Don't let me be misunderstood || Vox

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Dim 8 Oct 2017 - 23:08
Si Daniel n'était pas très loquace au bar, il entretenait maintenant la conversation sans problème au plus grand plaisir de son hôte, n'hésitant pas à quelque peu aguicher ce dernier. Non pas avec son attitude, quoique la chemise entre-ouverte faisait son petit effet, mais bien avec ses paroles qui ne laissaient place à aucun doute sur le fait que ses intentions correspondaient à celles du musicien. Ou alors c'était un homme complètement naïf et Vox se trompait lourdement sur toute la ligne, mais il en doutait. Il n'y avait qu'à écouter la demande à peine voilée de lui montrer ses talents qui ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd. Cependant, au vue de la stratégie d'attente adoptée, il n'ajouta rien sur le sujet et laissa la musique et la discussion poursuivre leur cours sans les interrompre. Surtout maintenant qu'ils se mettaient tout deux à l'aise comme s'ils se connaissaient depuis plus que quelques heures.

Allongé sur le canapé, les pieds sur la table, le détective écoutait attentivement Owen, visiblement intéressé par ce qu'il entendait. Ce dernier apprécia la réponse qui lui fut faite car elle démontrait qu'ils étaient sur la même longueur d'ondes. Effectivement, l'essentiel était ce qui lui importait le plus et l'essentiel dans sa vie restait la musique en tant qu'art, pas en tant que plateforme pour une éphémère célébrité. Ca et le sexe, il fallait l'avouer. Alors quand il avait l'occasion de combiner les deux comme c'était le cas ce soir, il ne pouvait être qu'aux anges. D'autant plus qu' il était parfois compliqué de trouver des mélomanes qui n'avaient aucun lien avec son travail vu qu'il se refusait à mélanger le professionnel et le personnel.Il l'avait fait une seule fois et l'avait amèrement regretté. Il était donc certain qu'il ne réitérerait pas l'expérience de sitôt.

Lorsque Data lui parla de son boulot, il crut qu'il n'aurait le droit qu'à une réponse mono-syllabique. Pourtant après une courte réflexion, il en apprit plus à son sujet et ne put empêcher un sifflement admiratif de s'échapper de ses lèvres. S'il y avait bien un monde dans lequel il n'aurait jamais voulu évoluer ni avoir à faire, c'était bien ce genre de cercles de cinglés extrémistes. Il avait eu la chance de ne pas être trop affecté par ces illuminés qui considéraient les prodiges comme des êtres anormaux et dangereux. Cependant il avait rencontré assez de gens à travers le monde pour se rendre compte de leur agressivité, de leur folie et de tout le mal qu'ils pouvaient faire autour d'eux. Il était sincèrement épaté et comprenait à présent sa nature discrète. Il ne savait pas si c'était elle qui l'avait mené à son boulot ou si ce dernier avait déteint sur lui. En tous les cas, il y trouvait une explication convaincante à son attitude bourrue.


- Tu participes donc plus ou moins directement à ma sécurité ? Il faut que je trouve un moyen de te remercier...

D'accord, il n'était de loin pas la seule personne à se charger de la sécurité à la Potential Home, loin de là. Mais Vox ne pouvait s'empêcher de ressentir une pointe de reconnaissance pour lui qui contribuait à donner aux étudiants et professeurs un cadre sûr. Quand on voyait ce qui menaçait l'institution, on était bien content d'avoir des gens dévoués si ce n'est à l'école tout du moins à leur boulot. C'est ce que semblait être cet homme qui travaillait dans l'ombre et qui ne devait pas souvent recevoir des remerciements. Même si le musicien doutait fortement qu'il en ait quelque chose à faire, car au final, l'essentiel était ailleurs.

Il tira sur sa cigarette en observant son invité vider le contenu de son verre avant de devenir un peu pâle. Rien d'alarmant, mais il ne semblait tout à coup plus au meilleur de sa forme. Il changea de position et s'allongea de tout son long sur le canapé, sa tête à quelques centimètres seulement de la cuisse d'Owen qui le regardait avec un sourcil relevé. Allait-il devoir appeler les secours ? Le détective avait fermé les yeux et prit une grande inspiration pour apaiser ses vertiges. Lorsqu'il rouvrit ses paupières pour fixer son regard sur le musicien, celui-ci l'observait avec attention reprendre quelques couleurs tandis qu'il lui donnait une explication sur son malaise et le rassurait. Un simple oubli de repas, rien de grave. Vox connaissait ces petits désagréments. Il lui arrivait d'à peine manger durant plusieurs jours lorsqu'il était en plein élan d'inspiration. Composer, jouer, enregistrer, tout ça prenait le pas sur des besoins physiques élémentaires. Mais pour quelqu'un pour qui la musique était un élément fondamental de sa vie, il n'était pas étonnant qu'il ne voit pas où était le mal à agir de la sorte.

Tout en continuant à fumer, il laissa son regard se promener sur le corps de l'homme allongé à ses côtés, sans prendre la peine de se cacher. Daniel le scrutait bien avec attention sans la moindre gêne, pourquoi en aurait-il eu ? Sa remarque lui arracha un sourire et il laissa Nina Simone entamer un morceau bien à propos en terminant son verre. Il écouta religieusement la chanson, son regard planté dans celui du détective puis il se pencha au-dessus de lui et approcha son visage du sien pour lui murmurer quelques mots à peine audibles.


- Remets-toi tranquillement, je reviens.

Il posa l'une de ses mains sur l'épaule de Cooper, ses doigts faisant à présent plus qu'effleurer la peau à laquelle la chemise ouverte lui donnait accès. Une caresse plus prolongée qu'il effectua en ne le lâchant pas du regard. Il se leva ensuite avec souplesse, presque sans un bruit et se dirigea vers la cuisine pour fouiller dans ses tiroirs. Il n'était pas vraiment un cordon-bleu alors le bon petit plat, il fallait oublier. Mais il avait bien assez de petites choses à grignoter pour remplir l'estomac de l'homme qui comatait dans son salon. Il s'empara d'un plateau sur lequel il disposa pain, fromage, charcuterie, biscuits et autres snacks. Rien de très folichon, mais si son invité voulait se caler un peu, cela suffirait amplement. Il revint auprès de Data et déposa le tout sur la table basse en lui parlant d'un air enjoué.

- Tiens, de quoi te requinquer. Je n'ai rien contre le fait de te réanimer, mais si on peut éviter.... Il lui lança un regard appuyé avant de continuer. J'ai un autre moyen aussi.

Sans rien ajouter de plus, il se dirigea vers le piano, éteignant au passage le gramophone qui passait les dernières notes de Feeling Good. Daniel avait exprimé le souhait de l'entendre à nouveau jouer, Vox allait donc l'exaucer. Avec un message très clair qui plus est au vu de la chanson qu'il entama d'une voix chaude. Il avait beau savoir que le détective était conscient de son don, il ne put s'empêcher de l'utiliser. Après tout, cela ne le forcerait à rien faire, il ressentirait simplement les paroles et la musique dans toute leur intensité. Si avec ça il ne se sentait pas mieux...
Vox
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Lun 9 Oct 2017 - 22:51
Je parlais parfois de mon boulot à Alice ou à Elias. De toute manière, c’était bien la seule chose sur laquelle je pouvais tenir une discussion, ma vie se résumant à peu près à ça. Mais je n’entrais pas toujours dans les détails, ce n’était de toute façon pas nécessaire. Même si Alice insistait toujours pour que je lui en raconte le plus possible, j’étais pour aller direct dans le sujet. Mais apparemment, cela la fascinait d’écouter mes histoires. Comme des bons romans policiers, me répondait-elle. Ce à quoi je rétorquai que je n’étais pas un putain de romancier, mais elle disait s’en ficher. Cependant, eux, c’était différent. C’était littéralement grâce à Elias que j’avais décroché ce job pour la PH, qui avait lancé l’agence. Et Alice m’avait toujours soutenu. On pouvait dire que c’était les rares personnes à qui je faisais assez confiance pour parler de ce que je faisais.

Et maintenant, il y avait une sirène en plus. Encore quelqu’un de la Potential Home. En même temps, si je voulais les éviter, je devais peut-être commencer à ne plus travailler pour eux. Ce qui n’était clairement pas dans mes projets. Owen m’inspirait assez confiance pour lui en dire un peu plus, même si au final, cela ne faisait que quelques heures que nous nous connaissions. Le fameux instinct. Et une attirance mutuelle, finement entretenue par mon hôte. Son sifflement admiratif me surprit un peu, tout comme sa remarque sur le fait que je participais à sa sécurité. Dans le fond, il avait raison, mais je n’avais jamais envisagé la chose sous cet angle. A quoi bon ? Et je me retins de lui dire que c’était aussi de ma faute s’il leur arrivait quelque chose que je n’avais pas pu prévoir, préférant hausser simplement les épaules.

"Je suis pas bénévole, hein. Je suis payé pour ce travail, et très correctement. Pas besoin de faire quoi que ce soit pour me remercier…"

Quelle drôle d’idée, quand même. Mais c’était une manière de penser, sans doute. Très éloignée de la mienne, et des considérations techniques de mon travail. Et si cela le rendait heureux ou le rassurait, eh bien… tant mieux ? C’était en tous cas le premier employé de l’école qui me remerciait directement de cette manière, autre que les directeurs et les gens avec qui je traitais. Elias aussi, mais Elias était du genre à remercier le soleil de se lever chaque matin, c’était différent. Alors, quelque part, je me surpris à plutôt apprécier l’attention, puisque rien ne l’obligeait à la faire. Et parce que je n’en avais jamais voulu en retour. C’était mon boulot, et c’était tout.

Boulot qui m’avait encore bien retenu aujourd’hui, comme tous les autres jours. Et comme souvent, j’en avais oublié de manger. Ce n’était pas que ne le voulais pas, ou que je voulais énerver Alice ou mon médecin, mais ça me sortait de la tête. Et même en y pensant, je n’avais pas souvent envie d’avaler quoi que ce soit, ce qui n’aidait pas. Surtout lorsqu’on s’enfilait plusieurs bières et deux bourbons. Pas l’idée du siècle, non. Mais l’ambiance détendue m’avait fait complètement oublié ce à quoi je ne prêtais de toute façon pas grande attention en générale. Je fus donc forcé de m’allonger sur le canapé pour éviter que ma tête ne tourne trop, face au regard interrogatif de la sirène. Il sembla pourtant accepter mon explication, et je me demandais si cela devait lui arriver également. Au moins, il ne s’inquiétait pas trop, car il n’y avait vraiment pas de quoi.

Et ce n’était sûrement pas ça qui allait m’empêcher de l’observer sous mon nouveau point de vue plutôt avantageux. Et pour lui aussi, visiblement. La musique comblait l’espace qui nous séparait pendant que nous nous dévisagions les yeux dans les yeux. Un moment suspendu hors du temps, avec la voix de Nina Simone pour nous accompagner. J’avais connu pire. Je ne le quittais pas dur regard lorsqu’il s’approcha lentement, pour finalement me murmurer quelques mots à l’oreille. Je fronçais légèrement les sourcils quand il parla de revenir, mais le contact de sa main sur ma peau coupa court à toute protestation. Je soutins son regard encore quelques instants, avant de le laisser partir et de soupirer.

Je n’avais pas besoin de me remettre, j’allais très bien. C’était juste un vertige passager comme j’en avais eu d’autres, et il était déjà en train de partir. Il n’avait pas à faire quoi que ce soit, surtout si cela interrompait encore ce genre de moments. Mais s’il y tenait, je n’allais pas non plus protester. Je fermais les yeux pour inspirer une nouvelle fois, sentant la caresse de sa main toujours bien présente sur ma peau. Par-dessus la voix de la chanteuse, je l’entendais s’affairer dans la cuisine, et lorsqu’il revint enfin, je rouvris les yeux et me relevai pour m’asseoir sur le canapé. Il avait apporté plusieurs choses à manger, beaucoup trop. Je n’étais pas non plus au bord de l’hypoglycémie. Cependant, dire quelque chose aurait été plus que malpoli, et l’attention était touchante malgré tout.

"Merci, et encore désolé. Je ne compte pas faire un arrêt cardiaque non plus, ça va aller." lui assurai-je, en commençant néanmoins à picorer un peu dans la nourriture. Comment souvent dans ces cas, l’appétit venait en mangeant, et puisqu’il avait sorti tout cela pour moi, je n’allais pas faire mon borné.

La suite de ses paroles me tira cependant un regard interrogateur, et encore plus lorsque je le vis s’avancer vers son piano. Il allait jouer, maintenant ? Et ses voisins ne diraient rien ? Lorsqu’il commença les premières notes de la chanson, je ne pus m’empêcher de rire. Sérieusement ? Après tout, pourquoi pas. Je fus de toute manière rapidement pris par la mélodie et par la voix d’Owen. Sa voix de sirène. Même le choix extravagant du morceau lui correspondait bien. Alors, je me laissais une nouvelle fois entraîné par la musique, en profitant de temps à autre pour manger un peu, avec de plus en plus d’appétit. A la différence de sa performance du bar, je gardais les yeux ouverts, fixés sur le musicien et le moindre de ses mouvements. Et au fur et à mesure, je me sentis effectivement mieux. Peut-être que ce n’était que dans ma tête, mais peut-être pas. La musique était bénéfique, disait-on. Et combinée au don d’Owen, tout était possible.

A la fin de sa performance, je me levais pour l’applaudir, tout en m’approchant du piano. Les vertiges étaient définitivement loin, et je me sentais même mieux qu’au début de la soirée. Je le fixais avec un sourire en coin, et laissais quelques secondes de silence avant de dire :

"Tu vraiment très direct, comme gars." C’était dit comme un constat. Peut-être même comme un compliment. En tous cas, ça ne déplaisait pas. Pas du tout. Mon regard témoignait que je n’avais pas été insensible à sa prestation, et je ne le cachais nullement. Je me penchais en avant pour arrêter mon visage à quelques centimètres du sien. Lentement, ma main alla passer de la base de son cou à sa mâchoire, puis à son menton que je relevais légèrement pour qu’il me fasse face. "Est-ce que ça veut dire qu’on arrête enfin de jouer à se faire désirer, Monsieur le grand tacticien ?"

Je restais cependant sans bouger, attendant sa réponse. Me prendre un vent une fois avait suffi, et je ne comptais pas réitérer. A lui d’assumer ses techniques. Mais je n’attendais qu’une chose : qu’il réduise enfin cette satanée distance entre nous. A force, cela risquait quand même de devenir ridicule, non ?
Data
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Mer 11 Oct 2017 - 19:45
Le détective ne voyait peut-être pas la nécessité d'être remercié pour son travail, mais Owen lui pensait le contraire. La Potential Home était une cible appréciée des milieux extrémistes et sans la protection de nombreuses personnes, des atrocités auraient déjà eu lieu. Un remerciement n'était donc pas de trop aux yeux du musicien qui n'aurait jamais pensé, contrairement à son invité, que quoique ce soit serait de sa faute si d'aventure une tragédie arrivait. Le risque zéro n'existait pas, à moins de vivre dans une bulle aseptisée à l'écart de la société. Une vie bien triste et morne en somme qui ne correspondait en aucun cas à une école bruyante, pleine de vie et d'activités. Les fous pouvaient gagner quelques batailles, mais ils ne gagneraient jamais la guerre grâce à des gens comme Cooper qui les traquaient sans relâche. A tel point qu'il en oubliait de manger et faisait un mini-malaise. Malgré le froncement de sourcils et le soupir, il reçu au bout de quelques minutes un petit buffet sur un plateau. Pas d'argent, certes, mais c'était l'intention qui comptait au final.

Le professeur balaya d'un geste les excuses de Data et se dirigea vers le piano pour entamer une interprétation de
Sexual Healing inspirée et inspirante qui arracha carrément un rire à son auditoire. Il se retourna pour lui lancer un clin d’œil tout en continuant à jouer, avant de se concentrer sur la musique et d'y mettre toute son énergie. Son corps semblait onduler lentement au rythme des notes, sa voix avait pris une touche sexy avec de temps à autre des nuances suppliantes qui demandaient qu'on le guérisse grâce à une médecine bien particulière. Son don lui permettait de faire ressentir à Daniel tout ceci avec force étant donné qu'il était le seul sur qui il se concentrait. Une pure ardeur lascive qui se créait sous les doigts adroits et expérimentés du musicien ainsi que dans sa gorge d'où s'échappaient des sons mélodieux. Les paroles prenaient tout leur sens lorsqu'elles franchissaient ses lèvres et résonnaient dans le salon heureusement insonorisé. C'était une expérience étrange, comme s'il faisait déjà l'amour à travers cette prestation qui s'acheva sous les applaudissements du détective. Il était touchant de le voir s'emballer ainsi, lui qui ne montrait visiblement pas facilement son ressenti. Vox s'inclina un bref instant dans une révérence pour le remercier et planta son regard dans le sien alors qu'il lui faisait remarquer l'évidence.

- Je préfère que mes intentions soient claires.

Sa voix n'était pas encore plus affectée qu'auparavant par cette nouvelle utilisation de son don. Peut-être serait-elle enrouée le lendemain, mais il ne risquait pas de la perdre tout de suite. A moins que son invité ne lui demande de faire d'autres vocalises. Ce qui ne semblait pas être dans ses plans au vu du contact de ses doigts sur sa peau. Owen ne put s'empêcher de fermer les yeux un instant à cette agréable caresse et les rouvrit lorsque Data lui releva le menton pour qu'ils se fassent face. Leurs visages n'étaient séparés que par quelques centimètres qui n'attendaient plus que d'être supprimés. La tension était palpable et la question qu'il lui posa lui fit pétiller le regard sans qu'il ne prononce une seule parole pour lui répondre. Des actes valaient tous les mots et après un court silence, le musicien s'élança subitement en avant, passant une main derrière la nuque de son futur amant et l'embrassant avec fougue durant de longues secondes avant de se détacher de lui.

- Je crois qu'il est temps d'arrêter le jeu du chat et de la souris, oui

Il se releva et s'approcha de Cooper en posant les mains sur son torse avant de glisser ses doigts sur les boutons de sa chemise qu'il s'appliqua à déboutonner avec lenteur. Ses gestes étaient précis et ponctués de baisers tantôt doux, tantôt plus passionnés. Maintenant que les vêtements allaient voler à travers la pièce, ils avaient toute la nuit pour trouver leur rythme, se découvrir et explorer les envies de l'un et l'autre, leur degré de souplesse respective, leur grain de folie. Mais ce n'était pas pour autant que Vox n'était pas pressé de commencer les festivités, d'autant plus que les vertiges du détective semblaient définitivement appartenir au passé. Il était en pleine forme, en pleine possession de ses moyens et après s'être aguichés une bonne partie de la soirée, il était temps de passer aux choses sérieuses. La chemise fut donc rapidement ôtée et il prit un temps pour parcourir du regard et de ses mains la peau nue qu'il venait de révéler. Ce qu'il voyait lui plaisait. Beaucoup. Et ce n'était que le début. Cette pensée en tête, il enlaça l'homme en déposant ses lèvres sur les siennes, se laissant guider par son instinct, son expérience et surtout, son ressenti.
Vox
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Ven 13 Oct 2017 - 22:54
Alice se plaignait souvent que ma vie sociale était quasiment inexistante. Et travailler à mon compte n’aidait pas, contrairement au temps où je bossais encore chez Pinkerton. C’était vrai que j’y avais croisé des personnes avec qui je gardais toujours un –maigre- contact. Mais j’avais surtout pu ne plus jamais croiser un sacré nombre de cons que je devais auparavant côtoyer presque tous les jours. A mon sens, j’avais plutôt gagné au change. Je ne voyais plus grand monde hors du milieu strictement professionnel. Mon champ de relations s’était considérablement réduit depuis mon arrivée à Edimbourg, à tel point que même mon médecin s’en était inquiété. L’isolement et la mise à distance des autres confirmait son diagnostic d’état de stress post-traumatique et m’encourageait toujours à en discuter avec mon psy. Ce que je refusais de faire, au vu de l’incompétence de ce dernier.

Et pourtant, malgré cela, des personnes parvenaient tout de même à se frayer un chemin jusqu’à moi et trouver une place dans mon univers où n’y en avait pas vraiment. Elias, d’abord. Dès mon premier jour sur l’arche, il avait peu à peu réussi à s’imposer, alors qu’a priori, cela n’avait rien d’évident. Puis avait suivi Alice. Et d’une certaine manière, Owen ce soir. On ne se connaissait que depuis quelques heures, mais, comme Elias, on pouvait facilement deviner que c’était le genre d’individus qui ne se faisaient pas oublier. Et quelque part, c’était ce qu’il fallait : qu’on revienne constamment me chercher. Que l’on me force à sortir de la routine dans laquelle je m’étais installé, qu’on me bouscule dans mes habitudes. Qu’on me fasse me faire sentir vivant.

Et c’était exactement ce qu’était en train de faire Owen à son piano. Certes, les remarques peu subtiles et les idées saugrenues me faisaient lever les yeux au ciel. Mais c’était un trait de sa personnalité, comme chez Elias, qui ne me dérangeait pas. Cela faisait même leur charme, avec cette prévenance qu’ils avaient malgré tout envers les autres. Et puis, ils avaient du charme tout court. Le musicien en irradiait littéralement, et chacun de ses mots en était imprégné. J’avais déjà assisté à de nombreux concerts, mais rien de comparable. Rien qui ne me touche, ni me fasse sentir aussi personnellement impliqué. Il jouait pour moi, et avec moi, dans une étrange sensation qui était cependant plus qu’agréable. Envoûtante. Magnétique.

Une vraie sirène.

La fin de sa performance arriva trop rapidement, ou trop lentement. Je l’applaudis à sa juste valeur, tout en m’approchant. Et le moins qu’on puisse dire, c’était qu’il n’y avait pas à se méprendre sur ses intentions. Et même si ce n’était clairement pas mon genre de méthodes, je n’allais pas non plus m’en plaindre. Pendant que mes doigts remontaient le long de son cou jusqu’à son menton, je me demandais, l’espace d’un bref instant plus lucide, si sa voix allait encore en pâtir de cette nouvelle performance. Mais il était adulte et savait se gérer, aussi ces pensées furent-elles rapidement évacuées.

Il ne restait plus que quelques centimètres entre nos visages, et je ne demandais qu’à ce qu’ils soient réduits à néant. Le silence tomba quelques instants après que j’ai signalé cette envie à haute voix, où la tension fut à son comble. Mais cette fois, il ne se déroba pas. D’un seul coup, sa main fut sur ma nuque et ses lèvres sur les miennes. J’y répondis immédiatement, plaçant ma main le long de sa mâchoire à nouveau pour l’attirer un peu plus vers moi. Le secondes furent d’autant plus longues qu’agréables, ce baiser comblant enfant une envie, pour cependant en éveiller d’autres. Il finit par s’éloigner et j’en profitais pour reprendre mon souffle, un sourire en coin quant à sa remarque.

"On se demande bien qui est le chat…"

Il se leva ensuite, pour aventurer à nouveau ses mains jusque sur ma peau. Les yeux rivés sur lui, captivé, je répondis à ses baisers pendant qu’il défaisait avec une lenteur presque indécente les boutons de ma chemise, passant une main sous la sienne pour profiter de la chaleur de son torse à mon tour. Une fois le vêtement loin, il prit quelques instants pour observer et parcourir ma peau mise à nue. Je le laissais faire, pas spécialement fier ou complexé par ce corps qui était le mien et qui m’indifférait la plupart du temps, d’autant que j’étais davantage concentré sur le sien. Bien plus intéressant.

Je retrouvais ses lèvres et profitais de notre proximité pour déboutonner sa chemise, beaucoup plus rapidement, sans pour autant y aller comme une brute. Avec la même énergie, je fis glisser mes mains sur la peau que je venais de dégager, l’explorant de long en large pour finir par les descendre le long de son dos pour l’attirer encore plus contre moi. Avec une telle proximité, difficile de rater certaines réactions, qu’elles soient plus subtiles, comme un frisson ou un soupir. Ou beaucoup moins.

"J’espère que tu n’es pas un de ces artistes qui trouvent le concept de lit superflu et qui dorment à même le sol…" murmurai-je alors que j’avais migré de ses lèvres jusqu’à la naissance de sa mâchoire, puis le long de son cou, ponctuant ce déplacement de baisers. Je n’avais plus vingt ans, et avais déjà bien assez donné dans le domaine pour savoir que je préférais éviter de le faire à nouveau.
Data
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Lun 16 Oct 2017 - 19:30
Il y avait des moments dans la vie où tout semblait se passer avec un naturel déconcertant et ce malgré de nouveaux paramètres en constante fluctuation. Certes, Vox avait l'habitude du manège de la séduction et de sa finalité charnelle, cependant chaque conquête était différente et demandait une adaptation. Il lui fallait être direct, subtil, charmeur, de marbre, bavard, timide, enjoué, introverti. Parfois les choses prenaient leur temps et il fallait tâter le terrain un long moment. Parfois le résultat n'était pas à la hauteur des espérances et se révélait des plus décevant. Mais dans certains cas, les plus beaux et les plus intenses, les partenaires étaient sur la même longueur d'ondes et aucun d'eux n'avait besoin de rien de plus que de son instinct pour que cela fonctionne. C'était l'impression que le musicien ressentait avec Daniel. Après s'être cherché et titillé à coup de sous-entendus plus ou moins directs, les baisers et caresses semblaient innés. Comme si c'était une agréable habitude qu'ils partageaient depuis des années et non la première fois. Une complicité qui était aussi rare qu’enivrante.

Qui était le chat dans l'histoire ? A vrai dire, tous deux étaient doués pour ce rôle et Vox n'eut qu'un sourire silencieux comme réponse. Ce jeu-là était terminé et il était maintenant temps d'en commencer un autre. Plus intrigant encore, plus mystérieux et surtout plus physique et qui débutait par la découverte de l'autre grâce aux caresses et baisers échangés. Le professeur avait connu des amants ou amantes qui se contentaient d'aller droit au but sans aucune subtilité. Et sans profiter pleinement du moment. Il n'était franchement pas un admirateur de ce genre d'attitude. Il aimait à penser que lorsqu'il faisait l'amour, il utilisait tous ses sens pour rendre l'expérience encore plus riche et forte. Regarder ainsi Data alors qu'il se retrouvait torse nu, s'était apprécier et découvrir en surface ce corps avec lequel il ne ferait bientôt plus qu'un, avant que ses mains n'en saisissent réellement les formes. Son ouïe lui permettrait bientôt de comprendre ce qui était stimulant ou non lorsqu'il écouterait avec attention les souffles et autres gémissements. Il lui tardait de pouvoir sentir l'odeur de sa peau et de s'en imprégner avant d'y goûter par petites touches. Autant d'infimes détails qui rendraient leur nuit merveilleuse.

Bientôt ce fut au tour du détective de lui rendre la pareille et la chemise d'Owen alla rejoindre la sienne sur le parquet. Ses mains l'attirèrent à lui dans une étreinte qui ne laissait que peu de doutes sur leur envie respective et le musicien profita de cette proximité pour laisser ses doigts parcourir un peu plus largement la silhouette galbée de son amant. Ce dernier explorait à présent de ses lèvres la peau tiède et légèrement frissonnante à ce contact enivrant jusqu'à ce qu'une question vienne perturber leur dialogue silencieux. Une main posée au creux des reins de Cooper, l'autre sur sa nuque, Vox se détacha et planta son regard dans le sien en lui répondant de sa voix la plus charmeuse.


- Je suis un amant qui, bien qu'aventureux, reconnaît les bienfaits d'un bon matelas.

Sans ajouter un mot, il l'embrassa quelques secondes tout en descendant ses doigts le long de son bras pour les entrelacer aux siens. Il rompit le contact de leur corps et l'entraîna par une porte qui s'ouvrait sur une vaste chambre à coucher sobrement décorée. L'obscurité les enveloppait et même si cela conférait une atmosphère propice aux plaisirs murmurés du bout des lèvres, il alluma une lampe posée sur une commode non loin. Il se retourna vers Daniel et l'étreignit avec force en le couvrant de baiser, tout en le faisant reculer jusqu'à ce qu'il bute sur le lit et n'ait d'autre choix que de s'y asseoir.

- Assez confortable ?

Sans attendre la réponse à cette question, il le renversa sur les draps et entreprit de se débarrasser des quelques vêtements qui les enserraient encore. Il ne manquait qu'une chose à ce moment : de la musique. Mais les sons qui s'échapperaient sous peu de leur bouche exaltée faisaient partie de ce que Vox considérait comme l'une des plus belles et des plus fascinantes musique qu'il connaissait et qu'il aurait le plaisir d'écouter interprétée ce soir par un homme qui lui plaisait à bien des égards. Ses yeux fixés dans les siens, il lui sourit en passant une main dans ses cheveux dans un frôlement presque tendre, chérissant ce moment hors du temps.
Vox
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Mar 17 Oct 2017 - 22:08
Les choses ne se passaient pas toujours aussi bien. Plutôt rarement, même. Je devais avoir une faculté spéciale pour attirer les enfoirés de première. A rajouter sur mon CV. Et dans ces cas-là, c’est plus simple de s’embarrasser de personne. Peut-être que je passais à côté de personnes supers à cause de ça, mais c’était la technique que j’avais développée. Boiteux, mais ça marchait. Et puis, il y avait ceux qui insistaient et prenaient les devants pour moi. Ceux avec qui ça passaient tout seul. Ceux qui avaient du respect pour autrui, et pour les gens comme moi. Ça ne courrait pas les rues, et si on parlait encore de compatibilité…

Mais avec Owen, ça marchait. Pas besoin de me poser un milliard de question, ou d’essayer de changer mon comportement pour m’adapter. Comme Elias, il m’acceptait comme j’étais, et dans le fond, c’était tout ce que je demandais. La seule chose que je craignais, c’était qu’à la longue, je pouvais abuser de leur tolérance, de leur gentillesse. Les gens comme eux se retrouvaient parfois lésés par des gens qui profitaient d’eux. Et les blessaient. Ce que je voulais éviter à tout prix. Mais, même si je voulais les éloigner pour les protéger contre cette capacité que j’avais à tout faire foirer ce que je touchais, une autre part m’attirait toujours inexorablement vers eux. Et me forçait à oublier toutes les craintes que je pouvais avoir, ne serait-ce que pendant quelques heures.

Comme maintenant, où je m’abandonnais complètement dans la découverte de son corps, volontairement indifférent à toutes les pensées rationnelles qui pouvaient me traverser l’esprit. Je l’avais autant cherché que lui ce soir, et je ne regrettais rien. Demain était un autre jour. J’appréciais sa manière de prendre le temps, de prendre le soin. Et je ne pouvais que lui rendre la pareille, explorant son corps avec mes mains et ses lèvres avec les miennes. Je prenais note de ses réactions, repérant les endroits ou les gestes qui le faisaient réagir. Tout en prenant également soin de lui signifier clairement la même chose. Je sentais la chaleur de son corps se propager au mieux, le plongeant à la fois dans une douce torpeur et dans un tourbillon d’énergies et de sensations.

Ce qui ne m’empêcha pas de m’inquiéter pour un détail, et non des moindres : le lit. Sa réponse, avec sa voix si charmante, me tira un nouveau sourire en coin, et je parvins à répondre, avant de l’embrasser à nouveau :

"La perfection même."

Je me laissais ensuite guidé jusqu’à sa chambre, plongée dans l’obscurité, ou presque. De toute manière, je n’étais pas venu pour admirer la décoration. Et la lumière que mon hôte alluma était parfaitement suffisante pour que je parvienne à le voir. C’était tout ce que je voulais. Retrouvant son corps comme si cela faisait des heures que l’on s’était séparés et non quelques brèves secondes, je répondis à son étreinte jusqu’à ce que ses pas ne me contraignent à m’asseoir sur le lit. D’un autre côté, je l’avais demandé, il était là.

Je n’aurais de toute façon pas pris le temps de répondre à sa question, et il ne l’aurait pas attendu non plus. Alors qu’il s’élançait sur moi, je le tirais dans ma direction en même temps. Le reste des vêtements volèrent à travers la pièce, un peu aidés par mon don, qui facilitait le déshabillage pendant que mes mains étaient occupées à explorer ce corps qui se dévoilait de plus en plus. Son regard restait planté dans le mien, dans une expression de bonheur simple et de plaisir. Ce qui me désarçonna un peu, habitué à moins d’attention de la part de mes partenaires. De même que la douceur de sa main dans mes cheveux. Un geste plus intime que tout le reste. Et un regard qui me faisait me sentir unique, important. Comme celui d’Elias. Un regard qui me rappelait ce que me disait ma mère parfois : j’aimerais tant voir le monde de la même manière. Et j’aimerais être regardé de cette manière encore et encore.

Quelque chose se serra dans ma poitrine, mais comme le reste, je parvins à l’ignorer. Avec la même douceur et presque avec précaution, je passais une main sur sa nuque et dans son dos, et fis changer nos positions pour le placer en-dessous de moi. Je l’enlaçais, plongeant ensuite mon visage dans sa nuque pour profiter de l’odeur de sa peau. Du poids de son corps en-dessous du mien. De la texture de ses cheveux sous mes doigts. De sa peau nue contre la mienne. De sa respiration si proche de mon souffle. Jusque quelques secondes hors de tout le reste, profitant uniquement de lui, de sa présence et de sa lumière. Pour qui vit dans l’obscurité constante, c’était si rassurant et si apaisant.

Quelques secondes, avant de retrouver à nouveau le chemin de ses lèvres et de son corps. Ma respiration reprit un rythme plus rapide, pendant que mes gestes se firent automatiques et naturels à la fois. J’en oubliais à nouveau tout le reste, perdu dans son plaisir et le mien. L’instant présent, et non pas le passé ou le futur pour une fois. Juste lui et moi.
Data
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Hier à 23:17
Il y avait certaines choses qui étaient toujours agréables à entendre, même pour un individu avec une grande confiance en lui comme Vox. Le compliment de son invité lui arracha un léger sourire gêné qu'il effaça rapidement en retrouvant ses lèvres et en le conduisant dans la chambre à coucher. Il était flatteur d'entendre ces mots de la part d'un homme comme celui qui se trouvait dans ses bras et qui ne parlait sûrement jamais à la légère. Cela leur conférait un certain poids et même si la touche d'humour ne lui avait pas échappé, il en fut quelque part touché. Au-delà de l'attirance physique une complicité propre à la rencontre avec des inconnus s'était installé. De celles qui surgit lorsque l'on se surprend à parler de ses problèmes à une personne que l'on vient à peine de rencontrer. On lui donne une confiance totale parce que l'on sait qu'on ne la reverra plus jamais. C'était une dynamique similaire qui semblait opérer ici, bien que le musicien espérait qu'il reverrait son amant après cette nuit.

Une nuit qui déroulait lascivement son cours alors qu'ils se découvraient à l'aide de caresses, du mouvement de leur corps et de tous leurs autres sens. Leurs gestes étaient étrangement dénués de maladresse, comme s'ils étaient sur la même longueur d'ondes bien qu'explorant les désirs de l'autre pour la première fois. Lorsque le musicien s'élança vers Daniel, ce dernier l'attira à lui dans un même mouvement harmonieux. C'était comme une chorégraphie orchestrée et répétée tant de fois qu'elle paraissait naturelle à l'arrivée. Ce ballet de mouvements fut encore perfectionné lorsque leurs vêtements volèrent dans les airs grâce aux capacités du détective. Une manière fort pratique de se défaire des derniers remparts qui les embarrassaient avant de se retrouver nus, serrés l'un contre l'autre dans une captivante parenthèse.

Le sexe n'était pas qu'une affaire de besoins physiques, tout du moins pas aux yeux d'Owen. Il aimait en faire un moment privilégié et lui donner un niveau d'intimité qui allait au-delà du simple acte charnel. La tendresse, les attentions, cela rendait l'expérience d'autant plus unique qu'elles permettaient de partager un moment fort, de se lier à l'autre sans barrières ni honte. Simplement tel qu'on était. Totalement mis à nu dans tous les sens du terme. Exactement ce qui se produisit lorsqu'il passa sa main dans les cheveux de Cooper qui lui rendit la pareille avant de le basculer pour se retrouver au-dessus de lui. Chaque mouvement était exécuté avec une délicatesse qui contrastait avec le désir qui les consumait. Une bulle de douceur qui éclata bientôt pour laisser la place à une passion partagée après un dernier regard charmeur.

Les caresses se firent plus précises, ce qui permit à Vox de découvrir les asperités de la peau qui défilaient sous ses doigts, les imperfections, les cicatrices. Comme le petit creux sur la fesse gauche de son amant qui le séduisit immédiatement. Il se délectait de ce genre de détails qui revêtaient une beauté bien supérieure à ses yeux que la fade perfection d'un corps lisse et sans âme. Il y avait de la vie en lui, et qu'elle vitalité ! Leur nudité s'entre-mêlait, tout comme leur souffle qui s'accélérait au rythme de leurs ébats. Comme il s'y était attendu, cette musique fut d'une saveur et d'une délicatesse sans nom. L'esprit s'était fait la malle et la place laissée vacante était désormais occupée par l'appétit qu'ils suscitaient l'un chez l'autre. Il n'était plus temps de réfléchir, de se poser des questions, de s'inquiéter. Ils pouvaient à présent profiter de l'instant présent sans se soucier de l'après qui viendrait bien trop vite de toute manière, peu importe la durée de leurs étreintes frénétiques ou leurs répétitions.

Le souffle court, Owen roula sur le dos, sa poitrine se soulevant avec force pour chercher un peu d'air, son corps autant recouvert de sueur que les draps étaient humides. Un sourire satisfait et quelque peu fatigué traînait sur ses lèvres qui ne tardèrent pas à déposer un baiser sur la peau de Data. Ses paupières se fermèrent instinctivement et il savoura les décharges électriques qui le parcouraient encore à intervalles réguliers. Une descente des monts merveilleux de l'orgasme effectuée tout en douceur pour ne pas en perdre une miette. Il n'avait qu'une seule envie : remettre le couvert. Dès qu'ils se seraient reposés, car après tout, ils n'avaient plus vingt ans. Enfin, si son amant était partant bien sûr. La nuit était encore jeune et il aurait été dommage de la passer à dormir. Pourquoi ne pas mettre un peu de musique, manger un morceau, boire un verre mais cette fois-ci nus comme des vers, installés dans le lie ? Sans la moindre timidité ou pudeur excessive. Une belle continuation en perspective. Heureusement pour les voisins, le salon n'était pas la seule pièce à être insonorisée chez lui.
Vox
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