The cat and the bird [Cheshire]

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Lun 18 Sep 2017 - 12:36

"I don't wanted to know what she did, she's not who I am
At least that's what I thought, now I'm second guessing
I can't put my gun down, my suit's getting heavy
Something wants to be released
Something dark inside of me, dark familiarity"

____________________________________________________________________________________________________



Plus que son nouvel appartement, la Potential Home ou même le refuge, c'était son petit cabinet que Castiel considérait comme son véritable sanctuaire. C'était la première chose qui lui avait appartenu après son arrivée à Édimbourg, et s'il aurait depuis pu trouver plus grand, plus moderne, il n'avait jamais pu s'y résoudre. C'était chez lui ici, d'une manière qui dépassait les mots, qui dépassait la pensée. Il avait l'impression que la petite chambre était une extension de lui-même, au même titre que ses ailes. Il y régnait une sensation de paix, on s'y sentait en sécurité. Il y avait aidé beaucoup de personnes, ces dernières années, même si maintenant il faisait presque toute ses consultations à l'école ou à domicile. Mais il revenait régulièrement au cabinet, lorsqu'il avait vraiment envie de tranquillité : c'était comme un point d'eau auquel venir se ressourcer. Et cela en faisait l'endroit idéal pour aujourd'hui...

Le cabinet était encombré, mais chaleureux : ses meubles débordaient d'objets aussi variés qu'incongrus, la plupart étant des souvenirs amassé au cours d'une longue vie, ou des présents offerts par des patients reconnaissants. Un corbeau empaillé trônait sur une pile de livres, un poisson chantant avait été passé autour d'un clairon, et une famille de souris nichait dans la grosse théière. James se faisait du thé dans sa bouilloire électrique. Au seul mur dégagé, en face du lit étroit de consultation, un poster de chaton était accroché : dans une police de caractères aussi douteuse que colorée, on pouvait lire « Hang in there ! ». Le guérisseur avait cru comprendre que c'était ce genre de chose qu'on attendait de voir dans un endroit pareil, et puis qui n'aimait pas les chatons ?

Le « clac » sec de la bouilloire qui s'éteignait retentit dans la pièce autrement silencieuse, et il commença à préparer du thé. Normalement, c'était le moment où Quetzal, le colibri qu'il avait adopté, venait se poser sur la tête du corbeau, attendant de pouvoir goûter au breuvage sucré. Mais il ne savait pas où il était passé, aujourd'hui ; de temps en temps, la bestiole s'éclipsait, vivant sa vie sans que son humain ne s'en inquiète. Il réapparaîtrait quand il le voudrait, sans doute après avoir vécu une folle aventure. Et puis Castiel n'était jamais vraiment seul, de toute façon...

« Dans quel pétrin tu t'es encore fourré, gamin ? » La voix de son père adoptif, que lui seul pouvait entendre, avait son habituel ton grognon. Mais, depuis quelque temps, son fils avait l'impression qu'elle s'était malgré tout adoucie. Un peu. Jeremiah Smith s'était manifesté dès qu'il était entré dans le cabinet, la jeune femme inconsciente dans les bras. Castiel l'avait délicatement couchée sur le lit, puis il s'était mis au travail. Il avait fait le plus gros quand il l'avait trouvée, dans la capsule de sauvetage qui s'était écrasée dans l'herbe, mais il voulait s'assurer qu'elle ne risquait plus rien. Se concentrant, il laissait son don faire son office, tandis qu'il refermait pour de bon la blessure. Sa nouvelle patiente avait été salement touchée, et elle aurait pu mourir très vite sans soins rapides, se vidant de son sang. Mais Castiel l'avait trouvée le premier. Et, sans trop savoir pourquoi exactement, il l'avait amenée jusqu'à son cabinet. Il aurait pu la confier à l'hôpital, aux autorités, ou à la Potential Home. Autant de gens qui auraient pu s'assurer de son bien-être, découvrir qui elle était, rassurer ses proches. Mais l'instinct avait poussé le prodige ailé à faire autrement. Quelque chose qu'il avait vu dans la lueur d'âme de la femme l'avait convaincu que c'était la meilleure chose à faire pour l'instant- Une lueur gris acier, trempée par les épreuves, et à laquelle se mêlait comme une ombre dont il n'arrivait pas à deviner la nature.

« J'espère que tu n'as pas pris de risques juste pour un joli minois... »


D'un autre temps, Jeremiah Smith conservait certains préjugés réactionnaires, et James Novak avait depuis longtemps appris à ne plus trop y faire attention. Et puis il pouvait sentir que son père s'inquiétait pour lui, même s'il s'efforçait de ne pas trop le montrer. Castiel haussa les épaules pour seule réponse, ses ailes s'élevant en arc de cercle autour de lui. Puis, une tasse de thé fumant dans les mains, il s'assit sur son tabouret à roulette, contemplant la femme endormie. Il n'y avait plus qu'à attendre..
Castiel
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Ven 15 Déc 2017 - 12:32
Le noir. Le vide. L’absence de tout. Le calme, enfin… jusqu’à ce que la conscience ne renaisse à nouveau, les sens rejaillissant un à un.

D’abord, le toucher ranimant d’une douce chaleur ambiante sa peau. L’odeur du thé et des livres anciens vient ensuite lui chatouiller les vibrisses, suivie de près par l’ouïe. Le cliquetis d’un chauffage, les roulettes d’un siège, une respiration, mais pas encore de questions. Puis le goût, entrainant avec lui les souvenir, car il est celui du fer. Du sang. La vue suit rapidement ensuite.

Et si rouvrir les yeux lui demande un effort considérable, se relever brusquement aucun. Sa tempe percute quelque chose dans le mouvement, mais elle est bien trop perturbée pour y faire attention. Non, celle-ci est accaparée par des questions bien plus urgentes. Les souvenirs l’assaillent tous en même temps, sans lui laisser le moindre répi. La prise de l’aéronef, l’attaque, Amelia, la balle reçue. Autant de réminiscences qui la prennent à la gorge. Son premier réflexe est alors de toucher sa blessure, et si elle ses mouvements sont encore quelques peu engourdis, cette dernière n’est plus présente. Comment? Un simple cauchemar ?

Impossible. Pas avec toute l’Ombre qui recouvre ses mains ; ni celle tourbillonnant à présent sur son visage. Car, enfin réveillée, je récupère mon dû, faisant ainsi éclore, le long de son cou jusqu’à l’un de ses yeux, une myriade de pétales ébène ; l’œil touché subissant le même sort. Et tout ceci, ma petite Fawn l’accepte sans broncher, malgré la cécité droite naissante. Cela fait partie de notre pacte, une réalité qu’elle ne peut nier. Réalité qui finit par la rattraper sur un autre point, la sortant de sa stupeur en un sursaut.

Son regard se tourne alors vers l’homme qu’elle a jusqu’ici négligé, happée par bien trop d’informations pour pouvoir assimiler la plus importante de toute. Et si son visage ne lui dit rien, la paire d’ailes qui se reposent dans son dos ne lui sont pas inconnues. Elle jurerait les avoir déjà vues. C’est même la dernière image qu’il lui reste, avant de s’être réveillée ici, lui semble-t-il. Et s’il est l’Ange qu’elle avait cru voir, au bord de la mort, elle doit avouer qu’elle n’avait jamais imaginé le Paradis ainsi. Encore moins qu’elle pourrait y atterrir un jour. Pas après la vie qu'elle a menée, et surtout sans baptême. Son scepticisme est donc à son comble. A vrai dire, plus que du scepticisme, c’est une méfiance grandissante qui rejoint la colère qui naît peu à peu en elle. Peut-être est-ce les Enfers depuis le début? Ceci expliquerait beaucoup de choses mais cela signifierait également que son tourment est loin d’être terminé. Et au fond d’elle-même, elle le sait déjà. Qu'elle soit en Enfers, au Paradis ou sur Terre.

▬ Vous êtes qui ? Je suis où ? lâche-t-elle finalement au Dodo, claquante.

Cependant, son agressivité ne s’arrête pas simplement à son ton et me voilà libéré de ma contrainte. Je sais ce que j’ai à faire sans qu’elle n’ait même à le formuler en pensées. Sortant de l’ombre, je me jette donc dans la seconde sur la volaille pour la plaquer au sol. La patte pressant sa poitrine, j’approche mon visage du sien pour le laisser admirer mes crocs.

▬ Réponds.

Cheshire
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Sam 16 Déc 2017 - 14:22
Ce n'était pas la première fois que Castiel se mettait dans une situation difficile parce qu'il n'avait pas pu s'empêcher d'aider quelqu'un en difficulté, et ce ne serait sans doute pas la dernière. C'était tout lui ça, il ne pouvait pas s'empêcher de porter secours à quelqu'un qui en avait besoin, et ce sans se poser de questions. Le temps de se poser des questions -même les bonnes- il était parfois trop tard, et il ne pouvait se le permettre. Quoi qu'elle ait pu faire, lorsqu'une personne était en danger, il ne voyait que la blessure, et ce qu'il pouvait faire pour la soigner. Peu importe le reste. C'était déjà le cas sur les champs de bataille, lors de son baptême du feu pendant la guerre de sécession. Il y avait porté les deux uniformes, mais il avait agi de même sur le terrain : peu importe le camp, il avait guéri tous ceux qu'il avait pu. Heureusement, les guerres dans lesquelles il s'était retrouvé impliqué s'étaient faites rares, mais il y avait toujours des gens à aider. Où qu'il aille, quoi qu'il fasse, c'était un fait indéniable. Cette jeune femme étendue sur le lit de son cabinet s'était apparentée dans le feu de l'action à sa plus simple expression, celle qu'il voyait toujours chez celles et ceux qui se retrouvaient dans cette position : une vie à sauver. Et c'était tout ce qui lui avait importé sur le moment.

Mais maintenant que la situation s'était calmée, et que l'inconnue était hors de danger, il lui aurait été difficile de ne pas se montrer curieux. Qui était-elle ? Et comment s'était-elle retrouvée dans cette capsule de sauvetage, projetée par un aéronef qui aurait simplement dû être inauguré ? Après avoir guéri sa patiente, il était resté en contact avec la Potentual Home, afin de se tenir au courant. D'essayer de comprendre ce qui avait bien pu se passer. Des terroristes avaient décidé de détourner le Harrington, mais ce n'était pas le plus terrible : non, le pire, c'était ceux qui s'en étaient pris à la foule. Des prodiges, comme pris de folie, qui s'étaient donné la mort en emportant des spectateurs et des participants. Et parmi eux, le père de Killian, un des élèves de son petit groupe d'empathes. Cette nouvelle avait arraché le cœur du guérisseur, surtout en imaginant à quel point cela devait être difficile pour le garçon. Ce dernier avait immédiatement pris en charge par l'école et sa famille, et Castiel s'en voulait de ne pas être auprès de lui en ce moment. Mais il avait l'étrange impression que pour le moment, sa place était ici, aussi difficile fut-il. Quoi qu'il arrive, il serait là pour Killian, dès qu'il aurait l'occasion de le rejoindre.

Autre détail curieux concernant sa patiente mystérieuse : sa lueur d'âme. Son éclat s'était stabilisé après qu'il eut refermé sa blessure, retrouvant de la vigueur. Mais elle était...étrange, sa teinte pas tout à fait homogène. Comme si l'ombre et la lumière s'y entremêlaient. Puisant leur force l'une de l'autre, mais peinant à trouver l'équilibre. Castiel était bien en peine de savoir si cela résultait du traumatisme, ou si c'était antérieur ; il avait beau creuser sa mémoire, il ne se rappelait pas l'avoir déjà vue. Mais son esprit n'était pas toujours le plus fiable, du point de vue des souvenirs ; parfois, ils étaient trop diffus pour qu'il s'y fie. Il était à peu près sûr qu'elle n'était pas un membre de l'équipage du Harrington : elle ne portait pas l'uniforme. Ce qui laissait deux solutions : un membre du personnel civil qui s'était trouvé à bord au mauvais moment...ou l'une des responsables de l'attaque. Peut-être aurait-il dû prévenir les autorités, ou au moins la Potential Home, mais il n'avait pu s'y résoudre. Du moins concernant la police ; il avertirait l'école plus tard, sans doute. Pour le moment, il avait simplement l'impression que c'était ainsi que les choses étaient supposées se passer. Et même s'il s'agissait de l'une des assaillantes, il ne ressentait pas de malveillance de sa part, pas directement. Peut-être avait-elle une bonne raison, peut-être pas. Peut-être voulait-il lui donner une chance de s'expliquer, sans lui faire courir plus de risques.

Elle avait survécu, c'était le plus important. La plaie était propre, et il avait fait de son mieux pour nettoyer le sang sur ses vêtements. Il n'avait pas eu besoin de les ôter pour la soigner, et il ne se serait de toute façon pas senti à l'aise à l'idée de le faire. Tout ce qu'il pouvait faire maintenant, c'était attendre. Attendre qu'elle récupère, qu'elle se réveille. Il y aurait un temps pour les questions. Pour le moment, il était surtout heureux d'avoir pu l'aider. C'était souvent aussi simple que ça. Sa tasse de thé entre les mains, il l'observait, le front plissé. A côté de lui, Jeremiah Smith se montrait plus soupçonneux que jamais, ce qui ne s'éloignait de toute façon guère de son état normal.

Puis elle se réveilla.

Castiel s'était levé, la sentant revenir à elle juste avant qu'elle ouvre les yeux. Il fut submergé par les émotions de la jeune femme : de la confusion, principalement, ce qui était normal. Et puis...autre chose, il ne savait pas trop quoi. Déjà parce qu'il était occupé à observer le curieux phénomène qui se produisait sur la peau de l'inconnue : c'était comme si l'ombre avait jailli de sa personne pour s'incruster sur une partie de son visage, puis le long de son cou. Mais il n'eut pas le temps de se poser plus de questions qu'il se retrouvait projeté à terre par ce qui avait l'air d'être un gros chat à l'air féroce. L'agression le prit tellement au dépourvu, et les émotions étaient tellement à vif, qu'il réagit par instinct : il projeta un rayon d'énergie négative, à l'apparence d'une lumière noire, pour repousser le chat venu de nulle part. Les ténèbres contre l'ombre : l'effet lui était inconnu, et si ça se trouvait, elles allaient se nourri l'une de l'autre, mais il n'avait pas eu le temps d'y penser. Comme à chaque fois qu'il utilisait cette partie de ses pouvoirs, il se sentait fautif. Se relevant, il présenta aussitôt ses paumes à l'attention des deux autres.

« Je suis désolé, je ne voulais pas... Je suis Jimmy. James. James Novak. Je suis guérisseur, et c'est mon cabinet. Je vous ai trouvée dans la capsule, vous étiez blessée. Je vous ai soignée, et je me suis dit que vous auriez besoin d'un peu de calme. Le temps qu'on comprenne ce qui s'est passé. Vous...vous sentez bien ? »

Il ne perdait pas le chat du regard, qu'il reconnaissait maintenant comme ce qui l'avait tant troublé dans la lueur d'âme de la jeune femme. Une manifestation de ses pouvoirs, qui allait encore plus loin : comme si c'était une entité différente. Autre fait intriguant : les pouvoirs négatifs de Castiel ne pouvaient généralement se déverser que dans une forme de vie, mais ils étaient venus à la rencontre de cette...apparition.

« Et voilà, j'étais sûr qu'elle n'était pas normale. Mais on ne m'écoute jamais ! Tu as fait ton bon samaritain, fiche-la dehors maintenant, ce n'est plus ton problème. »

« Taisez-vous s'il vous plaît. » Puis, s'adressant à sa patiente : «Pas vous. Je parlais à... C'est un peu compliqué. L'important, c'est que vous allez bien. Enfin, je crois... Euh, vous avez quelque chose sur le visage... Je ne vous veux aucun mal, je vous le promets. Est-ce que...vous voulez du thé ? Oh... » Il avisa les débris de sa tasse, qui était tombée lorsque le chat lui avait sauté dessus. « C'était ma tasse préférée... » dit-il plus sur le ton de l'information que de la déception. « Mais j'en ai d'autres! Quelque part... »
Castiel
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Dim 17 Déc 2017 - 16:12
Il y a une première à tout, dit-on. Pourtant, jamais je n’aurais cru que celle-ci arriverait. Alors que j’écrase sa poitrine sous l’une de mes pattes, le Dodo choisit de riposter. Avec force. Une boule d’énergie noire me repousse, m’obligeant à relâcher ma proie. Pris au dépourvu, je sens la rage monter de nouveau en moi. Car rare sont les objets capables de me toucher mais celui-ci a été impossible à éviter. Une faiblesse que j’aurais bien corrigée si l’attirance pour cet orbe devant moi n’avait pas été plus forte. La colère désenfle rapidement et je me prends à jouer avec elle ; comme un chaton, incapable de me maitriser. Quelques coups de pattes plus tard, je finis par y planter mes crocs, absorbant l’énergie sans même comprendre. Ma stature augmente visiblement, et je finis par me sentir à l’étroit dans ce cabinet encombré. Je décide donc d’adopter une taille plus… appropriée. Prenant celle d’un chat domestique, je viens me placer aux coté de mon Alice. Les bras croisés, celle-ci écoute la réponse de l’homme en face d’elle.

Jimmy James James Novak. Quel nom étrange. Il serait guérisseur et l’aurait trouvée dans le pod de secours. C’est donc à lui que je dois notre survie ? Et si je range quelque peu mes crocs, Fawn elle est complètement désarçonnée par sa réaction. Jamais elle n’a rencontré quelqu’un comme lui. S’excuser de s’être défendu, soigner quelqu’un qui selon toute logique ne pouvais être que l’ennemi, et ne rien demander d’autre que si elle se sent bien ? Cela lui semble tout bonnement surréaliste. Qui peut bien être aussi… aussi… stupide pour réagir ainsi face à cette situation ? Jimmy James James Novak, semble-t-il. Alors elle le regarde, bouche bée. Sans répondre.

Jusqu’à ce qu’elle entende la voix d’une autre personne, tout du moins. L’homme semble âgé, et aimable comme un chardon, la traitant d’anormale. Or, s’il y a bien quelque chose qui peut faire sortir la jeune femme de ses gonds, c’est bien ce genre de remarque. Combien de fois l’Irlandais a dû la faire sortir de garde à vue après une altercation pour cette simple insulte ? Bien trop pour que j’ai gardé le compte. Le fait est que cela ne se compte pas sur les coussinets de quatre pattes. Cette fois-ci ne déroge pas à la règle. Les questionnements se mettent en pause dans son crâne et la réplique fuse, haineuse, alors que l’Ange tente de calmer le jeu.

▬ T’as qu’à le faire toi-même, c*nnard ! Ou t’as trop peur pour te montrer ?
lance-t-elle pleine de défi à l’homme invisible.

Et évidemment, personne n’apparait devant elle. Elle l’aurait parié.

Toujours sur la défensive, elle finit par rediriger son attention sur le guérisseur lui signalant des choses étranges sur le visage. Elle retient son envie de lui envoyer une réplique cinglante au sien, et constate dans le reflet d’une fenêtre que cela n’est pas une manière de parler. Son visage s’est recouvert de pétales d’ombres et son œil est devenu ébène, signe d’un lien nous unissant plus puissant. Et si je gagne du terrain, est-ce vraiment si grave que cela, au final ? La main caressant doucement sa joue, c’est la question qui la traverse. Jusqu’à ce que le son de la voix angélique ne se fasse entendre à nouveau, lui demandant si elle veut du thé. Encore une fois, elle se laisse surprendre par le comportement étrange de l’homme et se trouve à l’aider à ramasser les débris, par purs réflexes. Une bonne domestique, pour un chat sauvage, n’est-il pas ? Car il a bien fallu que son cerveau passe en mode automatique pour lui permettre de ressembler à autre chose qu’un poisson rouge dans son bocal.

Puis soudain, cela la frappe, la forçant à s’agenouiller. Quelque chose entre les montagnes russes émotionnelles qui la ballottent dans tous les sens depuis son réveil. Elle a été sauvée ; ou du moins gardée en vie. Elle qui avait cru pouvoir enfin échapper à tout cela, voilà qu’on la tire de nouveau dans l’arène. Le repos du guerrier ? Elle n’y a pas droit. Elle doit maintenant faire face aux conséquences de choix qui n'en ont jamais vraiment été. Encore une fois. Elle va devoir affronter chaque affres une à une. L’organisation XIII, la Potential Home, son père adoptif et le biologique, Amy, … Elle devra de nouveau lutter contre ses souvenirs, ses traumatismes, ses pulsions… contre ses visages déçus ou emplis d’une pitié dont elle ne veut plus. Et plus les poids s’ajoutent sur son dos, plus le désespoir s’empare d’elle. La mort aurait été une délivrance qui, encore à cet instant, ne lui est accorder… Sa main se resserrant autour d’un morceau de porcelaine, elle laisse finalement échapper en un murmure :

▬ …P… Pourquoi m'avoir sauvée? Pourquoi m'avoir sauvé alors que c'était enfin terminer… ?

Dans le creux de sa paume commence à couler un liquide chaud, alors que les larmes suivent le même chemin le long de ses joues. Ne sachant que faire, je viens me lover contre elle. Si on m’avait dit que le Grand Cheshire serait rabaissé à ça un jour…


Cheshire
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Mar 26 Déc 2017 - 13:10
Les patients qui se retrouvaient confiés aux soins de Castiel réagissaient tous différemment après une séance, plus encore pour ceux qui reprenaient conscience sans savoir où ils se trouvaient ni pour quelle raison. La confusion pouvait être grande, il l'avait vu dans les infirmeries des champs de bataille, à l'époque de la guerre de sécession. Quand votre dernier souvenir était de se faire tirer dessus ou de sentir une baïonnette vous transpercer le ventre, le réveil était souvent tout aussi brutal. Le pire avait été pour ceux qui avaient dû être amputés avant d'être apporté au guérisseur ; aussi efficaces que soient ses pouvoirs, il ne pouvait pas faire repousser les membres. Et perdre une partie de son corps revenait à perdre une part de soi-même. Au même titre, il y avait des blessures qui vous arrachaient un morceau de votre âme, et devant lesquelles il se révélait impuissant. C'est ce qui lui venait à l'esprit tandis qu'il observait celle de la dormeuse. C'est comme si elle était...fêlée, et il se demandait quel traumatisme pouvait être responsable. Son cœur s'emplit d'une compassion sincère, et il voulait déjà trouver un moyen de l'aider, même s'il ne savait pas comment.

Le fait d'avoir été projeté à terre par cette créature venue de nulle part ne suffit pas à entamer sa résolution. En réalité, il avait connu des assauts plus étranges, dans des situations plus rocambolesques. Il en fallait beaucoup pour l'effrayer, car il était d'un tempérament aisé que beaucoup confondaient avec la placidité ; mais ses émotions restaient vives, bien que bonhommes. Il s'était relevé sans mal, s'aidant de ses ailes pour retrouver son équilibre. Il observait avec attention le félin, moins impressionnant maintenant qu'il avait changé de taille et qu'il...jouait avec l'énergie noire que Castiel lui avait décoché par réflexe d'autodéfense, rassemblée en une boule comme une simple pelote de laine. Novak écarquilla les yeux, surpris : il n'avait jamais vu qui ou quoi que ce soit se comporter ainsi. Il ne connaissait cette part de son pouvoir que comme quelque chose de destructeur, d'extrêmement négatif, une honte qu'il portait en lui et qu'il rebutait d'utiliser quelle que soient les circonstances. Si ce chat était une manifestation du pouvoir de la jeune femme, peut-être qu'il était de la même nature que le sien, et il ne se rendait pas encore bien compte à quel point cela pouvait être important. Et tandis que la bestiole absorbait cette obscurité, semblant s'en nourrir, une des plumes noires du prodige ailé blanchit, retrouvant sa couleur éclatante au milieu des autres plumes d'ébènes qui constellaient les appendices par petits groupes, leur donnant une allure tachetée.

« Peur ? Je vais te montrer si j'ai peur, jeune gourgandine ! De mon temps, les jeunes donzelles ne faisaient pas preuve d'autant d'impertinence ! Jézabel ! »

Les mots furieux de Jeremiah Smith résonnaient dans les oreilles de Castiel, ou du moins se l'imaginait-il. Et à voir l'expression de la blessée, il en allait de même pour elle. Surpris, James ne cessait de tourner la tête, passant de l'empreinte de son père à sa patiente. Ce n'était pas la première fois qu'une autre personne se rendait compte de la présence de Jeremiah ; elle devait être dotée de facultés psychiques ou d'un type d'empathie qui le lui permettait. C'était toujours surprenant...et rassurant, d'une certaine manière. Confortant James dans l'idée qu'il ne s'agissait pas seulement de son imagination. Et si cette femme pouvait l'entendre à travers l'esprit de Castiel...peut-être bien qu'elle pourrait finir par le voir de la même façon, comme la projection pâle qui rappelait celle d'un fantôme. Pâle, mais néanmoins rouge de colère.

« Vous pouvez l'entendre ? Je suis désolé, il...n'est pas très agréable. Il est d'un autre temps. Je m'y suis fait, mais je n'ai pas vraiment eu le choix... »

« C'est ça, fais comme si je n'étais pas là ! La déférence, voilà ce qui se perd ! »

Castiel ne prêtait déjà plus beaucoup d'attention à son père. Jeremiah s'énervait, c'était comme une seconde nature chez lui ; son fils l'avait déjà vu s'engueuler avec une cuillère. Ceci dit, il y avait quelque chose d'un peu différent : comme si d'une certaine manière, il était en fait ravi de se trouver une nouvelle interlocutrice. Car si d'autres avaient pu le percevoir, voilà bien longtemps qu'il n'avait pas trouvé quelqu'un d'autre capable d'interagir directement avec lui.

« Voilà qu'elle nous fait un malaise ! Typique, ça... » grogna Jeremiah avec un sourire satisfait, tandis que James se précipitait vers l'inconnue qui se retrouvait à genoux. Castiel prit sa main dans les siennes, et une douce lumière s'en dégagea tandis qu'il guérissait instantanément la coupure. Il avait réagi par réflexe, comme à chaque fois qu'il voyait quelqu'un de blessé. Gêné, il la lâcha rapidement, ne voulant pas lui imposer un tel contact.

« Pardon... » dit-il. Il s'éloigna, touché par la détresse qui avait envahi la fille, et un peu gêné sans savoir pourquoi. « Parce que toute vie vaut la peine d'être sauvée. Je ne sais pas ce qui s'est passé à bord de l'aéronef, et vous n'êtes pas obligée de me le dire, mais... je ne pense pas que vous méritiez de mourir. Et si je peux vous aider... je le ferai. En attendant...voudriez-vous que je refasse du thé ? Je dois avoir de quoi faire du chocolat chaud, aussi. Oh, et j'ai des chemises, si vous voulez vous changer ! Je peux baisser le panneau. »

Il indiqua le rouleau de toile opaque suspendu au plafond, qui pouvait se dérouler afin d'accorder un peu d'intimité aux patients qui le désiraient. Puis il montra les chemises suspendues à un porte-manteau. Elles étaient un peu chiffonnées, mais propre. Il y en avait une hawaïenne aux couleurs criardes, une orange vif presque fluorescente, et une sur laquelle on avait imprimé l'image d'un chiot au centre d'un cœur. Il s'agissait de vêtements récupérés ici et là, parfois en paiement de ses services, un geste de troc symbolique.

« Si vous désirez parler, je vous écouterai sans juger. Si vous voulez partir, je ne vous retiendrai pas. Mais vous pouvez rester ici autant de temps que vous voudrez ; tant que ce sera le cas, vous serez à l'abri, je vous le promets. »

Il réalisa qu'elle ne lui avait toujours pas donné son nom...
Castiel
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Mer 17 Jan 2018 - 20:08
Ombre ou non, le chat du Cheshire reste un chat avant tout. Un chat dont l'élégance et le prestige ne sont plus à débattre. Et pourtant voici que je me retrouve rabaissé à jouer avec une petite pelote d'énergie, comme un simple chaton. J'ai beau réaliser que ce comportement est bien ridicule, je ne peux m'empêcher de répondre à son appel. Jusqu'à ce qu'enfin, j'avale ma proie pour mettre fin à ce simulacre. Ce n'est point trop tôt!

Libéré de son chant, je viens prendre position près de mon Alice, prêt à attaquer de nouveau l'imbécile heureux qui lui sert d'interlocuteur. Ou à l'homme invisible qui semble l'accompagner. Que sa voix semble être celle d'un vieillard n'influera pas sur la détermination. Les pincettes avec les générations démodées c'est surfait. S'il s'approche de trop, ce serait un coup de crocs dans les mollets. Ou une petite décapitation, en bonne et due forme. J'aime la simplicité. Cependant pour le moment, ce dernier paraît se contenter de parlotte. Et son discours quasi misogyne fit monter, de quelques degrés, l'agacement de Fawn. Elle déteste et détestera sans doute toujours se faire sermonner. Surtout quand c'est un ancêtre acariâtre et couard. Pour autant, sans décolérer, elle préfère s'attarder sur ce que l'angelot a à dire. D'autant qu'il paraîtrait que l'ignorance est une arme affûtée.

▬ Euh... Oui, je peux l'entendre...? admet-elle, ne sachant pas si ça relève du miracle ou si c'est simplement une erreur, avant qu'il n'ajoute que l'autre n'est pas franchement sortable. Ah ça, j'avais pas remar...

Elle ne termine pas sa phrase, coupée dans son sarcasme par une nouvelle réplique du vieillard, décidément piqué dans son estime par le manque d'attention qu'ils lui octroient. Et son sang ne fait qu'un tour. Il ne faut qu'un tour à son cerveau pour trouver une solution à ce prude d'un ancien temps. Attrapant le plus jeune par le col, elle vient plaquer ses lèvres contre les siennes, avant de le relâcher tout aussi rapidement.

▬ Tiens! Ça y est le vieux, avec ça tu vas la fermer? lâche-t-elle ensuite, toujours sur le ton de la provocation.

Néanmoins, la colère finit par laisser place aux pensées et c'est de nouveau les montagnes russes qui cette fois l'attire vers le bas. Lui rappelant tout ce que l'agacement a réussi à occulter jusque-là. Toutes ces sombres réalisations qui viennent de nouveau l'accabler. Toutes ses problématiques auxquelles elle a cru échapper et qu'il lui faudrait désormais affronter. Tout ça par ce qu'il l'a décidé. Ce semble être un réflexe chez lui, comme le prouve la nouvelle guérison qu'il lui prodigue après qu'un morceau de porcelaine a ouvert sa peau. Lorsqu'il relâche sa main, il lui explique enfin. Pour lui, toute vie vaut d'être sauvée, bien égoïstement, sans doute.

▬ Je ne mérite pas de mourir?

Sa voix est blanche, suite à cette soudaine réalisation. Ce mérite, elle ne l'a pas encore gagner. Ce repos du guerrier ne lui est pas encore accessible. Elle a encore à faire. Mais quoi? Pour qu'elle raison ne peut-elle pas être laissé tranquille? Doit-elle être encore plus active? Prendre le contrôle? Autant de question qui virevoltent dans son esprit, sans qu'elle puisse réellement y répondre. Elle se contente donc d'en vouloir au messager, à savoir ce Jimmy James James Novak. Qui lui propose désormais son aide; bah voyons. Fallait y penser un peu plus tôt! Quoique...

▬ Un.. Un chocolat chaud. finit-elle par demander, sans plus trop savoir qu'elle émotion la traverse; avant de regarder les chemises qu'il lui indique. Quelle horreur! Cependant, observant un instant ses hauts couverts de sang coaguler, elle ne peut qu'accepter. Est-ce que vous auriez de quoi me nettoyer?

Elle espère une douche, relaxante et bénéfique mais s'il n'a qu'une serviette et de l'eau, elle fera avec. Ce sera toujours mieux que rien, surtout si c'est pour éviter de retâcher son nouveau haut. Son choix c'est d'ailleurs porté sur l'hawaïenne. Le meilleur choix qu'elle pouvait faire pour ne pas ressembler à une taularde, ou pire, une amie des chiens. Quant au panneau, elle n'en a pas eu l'utilité. Elle se fiche bien de cela. Trop habituée sans doute, aux vestiaires communs ou s'en fichant juste complètement. Après tout, quelle menace peut-il bien représenter? C'est juste un petit moineau, face à un chat. Beaucoup trop gentil ou bienveillant pour ne serait-ce que l'observer, présumablement.

Quand elle a fini de boutonner le vêtement, elle ne sait plus trop où elle en est. Si elle doit vivre ou laisser tomber. Si elle doit le haïr ou le remercier. Si elle doit lui parler comme il le propose ou simplement lui foutre son poing dans le visage. Tout ce qu'elle sait c'est qu'elle est à l'abri. Lui fait-elle déjà confiance? Bien sûr que non! Mais elle lit dans son esprit qu'il s'agit là de la vérité.

▬ Et vous ne poserez aucune question? Tendant la main pour récupérer le lait chocolaté, elle l'observe, prête à lire sa réponse directement dans son esprit. Car elle ne veut pas de question. Elle n'est même pas capable de répondre elle-même alors les formuler... Et vous pouvez m'appeler Bobby.

Celle-ci est encore acceptable et de bonne guerre puisqu'il s'est lui-même présenter. Néanmoins, elle choisit de ne lui donner que son surnom. Celui de son enfance. Celui d'avant que tous ses problèmes ne commence. Comme un moyen de reprendre le contrôle. Puisque quitte à devoir vivre, elle a bien l'intention de mener la danse. Bien plus rudement qu'avant. Avec cette énergie d'avant-guerre. Alors c'est marche ou crève, l'Angelot.

Cheshire
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Jeu 18 Jan 2018 - 14:30
Après plus d'un siècle d'existence, Castiel avait vu bien plus bizarre qu'un chat apparaissant de nulle part pour se nourrir d'énergie négative. Aussi ne s'en formalisait-il pas. Et puis il avait bien un colibri capable de cracher du feu après tout. D'ailleurs, il était heureux que Quetzal fut de sortie, à vivre l'une de ses nombreuses aventures ; il n'aurait sans doute pas apprécié de voir cette fille et son félin se montrer aussi hostiles face à son humain. Le cabinet n'était pas équipé pour rejouer Titi et Grosminet, flammes et ombres en plus. L'hostilité de réaction avait de toute façon laissé place à de la méfiance et, surtout, de la confusion. Ce qui n'était pas étonnant quand on se réveillait dans une pièce étrangère avec un inconnu après s'être pris une balle lors d'un détournement d'aéronef. Pour certains, ça devait simplement être mardi. Pour Castiel, c'était une énigme, mais il pouvait vivre avec un énigme : pour lui, chaque question n'avait pas besoin d'être résolue, et il voulait simplement faire de son mieux pour mettre sa patiente à l'aise.

Et Jeremiah Smith ne lui facilitait pas la tâche : le décrire comme réactionnaire serait revenu à dire que les chaises servaient à s'asseoir dessus. Son fils s'y était habitué, parce qu'il n'avait pas d'autre choix que d'entendre ses jérémiades grognonnes. Ce qui ne voulait pas dire qu'il acceptait les idées de l'empreinte, loin de là. Petit à petit, lors de leurs conversations, il faisait de son mieux pour lui ouvrir les yeux et le rendre plus tolérant. Il fallait le faire un peu comme soigner les caries d'un alligator grognon : très prudemment, et de préférence sans que l'alligator ne le réalise. C'était au tour de l'enfant d'éduquer le parent, ce à quoi Casiel s'appliquait aussi consciencieusement que possible. Il avait l'impression que c'était ce dont Jeremiah avait besoin, même si ce dernier refusait de l'admettre. Mais sa présence devait bien avoir une explication, et peut-être que c'était une étape pour lui permettre de trouver la paix. James ne pouvait tout simplement pas s'empêcher de l'aider.

« Je vis avec tous les jours. Les parents, ce n'est pas toujours facile... Mais je fais ce que je peux pourmfmfmm... »
Jeremiah n'avait pas attendu pour repartir de plus belle, ce qui ne manqua pas de mettre la jeune femme dans une colère noire...au point de coller un baiser rageur sur les lèvres d'un James plus confus que jamais. Voilà que ça recommençait ! Tout d'abord Dahlia lors du lancement de l'exposition universelle, et maintenant...et bien, quelqu'un dont il ne connaissait pas le nom, ce qui ne lui semblait pas être une évolution correcte de ce type de situation. A travers son empathie, il put saisir que son assaillante buccale avait voulu en boucher un coin à son père. Encore quelque chose qu'il ne comprenait pas chez les gens, malgré son empathie ; cela n'avait aucun sens ! De plus, la tentative ne marcha pas comme espérer, mais plutôt que de crier de plus belle...l'apparition éclata de rire. D'un rire puissant, sonore, mais un peu rouillé qui rappelait un peu un soufflet qu'on aurait fait fonctionner sous un tas de ressorts.

« AHAHAHAHAH ! E bien si je me serais attendu à ça ! Ça l'aura dérouillé un peu ! » Décidément, Castiel comprenait de moins en moins. « Ça valait le coup de venir ! » Et sur un dernier éclat de rire, Jeremiah Smith disparut. James ne savait pas ce qui arrivait à son père lorsque son empreinte se faisait discrète, et Jeremiah n'en savait pas plus ; il finissait toujours par réapparaître, sans vraiment avoir conscience du temps passé.

« Je...je suis désolé. » fut tout ce que Castiel trouva à dire à la jeune femme, l'air réellement emprunté. « Il est parti, on devrait être tranquille un moment maintenant. Je me demande comment vous avez fait pour l'entendre... Mais je dois dire que pour une fois, ça fait plaisir de ne pas être le seul ! »

Elle se saisit d'un vêtement ; il eut tout juste le temps de détourner le regard, mais pas de s'empêcher de rougir. Pourtant, il n'était pas du genre à accorder beaucoup d'importance à la pudeur, là encore, il en avait vu d'autres. Mais il n'avait pas envie de faire quoi que ce soit qui puisse froisser un peu plus cette femme. Parce qu'il voulait qu'elle puisse prendre le temps de se reposer, de réfléchir un peu au calme, plutôt que de partir sur le champ et de prendre une décision qu'elle pourrait regretter. Alors pour s'occuper l'esprit, il entreprit la préparation de deux tasses de chocolat chaud, tout en continuant la discussion : « Mourir n'est jamais une solution. On se dit que ce sera plus facile, mais ça complique tout. Pour ceux qui restent, surtout. Parfois, on veut disparaître pour s'absoudre d'une erreur, mais ça n'enlève rien à l'erreur non plus. Ce qu'on peut faire, c'est faire de notre mieux pour trouver un moyen de la réparer. Et de réparer sa vie par la même occasion. Tout le monde y a droit. Tenez ; j'ai appris la recette en Suisse, il y a une cinquantaine d'année, le truc c'est que si la cuillère tient debout toute seule dans la tasse, c'est que c'est bon ! »

Il lui tendit une tasse fumante, et elle se présenta enfin. Bobby. Probablement pas son véritable patronyme, il pouvait toujours sentir sa réserve, mais il ne s'en souciait guère. Il était simplement content de pouvoir mettre un nom sur son visage

« Est-ce que...est-ce que votre chat veut quelque chose ? Genre une soucoupe de lait, ou autre chose. Ah, et si vous avez faim tous les deux, il me reste des gougères aux épinards que je peux réchauffer ! Il y a une douche à côté ; elle n'est pas grande, mais elle remplit son office. » Il indiqua la porte qui donnait sur une petite salle de bain. « Je me suis dit que vous en auriez besoin, alors j'y ai préparé du savon et un linge propre. »

Il s'assit sur un tabouret, et but une gorgée de son propre chocolat, qui laissa une fine moustache de cacao sur sa lèvre supérieure. Il observa un instant Bobby et son curieux compagnon, songeur, avant de reprendre : « Ce que votre chat peut faire... C'est lié à l'ombre sur votre visage, j'imagine. J'ai...senti quelque chose, quand il a dévoré mon énergie négative. Je suis vraiment désolé pour ça, encore une fois. Elle s'emmagasine au fur et à mesure que je soigne les gens, et... Enfin, ce n'est pas important. Et je promets de ne pas vous embêter avec des questions. Mon cabinet est un espace sûr, un endroit où tout le monde peut se sentir en sécurité. J'aurais pu vous amener à celui que je tiens à la Potential Home, mais je me suis dit que dans un premier temps, ce serai mieux ici. Et je voulais vous dire... Je suis capable de ressentir les émotions des gens.C'est quelque chose que je ne peux pas empêcher, alors je préfère le dire ; c'est plus honnête. »
Castiel
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