Les autres Arches du monde

 :: Administration :: Règlement / Contexte :: Géopolitique Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Lun 14 Mar 2016 - 0:00


Petit tour d'Horizon


Le monde en 2016


Le cataclysme de 1890 a radicalement modifié aussi bien le paysage que la géopolitique mondiale. Certaines nations se sont écroulées, d'autres se sont élevées avec les arches, et toutes ont été changées. Voyons ce que certaines sont devenues : l'Arche d'Édimbourg n'est pas la seule dans le ciel...

Europe


Paradoxalement, l'éclatement du territoire a contribué aussi bien à renforcer l'identité nationale de chaque pays qu'à solidifier leurs liens entre eux. Il est plus aisé de s'immerger plus que jamais dans sa culture propre lorsqu'on devient littéralement une île, mais la nécessité de partager les ressources à pousser la majorité de ces pays disparates à faire front commun. L'alliance des arches finit par former une véritable confédération européenne, un pouvoir central non négligeable, bien que passant beaucoup de temps à gérer ce melting-pot d'influences et de manières de vivre. La confédération assure néanmoins l'avenir de ses arches membres bien mieux que si elles étaient restées livrées à elle-même. On dénombre néanmoins quelques exceptions d'irréductibles isolationnistes. L’Écosse a sauté sur l'occasion pour prendre son indépendance, et son arche d'Édimbourg est devenue un véritable petit état-cité dont la neutralité en fait une plaque tournante du commerce et des échanges mondiaux dans la région. Quant à la Suisse, elle fait honneur à sa tradition ancestrale de ne pas trop y toucher, et fait tout naturellement office de banque mondiale efficace : sa confédération à elle est bancaire, et voilà qui lui suffit tout à fait. Enfin, si le Vatican n'a pas physiquement survécu au cataclysme, son pouvoir a été déplacé à bord d'un gigantesque aéronef sanctifié, devenu le nouveau siège de ce pouvoir religieux.

Quelques points d'intérêt

L'Arche de Paris : Paris n'a guère changé. La disposition de ses quartiers a été revue à cause des bouleversements causés par le cataclysme, et il manque un bout de la Tour Eiffel. Une partie des citoyens a bien décidé de mener une action de plainte commune contre un tel changement, vexés qu'on ne leur ait pas demandé leur avis et prenant part à une tradition séculaire. Personne ne les a écoutés, mais comme ils n'écoutent personne non plus, la vie a vite repris son cours. La ville est plus que jamais la capitale culturelle de cette nouvelle confédération européenne, qui y a d'ailleurs installé son siège.

L'Arche de Londres et l'Angleterre : fidèles à leur réputation du flegme britannique, les anglais ont à peine haussé un sourcil lorsque la plupart de leurs bâtiments se sont élevés dans les airs. Certains en sont même plutôt contents, prétextant qu'il y fait meilleur un peu plus haut. Le pouvoir royal a retrouvé plus d'importance que jamais, bénéficiant d'un regain de popularité suite à cette nouvelle situation. On continue d'y boire du thé et de s'exclamer « Jolly good ! », et l'esthétique vapeur fait fureur (même si on ne compte plus le nombre de gentlemen y ayant perdu leurs chapeaux). L'Angleterre boude un peu d'avoir perdu l’Écosse, bien que beaucoup se demandent si ce n'est pas seulement pour la forme. Quant à l'Irlande, elle est ravie de son nouveau statut flottant, mais dépend beaucoup de l'arche londonienne pour survivre. Ce qui n'est pas forcément du goût de tout le monde, mais on ne peut tenir que jusqu'à un certain point en se nourrissant uniquement de patates.

L'Archipel Italien : c'est ainsi que sont surnommées les quelques arches italiennes. Beaucoup auraient cru que les villes de ce pays seraient reparties dans leurs anciennes querelles, mais la nécessité les a poussées à faire un front plus uni que jamais. Principalement dans le but de conserver le plus de trésors possibles d'une culture artistique riche et ancienne risquant l'annihilation. L'archipel rivalise avec Paris en ce qui concerne le pinacle de la culture, et fait preuve d'une diversité et d'un charme qui en fait le parfait lieu de villégiature pour les touristes et les nantis. Quoi de mieux que de siroter un bon verre de chianti au-dessus des vignes de l'arche toscane avant de prendre l'aéronef -ou un portail pour les plus riches- pour la Piazza Grande di Roma et ses nombreuses activités nocturnes ? Florence est devenue une véritable arche musée ; quant à Venise, elle aurait pu couler corps et bien lors du cataclysme, mais sa surface s'est élevée, à la grande stupéfaction de ses habitants qui n'auront plus jamais à craindre d'avoir les pieds mouillés (ce qui ne les a pas empêchés de créer des gondoles sur répulseurs au nom d'une tradition tenace). La tour de Pise s'est redressée sous le choc, ce qui est un peu dommage.

L'Arche Scandinave : s'il y a bien une arche qui se rapproche le plus de l'utopie en ce monde nouveau, c'est bien l'arche scandinave, ce qui n'a pas étonné grand monde. Durement touchées par le cataclysme, peu de terres nordiques ont réussies à s'élever. Mais un véritable point de convergence a été mis en place par les rescapés eux-mêmes. A la point de la technologie en ce qui concerne l'utilisation de certains moteurs à gravité, ils s'en sont servi pour modeler leur propre arche, poussant les morceaux de terres flottants à se rejoindre pour former une gigantesque mégalopole. Il s'agit sans doute d'une des plus grandes arches du monde, avec New Victoria en Amérique du Nord ou la Nouvelle-Pékin en Asie. La société nordique a effectué une transition sans bavure, s'autorégulant avec une aisance rare. Elle compte aussi dans ses rangs quelques-unes des plus performantes installations médicales et pharmaceutiques du monde moderne. Et les biscottes continuent de s'exporter comme des petits pains.

Port-Amsterdam : s'il n'y a plus guère lieu d'avoir de ports là où l'eau est concernée (les océans ayant la pénible manie de ne guère pulluler en plein ciel), autant dire qu'ils n'ont pas perdu de leur importance grâce à la multiplication des transports aériens, dont les aéronefs de tout poil sons les porte-étendards. Rattaché à la confédération européenne, Amsterdam est pratiquement indépendante, et fait office d'une plaque tournante pour le transport de marchandises, les taxe étant étudiées pour. On y trouve plus ou moins n'importe quoi. Et si on ne le trouve pas, il y aura bien quelqu'un pour vous vendre de la contrefaçon avant de vous piquer votre pantalon et de s'en aller boire un verre au café du coin avec votre propre argent avant même que vous ne vous réveilliez dans le caniveau le plus proche. Contrebande et autres trafics y ont une plaque tournante, et c'est un haut lieu de plaisirs et, dans une certaine mesure, de vilenie (si ce n'est de perdition pour les plus enthousiastes). Autant dire que l'ambiance y est aussi chaleureuse que carrément brûlante, et que les tavernes du port sont parmi les plus animées qu'on puisse trouver dans le coin.

La Suisse et la Confédération Bancaire Helvétique (CBH): aussi irréductible que jamais, la Suisse cultive sa longue tradition de neutralité, du moment que l'argent de tout le monde continue de passer par ses poches. La CBH est l'organisme financier de référence de ce nouvel âge mondial, et le siège de leurs banque est sans doute l'une des place-fortes les plus imprenables qu'il existe dans les airs (elle est réfugiée au cœur d'un sommet alpin propulsé dans les airs lors du cataclysme, et lourdement défendu). Le reste du territoire est morcelé, et il s'agit plutôt de petites îles champêtres qui restent dans leur coin à parler leur langue ; de toute façon, tout le monde est occupé à participer à des référendums, qui est un peu le sport politique national (tout le monde se rappelle encore du référendum organisé pour un référendum avec fierté ; par contre, plus personne ne se rappelle du sujet de l'un ou de l'autre). Certaines mauvaises langues prétendent que les suisses, fidèles à leurs habitudes, auraient profité de la catastrophe pour faire sauter eux-mêmes leur territoire afin que personne ne puisse redescendre en profiter par la suite, mais ce n'est qu'une rumeur. Probablement. L'armée suisse est petite, mais étonnamment efficace et bien équipée ; elle compte dans ses rangs une petite flotte d'aéronefs performants capables de déployer des chasseurs de combat à la pointe de la technologie. Personne n'a retrouvé Genève, mais tout le monde s'en fiche ; d'autres mauvaises langues prétendront qu'elle en aura profité pour aller faire son arche dans son coin là où personne ne les dérangerait.

Station Vatican : contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, elle ne sert pas à diffuser de la musique (du moins, pas que). Si la ville d'origine a été ravagée par le cataclysme (ce qui n'a que très modérément plus aux grandes pontes du coin, qui auraient préféré la voir sauvée non seulement pour son patrimoine mais avant tout pour une bonne publicité), l’Église a ressurgi de ces cendres en une flamboyante résurrection. La Station Vatican est un gigantesque aéronef, proche de la citadelle volante, financée et construite par un conglomérat de partis plus ou moins intéressés à l'idée d'être dans les petits papiers du seigneur. C'est du bel ouvrage, même si certains diront que tous ces hublots en forme de croix n'étaient pas forcément nécessaires. Quoi qu'il en soit, la station se dresse dans les cieux comme un véritable phare d'espoir pour les fidèles, et son pouvoir reste indiscutable. Elle est protégée par la flotte des Templier, un ordre remis au goût du jour histoire d'en imposer un beau coup. Le vaisseau amiral de la flotte (un aéronef de classification cathédrale), le Notre-Dame, est une machine imposante et étincelante et un autre du même tonnage, le Sagrada Familia, est en construction.


Nouvelle-Russie et Europe de l'Est


L'Europe de l'Est est plus fragmentée que jamais géographiquement. Son territoire a été durement touché par le cataclysme, ravageant des pays entiers au sol et donnant lieu à l'élévation de centaines de petites îles. Les grandes bandes de terres volantes capables de soutenir des arches sont rares, et la vie est souvent rurale et disséminée. La Nouvelle-Russie est passée d'une Union Soviétique isolationniste à un pays à deux visages, tandis que l'est des territoires reste plus chaotique que jamais.

Quelques points d'intérêt


L’Arche de Saint-Pétersbourg : il s'agit de l'arche la plus moderne de la Russie, et le véritable cœur moderne du pays. Après de longues décennies difficiles, l'Union Soviétique s'est écroulée sous son poids, incapable de survivre de par son seul isolationnisme. Plusieurs conflits et révolutions localisées, notamment dans des arches vassales d'Europe de l'Est, ont contribué à la naissance d'un nouveau régime plus ouvert. La grande force actuelle de la Nouvelle-Russie, ce sont les ressources naturelles qui gisent sous ses arches. En effet, le pays a bien moins souffert que d'autres, et peu de territoires se sont élevés. Si les conditions de vie à la surface du globe restent aussi dures qu'ailleurs (il est impossible d'y survivre longtemps), cela n'a pas empêché la Nouvelle-Russie d'y implanté de nombreuses industries temporaires pour en extraire des minéraux et même du pétrole. Les arches russes sont à l'image de l'ancien matériel soviétique : anciennes, pesantes et peu agréables à l’œil, mais aussi résistantes, pratiques et tout bonnement increvables. La vie est plus facile dans les mégalopoles comme Saint-Pétersbourg, où le gouvernement mène sa barque avec une main de fer. Depuis peu, la Nouvelle-Russie est plus expansionniste que jamais ; elle a déjà annexé plusieurs territoires d'Europe de l'Est, ce qui ne manque pas d'inquiéter certains pays d'Europe centrale. Enfin, les poches de vie sur Terre sont miséreuses et dangereuses : la plupart des travailleurs qui acceptent de s'y rendre le font pour subvenir aux besoins de leurs proches, parce qu'ils n'ont pas d'autres choix ou pour fuir la justice. C'est très souvent un aller-simple ; ceux qui survivent aux dangers de la surface reviennent souvent affaiblis ou malades. Malgré tout, on y dénombre déjà plusieurs communautés éparses sans foi ni loi, qui se font et se défont au rythme des morts et des disparitions. C'est un point de fuite pour les plus désespérés, un bagne pour la Russie et un apport de ressources non négligeable...

Notes : en plus de la Nouvelle-Russie, de nombreux pays d'Europe de l'Est (Biélorussie, Lituanie, Lettonie, Estonie pour ne citer que quelques-uns) sont en train de reproduire le même chaos organisé et de souffrir de la situation. Certains d'entre eux espèrent pouvoir rejoindre l'Europe, mais les régimes et les idéologies changent si souvent que rien n'est certain. La Pologne s'en sort un peu mieux et a ouvert les négociations avec l'Europe. L'Ukraine, de son côté, est devenu une arche en perpétuelle révolution, mais qui arrive à rester unie dans sa crainte -voire même sa haine- de l'ancienne union soviétique. En Asie, le chaos russe se répercute -bien que de manière un peu moindre- au Kazakhstan et en Ouzbékistan par exemple.

Amérique du Nord


Ah, l'Amérique. La grande, la glorieuse Amérique. Celle qui était encore il n'y a pas si longtemps le symbole d'une grande puissance mondiale suite à son émergence sur le devant de la scène a vu son identité nationale se fractionner suite au cataclysme. Là où des continents comme l'Europe ou même l'Afrique ont vu leurs nations se rapprocher pour mieux faire face, les États-Unis se sont divisés suite à une succession de querelles opportunistes dues à la modification du territoire. Aujourd'hui, il n'y a plus d'USA, ou plutôt il y a une ribambelle de factions se réclamant toute de la légitimité du pays mère. On y dénombre au moins trois présidents, et plusieurs gouvernements qui s'opposent en une véritable guerre des trônes moderne. Pour le moment, l'isolationnisme inhérent à la nature d'une arche empêche la poudrière d'exploser, mais la politique et les luttes de pouvoir y sont plus complexes que jamais. Néanmoins, l'Amérique du Nord reste une terre d'opportunités et de ressources, pour peu que l'on sache s'adapter.

Quelques points d'intérêt


New Victoria : cette coalition d'états le long de la côte est -élevée d'un bloc- n'est pratiquement qu'une immense mégapole, qui relie entre autre New York et Washington. Cette cité état représente bien l'âge des arches mégalopoles tentaculaires, et se veut aussi moderne et accueillante que possible. Il s'agit probablement d'un des plus grands arches mondiaux, et l'un des plus modernes. Elle persiste à vouloir représenter l'ancien idéalisme américain, mais son patriotisme est flamboyant et destiné à mettre des étoiles dans les yeux des étrangers, au contrait du patriotisme agressif et réactionnaire du Texas, par exemple. D'apparence, la mégalopole qu'est New Victoria brille de mille feux, mais l'ordre n'y règne pas autant qu'elle essaie de le faire croire. Si les centres sont bien entretenus et protégés, il en va autrement pour les arrondissements et les régions moins importantes économiquement parlant. Le niveau de vie reste correct, mais la criminalité y est plus présente qu'ailleurs. Le gouvernement fait de son mieux pour mettre en avant la magnificence de ses centres urbains et tous les symboles qu'ils ont décidé de conserver de l'Amérique : indépendance, mérite, liberté. Après sa destruction lors du cataclysme, une nouvelle Statue de la Liberté -d'un bronze doré et plus grande que jamais- a été rebâtie en plein cœur de la ville, et la région est toujours aussi synonyme de nouveau départ. Au nord, et pour appuyer sa politique d'image, New Victoria a fait du Vermont et du New Hampshire une sorte de parc national réservé aux espaces verts et de détente. Au Maine, il pleut toujours autant. Plus l'on descend vers le sud, vers l'ancienne Virginia, et plus la région devient rurale et assure le gros des ressources alimentaires New Victoria est gouvernée par le Président et son Assemblée, qui siègent par tradition à Washington (ce qui énerve beaucoup le Texas, qui n'aime pas voir « la Maison Blanche aux mains d'étrangers »). New Victoria se veut très progressiste du point de vue prodige, même si certains diront que son utopie n'est avant tout qu'une question de façade.

La Fédérations des États-Unis : sous ce nom ronflant se cache une autre nation bien décidée à faire valoir au monde son seul droit de véritable héritière des glorieux USA d'antan. Ce sont principalement les très anciens clivages sociaux et d'esprit entre le sud et le nord qui ont donné naissance à cette nouvelle sécession. Nul besoin de guerres cette fois-ci, à peine quelques escarmouches ici et là : le sud se détacha tranquillement (et, surtout, littéralement au vu du cataclysme), sans faire d'histoire, en bon gentleman, et devint...ben, le Sud. Ce qu'il avait toujours été, et sera sans doute toujours. On y vit la même vie, sans se presser de voir évoluer les mentalités. D'ailleurs, c'est sans doute l'un des endroits sur Terre les plus intolérants aux prodiges. La religion catholique a toujours autant de poids dans la balance, et le pouvoir gouvernemental est si lié avec celui de l’Église qu'on connaît aussi cette nation sous le nom de « Fédération Sainte des États-Unis ». D'ailleurs, l’Église songe à y élire son premier pape sur territoire américain, ce qui n'est pas sans causer son petit lot de complications... Bref, dans le sud, ce sont les vieilles valeurs qui prennent le dessus. D'accord, les minorités ne sont du coup pas particulièrement bien traitées (mais il vaut toujours mieux être noir que prodige ; et ne parlons pas de ce qui risque de vous arriver quand vous naissez les deux à la fois dans le coin...), et l'état prône une suprématie blanche et chrétienne du plus bel aloi. D'accord, on dit bien que la renaissance active florissante du Ku Klux Klan -se concentrant bien évidement sur la chasse aux prodiges- est sanctionnée par l'état, même s'il donne parfois plutôt l'impression de regarder ailleurs et de tolérer leurs exactions tant qu'elles ne troublent pas trop l'ordre établi. Mais un gentleman ne saurait commenter sur des rumeurs ! Quand on est blanc, non prodige, propre sur soi et qu'on connaît ses valeurs, il fait plutôt bon vivre dans la Fédération des États-Unis. Le climat y est doux, la criminalité plutôt faible, et on a le Seigneur de son côté. Pour les autres, mieux vaut tenter sa chance avec les alligators qui règnent toujours dans les parcelles des bayous qui n'ont pas encore été civilisées à grand coup de buildings. La Fédération ne s'entend pas très bien avec sa voisine du nord, New Victoria : les deux nations entrent régulièrement en conflit à propos de tout et de rien, qu'il s'agisse de la constitution ou des prodiges. Le gouvernement est assuré par le Président de la Fédération, et est pratiquement devenu une dynastie présidentielle en tous points sauf le nom.

La République du Texas : alors là, on ne rigole plus! Le Texas était déjà un grand état du temps des USA, il l'est plus encore aujourd'hui ! Son arche a annexé le territoire de l'Oklahoma et une partie de ce qui constituait le Nouveau-Mexique. Et quand on rajoute les tensions avec grosso modo toutes les autres nations du continent (y compris, étonnamment, la Fédération des États-Unis) et le Mexique, autant dire que ce coin du globe est assis sur une véritable poudrière ! La République du Texas a les ressources et la puissance militaire pour être parfaitement indépendante, ou du moins c'est ce qu'elle met un point d'honneur à faire savoir au reste du monde en générale et de l'Amérique du Nord en particulier. État militaire fortement policé, où pratiquement chaque citoyen porte une arme et est tenu de servir un temps dans l'armée, on peut au moins dire que la sécurité règne ! La liberté de pensée et d'opinion, par contre... Fortement catholique, réactionnaire et isolationniste, le Texas se voit comme l'ultime parangon des vraies valeurs américaines, un îlot d'ordre et de vertu au milieu du chaos et de la dépravation. Le Président Général (souvent simplement appelé par son grade, le Général) et son état-major gouvernent d'une poigne de fer dans un gant d'acier, et ne plaisantent pas avec les dissidents ! Les prodiges sont évidemment mal vus, mais au même titre que les étrangers. Et pour la République, tout ce qui n'est pas texan est étranger. Donc prodige, d'un certain point de vue assez tordu. Il serait exagéré de dire que la République du Texas est la nouvelle Corée du Nord, mais il s'agit d'un état militariste, agressif et très fermé. Avec, comme but avoué, celui de réussir à réunir un jour l'ensemble des arches américaines sous sa bannière à une étoile. Circulez, y a rien à voir ! Oh, et autant ne pas se mettre un Texas Ranger à dos : ils sont redoutables, surentraînés, inflexibles et ne lâchent jamais leur proie, prêts à la poursuivre au bout du monde si nécessaire !

Le Protectorat de Caroline : les deux états de Caroline ont depuis longtemps fusionnés en ce qui n'est qu'une grande mégalopole étendue parmi d'autres. Il s'agit d'un protectorat dans le sens où de nombreux traités commerciaux la lient avec des entreprises à la foi en New Victoria et en Fédération des États-Unis. C'est une sorte d'état tampon entre le nord et le sud, qui profite de sa situation et qui fait office de terrain neutre pour les relations entre les deux complexes d'arches. Le protectorat ne doit sa tranquille existence qu'au statu quo régnant entre les deux nations voisines, aucune d'entre elle n'ayant actuellement la puissance et les ressources nécessaires pour conquérir ce territoire au nez et à la barbe de l'autre. La Caroline sait cet état précaire, et fait de son mieux pour préserver ce fameux statu quo qui arrange tout le monde...pour l'instant. D'ailleurs, elle a gagné une réputation de neutralité au sein de tous les anciens USA, et de nombreuses rencontres entre les nouvelles nations nord-américaines se déroulent sur son sol, comme une nouvelle tradition. Lorsqu'on dit qu'on va « voir Caroline », c'est qu'on se montre neutre. Le Protectorat est dirigé par le Secrétaire Général de Caroline et son comité.
La Fédération de l'Ouest : encore des gens qui ne se sont pas foulés pour se trouver un nom, mais il ne s'agit après tout que de ça : une fédération d'arches et d'anciens états alliés dans les faits mais qui restent extrêmement indépendants. Personne n'embête son voisin, et on se sert tous les coudes au nom de la mentalité du « cool » associée depuis toujours à la Californie et à ses petits copains. Du coup, la Fédération de l'Ouest est un peu considérée comme l'enfant terrible de la nouvelle Amérique du Nord. Personne ne la prend vraiment au sérieux en tant que nation, et elle ne cherche pas particulièrement à améliorer son image de marque. Il peut se révéler utile d'être sous-estimé. Ce qui est le cas : on y trouve notamment le barrage Hoover, recréé à l'échelle d'une arche et assurant une part non négligeable de l'énergie en Amérique du Nord, même s'il est maintenant destiné à l'énergie éolienne dernier cri qu'à celle de l'eau. Il est détenu par l'entreprise qui a donné naissance à la Fédération et qui le garde farouchement depuis lors. Autant dire que cela encourage les voisins à garder de bons contacts, d'autant que la Fédération reste raisonnable. Alors le reste du continent la laisse se charger du barrage, de territoires volants désertiques et peu intéressants qui l'entourent, et de tout le fun qui est la marque de fabrique de l'ouest américain. La Californie n'est qu'une immense ville côtière entièrement tournée vers les loisirs, la libre entreprise et la joie de vivre. Dans toute la Fédération, les mentalités sont à la cool, et les prodiges sont généralement très bien intégrés. La Fédération semble faire un effort conscient pour ne rien prendre au sérieux, du moins en apparence. La Fédération de l'Ouest est une nation à deux visages : à la fois parc de loisirs géant et siège corporatif d'entreprises aussi diverses que sérieuses. C'est le pays où tout peut arriver, et ce plus que jamais. Si vous voulez vous amuser sans lendemains, Fédération de l'Ouest ! Si vous voulez créer une entreprise novatrice et totalement libre, pour faire avancer la science ou simplement gagner un max d'argent, Fédération de l'Ouest ! De nombreux domaines connaissent des avancées spectaculaires dans le coin, qu'il s'agisse d'industrie, de l'informatique, du domaine de la santé ou encore des avancées mécaniques. Quand le gouvernement s'en rappelle, il règne via un Président et un sénat secondé d'un comité des entreprises les plus riches et florissantes. Oh, on dit qu'il existe toujours une zone 51, mais plus personne ne s'en soucie vraiment. On préfère plutôt parler de la mystérieuse zone 52... Actuellement, la Fédération hésite fortement à s'impliquer dans les conflits qui font rage Amérique du Nord, même si elle a tendance à s'opposer à la République du Texas par principe... Halte la tyrannie, faut être cool mec !

La Ligue des États-Unis d'Amérique : cette nation représente la coalition unie la plus étendue des anciens USA. Elle n'est pas constituée des anciens états les plus puissants et influents à la base, mais le nombre fait leur force. Leur nombre, et leurs ressources. La Ligue possède le plus d'espaces flottant étendus (avec le Canada), et a fait de l'agriculture et de l'élevage ses principaux domaines. On la surnomme souvent -et à raison- le grenier du nord. On y trouve aussi de grandes arches industrielles, convertissant nombre de matières premières. Les mégapoles y sont moins étendues, on a plus de chances d'y grandir à l'air libre qu'ailleurs, et le calme règne. Le Parlement qui dirige la Ligue fait de son mieux pour maintenir les meilleures relations possibles avec ses voisins, qui dépendent en partie de ses exportations et n'ont pas vraiment les moyens de l'annexer par la force. C'est une succession de larges bandes de terre plutôt tranquilles en ce monde parfois chaotique, et on pourrait presque se laisser aller à la qualifier de bucolique. La vie n'y est pas très dangereuse, les gens n'ont pas à se plaindre, et seule une mentalité encore à l'ancienne peine à pleinement accepter les prodiges en leur sein (mais c'est bien moins pire qu'au Texas ou en Fédération des États-Unis). Globalement on y est méfiant mais loyal, terre à terre, et le mérite y a sa place. Elle représente l'image d'une vie idyllique, aussi proche de la nature qu'il est possible de l'être dans une Amérique moderne plus urbanisée que jamais. On y trouve quand même de grandes cités où la vie est globalement plus stressante, voir un poil plus dangereuse qu'ailleurs : on songe notamment à l'arche de Détroit, devenue une gigantesque fonderie/usine/centre de récupération des déchets (on l'appelle souvent la Décharge) ; le travail y est dur, et la sécurité guère assurée. La Ligue essaie sans cesse de la remettre sur pied et de soigner sa réputation, mais la pègre sur place fait de la résistance. Dans le reste du pays, la vie est tranquille, et on peut marcher plusieurs kilomètres sans tomber sur une voiture ou même sur un autre chaland : ce qui, aujourd'hui, est plutôt rare. Depuis quelque temps, les régions du nord de la Ligue (comme les territoires restants issus du Wyoming, du Dakota du Sud, de l'Oregon ou encore du Minnesota) songent de plus en plus à rejoindre le Canada, qui se dit prêt à les accueillir. L'Arkansas se fait courtiser par la Fédération des États-Unis depuis un bail, et ils pourraient bien finir par se laisser tenter : les mentalités sont assez similaires, et ils ont un peu peur du Texas...

Cas particuliers : quelques anciens états ont réussi à se débrouiller dans leur coin pour rester indépendants : la Floride, la Louisiane et Hawaii. En raison de son éloignement, Hawaii n'a guère eu de problèmes à faire officiellement sécession dans son coin. Elle est dirigée par un Gouverneur, lui-même à la tête de la police militaire qui veille farouchement sur l'archipel. La loi y est musclée et des plus directes, ce qui n'arrange pas toujours les locaux -qui doivent se farcir le régime en permanence- mais rassure les touristes, qui restent le revenu majoritaire. Les lagons de l'arche hawaïenne, disposés sur plusieurs étages d'îles flottantes, sont une des véritables merveilles de ce monde moderne.
L'arche de Floride représente une véritable retraite dorée pour les élites des nations américaines : de nombreuses entreprises et de riches et puissants particuliers s'assurent qu'il en reste ainsi. Quand on a de l'argent et qu'on souhaite s'éloigner des oreilles et des yeux indiscrets du continent, c'est généralement là qu'on se rend.
Le Nouveau-Mexique est quasiment une zone de guerre permanente, déchiré entre les velléités de conquête de la République du Texas et les intérêts mexicains. En outre, plusieurs cartels profitent du chaos ambiant pour en faire une région de transit entre les deux continents américains.
Enfin, la Louisiane et son arche sont plus que jamais devenues un véritable petit trublion pour le sud en général, et pour la Fédération des États-Unis en particulier. Elle fait tout son possible pour garder son indépendance vis-à-vis de cette dernière, qui n'arrive pas à la garder sous son joug. La mentalité y est bien plus relax (les prodiges y sont très bien tolérés), l'identité Louisiane est devenue de plus en plus forte avec le temps, et on aime y faire la fête et éviter de persécuter son prochain (surtout parce qu'il y a bien des choses beaucoup plus intéressantes à faire avec son prochain).

La Ligue Monarchie Canadienne : sans grande surprise, le Canada peut se targuer de conserver la plus grande superficie du nord de l'Amérique, même si les espaces naturels ont grandement diminué au fur et à mesure que les mégalopoles ont gagné du terrain. Les longues routes loin de la civilisation sont bien moins nombreuses, et les forêts bien moins dense : on y abat du bois à tour de bras ! Son territoire s'est malgré tout peu fractionné suite au cataclysme, et de grandes domaines de sont élevés. La vie y est plutôt tranquille, moins sauvage, et les gens sont toujours aussi polis. L'échec des USA voisins à maintenir leur cohésion et l'envie de s'étendre ont renforcé le sentiment monarchique du grand pays. Le pouvoir royal a la faveur des citoyens, et le système fonctionne bien. Il fait plutôt bon vivre au pays de l'érable, ce qui a séduit plusieurs régions voisines : l'Alaska et le Dakota du Nord, par exemple. D'autres régions nordiques des anciens USA caressent l'idée de rejoindre la ligue, et cette dernière se montre ouverte à l'idée sans pour autant faire preuve de la moindre soif de conquête. Le Québec y est toujours fort bien intégré, merci pour lui. La Police montée est toujours de la partie, mais n'a rien d'un anachronisme : elle est aussi efficace que respectée, surtout depuis le perfectionnement génétique de ses montures (vous avez dit pégase?). Les prodiges sont bien considérés tant qu'ils ne font pas d'histoires, et la bonne entente est généralement de mise. La monarchie et ses ministres s'opposent aux entreprises qui rêvent de se partager la région, ce qui représente un combat de tous les instants dans un monde où les sociétés ont souvent plus de pouvoir que jamais.

L’Arche du Groenland : le pays n'a pas vraiment changé...en apparence. En réalité, il est entièrement possédé et dirigé par un conglomérat d'entreprises et de sociétés qui y ont leur siège et entretiennent un gouvernement qui ressemble plus à un conseil d'administrateurs que de ministres (même si certains diront que c'est la même chose). Beaucoup de choses se passent au Groenland d'un point de vue corporatif, rivalisant avec des mégapoles du même tonneau comme Singapour, Taïwan ou Hong-Kong.

© Narja - Never-Utopia
Aeolus
Maitre de la Foudre
avatar

Messages : 138
Pouvoirs : Omniprésent - Omniscient



Revenir en haut Aller en bas
Sam 26 Mar 2016 - 12:46


Petit tour d'Horizon


Amérique du Sud


Le continent sud-américain est en proie à une agitation grandissante. Des corporations illégales et les cartels continuent de profiter de l'instabilité ambiante tant qu'ils le peuvent, alors que plusieurs pays se rassemblent en une coalition forte et centralisée pour reprendre le contrôle. La lutte est farouche, et l'ensemble pourrait facilement basculer d'un côté ou de l'autre. De son côté, le Mexique s'adapte en durcissant sa politique intérieure et s'intéresse vivement aux territoires frontaliers de l'ancienne USA, -à savoir les îles volantes issues du Nouveau-Mexique- ce qui ne plaît guère à la République du Texas…

Quelques points d'intérêt

L'Arche de Mexico City : après être passé à deux doigts de devenir ce qu'on aurait pu qualifier d'état criminel, le Mexique a utilisé les grands moyens pour redresser la situation. Purges, restructurations, surveillance : tout pour reprendre le contrôle. Un Mexique nouveau mais encore fragile se dresse maintenant, déterminé à couper les ponts avec son passé troublé. L'idéalisme national endigue pour le moment la prolifération des institutions criminelles, qui essaient désespérément de maintenir leur pied à terre dans le pays. Le Mexique veut profiter de sa nouvelle position pour tenter de s'étendre plus au nord, notamment au Nouveau-Mexique, qui cherche désespérément à se sortir d'une très mauvaise situation. Ce qui met directement le Mexique en conflit avec la République du Texas, la situation entre les deux pays étant plus tendue que jamais... Quant aux prodiges, ils sont surveillés, sans pour autant être le principal souci du pays.

La Coalition Sud-Américaine : pour faire face aux cartels et aux entreprises corrompues, plusieurs arches sud-américaines ont depuis peu décidé de se rassembler en une coalition capable de renforcer les liens entre eux et, surtout, la sécurité sur leurs territoires. Il ne s'agit pas d'un nouveau méga-état à proprement parler, chaque participant conservant une indépendance totale. C'est plutôt un traité de collaboration et de protection mutuelle, ratifié dans un but commun : remédier au chaos ambiant qui menace le continent depuis trop longtemps. L’Équateur, la Colombie et le Venezuela sont les pays au sort le plus trouble et contesté actuellement, les cartels y étant profondément ancrés depuis fort longtemps. Les prodiges sont le cadet des soucis de la Coalition, qui se méfie de ceux qui mettent leurs pouvoirs à la disposition des cartels, tout en acceptant l'aide de ceux qui s'y opposent. La religion catholique y est bien implantée, ce qui ne leur facilite pas toujours la tâche, même si l'intégrisme n'atteint pas les mêmes sommets qu'au Texas ou dans la Fédérations des États-Unis... Parmi les pays dont les arches souscrivent à la coalition, on peut compter l’Équateur, le Venezuela, la Guyane ou encore le Surinam. L'arche de Colombie est une zone de guerre permanente, les cartels en ayant fait une véritable place forte du crime organisé dans la région, et un endroit aussi dangereux que mal famé.

L'Arche de Rio : suite à l'éclatement de son territoire lors du cataclysme, le Brésil s'est principalement rebâti autour de la grande arche de Rio, une des grandes mégalopoles volantes de ce nouveau monde. La vie y est foisonnante, et l'arche est devenue le véritable cœur de l'Amérique du Sud. On y trouve un grand nombre d'industries et de corporations, qui ont permis à la ville de rester moderne et forte. C'est aussi cette situation qui pousse pour le moment Rio à s'éloigner des conflits sud-américains et à refuser de rejoindre la coalition. La ville, relativement sûre aujourd'hui, a néanmoins eu son lot de troubles intérieurs. Les plus conséquents ont sans doute été les terribles troubles de 2006, quand un groupe de prodiges se sont violemment soulevés contre la répression dont ils étaient alors victime. Depuis, le climat social reste tendu entre les prodiges et le reste de la population, et le gouvernement les surveille de très près au point de les policer plus que jamais...

Moyen-Orient


Soucieux de concurrencer les nouvelles puissances émergentes, le monde arabe essaie depuis peu de proposer un front uni. La Grande Perse règne au sud de l'Europe, et la religion musulmane est en train de se sortir d'une longue succession de querelles et de guerres internes. Elle reconnaît le besoin de faire preuve d'un pouvoir fort et centralisé en cette époque moderne. Les grands espaces diminuent plus que jamais, mais il est plus facile d'y vivre dans des conditions décentes, avec un minimum d'éducation et de soins. L'Israël, de son côté, est plus paranoïaque et isolée que jamais, mais tient bon : elle fait office de zone neutre pratique pour les échanges avec le Moyen-Orient, l'Europe et l'Afrique.

Quelques points d'intérêt


Grande Perse : au sud de l'Europe et de la Turquie, plusieurs pays arabes se sont réunis pour former la Nouvelle-Perse. La coalition est unie sous la bannière d'un islam centralisé et, si les vieilles querelles ont la vie dure, elles sont maintenant bien plus contenues que jamais. Un regain d'impérialisme est visible dans le pays, qui se tourne vers le sud et les pays arabes d'Afrique. La prolifération des prodiges a donné une nouvelle cause pour laquelle s'unir, et leur présence est sujette à conflits sur le territoire au point de donner lieu à une quasi ségrégation sur certaines arches. L'arche de Téhéran est la plus grande, et on y trouve le siège de ce gouvernement encore un peu fragile.

Arabie : l'Arabie s'étend sur l'ensemble des territoires au sud de la Grande Perse. L'Arabie Saoudite corporatiste a phagocyté les arches proches plus petites, tout en perdant du terrain à l'échelle mondiale suite à la diminution progressive des réserves de pétrole, difficilement accessible à la surface. L'Arabie est très fermée, et refuse de s'impliquer à l'échelle mondiale. Elle est au bord d'une crise sans précédents, mais ses dirigeants refuse tout aide extérieure, et sont déterminés à voir le pays s'en sortir par lui-même, soutenu par les corporations qui s'y sont implantées. Les prodiges y sont encore moins bien vu qu'en Grande Perse.

L'Arche de Constantinople : l'Arche Turque, indépendante, est un véritable phare de lumière et de culture pour cette partie du monde. La mégalopole est bien pensée et harmonieuse, entre modernité et tradition. La nature y côtoie les vieilles pierres et les grandes tours, et la vie y est très agréable. On y est plus ouvert d'esprit que jamais, le commerce et la culture y sont florissants, et les prodiges sont acceptés. Les jardins suspendus sont une des visions les plus saisissantes de la ville.

L'Arche de Jérusalem : peu de gens savent véritablement ce qui se passe en Israël, qui a tendance à se montrer un peu paranoïaque quand on s'intéresse à elle de trop près. Satisfaite de sa situation isolée, elle n'est pas hermétique pour autant, et fait office de zone neutre pour les échanges entre l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Europe.

Asie


Dans son ensemble, l'Asie se porte plutôt bien. Ses cultures et ses habitants ont su faire face au cataclysme avec courage et efficacité, et les arches asiatiques sont pour la plupart modernes et prospères. Si les pays ne se sont pas rapprochés officiellement comme cela a pu se passer en Europe, ils vivent néanmoins en bonne intelligence (contrairement à plusieurs nations nord-américaines, par exemple). La République Impériale de Chine est sans doute une des nations les plus puissantes dans ce nouveau monde, la Corée (qui n'a jamais été divisée) est plus influente que jamais, l'Inde plus unie, et le Japon est sorti de son isolationnisme pour devenir un exemple de modernité conciliée avec les traditions.

Quelques points d'intérêt

Nouvelle-Pékin : l'arche de la Nouvelle-Pékin est le meilleur exemple de la montée en puissance de la Chine. Il s'agit d'une des plus grandes mégalopoles volantes du monde, et probablement la plus peuplée. Tout y est pensé dans un souci d'efficacité et de modernité sans pour autant être austère. Après une série de bouleversements sociaux menés par le peuple qui ont donné lieu à un nouveau régime loin des restreintes passées, le pays est entré dans une dynamique d'expansion impressionnante, annexant plusieurs territoires et petits pays environnant. Si son attitude conquérante peut faire peur à certains, elle traite les territoires qu'elle assimile avec respect et les incorpore à l'Empire d'une manière aussi satisfaisante que possible pour tous les partis concernés. Le pays est gouverné par une république dont les membres élus sont issus de chaque district de l'Empire. A leur tête siège un Empereur ; son pouvoir est fort, mais pas absolu (même si une motion peut être votée pour lui dédier les pleins pouvoirs en temps de crise). La Chine est immense, riche, et puissante : ses flottes sont impressionnantes, aussi bien d'un point de vue commercial que militaire. C'est également un des principaux pays exportateurs de nourriture et de matières premières, et beaucoup d'arches de par le monde s'y fournissent. Le niveau de vie y est plutôt bon, et le clivage social moins marqué qu'il a pu l'être par le passé. Le respect des traditions se conjugue à la modernité et à une nouvelle culture populaire qui prend de plus en plus d'importance. La République Impériale de Chine (RIC) est une puissance avec laquelle les autres nations du monde se doivent de compter, et ce plus que jamais.

NéoSéoul : cette arche est une gigantesque mégalopole ; si ce n'est pas la plus grande arche en terme de superficie, c'est sans doute la plus grande ville du monde. L'architecture a été repensée de manière à gagner un maximum d'espace tout en l'harmonisant avec de nombreux espaces verts et quartiers traditionnels. La vie y est agréable, la société ayant beaucoup progressé ces dernières décennies. Comme dans les autres pays d'Asie, traditions et modernités se marient à merveille. La ville est de plus véritablement devenue internationale depuis que le Comité de Supervision des Nations (CSN) y a installé son quartier-général. Cette sorte de nouvelle ONU essaie de faire travailler ensemble le plus de nations possibles afin d’œuvre à la stabilité, même si toutes ne lui reconnaissent pas un statut officiel. De plus, on trouve également à NéoSéoul le Prodigy Institute, qui accueille et éduque des prodiges de toute part dans le but de les intégrer au sein d'équipes gouvernementales, notamment celles liées au CSN. Certains prodiges y voient une tentative déguisée de contrôle, et lui préfèrent nettement la Potential Home d’Édimbourg.

Pyongyang : l'arche de la ville s'est écrasée en 2006, provoquant une catastrophe sans précédent dans cette partie de l'Asie depuis le cataclysme. Nul ne sait ce qui s'est passé, et il est pratiquement impossible de le découvrir. A la surface, ce n'est plus qu'une zone sinistrée et dangereuse, au cœur de laquelle s'élève un dôme obscur infranchissable semblable à une sort d'antimatière. Le mystère reste entier, et les théories -farfelues ou non- sont nombreuses...

La Fédération des Indes : l'Inde redresse la tête depuis plusieurs années maintenant. Le développement technologique du pays contribue progressivement à l'assouplissement des clivages sociaux. Les traditions y ont la vie dure, mais la vie y est plus agréable qu'au début du siècle. Plusieurs pays se sont regroupés avec elle pour donner naissance à la Fédération des Inde, dans le but de présenter un front uni pour rivaliser avec les autres gouvernements mondiaux. Les prodiges y sont relativement tolérés, parfois moins dans certaines régions. L'Arche de Bombay est une des villes volantes les plus peuplées, au même titre que NéoSéoul.

Arches Corporatistes : on dénombre trois cas particuliers en ce qui concerne l'Asie : Singapour, Hong-Kong et Taïwan. Ces trois arches de faible superficie ne se rattachent à aucune nation, et sont devenues de véritables cités-états corporatistes. Des centaines de sociétés internationales y ont élu domicile, et leurs sièges y sont innombrables. C'est un véritable conseil de société qui gère ces arches d'un genre nouveau. Les entreprises y font la loi, et leur donne un statut aussi pratique que dangereux aux yeux du reste du monde, notamment pour tout ce qui concerne l'éthique. Singapour est la plus grande et la plus influente de ces arches, et on y trouve notamment le siège de Mesa Corporation, une société aux multiples ramifications dont les principales percées ont lieu dans le domaine pharmaceutique et celui, tout nouveau et encore mal connu, du transhumanisme.

© Narja - Never-Utopia
Aeolus
Maitre de la Foudre
avatar

Messages : 138
Pouvoirs : Omniprésent - Omniscient



Revenir en haut Aller en bas
Sam 26 Mar 2016 - 12:46


Petit tour d'Horizon


Japon


Les japonais ayant toujours été bien préparés aux diverses catastrophes naturelles, ils ont été parmi les premiers à se relever après l’Armageddon et leurs entreprises ont rapidement été à la pointe de la technologie durant le XXème siècle. Et ce, malgré une période noire marquée par un nationalisme important jusque vers 1950 et une intervention occidentale.
Le pays est constamment tiraillé entre cette course vers la modernité, et ses valeurs traditionnelles profondément ancrées dans l’esprit et la vie courant des japonais. Il en résulte un curieux mélange comme seuls les nippons en sont capables, et une nation à la fois très avancée mais très traditionaliste également.
Les différentes îles japonaises sont montée quasiment intactes, à l’exception d’Honshû, qui était autrefois l’île principale et est désormais scindée en deux, entre est et ouest.

Arches principales :

Arche Kansai – partie ouest de ce qui fut autrefois Honshû, l’arche comporte notamment les villes d’Ôsaka et de Kyôto. Cette dernière représente l’aspect le plus traditionnel du pays, et est redevenu la résidence principale de l’empereur. Elle est composée de nombreux quartiers traditionnels, et ses fameuses geishas continuent d’en être l’un des principaux attraits, ainsi que ses nombreux temples shintoïstes et palais.

Arche Kantô – partie est de l’ancienne Honshû, elle est majoritairement occupée par la mégapole Neo-Tôkyô, bâtie sur l’ancienne capitale nipponne qui avait été en partie détruite par l’Armageddon. Véritable fourmilière, la ville est réputée pour ses avancées technologiques, ses bars étranges et pour ses travailleurs acharnés. Le gouvernement japonais y a ses quartiers, mais continue de collaborer de temps à autre avec l’empereur. Le Mont Fuji trône toujours à côté de la ville, offrant une vue somptueuse sur l’arche.


Océanie

Les nombreuses îles de l’Océanie, quand elles n’ont pas été englouties, se sont élevées en archipel dans la plupart des cas. L’Australie s’est fragmentée en différentes îles, dont une énorme composée uniquement de ce qui fut le désert australien. La Nouvelle-Zélande a vu ses deux îles séparées, mais d’énormes travaux ont été réalisés pour les relier à nouveau à l’aide de divers ponts.

Arches principales :

Arche Sydney – l’arche australienne la plus peuplée. Elle a su conserver l’entièreté de la ville et même un bon bout d’océan, pour le grand bonheur des surfeurs. Son célèbre opéra se dresse toujours fièrement, ainsi que son parc d’attractions, l’un des plus vieux du monde. De nombreux musées nationaux s’y trouvent également, en faisant une ville extrêmement culturelle.

Arche Canberra - capitale officielle de l’Australie, l’arche de Canberra abrite toute l’administration, ainsi que les plus grandes universités du pays. Son climat est plus tempéré, et ses saisons plus marquées que les autres arches de par son éloignement originel d’avec l’océan.

Arche Perth – comme par le passé, l’arche et la ville de Perth sont parmi les plus isolées au monde, séparées des autres arches australiennes par le grand désert. Elle n’en demeure pas moins très peuplée, et commerce beaucoup avec les îles d’Indonésie.

Arche Nouvelle Zélande Nord – surnommée Te Ika-a-Maui par les maoris, ou île fumante, l’arche nord de la Nouvelle-Zélande abrite plusieurs des grandes villes du pays, dont la capitale, Welington, ou Auckland, la ville la plus peuplée du pays. Des deux îles, c’est elle qui rassemble environ 76% de la population. Un pont situé près de Wellington la relie à l’île du sud.

Arche Nouvelle Zélande Sud - Te Wai Pounamu pour les maoris, l’île est majoritairement constituée de montagne et de lacs. Les magnifiques paysages que l’on peut y trouver lui ont donné le surnom d’île de Jade. Ses plus grandes villes sont Christchurch et Dunedin.

© Narja - Never-Utopia
Aeolus
Maitre de la Foudre
avatar

Messages : 138
Pouvoirs : Omniprésent - Omniscient



Revenir en haut Aller en bas
Sam 26 Mar 2016 - 12:47
Petit tour d'Horizon


Afrique


Armageddon a réellement bouleversé le paysage du continent africain. Ce gigantesque territoire a été fragmenté en trois morceaux. En partant du sud, remonté jusqu’aux deux tiers de la Zambie. Vous aurez l’Arche « Extrem Africa ». Ensuite poursuivez jusqu’à la frontière du Soudan vous serez sur « Centre Afrik ». Jusqu’à l’océan enfin, c’est « Terre nord Afrik ». Djibouti et une partie de l’Éthiopie ont tout bonnement été arrachés du continent et sont devenus une seule île. Ce nouveau dessin géographique a provoqué des réactions diverses. Notamment sur l’écosystème. La hausse de température a été accélérée. La température globale a gagné 3°. Les tempêtes de sables sont plus nombreuses et provoquent de terribles dégâts. Une recrudescence de certaines espèces venimeuses, parmi les scorpions, entraîne ravage la population dans le sud. Le cataclysme a aussi eu pour conséquence d’éloigner l’Afrique de l’influence européenne et américaine. Les conflits militarisés, faute d’approvisionnement étranger, ont peu à peu décru. Les guerres de clans se sont également apaisées pendant un temps, afin d’assurer une survie globale. Les frontières internes se sont redessinées. Une harmonie précaire est revenue entre des pays frontaliers. Beaucoup de peuples se sont tournés vers les traditions ancestrales. Le culte d’Aeolus s’est très vite rependu dans l’ouest. Il gagne du terrain et commenceraient même à supplanter l’Islam. Depuis quelques années les comptoirs tentent de relancer des exportations sur ces archipels. De jeunes et ambitieux dictateurs y voient une chance de se faire une place en or.

© Narja - Never-Utopia
Aeolus
Maitre de la Foudre
avatar

Messages : 138
Pouvoirs : Omniprésent - Omniscient



Revenir en haut Aller en bas
Sam 26 Mar 2016 - 12:47


Points Spécifiques


France


Scandale !

Paris – 22 Mai 1890

Sous le choc.

Depuis que la terre a tremblée une vague d'épais brouillard s'est installée sur la ville, rendant toute sortie hasardeuse ! Selon nos sources, il s'agirait, en fait, de la poussière volatile qui remontes des crevassent béantes et des constructions effondrées aux abords des zones sinistrées.

Nous en profitons pour vous rappeler que la préfecture de police à, dès le lendemain du sinistre, déterminée un périmètre de sécurité à ne surtout pas franchir sous peine d'amende et/ou de tomber dans le vide.
Les parisiens sont conseillés de rester chez eux, ou dans les cafés, en attendant la retombée du brouillard.

Il y a maintenant une semaine que les secousses ont fait trembler pendant de nombreuses heures la capitale ainsi que la grande banlieue et qu'il semblerait qu'une partie des terres se soit hissées dans les airs. Un phénomène encore inexpliqué sur lequel nos plus grands savants se penchent maintenant nuit et jour. Tandis qu'à l'académie on philosophe de cet événement à peine croyable et que dans les églises de la capitale on prêche la sélection divine, les parlementaires, eux, n'ont que peu changer leurs habitudes, et dorme toujours dans l’hémicycle afin de trouver une solution rapide.

Le réseau de télégraphe national a été coupé le jour du tremblement et malgré les nombreux techniciens qui s'affairent à la réparer au plus vite, les lignes de communication ne sont que très lentement et progressivement rétablie. Les échanges d'informations avec le reste du pays reste très compliquer. De même, la flotte d'aéronef de Paris est restée clouée plusieurs jours sur les pistes du Bourget, dans l'impossibilité de décoller pendant plusieurs jours à cause des conditions climatiques défavorables. Elle a enfin pu s'envoler hier soir pour mesurer l'ampleur de la catastrophe.

Nous sommes toujours dans l'attente de nouvelles de certains pays limitrophes, mais nous vous livrons en exclusivité le rapport préliminaire de la flotte.


Paris, la capitale déchirée, le grand ouest parisien entièrement englouti !

Au sud, une partie du village d'Issy est presque miraculeusement épargné, son Hospice des Ménages surplombe le vide, et la crevasse entre dans Paris pas la porte de Versailles.
Le Xve arrondissement est coupé en deux, et le bas de la rue de Vaugirard, condamnée. Le vide semble suivre étrangement la Rue de L'Abée Groult jusqu'à l'église St Baptiste dont il ne reste que le transept est.
La Rue des Entrepreneurs est coupée en son milieu et la crevasse remonte à la Place du Pont de Grenelle pour suivre les quais de Seine jusqu'à la gare du Champ de Mars qui a disparue on ne sait où. L’esplanade du champ de Mars n'en ai pas restée intact non plus et si le pavillon des Beaux-Arts est sauf, le pavillon des Arts Libéraux, lui s'est effondré en son milieu.
La Tour Eiffel, cette dame de fer si grossière s'est trouvée sans tête. Les parisiens, qui n'attendent que sa mise à terre, devraient se voir satisfaits de cette ridicule amputation. Une raison de plus pour la faire déboulonner ! Affaire à suivre.
L'avenue Rapp est impraticable et les bâtiments du Garde-Meuble National et des Écuries sont en ruine. Sous le pont de l'Alma qui a fièrement tenu, la Seine se jette, majestueusement dans le vide. L'est de l'avenue Marceau n'est plus, adieux somptueux palais Chaillot et place du Trocadérot. L'arche de l’Étoile est une nouvelle porte de Paris ouvrant sur l'avenue du Bois de Boulogne scindé en deux dans sa longueur, les parades du dimanche en calèche sont proscrite et les bois de Boulogne lui-même a disparu, ainsi que ses berges arborés et ses piqueniques bourgeois. La crevasse file du Boulevard de Lanne jusqu'à l'Avenue des Termes pour enfin ressortir de l'intra-muros, vers Sablonville et Neuilly.

Certains quartiers ayant entièrement disparu et les archives des recensements avec, il est difficile de constituer une estimation du nombre de victimes dans la capitale.
Il nous faut, en tout cas, remercier le Baron Haussmann, dont les solides constructions ont su résister aux longues et tenaces secousses, il n'en ai pas de même pour les quartiers périphérique de l'est parisien où beaucoup de petits immeubles se sont effondrés. On ne dénombre plus, non plus, les joyaux de notre capitale qui ont subi de graves dommages. Au Louvre s'est effondré extrémité de l'aile Richelieu, certaines colonnes du Palais Royal n'ont pas résisté mais l'édifice est toujours debout. Les Halles Centrales sont condamnées pour le moment. Notre Dame est debout mais les cloches se sont décrochées, faisant de graves dégâts. Les secousses n'ont pas réveillés les morts du Panthéon mais certaines tombes se sont ouvertes. L'Opéra de Charles Garnier est, grâce à dieu, intacte et nos femmes se réjouiront de savoir que le Printemps et le Bon Marché également.

Les parisiens, hébété se sont massés dans les rues, soit pas surprise, soit suite à la disparition soudaine de leur logement et crient dans des larmes de sang « Rendez-nous la ville lumière ! »


Le pays défiguré.

La terre s'est élevée d'un bloc, laissant derrière elle une partie de ses terres côtières. Le Pas de Calais n'a jamais aussi bien porté son nom et la majorité des territoires se situant entre l'embouchure de la Seine et celle de la Loire ne se sont pas détaché du tout. Il semblerait cependant qu'une partie du bras de la Bretagne se soit élevé dans un îlot indépendant.

La France s'est séparée de l'Allemagne au niveau de toute la zone Rhénane qui a explosé en des centaines de petites îles, là où se trouvaient l'Alsace et la Lorraine.

Une partie du pays Basque s'est également transformé en île et en a profité pour clamer son indépendant mais c'est bien la seule chose qu'elle aurait pu faire avant de partir à la dérive, nous sommes sans nouvelle depuis.
Bordeaux a disparu sur la zone exacte de fracture, mais la rive droit de la Garonne est sauve, restée accrochée à l'île principale de notre Pays, ainsi que les côtes de Blaye et la région de Saint Emilion. Tandis que la rive gauche, jusqu'à Perpignan, est restée accroché à l'Espagne, maintenant île voisine.

Dans le Sud, la côte d'Asur est devenue une presque île, rattacher au reste par plusieurs ponts naturels et s'est soulevée avec une partie de la méditerranée formant un large lac à débordement.

Il reste encore de grandes zones de flou concernant les territoires qui ne se sont pas élevé du sol, que reste-il exactement en bas ?
De même, nous sommes pour le moment sans nouvelle des colonies de Centre Afrique et d'Indochine., mais peut-être est-ce le signe d'une vague d'indépendance à venir ?


L'histoire de France après 1890

Mai 1890 – Armageddon

La tempête mondiale, plus tard nommée Armageddon touches l'Europe et France

Mi-avril, des pluies torrentielles s’abattent sur une bonne partie du pays sans presque discontinuer et le niveau de l'eau globale s’élève de plusieurs centimètres. Les côtes françaises ont les pieds dans l'eau, les parisiens aussi, alors que la Seine sort de son lit. Des vent violent se lèvent certains jours et balaient implacablement les plaines de France.
Le 12 mai, une accalmie s'entrevoit, le beau temps revient.
Le 15 mai, la terre tremble pendant une journée entière, pendant que la croûte terrestre se déchire et que des morceaux s'élèvent dans les airs.
Une épaisse poussière de terre et de pierre créée un brouillard épais qui stagne pendant près de deux semaines sur l'ensemble du pays, ce n'est que le 17 mai que l'on se rend réellement compte que le pays flotte maintenant dans les airs.
Le gouvernement tente d'évaluer les dégâts, le nombre de victime, le territoire qui lui reste, se qui est arrivé aux terres disparues et de rétablir la communication avec les voisins.

Juin, le monde tente de se réorganiser, après un bilan déplorable, les différents pays restant -certain ayant entièrement disparus- se rassemblent lors d'un haut sommet décisionnaire et créé le Cercle, afin de surmonter ensemble cette crise planétaire. La France y possède une place décisionnaire importante.

Pendant tout le reste de l'année 1890, la vie fonctionne au ralenti. Dans les villes près des fractures, on déblaye avant de tenter de reconstruire. L'économie est profondément perturbée sur l'ensemble du territoire


1891-1994 – La petite famine.

Suite au cataclysme, le pays est grandement secoué et désorganisé. Il faut réussir à faire de nouveau fonctionner un pays fractionné en de nombreux morceaux, certaines zones, plus touchées que d'autres, montrent des pénuries flagrantes de denrées de premières nécessitées. Les retombées de poussières ont abîmé les champs, les récoltes sont très mauvaises. Le gouvernement doit mettre en place un système de rationnement pour nourrir la population.

Le pays abandonne à leur sors ses colonies, trop éloignée dans un premier temps pour être secourues, elles sont livrées à elle-même.


1895 – Le grand prêt

Le gouvernement fait un prêt de plusieurs millions de franc au Cercle pour relancer son économie, subventionner l'agriculture, l'industrie mais surtout la recherche. Le chômage diminue alors qu'est instauré un système de travail obligatoire pour les hommes valides et sans travail. Ceux ayant encore un emploi sont invités – grâce à de grosses primes monétaires – à venir travailler également après leur journée. Tout le monde est réquisitionné pour la reconstruction et la construction de ponts et d'une flotte de transport plus grande.
Le pays sort doucement de la crise, le pouvoir d'achat remonte, la production reprend, les échanges entre les pays reprennent.

Cependant, à l'Est, les cent trois îles de l'Alsace et de la Lorraines qui sont reliées petit à petit entre elles par des viaducs, sont réclamées par la France et par l'Allemagne, elles qui rêvaient qu'on les laisse enfin tranquilles.


1901 – L'archipel de l'Alsace-Lorraine Indépendant

Les îles obtiennent ce qu'elles voulaient et se lance dans l’élection de leur nouveau gouvernement.


1914- La Première Guerre Volante.

Alors que dans le petit village de Soufflenheim est dressé un drapeau français, l'Allemagne réagit au quart de tour. Persuadée depuis plus de dix ans que la déclaration d'indépendance de l'Alsace-Lorraine n'est qu’un artifice de la France, elle voit dans ce bout de tissu au vent, la confirmation que la France n'a pas laissé tomber ses deux précieuses régions.

Juillet 1914 : Une flotte d'aéronef Allemand, survole, menaçante, quelques îles, l'Alsace-Lorraine. Prenant peur, cette dernière appelle la France à la rescousse – puisqu'ayant gardé de bons termes, notamment économique.
La France, elle, persuadée que l'Allemagne tente avec fourberie de mettre la main sur les îles indépendantes, envoie à son tour une flotte qui, suite à une tension à son comble et à un capitaine français zélé, se lance dans un premier combat meurtrier.
Pendant quatre années, le ciel de l'Alsace-Lorraine sera le champ de bataille privilégier de cette guerre sans queue ni tête.
L'Allemagne et la France, tente tour à tour de récupérer, au passage, du territoire pour affirmer sa puissance et faire plier l'autre sous sa supériorité.
Novembre 1918 : L'armistice est signé, alors qu'il ne reste plus un pied de vigne de vin d'Alsace – quel gâchis – les deux nations, épuisées, posent les armes et dans leur ego blessé, retourne chez elles, laissant l'archipel entre les deux dévastée. Les liens avec l'Allemagne sont brisés pour au moins quarante ans.

Pendant ces quatre années, le Cercle reste muet, la France et l'Allemagne possédant toutes deux des voix décisionnaire dans cette organisation mondiale.
A la fin du conflit pourtant, les autres pays réagissent enfin et prennent la décision de leur retirer leur voix décisionnaire pendant dix ans.


1915-1919 – Une sortie de guerre difficile

La France n'a plus de sous, elle qui était au début du siècle à la pointe de la technologie, mais qui a tout dépenser dans une guerre économiquement insatiable de plus, elle a les créanciers du Cercle sur le dos.
La France est morose, elle a perdu une grande partie de sa population masculine à la guerre et les femmes travaillent durement pour faire repartir le pays. On leur donne le droit de vote en 1920 et en 1921 des femmes entrent pour la première fois au gouvernement.


1920-1929 – Garçonnes et joie de vivre.

Pendant neuf ans, l'économie est au beau fixe, les jeunes femmes ont presque littéralement le pouvoir, elles vont dans les grandes écoles, font des études brillantes et gouvernent aux côtés de leurs homologues masculins. Le commerce bat son plein avec le reste de l'Europe et avec l'âge d'or de la flotte long-courrier, le reste du monde est à portée de main. La France se teinte d'une vague d'orientalisme, dans la culture, la mode, la nourriture et New-Victoria n'a jamais été autant à la mode pour les vacances, qui sont maintenant offertes à tous deux semaines par ans.


1929 – La tempête du siècle.

Une tempête localisée se lève sur l'ouest de l'Europe. Elle est courte - à peine une semaine en juin 1929 - mais ravage tout sur son passage. La France est dans sa ligne de mire et ne s'en sortira pas indemne. Une vague de peur se répand. Un nouvel Armageddon ? Combien y aurait-il de réplique ? Le pays reste paralysé sous la terreur du passé, mais... rien ne se passe.


1930 – Les années honteuses

Le pays stagne, le temps est gris, les humeurs mélancoliques, les gens sont fatigués des reconstructions, les savants et chercheurs peinent à trouver des inventions qui révolutionneront le quotidien triste des Français.


1947-1948 – La France, terre d'accueil.
Théorie des Prodiges, Aéolisme

1960 – Les années glorieuses



1996-2000 – Prodiges et non-prodiges

Une vague de conflit mondiale s'élève, la France n'y échappe pas, certes, il ne s'agit pas sur le territoire français d'une guerre à proprement parler. Il s'agit surtout d'une division dans la population, envenimé par les médias et les politiques. On relève des très nombreux actes isolés – attaque contre les prodiges, répliques à ces attaques etc - contre lesquels le gouvernement ne sait plus quoi faire. Réprimer qui, et comment ?
Les rues de Paris se transforment en Vérone Shakespearienne où deux clans semblent inlassablement s'affronter dans des joutes urbaines.
Le gouvernement interdit bien évidement tous ces actes, non sans peine. Il cherche même à apaiser le conflit avec le mariage très médiatisé d'une célèbre actrice non-prodiges avec un riche peintre prodige.


2000 – Un nouvel ouragan ouvre le millénaire

C'est un ouragan de grande puissance qui met fin aux conflits ouverts partout dans le monde mais en France également. Le pays, une fois de plus, est profondément blessé par la tempête. Le gouvernement du moment, peu solidaire puis qu’issu d'une cohabitation, peine à gérer les suites de la nouvelle catastrophe climatique. Un cataclysme comme il n'y en avait pas eu depuis 1929.


2001-2006 – La vague de nationalisme qui s'en suit

Toujours plus exaspérés et mécontent des gouvernements successifs et inefficaces pour faire sortir le pays de la crise qui a suivi l'ouragan, les français profitent de se rendre aux urnes pour montrer leur mécontentement à travers un vote fortement nationaliste.

C'est le début d'une fissure dans l'unité du pays.

Les tensions entre les français se multiplient. Toutes les raisons sont bonnes pour descendre dans les rues, critiquer le gouvernement, mais aussi critiquer et rejeter la faute sur les « autres ».
Les français de souches contre les immigrés de toute part, les monothéistes contre les aéoliens, les capitalistes contre les bobos socialistes, les hétéros contre les homos, les prodiges contre les non-prodiges (encore eux!), les filles contre les garçons, les riches contre les pauvres, les jeunes contre les vieux, et tous cela contre ceux qui n'ont pas la même couleur de peau...

Il ne s'agit, certes, au final, que de minorités qui font toujours entendre leur voix plus fortement que les majorités silencieuses et circonspectes. Mais le Parti Nationaliste et Démocratique Français (le PNDF) profite de ses divisions pour rallier sous ses bannières les « bons et vrais citoyens aux valeurs purement françaises, les français supérieurs aux dons donnés du ciel».
Ils font rire jaune les quelques intellectuels sensés, qui, s'ils ne prennent pas au sérieux ce ralliement sous les bananiers noires du Parti, sont consternés par les réactions d'une partie de la population.
Mais plus les années passent, plus un grand nombre de gens voit dans ce parti la seule et unique solution, d'autant plus que s'élève le courant contraire partout ailleurs dans le monde où les prodiges sont décriés...


2006 – L'élection de la scission

En mai 2006 est élu président, le dirigeant du PNDF. Le résultat de l'élection fait un tollé parmi la population plus désunie que jamais. Des millions de personnes descendent dans les rues pour montrer leur mécontentement – mais comment diantre le PNDF a-t-il bien pu accéder au pouvoir avec autant de citoyens contre eux ?

Plusieurs îles françaises ont, notamment au sud et à l'est, littéralement coupé les ponts avec l'Arche française principale.

Pour contenir l'insatisfaction des français restés sur le territoire restant, le PNDF a rapidement recourt aux forces de l’ordre, à l'interdiction des manifestations, à la répression...
Petit à petit, le gouvernement façonne ce qui lui reste de territoire, à son image : intolérant, renfermé, strict, rétrograde...à grand renfort de propagande et de milices.
Les libertés se retrouvent brimées, l'idée est de ne surtout ne pas de sortir des rangs, d'un moyen ou d'un autre.
Toutes personnes différentes se trouvent éjectés du pays, le plus souvent directement dans le vide... beaucoup de personnes se voient fuir vers d'autres îles plus accueillantes.

Et puis, certains sont restés, parce que même s'il n'avait rien à voir avec ce gouvernement, ils étaient chez eux et n'avait nul par ailleurs où aller. Ils ont supporté, se sont glissé dans le moule, se sont révoltés en pensée et certain, même, en vrai. C'est alors qu'une résistance, tout d'abord passive est née, puis plus active.


2014 - La libération

La Résistance Active a réussi le pari fou et presque impensable de rallier à elle tous ceux qui voulait s'allier contre le despotisme, sans regard sur leur dons -ou leur absence de dons-, leur sexe, leur croyance, leur origine, mais qui n'avait que pour désir, la liberté.
Pendant de longues années fastidieuses, à se trouver et à tenter de faire chavirer le gouvernement tout en subissant la répression, la RA prend forme, dans l'ombre.
En octobre 2014 et avec l'aide de l'Allemagne -qui l'eut cru!- elle réussit dans un coup d'éclat imprédictible, à reverser le Parti et à libérer et le peuple français du totalitarisme. Les dirigeants et ses partisans avérés sont exilés sur une île dessertes, les autres font profils bas.

Un gouvernement provisoire constitué des grandes figures de la résistance est mis en place, une main de paix est tendu vers les anciennes terres françaises, mais aussi au reste du monde. La France, redevable à l'Allemagne, tisse une nouvelle amitié et conclue un pacte économique, militaire et social privilégié.
Il souffle sur la France comme un vent de renouveau.

Maintenant, il s'agit de remettre au plus vite la France sur ses pieds, de recréer une unité dans la diversité, et la hisser tous ensembles parmi les grandes puissances, mais aussi les terres d’opportunités.

© Narja - Never-Utopia
Aeolus
Maitre de la Foudre
avatar

Messages : 138
Pouvoirs : Omniprésent - Omniscient



Revenir en haut Aller en bas
Jeu 24 Aoû 2017 - 14:32


Les arches chinoises


République Impériale de Chine (RIC)


« C'est un bol par personne, et une tasse. Oh, et une tartine, oubliez pas la tartine. Cacahuètes-sardines, ou confiture-gruyères, ça c'est une recette du pays. » Harkness Mikaïlovitch Schatzer agite une louche sous le nez d'un réfugié bolivien. Sans méchanceté, mais avec fermeté. C'est qu'il faut prendre soin d'éviter les débordements pour que tout se passe au mieux, et dieu sait que ces pauvres n'ont pas besoin de chaos supplémentaire. Les portions du soir sont aussi généreuses que possibles, la République Impériale de Chine n'a pas lésiné sur les moyens ; il faut dire que ses arches sont parmi ceux qui ont eu la chance de conserver le plus de grenier après l'effondrement vers le haut d'une terre qui ne savait plus où se mettre. Quant au pays dont parle Schatzer, difficile de dire duquel il s'agit réellement : il est le pur produit d'un melting-pot relativement moderne, aidé en cela par la dispersion des peuples et des frontières. A côté de lui, le jeune agent Nicolas Armand est un français pur souche, si tant est qu'il y ait encore un arbre généalogique pur dans ce joyeux foutoir qu'est l'ensemble des gènes de l'espèce humaine. La plus grande blague, c'est sans doute qu'il n'y en a jamais eu. De pureté de la race, pas de l'espèce humaine, sinon on l'aurait remarqué.

« Tous ces gens... » commente Armand, qui sert en compagnie de son camarade plus âgé. Shatzer l'a plus ou moins pris sous son aile, en le voyant débarquer à la Sky Division d'Arkadia. La nouvelle recrue ne s'attendait certainement pas à une mission d'une telle ampleur pour faire ses preuves. Mais les aéronefs et le personnel de la Sky ont été réquisitionnés pour représenter le gros des forces de soutien au désastre, envoyé par Arkadia pour soutenir la Bolivie. Ce qui, dans le grand ensemble du bordel, n'est de loin pas assez. Mais les reconvertis en aide humanitaire font de leur mieux. Les deux hommes ont passé plusieurs jours à bord de vaisseaux de transports pleins à craquer, reconvertis en villages volants de fortune. Puis ils ont débarqué à terre -est-ce une expression qui a encore du sens ? Les vieilles habitudes ont parfois la vie dure...- il y a deux jours, et aident depuis à l'organisation d'un des nombreux camps qui se sont dressés comme des champignons dans la campagne chinoise, l'arche asiatique disposant de territoires non urbanisés encore conséquents pour une nation post-envol.

« Moins qu'il y aurait dû en avoir, mais plus que le pire. C'est ce qu'il faut se dire, gamin. Un bol, s'il vous plaît ! Bien, parfait, maintenant c'est par là, et on vous trouvera un lit décent, de quoi vous laver un peu et de vous habiller. Rien de tel qu'un habit propre, on voit toujours la vie meilleure après, même quand ça pourrait pas être pire. Qu'dieu vous garde, et tout ça. »

« Les gens sont plutôt calmes, tout bien considéré... » commente Armand, avant d'adresser un sourire encourageant à une petite bolivienne, qui le récompense d'un timide sourire en retour avant d'accepter sa ration.

« Putain oui, excuse mon français ! C'est parce que la RIC connaît son boulot, ça oui. Le calme et l'ordre, toutes ces conneries. Et étonnamment, ça marche pas trop mal... »

La RIC, ou République Impériale de Chine. Une des nouvelles grandes puissances de ce monde encore nouveau face à toute l'histoire de l'humanité. Et qui aura su tirer son épingle du jeu après une succession hasardeuse de régimes totalitaires aux politiques trop anciennes pour faire face, jusqu'à ce que des responsables plus avisés se sortent les doigts du fondement pour redresser la barre.

« On a de la chance d'avoir été redirigé vers eux, alors... Il paraît que les copains en Amérique du Sud ont plus de soucis... »

« Bah, Arkadia s'entend avec la Chine depuis un moment, maintenant. Le gouvernement pré-république faisait souvent appel à nous, à l'époque. Et pas toujours pour des tâches très honorables. »

« Ah bon ? »

« J'oublie que t'étais pas là avant. Disons que le patron a fait un revirement, et qu'il a décidé d'en faire profiter le reste de sa société. Et dans l'ensemble, on s'en tire pas plus mal. C'est plus gratifiant que je ne l'aurais cru de distribuer des bols de riz. »


« Ah. » rétorque un Armand prudent, qui sait que son compagnon peut facilement se lancer dans d'interminables et flamboyants soliloques sur « le bon vieux temps ». Mais son aîné pense à autre chose, car c'est sur le sujet de la Chine qu'il continue :

« Ce qu'il faut savoir, c'est que y a dix ans encore, c'était pas la rose, en Chine. Le pays sortait tout juste d'un régime plus difficile encore, qui avait poussé le peuple à descendre dans la rue. Vraiment descendre dans la rue, avec des pioches et des fourches s'il le fallait. Et heureusement, des génies du militaire et du gouvernement ont eux aussi décidé que trop c'était trop, et avec un coup de main d'Arkadia, ils ont permis la transition, surtout pour supprimer les éléments perturbateurs les plus gênants. On n’agissait pas trop par altruisme à l'époque, disons que ça payait bien, ça et les promesses d'échanges commerciaux avantageux dans le future, une fois leur nouveau système bien en place. Et puis les responsables de la révolte n'avaient pas peur de se salir les mains. Peu importe les moyens tant qu'on atteint son but, tout ça. Ils laissaient aux suivants le soin de faire les choses proprement. La plupart des vieux de la veille se sont vraiment retirés, d'ailleurs. »

« Et l'empereur ? »

« Alors c'est assez bizarre, leur histoire d'empereur. Le conseil officieux qui a repris la direction du pays a jugé que les gens avaient besoin d'un symbole fort autour duquel se rassembler. Alors ils ont retrouvé une descendante des lignées impériales, l'ont déclarée impératrice et s'est passé comme une lettre à la porte. De une parce que le symbole était important et fédérateur, de deux parce qu'ils n'ont pas commis l'erreur de choisir un vulgaire pantin. La vieille était rusée, et savait mener son petit monde à la baguette. Du genre sévère mais juste, ce genre de conneries qui passent pas si mal quand on se donne la peine de les impliquer. Parait qu'le nouveau en charge en Écosse est du même genre, à pas avoir peur de chier une pendule dans la mare là où les profiteurs se croient peinards. Bref, là tu vas me dire : « Mais Harkness, ô vieux sage, pourquoi ça s'appelle une république si c'est un empire ? Et bien, c'est là que ça devient étrange. Enfin, encore plus. Le temps de fédérer le pays et compagnie, l'impératrice a volontairement abandonné sa couronne...et le conseil s'est arrangé pour faire élire son petit-fils en tant que nouvel empereur. Comme quoi quiconque aurait le quart d'un sang d'une des anciennes grosses pontes en chef de l'époque était digne d'être choisi, si le peuple le voulait bien, bien entendu. Et autant dire que la grand-mère a préparé le gamin comme pas permis, à l'aide des conseillers en charge et d'aides...extérieurs, on va dire. Comme le patron, mais pas seulement. Du coup, on a droit à une république qui élit son empereur, et garde au pouvoir les conseillers, qui constituent à eux tous le gouvernement. Et si l'empereur choisit plus ou moins les représentants du conseil, il a fait en sorte que le public puisse les dégager, si bien qu'ils essaient de travailler avec lui plutôt qu'autre chose. Et là où c'est le plus beau, c'est que le p'tit con s'est pas arrêté là : il a des idées très...nouvelles sur la manière de mener sa barque, que même mamie ou des types comme le patron n'avaient pas forcément vu venir. Comme la manière dont il a plus ou moins mis sous contrôle les organisations criminelles les plus importantes et les entreprises locales les plus en phase de devenir des petits états corporatistes à la Mesa, sur le point de se partager les restes de la mère patrie hypothéquée ou une connerie du genre. D'une certaine manière il a tout simplement... rendu le crime légal. En partie. Disons qu'il s'est arrangé pour s'attirer l'oreille et le respect de certains de leurs représentants -avec Arkadia et d'autres tierces parties pour favoriser les rapprochements- et leur a en gros permis d'occuper leur niche sans mordre plus que nécessaire. C'est pratiquement le retour de la bonne vieille guilde des voleurs, avec un système organisé de racket et de vols organisés sous le contrôle des vieilles familles qui s'apparente du coup plus à une sorte d'impôt sur le revenu. En gros, si t'es un citoyen, et si en plus tu disposes d'une entreprise qui profite à la gloire de la république impériale, ben t'as pas le droit de te faire dépouiller plus qu'une certaine marge partagée entre les familles. En échange, ces dernières redistribuent une partie de leurs gains à l'état, qui les réinjecte dans d'autres entreprises, et ainsi de suite. Et les petits malins qui essaient de profiter des gens sur le dos des guildes et des familles, et bien ces dernières s'en occupent elles-mêmes, parce qu'elles n'aiment pas qu'on vienne piétiner sur leurs plates-bandes. Les dirigeants des diverses familles, des guildes comme des entreprises, peuvent prétendre à des voix au conseil, voire des sièges. Des sièges dont le bon vouloir dépend de la satisfaction publique. Et l'empereur s'arrange pour alimenter ce qu'il appelle « un sain esprit de compétition » entre ces représentants, parce que du coup ils passent plus de temps à s'assurer de garder leurs privilèges sans que les autres en obtiennent plus qu'eux, plutôt que de se liguer contre le gouvernement dont ils font partie. En plus, ils ont été encouragé à se spécialiser, ce qui fait qu'ils sont tous plus au moins indispensables aux autres. Après, l'équilibre est fragile, et il faut déployer des trésors de diplomatie pour que tout ce petit monde s'entende. Enfin, ne se foute pas sur la gueule, c'est déjà ça. Et tout le monde n'est pas content, mais tout le monde sait qu'au moins, demain ne sera pas pire qu'aujourd'hui, et au fond c'est c'qui compte. Et tout ça alors le gosse à quoi, même pas trente ans ! C'est déjà un vieux renard, Li Yuan, si tu veux mon avis. Y en a qui le comparent à une sorte de Machiavel tendance zen, si ça veut dire quelque chose. Et le p'tit pense que la scène internationale a besoin de s'entendre, de présenter un front uni, et c'est même possible qu'il soit sincère, avec son envie d'un monde nouveau pour tous! Quant à nous, on observe tout ça avec intérêt, et on a établi un partenariat solide avec la cour impériale, surtout la partie officieuse, celle qui s'efforce de combattre les troubles en interne. Parce qu'il y en a qui n'ont pas aimé tous ces changements, qu'il s'agisse des restes de régimes totalitaires de mon cul, ou de familles criminelles qui n'ont plus les mêmes latitudes d'actions qu'elles avaient avant, et qui ont plus ou moins été forcées de se barrer si elles ne voulaient pas s'assimiler. On dit que s'il n'y a pas un coup d'état étouffé au moins une fois par mois, c'est que les affaires ne tournent pas rond. On dit même que l'empereur s'arrange pour discrètement soutenir certaines factions contre lui simplement pour qu'elles aient quelque chose à faire. Mieux vaut ça qu'autre chose. Au fond, j'pense que c'est un modèle tellement nouveau que personne a encore vraiment compris comment ça peut marcher, et l'empereur en profite simplement pour asseoir son pouvoir le temps que la poudre aux yeux retombent et que changer le fonctionnement devienne plus compliqué qu'autre chose. Paraît que la tyrannie éclairée, c'est mieux que de rester dans l'noir. Enfin moi, c'que j'en dis, c'est que c'est pas notre problème, de toute façon. Fais ce qu'on te dit, mais n'oublie pas de réfléchir dans ton coin, gamin, et t'ira loin. »


Nicolas Armand hoche la tête, tandis que la file des réfugiés ne diminue pas. Tout cela colle avec les informations qu'il a lues, parce qu'il n'est pas du genre à ne pas faire ses devoirs. Mais c'est toujours intéressant d'avoir le point de vue d'un autre sur la question, et d'autant plus divertissant lorsqu'il s'agit de celui d'un vieux briscard grigou comme Harkness. Il sait aussi que l'empereur et sa cour ont favorisé le développement économique basé sur les guildes marchandes et les sciences, et que leur armée et leur flotte sont assez conséquentes pour en imposer. Sans parler de la police interne qui gère les petites affaires de l'empereur et de la vielle grand-mère, qui prend des allures de reine-mère. Et ils s'arrangent pour garder des rapports équitables aussi bien avec les autres arches qu'avec des organisations comme le CSN, tout en représentant une nouvelle manière de se gérer dans un monde en perpétuel changement. Armand ne sait pas si la stabilité relative de la Chine va devenir un modèle, ou même si elle va durer, mais pour l'instant il est d'accord avec Schatzer : ça pourrait être foutrement pire.

« Un bol par personne ! » reprend-il. Car le travail qui compte est loin d'être fini...

© Narja - Never-Utopia
Aeolus
Maitre de la Foudre
avatar

Messages : 138
Pouvoirs : Omniprésent - Omniscient



Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Arche :: Administration :: Règlement / Contexte :: Géopolitique-