faisait perdre l’équilibre. Elle tombait sur ses fesses dans l’herbe et vit des étoiles.

    « Quelqu'un ! Un coup de main ! Les garçons ?! A l'aide ! » Hélait ses voisins, Sebastian, ou James, ou bien encore ceux qui étaient plus loin, pourraient lui donner un petit coup de main ?


Résumé:
 
Charadh
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Lun 11 Juin 2018 - 9:04
J'avais conscience que je ne parlais jamais à la première personne.
Pourtant, sans pouvoir expliquer pourquoi, cela ne me paraissait pas plus absurde que ça. Après tout, j'étais moi, n'est-ce pas ? La conscience dans ce corps, non ? Alors qui d'autre que moi aurait pu s'exprimer à ma place ? Personne. C'était donc logique. Plus logique que le reste d'ailleurs. Plus logique cette étrange tablée, que mes ailes ou même que des gens qui rapetissaient.
Ça n'avait pas l'air naturel pour autant. Parce que je n'allais pas non plus le mentir, ce passage à la narration interne me laissait comme une impression étrange. Comme un petit détail qui ne collait pas au milieu de pleins d'autres petites choses qui ne tournaient pas franchement rond. Des petits je ne sais quoi, sur lesquels je n'arrivais pas à mettre le doigts. Comme si soudainement le monde avait légèrement changé de couleur, ou était devenu un peu plus flou, ou que les règles avaient changé.

Mais je n'avais pas vraiment le temps de m’appesantir sur la question. Il nous fallait abandonner le thé, les guillerets pas de danse et la légèreté du moment pour boire une potion et partir à la recherche du chat perdu.
Le breuvage n'avait en rien le goût du thé et ses effets étaient beaucoup moins innocents. Autour de moi, tout se mit à prendre des proportions gigantesques, et voilà que j'étais perdue entre le mobilier. Est-ce que quelqu'un avait pensé à trouver la potion inverse, avant de nous faire prendre un potion potentiellement irréversible ? Je m'imaginais mal passer le restant de mes jours aussi grande qu'un dé à coudre. Le monde n'était pas adapté aux dés à coudre.
Heureusement l'étrange partie qui semblait se jouer dans le jardin me fit oublier le détail de ma taille.

Il fallait jouer cette partie de croquet s'il on voulait retrouver Dinah et rien ne s'annonçait moins simple. Les flamants-cannes et les hérissons-balle ne semblaient nullement disposés à jouer le jeu.
Alice et le Lapin Blanc semblaient faire le choix de la force persuasive, aussi, d'instinct plus diplomate, je décidais de négocier avec un des animaux rose à long cou pour obtenir son consentement, mais à voir ses battements d'ailles agacés, ça n'allait pas se montrer aussi simple et comme bientôt il semblait décidé à claquer son bec non loin de mes doigts -ett à voir la position dans laquelle se trouvait actuellement Dastan- je préférais ne pas me mettre à dos ces cannes peu commodes. Aussi, je décidais de me diriger plutôt vers un hérisson. Le flamant, satisfait que je lâche l'affaire, gonfla légèrement le torse et s'éloigna, tout fiérot, avant de décider d'aller aider son compère à martyriser le pauvre Lapin Blanc.

Le hérisson qui j'avais en vu de convaincre était tétanisé. Usant de douceur, j'essayais de rassurer la petite bestiole hirsute, lui assurant que je ne voulais pas lui faire de mal. Après tout, cette partie de croquet avait quelque chose de proprement cruel, envers les animaux comme les humains d'ailleurs ! Aussi je décidais que l'on pouvait bien changer un peu les règles. Le but était bien de faire passer les hérissons-balles sous les arceaux-cartes, peu importait les moyens, non ?
Déjà, j'encourageais le petit animal à rouler-bouler jusque sous le quatre de cœur tout proche. Visiblement peu convaincu par mes exhortations, je décidai finalement de montrer l'exemple et enchaînai quelques roulades avant ; étendue de mes capacités gymnastiques. L’insectivore sembla se rassurer quelque peu et même s'amuser de mon implication, il m'imita, mais dans un sens complètement contraire. S'éloignant à vitesse grand-V. J'en aurais pleuré de rage, vexée que ma méthode n'ait pas davantage abouti.

Je me décidais finalement d'aller donner un coup de main au directeur de la PH qui se débattait toujours de la double attaque de flamants, fit fuir les volatils en criant et en battant des bras, avant de tendre une main au Lapin pour l'aider à se redresser.

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Mer 13 Juin 2018 - 21:42
Lorsqu'on était un pro de la séduction comme Owen Morrison, on développait certains instincts ainsi qu'une grande capacité d'observation. Il était facile pour lui de repérer si son interlocuteur l'appréciait ou non, s'il avait envie de lui ou non. Cette facilité s'étendait aux personnes qu'il croisait ainsi qu'à son entourage. Combien de fois avait-il prédit que deux personnes allaient se mettre en couple avant même qu'elles réalisent qu'elles se plaisaient mutuellement ? Et pourtant, rien ne l'aurait préparé au petit choc qu'il reçut lorsqu'il comprit ce qui se tramait sous ses yeux. La possibilité était tellement extraordinaire qu'il n'avait rien vu venir et il ne savait si c'était le fait d'avoir été aussi aveugle qui le chiffonnait. Comment aurait-il pu prédire ça ? Et pourtant, étrangement, cela lui semblait logique quelque part.

Les yeux rivés sur Data, il l'observait d'un air amusé leur lancer à Gear et lui un regard noir avant de s'appuyer sur le pauvre Loir. Si les coups d’œil appuyés étaient un signe avant-coureur, la réaction que le détective eut à la soudaine apparition du Chat de Cheshire à ses côtés ne fit que confirmer ce que Vox venait de réaliser. La situation aurait pu être gênante, surtout qu'Elias sembla plutôt blessé et le Lièvre toute penaud. Heureusement pour tout le monde et pour la bonne ambiance du thé qu'ils partageaient tous ensemble, le musicien réussit enfin à réveiller Sebastian qui ne se fit pas prier pour entamer une histoire. Accoudé à la table, il posa son visage dans la paume de ses mains, prêt à écouter avec attention, mais une nouvelle diversion vint les interrompre sous la forme d'Alice. Cette dernière avait visiblement réussi à récupérer la clé tant convoitée et leur demandait de boire le contenu de petites fioles.


- Je ne sais pas ce que c'est, mais avec du thé, ça passera sûrement mieux!

Il tendit sa tasse et prit soin de bien en mélanger le contenu avant de le siroter. Le goût n'avait pas réellement changé, mais il ne pouvait pas en dire autant de sa taille ! Il se trouvait toujours sur sa chaise mais à présent il lui était impossible d'en descendre sous peine de se briser les os. Il n'eut cependant pas le temps de s'en inquiéter que déjà il était aspiré par une force contre laquelle il ne pouvait lutter et se retrouva dans un beau jardin avec le reste des convives. La scène qui les entourait était pour le moins curieuse. Des flamands roses et des hérissons se trouvaient non loin et des cartes d'une taille appréciable se courbaient pour prendre la forme d'obstacle. Un peu plus loin, de belles roses roses blanches attendaient d'être peintes en rouge, ce qui ne ravissait pas le Chapelier. Encore une lubie de la Reine de Cœur ça, à n'en pas douter !

La suite paraissait d'une logique implacable et les invités se séparèrent en deux groupe, les uns jouant au croquet, les autres peignant les fleurs. Vox n'était pas particulièrement enclin à faire l'un ou l'autre et il attrapa un pinceau plus par défaut que par réelle conviction. Au moins il y eut enfin un peu de musique lorsque Gear et Carmen décidèrent de chanter une chanson aux paroles intrigantes. Le musicien ne s'en formalisa pas, bien au contraire et commença à siffloter en regardant autour de lui. Certains tentaient par tous les moyens de se faire obéir des animaux présents, sans succès il fallait l'avouer et d'autres se faisaient carrément attaquer ! Dastan était pris à parti par deux flamands tandis que la belle Claire luttait contre deux goujats.

Ni une, ni deux, l'esprit chevaleresque d'Owen pris le dessus et il s'élança vers la couturière pour lui prêter main forte. Il nota au passage la manœuvre des jumeaux qui étaient aussi dupes que lui et retint un rire en attendant la réaction des deux partis. Il dépassa ensuite le Griffon qui semblait complètement déconnecté et son collègue qui tentait par tous les moyens de le ramener parmi eux. Il aurait pu l'aider dans sa tâche, mais les sbires de la Reine de Cœur semblaient décidés à terminer leur tâche. C'était sans compter la volonté de la dame qui réussit à se dégager non sans atterrir sur son sublime fessier. Une femme de poigne ! Il ralentit en arrivant à sa hauteur et ôta son chapeau en faisant une révérence.


- Madame...

Il lui offrit sa main et la remit sur pieds avec délicatesse et précaution. Le spectacle qu'elle offrait, couverte de peinture rouge, n'altérait en rien sa beauté, mais il lui offrit tout de même un mouchoir pour se débarbouiller. Après s'être assuré que les malotrus ne reviendraient pas à la charge, il tendit son bras pour l'escorter vers le reste des invités. A moins qu'elle ne veuille participer au tournoi de croquet, il n'étais pas difficile comme chevalier servant !


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Vox
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Jeu 14 Juin 2018 - 11:18
Lexy-Lori accompagnait son Amy-Souris dans son sirotage de thé. Ses papilles étaient moins familières avec le breuvage mais parfois le goût de la boisson la ravissait. En ce drôle de jour, elle n'y fit cependant pas attention, et but le liquide comme du petit lait. Sans sourciller ni prendre attention aux détails. L'oiseau tentait surtout de faire glisser une miette un peu plus grosse que les autres au fond de son gosier. Fallait pas s'étouffer maintenant, cela aurait été malheureux.
Enfin le gâteau glissa avec la cascade et Lexy-Lori put respirer plus librement. Et ça tombait à pic ! (le gâteau comme l'instant) Car Alice distribuait une nouvelle potion. Sa petite souris était toute excitée et elles échangèrent un regard. Le Lori en aurait fondu en guimauve si Amy avait continué mais elle détourna, fort heureusement à temps, le regard pour boire le liquide. Lexy la suivit bien évidemment sans réfléchir.

« Santé ! » fit-elle au ''Allons-y'' de sa belle.

Ah, c'était tout un autre monde de saveur que cette boisson-là. Et pas que ! Lexy-Lori se retrouva projeter dans une nouvelle dimension, qui n'avait rien à voir avec son estomac mais plutôt avec ses yeux. La voilà devenue oisillon ! Un bébé canari ! Nom d'un Titi ! Le pif en l'air, la pilote qu'elle était se demandait comment elle allait bien pouvoir remonter à table. Soudain une petite main se glissa dans la sienne, détournant son attention de ce sommet de bois. Sa souris, toute pétillante, l'entrainait à la suite des autres à travers une petite porte.
Elle aimait bien cette façon de voyager, même si ça gâchait un peu le plaisir. Elle passa une simple petite porte et d'une grande table de réception, elle était maintenant dans un grand jardin où la nature florissait et s'épanouissait. Alice leur dit quelque chose, mais Lexy ne l'entendait pas. Amy-Souris s'était exclamée ''Du croquet !'' et elle se retrouva avec un flamant dans les mains. Les deux oiseaux se regardèrent comme des ronds de flan.

« Madame. » salua le Lori en tenant toujours le flamant par ses pattes.
« Madame. » lui répondit-elle.
« AH ! » s'écria le Lori en levant les bras et qui en relâcha son maillet à plumes.

Le flamant s'envola alors, se trouvant un autre groupe et un joueur à qui s'en prendre.

''On se joue la prochaine semaine de vaisselle ?'' La douce voix de sa souris capta à nouveau son attention.

« Plutôt le moteur du lave-vaisselle ! » rétorqua Lexy qui s'approcha d'Amy et se pencha sur son dos pour lui souffler dans l'oreille, par coquinerie.

Qui avait encore oublier sa clef à molette dans la machine qui nettoyait exclusivement assiettes, verres et couverts ? Une mécanicienne tête-en-l'air. Et un autre moteur de machine qu'elles allaient devoir remplacer avant que l'évier ne déborde de vaisselles sales.
Et Lexy ne parlerait pas de la voile de VAP qui avait finit au sèche-linge et qui s'était retrouvé coincée à l'intérieur de l'engin dont elle avait du alors le désosser complètement. Ca non, pas la peine de le mentionner.

Le hérisson d'Amy fit un rouli-bouli en direction de la carte recourbée, mais cette dernière en avait décidé autrement et s'écarta du chemin, faisant manquer son coup à la Souris.
Elles entendirent une Reine râler non loin d'elles, victime elle aussi de la bougeotte des arceaux de papiers.
Toujours déterminée, Amy recommença son tir, le hérisson sonné reprit la direction des cartes. Mais cette fois-ci, le Lori était aux aguets. Alors que l'As de Trèfle allait piquer une petite course, Lexy sauta à pieds joints sur les pieds de la carte, la laissant sur le Carreau.

« C'est pour toi, mon Coeur ! » ria-t-elle, oubliant un instant qu'elles étaient en compétition, car pour Alexis, rien n'était plus naturel que d'aider et soutenir Amelia.

Lexy-Lori continua de sauter de cartes en cartes autant de fois que nécessaire pour que le hérisson d'Amy-Souris finisse sa course pour marquer le point.


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Ace
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Jeu 14 Juin 2018 - 16:26
Je me sentais nauséeux. Peut-être que c’était le gâteau, tout ce thé, ces trucs bizarres mais parfaitement normaux aussi, ou l’expression d’Elias. Ou peut-être un affreux mélange de tout ça. Un peu comme quand on essaie de mélanger bière, cocktails, vin et alcools forts. Jamais une bonne idée. Même à Wonderland. Surtout à Wonderland. J’avais l’impression que mon cœur allait exploser à force de tambouriner contre ma poitrine. Sans parler de tout le reste. Etrangement, tout ce thé chez les fous ne me posait pas de problème. En revanche, voir apparaître ce chat de Cheshire inopinément derrière moi, cela me mettait dans un état que je ne contrôlais pas. Heureusement, le loir enchaîna sur une histoire, ce qui détourna brièvement l’attention. Je restais néanmoins la tête baissée, incapable de regarder Elias ou dans les yeux, honteux de ma réaction et de ce mélange de sentiments qui s’agitaient dans mon esprits et mon corps.

Aussi, lorsqu’Alice nous fourgua un truc à boire, je ne réfléchis pas plus loin et l’avalai d’une traite. Je ne fus pas trop surpris de me retrouver rétréci, puis aspiré par la porte pour atterrir dans un grand jardin. J’avais vu tellement plus étrange, surtout dans le coin. Et surtout, j’étais toujours aussi apathique, incapable de vraiment me soucier de ce qui nous arrivait. Inutile de dire que faire du sport et chasser un hérisson avec un flamand rose, ce n’était pas ma priorité. Je me dirigeai donc vers l’atelier peinture, pas vraiment motivé non plus à repeindre ces roses. Rouges ou blanches, quelle importance ? Je restais devant un buisson, dubitatif, lorsque le chat revint, un peu plus timide, et en me tendant un pinceau. Je l’observais un instant, avant de le prendre avec un geste tout aussi timide. Mais avec un léger sourire.

"D’accord."

C’était assez apaisant, au final, comme activité. Pas besoin de trop réfléchir, juste colorier ces roses. Un peu comme ces trucs de coloriages que Roxy faisait parfois et que j’avais toujours trouvés un peu con jusque-là. Je devrais peut-être revoir mon jugement. Elias et la jumelle se mirent à chanter, et Vox à siffler, ce qui ajoutait un peu d’agréable à la tâche, même si certains joueurs de croquet étaient en train de beugler un peu plus loin. Le mécano chantait bien, quand il était un peu sérieux. Et ce, même si les paroles n’avaient aucun sens. Ou plutôt si, étrangement. Mais le plaisir était tout de même là.

Du moins, jusqu’à ce que les deux jumeaux, dans une harmonie des plus suspectes, tombèrent à la fois sur Elias et sur moi pour nous projeter l’un contre l’autre. Réveillé par ce choc, je rattrapais Elias dans mes bras, lançant un regard noir à nos assaillants.

"Eh les clones, regarder un peu où vous allez ! Ou un de ces pots de peinture pourrait bien finir sur votre tête…" Mais c’était trop tard, de toute manière. Je poussais un soupir, et regardais Elias. "Ça va ?"

Je réalisais à ce moment la proximité qui avait résulté de cet « accident ». Les battements de mon cœur s’accélèrent à nouveau, mais avant que je puisse partir au quart de tour, le chat de Cheshire passa ses bras autour de moi pour me serrer doucement, en ronronnant. Je sentis toute la tension de mon corps d’envoler, sans toutefois savoir comment réagir. Avec hésitation, je passai une main sur son dos pour le caresser, ce qui fit redoubler d’intensité les ronronnements. Bon, c’était toujours ça de réparé. Et puis, je me sentais bien, comme ça.

Cependant, je finis par remarquer que Sean n’allait pas très bien. Je déplaçais légèrement le chat sur mon flanc pour pouvoir avancer jusqu’à Humpty Dumpty.

"Hey, ça va ?"

Mon regard fit un aller-retour avec la peinture rouge qui dégoulinait, et le policier. OK, je voyais un peu le souci… J’allais emprunter un peu de peinture blanche à la Reine de la même couleur, avant de demander de l’aide à Elias pour la mélanger à la peinture rouge de Sean. Ce qui donna un joli rose, plutôt logique, pour la fleur du même nom.

"C’est mieux comme ça ?" demandai-je à Humpty Dumpty, alors qu’Elias reprenait ses caresses. Un peu machinalement, une main passait doucement sur sa tête, comme avec n’importe quel chat, tandis que je continuais à fixer le policier.

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Data
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Jeu 14 Juin 2018 - 17:58
“ La voie entre les mondes est peuplée de merveilles, mon amie. ”

Kussi Tenobi




Tohum & Viking



    La taille d’un minuscule ne perturbait que momentanément la nomade. Elle avait finalement accepté que dans un rêve les lois de la physique n’avaient plus lieu. Pourquoi ne pas faire la taille d’une fourmi ! Leur joyeuse troupe se retrouvait propulsée dans un nouveau décor. Cette fois il était extérieur.  

    Le soleil faisait presque mal aux yeux. Sveda plaçait une main en visière pour pouvoir regarder ce qui se passait. Elle adressait un sourire complice à son compagnon. Lui aussi avait l’air de prendre ce « jeu » avec philosophie. Il allait se balader de son pas nonchalant. Un peu plus loin Elias se marrait devant ses collègues qui essayaient de se faire obéir d’une bande d’animaux rebelles.

    En effet, Tohum voyait que les gens partaient dans deux directions différentes. Soit un atelier sportif, soit une séance d’horticulture. Elle baissait les yeux sur les chaussures de son costume. Les petites chaussures n’étaient pas adaptées pour marcher dans la terre. Elle se dirigeait vers le terrain de croquet. Les mains plaquées sur les hanches, elle constatait le fiasco. Les flamants comme les hérissons faisaient grève ou pire s’en prenaient aux joueurs.

    La bonde trottinait comme elle pouvait pour aller vers les « cannes » encore en sommeil. La voix douce de Riley lui parvenait par bribes. Elle reconnaissait bien là l’esprit paisible de son Flocon. Elle tapotait gentiment la tête du plus proche, comme pour réveiller un bébé.

    « Oui, pardon de vous réveiller… par ce temps c’est vrai une sieste serait plus adaptée… C’est que nous avons besoin de votre aide pour retrouver une amie. Nous sommes obligés de jouer une partie, vous comprenez ? Si vous pouviez… juste une petite demi-heure me prêter… eh bien vous ? »

    Un Viking goguenard arrivait et de ses fortes pinces attrapait un autre volatil. Il n’y allait pas dans la dentelle. Un peu comme son père. Tout en riant il imposait sa force herculéenne au pauvre animal. La bête couinait, la glotte tremblante. Sveda le voyant compatissait, elle allait pour parler à son fils. Mais celui-ci partait vif comme un lapin, une « balle » en main.

    Après une observation sommaire du terrain, le grand blond balançait l’hérisson sur la pelouse. Il lançait un clin d'oeil appuyée vers Lexie et sa compagne. Puis, ni une ni deux, balançait un coup de bec dans son postérieur. En arrière sa mère applaudissait avec énergie aussi supporter que pour Kim pendant ses tournois… avant de rosir de honte. Venait-elle d’encourager la maltraitance animale ? Le rire joyeux de son gamin allégeait son cœur. De toute façon… il fallait bien qu’ils jouent ! N’est-ce pas ?


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Tohum
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"Le bonheur c'est mieux quand on le partage."


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Ven 15 Juin 2018 - 9:05
Rêve ou réalité ? Le doute commença à s'installer dans l'esprit du jeune homme. Mais plus que brièvement car tout ce qu'il voyait était trop délirant pour que cela puisse être la réalité. Pourtant, il ressentit un léger sentiment de honte lorsque Claire intervint pour qu'il cesse de chatouiller la montagne humaine qui avait failli s'ébranler. Son amie Océane lui faisait aussi les gros yeux comme l'institutrice habituée à gronder ses enfants élèves.

Ce rêve ne l'amusa plus lorsque Claire appela au secours, emprise avec deux losanges qui voulaient la peindre des pieds à la tête. Kevin n'était pas du genre à laisser une amie en détresse sans lui porter secours. D'ailleurs, n'était il pas le chevalier dans cette histoire ? Machinalement, il porta sa main à sa ceinture, y trouvant une épée de bois qu'il brandit. En moins de deux, il se retrouva face à face aux losanges, se lançant dans un round d'escrime les uns avec leur pinceaux et lui avec son épée de bois.

Océane, sa fleur, l'observait avec des yeux pétillants d'admiration, contente et fière d'avoir retrouvé son chevalier, mais aussi avec la crainte que ce combat finisse mal. Elle vivait chaque passe d'armes, frémissant quelque fois lorsque Kevin était à deux doigts de se faire toucher. Le jeune homme n'avait certes plus ses pouvoirs mais il restait un athlète gymnaste aux qualités exceptionnelles.

Du renfort arriva. Avec ses camarades, ses losanges allaient nulle doute finir la tête au carré s'ils persistaient à importuner ses amies.


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Iron Will
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Ven 15 Juin 2018 - 17:41
Grace répond au large sourire du Chat de Cheshire avec une sorte de grimace mal assurée. Elle sait que ses mots sont censées la rassurer, mais on a connu plus efficace. Le regard qu'il jette en biais à Amelia-souris lui donne un frisson. Ou est-ce la main qu'il pose sur son épaule ?

Effectivement, elle n'est pas encore une souris. Qu'elle ne sache. Mais qui sait si ça ne pourrait tarder. Après tout, elle s'est plutôt bien accommodée du fait d'être tortue. Comme elle s'est plutôt bien accommodée d'être de taille somme toute modeste, mais tout à fait correcte, aussi, l'idée de devoir rapetisser ne l'enchante guère.
C'est avec une certaine mauvaise grâce qu'elle boit la fameuse potion, avant de se mettre a rapetisser à vue d’œil. La sensation est étrange mais elle n'a même pas le temps de s'en plaindre à son ami le Chapelier qu'elle se retrouve aspirée jusque par la minuscule porte.

Le décors est planté. C'est un élégant jardin anglais, un peu comme celui du domaine des MacBeathag.
Du genre parfaitement entretenu et parfaitement ennuyeux.
Peut-être pas si ennuyeux que ça, doit-elle concéder. On ne joue définitivement pas de partie de croquet comme celle-ci chez les MacBeathag. Ou au moins aurait-on prit la peine de faire empailler les pauvres animaux au préalable, c'est véritablement impensable de devoir batailler autant avec les cannes à plumes et le balle à piques, sans parler des arceaux à carreau !

Elle est presque soulager lorsqu'on lui glisse un pot de peinture entre les mains. Cela n'aurait tenu qu'à elle, elle aurait probablement lancé un mouvement de protestation contre la cruauté animale perpétrée dans ce jardin, mais puisqu'il fallait retrouver Dinah rapidement, peut-être la révolte devrait-elle attendre.

C'était comme peindre ces roses en rouge, d'ailleurs. Elle ne connaissait effectivement pas de moyen plus rapide pour modifier la couleur d'une fleure, mais elle aurait été bien curieuse de savoir de quoi étaient faites ces peintures, acrylique ou gouache ? Dans un cas comme dans l'autre, la plante n'allait-elle pas sévèrement pâtir de cette application de substance synthétique potentiellement nocive ?

Rien à faire.
La jeune femme avait beau retourner le pot dans tous les sens, aucune information concernant la composition.

Elle se surprend a fredonner. Un air plutôt connu. Les paroles lancées à la cantonade par le Chat et reprises par l'un des jumeaux restent dans la tête.
Elle-même chantonne à mi-voix comme pour se donner cœur à l'ouvrage. Il s'agit de ne pas dépasser.

Ce n'est pas parce qu'elle est dans un rêve qu'elle doit s'y prendre n'importe comment.
Dans un quoi ? Non. L'idée s'envole.

Elle s'apprête à demander à Vox si lui aussi, il ne lui semblerait pas que toute cette situation est bien étrange, mais voilà que le Musicien-Chapelier a abandonné ses pinceaux pour aider une victime du zèle de certains. Elle roule des yeux au ciel en le voyant faire son charmeur. Irrattrapable même jusqu'au Pays des Merveilles.

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Grace
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