Concert mouvementé

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Mar 17 Oct 2017 - 11:43
Le bar était bondé. Plein à craquer. La foule dense se pressait devant la petite scène qui accueillait un groupe de rock local connu et reconnu. Owen avait effectué des remplacements pour leur guitariste à plusieurs reprises mais ce soir-là, il faisait partie des admirateurs qui dansaient et chantaient à tue-tête. Les musiciens étaient en plein milieu de leur set et il restait encore au moins une heure de concert. La salle avait une capacité limitée et le public débordait vers les tables disposées tout autour de la piste de danse, contraignant certains à migrer plus près du bar. L’ambiance restait heureusement bon enfant et tout le monde paraissait passer un agréable moment malgré la chaleur des corps qui se serraient en remuant au rythme de la musique.

Le professeur était venu seul comme cela lui arrivait souvent. Il aimait passer du temps avec ses amis mais n’avait aucune difficulté à sortir en solitaire. Pas de gêne comme cela pouvait être parfois le cas pour d’autres. Sa nature sociable et charmeuse lui garantissait de se trouver des compagnons de soirée s’il en ressentait le besoin ou l’envie. Voir même plus si affinités. Mais il n’était pour une fois pas dans cette optique. Il était surtout venu pour écouter ses copains jouer et il devait admettre qu’ils faisaient un boulot remarquable. Les morceaux se succédaient à un rythme effréné et ils arrivaient à galvaniser leur audience sans peine.

Des gouttes de sueur perlaient au front de Vox qui sentait qu’il avait besoin de recharger son verre, vide depuis bien trop longtemps. Il tourna le dos à la scène et réussit à s’extraire avec difficulté de l’amas des spectateurs pour se retrouver face au bar, tout à côté d’un mur. C’est là qu’il remarqua une jeune femme blonde à sa droite qui détonait vivement avec le reste des spécimens présents. Coincée dans un angle, elle semblait crispée, le corps raide et immobile, les yeux rivés sur la scène, visiblement mal à l’aise. Soit elle n’avait pas l’habitude de sortir sans ses amis, soit elle n’était pas fan de la foule. Peut-être même les deux. Ou alors était-ce simplement son expression habituelle et tout allait bien, mais il avait de la peine à le croire.

Elle était jolie et son embarras lui conférait un charme certain. Mais ce ne fut pas pour cette raison qu’il alla lui parler. Ce soir, il ne souhaitait pas ramener une conquête dans son lit, mais rien ne l’empêchait de se montrer bienveillant envers cette jeune femme. S’il était à côté de la plaque et qu’elle le rembarrait, il ne s’imposerait pas. Mais s’il avait vu juste et qu’il pouvait faire quoique ce soit pour qu’elle passe un bon moment, pourquoi ne pas essayer ? Il allait être difficile de s’entendre dans le brouhaha ambiant, mais heureusement le son était plus supportable là où ils se trouvaient comparé au devant de la scène. Il commanda une bière dont il vida une bonne partie en deux longues gorgées désaltérantes, puis il fit quelques pas pour la rejoindre.


- Bonsoir ! Owen. Il lui tendit la main et garda ses distances pour qu’elle ne se sente pas encore plus coincée, qui plus est par un parfait étranger. C’est un peu la folie ce soir tu ne trouves pas ? Bon avec eux, il fit un mouvement de tête pour désigner le groupe, il fallait s’y attendre. C’est la première fois que tu les vois ?

Il bu une nouvelle gorgée de sa bière en s’accoudant au bar et posa sur elle un regard doux et pas lubrique pour un sou. Il était ardu pour lui d’utiliser pleinement son pouvoir dans ce genre de conditions de bruits de fond constant, d’autant plus sans se blesser les cordes vocales. Il mit toutefois un point d’honneur à lui parler d’une voix amène et posée censée détendre l’atmosphère. Un large sourire aimable se dessinait sur ses lèvres alors qu’il faisait son possible pour que sa présence ne la gêne aucunement, tout en espérant qu’elle accepte cette dernière. Il n’avait pas la prétention de connaître tous les habitués des divers clubs de la ville, loin de là, mais il était persuadé de ne l’avoir jamais croisée auparavant. Il ne l’aurait pas oubliée.
Vox
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Jeu 2 Nov 2017 - 18:13
Vous avez déjà lu un livre ou le personnage principal décide de sortir de sa zone de confort pour explorer le vaste monde ? En général, ledit personnage rencontre des moments de doute et de peur mais finit par surmonter ces obstacles pour arriver au triomphe.
Ce n’était franchement pas le cas pour Léo. Mais alors, pas du tout. Elle restait coincée au pied de l’obstacle tandis qu’une foule compacte se pressait autour d’elle. Il faisait chaud, les gens suaient à grosses gouttes… et une femme venait de balancer un triangle de tissu sur scène qui ressemblait furieusement à un sous-vêtement. L’espace d’un instant, Léo se demanda si elle venait de l’enlever ou s’il s’agissait d’un geste prémédité et qu’elle en avait emmené une dans l’unique dessein de la balancer. C’était une façon comme une autre de s’en débarrasser.

Léo devait se concentrer sur la scène, la musique. Après tout, c’était pour écouter le groupe qu’elle était venue par pour observer leurs fans. Elle avait entendu parler du concert quand un jeune homme lui avait demandé s’il pouvait afficher un flyer dans la boutique. Elle avait accepté et même décidé d’aller jeter un coup d’œil, histoire de sortir un peu de sa bulle pour découvrir ce que le monde extérieur avait à lui apporter. Victor avait accepté de garder Adèle pour la soirée non sans exprimer une certaine perplexité quant à la sortie de sa sœur. Peut-être qu’elle aurait dû l’écouter.

Après avoir jeté un coup d’œil à l’horloge, elle décida de focaliser son regard sur la scène. En se concentrant, elle pourrait faire abstraction du maladroit qui avait tendance à lui marcher sur les orteils et surtout de son malaise. Elle en était là de ses bonnes résolutions quand un parfait inconnu vint lui parler. Léo avait l’habitude des inconnus avec sa boutique, mais en dehors du cadre professionnel elle ne savait jamais vraiment comment s’adresser aux gens qu’elle ne connaissait pas. Surtout dans un moment de faiblesse où elle aurait voulu rentrer à la maison en courant pour se couler un bon bain en sirotant du thé au citron.
L’inconnu ne tarda pas à se présenter. Owen, visiblement adepte du tutoiement. Ce qui obligeait d’ailleurs Léo à en faire de même, sous peine de paraitre distante, voire désagréable. Bon, au moins il avait la gentillesse de ne pas envahir son espace personnel.

- Léopoldine Sheller. Enchantée.

Elle ne devait pas vraiment avoir l’air enchanté. Mais elle faisait de son mieux pour produire un semblant de sourire pas trop gêné. En tout cas lui avait l’air à l’aise étant donné qu’il continua de parler. Oui, en effet, c’était un peu la folie. Léo avait l’impression d’avoir mis un pied dans un asile.

- Oui, c'est la première fois que je les vois. Il y a … de l’ambiance.

Visiblement, il connaissait le groupe. Si Léo avait su à quoi s’attendre, elle ne serait jamais venue. Jamais.

- Tu les a souvent vus en concert ?

La question sous-entendue était : ils sont toujours comme ça ?
Léopoldine Sheller
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Dim 5 Nov 2017 - 12:12
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la jeune femme ressemblait à un poisson hors de l'eau. Clairement pas dans son élément et qui contenait une légère panique comme elle le pouvait. La folie ambiante ne l'avait pas contaminée, bien au contraire et Vox espéra qu'il ne rajoutait pas une couche en venant lui taper la causette. Elle paru surprise, gênée mais pas fâchée qu'il se permette de l'aborder. Au moins ne la dérangeait-il pas plus, c'était une bonne chose. Il lui sourit aimablement lorsqu'elle lui donna son nom complet et l'écouta lui répondre que c'était la première fois qu'elle venait voir le groupe. Ca, il s'y était attendu, ce n'était pas réellement une surprise. Il se doutait même qu'elle n'était pas une adepte en temps normal de concerts aussi agités. Tout autour d'eux, les corps se mouvaient avec frénésie et lorsque l'un des morceaux les plus connus fut entonné, la salle paru se vider de moitié en une fraction de secondes. Les fans s'étaient rués vers la scène et se pressaient les uns contre les autres dans un même mouvement. Le musicien leva son verre en direction de ses amis en poussant un cri de contentement avant de rediriger son attention sur Léopoldine.

Les décibels avaient augmenté d'un coup sous les chants enthousiastes, mais ce morceau avait eu l'effet agréable de libérer l'espace autour d'eux et de rendre l'air plus respirable. Owen coula un regard vers la jeune femme en guise de réponse à sa remarque. Oui, il y avait de l'ambiance, c'était le moins que l'on puisse dire. Le groupe mettait littéralement le feu à la salle et leur énergie forçait le respect. Il avait adoré jouer avec eux, non seulement parce qu'ils étaient excellents et bourrés de bonnes idées, mais aussi pour leur dynamisme et leur plaisir à jouer tous ensemble. Du bon son, une excellente ambiance et de la bière, rien de mieux pour passer une soirée agréable. Mais ce ne devait pas être l'idée que s'en faisait son interlocutrice qui malgré un sourire forcé ressemblait toujours à un lapin pris dans les phares d'une voiture. Le professeur se dégagea du bar et bu une gorgée de son verre avant de reprendre la parole d'une voix avenante.


- Oui je les connais bien, j'ai joué avec eux quand Théo était pris par d'autres obligations. Il lui désigna le guitariste aux cheveux longs à droite de la scène qui était à présent monté sur les enceintes pour un solo endiablé. Ca fait plaisir de le voir en forme ce soir ! Ils ont toujours de l'énergie à revendre mais là je dois admettre que c'est particulièrement agité. Une nouvelle gorgée et il reprit la conversation. Tu aimes ? Sous-entendu, malgré le fait qu'elle paraissait n'avoir qu'une envie : fuir. Ca peut faire beaucoup quand on a pas l'habitude, je te l'accorde.

Autant être franc et lui faire comprendre qu'il avait remarqué son mal-aise sans pour autant en rajouter une couche en la pointant du doigt pour ça. Il était simplement étonné qu'elle s'impose quelque chose qui visiblement ne lui convenait pas. Mais peut-être le faisait-elle par défi ? Quoiqu'il en soit, il lui sourit aimablement alors que le groupe entamait un nouveau morceau qui déclencha une hystérie semblable au précédent. Une table non loin, à l'abri de l'agitation se libéra qu'il désigna à Léo.

- Ca te dit de te poser un moment ?

Les occupants s'étaient levés pour se mêler à la foule déchaînée comme beaucoup d'autres autour d'eux. Les places assises, rares à son arrivée dans le club étaient maintenant légion et celles qu'il avait repérées avaient le mérite de se situer un peu à l'écart. Au moins pourraient-ils s'entendre et ne pas être bousculés dans tous les sens. Il ne savait pas si elle avait l'intention de rester jusqu'à la fin mais si c'était le cas, un peu d'accalmie ne lui ferait pas de mal. Ca et quelque chose à siroter. En attendant qu'elle se décide sur la suite de sa soirée, il vida sa bière et en commanda une autre accompagnée cette fois-ci d'un grand verre d'eau. Il était en nage et son t-shirt aux couleurs d'un vieux groupe de rock avait plus de surface humide que sèche, il fallait qu'il se ré-hydrate. Il lui proposa de lui payer un verre avant de pousser un soupir sous l'effet de la chaleur.
Vox
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Mar 2 Jan 2018 - 21:09
[Je suis désolée et impardonnable pour le retard promis plus jamais !]

Particulièrement agité ? Léo se sentit soulagée. Peut-être n’étais-ce pas tous les soirs aussi éprouvant, n’empêche la prochaine fois… il n’y aurait pas de prochaine fois. Rebondissant sur la question de son interlocuteur, elle approuva.

- C’est vrai, ils dégagent beaucoup d’énergie, c’est agréable à voir.

Quoi ? Ce n’était pas un mensonge. Oui, ledit Théo dégageait beaucoup d’énergie vers son public et un tel échange était très agréable à voir. De loin.

-Est-ce que j’aime ? C’est difficile à dire. Je n’aime pas les circonstances, mais je pense que si je pouvais écouter leurs chansons au calme je serai beaucoup plus à l’aise.


En toute honnêteté, Léo ne pouvait pas se baser sur un moment de gêne pour déterminer si elle aimait un groupe ou non. Ce serait injuste pour les musiciens Non, il faudrait qu’elle trouve un moment et le moyen d’écouter leur musique au calme. Pendant qu’Adèle serait à l’école par exemple, pendant qu’elle faisait ses comptes. Oui, pour la plupart des gens c’était un moment stressant, mais quand on partait avec la certitude d’obtenir un résultat sans erreur, cela enlevait une partie du fardeau non négligeable.

Quand son interlocuteur lui proposa de se poser, Léopoldine ne put réprimer un soupir de soulagement. Assise, elle serait moins bousculée, donc plus à même d’apprécier la musique. Bon, l’ennui était qu’elle venait à peine de rencontrer cet individu, mais ils étaient dans un lieu public donc elle ne courrait aucun véritable risque.

En plus, il lui proposait même de lui payer un verre ! Elle accepta en demandant une limonade. L’alcool en général, ce n’était pas trop son truc. Elle était portée sur la limonade en été, le thé en hiver et c’est tout. Oui, dit comme cela, ça semblait un peu routinier mais en prenant en compte toutes les possibilités de saveurs parmi les différents thés.

Une fois son verre de limonade en main, la demoiselle désigna une table suffisamment éloignée de la foule pour leur permettre d’être à l’aise. Léopoldine s’installa de façon à ce que son nouveau compagnon puisse tout de même voir la scène. Après tout, il était venu pour voir ses amis. Décidément, loin de la foule, Léo appréciait beaucoup plus la musique du groupe. Les membres avaient un certains charismes et semblaient véritablement passionnés par ce qu’ils faisaient. Par ailleurs, la chanson qu’ils étaient en train de jouer était vraiment agréable et avait un refrain accrocheur. Bon, le mot qu’ils répétaient en boucle devait en être le titre, il faudrait qu’elle le note.

Reportant son attention sur son interlocuteur, elle prit, pour une fois, l’initiative de relancer un peu le dialogue.

- Tu as dit que tu avais joué avec eux, donc tu es guitariste professionnel ? Depuis longtemps ? Tu as ton propre groupe ?


Le métier de musicien était de ceux qu’on ne pratique que par passion dans l’esprit de Léopoldine, elle amenait donc la conversation vers un sujet qui mettrait probablement à l’aise l’homme en face d’elle.
Léopoldine Sheller
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Dim 7 Jan 2018 - 22:54
La réaction de la demoiselle étonna quelque peu Vox qui ne s'attendait pas à ce qu'elle apprécie l'énergie du groupe au vu de son attitude quelque peu fermée et stressée. Il en fut toutefois ravi pour elle ainsi que pour ses amis. Si même une personne visiblement mal à l'aise arrivait tout de même à ressentir positivement le dynamisme du groupe, c'est qu'ils faisaient tous du bon boulot sur scène. Sans parler des gars de la technique qui géraient les effets de lumière ainsi que l'ingé son qui faisait un sans faute depuis le début du concert. Toute l'équipe travaillait ensemble depuis des années et le show était rodé. Ils arrivaient à s'adapter autant aux petites salles comme c'était le cas ce soir-là, qu'aux arénas aux capacités d'accueil bien plus conséquentes. C'était un groupe sans prise de tête, à l'ambiance bon enfant qui n'oubliait jamais de rester professionnel en toutes circonstances et d'être généreux envers ses fans. Le contact avec le public les galvanisait et il suffisait de poser les yeux sur la scène pour s'en rendre compte.

Mais s'il fut étonné par ce que Léopoldine venait de dire, il le fut encore plus face à sa franchise déroutante. Il ne s'était pas attendu à ce qu'elle lui avoue tout de go qu'elle n'aimait pas du tout l'ambiance dans laquelle ils se trouvaient. Au moins il ne faisait plus aucun doute à présent que les concerts de rock survoltés n'étaient pas sa tasse de thé ! Cependant il ne la jugeait pas, chacun son truc. Lui était carrément plus à l'aise dans ce genre d'atmosphère déjantée que dans des soirées de gala guindées par exemple. Et il paraissait évident qu'elle avait voulu essayer malgré une appréhension qui se lisait sur son visage, c'était tout à son honneur. C'est comme ça qu'on apprenait ce que l'on aimait ou pas d'ailleurs, en faisant des expériences, en sortant de sa zone de confort. Il lui sourit donc aimablement et lui parla d'une voix sympathique.


- Si je peux te donner un conseil, commence par leur deuxième album, The Sons Believe. C'est l'un de leurs meilleurs, autant dans le son que dans les textes. Il a une note plus calme aussi, je pense qu'il pourrait te plaire.

Il lui fit un petit clin d’œil qui se voulait complice alors qu'elle acceptait avec un soupir de soulagement son invitation à s'asseoir. Lui aussi n'était pas mécontent de pouvoir se reposer un peu, malgré sa vigueur légendaire dans certains domaines, il n'avait plus 20 ans ! Il commanda donc la limonade pour la demoiselle, pris sa bière et son verre d'eau et la suivit vers une petite table à l'écart de la foule. La jeune femme sembla se détendre et poursuivit leur conversation tandis qu'Owen regardait le groupe jouer avec une mine réjouie. Il adorait quand un concert se passait aussi bien et il était même un peu jaloux de ne pas être sur scène avec eux pour en profiter. Il mit pourtant ses sentiments de côté et concentra son attention sur Léopoldine, plantant son regard dans le sien tout en lui répondant sur un ton enjoué.

- A vrai dire je suis musicien professionnel et professeur de musique à la Potential Home. J'ai toujours joué ou chanté depuis que je suis gamin et j'ai eu la chance d'en faire mon métier. Je bosse surtout avec des groupes ou artistes pour des sessions d'enregistrements ou des concerts, mais je ne fais pas parti d'un groupe à proprement parler.

C'était une question à laquelle il répondait souvent, à savoir s'il faisait parti d'un groupe ou s'il avait une quelconque carrière solo. Autant il aimait créer, surtout entouré par des musiciens de talents, autant il n'avait jamais eu l'envie de se mettre sur le devant de la scène. Bien sûr, ses archives regorgeaient de morceaux qu'il avait composés, arrangés et enregistrés, seul. Il gardait jalousement se trésor et n'avait jamais donné l'accès à qui que ce soit, pas même à ses amis les plus proches. Il y avait un niveau d'intimité et de mise à nue qu'il n'était étrangement pas prêt à partager. Pas pour le moment en tous les cas. Peut-être qu'un jour il sortirait un album avec ses meilleures chansons, une sorte de best-of chronologique de sa vie. Peut-être... Il descendit la moitié de son verre d'eau, but une gorgée de bière et poursuivit la conversation.

- Et toi, qu'est-ce que tu fais dans la vie ?

Il était curieux d'en apprendre plus sur son interlocutrice et il se dit que l'accalmie qu'apportait sur scène et dans la foule le nouveau morceau serait propice aux confidences. Ou tout du moins à la mettre un peu plus à l'aise. Vox applaudit ses copains qui entamait à présent un bon slow comme seuls les groupes de rock savaient les faire, puis posa son regard sur la jeune femme. Tout autour d'eux des couples s'étaient spontanément formés et dansaient collés-serrés sur le rythme lent qui coulait des enceintes. Il l'aurait bien invité à se joindre à la fête, mais il était quasi-sûr qu'elle n'accepterait jamais de danser avec lui. Il se retint donc de faire un faux-pas et attendit sagement que la conversation reprenne.
Vox
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Mar 6 Fév 2018 - 23:16
- Le deuxième album, c’est bien noté. Le titre est joli en tout cas.

Léo s’empressa de noter le titre sur un bout de serviette en papier qu’elle glissa dans son sac. Il serait trop bête d’oublier le conseil musical de son interlocuteur. Autour d’eux, la foule ne semblait pas se lasser et même redoubler d’énergie, pourtant Léo supportait cela beaucoup mieux. Heureusement qu’ils étaient assis. Elle en profit d’ailleurs pour lever son verre afin de trinquer. N’oublions tout de même pas les bonnes manières, et puis ce jeune homme lui avait offert son verre, c’était vraiment gentil.

- La potential home ?

Heureux hasard, cette institution faisait partie des meilleurs clients de Léo. D’après Alex Mason, les enfants avaient besoin d’être à la fois amusés et stimulés intellectuellement. Les puzzles de Léo étaient l’outil idéal pour cela. Le fait que son interlocuteur y travaille le rendait moins mystérieux pour Léo, moins lointain. Sans qu’elle le connaisse, il appartenait à son environnement proche. Cela rendait l’échange plus facile.

-Donc tu dois travailler avec Alex Mason. Je le connais depuis quelques temps maintenant, il vient assez souvent dans ma boutique pour acheter des puzzles pour les élèves. Je suis vendeuse de puzzle, j’ai repris la boutique de mes parents, tu es peut-être déjà passé devant les puzzles Sheller ?

L’enseigne étant présente depuis un certain temps, il arrivait que des gens la connaissent de vue. Elle était aisément repérable, avec sa jolie teinte vert foncé et ses grandes lettres dorées.

- En fait, je conçois et commercialise les puzzles et casse-tête. Pour la réalisation, je travaille avec un artisan, je ne suis pas assez habile moi-même.

Bon, certes, ce n’étais pas très glamour comme profession, mais Léo aimait son métier. Et puis elle n’allait pas mentir et s’inventer une vie d’aventurière pour impressionner un inconnu. Cela aurait été à la fois stupide et franchement pathétique. Et puis, comme le disait souvent Adèle, Léo avait peu d’imagination. Pendant qu’elle réfléchissait, les musiciens avaient débuté une chanson beaucoup plus douce plutôt agréable.

-Est-ce que tu connais le titre de cette chanson ?


Autour d’eux, les couples s’étaient formés. Léo appréciait vraiment le fait que son interlocuteur ne lui demande pas de danser. Elle n’était pas une grande adepte des contacts physiques rapprochés avec des inconnus. L’un des couples en était d’ailleurs au stade des échanges buccaux. Ils n’avaient pas vraiment l’air d’avoir conscience de leur environnement. C’était assez touchant… et assez gênant quand une main s’égara sur un postérieur.

- Quand est-ce que tu as décidé de devenir musicien ? Tu as toujours su que tu voulais devenir professionnel ?
Léopoldine Sheller
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Lun 5 Mar 2018 - 21:14
Le regard tourné vers la scène, Vox n'était pas mécontent de se retrouver tranquillement assis à une table, en charmante compagnie qui plus est. Léopoldine elle-même semblait se détendre quelque peu maintenant que l'agitation ne l'étouffait plus autant. Elle nota consciencieusement l'info qu'il lui donna et pour une raison inconnue, le musicien était persuadé qu'elle ne le faisait pas juste pour paraître polie. Sûrement la franchise dont elle avait fait preuve auparavant et qu'il appréciait déjà chez elle. Il en avait connu des hypocrites ou des gens qui, simplement par timidité, n'osaient pas dire ce qu'ils pensaient. Autant il pouvait le concevoir, autant il trouvait cela dommage. Mais la jeune femme assise à côté de lui avait beau ne pas être à l'aise, elle restait incroyablement honnête, de manière presque déroutante. Elle dégageait une gentillesse et une simplicité peu communes qui le touchait et qui détonnait quelque peu avec leur environnement actuel où la folie régnait au rythme des Running Rabbits.

Il détourna son visage du groupe pour porter son attention sur elle alors que la conversation se poursuivait. Un large sourire s'étira sur les lèvres du professeur lorsqu'elle mentionna le nom de Dastan. A croire qu'il connaissait tout le monde ! En même temps, la Potential Home était un établissement reconnu et qui employait ou faisait appel à toutes sortes de corps de métiers différents. Tomber sur quelqu'un qui y était lié d'une manière ou d'une autre n'était pas si étonnant. En l'occurrence ici, c'était pour ses puzzles que la demoiselle était demandée. Alex avait déjà montré quelques-unes de ces pièces à son collègue et ce dernier avait été bluffé par leur qualité mais également par l'ingéniosité des casses-têtes.


- Je le connais bien oui, c'est un ami de longue date. Depuis que je travaille à l'école à vrai dire. Il but une grande rasade pour terminer son verre d'eau avant de poursuivre. Je connais simplement de nom, je dois avouer que je n'ai jamais poussé la porte. La prochaine fois que je serai dans le quartier, je viendrai te dire bonjour.

Il lui sourit avant de la regarder, admiratif, lorsqu'elle lui confia être la conceptrice des puzzles. Owen état la patience même lorsqu'il s'agissait de musique, d'enseignement ou de drague. Mais en ce qui concernait les jeux de logique, il avait tendance à tout envoyer valser au bout de quelques minutes. Cela avait tendance à l'agacer au plus haut point et il ne prenait que rarement le temps d'aller jusqu'au bout de la solution. En cela, il ne serait jamais un bon client pour la boutique des Sheller. Cependant, cela ne l'empêchait pas de trouver le travail fourni ahurissant, bien au contraire ! La réflexion et l'imagination que cela requérait le stupéfiaient.

- Tu m'impressionnes ! Je suis incapable de résoudre des casses-têtes même si ma vie en dépendait ! Un rire fusa de sa gorge alors que le groupe entamait son slow le plus connu. C'est justement la chanson-titre de l'album dont je te parlais, The Sons Believe.

Il écouta les premières notes en fredonnant naturellement la mélodie sans même s'en rendre compte. Parfois il se disait que vivre avec lui devrait être un vrai supplice si l'on avait besoin de calme. Il n'arrivait pas à s'arrêter de chanter ou d'écouter de la musique et il se félicitait d'avoir fait insonoriser tout son appartement lorsqu'il avait emménagé. De même que ses voisins ! Cela lui avait coûté une petite fortune, mais pour la paix que cela lui procurait, il trouvait que c'était de l'argent bien dépensé. Parfois il se déconnectait tant du monde qui l'entourait qu'il n'écoutait même plus les conversations qui l'entouraient et auxquelles il participait. La musique avait ce pouvoir sur lui et c'est après avoir un peu secoué la tête pour reprendre ses esprits qu'il lui répondit d'une voix joviale.

- Oh je crois que je l'ai toujours su, j'ai certaines facilités dans le domaine et pour moi c'est aussi vital que de respirer. Devenir un pro était la suite logique. En revanche, je ne me serai jamais imaginé prof !

A nouveau, un rire s'échappa de ses lèvres alors qu'il repensait à son retour à Edimbourg. Certes les circonstances n'avaient rien de joyeux, mais sa nouvelle carrière avait été des plus étonnantes pour lui. Déjà parce qu'il n'avait jamais envisagé ce métier, ensuite et surtout parce qu'il l'adorait. Il s'était rapidement senti à l'aise et s'était investi comme jamais il n'aurait pensé le faire. Ce travail lui avait sauvé la vie en lui rendant l'inspiration dont il manquait cruellement après son histoire avec Max. Si on lui avait dit à l'époque qu'il poserait ses bagages pour de bon et qu'il enseignerait un jour, il ne l'aurait pas cru et aurait rit comme il le faisait maintenant. Même à présent, après huit années, cela le surprenait encore quelque part.

Les derniers accords de la chanson s'évanouirent sous les applaudissements avant qu'un nouveau morceau tout aussi calme ne prenne la suite. Vox en profita pour s'excuser et aller se chercher un nouveau verre d'eau avant de revenir et de reprendre la discussion, désaltéré et le t-shirt un peu plus sec déjà.


- Et toi, tu as toujours voulu reprendre la boutique de tes parents ?

Il se demandait si son habileté à imaginer les pièces qu'elle vendait dans son magasin lui avait été inculquée dès l'enfance ou s'il s'agissait d'un heureux hasard. Il trouvait ce métier fascinant, d'autant plus qu'il s'agissait là de véritable artisanat, à l'ancienne. Cela ajoutait un charme certain aux objets et une valeur indéniable. Il comparait ça aux instruments fabriqués avec subtilité et passion. Le son était toujours meilleur, plus beau, plus authentique. Elle avait beau ne pas les fabriquer, cela n'ôtait en rien le cœur qu'elle y mettait. Tout part des idées et le résultat des siennes étaient du genre à retourner le cerveau d'Owen. Il avait l'habitude de côtoyer des musiciens, il en rencontrait tous les jours, mais des conceptrices de casses-têtes, c'était une première ! Des plus agréables qui plus est.
Vox
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Mar 27 Mar 2018 - 23:51
- En fait un puzzle, ce n’est pas si compliqué que ça en a l’air. Je pense que les gens s’imaginent que c’est une sorte de montagne, quelque chose d’insurmontable. En fait, ce qui empêche de résoudre un puzzle, ce n’est pas vraiment la difficulté mais l’idée qu’on se fait du niveau de difficulté. C’est un peu comme une ombre projetée. Quand on la regarde, on voit quelque chose de grand, un peu effrayant mais aux contours très vagues. Et si tu dépasses cette impression et que tu t’approches du problème pour le voir tel qu’il est, tu te rends compte que ce n’était pas si terrible. En fait, je pense qu’avec une bonne méthode, aucun puzzle n’est infaisable. Sauf s’il manque des pièces bien sûr.

Et Léo reprit une gorgée. Son discours avait été prononcé d’une voix douce et encourageante, la même qu’elle utilisait pour convaincre un public récalcitrant. Combien de fois avait-on dit à Léo sur tous les tons « c’est vraiment beau ce que vous faites mais… je n’ai pas le temps/ je n’ai pas les capacités… » Parfois il s’agissait de gens qui n’avaient pas confiance en eux. Ou alors qui avaient la flemme mais qui n’osaient pas dire à Léo qu’ils étaient juste entrés pour regarder et qu’il n’avaient en fait jamais eu l’intention d’acheter quoi que ce soit. Si la technique de sa mère était de les rabrouer d’un ton froid, Léopoldine était toute douceur et gentillesse avec ce genre de non-client. Comme ça, ils se sentaient mal et finissaient par acheter quelque chose.

C’est à cet instant qu’il posa la question de la vocation. Léopoldine eut un instant d’absence. Elle ne s’était en fait jamais vraiment posé la question. Elle prétexta d’aller chercher un verre d’eau tout en pensant à sa réponse. Il faut dire que chez les Sheller, on n’avait pas vraiment la notion de vocation, ou ce genre de choses. Léo récupéra un verre d’eau et revint à sa place, tout en réfléchissant, mais elle ne trouvait toujours pas de réponse satisfaisante pour elle, ou pour son interlocuteur. Alors, elle se contenta de lui répondre la vérité.

- J’ai toujours connu cette boutique, toujours tenu des puzzles alors c’était un peu comme une évidence pour moi. Je n’y ai pas vraiment réfléchit, c’était tellement logique, cela faisait sens en quelque sorte, tu vois ?

Bon, une version édulcorée de la réalité. Mais elle ne pouvait pas répondre que ces parents avaient décidé avant même sa naissance ce qu’elle allait devenir, cela n’était pas franchement la meilleure chose à faire dans une conversation avec un inconnu. Quelqu’un de l’extérieur ne pouvait pas comprendre ce cheminement de pensée si spécial, si unique et qui n’appartenait qu’à la famille Sheller, enfin surtout aux parents de Léo.

Il fallait à tout prix détourner la conversation, ou trouver un autre sujet.

- Tu disais que tu n’avais pas prévu de devenir professeur, si ce n’est pas indiscret, comment est-ce que c’est arrivé ? Qu’est-ce qui t’a donné envie d’enseigner ?

Voilà la bonne idée : retourner la question à son interlocuteur permettait d’esquiver tout en discrétion et surtout en restant polie car elle montrait ainsi qu’elle s’intéressait à ce qu’il avait à dire. Tout était dans l’équilibre : la correction et la sécurité. Décidément, elle devenait meilleure de jours en jours à ce petit jeu, elle serait bientôt une demoiselle tout à fait capable d’avoir un semblant de vie sociale !
Léopoldine Sheller
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Ven 30 Mar 2018 - 15:32
Il était toujours fascinant pour Owen d'écouter quelqu'un parler de son métier et de la vision qu'il en avait, d'autant plus si c'était fait avec passion ce qui était vraisemblablement le cas ici. Il n'avait jamais envisagé les puzzles et surtout les casse-têtes de cette manière. Dans son esprit, ils n'étaient bons qu'à le frustrer s'il ne trouvait pas la solution assez rapidement. Mais ce que la demoiselle Sheller lui expliquait semblait somme toute logique et était une manière plus sympathique d'aborder la chose. Il n'était toutefois pas sûr de pouvoir appliquer ces sages paroles qui restaient tout de même un concept un peu vague. Il comprit alors comment devaient se sentir certains de ses interlocuteurs, voir de ses élèves, lorsqu'il entamait une explication enflammée sur la musique. Cette pensée lui arracha un sourire entendu et il demanda quelques clarifications.

- Est-ce qu'il y a une bonne méthode universelle ou tu dois en trouve une à chaque fois ?

Il n'était pas contre avoir la recette magique, mais il se doutait que cela ne devait pas être aussi simple. Tout comme avec la musique. En y réfléchissant, il y avait une méthode à suivre également lorsqu'on en apprenait les bases. Selon lui, les codes étaient faits pour être brisés afin de pouvoir se dépasser et aller chercher au-delà, cependant il fallait bien les appendre en premier lieu. Combien de fois il avait entendu des élèves soupirer en cours de solfège, dépités par ce qui semblait pourtant d'une logique sans faille à Vox ? Il se mettait à leur place à présent en y réfléchissant bien. Un élève face à un professeur qui, il fallait l'avouer, avait une manière douce et simple d'amener les choses. Si jamais Léopoldine voulait se recycler, il n'aurait aucune peine à la voir en maîtresse d'école. Elle était pédagogue, claire et surtout captivée par son sujet.

La question qu'il lui posa ensuite sembla la laisser plus pensive que le reste de leur conversation et elle partit chercher un verre d'eau avant de s'installer à nouveau à ses côtés. Il se demandait s'il n'avait pas mis les pieds dans le plat sans le vouloir, mais après un instant de silence, elle lui répondit tout de même. Ses mots lui arrachèrent un sourire et un hochement de tête approbateur. Il voyait exactement ce qu'elle voulait dire. Lui-même ne s'était jamais réellement posé de questions quand à sa future carrière. Elle avait semblé être toute tracée pour lui dès son plus jeune âge et même si cela pouvait paraître une mauvaise chose, une restriction de sa liberté de choisir, Morrison ne le voyait pas de cette manière. Il était certain que, peu importe son métier, il aurait un lien avec la musique. Comme le disait Léo, c'était une évidence.

Autour d'eux les corps se serraient dans une dernière et longue étreinte alors que le deuxième slow touchait à sa fin et qu'une ambiance calme s'était répandue dans la salle. Owen connaissait assez le groupe pour savoir que cela n'annonçait que plus de chaos et c'est sans grand étonnement qu'il les écouta entamer l'un de leur plus grand tubes. Des hurlements de contentement fusèrent de part et d'autre de la foule qui s'amassa devant la scène en s'agitant dans tous les sens. Les gens semblaient soudainement possédés et il était curieux de constater les changements qu'une simple chanson pouvait induire dans un groupe d'individus. Vox n'était lui-même pas en reste et avait accueilli le morceau avec bruit avant de revenir à sa discussion après une rasade de bière.


- Ça a été un pur hasard à vrai dire. Il lui sourit avant de poursuivre, plus pensif. J'ai passé une grande partie de ma vie à voyager pour mon boulot et je suis arrivé à un point où j'avais besoin de me poser quelque part. Je suis revenu à Edimbourg, il me fallait un travail fixe alors j'ai été voir Alex et.... voilà !

Tout comme Léopoldine, le musicien n'avait pas raconté l’entièreté de son histoire. Ce n'était pas par pudeur mais parce qu'il n'aimait pas revenir sur cet épisode de sa vie. Penser à Max avait de quoi lui plomber le moral encore maintenant ou le mettre en rogne, au choix. Malgré le temps écoulé, il sentait que ce chapitre n'était pas clos et qu'il ne le serait pas tant qu'il ne lui aurait pas pardonné ou mit une sacrée raclée. Mais ce n'était ni l'heure ni le moment de ressasser tout cela. Il chassa donc rapidement l'image de son ancien amant de son esprit avant de poser un regard amusé sur la foule qui continuait à onduler au rythme déchaîné qui émanait de la scène. Il osa se perdre dans la musique le temps d'une chanson, un sourire aux lèvres, un sentiment de bien-être l'envahissant. Il était dans son élément, en bonne compagnie, que demander de plus ? Il espérait que Léo s'amusait malgré toute cette agitation qu'il appréciait tant et il lui lança un coup d’œil pour s'assurer qu'elle n'était pas sur le point de s'enfuir.
Vox
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