[CLOS] Stop playing the Hero! [Justice]

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Lun 6 Nov 2017 - 21:44
L'Irlandais
IDENTITE : Kylian "Kyle" O'Roark
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SPHERE : Militaire
AGE : 46 ans
ETAT CIVIL : Célibataire
PROFESSION : Flic
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Planquer. Voilà bien un truc pourri dans ce métier. Kylian comme beaucoup d'autres, n'était clairement pas un adepte de ce genre de chose. C'était long, on s'emmerdait souvent, on bouffait que de la merde et il se passait rarement quelque chose. Sans compter qu'il fallait quand même être au taquet, ne pas se faire repérer et espérer avoir droit au bon jour où les suspects feraient quelque chose d'intéressant pour eux.

En plus... il pleuvait... la chance.

L'arrestation faite quelques jours plus tôt avec l'agent Kreizler portait ses fruits. Après tout, le suspect n'avait plus fait son malin longtemps une fois entre leurs murs. Fallait dire aussi que nos flics savaient comment parler à leurs interlocuteurs, pour leur faire comprendre où était leurs intérêts. Tête de Rat avait donc fait profil bas et avait balancé quelques collègues. Le trafic d'organe verrait peut-être enfin une fin.

Posé dans une voiture banalisée, feu éteint, en compagnie d'Eileen, Kylian sirotait son café à moitié froid, tandis que la jeune femme observait le port un peu plus loin à l'aide de jumelle. Ils attendaient de voir si un échange allait se faire. Pour le moment, personne ne bougeait, l'important était de récolter quelques preuves. L'appareil photo dernier cri, posé sur le pare-brise en était la preuve. Seulement des images, ne pas aller foutre son nez là-bas dedans, personne n'avait de mandat encore. Ordre des chefs, en bon employé, l'irlandais ne ferait rien d'autre. Certes, il pouvait avoir le sang chaud, ce n'était pas pour autant qu'il prenait le risque de contrarier sa hiérarchie, encore moins le fait d'attendre et de prendre un plus gros poisson dans leur filet.

Enfin, ça c'était la théorie, parce qu'en pratique...

- Kyle...

Il se retrouvait avec la paire de jumelle sous le nez. Il ne se fit pas prier pour regarder ce qui semblait tracasser sa collègue. Enfin tracasser... c'était un mot un peu trop faire pour l'air neutre et un peu emmerdé qu'affichait la jeune femme.

- C'est quoi ce bordel?!

Évidemment, alors qu'ils étaient pépères, un rigolo en justaucorps avait décidé de faire son malin. Et s'il y avait un truc qui énervait bien notre homme, c'était ces justiciers qui se croyaient tout permis et qui venaient foutre le bordel dans leurs enquêtes! D'un mouvement colérique, il balança la paire de jumelle sur le siège arrière et alluma le feu bleu, champignon au fond du plancher pour arriver dans un freinage qui bouffa toute la gomme des pneus près du point 0.

O'Roark sortit alors comme un diable du véhicule en vociférant quelques insultes en gaélique, l'avantage pour ne pas se faire comprendre, bien que l'on sente que c'était franchement pas des mots sympathiques.

- Et toi! Qui t'as demandé de venir pourrir notre enquête?! S'adressant alors au type qui lui tournait le dos et qui venait de mettre KO un des derniers sbires du coin.



Hellequin
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Mar 7 Nov 2017 - 14:21
Il pleuvait, et pas qu'un peu ; comme si le temps lui-même s'était accordé avec l'humeur des protagonistes, à la manière d'une mise en scène appuyée. C'était l'ambiance parfaite pour ce qui était sur le point de se passer : il y avait des choses qu'on imaginait pas arriver sans pluie. Un peu comme un enterrement, elle accompagnait tout avec un sens certain du dramatique. Et puis il y avait quelque chose dans ce phénomène qui tranquillisait l'esprit de Justice quand il était à l'orage. Livré aux éléments, il avait l'impression que ses préoccupations passaient au second plan, qu'elles glissaient sur lui comme les gouttes sur sa combinaison. En ce moment, il en avait bien besoin. Depuis qu'il s'était rendu à la Potential Home en compagnie de sa sœur, leur lien ne s'était pas exactement détérioré -il ne pensais que cela puisse être possible- mais il n'était que trop conscient de l'inquiétude de Carmen. Seulement, il n'avait aucune envie de s'y confronter pour le moment. Cela revenait à repousser l'inévitable, il le savait. Mais il ne pourrait pas le gérer maintenant, il le sentait. Il avait besoin...d'autre chose. De se changer les idées, de ne plus s'en faire pour sa sœur, pour sa fille, et pour le reste.

Voilà pourquoi il était sorti en solo cette fois-ci. Il reconnaissait volontiers l'importance du travail d'équipe, mais aussi ses limitations. Parfois, c'était bon de se pousser à ne compter que sur soi-même. C'était ainsi que fonctionnait la justice, séparée du carcan des règles et de la coopération. Elle devenait pure, unique, sans compromis. Comme elle aurait toujours dû l'être. Ou peut-être que c'était sa persona de justicier qui prenait le dessus, cela devenait parfois difficile de séparer les deux. Plus il utilisait ses pouvoirs, plus il manquait de sommeil, et plus il pouvait se laisser emporter par ce qu'il incarnait. Autre chose qui inquiétait sa jumelle, et qui signifiait qu'elle n'allait pas apprécier sa sortie. Si leur lien était constant -il pouvait sentir sa présence et son état émotionnel global, et il en allait de même pour elle- Carmen ne pouvait pas deviner où il se trouvait à moins de venir faire un tour plus loin dans son esprit, ce qu'elle ne faisait généralement qu'en cas d'extrême urgence, répugnant à violer l'intimité mentale de qui que ce soit. Et puis il comptait sur le fait qu'elle était occupée en studio aujourd'hui.

Pour se mettre en train, il avait profité d'un tuyau que lui avait donné l'un de ses informateurs -un informaticien de génie qui répondait au surnom de Guide- sur un trafic d'organes qui se déroulait actuellement sur l'arche écossaise. Et quand Guide lui balançait des infos, elles se révélaient toujours exactes, ce qui justifiait son prix. Au fil des années, Justice et ses partenaires s'étaient constitués un réseau international qui permettait de coordonner les efforts de tous les héros qui en avaient besoin. Et si aucun n'avait encore pu percer à jour l'affaire qui hantait l'équipe depuis cinq ans, ils étaient la source d'un grand nombre des sorties du groupe. La justice n'était pas unique, elle ne devait pas concentrée sur un seul but : il fallait la saisir partout où elle était possible. Perché sur le toit d'un bâtiment, à la manière traditionnelle d'un justicier, il avait pris le temps d'observer les allées et venues des trafiquants. Le masque intégral qu'il portait sur le visage -et qui rappelait vaguement un masque de hockey d'un vert sombre- possédait un affichage HUD mis au point par Phoenix, le membre du groupe qui s'occupait de leur matériel. De même, la tenue qu'il portait avait tout de la tenue intégrale que du justaucorps. Il s'agissait d'une veste et de pantalons renforcés, eux aussi d'un vert sombre, et qui étaient accompagnés de la ceinture et du harnais où se trouvait la plupart du matériel.

Dès qu'il se fut fait une idée de la situation, il ne perdit pas de temps pour agir. Sans un bruit, il s'élança du toit, concentrant ses pouvoirs pour légèrement déformer la réalité au service de ses besoins. Il atterrit droit sur un des criminels, l'étendant pour le compte. Sans perdre de temps, il se projeta en avant, droit sur un autre ; ses pouvoirs améliorant sa force, le poing qu'il abattait en avant s'écrasa sur un visage avec un craquement, signifiant que le nez n'avait pas tenu. L'un des autres réussit à sortir son arme ; tendant le poignet, Justice déclencha le filin qui s'y cachait pour qu'il se plante dans l'arme. Tirant d'un coup sec, il désarma le voyou avant de faire tournoyer le tout dans les airs et d'en frapper l'infortuné. Un dernier voulu se jeter sur lui, et il n'eut aucune peine à parer les coups maladroits qui lui étaient destiné. Bloquant les mains du type, il projeta sa tête en avant pour lui asséner un coup de boule qui fit son office ; l'avantage d'un masque renforcé...

Le héros se retourna à l'instant où la voiture freina non loin. Une voiture de police banalisée, si le feu bleu en était une bonne indication. De même que le type à l'air très en colère qui sortir du véhicule comme un diable, vociférant des mots que Justice ne comprit pas mais qui ne pouvaient être que des insultes. Un autre avantage du masque : on ne pouvait pas lire les expressions sur son visage, et un modificateur rendait sa voix méconnaissable. C'était un avantage pour traiter avec les plupart des gens, sans parler de dissimuler son identité. Car il grimaçait, c'était un fait. Si Carmen avait été là, elle aurait sondé les environs, et elle aurait pu détecter l'esprit des flics en planque. Elle ne manquerait certainement pas de le lui rappeler plus tard... Quant à Guide, il aurait normalement dû être en position de savoir que la police avait prévu quelque chose, mais il avait parfois un sens de l'humour...particulier. Quoi qu'il en soit, il n'avait plus d'autre choix de gérer la situation. L'ennui, c'était qu'entre son mental et l'utilisation prononcée de ses pouvoirs, la persona de justice était prédominante, au point qu'il ne pouvait s'empêcher de l'incarner jusqu'au bout. Ce qui n'allait sans doute pas faciliter ses rapports avec les forces de l'ordre...

« C'est la justice qui m'a poussé à agir. Je pensais vous les livrer avec un joli nœud, mais vous m'avez épargné le déplacement. Car pendant que vous enquêtez, comme vous dites, des innocents souffrent. Et je finirai par remonter jusqu'au reste de la bande. Au moins ceux-ci ne pourront plus nuire à qui que ce soit pour un bon moment. »

Il croisa les bras sur la poitrine, toisant les deux détectives avec l'indifférence conférée par son masque.
Justice
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Jeu 23 Nov 2017 - 17:14
L'Irlandais
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On pouvait certes être impressionné de voir un mec seul mettre à mal toute une bande de gros durs, mais ça, c'était si on était qu'un simple badaud lambda qui n'avait pas vu grand-chose dans sa vie... bon ok, ça c'était de la mauvaise foi. On pouvait être aussi un flic qui en avait vu des vertes et des pas mûres pour être impressionné. Mais à l'instant, ce n’était franchement pas le cas de Kylian, qui voyait plutôt la mise à mort d'une enquête longue et fastidieuse par un putain de clown qui se croyait au-dessus des lois et p***** ce que ça pouvait l'emmerder des fois!

Il grinça des dents, alors que la pluie le trempait jusqu'aux os, mais pour le coup, il s'en moquait. Son regard noir était planté sur son interlocuteur, qui n'eut même pas la décence de s'excuser d'avoir merdé. Non, il se permettait de croiser les bras et de le fixer d'un air qu'il prenait comme étant dédaigneux, voir condescendant. De quoi mériter la perte de quelques dents. Mais l'Irlandais se contenait encore un peu. Pour ne pas exploser tout de suite. Il croisa à son tour les bras, ne montrant que son énervement face à une telle façon de faire.

- Pardon?

Non mais le mec se permettait clairement de dire qu'ils faisaient mal leur travail, voire pas du tout. Kyl' haussa un sourcil, il avait l'impression d'entendre ces avocats véreux qui faisaient tout pour sortir leurs clients pourris de taule.

- De quoi je me mêle? On t'a demandé ton aide peut-être? Le toisant avec rage. Tu te rends compte qu'avec tes petits jeux de jambes, tu pourris une année d'enquête! Et qu'à cause de toi, les gens que tu penses protégés souffriront encore plus quand ces connards sortiront parce que rien n'a été fait dans les règles? Mais vous réfléchissez parfois? Ou vos petits gadgets et vos putains de masques vous font vraiment croire que vous êtes au-dessus de tout!?

Hum... oui le flic était énervé et sa collègue qui se tenait à ses côtés, restait plus ou moins silencieuse, mais était assez d'accord avec ses dires. En fait, si elle était là, c'était surtout pour empêcher son binôme d'en venir aux mains, si leur interlocuteur jouait un peu trop au con.

Il y avait de quoi péter des câbles, après tout, jouer aux héros était une chose, mais bien souvent, ils ne voyaient pas les conséquences, puisque la Loi était au-dessus du reste, ce genre d'arrestation brutale n'aidait en rien les forces de police, bien au contraire, elles donnaient du pouvoir au camps adverse, qui l'utilisait à bon escient, eux. De quoi foutre plus que des bâtons dans les roues aux policiers, dont le travail était suffisamment difficile comme cela.


Hellequin
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Lun 27 Nov 2017 - 13:49
Charles Withmore avait toujours eu des rapports ambigu avec les forces de l'ordre. De son enfance orpheline dans les rues canadiennes puis américaines en compagnie de sa jumelle, il gardait aussi bien des souvenirs de policiers aimables prêts à donner un coup de main que de pourris qui se cachaient derrière leur uniforme pour martyriser qui bon leur semblait. Puis sa sœur et lui avaient été repérés par des représentants de l'Institut, et ils s'étaient envolés pour la Corée du Sud, où ils avaient commencé leur vie légitime. Là-bas, ils avaient très vite pris conscience des liens étroits qui liaient l'école asiatique et le gouvernement et ses agences, sans oublier leur partenariat avec le CSN. Les deux Withmore avaient appris à travailler main dans la main avec de tels groupes, surtout lors de leurs années dans les forces d'intervention fournies par l'Institut. Et puis ils avaient pu se rendre compte des failles du système de l'intérieur, souvent bloquée par la paperasse et des réglementations qui servaient les criminels qui savaient s'en accommoder. L'inertie bureaucratique et la corruption étaient de véritables fléaux, sans oublier la politique qui se jouait bien au-dessus de la tête de ceux qui s'efforçaient de faire respecter la loi dans la rue. Après avoir perdu sa fille, il avait vu à quel point de telles instances étaient incapables d'aller jusqu'au bout. L'affaire avait été classée, se contentant de ce qui avait été découvert sans se soucier de creuser plus loin. S'il avait retrouvé Faith, ce n'était pas grâce au CSN, ou aux autres représentants de la loi. Ce fut l'impulsion qui le poussa à se créer un masque en compagnie de ses amis. L'idée était d'apporter la justice sur le moment, en prévenant les crimes au moment où ils se déroulaient plutôt que d'attendre la suite. Agir là où la police ne le faisait pas assez vite. Pour éviter que d'autres enfants disparaissent, que d'autres affaires soient classées.

« Personne n'a besoin de me demander mon aide pour que j'intervienne là où c'est nécessaire. C'est une des différences entre vous et moi. »

Depuis qu'il était devenu Jusrice, Chares et ses compagnons s'étaient plus d'une fois heurté à des policier récalcitrants. En général, ils faisaient tout pour éviter de se confronter directement à eux. La plupart des flics ne méritaient pas qu'on s'y attaque, d'autant plus lorsqu'ils s'efforçaient de faire leur travail. Un grand nombre d'entre eux étaient tout aussi frustré des complications administrative qui se mettaient en travers de leur route, surtout lorsqu'il s'agissait de venir en aide à celles et ceux qui en avaient le plus besoin. Dans certains endroits -comme à New Victoria- Justice et les autres avaient réussi à s'entendre officieusement avec certains flics, tandis qu'ailleurs -comme à NéoSéoul- la loi se montrait bien plus intraitable à leur sujet. Tout dépendait des caractères en charge. Aujourd'hui, c'était la première fois que le héros se confrontait à des représentants de la loi sur l'arche écossaise, et quelque chose lui disait que cela n'allait pas se passer en douceur...

« Et vous, vous vous rendez compte de tous les innocents qui ont souffert pendant votre année d'enquête ? De tous ceux qui y passeront encore avant que vos supérieurs ne daignent enfin s'y attaquer pour de bon ? Et encore, si on les laisse faire. Pour ces ordures, je serai à nouveau là quand elles sortiront. Moi, ou quelqu'un d'autre. Je n'ai pas besoin de gadgets pour me montrer persuasif lorsqu'il s'agit de remonter à source. Quand je trouverai les responsables au sommet, ils chuteront pour de bon. Sans avoir l'occasion de recourir à tous leurs petits stratagèmes de manipulation de la loi qui vous tient tant à cœur. »

Son expression était toujours impénétrable derrière le masque, et il devait donner l'impression de toiser les deux policiers avec suffisance. Ce n'était pourtant pas le cas, pas totalement. Il respectait ceux qui dédiaient leur vie à protéger et servir, du moins ceux qui le faisaient tout en se montrant incorruptibles. Du point de vue de sa persona justicière, il ne faisait que leur donner un coup de main ; et plus il passait du temps derrière le masque, plus les deux parties de sa vies se mêlaient comme s'il n'arrivait plus vraiment à faire la différence. Et peut-être bien qu'il faisait tout pour éviter de s'en rendre compte.

« Si vous aviez l'occasion de mettre fin aux agissements de types pareils sans risquer que la bureaucratie et l'argent ne s'en mêlent, ne saisiriez-vous pas l'occasion ? »
Justice
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Jeu 30 Nov 2017 - 22:10
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Se faire justice soi-même, c'était quelque chose que tout flic avait dans un coin de sa tête et rêvait de faire. Mais ils le savaient tous, ça ne faisait en rien avancer les choses. Combien de fois s'était-il prit la tête avec Gabrielle à ce sujet? Cette dernière menait une croisade infinie contre tous ces tueurs qui lui pourrissaient sa vie, notamment à cause de son don. Elle était souvent prête à faire justice elle-même, il s'était souvent mis en travers du chemin, tout simplement pour éviter ensuite de se retrouver dans le bureau d'Edgeworth. Ces justiciers masqués, eux, ne rendaient de compte à personne. Et même si parfois on pouvait voir un avantage à les avoir, c'était le plus souvent une catastrophe. Kylian manqua de mettre son poing dans la tronche de son interlocuteur, son équipière posa légèrement une main sur son bras, ce n'était pas le moment... vraiment.

- C'est ça, fais le malin... lâcha-t-il en colère.

Après tout, O'Roark prenait ce genre de remarque contre lui. Il le voyait vraiment comme une remarque sur le fait qu'il faisait mal son travail. Alors que notre inspecteur estimait faire de son mieux. Qu'y pouvaient-ils si les enquêtes prenaient du temps. Il fallait qu'ils le prennent, tout simplement parce qu'il fallait que les dossiers soient bétons. Et quand ce genre de rigolos masqués débarquaient et bien... tout était à reprendre, à zéro. C'était donc une perte de temps bien détestable. Et quand l'homme se permettait de dire qu'ainsi, les gens souffraient moins... qu'en savait-il? Avait-il foutu les pieds dans un putain de tribunal? Savait-il au moins ce qu'amenait ce genre d'action solitaire absolument pas réfléchie?

- Bien sûr que je m'en rends compte! Il avait suffisamment de gens qui passaient la porte de son bureau, d'appels, de mails et autres qui lui rappelaient tous les jours la souffrance. Que cet homme puisse croire un instant qu'il laissait traîner pour le plaisir le rendait fou de rage. Et avec ta façon de faire, tu penses que le mal va être éradiqué? Avec ta connerie, tous ces mecs vont se retourner contre nous, ils seront sortis dans deux jours et nous ne pourrons plus les approcher... ainsi que leurs chefs si tu te permets d'aller leur rendre visite. Ce genre de façon de faire, ici, à Édimbourg, on s'en passe parfaitement! Retourne dans tes pénates l'américain! Ça nous fera des vacances.

Sans savoir qui il était, l'Irlandais avait reconnu l'accent de celui qui lui faisait face, il se moquait parfaitement de connaître un jour son identité secrète. Les coups de mains, Kylian n'était jamais contre, mais pas comme ça, pas quand ce n'était pas prévu et surtout, pas quand ça allait lui foutre le bordel dans son affaire. Les coups que s'était pris Rix quelques jours plus tôt pour appâter leur suspect, n'avaient pas été pris pour rien! Ainsi que tout ce qu'ils avaient fait. Il se passa une main sur le crâne, faisant couler l'eau qui se prenait dans ses cheveux.

- Non. Parce que je respecte la loi et la justice, moi. Casser des os c'est très sympas, ça ne les met pas en prison, ça ne les sort pas des réseaux pour de bon. Tu penses sans doute nous donner un coup de main, mais tu compliques tout! C'est compréhensible ça?

Par contre, s'ils bossaient main dans la main, là, les choses seraient sans doute différentes.


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Ven 1 Déc 2017 - 10:52
La pluie ruisselait sur le masque de Justice, qui donnait l'impression de miroiter. Par temps plus clair, si on en prenait le temps et qu'on avait un peu d'imagination, on pouvait presque se voir dedans. C'était un effet qu'il appréciait d'implanter chez les criminels qu'ils confrontait. Il lui suffisait d'appeler son pouvoir, et de le faire agir sur la réalité pour les convaincre qu'ils y voyaient la réflexion de leurs actes les plus sombres, ou quelque chose dans ce goût-là. Il ne suffisait pas toujours de les battre comme plâtre, certains avaient besoin d'effets...différents. Et il était plus que disposé à les leur donner. La peur pouvait être utile, parfois même le repentir, suivant ce que les coupables pouvaient y déceler. Le héros se demandait ce que flic aurait vu dans sa réflexion, s'il lui avait demandé. Mais il avait l'impression que ce type n'allait pas se montrer des plus coopératifs... Il ne lui manquait plus que la veine qui pulsait sur une tempe à la façon d'une grosse croix, comme dans certains dessins animés. Un peu plus, et il allait leur faire une apoplexie.

« Je ne fais pas mon malin, je fais mon devoir. Envers ceux qui ne peuvent pas toujours compter sur la police pour les protéger. Que dites-vous à ceux qui souffrent en attendant que vous meniez votre enquête ? Combien d'innocents auront perdu leurs organes, leur famille, leurs amis en une année d'investigation ? Vous allez leur expliquer que c'est pour leur bien ?»

Un coup de tonnerre retentit en arrière-plan ; pourtant, la pluie ne semblait pas encore sur le point de virer à l'orage. C'était comme si l'environnement lui-même avait décidé de se montrer théâtral, pour mieux souligner la gravité d'une telle rencontre. Peut-être qu'un jour, Justice serait capable de déformer la réalité autour de lui au point d'influencer le temps ou, du moins, son impression. Mais ses dons ne s'appliquaient qu'à son corps et son apparence, et l'impression qu'ils pouvaient avoir sur autrui. Et plus il s'enfonçait dans sa persona de Justice, plus Charles était mis en retrait. Si cela s'avérait pratique en plein combat, cela le devenait beaucoup moins lorsqu'il s'agissait d'interagir avec les forces de l'ordre. Plus encore lorsque sa sœur n'était pas présente pour le tempérer.

« Vous ne pourrez peut-être plus les approcher, mais moi si. Et je ne suis pas seul. D'autres suivront mon exemple. Ils le font déjà ailleurs Il y aura toujours quelqu'un pour agir là où vous aurez les mains liées. »

Après tout, n'était-ce pas une bonne solution ? La police ne pouvait pas intervenir partout, surtout lorsque la corruption des puissants l'en empêchait, ou que la procédure se révélait trop lourde. C'était un arrangement mutuellement bénéfique, pourquoi ne pouvaient-ils pas le voir ? Peut-être que se montrer trop catégorique n'était pas la bonne solution... La petite voix qui le lui soufflait dans un coin de son crâne n'était autre que celle de Charles Withmore, qui essayait de se faire entendre. Plus il restait Justice, plus il devenait Justice. Et Justice n'était guère disposé à faire de compromis. Ce qui n'était pas une solution, Withmore s'en rendait bien compte. Ailleurs, cela s'était toujours avéré plus efficace de coopérer avec les agents, ou du moins avec ceux qui étaient le plus prompts à le faire. Derrière le masque, son visage était passé par une pléthore d'expressions, révélateurs d'une lutte interne et dissimulée aux yeux du monde. Justice ne demandait qu'à pousser la confrontation, et il aurait pu s'en prendre à ce flic rien que pour lui apprendre à ne plus se mettre en travers de son chemin. Charles luttait pour se faire entendre, pour reprendre le contrôle, pour ne pas se laisser dominer parce qui s'apparentait parfois plus à la vengeance qu'à la justice. Cette rencontre allait sans doute se révéler plus déterminante qu'il ne l'aurait cru concernant ses agissements sur l'Arche...

« J'entends vos remarques, inspecteur. Mais je n'arrêterai pas pour autant. Je n'en suis pas plus capable que vous d'arrêter de faire respecter la loi. Alors qu'est-ce que vous proposeriez ? »
Justice
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Sam 16 Déc 2017 - 11:46
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Kylian se moquait bien de ce que le justicier face à lui pouvait offrir comme terreur à ses ennemis. A ses yeux, c'était une épine dans le pied qu'il estimait devoir arracher le plus vite possible. Surtout quand on lui foirait son travail en moins de deux. Il y avait de quoi rager, et pas qu'un peu.

- Et toi? Qu'est-ce que tu leur répondras, si ces gens sortaient de prison rapidement, à cause de tes attaques? Oh oui j'oubliais, pas grand-chose, puisque tu te caches sous un masque.

Cette façon de faire avait de quoi agacer, Après tout, ces mecs se permettaient de faire ce qu'ils voulaient, sous le couvert d'une identité secrète... quels risques prenaient-ils vraiment? C'était les flics, ses collègues, qui prenaient les plus grands risques, car eux, risquaient leurs peaux, tous les jours. Tous les criminels pouvaient connaître leurs gueules, se faire tirer dessus en rentrant chez soi, n'était pas qu'une simple option.

- Mais les gens, quand on leur explique, correctement, qu'on prend le temps et qu'on leur montre qu'on est concerné, ils comprennent. Certes, ça ne fait pas toujours plaisir, on voudrait que ça aille plus vite, mais mieux vaut perdre un peu de temps et pouvoir ensuite mettre quelqu'un derrière les barreaux pour le restant de sa vie, sans lui permettre d'en sortir un jour. Qu'est-ce que tu ne comprends pas dans le fait que leur casser les bras, leur donne la possibilité de s'en sortir face à cette justice que tu prétends vouloir faire respecter? Si tu croyais un seul mot de ce que tu racontes, tu lâcherais ton masque et prendrais le risque de faire les choses à visage découvert.

Non il n'avait vraiment aucun respect pour lui.

- La prochaine fois que je te vois, je t'arrête. Voilà ce que je propose. Rentre chez toi. On a pas besoin de toi ici.

Difficile de pouvoir faire affaire avec un homme comme O'Roark, surtout quand l'irlandais était en colère, fatigué et pire que tout, mouillé jusqu'à la moelle. Sa collègue ne semblait clairement pas plus apte à faire un cadeau au justicier. C'était ainsi. Justice n'était clairement pas tombé sur des fans, bien au contraire. Surtout qu'il avait intérêt à prendre aux mots les paroles de l'inspecteur, qui mettrait en acte ses paroles. Les menottes, risquaient bien de se retrouver à ses poignets, si jamais ils se retrouvaient à nouveau face-à-face.


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Lun 18 Déc 2017 - 11:11
Justice écoutait le policier vider son sac, toujours les bras croisés, toisant l'homme et sa partenaire. C'était quelque chose auquel Justice excellait, toiser. C'était sans doute le masque, ça aidait à se montrer aussi inscrutable que mystérieux, avec une pointe de hauteur arrogante qui contribuait à transmettre la force d'un regard sans que les yeux soient directement impliqués. Tout était dans l'aura. Ce n'était pas si différent de ce que pouvait projeter un acteur, même si Charles Withmore n'avait rien d'aussi hautain dans sa vie de tous les jours. Seulement, ce soir il n'y avait plus que Justice, avec la persona de l'acteur enfouie si profondément en-dessous qu'il n'avait guère son mot à dire pour l'instant.

« Je cache mon visage, car la justice n'en a aucun. Il ne m'empêche pas de parler. Au contraire, il amplifie mon message. Et d'autres se cachent derrière la loi. »

Bien sûr que Justice n'allait pas œuvrer à visage découvert ! Charles avait des gens à protéger, mais Justice y voyait surtout une couche d'intimidation supplémentaire. Une légende qui se construisait petit à petit, pour marquer les criminels au plus profond de leur cœur.

« Si vous pouviez éviter de mettre vos proches en danger, vous ne le feriez pas ? Le jour où un de ceux que vous aurez coffré sera relâché par le système que vous aimez tant viendra s'en prendra aux vôtres, vous leur direz que c'était au nom de la loi ? Nous sommes tous responsables de nos choix, détective. J'essaie simplement de ne pas impliquer les miens. Certains se cachent derrière un masque... d'autres derrière un badge.  »

La suite du laïus policier manqua mettre Justice hors de lui. A croire que ces deux êtres étaient mutuellement faits pour se taper sur les nerfs. Leur conception de la justice était tellement différente qu'il était probablement impossible qu'ils finissent par trouver le moindre terrain d'entente. En fait, la situation semblait plus sur le point de dégénérer qu'autre chose...

« Vous me dites que quand vous expliquez aux proches qui ont perdu l'un des leurs parce que vous devez laisser agir les criminels, ils comprennent ? Si vous pouvez dormir la nuit en acceptant qu'autant de gens sont morts pendant que vous « laissiez la loi faire son travail », libre à vous. Ce qu'il vous faut pour apaiser votre conscience. Si la loi en est arrivée au point de laisser souffrir autant de monde pour suivre son cours, c'est qu'elle est obsolète. J'ai vu les dégâts qu'elle pouvait causer, cette loi. J'ai vu les enfants morts, leurs petits corps sans vie, parce que les forces de l'ordre voulaient « suivre leur cours ». Parce que nous n'avions pas pu agir. » Peut-être bien qu'un peu de Charles remontait à la surface dans le discours de Justice. Les souvenirs de sa dernière mission en tant que membre d'une équipe d'intervention du CSN étaient encore bien trop présents. « Qu'est-ce qu'on peut dire à tous les parents qui ont perdu leurs enfants ? Alors j'ai décidé : plus jamais. Pour qu'aucun parent ne vive à nouveau ça lorsque je pouvais l'empêcher. Et pour m'assurer que la justice frappe tous ceux qui en étaient coupables. Personne ne devrait avoir à vivre ça, surtout au nom de la loi. »

Justice était furieux, mais aussi déchiré intérieurement par les sentiments de Charles. Par les souvenirs d'avoir trouvé sa fille lors de la mission. Faith... C'était pour elle qu'il faisait ça. Ce combat, c'était au nom d'une petite fille qu'il lui fallait garder en vie quoi qu'il lui en coûte. Parce qu'il devait y croire. Parce que sinon... Et voilà que ce flic décidait de le prendre de haut !

« La prochaine fois, j'aimerais vous voir essayer. »
Justice
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Mer 3 Jan 2018 - 23:39
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Se faire toiser... voilà un truc que notre flic détestait particulièrement. Ils le faisaient tous, les chefs, les avocats, ces putains de criminels qui pensaient être plus haut que la loi. Et lui, là, ce... justicier, qui se croyait tout permis. Fallait bien l'avouer, notre homme était un peu sur les dents. Parce qu'on venait de foutre en l'air son enquête, parce qu'un gros coup était en préparation et mangeait une grande partie de son temps, de leur énergie, alors quand il devait mettre ce qui lui restait pour gérer ce genre de rigolo... non vraiment... non merci.

Les paroles de son interlocuteur lui firent lever les yeux au ciel. Non vraiment, ce genre de discours, il pouvait le garder pour les criminels qu'il essayait d'intimider. Chose qui n'était pas le cas concernant notre irlandais, en colère. Le fait qu'il se permette de faire une remarque sur le badge et se cacher derrière, ne manqua pas de lui faire voir un peu plus rouge. Il serra les mâchoires.

- Parce que tu crois que ce ne sont pas des choses que nous avons déjà tous vécu?! Oui parfois la justice est injuste et mal faite! Mais ce n'est pas en jouant aux justiciers que les choses changent, bien au contraire. Grogna-t-il. Et ouais, la vie n'est pas rose, si on était au pays des bisounours, je pense que ça se saurait, mais c'est pas le cas. Il y a des choses à changer, mais c'est pas en se cachant derrière un masque comme un lâche que les choses changeront!

Il avait clairement plus de respect pour les magistrats qui se mettaient debout face aux gangsters, ou même leur nouveau président, qui avait déclaré publiquement la guerre à ceux qui se permettaient de contourner la loi et ça, c'était ce dont avait réellement besoin les arches. Le fait que l'autre le mette au défi, ne manqua pas de lui faire hausser un sourcil.

- Ça te fait sourire? Attrapant son badge. Tu vas voir si moi je me cache derrière mon badge ou si j'ai besoin de mon arme pour ne pas avoir besoin d'essayer... Jetant les deux à terre.

Sa collègue comprenant que ça allait très mal se passer, tenta de le retenir, sans succès. Kylian était déjà sur Justice, lui balançant un coup de poing dans la mâchoire dont il se souviendrait un moment. Après tout, avant d'être un flic, cet homme avait été un militaire, version tank, qu'on envoyait dans les missions les plus dangereuses, il savait se battre, se défendre et mettre K.O. Il allait lui passer les menottes, juste pour lui faire comprendre le boulot. Enfin d'abord, il allait balancer des coups, pour se défouler surtout, mais il en avait marre de tous ces casse-couilles qui venaient lui foutre des bâtons dans les roues, alors qu'il bossait.


Hellequin
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Dim 7 Jan 2018 - 16:09
Si le policier n'était pas de bonne humeur, il en allait de même pour le justicier. Le peu de joie que lui avait procuré la bastonnade des criminels s'était évaporées dès que les mots avaient franchi les lèvres de l'autre. Tout ce que Justice avait voulu pour cette sortie, c'était de trouver des fautifs à punir. Leur apprendre une bonne leçon, peut-être même leur passer l'envie de recommencer pour de bon. Parfois, quelques membres brisés suffisaient à calmer certains individus peu recommandables, surtout ceux qui avaient pris l'habitude de ne pas courir de risques, ceux qui se croyaient intouchables. Cela ne manquait pas d'attirer l'attention de leurs responsables, bien sûr, mais c'était bien pour ça qu'il portait un masque. Tout le temps que les mauvaises graines passaient à le poursuivre, c'était du temps en moins qu'ils passaient ailleurs. Tout était bon pour accaparer leur attention, pour les faire douter, pour leur faire craindre la nuit, là où ils menaient habituellement leurs affaires sans s'inquiéter. Et voilà que ce clown d'irlandais venait tout gâcher en prétextant une procédure qui n'était même pas certaine d'aboutir.

« Et vous ne répondez toujours pas à ma question. Qu'est-ce que vous dites à ceux qui souffrent parce que vous suivez vos règles ? Qu'est-ce que vous leur dites quand vous devez leur annoncer la mort d'un père, d'un frère, d'une fille, alors que vous auriez pu l'empêcher si seulement vous aviez agi plus tôt ? »

Voilà ce qui, pour lui, était inexcusable. Quand on pouvait aider quelqu'un, on le faisait, c'était tout. Il n'y avait pas de questions à se poser. Quelle était la mesure d'un homme qui refusait de tendre la main à ceux qui en avaient besoin ? Il ne comprenait pas comment les forces de l'ordre continuaient sur cette voie, qui menait nulle part plus souvent qu'ils ne voulaient l'admettre. Pendant qu'ils se tournaient les pouces dans leurs voitures, dans leurs planques interminables, des innocents continuaient de souffrir. De mourir, même. Sous son masque, la peau du héros rougissait d'indignation et de colère.

« Et pendant que vous suivez les règles, est-ce que vous faites changer les choses ? Vous ne faites pas peur aux criminels, pas à ceux qui savent que certains parmi vos propres supérieurs seront ravis de les faire relâcher plus tard. De la part de quelqu'un comme moi, ils savent qu'ils ne peuvent prétendre à aucun bouclier. Voilà la vraie justice. »

Dès que le flic s'était débarrassé des attributs de sa fonction, Justice avait su à quoi s'attendre. Mais la force du coup réussi à la surprendre. L'irlandais -s'il ne s'était pas trompé sur son accent- possédait de sacrées ressources, et sa fureur leur donnait d'autant plus de poids. Le masque intégral, constitué d'un polymère léger mais résistant, avait absorbé le gros de l'impact, ce qui n'empêcha pas le justicier de le sentir passer. Sa mâchoire vibrait encore quand l'agent s'écarta, et il se fendit d'un sourire mauvais malgré la douleur. Son assaillant avait aussi dû éprouver un choc ; des types moins costauds que lui s'étaient brisés des doigts contre le masque.

« Vous voulez jouer ? On va jouer... »

Car l'inspecteur n'était pas le seul à être fatigué, frustré, en colère. Tout cela, le costumé en avait à revendre, et plus encore. De se retrouver face à quelqu'un qui l'exprimait ainsi le poussait à rendre au moins autant, et puis il commençait sérieusement à avoir besoin de se défouler. D'autant que Charles Withmore n'était plus vraiment au rendez-vous : à cet instant, il n'y avait que Justice. Et derrière la justice, la vengeance n'était jamais bien loin, quand on y prenait pas garde... Son poing jaillit en avant, avec une vitesse et une force augmentées par son pouvoir : il lui avait suffi d'appeler à lui sa cognition, pour convaincre la réalité qu'il avait vraiment les capacités du super-héros. Il frappa le policier au menton, d'un coup qui avait déjà envoyé des hommes voler ; sans attendre de voir le résultat, il se précipita en avant à grande vitesse, saisissant la gorge de son adversaire pour le plaquer contre un mur, ramenant son autre bras en arrière, prêt à frapper à nouveau.

« Je ne voulais pas en arriver là, mais si c'est le seul moyen de vous faire comprendre... »

Si personne ne réussissait à séparer les deux hommes, ou du moins à refréner leurs ardeurs, la situation risquait fort d'échapper à tout contrôle, ce qui ne serait bon pour personne...
Justice
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Dim 21 Jan 2018 - 14:51
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Ce qui pouvait foutre en rogne notre irlandais, aussi, c'était que le justicier n'avait pas tort sur tous les points. En effet, que pouvaient-ils faire à part s'excuser face à des gens qui avaient perdus des proches alors que les procédures étaient en cours. C'était ainsi que la justice agissait, la vie était malheureusement injuste. En général, il se contentait d'être silencieux et de laisser les gens l'insulter s'ils le souhaitaient. C'était dans ce moments qu'ils se sentaient on ne peut plus impuissant, mais ce n'était pas pour autant qu'il allait faire justice lui-même ensuite. Car ça n'apportait rien, rien d'autre qu'encore un peu de chaos, de violence et de mort. Quoi qu'en pense son interlocuteur en face, ce n'était pas la bonne méthode non plus. Mais ils ne seraient jamais d'accord sur ce point, de toute évidence. Et puis, aucun des deux n'avaient envie d'en débattre, cela se sentait, vu comment ils restaient tout deux sur leur position, sans bouger d'un millimètre, de vraies têtes de mules, l'un comme l'autre.

- Mes règles? Ce sont celles de la société gros malin! Si tout le monde les suivait, je n'aurai pas besoin d'aller sonner aux portes des gens pour leur annoncer les pires des nouvelles. Ce n'est pas en réglant les problèmes à ta façon que les choses se règlent, je ne l'ai jamais entendu non plus. Agir plus tôt, t'en a des bonnes toi... fit-il cyniquement.

Quoi que l'on fasse, certains malheurs ne pouvaient être évités, c'était ainsi que la vie était faite, qu'on le veuille ou non. Le manque de respect qu'avec cet homme face à son travail, face à ce que représentait son badge, ses sacrifices et la perte de nombreux de ses collègues lui faisait voir encore plus rouge. Il pouvait causer sous son masque, ce n'était pas lui qui prenait les risques, les vrais, ceux de se faire descendre d'une balle dans le dos sous les yeux de son fils, alors qu'on venait d'arrêter un gros trafiquant. Il ne pouvait savoir ce que c'était.

Quand on voyait que MacBeathag à découvert, venait de mettre sous les verrous un type comme Vito Lampeduza, on ne pouvait qu'avoir du respect pour cet Ecossais, lui était un vrai héro. Qui n'avait pas peur de faire les choses, à visage découvert.

- Tu ferais bien de lire les journaux plus souvent. Ou alors tu veux que l'on compare nos affaires? Combien de type que j'ai coffré sont encore derrière les barreaux et combien de type que tu as tabassé le sont encore? A bien compter, je pense qu'en suivant les règles, je nettoie mieux ces rues que ton masque et toi... serrant les poings.

Oh oui, ils allaient joués. Le sang chaud de l'Irlandais ne demandait qu'une chose, de se défouler un peu. Il était prêt à prendre des sacrés risques, après tout, le mec face à lui, serait sans doute balaise. Le simple fait qu'il porte une combinaison renforcée en était la preuve, mais il s'en foutait. Il foncerait tête baissée dans le combat, que le mec comprenne que non, les flics n'étaient pas d'inutiles lâches qui restaient bien cachés derrière leurs bureaux.

Si O'Roark avait mal à la main, il ne s'en rendit pas compte directement, l'adrénaline faisait oublier la douleur et le coup que lui renvoya le justicier, ne pouvait que lui faire oublier son poing. Il se sentit décoller du sol en une fraction de seconde, dès que le poing toucha sa mâchoire, avant de se retrouver dos dans le mur, le souffle court, à moitié étranglé par la prise de son adversaire. Posant les deux mains sur la sienne pour tenter de lui faire lâcher prise, il plia ses deux jambes et les tendis d'un coup sec dans son torse, pour lui faire perdre l'équilibre.

- Tu parles trop!

Kylian savait parfaitement se défendre et se sortir des pires situations, il ne faisait pas parti d'un groupe d'intervention pour rien. Mais une voix féminine se fit alors entendre, avant que tout ne dégénère vraiment et qu'un mort ne reste sur le pavé.

- STOP!

Eileen se faisait entendre, elle commençait à en avoir passablement marre de toute cette testostérone.

- Vous avez fini de jouer à celui qui pisse le plus loin?! On est dans le même camp bon sang! Vous ne parlez pas la même langue, mais vous avez le même but, alors au lieu de vous taper dessus comme deux imbéciles, reprenez vos esprits et calmez-vous. Des sirènes se faisaient entendre au loin. Surtout que la cavalerie arrive. Tout en croisant les bras.


Hellequin
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Mar 23 Jan 2018 - 16:28
La justice était de ces choses qui étaient indéfinissables, comme la nature du bien et du mal ou l'ananas sur les pizzas. Tout le monde s'en faisait sa propre idée, souvent biaisée par ses expériences et ses relations avec le concept. Il y avait peu de chances pour que deux personnes vous donnent la même définition, ce qui donnait naissance à d'innombrables conflits, souvent au nom de cette même justice. Si tout le monde pouvait s'entendre sur la question, et se mettre d'accord sur la manière de l'exercer, peut-être que les choses seraient différentes. Mais ce n'était pas le cas. Imaginer que les lois représentaient la justice était risible : elles étaient défectueuses, contradictoires, et même pas respectées par ceux qui avaient les moyens de les éviter. Alors qu'un poing dans la figure signalait clairement qu'il y avait une limite à ne pas dépasser. Une jambe brisée était un rappel constant, même après la guérison, d'une erreur commise. Le crime appelait la punition, et Justice la distribuait dès qu'il le pouvait, dans le feu de l'action. Quand la vie d'un innocent sans-défense était en danger, il ne se posait pas de questions, et il agissait.

« Peut-être que si la société faisait de meilleures règles, elles auraient une chance d'être suivie. Car que dire d'une société aussi inégale ? Basée sur un système judiciaire aussi bancal ? Aussi facile à exploiter pour les coupables qui en ont les moyens, et qui n'hésite pas à écraser les innocents qui ne les ont pas. L'uniforme que vous porter sur le dos n'est pas si différent du mien : il n'y a pas une arche où je n'ai pas vue des vôtres en abuser. Peut-être devriez vous songer à mettre votre maison en ordre avant de vous en prendre à la mienne. »

« Je n'ai pas besoin de comparer nos affaires, inspecteur. Et je ne mets pas votre intégrité en doute. Je n'ai pas les mêmes méthodes, mais elles portent aussi leurs fruits. Peut-être que je ne peux pas arrêter ceux contre qui je me bats, mais je peux au moins les empêcher de faire du mal à quelqu'un d'autre quand je les prends sur le fait. Et plus souvent qu'on ne le croit, il y en a qui ne récidivent pas quand ils ont vu le bitume d'un peu trop près. Les concours ne m'intéresse pas. La justice -la véritable justice- est aveugle, elle ne se soucie pas des lois qui l'entravent. Elle punit ceux qui la transgresse. Et elle ne les laisse jamais en paix. »

Mais discuter devenait impossible quand les poings commençaient à parler ; les deux hommes étaient chacun tellement campés sur leur position que la confrontation avait sans doute été inévitable. Peut-être même pourrait-elle s'avérer cathartique, une fois résolue. Pour le moment, il y avait trop de Justice, et pas assez de Charles pour que Withmore se montre raisonnable. Il avait essayé, et si ça se trouve, il en aurait encore l'occasion plus tard. Pour le moment, c'était le justicier masqué aux commandes, agissant par pur réflexe. D'autant que le policier était un adversaire à ne pas négliger ; il savait se battre, cela se voyait. Il avait été bien entraîné, réagissait vite et cognait dur ; pas le genre d'adversaire qu'on aurait envie de provoquer dans un bar ou une ruelle. Mais Justice était bien entraîné lui aussi, et il avait l'avantage de sa tenue de protection et, surtout, de ses pouvoirs. Malgré tout, il ne s'était pas attendu à ce que l'autre utilise ses deux jambes pour tenter de le renverser, et il vacilla sous le choc, relâchant sa prise. Agacé, il était prêt à repartir de plus belle, quand la collègue de son adversaire se fit enfin entendre, les poussant à s'arrêter. Sa voix réussit à atteindre Charles, qui remonta enfin à la surface ; à chaque fois, il avait l'impression que c'était plus difficile, comme revenir de plongées de plus en plus profondes... Heureusement, son expression incertaine était cachée par le masque intégral ; mais il se relâcha un peu, quittant la posture agressive de Justice.

« Votre partenaire a raison. »
La blonde avait du caractère, cela se voyait ; il en venait même à se dire qu'il préférait encore provoquer l'autre dans un combat qu'elle. « Je suis...désolé. Je ne voulais pas me battre avec vous. Vous faites un travail difficile, et je peux voir que vous faites parties des bons. Je ne veux pas me mettre en travers de votre chemin, d'autant que nous avons le même but. Je ferai mon possible pour ne pas ruiner des investigations en cours. Mais je n'arrêterai pas pour autant : à chaque fois que je verrai quelqu'un qui a besoin d'aide, à chaque fois que je verrai quelqu'un sur le point de commettre un crime, de faire du mal à quelqu'un... Je me mettrai sur son chemin. »

Calmé, Charles croisait les bras sur sa poitrine ; il ne toisait plus le policier, le regardant cette fois d'égal à égal. Il pouvait entendre les sirènes, mais il avait encore un peu de temps. Il voulait voir comment l'autre allait réagir, en espérant que Justice resterait sous contrôle. Et puis il pouvait facilement s'éclipser ; entre ses pouvoirs et ses gadgets, il lui suffisait d'un instant pour disparaître...
Justice
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Jeu 1 Mar 2018 - 16:50
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Kylian était pareil, il était capable lui aussi de mettre une balle dans la jambe d'un type trop dangereux pour être arrêté autrement. Mais il voulait croire au système, il était un peu obligé aussi. C'était un flic, et un flic respectait les règles. Quoi qu'il en coûte. Même quand il fallait serrer les poings et les dents, parce qu'une saloperie sortait de taule sans qu'on ne puisse rien y faire. Une vendetta n'arrangeait rien à ses yeux. Et qui était-il, pour se permettre de jouer à Dieu? Bref, nos deux hommes n'allaient pas réussir à faire entendre raison à l'autre, ils campaient bien trop chacun sur leur position. Ils avaient tort et raison à la fois, chacun avec ses arguments et ses croyances. Mais que l'homme masqué se permette de venir lui dire de faire le ménage chez lui d'abord, avant de se permettre de critiquer, il ne le supportait guère. Car oui, il y avait des pommes pourries au sein de la police, mais il n'y avait pas que cela! Et bien loin de là même! Combien de collègue était déjà mort en service? Ce mec sous son masque, avait-il déjà perdu des gens dans le feu de l'action? Peut-être un proche, sans doute même, l'inspecteur ne voyait pas pourquoi il aurait décidé de faire sa justice lui-même. Mais ce n'était pas la même chose que de recevoir un appel le soir, pour vous dire qu'un collègue, un ami, s'était retrouvé avec une balle dans la tête en rentrant chez lui, parce qu'il faisait son boulot. Ou de voir un autre mourir sur l'asphalte, après avoir essuyé des tirs d'une attaque sournoise... bref... c'était craché sur tous ceux qui donnaient leurs vies pour ce boulot. Les heures qu'ils passaient loin de leurs familles, de ceux à qui ils tenaient vraiment. Et l'irlandais ne laisserait pas quelques pauvres types salissant le badge, donner l'image entière que la police était comme ça.

- Rien n'est parfait, mais je préfère me battre pour quelque chose qui pose des limites, plutôt que de subir d'autres mecs dans ton genre, qui se croient tout permis. Finalement, tu ne vaux pas mieux que les criminels que tu poursuis. Haussant un sourcil. C'est ça...

Ce type pensait vraiment représenter la Justice? Il le faisait mal, très mal même. Certes, le système avait des problèmes et il faisait partie des flics qui demandaient des réformes, des changements, pour empêcher les mauvais de s'en sortir si facilement. Mais la justice des Hommes restera toujours incertaine, faillible.... il fallait aussi s'en faire une raison et faire au mieux pour se battre avec les armes mises à disposition. Voilà pourquoi il tentait toujours de faire une enquête au mieux de ses capacités et qu'il ne pouvait que voir rouge quand un type en costume de carnaval venait tout foutre en l'air.

Les coups qui pleuvaient démontraient cette rage qui grandissait chez O'Roark. Il ne pouvait pas s'empêcher de les détester quand cela arrivait. Heureusement que sa collègue termina par se faire entendre. Il lui sembla que son adversaire en fût un peu ébranlé et aux paroles qui suivirent, il comprit qu'Eileen avait bien fait de mettre un terme à cette baston. S'essuyant le coin des lèvres, il écoutait son vis-à-vis s'excuser de son comportement, chose qu'il ne ferait clairement pas en retour. Estimant qu'il n'avait clairement pas à le faire.

- ... ce que j'ai dit avant tiens toujours. Je serai là pour te passer les menottes, la prochaine fois que tu bousilles mon travail, justicier ou pas.

Eilenn lui lança un regard noir, il n'était vraiment pas accommandant.

- Mais dégage, pour aujourd'hui, t'en as assez fait... reprenant son souffle. Le combat, bien que court, avait été rude. Et pour le moment, il ne voulait plus le voir. Mes collègues seront encore moins sympathiques que moi...
- Et il n'a pas tort sur ce point.

Sans tirer à vue, la plupart pourrait soit prendre peur, soit croire que ce mec était lui aussi un criminel. Ce n'était pas sur cette arche qu'on avait le plus l'habitude de voir de mecs déguisés combattre le crime.


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Ven 2 Mar 2018 - 13:38
« Les criminels ne se mettent pas de limites. J'égalise le terrain. Libre à vous de brandir votre badge en espérant que ce soit suffisant. Peut-être qu'il y en aura assez pour avoir peur d'un bout de métal. Ils sont du genre à respecter la loi, c'est bien connu. »

L'ironie dans la voix de Justice était mordante. Il n'avait pas de temps à perdre avec les simagrées de cette prétendue justice des hommes. Il y en avait trop qu'elle visait qui ne pouvaient prétendre au titre d'homme, ou croyaient s'en affranchir. Certains en avait même les moyens. Alors ils se riaient bien des efforts de la police, dont les moyens étaient gaspillés pour quelque chose qui n'en valait finalement pas la peine.

« Ce que je vaux ne m'intéresse pas. Seuls les résultats comptent. Et je me donne les moyens de les obtenir. »

La lutte qui s'en était suivie avait été brève, mais féroce. Le justicier avec ses pouvoirs pour lui, mais le flic n'était pas en reste : il avait de l'expérience, et il savait se servir de son corps pour frapper vite et bien, tout en visant là où ça faisait vraiment mal. Mieux valait savoir mettre son adversaire hors courses le plus vite possible, et sans fioritures : quand on se retrouvait dans la rue, on n'avait pas le choix, si on voulait s'en sortir. Il y avait quelque chose dans la ténacité et la brutalité du policier qui ne manquaient pas d'impressionner Justice ; quel dommage que la loi le tienne toujours en laisse...

Heureusement, sa partenaire avait eu la présence d'esprit de les séparer. Justice ne savait pas jusqu'où il serait allé si elle ne s'était pas interposée. Quelque chose dans les mots du flic avaient su le pousser à bout, et il n'avait pas été loin de franchir une nouvelle limite. Ça, et la présence de sa sœur dans un coin de son esprit avaient contribué à le calmer. A faire revenir à la surface un peu de Charles Withmore, qui s'efforçait de reprendre dessus. Mais l'autre n'étais vraiment pas décidé à lui rendre les choses faciles...

« J'espère que vous le direz aussi aux mafieux et aux autres criminels qui se baladent dans les rues de votre ville en toute impunité. Et ils n'ont même pas besoin de mettre un masque, eux. Ils ne prennent même pas la peine de vous cacher leur visage. Ça montre à quel point ils vous prennent au sérieux. »

On pouvait s'établir sur l'Arche, et être un criminel prospère. Mais c'était le cas partout ailleurs. Voilà pourquoi la police ne suffisait pas. Il ne fallait pas servir la justice : il fallait l'incarner. Sans compromis, sans retenue. Et il pouvait sentir chez le flic un même désir de s'en prendre à ceux qui le méritaient.

« Tant de rage dans vos coups. C'est rarement un signe qu'on se sent à l'aise dans son rôle. Peut-être que cette plaque vous retient plus qu'autre chose. »

Et sur ces mots, Justice était parti. Levant le poignet, il tira le grappin de son équipement pour s'élever dans les airs, s'aidant de ses pouvoirs pour contrôler sa montée et se réceptionner sur le toit. Cette première rencontre avec les forces de l'ordre d’Édimbourg s'était révélée explosive, mais il en avait l'habitude. Il y avait des flics comme ça sur toutes les arches, comme les criminels. Et cet agent avait quelque chose d'intéressant, Justice se demandait ce qu'il avait traversé pour être aussi plein de colère aujourd'hui. Et ce qu'il pourrait devenir... Mais c'était une question pour une autre jour. Cette nuit, Justice avait fait son devoir. Et maintenant, Charles avait envie de rentrer voir sa fille.

Et de lui dire dans son sommeil qu'il ne pouvait troubler, qu'elle serait en sécurité un peu plus longtemps grâce à ce tout ce qu'il faisait. Ou, du moins, c'était ce dont il voulait se convaincre...

[Sujet terminé]
Justice
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