[Sujet clos] According to plan || Castiel

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Jeu 16 Nov 2017 - 20:39

ft. Castiel

ft. Scavenger

「 According to plan 」
"… Et vous, Monsieur Barthram Einar, consentez-vous à épouser Monsieur James Novak ici présent ?"
"Vouuuui !"
"Alors je vous déclare unis par les liens du mariage. Vous pouvez embrasser le… marié."
Tout en sautillant, je m’approchais de l’ange pour lui coller un smack sur la joue. Avant de l’attraper par le poignet et partir en quatrième vitesse vers la suite.
Ainsi débuta notre vie conjugale : en grandes pompes.

Mais, peut-être chers lecteurs, que je dois vous expliquer la chose depuis le début ?

Tout avait commencé le jour où j’avais vu une annonce pour le nouveau parc d’attractions qui allait se créer non loin d’Edimbourg, sur une arche déserte et rachetée depuis pour l’occasion. On proposait d’ouvrir en avant-première le parc à des personnes pour le tester, mais la condition était la suivante : seulement pour les couples qui se mariaient dans le domaine du parc. J’avais beau avoir usé de tous mes contacts, rien ne pouvait changer cela. Ce qui m’embêtait, car je n’avais aucune intention de me marier. Et surtout, personne avec qui le faire.
Et puis, je me suis demandé : qu’est-ce qui me retenait de vraiment le faire, après tout ? De me trouver quelqu’un juste pour l’occasion, et l’affaire était réglée. Ce n’était pas comme si j’étais sérieux, et que de toute manière, les mariages ne m’intéressaient pas. On ne dépasserait pas mon précédent record de neuf jours, treize heures, trente-trois minutes et sept secondes d’il y a plusieurs années.
Souvenir d’une rencontre à Las Vegas, et qui s’était terminée sur un désaccord à propos de la meilleure garniture pour une crêpe.
Alors, j’ai commencé à éplucher mon répertoire pour trouver mon ou ma futur-e partner in crime pour cette aventure.
Et je me suis dit que, tant qu’à faire, prendre un ange, ça pouvait être marrant. Qui viendrait soupçonner un gars avec des ailes, hein ?
La proposition était tout de même assez avantageuse : une journée entière avec le parc pour nous, gratuite. Le mariage ne durerait pas plus longtemps, et on se rendrait directement après chez un notaire pour prononcer le divorce. Pas besoin aussi que l’union soit consommée, beeerk. Je ne suis pas ce genre de personnes, et la perspective d’un parc d’attractions est toute de suite bien plus intéressante à mes yeux.
Alors, j’ai proposé à l’ange. Bon, d’accord, j’ai peut-être été très insistant et larmoyant, mais le plus important, c’est qu’il ait accepté.
Et donc voilà. N’en déplaise au scepticisme de l’officiel qui avait mené la cérémonie, nous étions maintenant mariés et autorisés à enfin aller tester ce parc ! Pour l’occasion, j’avais sorti mon plus beau smoking, et une magnifique cravate aux couleurs criardes et avec des têtes de chats rigolos dessus.
Je ne lâchai finalement la main de l’ange que lorsqu’on fut à l’entrée, ne pouvant pas m’empêcher de faire des bonds de joie tellement j’étais impatient
"Alors alors ! Par quoi on commence ?" Puis, après un instant de réflexion : "J’ai pas trop envie de t’appeler « Époux » ou « Mari », je peux juste t’appeler James ? Ou Jamy ?"
Je n’étais pas très protocolaire, et il me semblait que les couples mariées ne s’appelaient plus comme ça, désormais.
De toute manière, ma réflexion était déjà partie plus loin :
"Le grand huit ? La maison hantée ? Oh, ou alors, il paraît qu’ils ont un mini zoo ! On fait quoi ? On fait quoi ? On fait quoi ?"
Attrapant son bras, je le secouai dans tous les sens, incapable de calmer mon enthousiasme.


Scavenger
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Ven 17 Nov 2017 - 11:58
« Tu ne vas pas sérieusement faire ça, gamin ? » avait lancé pour la énième fois Jeremiah Smith, le fantôme privé de Castiel, tandis que ce dernier se préparait à apposer sa signature sur le document officiel. Du moins, aussi officiel possible étant données les circonstances. C'était un officiel qui ne valait pas grand chose, du genre de ceux dont tout un secteur de Las Vegas et d'autres endroits du même genre faisait son fond de commerce.

« Le mariage, c'est sacré ! Tu ne peux pas t'y prendre comme ça ! » Bah si, visiblement. Ce n'était vraiment pas compliqué de se marier (1). Castiel avait toujours pensé qu'il s'agissait d'une tâche imposante, entre l'organisation d'un buffet, d'une fête, des invitations et tout ce qui allait autour. Mais il comprenait maintenant que tout ceci ne constituait pas le mariage. Au fond, il ne s'agissait que d'une sorte ee contrat, ce qu'il trouvait un peu décevant.

« Avec un...avec un homme, en plus ! »

« Je ne vois pas en quoi c'est un problème... » grommela Castiel entre ses lèvres tandis qu'il terminait de signer. Le caractère de son père adoptif s'était adouci après sa mort, mais le processus restait ardu. Il avait encore de la peine à s'habituer à certaines évolutions du monde moderne, et ne manquait pas de le faire savoir. Au fond, c'était la principale raison qui avait poussé Castiel à accepter la demande de Babar. Ça, et l'insistance de son nouveau mari. Barthram savait se montrer persuasif, et donnait clairement l'impression de ne pas savoir essuyer un refus. Ce flamboyant énergumène avait un jour débarqué dans la vie de Castiel comme une météorite en manque d'affection. Il avait décidé de faire de James son ami, et James n'avait pas trouvé de raison de refuser. Il n'en avait pas cherché, à vrai dire ; Babar était vraiment sympathique, et son enthousiasme communicatif. Sa lueur d'âme rappelait un feu d'artifice, aux couleurs changeantes qui étaient incapables de tenir en place.

Ses multiples demandes en mariage avaient néanmoins été surprenantes. Castiel ne s'attendait pas à grand chose dans la vie, parce qu'il était en général trop concentré sur le présent pour songer à ce qu'il voulait de son avenir. Plutôt que de refuser, il était plusieurs fois rester sans voix, un peu plus confus que d'habitude. Il s'était demandé s'il s'agissait d'une sorte de blague, lui qui avait parfois de la peine à décrypter les humours les plus subtils. Mais Babar avait inlassablement continuer, jusqu'à lui en exposer la raison. Qui n'avait pas paru aussi incongrue que cela au guérisseur. Contrairement à ce que continuait de lui répéter l'empreinte de son père, Castiel n'y voyait pas de sacrilège. Si le mariage était un bout de papier, on n'avait pas à en faire toute une affaire à chaque fois. C'était ce que l'on décidait d'en faire qui lui donnait son caractère sacré. Et si l'on décidait de sauter le pas afin de s'amuser le temps d'un week-end, qu'est-ce que cela pouvait faire ? Jeremiah ou l'officiel qui se chargeait de la cérémonie pouvait afficher leur désaccord, cela n'allait pas changer grand chose. Le mariage, ça ne concernait au final que ceux qui s'y adonnaient.

Alors il avait décidé de profiter de l'instant, voyant le tout comme une nouvelle expérience ! Après tout, en plus d'un siècle, il n'avait encore jamais été marié (ou alors, il ne s'en rappelait pas ; plusieurs parties de sa vie étaient plus ou moins floues suivant les époques) ! Aussi afficha-t-il un sourire ravi lorsque son compagnon l'embrassa par la joue. Pour l'occasion, Castiel portait un costume qu'il imaginait chic, et qui l'était plutôt, même si un brin trop grand pour lui. Il avait noué sa cravate plutôt lâchement, n'étant pas habitué à porter quelque chose autour du cou, mais il se sentait plutôt bien. Babar ne lui laissa guère de temps de tout façon, les lançant tous les deux dans une véritable course endiablée -et qui dût contenir au moins un aéronef- jusqu'aux portes du parc d'attraction. Babar continuait son barrage de questions et de remarques, auxquelles Castiel n'avait pas le temps de répondre. Alors il profitait de la vue, observant avec intérêt les manèges et les décors. Voilà bien longtemps qu'il ne s'était pas accordé un vrai jour de congé ; en un sens, un mariage représentait une bonne excuse pour le faire, à laquelle il ne pouvait pas couper. Même s'il ne comprenait toujours pas ce qu'une lune de miel avait à voir dans tout ça ; peut-être s'agissait-il d'une pâtisserie réservée aux buffets de mariage. On parlait bien de consommer, après tout !

« Mes amis m'appellent souvent Jimmy. » réussit-il enfin à répondre. « Ça fait des années que je n'ai pas mis les pieds dans un parc d'attraction, alors tout m'intéresse. Il n'est pas censé y avoir des stands de barbes à papa ? Ou peut-être que ce n'est pas conseillé avant un grand-huit. Pourquoi est-ce que ça s'appelle un grand-huit, d'ailleurs ? Ça ne ressemble jamais vraiment à un huit. Je me demande si on trouve parfois de vais fantômes, dans une maison hantée ; mais je me balade déjà avec le mien, alors... »

Jeremiah Smith n'avait pas disparu, et avait suivi les deux mariés tout du long, en grognant dans sa barbe et en leur décochant ses meilleurs regards noirs. En voilà un qui allait être compliqué à dérider...

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(1) Généralement, c'était le rester qui demandait vraiment des efforts.
Castiel
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Lun 4 Déc 2017 - 21:25

ft. Castiel

ft. Scavenger

「According to plan」
Cher lecteur,

Il n’y a pas si longtemps, le mariage était un simple contrat. Rien de sentimental là-dedans, c’est un acte purement économique. Votre fille contre des terrains, votre fils contre cents vaches, votre frère contre une charrette, votre sœur contre un bout de bois magique… Et c’était aussi sans doute encore le cas pour quelques personnes actuellement, même si on ne cache pas que c’est une vision un peu démodée du mariage. Quoique, ça fait très mélodramatique, dans les télénovelas brésiliennes, ça fait un carton.

Bref, tout ça pour dire que je ne voyais donc pas le problème à me marier pour obtenir un avantage. On revenait à la notion économique de cette union, celle qu’on avait pratiquée durant des millénaires avant que l’amour et les sentiments ne viennent s’y mêler. Pour le meilleur et le pire.
Et, il fallait quand même que je l’admette, je devais avouer que c’était tout simplement rigolo de se marier. Faire des grimaces durant la cérémonie pour essayer de déconcentrer l’officiel et lui faire perdre le fil de son discours, y a rien de tel pour bien se marrer. Sans parler du fait que cela reste une fête, et que moi, j’adore les fêtes.
Surtout si ça se termine avec une journée entière dans un parc d’attractions rien que pour nous.
Mon désormais super mari ne semblait d’ailleurs pas traumatisé, alors, pourquoi en faire tout un plat ? Il profitait tout autant que moi de cette opportunité, le tout contre une simple petite signature de rien du tout. C’était un bon deal, à mon humble avis.
Et puis, je l’aimais bien moi, cet ange ! Déjà, c’était un ange, c’est un argument qui se suffit à lui-même. Il est assez accommodant, et j’aimais bien ses réflexions. Il faisait un partenaire impeccable pour une mission comme celle d’aujourd’hui.
"Va pour Jimmy, alors !" dis-je en commençant à faire des étirements pour me préparer à tout ce qui nous attendait. "Y a sûrement des stands de Barbes à papa, et si tu les manges assez vite et avec assez de soda, ça devrait survivre aux attractions." Tout en faisant des petits sauts sur place, je répondis avec un sourire : "Oh si, quand le tracé du parcours forme un huit, on nomme ça un Grand huit. Parce que c’est quand même assez grand, et Petit Huit, c’est pas très vendeur… Mais si c’est pas en huit, alors c’est des montagnes russes, on confond souvent les deux. Et là, ça vient des courses de luges qu’on faisait dans les environs de Saint-Pétersbourg."
J’avais bien fait de réviser mon étymologie des attractions, ce cours en ligne sur le sujet m’avait vraiment bien servi.
Je m’arrêtais dans mes étirements pour l’observer, des étoiles plein les yeux.
"J’espère qu’il y en aura vraiment ! Dommage que je n’ai pas pris mon détecteur… Tu arrives à les voir toi ? Ça fait partie de ta panoplie d’ange ?" Intrigué par sa réflexion, je me penchais sur le côté pour le fixer, la tête en bas et le dos à moitié contorsionné : "Un fantôme personnel ? Quelqu’un que tu as trop embêté et qui vient te hanter ? Ou qui t’adore et ne te quitte plus, même depuis l’au-delà ?"
Ca semblait amusant, en tous cas ! Mais depuis mon angle de vue, je parvins à repérer un stand de confiseries où je tirais Jimmy, puisque c’était ce qu’il avait demandé en premier.
"Je suppose que ça fait office de banquet de mariage !" déclarai-je en prenant un seau de popcorn, une énorme sucette multicolore, de quoi boire et énorme barbe à papa. Je tendis cette dernière à mon copain-mari : "Tiens, on dira que c’est le gâteau. Ne manque plus que deux petites figurines kitsch de nous au-dessus et ce serait parfait !"
On peut pas toujours tout avoir.
"Tu as déjà été marié ?" demandai-je en engouffrant une poignée de popcorn. "Moi, je crois que c’est la quatrième fois. Ou cinquième, je ne sais plus… Mais c’est toujours aussi amusant, même si c’est différent à chaque fois !"
Tant qu’à faire, et puisqu’on était marié, autant en apprendre un peu plus l’un sur l’autre.


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Lun 11 Déc 2017 - 11:47
Si Castiel n'avait pas de considération particulière pour le mariage, ce n'était pourtant pas à cause de l'environnement dans lequel il avait grandi. Dans la communauté religieuse de son enfance dans le sud des États-Unis, l'union entre un homme et une femme avait été sacrée, et personne ne l'aurait prise à la légère. C'était pratiquement un rite de passage indispensable, et ceux qui ne s'y pliaient pas étaient considérés différemment, comme mis au ban de la petite société. Pour beaucoup, c'était vu plus comme une obligation qu'un réel plaisir, ce qui avait plongé le guérisseur dans des abîmes de perplexité. Et puis il était parti, il avait découvert le monde, et il avait compris que cela pouvait être différent.

« Est-ce que tu as déjà essayé de tremper ta barbe à papa dans le soda ? Elle fond un peu dans la boisson, c'est très bon. Un peu comme les marshmallows dans le chocolat chaud. J'aime bien quand il y a beaucoup de sucre. » C'était principalement à cause de ses pouvoirs de guérison, mais il avait fini par développé une réelle affinité pour les douceurs. « Je me demande s'il existe des attractions en forme d'autre chiffres. Un grand-million, ça pourrait être marrant ! Tu en sais beaucoup sur la question en tout cas, c'est intéressant. J'aimerais bien refaire de la luge, ça fait longtemps... Si je m'accroche bien à elle, je peux la faire s'envoler à la fin de la pente, surtout si on prend le temps de faire une petite rampe ! »

Le parc était vraiment impressionnant. Castiel ne cessait de tourner la tête d'un côté ou de l'autre, attiré par le mouvement des manèges qui tournaient à vide, les sons et les lumières. Les hauts-parleurs diffusaient une musique entraînante mais un brin entêtante, du genre de celle qui se creusait un tunnel dans votre cerveau pour s'y faire une petite place bien au chaud avant de ressortir au moment le plus inopportun. Si le sucre avait été de la musique, voilà ce que cela aurait donné, le tout avec ses caries mentales. Mais cela ne gênait pas le prodige, il en fallait beaucoup pour l'agacer.

« Si les anges existent, je ne sais pas s'ils voient les fantômes. Moi, je vois mon père. Enfin, mon père adoptif. C'est comme...une empreinte. Je peux le voir depuis sa mort, je pense que c'est une manifestation de mes pouvoirs, comme si je pouvais imprimer les souvenirs de certaines personnes. Mais il me parle, il a l'air d'être conscient. Parfois, je ne sais pas trop à quel point je l'imagine et à quel point c'est vrai. Peut-être que ton détecteur pourrait le reconnaître. »

« Vous faites beaucoup trop confiance à la technologie, de vos jours. » grogna Jeremiah Smith, qui n'avait aucune envie de se retrouver scruté par une machine. Mais il n'avait pas envie de grand chose en général, aussi Castiel ne s'en formlaisait-il pas.

« Il n'est pas très emballé par le mariage, il est un peu vieux jeu. Un homme, une femme, le serment devant Dieu, ce genre de choses. » Castiel se laissait embarquer à la suite de Babar jusqu'au stand de friandises. Il laissait son époux mener la danse, ce qui s'avérait plus facile. L'énergie de cet homme semblait inépuisable, de même que son enthousiasme. C'était du coup un compagnon agréable, et il était plaisant de se laisser entraîner dans son sillage. James s'amusait beaucoup! « Merci mon chéri ! » minauda exagérément Castiel, se prenant au jeu. « Ah, attends... » Il fouilla dans ses poches, et en retira un bouchon de liège et un pion en plastique, du genre de ceux qu'on utilisait pour des jeux de société. Il les planta tous deux au sommet de la barbe à papa, qu'il brandit triomphalement : « Tada ! On n'est pas censé jeter du riz aussi ? C'est un peu dommage de faire du gaspillage, il y a des traditions que j'ai beaucoup de peine à comprendre...»

Au même moment, comme sous le coup de l'impératif narratif, la marche nuptiale de Mendelssohn retentit dans tout le parc, comme elle allait le faire périodiquement tout au long de la journée. Et elle ne faisait que commencer...
Castiel
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Lun 18 Déc 2017 - 21:55

ft. Castiel

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「According to plan」
Cher lecteur,

Ce n'était pas parce que ce mariage avait été un arrangement que je n'avais pas choisi mon partenaire avec un soin scrupuleux. Ce rôle n'aurait pas pu convenir à n'importe qui, c'était évident. Déjà, prendre quelqu'un de l'organisation XIII aurait été un peu dangereux, et aurait risqué de nous révéler. Dommage, parce que mon petit Léon aurait fait un compagnon de jeu idéal pour cette journée, même si je me demandais s'il n'aurait pas été trop mal à l'aise pour en profiter pleinement. Je l'impressionnais tellement, il fallait dire, le pauvre petit ! Fafawn aussi, ça aurait pu être une solution, mais j'avais l'impression qu'elle m'évitait depuis l'incident de l'aéronef. Ou plutôt, qu'elle évitait l'organisation XIII en général. Alors, j'essayais de ne pas le prendre personnellement. Et puis, elle avait besoin de se reposer, je comprenais ça. J'avais aussi pensé à Sumy, mais je me suis dit qu'elle méritait qu'on profite d'une telle sortie en dehors d'un mariage.

Finalement, l'ange avait été une évidence. Ce qui s'était très vite confirmé, surtout maintenant que nous étions dans le parc et libres de pouvoir en profiter. Je l'écoutais avec grande attention lorsqu'il me parla de sa manière de déguster la barbe à papa, n'ayant jamais pensé à pareil génie.
"Wow, c'est trop bien, il faut que je teste ça !" dis-je avec de grands yeux brillants à la perspective de tant de sucre. De quoi me donner un coup de fouet. Même si, comme la caféine ou les drogues, ce genre de substances n'avaient plus aucune incidence sur mon état. Booky disait que c'était parce que j'étais en permanence en train de planer. Ce qui n'était pas tout à fait juste, puisque je ne planais pas littéralement, même si j'aurais bien voulu. "Merci du conseil, ça fait un super cadeau de mariage ! Je t'emmènerai faire de la luge en échange, pour te remercier. Le grand-million, ce serait peut-être un peu long... mais à inventer, pour une autre fois !"
Edimbourg avait inventée par quelqu'un qui aimait faire de la luge, j'en étais certain. Comment expliquer que la ville soit construite autour d'autant de collines et dans un coin où il faisait aussi froid, sinon ?
Tout en déambulant dans le parc pour faire un premier tour d'observation, tout en discutant avec mon nouveau mari. Enfin, à la réflexion, ça devait être mon tout premier mari... Avant, je n'avais eu que des épouses, surtout parce qu'officiellement, on n'avait pas le choix. Heureusement que c'était différent, parce que sincèrement, je ne voyais aucune différence. Homme, femme, autre; whatever, tant qu'on s'amuse !
"Une empreinte ? Comme quand tu mets ton pied dans la neige ?" demandais-je les bras croisés et en inclinant la tête, perplexe. Mais ça avait l'air intéressant, et ça ressemblait vraiment à un fantôme. Ça valait la peine de vérifier une fois de retour en ville, lorsque j'aurais mon détecteur. Enfin, peut-être pas, si ce fameux fantôme était un vieux ronchon. Je fronçais les sourcils, ne comprenant pas vraiment ce que me disait Jimmy. "Qu'est-ce que ton père entend par Dieu ? Ou par Homme et Femme ? Moi, je n'ai jamais laissé un vieux barbu me dire ce que je devais faire, ou qui je devais aimer ou non, en tous cas. Ça m'a toujours semblé louche…" Je retrouvais néanmoins un grand sourire, pour lui donner une tape amicale sur l'épaule. "Et les anges existent, vu que tu es là ! Tu as des ailes, tu aides les gens, tu les soignes; pour moi, c'est la bonne définition !"
Mais trêve de blabla, il était temps de manger ! Arrivés au stand de nourriture, je m'empressais de commander tout un tas de bonnes choses, et de tester l'idée de Jimmy, plongeant un peu de barbe à papa dans du soda avant de l'enfourner dans ma bouche. L'acidité de la boisson et l'apport de sucre me firent faire de légers sauts, accompagnés d'un sourire grimaçant. C'était vraiment génial comme idée !
"De rien, mon ange !" minaudai-je en réponse, tout aussi amusé que mon interlocuteur. Devant sa solution pour nous offrir un gâteau de mariage digne de ce nom, je frappais des mains avec enthousiasme, contemplant nos deux silhouettes au-dessus de notre gâteau. Avec juste un peu d'imagination, c'était parfait !
"On peut, mais je crois qu'on a arrêté, c'était dangereux pour les oiseaux qui passaient après..." Et s'il y avait quelque chose d'important, c'était le bien-être des animaux. J'avais cependant une solution. Ma main plongea dans ma poche, et en ressorti avec une poignée de paillettes biodégradables que je nous lançais dessus avec énergie. "Et voilà ! On peut faire nos propres traditions, comme ça !"
Comme pour confirmer ce que je venais dire, la marche nuptiale commença à résonner dans le parc, ce qui m'arracha un peu rire aiguë et amusé. Je tendis mon bras à Jimmy, prenant une expression faussement sérieuse.
"On y va, mon cœur ?"
Une fois bras-dessus bras-dessous, je trottinais joyeusement au rythme de la musique, jetant une poignée de paillettes au-dessus de nous ici ou là. Avant de finalement m'arrêter devant une première attraction, Un "love tunnel". Je fronçais les sourcils, me demandant ce que ça pouvait bien être. Si c'était un truc de couple, normal que je n'ai jamais testé. Mais bon, aujourd'hui semblait être l'occasion rêvé.
J'invitai donc Jimmy à me suivre pour prendre place sur un petit bateau, qui nous emmena vers l'entrée en forme de cœur d'un tunnel. A l'intérieur, tout était rouge et rose, et des chansons romantiques passaient en toile de fond. On voyait des automates de couples dans différentes situations, en rendez-vous, autour d'un repas aux chandelles, en train de danser...
"Hey c'est nous !" dis-je en désignant un couple devant l'autel en train d'échanger des vœux. Le bateau avançait tellement lentement que je me sentais me lasser trop vite. Aussi, j'eus très vite une idée. D'une enjambée, je fus hors du bateau et m'approchai des deux mannequins, les déshabillant en un rien de temps avant de revenir vers Jimmy. "Tiens, de quoi nous déguiser ! Tu préfères lequel des deux ?"
D'un côté, la robe blanche, de l'autre, un élégant costume en queue de pie et avec un haut de forme. Parce que se déguiser, c'était la vie. Et se déguiser en mariés le jour de notre mariage, c'était tellement cool, à la inception !


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Jeu 28 Déc 2017 - 12:24
Castiel avait visité peu de parcs d'attraction. La plupart des manèges perdaient vite de leur éclat lorsque l'on pouvait voler. Dans les airs, il pouvait faire autant de grand huit qu'il le voulait. Il pouvait même en faire des moyens, ou des petits s'il ne se sentait pas d'humeur fantasque. Ce qui demandait plus d'efforts qu'on ne le croyait : tout le monde pouvait faire des grands huit, mais c'était beaucoup moins évident pour les petits. Surtout si on voulait éviter de se cogner partout ; même dans les hauteurs, on était jamais à l'abri de rentrer dans un oiseau, surtout si on se concentrait sur les loopings les plus étroits possibles.

« Tu dois avoir une chouette luge ! Et je crois qu'on est supposé y attacher des boîtes de conserves, pour la tradition. »

En fait, Babar avait tout de celui qui en avait plus d'une, et des modèles de compétition. Si quelqu'un prenait l'art de la glissade au sérieux, c'était probablement lui. Le guérisseur imaginait des engins aux couleurs éclatantes et aux lignes élancées, dotées des meilleures améliorations possibles. Peut-être un booster, pour une pique d'accélération, et des ailes dépliables pour les éventuelles chutes dans l'abîme. Et un porte-gobelet, bien sûr. D'un point de vue narratif, un tel ajout était indispensable pour tout véhicule modifié, en il en avait l'intime conviction.

« Non, quand je mets mon pied dans la neige, ça fait juste un trou en forme de chaussure. »
L'art des métaphores et autres images lui échappaient toujours la plupart du temps. « Quand mon père adoptif est mort, j'étais près de lui et...je pense que c'est liée à mon don d'empathie. C'est comme si une partie de lui avait...survécu. C'est un peu mon fantôme personnel. Il n'y a que moi qui peut le voir et l'entendre. J'ai fini par m'y faire, mais ça reste un peu fatigant, il n'est pas très aimable. »

« Et ce n'est pas un clown pareil qui va me rendre plus aimable... » grogna Jeremiah Smith, son doigt immatériel tapotant furieusement la poitrine de Barthram.

« Babar n'est pas un clown, il est mon époux. »
fit joyeusement Castiel, tandis que l'empreinte roulait des yeux. Puis il répondit à la question que son conjoint lui avait posé un peu plus tôt : « Je ne me suis jamais marié, non. Je crois que je ne suis jamais tombé sur la bonne personne, ou je ne l'ai pas connue assez longtemps. Mais on n'avait pas d'aussi bonne raison de le faire à l'époque : ce parc n'existait pas ! »

Malgré son sourire, Castiel n'évita pas une pointe de mélancolie ; il ne savait pas trop pourquoi, mais le sujet le travaillait plus qu'il ne l'aurait cru. En temps normal, il évitait de penser à ces choses-là parce qu'il était trop occupé pour le faire. Il s'abandonnait dans son travail, et c'était en partie pour ne pas trop penser à lui, ou à son futur. C'était plus simple comme ça.

« C'est vrai que c'est assez louche. Là où j'ai grandi, on m'avait appris à ne pas questionner tout ça, et puis j'ai découvert le monde. J'ai appris à penser par moi-même, peu importe ce que d'autres pouvaient en penser. Mais je continue de croire que je ne suis pas un ange. Je suis...juste moi, pas un objet de vénération ou d'admiration. Ça ne m'intéresse pas d'être reconnu, je veux juste aider ceux que je peux. Et toi, qu'est-ce que tu cherches ? Je réalise que je ne sais même pas vraiment ce que veut mon mari dans la vie. » Le prodige ailé laissa échapper un petit rire, retrouvant tout l'amusement de la situation. « Chouettes, les paillettes ! Tu as d'autres surprises ? »

En tout cas, Babar avait apprécié la petite touche personnelle sur le gâteau. Il n'avait pas tort, c'était à eux d'inventer leurs traditions pour la journée. Et le message allait plus loin que ça, en y réfléchissant bien. Une autre raison de s'affranchir du passé pour bâtir son propre futur. Parfois, cela voulait simplement dire profiter d'une belle journée dans un parc d'attractions avec son mari. Avec un ami. Après tout, ce n'était pas mutuellement exclusif. Castiel se laissa entraîner par Babar dans le tunnel, regardant tout autour de lui avec le même intérêt béât.

« C'est parfaitement ridicule, et totalement inapproprié. Ces machines, engagées dans ces simulacres d'amour, à batifoler en public... »

La voix grincheuse de Jeremiah Smith finit par se noyer dans les notes sirupeuses des chansons romantiques qui se succédaient. Ils passèrent sous une arche, le long de laquelle coulait une simulation de marshmallow liquide, avant de passer à travers des haies de roses. Des petits chérubins voletaient, suspendus à des câbles, en tirant des flèches qui finissaient en petits feux d'artifice. Les responsables du parc avaient décidément vu les choses en grand ! Il restait à espérer que les automates ne finissent pas par se révolter pour venir s'attaquer aux touristes...

« Oh, je crois... » Il avait suivi Babar à l'extérieur de la barque, qui continua sans eux sur la rivière des violons. « La robe ! Elle ira bien avec mes ailes, mais il faudra faire des trous... »

Dès qu'ils furent proprement attifés, ils purent reprendre le chemin de la sortie, mais cette fois-ci dans l'envers du décor. Tout était propre et resplendissant, neuf comme l'ensemble du parc. Un véritable nouveau départ !
Castiel
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Jeu 11 Jan 2018 - 17:20

ft. Castiel

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「According to plan」
Cher lecteur,

Il fallait l’admettre, je n’étais sans doute pas un champion de karaté. Ou en expert en géographie péruvienne. Ni même un connaisseur pointilleux des différents arbres qui peuplent l’arche du Canada. En revanche, lorsque cela approchait de près ou de loin un amusement quelconque ; j’étais votre homme. Besoin de faire un feu d’artifices ? J’en ai tout un stock. Envie de faire du trampoline ? Je peux vous guider dans les différents modèles et marques. Vous hésitez entre deux sortes de glaçages pour vos cupcakes rainbow d’anniversaire ? Je connais tout un tas de recettes, donc sept vegan, trois sans gluten et une sans rien.

Alors la luge, un peu que ça me connaissait Lulu !
"Oh, tu peux accrocher tout un tas de truc derrière ta luge. Plus ça fait du bruit, mieux c’est ! Tu peux la customiser bien sûr, mais le plus important, c’est d’avoir des bons accessoires. Gants, lunettes d’aviateurs, rétroviseur… Mais je te montrerai tout ça en temps et en heures !"
Pour le moment, nous avions un parc d’attractions à visiter ! C’était toutefois assez grand pour que l’on puisse papoter et faire mieux connaissance. La communication dans un couple, paraît que c’est très important. Et là, pas besoin d’un diplôme dans le milieu, parler, je sais faire. Et pas qu’un peu, mon neveu !
Sa remarque sur le trou en forme de chaussure dans la neige me laissa pensif quelques instants. Il avait pas tort. Mais quel était le rapport avec son père et ledit trou ? Il me l’expliqua heureusement bien vite.
"Aaah, je vois ! Enfin, je le vois pas lui, mais je comprends mieux. Il te voit même quand tu vas aux toilettes ? Ça doit vraiment pas être facile tous les jours quand même, non ?" J’aimerais pas voir mes vieux en permanence. Ils étaient encore pire que pas très aimables, faut dire.
Je veux bien qu’il y ait une différence d’éducation et de mentalité, en plusieurs siècles. Mais quand même, essayer de noyer ton enfant parce que tu es persuadé que c’est une créature du diable, ce n’est pas vraiment être un bon parent. Même moi, je peux le savoir.
D’un autre côté, et pour voir les choses de manière positive, cela voudra toujours dire que je ne pourrai pas être pire parent qu’eux. C’était toujours ça de gagné.
Jimmy entra alors en discussion avec le fameux père, qui semblait effectivement ne pas être très aimable. Je levai mes petits bras en serrant les poings, sautillant sur place comme un boxeur pour donner des coups dans le vide, une expression à la fois amusée et pleine de défi sur le visage.
"Hey ouais ! Qu’est-ce que tu vas faire de toute façon, hein, beau-papa ? C’est pas une façon de traiter son gendre, vieux grincheux ! Vieux te battre, si tu l’oses. Ou surtout, si tu le peux."
Je ris, amusé de m’imaginer en train de faire un match de boxe avec un fantôme. Un sport à inventer, encore un.
Le sujet du mariage, ou d’une relation amoureuse, semblait en tous cas être assez sérieux pour mon nouveau mari. C’est vrai que pour certaines personnes, c’est très important, et je comprenais parfaitement. D’un autre côté, j’étais plutôt du genre à vivre au jour le jour, et à ne pas penser autant sur le long terme. Cela avait ses avantages. Je lui donnais une tape amicale sur l’épaule, affichant un grand sourire.
"Ça va venir, tu verras ! Un homme drôle et charmant comme toi, c’est pas possible autrement. Et tu reviendras ici en temps voulus. Mais aujourd’hui, on va quand même en profiter, et ne pas penser à tout le reste !"
On était là pour s’amuser, après tout. Ce que le vieux grincheux ne semblait pas comprendre. Moi, ce que je comprenais pas, c’était ses paroles, qui me rendaient franchement perplexe. Au moins, Jimmy avait pu vivre sa vie et apprendre à se forger son propre avis, c’était le plus important.
"Tu soignes les chaises à roulettes aussi ? Je viens aussi d’un milieu assez fermé et conservateur, et je vois que ça nous a réussi d’en sortir. Tu es ce que tu es, et chacun est unique. Tu fais ce que tu veux de ta vie. L’avis des autres qui respectent pas ça, on s’en fiche !" Il ne me fallut pas beaucoup de temps pour lui répondre sur le but de ma vie : "M’amuser, pardi ! Et manger. Beaucoup manger." Être roi du monde, c’était un projet un peu plus secret. Et même en étant mariés, c’était bien de ne pas tout se dire. Je l’avais lu dans le Cosmopolitan du mois de mars 1997. C’est que ça devait être vrai.
Et pour mettre en pratique mes paroles, je nous jetais des paillettes dessus, avec beaucoup d’enthousiasme. Je lui adressai un clin d’œil et répondis : "J’en ai toujours, mais je garde ça pour plus tard."
Le bateau de l’amour nous attendait, de toute manière. C’était marrant, très kitsch, mais dans le sens rigolo du terme. Mais rester immobile, ce n’est pas vraiment dans mes principes. Alors, à la première occasion, je sortis de la barque pour aller chaparder les vêtements d’automates. Les mariés, c’était nous, fallait pas nous voler la vedette, non mais oh !
"Deal !" Je l’aidais à enfiler la robe, attrapant un bougeoir décoratif pour faire des trous derrière pour les ailes, avant de mettre mon déguisement. Le costume était trop grand pour moi, tout comme le chapeau haut de forme, qui me cachait la moitié du visage. Tout en avançant vers la sortie, je retroussais les manches, et me mis à marcher en sautillant. "Je suis presque comme un pingouin ! Mais cette robe te va à ravir. Je devrais vraiment penser à faire une ligne pour homme avec ce genre de vêtements. Et une autre pour les gens avec des ailes, tu pourras faire mon modèle comme ça !"
Parce que pourquoi pas, hein ? Une fois à la lumière du jour, je me tournais vers mon époux et lui demandais :
"Qu’est-ce que tu veux faire maintenant, darling ? Y a sûrement des auto-tamponneuses. Ou alors, un labyrinthe de miroirs. Peut-être qu’on peut trouver un plan ?"
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Sam 13 Jan 2018 - 14:57
En terme de loisirs, Castiel n'était pas expert en grand chose. Oh, il aimait s'amuser, et il pouvait se révéler plutôt efficace, mais il avait toujours été du genre à toucher à tôt sans vraiment chercher à devenir un expert. Cela demandait souvent bien trop de temps, du temps qu'on pouvait utiliser à découvrir d'autres choses. De son temps, il se débrouillait pas mal, parce qu'il était plus insouciant. Sa rencontre avec Dante, pendant la guerre de Sécession, lui avait permis de s'émanciper de la doctrine paternelle, de devenir l'homme qu'il voulait être non pas celui qu'on voulait qu'il devienne. Autant dire qu'il en avait bien profité les premières décennies ! Et puis les choses étaient devenues, comme souvent, compliquées. Plus floues. Il s'était perdu en route, avant de se retrouver...et de réaliser qu'il était un James différent. Il était devenu Castiel, pour le meilleur et pour le pire. Il s'était fait une place sur l'arche, il avait même l'impression d'avoir enfin trouvé sa voie. La voie du travail, et de la guérison. Plus il s'occupait des autres d'une manière ou d'une autre, plus il se sentait utile, plus il se sentait concentré.

« Les lunettes d'aviateur, c'est pratique ! J'en ai généralement une paire sur moi. Mes yeux sont adaptés au vol, mais ça peut quand même aider. Surtout un éventuel passager. » Discuter avec Babar était à la fois aisé et déconcerté. Il partait dans tous les sens et Castiel avait de la peine à le suivre, mais en même temps il ne se sentait pas mené en bateau et se sentait capable de lui dire plus ou moins n'importe quoi.

« Veux-tu bien dire à ce précieux dégingandé d'arrêter son cirque ? » gromelait Jeremiah Smith, tandis que Barthram boxait le vide. L'empreinte s'était déplacée pour éviter d'être traversée par les coups, ne serait-ce que par principe. Castiel éclata de rire : « Tu le fais bouger, ça lui fera de l'exercice. Enfin, je ne pense pas qu'il en ait besoin. Et il n'apparaît pas quand je suis aux toilettes, ce n'est pas très intéressant. Il n'est pas là tout le temps en fait, il...va et vient. C'est au début que c'était vraiment difficile ; aujourd'hui, je m'y suis fait. C'est peut-être bizarre à dire, mais je crois qu'il me manquerait. »

« Faut bien que quelqu'un soit là pour t'inculquer un peu de bon sens... » Ce qui, de la part de Jeremiah, s'apparentait presque à une sorte de compliment. Leur relation était compliquée, mais depuis que James avait dépassé les conflits de son enfance, et que Smith se montrait plus à même d'apprendre, ils en étaient venus à une sorte de terrain d'entente.

« Et toi, il te reste de la famille ? » Castiel restait curieux ; Babar avait débarqué dans sa vie comme un orchestre en goguette ; en faisant beaucoup de bruit, et sans beaucoup de regard pour les meubles. Mais sa présence était agréable, pour peu qu'on s'habitue au bruit. Il communiquait une énergie, en enthousiasme qui faisaient beaucoup de bien au prodige ailé. « Oh, je ne m'en fais pas tant que ça. J'ai de quoi m'occuper de toute façon: la Potential Home, le foyer, le cabinet... Cela faisait longtemps que je n'étais pas vraiment sorti m'amuser. Ça fait du bien. »

« Mon pouvoir n'a pas d'effet sur les chaises, non. Il ne marche que sur ce qui est organique. Mais ce serait utile de pouvoir réparer les objets, aussi. Faire ce que je veux de ma vie... C'est quelque chose qu'un vieil ami m'a appris, il y a longtemps. Depuis, je fais de mon mieux. Je veux devenir celui que je veux être et...je crois enfin avoir trouvé. C'est d'être avec les gens qui sont important pour moi, à Édimbourg, et de faire ce que je peux pour aider les gens. Peu importe ce qu'en pensent les autres, même quand il n'y a que moi pour les entendre. » Jeremiah Smith continuait de les suivre, l'air maussade ; enfin, c'était difficile à dire exactement lequel en particulier, il avait un sacré répertoire d'airs maussades. « Si ton but est aussi de rappeler aux gens que ça fait du bien de s'amuser de temps en temps, c'est réussi ! »

Dans le tunnel, Castiel laissa Babar l'aider à enfiler la robe. Ce n'était pas la première fois qu'il enfilait un tel vêtement, et ce ne serait sans doute pas la dernière. Enfin, c'était une première pour un article de mariée, mais après tout, même lorsqu'on vivait longtemps on ne vivait qu'une fois. L'espace ménagé pour ses ailes était suffisant pour qu'il se sent suffisamment à l'aise, mais il n'avait pas encore l'habitude de tous ses jupons.

« J'ai l'impression de me déplacer dans un macaron. Il faudrait des vêtements comestibles : quand on en n'a plus plus besoin, on les mange et hop ! Au fait, tu es très élégant, même si c'est un peu grand ! J'ai toujours aimé les hommes à chapeau. » Une fois ressortis à l'air libre dans leur nouvel accoutrement, les deux mariés se mirent à réfléchir à la suite. Soudain, Castiel se fendit d'un large sourire : « J'ai mieux qu'un plan ! » Sans laisser le temps à Babar de réagir, il se plaça derrière lui, le saisit sous les bras pour le serrer contre lui...et s'envola ! En quelques battements d'ailes, ils se retrouvèrent à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du parc, qui se dévoilait à eux vu du ciel.

« Comme ça, on n'a plus qu'à choisir où aller ! » lança-t-il joyeusement à son passager.
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Dim 28 Jan 2018 - 18:24

ft. Castiel

ft. Scavenger

「According to plan」
Cher lecteur,

Il était vrai que j’avais un peu tendance à partir un peu partout. Comme un feu d’artifices, qui explose dans toutes les directions possibles. C’était moi. Ce qui pouvait rendre difficile de me suivre. Pour certaines personnes, je m’en fiche comme de mon premier rouleau de papier toilettes. Et puis, pour certains, je fais des efforts. Parce qu’on est tous différents, et que quand on s’aime, on doit s’adapter au mieux à l’autre. Ce qui ne m’empêche pas d’être comme je suis hein, je serai toujours semblable à moi-même, mais en version personnalisée.

Alors, petit à petit, je me façonnais pour être à la hauteur de mon nouveau mari. Mais il ne semblait pas avoir de difficultés particulières à m’écouter et à suivre ma pensée, alors c’en était d’autant plus facile et agréable.
"Des yeux adaptés au vol ? Tu es vraiment bien fait, dis donc !" Parce que ouais, c’était cool d’avoir des ailes, mais si tu peux pas les utiliser, c’est franchement ballot… A la mention d’un passager, mes yeux brillèrent de milles étoiles. Etait-ce un signe ? Ces lunettes étaient-elles faites pour moi ? La vie était-elle vraiment comme dans les films, où les heureux hasards sont légions ?
Mais cela allait devoir attendre, puisque Beau-Papa cherchait manifestement à recevoir une bonne leçon. Ce qui sembla faire bien rire Jimmy. Par réflexe mimétique, je fis de même, tout en continuant à boxer le fantôme que je ne pouvais voir ?
"Cool, je suis sûr que ça lui fait quand même du bien !" Je m’arrêtais ensuite pour l’écouter m’expliquer comment cette étrange empreinte fonctionnait. Ça me laissait un peu pensif, mais j’avais l’impression de voir ce qu’il voulait dire. "Comme une vilaine verrue sur le pied qu’on a appris à accepter parce qu’elle nous rend unique et nous rassure en nous amenant de la stabilité dans un monde qui n’arrête pas de changer ?" Je croisais les bras pour réfléchir, avant d’ajouter avec un sourire : "Mais si tu t’y es fait et que ça te semble faire partie de ta vie, alors c’est que c’est quand même important." Puis, secouant la tête : "Non, pas de famille. Enfin, biologique. Mes parents… on s’est quittés en mauvais termes. Je crois qu’on peut dire ça." Peut-être que c’était un poil en-dessous de la vérité, vu qu’ils avaient essayé de me noyer et que je les avais tués en représailles. Mais les soucis de famille, personne n’aime ça. Pas même moi. Alors pas besoin d’en parler plus en détails. "J’ai mes amis maintenant. Et mon mari !" Je passais un bras derrière son épaule pour l’attirer à moi pour déposer un baiser sur sa joue, avant de tirer la langue devant moi à l’attention du Vieux Grincheux, pour l’embêter un peu.
Je tapotais la tête de l’ange ne me mettant sur la pointe des pieds.
"Tant mieux alors, il faut aussi savoir sortir pour rigoler, de temps en temps ! Comme tu dis, c’est mon but, et j’y excelle ! S’épanouir dans son être est la chose la plus importante à réaliser et à faire. Tout le reste en découle après : travail, amis, loisirs… Alors si tu as trouvé ta vocation, tout va bien se passer ! Même si c’est dommage pour les chaises. Je te présenterai quand même Penny à l’occasion !"
Toutes les personnes importantes méritaient cet honneur, après tout.
Un petit tour dans le tunnel de l’amour et un emprunt de costumes plus tard, voilà que nous étions finement apprêtés. C’était peut-être un peu gênant pour avancer, autant pour Jimmy que pour moi, mais au moins, on était classieux. Et ça nous donnait de bonnes idées.
"Ce serait marrant ! Après, il faut assumer de se retrouver en sous-vêtements dans la rue, mais franchement, je ne suis plus à ça près. Et je l’ai déjà fait. Mais manger, c’est plus important que la pudeur ou la décence, non ? Beau-Papa n’est pas d’accord ?" Je ris, avant de redresser un peu mon chapeau. "Ah oui ? Ça fait un peu Chapelier fou. Mais on a toujours un charme fou avec un haut de forme, c’est indéniable. La preuve." J’ôtai le chapeau pour le mettre sur la tête de Jimmy, avec un sifflement appréciateur et un sourire.
Maintenant que le tunnel était derrière nous, il nous fallait trouver une autre attraction. Lorsque mon mari déclara avoir mieux qu’un plan, je pensais qu’il proposerait de kidnapper un employé du parc pour le forcer à nous révéler les meilleurs endroits possibles. Mais en fait, ce fut encore mieux.
Sans avoir le temps de comprendre, mes pieds quittèrent le sol et on se retrouva dans les airs, à survoler le parc d’attractions. Ma première réaction fut de pousser un cri enthousiaste, constatant que mon vœu avait été exaucé.
"Je vole Jack !" criai-je en écartant les bras, de plus en plus animé. "C’est une référence à Titanic, tu as vu ce film ? Sinon, je sais quoi faire pour la nuit de noce ! Oh, et je peux avoir les lunettes alors ?" Puis, parcourant les lieux des yeux, sautillant comme on pouvait sautiller dans les airs, je désignais l’attraction des tasses tournantes à Jimmy, encore plus fébrile et impatient : "Ça ? C’est trop bien !"
Peut-être qu’en tournant assez vite, on pourra aussi s’envoler. Ou vomir notre repas. Mais ça faisait partie des risques, hein ?

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Jeu 1 Fév 2018 - 14:32
James n'avait jamais vraiment songé à lui-même en tant que bien fait. Il n'était pas de ceux qui accordaient une grande importance à leurs qualités, ce qui pouvait devenir un défaut. Il était à la recherche d'impossibles standards, auxquels il ne s'estimait jamais digne d'appartenir. Il en faisait toujours plus, sans se soucier assez de ses limites, et surtout sans s'accorder le moindre crédit. Il était ce qu'il était, voilà tout. Et il pouvait toujours devenir plus, pour aider tous ceux qui auraient un jour besoin de lui.

« Je n'avais jamais vu les choses sous cet angle. Ce sont...ben, mes yeux, voilà tout. Mais c'est vrai que c'est pratique. Comme mes ailes qui peuvent se comprimer sous les habits. Je préfère les garder à l'air libre, mais ça peut servir. On ne sait jamais quand c'est mieux de...cacher ce que l'on est, en ce moment.»

A croire que même pour les prodiges, l'évolution faisait bien les choses. Elle avait simplement tendance à apparaître d'un coup, ce qui ne manquait pas d'intriguer la communauté scientifique. Comme tout ce qui touchait de près ou de loin aux prodiges. Le phénomène était ancien, peut-être autant que l'humanité, mais il se faisait de plus en plus courant, là où dans le temps il touchait une toute petite partie de la population. L'apparition des tempêtes y était pour quelque chose, et l'hérédité jouait également son rôle, bien qu'irrégulier. Aujourd'hui encore, il y avait encore des gens pour voir dans ces pouvoirs un don mystique, voire divin ; le culte d'Aéolus, pour n'en citer qu'un, restait actif. Les prodiges restaient le centre de l'attention, qu'il s'agisse du gouvernement, d'organismes comme Mesa, de ceux qui les révéraient...ou leurs voulaient du mal à cause de leur différence.

« Disons que c'est pas plus mal qu'il se trouve des gens avec du répondant. Sinon il a tendance à trop prendre ses aises, à s'imaginer que personne n'est capable de réagir. Je crois...je crois qu'il s'ennuie, en fait. Ce n'est pas facile, d'exister sans pouvoir interagir avec le reste du monde. Sans boire, sans manger, sans pouvoir toucher qui que ce soit... Peut-être qu'il est là pour une raison, et peut-être que je suis là pour lui plus qu'il ne l'est pour moi. »

« Est-ce que j'ai une tête de verrue, moi ? Dis lui qu'il a une tête de...de...de blanc-bec paltoquet ! J'lui en ficherais des verrues, moi. » s'époumonait Jeremiah Smith dans le vide.

« Je ne sais pas si j'ai de la famille biologique qui vit encore, quelque part. J'imagine que c'est possible. Je ne les ai jamais connus, alors je ne peux pas dire qu'ils me manquent. Et puis comme toi, je pense que je me suis trouvé ma nouvelle famille, à travers mes amis, mes collègues, mes élèves... Et, oui, mon mari ! C'est pas si compliqué qu'on veut le faire croire, se marier, en fait. »

« Les verrues, on pouvait en avoir à la dizaine de mon temps. Ça endurcit, de bonnes verrues. »

Franchement, s'il l'avait su, peut-être qu'il l'aurait fait avant. C'est dommage de se priver d'un bon moment, surtout un sans aucune prise de tête. Dans ce parc, en compagnie de Babar, il n'était pas le guérisseur, l'ange, le professeur : il était James, tout simplement. Il l'avait un peu oublié, dernièrement, et cela lui faisait du bien de s'en rappeler.

« Ça me fait du bien, cette journée. Je crois que je ne sors pas assez, alors...merci pour ça ! Et puis après tout ce qui s'est passé à l'exposition, ça fait du bien de se rappeler qu'on a le droit de décompresser de temps en temps. A passer d'une crise à l'autre, il faut bien recharger ses batteries. On ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve, surtout en ce moment. »

« ...vois pas c'qu'il y a de mal, avec les verrues. C't'une marque de caractère, aussi. » continuait de grommeler Jeremiah Smith, sans que son fils n'y accorde vraiment d'importance.

« Il est encore en train de parler de verrues. Et je suis d'accord pour dire que manger, c'est très important. On ne mange jamais assez. »

Le haut-de-forme retomba sur les yeux de Castiel. Il n'y avait pas un couvre-chef qui ne lui était jamais retombé sur les yeux, comme une sorte d'impératif narratif. Il aurait été capable de se faire tomber une kippa sur les yeux. De toute façon, le chapeau ne résista pas à l'envolée, et tomba dans les airs en tournoyant d'un air joyeux. De sa main libre, le prodige ailé se saisit de la paire de lunette de vol, qu'il tendit à son passager. Autant voyager avec le bon look !

« J'ai jamais encore atterri dans une tasse, mais faut une première à tout. » lança Castiel avec un grand sourire. Ajustant son vol, il se lança dans une descente contrôlée, visant une tasse d'un bleu éclatant sur lequel on avait peint une mascotte à l'air enthousiaste. Leur élan s'accorda avec la vitesse de la tasse, la faisant aller de plus en plus vite ; Jeremiah Smith n'était plus en vue, il avait tendance à disparaître lorsque son fils volait.

« Je m'attendais pas ààààààà... » Emportée par toute cette force, la tasse s'éleva dans les airs, se décrochant de son support. Quelqu'un avait dû ordonner au personnel de régler les manèges sur le maximum, ce qui n'avait pas arrangé les choses. La tasse rebondit sur un stand de popcorns, roula le long de la maison hantée, et se retrouva sur le circuit des auto-tamponneuses qui circulaient à toute à l'heure, et fut propulsée par un véhicule pour se retrouver sur un wagon du grand-huit qui amorçait sa montée.

Beaucoup de gens rêvaient de pouvoir tester plusieurs manèges en même temps, histoire de voir que ça ferait; il semblerait que le jeune couple en avait trouvé le moyen...
Castiel
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Sam 17 Mar 2018 - 13:46

ft. Castiel

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「According to plan」
Cher lecteur,

Je n’étais pas trop religion. Disons que quand on essaie de vous noyer au nom d’un dieu parce que vous seriez un démon, ça laissait certaines traces. Tandis que si mes parents avaient été plus au fait de la théorie de l’évolution et de Darwin, les choses se seraient peut-être passées différemment. Quoique… Enfin, tout ça pour dire que j’étais plus pour L’origine des espèces que pour la Bible. Et puis, Dieu ne parle jamais des dinosaures. Une bonne raison de ne pas se fier à ses paroles, si vous voulez mon avis.

Du coup, ça me semblait logique que Jimmy soit équipé pour pouvoir voler. La nature ne lui aurait pas donné des ailes pour ensuite ne pas lui permettre de les utiliser. Contrairement aux humains, elle était logique et bien faite. Les prodiges sont une évolution de l’être humain, et ne pas l’accepter relevait de la stupidité. Mais il était vrai que vivre avec son don n’était pas toujours évident, et je comprenais mon interlocuteur sur ce point. De mon expérience, mieux valait ne pas dire que vous pouviez vivre éternellement et manipuler les gens d’un simple mot. Le bûcher, je n’ai pas envie de recommencer tout de suite.
"Moi, je te trouve très beau comme tu es !" lui assurai-je en lui patpatant l’épaule avec un grand sourire. "Et tu ne devrais jamais avoir à te cacher, au contraire, tu dois être fier de toi-même !"
Ah, si j’étais empereur… Je ferais jeter les anti-prodiges pour qu’ils se fassent chatouiller à mort. Ou condamnés à bosser dans des cirques ou des zoos pour remplacer les animaux, et que ces derniers soient libres et considérés comme des citoyens à part entière.
Et tous ceux qui emmerderaient mes amis ou mon ami seraient forcés à nous masser les pieds et à repasser nos chemises. Rien de plus embêtant que de devoir essayer d’enlever les plis de ces trucs, vraiment.
"Hum, c’est intéressant, comme point de vue." dis-je en croisant les bras pour réfléchir à propos du vieux grincheux. "Peut-être qu’il trouvera quelqu’un capable de le voir un jour ! Ou on pourra inventer une machine pour le rendre tangible."
Rien n’était impossible, c’était ainsi que je voyais les choses. Donc, si tu n’avais plus de famille ou que la tienne était pourrie, tu pouvais toujours t’en trouver une nouvelle !
"Bien sûr que c’est facile !" répondis-je avec un rire. "Juste signer un bout de papier. Après, s’entendre avec ton partenaire, c’est autre chose. Mais dans notre cas, je crois que ça va, non ?"
Je lui adressai un clin d’œil, avant de continuer notre visite du parc en sautillant de bonne humeur. J’aimais bien passer du temps avec Jimmy. Il était marrant, et discuter avec lui était très intéressant. Surtout quand on savait qu’un vieux fantôme grincheux nous suivait, franchement, qu’est-ce que je pouvais demander de plus ?
"Ça me fait plaisir de l’entendre. Et c’était vraiment éprouvant, cette exposition !" Surtout que pas moyen de me rappeler certains moments. C’était un peu embêtant, quand même… "Tu m’appelles quand tu veux pour décompresser, c’est là aussi pour ça, les époux !"
La remarque sur le vieux me rendit assez perplexe. Des verrues ? Pourquoi ça ? Il me fallut quelques secondes pour me rappeler que j’avais dû mentionner quelque chose comme ça.
"Je connais une très bonne dermatologue, si jamais. Mais pas sûr qu’elle prenne les fantômes, pour des raisons pratiques…" Enfin, parler de nourriture chassa bien vite ces problèmes cutanés. "Parfaitement !"
La suite s’annonça plus intéressante encore. Paré de lunettes de vol, je fus transporté dans les airs avec de grands cris enthousiastes pour une meilleures vue d’ensemble. De quoi choisir plus facilement notre prochaine attraction.
"Profite bien de ta première fois !" dis-je avec force pour me faire entendre, alors qu’on plongeait vers les tasses. Si j’avais pu, j’aurais levé les bras.
Mais j’eu plus vite l’occasion de le faire, puisque notre tasse se mit à tourner de manière rapide, emportée par son élan. Jusqu’à se détacher du reste du manège.
"Youhouuuuuuuuuuuuuu !" criai-je alors que nous étions emportés dans les airs, puis dans le reste du parc.
A chaque nouvel objet que l’on percutait, j’éclatais de rire, jusqu’à ce que notre course se termine sur un chariot de grand huit en train d’entamer sa montée. Quelques paquets de popcorn étaient tombés dans la tasse lorsque nous avions percuté le stand, et j’en pris un pour le tendre à Jimmy.
"J’espère qu’on pourra faire un deuxième tour après !" dis-je avant d’enfourner une énorme poignée de popcorn dans ma bouche. "Oh oh, on arrive en haut. Lève les bras Jimmy !"
Je calais mon paquet entre mes jambes, avant de lever les mains pour entamer la descente tellement raide qu’on aurait cru qu’elle était verticale.
"Wiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !"

Scavenger
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Lun 26 Mar 2018 - 11:52
Pour Castiel, la religion avait toujours été un concept qui lui apparaissait confus. Certes, il était capable d'être confus devant une assiette d'épinards, mais c'était différent. Pour la religion, il était plus ou moins tombé dedans quand il était petit, qu'il le veuille ou non. C'était comme ça, quand on était retrouvé bébé par le dirigeant d'un petit culte catholique de la Nouvelle-Orléans. Il avait été éduqué pour devenir un symbole vivant de cette religion, que son père pouvait brandir devant ses fidèles pour mieux s'assurer de leur loyauté. Castiel avait joué le jeu non par réelle conviction, mais parce qu'il n'avait pas su quoi faire d'autre. Il était ce qu'il était, voilà tout. Mais au fond de lui, il avait très vite douté de l'existence d'un être divin. Pas comme ça, pas comme Jeremiah Smith le présentait. Jeremiah Smith, qui avait lui-même des airs de dieu vengeur. Et puis Castiel en était arrivé à la conclusion que les dieux étaient ce qu'on en faisait.

« Tu es très beau toi aussi. » rétorqua Castiel à Babar, avec la plus grande sincérité. « Ta lueur d'âme est éclatante, on dirait un arc-en-ciel qui se tortille dans tous les sens. Et...je sais que je n'ai pas à me cacher, mais parfois, c'est juste plus simple comme ça. Quand on a des ailes, ou quelque chose d'aussi voyant, ce n'est pas toujours facile. Mais je ne les échangerais pour rien au monde ! »

A côté d'eux, Jeremiah continuait de les suivre en grommelant. Il passa à travers un stand de pop-corn sans donner l'impression de le remarquer. Il avait beau manifester son mécontentement à propos de Barthram sans discontinuer, James avait l'impression qu'il appréciait d'être défié ainsi. Il en avait presque recouvré des couleurs aux joues, si c'était possible pour une apparition. D'un côté, cela faisait plaisir à voir.

« Une machine comme ça, ce serait bien ! Quand j'imagine ce que ça doit être de ne pouvoir être vu, de ne pouvoir toucher personne... De ne pas pouvoir manger ! Je crois que c'est le pire ! »

« Faites comme si j'étais pas là hein, comme si j'avais déjà pas assez de malheurs sur le dos... »

« C'est fou de se dire qu'un mariage tient sur un bout de papier ! J'avais toujours imaginé que c'était quelque chose de plus...je ne sais pas, grand. Peut-être que ça dépend du mariage. »

« Le vôtre est un blasphème ! »

« Tu étais à l'exposition ? Je suis arrivé sur la fin, pour essayer de donner un coup de main... C'est terrible, ce qui s'est passé. Tous ces prodiges, au sol... Depuis, j'ai déjà été harcelé plusieurs fois dans les rues de la ville. De plus en plus de gens recommencent à nous considérer comme dangereux. »

Pour cette fois, Jeremiah se montra silencieux. Heureusement, la compagnie de Babar était parfaite pour se changer les idées, et profiter du moment plutôt que de ressasser les problèmes. La suite de la balade se montra à la hauteur de la réputation du riche rentier. Il suffisait de se diriger dans une direction pour vivre quelque chose d'intéressant, avant d'être projeté dans une nouvelle aventure. Bon, Castiel n'était pas sûr que les tasses étaient prévues pour le grand-huit, mais cela n'avait pas l'air de poser de problèmes. Sur les conseils de son nouveau mari, le guérisseur leva les bras, et poussa un cri de pure joie. Ses ailes s'étendirent derrière lui, manquant presque s'envoler sous la force de l'air qui arrivait dans l'autre sens. Quand ils arrivèrent à bon port, il tituba sur ses jambes quelques instants après leur sortie, retrouvant son équilibre.

« Wahou, c'était incroyable ! On devrait faire ça plus souvent. Chacun devrait en avoir un chez soi, ça ferait un bien fou ! »

Mais voilà que le parc continuait ses surprises. De la musique se mit à envahir les rues, et des formes s'élevaient dans les airs : c'était le moment de la parade. Des chariots bigarrés cheminaient sur des répulseurs, chargés d'employés du parc dans des costumes colorés, sans compter les différentes mascottes, certaines des costumes également, d'autre des animatroniques. On y voyait entre autres un pirate à l'air furieux, une grosse souris rigolarde, ou encore un grand épouvantail sur échasses doté d'un haut-de-forme. Des cotillons et des paillettes étaient jetés dans tous les sens, et l'ensemble se dirigeait droit sur eux. La fête n'était pas finie.
Castiel
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Mar 24 Avr 2018 - 20:43

ft. Castiel

ft. Scavenger

「According to plan」
Cher lecteur,

Je n’étais peut-être pas branché religions, mais je croyais en beaucoup de choses. En la chance, en son ange gardien, en son zodiaque, à la lecture de l’avenir dans les feuilles de thé –mais seulement les bons thés, j’avais découvert. J’étais du genre à ne pas passer sous une échelle, et à casser tout sauf un miroir. Au cas où, hein. Je tenais aussi différents comptes d’astrologie sur les réseaux sociaux, sous le magnifique pseudo de Mx Coco. J’avais tout de même plusieurs milliers de personnes qui attendaient chaque jour leurs prédictions, et c’était toujours très drôle de les écrire. J’y allais à l’instinct, mais si une idée me plaisait, je l’intégrais dans l’horoscope. J’espérais que le jour où je l’avais prédit, beaucoup de Lions s’étaient retrouvés sous une pluie de poulets congelés.

Aussi, lorsque Jimmy me parla de lueur d’âme, je fus tout de suite intéressé.
"Merci ! Tu peux voir les lueurs d’âme ? Comme le chakra ? Ou à travers des lunettes nocturnes qui réagissent à la chaleur ? Les animaux en ont aussi ? Et les chaises à roulettes ?" Toute une nouvelle science qui s’ouvrait à moi, un peu que ça me rendait curieux ! Je patpatais ensuite mon mari, me reconnaissant bien dans ce qu’il disait. Parfois, être génial, c’était fatiguant. Et on mérite tous de pouvoir se reposer. "Je comprends bien. Mais tu as raison d’en être fier quand même, de tes ailes ! Tu en prends soin ? Tu leur fait des masques ? Tu les brosses ? Est-ce que c’est comme l’entretien des cheveux ?"
Tout un art, ça. Suffisait de voir ma mèche pour savoir que ça demandait un certain skill.
Trottinant à ses côtés, je continuais à sourire comme un bienheureux. Parce que j’avais toutes les raisons de l’être, après tout.
"Oh mon Dieu oui, ne pas manger, ce serait vraiment trop triste…" J’avais un peu pitié de beau-papa maintenant. Il avait beau être vieux et sénile, il avait pas beaucoup de chance non plus. Enfin, jusqu’à ce que je trouve un moyen de le matérialiser un peu plus. Concernant les mariages, il se trouvait que j’avais le plus d’expérience, alors je parlais avec l’air de celui qui s’y connaît. "C’est comme les anniversaires, mais à deux. Certains aiment faire de grosses fêtes, d’autres préfères fêter tout seul. Pour certains, c’est juste une occasion de s’amuser, et pour d’autres, c’est profondément déprimant. A chacun de faire ce qu’il en veut ! N’en déplaise à Beau-Papa."
En tous cas, quand il s’agissait de passer un bon moment, j’étais toujours le premier partant.
C’était moins drôle de constater que Jimmy avait eu des ennuis suite au salon. A cause de ces sales profiteurs qui nous avaient volé la vedette. Et avaient fait sauter de pauvres innocents, ravivant encore plus les tensions envers les prodiges.
"J'y étais oui. Mais c'’est ridicule, comme si tu pouvais être dangereux !" m’emportai-je, indigné. "Je vais te fabriquer un gant de boxe sur ressort, pour dégager tous ceux qui t’embêtent. C’est vraiment scandaleux ! Mais faut pas se laisser faire. Surtout que tu ne dois pas être le seul."
Les agressions contre les prodiges étaient en augmentation. Mais si je mettais la main sur ce genre de rats d’égouts puants, ils passaient un sale quart d’heure. Je n’avais pas la patience de mon interlocuteur, ni sa bienveillance, dans ce genre de cas.
Heureusement, la suite de la journée s’avéra être assez distrayante pour oublier ce genre de désagréments. Le voyage de la tasse n’était peut-être pas prévu, mais tomba à pique. Tout le long des montagnes russes, je poussais des hurlements enthousiastes, suivi par Jimmy. Malgré tout, lorsque la fin arriva, je sautai sur mes pieds, encore plus énergique qu’avant.
"Wow, c’était incroyable ! Encore encore !" dis-je en sautant sur place. "Il faut avoir de la place, mais clairement, c’est un indispensable !"
De la musique attira cependant notre attention, et lorsque je réalisais que c’était une parade, on ne put plus me retenir et j’entraînais Jimmy à ma suite.
"Tellement bien !" Je fis de grands saluts au pirate qui passait devant nous. "Tu crois qu’ils engagent, pour quand le parc sera ouvert au public ? Je rêverai de monter sur ces chars ! Faire un pharaon, ou une princesse, et jeter plein de confettis sur les gens !"
Si c’était pas un job de rêve ? En plus, la musique restait vraiment dans la tête, de quoi garder l’ambiance des semaines et des semaines après.
J’allais chercher de quoi boire et manger à un stand, finissant par tirer le stand entier pour le ramener vers mon mari. M’asseyant dessus, je profitais de la vue tout en mangeant des caramels et en buvant du soda.
"On l’entend plus vraiment beau-papa, il apprécie la parade ? Il veut jouer à qui suis-je ? Y a plein de gens qu’il doit pas connaître, ça doit être facile de jouer contre toi, vieux grincheux !"
Scavenger
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Lun 30 Avr 2018 - 9:34
Non, Castiel ne croyait pas en Dieu. Du moins pas tel qu'on l'entendait habituellement. S'il y avait une force supérieure, elle vivait à travers les actes des gens. La seule divinité qui comptait, c'était celle qu'on incarnait soi-même. Et qui poussait chacun à donner le meilleur. Ce n'était pas une question de pouvoir, de domination, ni même de règles. Mais de faire ce qui était juste, d'aider son prochain, de simplement faire de son mieux. Voilà où se trouvait le divin. Dans l'humain. C'était ce qui importait vraiment. Et le divin, James le trouvait aussi dans une journée comme celle-ci. Une journée où il pouvait non pas oublier ses nombreuses responsabilités, mais les mettre en retrait, le temps de se ressourcer. De se concentrer sur lui-même, plutôt que de s'oublier. En compagnie d'un ami, car c'était ainsi qu'il en était rapidement venu à considérer Barthram. Ce dernier avait le chic pour le pousser à se détendre, sans culpabiliser, et il lui en serait éternellement reconnaissant.

« C'est... comme une aura, oui. Il y a des couleurs semblables, mais personne n'a tout à fait la même. C'est une sorte de signature visuelle pour le caractère, quand j'y pense. Et l'intensité varie au gré des émotions de son propriétaire. Pour moi, c'est comme un sens supplémentaire, je m'en sers sans même y penser. Si je n'ai pas accès à mes pouvoirs, je me sens... perdu. Comme si je perdais la vue, ou quelque chose dans le même genre. Les animaux en ont une, eux aussi. Mais elle n'a pas tout à fait le même éclat. Je n'ai encore jamais vu de chaise avec, par contre. »


La question ne l'intriguait pas vraiment ; il avait vu des choses plus étranges qu'une chaise avec une âme. Alors pourquoi pas ? Il n'existait pas de règle qui empêchait le mobilier d'en avoir une. Peut-être que les objets en avait une variation qui lui échappait. Le monde était plein de surprises, après tout.

« Ça demande de l'entretien. Une grande baignoire aide, et une brosse adaptée. Je n'ai pas de produits particulier, à part une sorte d'huile que j'ai appris à développer au fil des années. Pour lustrer un peu les plumes, et les protéger. » Tout en parlant, il agitait ses ailes sans même y penser, une sorte de ponctuation accompagnant ses dires. Les plumes noires se mêlaient aux blanches, et le tout était encore bien propre ; il les avait entretenues le soir d'avant. Autant se faire beau pour son mariage, non ? « La nourriture, c'est important. Il y a peu de choses plus satisfaisantes qu'un bon repas. Je ne suis pas d'une nature méfiante, mais quelqu'un qui n'aime pas ça... En général, leur lueur d'âme est plus terne. »

Il écoutait Babar parler de mariage avec intérêt. Son point de vue l'intéressait, de la même façon que le point de vue de chacun l'intéressait. Et la vision de la vie qu'avait son mari était rafraîchissante. C'était comme si rien ne pouvait vraiment l'atteindre, et si tout était une aventure. C'était terriblement communicatif, et l'énergie était toujours bonne à partager. Et puis ses émotions étaient sincères, il les vivait intensément. Il faisait tout intensément, avec une conviction sur laquelle on aurait pu plier une barre d'acier.

« J'ai assisté à pas mal de mariage, au cours de ma vie. Il n'y en a pas vraiment deux de pareil, quand on y pense. Mais quand les deux conjoints s'aiment sincèrement, quand c'est vraiment ce qu'ils veulent... C'est une expérience assez incroyable, émotionnellement. » Mentionner l'exposition avait de quoi assombrir l'humeur, cependant. Les attentats qui s'y étaient déroulés étaient une chose terrible, et le cœur de Castiel se serrait à leur seule mention. « Comment peut-on en arriver là ? Ces prodiges, toutes ces morts... Le détournement de l'aéronef. Je ne comprendrai jamais ceux qui mettent des vies en danger, ni ceux qui veulent imposer leur volonté aux autres. » La mention du gant de boxe lui fit retrouver le sourire. « Je ne sais pas si c'est une bonne idée, maladroit comme je suis... Mais c'est un cadeau nuptial original. »

Le guérisseur observait la fin de la parade, qui continuait ses déambulations dans le parc au rythme de la musique. La mélodie était entraînante, mais il pouvait déjà la sentir se faire un nid au plus profond de son cerveau. Voilà des notes qu'il allait longtemps fredonner sous la douche.

« Tu ferais un Toutankhamon très seyant. Je te vois bien travailler dans un parc d'attractions. Tu as l'air d'aimer permettre aux gens de s'amuser. C'est une belle qualité. »

Castiel se hissa sur le stand, s'asseyant à côté de son mari, les jambes s'agitant au-dessus du sol. Il se se saisit d'une poignée de caramel, contemplant le spectacle du parc, tandis que les échos de la parade se faisaient toujours entendre au loin. A la mention de son père, il regarda autour de lui, mais Jeremiah Smith n'était plus là.

« Il a disparu. Il va et vient, mais il n'a pas vraiment de contrôle là-dessus. Il n'a pas de contrôle sur grand chose, je crois que c'est pour ça qu'il peut se montrer aussi combatif. » Il posa sa tête sur l'épaule de Babar ; simplement parce qu'il appréciait sa compagnie, voilà tout. « Merci. C'était une belle journée. »
Castiel
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Lun 7 Mai 2018 - 18:06

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Cher lecteur,

On en apprenait tous les jours. C’était sans doute ça, la clé de la jeunesse éternelle. Une grande curiosité, qui ne faiblissait pas, malgré les années, voire les siècles. Je m’intéressais à tellement de choses, je n’avais jamais le temps de m’ennuyer ! Aussi, quand je tombais sur des personnes qui pouvaient m’apprendre la poterie, comment diriger une grue de chantier ou à faire des mandalas ; c’était toujours un plaisir de découvrir de nouvelles choses. C’était pour ça que j’aimais aller vers les gens, avec une certaine facilité. Enfin, pas tous non plus, fallait pas pousser. Y avait toujours des exceptions, mais en général, je m’entendais assez bien avec les autres.

Et dans le cas de Jimmy, ce n’était vraiment pas difficile. Il était tout simplement fascinant, et j’étais ravi de l’avoir choisi comme mari. Nous passions une excellente journée, et ça aurait été dommage de profiter de ce super parc dans d’autres conditions !
Je sortis mon petit carnet pour prendre des notes, écoutant attentivement les explications de mon mari sur cette histoire d’aura. C’était vraiment fascinant, et je hochais la tête pour lui signifier que je comprenais ce qu’il essayait de m’expliquer.
"Ton sixième sens à toi. Tu dois voir la vie de manière vraiment colorée ! Et je t’inviterai chez moi à l’occasion. Pour que tu rencontres Penny et que tu me parles plus de mon aura à moi. Comme ça, je pourrais essayer de la peindre !"
Je n’avais pas vraiment de talents pour ces trucs figuratifs, à la Vito Lampeduzza. Mais autrement, j’aimais bien l’art et la peinture. Et ça me semblait être un défi à la hauteur de ma créativité ! Ça pouvait même être le principe d’une série de tableaux, avec différentes personnes et couleurs. J’allais devoir en parler avec Jimmy, ça ferait une super collaboration.
Et quel mari serais-je si je n’invitais pas mon époux au moins une fois pour un barbecue ? C’était la base de la vie conjugale !
"Tu m’étonnes, il faut du bon matériel. Comme pour sa peau ou ses cheveux." dis-je en croisant les bras et en hochant la tête d’un ai entendu. "Et oui, il faut se méfier de ces gens. Ou alors, c’est qu’ils vont vraiment mal. Comme quand un animal arrête de se nourrir, c’est mauvais signe…"
J’en connaissais quelques-uns, et je ne les enviais vraiment pas. Mais c’était loin de mes préoccupations actuelles, plutôt centrées sur l’art de bien se marier.
"Exactement ! Et moi, je t’aime beaucoup, pas besoin d’aller plus loin !" Mentionner l’exposition était plus ardu. Et même si le chef en moi avait envie de protester vivement, pour ne pas être confondu avec ces fripouilles qui avaient profité du vol de l’aéronef pour tuer des innocents. Mais j’étais aussi habitué à ne pas en dire trop. Question de survie. "Les gens sont vraiment des barbares parfois. Aucune classe, aucun respect du travail des autres… Et ne t’en fais pas, il sera adapté à ta maladresse ! C’est un challenge que je vais relever avec plaisir."
Plongé dans l’ambiance de la parade, je la regardais avec de grands yeux ébahis, parcourant tout du regard pour être certain de n’en manquer aucune miette. La musique tournait déjà en boucle dans mon esprit, et allait y rester un moment.
"C’est une excellente idée ! Et tu ferais un très bon sphinx à mes côtés." L’idée me plaisait. En même temps, pour quelqu’un de royal comme moi. Je battis joyeusement des jambes, assis sur le stand. "J’y ai déjà pensé tu sais. Peut-être à l’avenir, qui sait. Je trouve toujours des moyens d’amuser les gens."
Je lui adressai un grand sourire, plein de pop-corn, avant de chantonner l’air de la parade.
"Dommage. Je l’aime quand même bien, Beau-papa. Il faudra qu’il vienne avec toi la prochaine fois, je lui proposerai une partie de dominos." Lorsque Jimmy posa sa tête sur mon épaule, j’eus un sourire plus doux, reposant ma tête sur la sienne. "Merci à toi. C’était vraiment le plus beau de mes mariages."
Les mariages pouvaient se faire et se défaire, mais ce genre de souvenirs pas. Au final, c’était tout ce qui comptait. Et la raison pour laquelle je profitais de chaque instant avec autant d’intensité.
L’alliance se terminerait ce soir, et on retournerait à nos vies, pour d’autres aventures. Mais en attentant, il nous restait encore les feux d’artifices de la soirée à admirer, pour nos derniers moments dans le parc. Surtout que j’avais demandé expressément à ce qu’ils forment nos visages dans le ciel.
Même pour une journée, il fallait toujours faire les choses en grand.


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Scavenger
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