Never say die. [Mister Président]

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Jeu 17 Aoû 2017 - 0:07
Never say die.








Le parlement écossais...
Clark était assise sur un siège en cuire noir. La veste de tailleur sur l'accoudoir. Le col de la chemise rouge ouvert. Archétype de la femme d'affaire. Chaque détail de sa tenue avait été pensé. Elle voulait faire une impression.
Patientant pour être reçue par le Conseil édimbourgeois. Le Prédisent. L'Américaine écoutait le pas feutrés des secrétaires qui circulaient continuellement dans les couloirs. Les sonneries, les voix basses, qui décidaient de l'avenir de toute l'Arche. Il y avait du sacré. Voire du religieux dans le calme ouaté de ce lieu de pouvoir.

Ce n'était pas ses premiers pas dans la sphère politique. Non ça... Syndiquée de la première heure, Amélia avait fait ses heures en New Victoria. Puis en République Texane, quand elle avait monté les fonds de soutien pour les petites entreprises américaines. Londres aussi -plus confidentiel- pour participer à la rédaction de chartes protectionnistes. Tout cela en développant des ramifications sur l'ensemble de l'Archipel.
Mais tous ces actes Head les avaient fait sous le nom de Mrs Powell. Enfin, voilà qu'elle pouvait agir en son nom propre. Sans homme pour éclipser sa réussite personnelle. Elle ne faisait plus partie de ce grand tout créé par la fusion des deux forces économiques.

Quoique ces actes soient plus discret à présent. Ils restaient efficaces.
Ce que le chef d'équipe du bureau de la « surveillance pour l’application des décrets et loi commerciales internationales » avait vu. Très tôt. Il avait pris son parti de placer Clark à la commission exécutive quatre mois après son arrivée. Les statistiques parlaient pour eux.
Head était une abatteuse de travail. Elle connaissait le dossier. Par cœur. Cet entretien avait été méticuleusement préparé. Des speechs de Mr Austen. Aux inclinaisons de Warnock. Amélia était au fait.

Doug Averill était l'homme sur qui elle avait le moins d'information. A n'en pas douter le chef de cabinet savait se protéger. Un signe de sagesse auquel Clark était attentive. A chaque nouveau mandat sur une Arche « le Cercle » devait se rappeler au pouvoir. Cette organisation, certes tentaculaire, n'avait cependant qu'un pouvoir semi-officiel sur les États Nations de l'Archipel. Nonobstant sa petite armée ce n'était qu'une grosse entité diplomatique.
A priori Lord Alastair MacBeathag n'allait pas se montrer difficile avec eux.
A priori.

Quelqu'un appela son nom. La belle attrapa sa sacoche de travail d'un geste un peu raide. Sur les derniers pas avant d'entrer dans le bureau elle inspira silencieusement. Trois fois. A fond. Tous les orateurs avaient leur tic.
Sa première réflexion fût qu'il avait l'air plus jeune que sur les photos. Elle s'avança face au bureau et déposa sa sacoche pour l'ouvrir. Les dossiers papiers avaient quasiment disparus du travail de Clark. Militante de l'écologie et du progrès. Elle menait un combat quotidien contre le gaspillage et l'individualisme dans son équipe. Autant dire que le feu du Dragon luisait souvent dans le fond de ses prunelles métalliques.

- Bonjour, Monsieur le Président, merci de me recevoir. Amélia Clark. L’œil de lynx avisa le matériel informatique. Puis-je ?

Toutes les métadonnées étaient condensées dans un périphérique de stockage. Dernier cri.
Amélia avait emprunter l'un de ceux qu'elle utilisait à Arkadia. Plus efficace. Moins polluant. On ne peut pas dire qu'elle était une fana de l'informatique. Non. Mais, en bon agent, elle se faisait un point d'honneur de maîtriser ses outils. Ses doigts pianotaient. Véloces et déterminés.
Le dossier, puis les fichiers. Clark remercia l'homme qui lui tendit la télécommande. En une minute, l'Américaine était dans son élément.

- Depuis 14 mois Comité a accentué sa lutte contre la contrebande et le commerce sous-terrain international. J'ai été personnellement affectée à l'enquête sur les secteurs des arches de Londres, d'Irlande et d’Édimbourg. Je vous propose de voir les premières conclusions établies, pour ensuite discuter ensemble de la coopération entre nos services.

Ainsi débuta la présentation d'Amélia. Elle l'avait répétée devant son miroir. Devant un Lampeduza attentif et plein de conseil. Sauf sur un ou deux « détails » que Clark avait gardé pour elle.
Elle était calme.

- Premier constat alarmant, la présence sur ce territoire de trois mafias corporatistes Chacune sous la houlette de famille étrangère. Une arborescence se dessina sur le grand écran. Cavallieri, Wang, Lampeduza... affichaient leur plus beau faciès.


Head
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Lun 28 Aoû 2017 - 0:39

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Amélia Clark

Chef de Cabinet Doug Averill

Président
Alastair MacBeathag

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Un temps était passé depuis l'attaque de l'aéronef. De toutes les façons, avec la balle qu'il s'était prise dans la jambe, Alastair s'était retrouvé cloué dans un lit d'une clinique privée pendant quelques temps. Ce qui n'avait pas manqué de le rendre imbuvable. Jusqu'à ce qu'on lui apporte de quoi travailler. Que l'ours puisse avoir l'esprit occupé. Il avait mis une priorité sur la découverte des identités des terroristes et le démantèlement de cette organisation XIII. Ils n'allaient pas s'en sortir avec autant de facilité. En tous les cas, ses meilleurs agents étaient sur le coup, tout en sachant qu'Arkadia, sans aucun doute, faisait des investigations de son côté. Rose savait qu'il avait intérêt à partager ses informations, le Président verrait bien si le directeur allait tenir parole... ou non.

Pour le moment, il avait pu retrouver le siège de son bureau, ce qui n'était pas un mal. Même si sa jambe était encore douloureuse, qu'il rechignait souvent à aller au physio pour tenter de reprendre une mobilité simple et non contrainte. De quoi faire avoir plus de cheveux blancs à son compagnon qui ne savait décidément pas comment le pousser à se soigner correctement, sans se le mettre à dos. Autant dire que l'humeur de MacBeathag était plutôt noire.

Se mettant au goût du jour sur ce qu'il avait pu rater pendant sa petite convalescence - n'étant aucunement surpris de voir à quel point sa première ministre avait pris les choses en main avec brio - mais c'était pour cela qu'il l'avait mise dans son équipe -, on lui rappelait qu'il avait un rendez-vous avec un agent du CSN. Ce comité avait des intentions plus que louable, que Domhnall avait toujours vu d'un bon œil, tout en comprenant les difficultés qu'il avait à remplir le pourquoi de sa création. Enfin, lui était prêt à totalement collaborer avec eux. Ce n'était pas dans son intérêt de se les mettre à dos. Sans compter que finalement, ils avaient un peu le même but. C'était pourquoi il avait accepté de recevoir cet agent. Intéressé de savoir ce qu'elle avait à lui dire.

A l'heure convenue, on introduisait donc Amélia Clark dans son bureau. Doug était allé la chercher et il resterait jusqu'à la fin de l'entretien. Ils n'étaient que les trois. Il était important que les informations soient transmises petit à petit. Joan serait rapidement mise au courant de ce qu'il se dirait dans cet entretien. Son regard neutre se posa donc sur la femme qui entrait dans le bureau, il la salua d'un mouvement de la tête.

- Madame Clark. N'ayant rien contre le fait qu'on utilise le matériel mis à disposition, il fit un petit signe de la main. Bien entendu.

Doug restait debout, pas loin, tout aussi observateur que son patron, venant donner la télécommande quand le tout était prêt avant de revenir dans son coin, tranquille. Les deux hommes suivaient avec attention les explications de cette femme, observant avec tout autant d'attention ce qui apparaissait à l'écran. Quelque part, elle ne leur apprenait rien de nouveau, mais il était bien de mettre les choses en lumières. MacBeathag se frottait lentement la barbe, tout en regardant les photos des mafieux. Une petite moue au visage en voyant Lampeduza, comme prévu, il avait des choses à cacher cet homme.

- Hum... c'est alarmant en effet. Que prévoit de faire le Cercle? A moins que vous attendiez que nous prenions les choses en mains?

Le gouvernement d'Édimbourg s'était surtout intéressé à Lampeduza, à ses activités criminelles surtout, pas ce qui touchait à la contrebande, même si c'était une partie du bordel, mais bien tout le reste.
Domhnall
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Lun 4 Sep 2017 - 16:26
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Un rapide « merci » à Mr Averill. Avant de l'oublier. Tout aussi vite.
Head focalisa ses prunelles d'acier sur son interlocuteur principal. A la question, elle opina, du menton. Le politicien pointait du doigt le véritable problème. Celui que Clark n'était pas encore parvenue à contourner. Pas entièrement du moins. Ce malgré des mois entiers à éplucher les archives du C.S.N. Elle était -et restait- bloquée par la philosophie du Cercle. Mais, elle avait eu une idée. Une idée qui pourrait peut-être fonctionner.

- Le statut même du Cercle nous interdit toute politique interventionniste. Cela même sur les arches membres de la convention internationale.
Nous ne pouvons donc pas intervenir directement sur le territoire écossais, à moins de supporter une opération officielle émanant de votre juridiction.
En résumer protéger mais jamais attaquer.

Un nœud. Un énorme nœud législatif. Les États étaient des entités autonomes. Ce qui -en soi- était un élément positif.
Cependant respecter l'indépendance étatique résultait en inaction sur le terrain. Voilà pourquoi cette formidable institution faisait parfois office de dinosaures dans les esprits. La base de son idéologie était tout en même temps sa force et sa faiblesse.
Les agents du comité de supervision ne pouvaient intervenir qu'en cas de force majeur. Sur des zones de conflits armés. Ce types d'opérations militaires auxquelles participaient des soldats volontaire. Comme feu Jack Clark, dernier du nom, sœur de la dame présente. Amélia considérait seulement qu'il y avait d'autres types de guerre à l’œuvre. Des guerres de fond, d'usure, qui empêchaient la société d'aspirer à mieux.


- Cependant... le Cercle conscient du fort taux de corruption et de la nécessite d'une intervention rapide.
Dés le mois prochain sera mis en place une nouvelle réglementation générale de la circulation des marchandises. Celle-ci sera accompagnée par un renforcement de la sécurité aux douanes aériennes et terrestres. Ce qui s'est passé au salon de l'innovation nous donne tout le crédit pour passer ce genre de mesures.
Nous nous attendons à ce que tout cela oblige les trafiquants à utiliser de nouveaux itinéraires.


Une nouvelle vignette apparue sur l'écran.
Une MAP gigantesque de la partie de l'Archipel contenant les états « britanniques ». Une légende tricolore identifiait trois flux distincts. La ligne verte concernait les forces Wang. La rouge était pour les Cavalerii. Enfin le bleu pour la famille des Lampeduza. Les dernières recherches avaient permit de connaître les itinéraires les plus fréquents des mafias Italienne et Chinoise. La slave n'intervenait pas encore beaucoup sur cette ville. Des dianes d'agents -le plus souvent sous couverture- avaient travaillé en amont pour récolter ces informations.
Un zoom pour voir Édimbourg plus en détail. Clark débuta une explication. La voix posée. Le visage sûr.

- Comme vous le voyez ici les trafics se sont concentrés sur deux zones particulières. Nous aimerions vous proposer une intervention différente de celle des services secrets ou encore des forces de polices. Une collaboration du le long terme. Amélia fit une pause. Il s’agissait même de très long terme. - Dans un premier temps, une intervention sans arme. Contentons nous d'appliquer les textes de loi stricto sensu. A la moindre faiblesse, ou tentative de corruption du pouvoir, nous appliquons la sentence.
Les allier de nos adversaires finiront par déchanter. Quand ils ne pourront plus transporter leurs marchandises sur le territoire ils seront forcés de changer de tactique.


Au jeu d'échec, il y avait une tactique comme celle-ci. Isoler le roi. Le pousser à fuir ou à commettre une erreur. Pour finalement le cueillir. Sans heurt. C'était bien là tout ce qu'espérait l'Américaine.
Head
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Jeu 7 Sep 2017 - 10:42

Agent CSN
Amélia Clark

Chef de Cabinet Doug Averill

Président
Alastair MacBeathag

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Bien évidemment, ce genre d'institution n'avait aucun droit nulle part. Ce qui pouvait être plus que frustrant pour ceux qui travaillait à l'intérieur même de la structure et qui voulait pouvoir changer le monde. Dire que le Cercle avait été mis en place pour aider, mais qu'il avait les mains liées par beaucoup trop de protocole. A quoi bon avoir ce genre d'institution si c'était pour les voir se couvrir de poussière à ne pouvoir bouger. Parfois, Domhnall se disait que les bonnes idées étaient vraiment mal servies. Car lui, n'aurait rien contre une activité plus intense sur son sol, tant qu'ils bossaient main dans la main. L'agent face à lui, semblait penser un peu la même chose. En tous les cas, elle avait bien tergiversé pour trouver des solutions à ses problèmes. Caractère bien trempé, n'est-ce pas? De quoi plaire à notre président, qui aimait ceux qui osaient se mettre en danger pour faire avancer les choses. Sans oublier ceux qui n'avaient pas peur de dire tout haut, ce que tout le monde pensaient tout bas.

- Je pense que nous n'aurons aucun mal à mettre en place une opération qui irait dans ce sens. Comme vous le savez, je souhaite mettre un terme à ce genre de... problématiques.

Trop de mafias différentes sur ce sol écossais. Il fallait endiguer ce mal. Le faire tomber. Bien sûr, l'éradiquer serait parfait, mais Alastair n'était pas non plus un utopiste doublé d'un idiot. Il savait que ce serait quasiment impossible. Mais leur mener la vie dure, les faire fuir, pourquoi pas. Réduire le plus possible ces nuisances, pour une vie plus simple pour tous ses citoyens, ce serait déjà une sacrée réussite en soi.

Il écoutait avec une attention grandissante la suite de l'exposé de la dame. Ce que le Cercle prévoyait de faire était intelligent. En effet, si des restrictions, de la sécurité en plus étaient imposées aux circulations de marchandises, les malfrats seraient sans doute mis à mal. Mais seulement pour un temps sans doute, ils trouvaient toujours un moyen de changer la donne. Se frottant doucement la barbe, signe d'une certaine réflexion, il laissait Clark aller jusqu'au bout de son exposé. Tout ceci était très intéressant, il y avait un vrai potentiel et une idée qui méritait qu'on lui donne du crédit. Restant silencieux encore quelques secondes alors qu'elle avait fini de parler, MacBeathag jeta un regard vers son chef de cabinet, voir ce que lui pouvait en penser. D'un simple mouvement de la tête, il lui faisait comprendre que comme lui, il estimait que cette proposition avait du potentiel. Son regard sombre revint alors sur son interlocutrice.

- Votre idée est intéressante, madame Clark. Mais pensez-vous que même sur le long terme, ces trafiquants n'arriveront pas à se faire un passage, quoi qu'ils arrivent, il y aura toujours des gens à corrompre. Malgré toute notre bonne volonté et la chasse que nous menons présentement dans nos rangs. Se calant un peu dans son siège. Pourtant, j'ai envie de croire que notre collaboration pourrait faire le plus grand bien à cette arche. Observant la carte qui était toujours affichée sur l'écran de projection. Ou alors vous espérez les voir faire une faute qui nous permettrait de les mettre derrière les barreaux pendant longtemps? Revenant sur la dame.

Domhnall ne pouvait pas lui dire qu'une action contre Lampeduza était déjà en cours, que les services secrets bossaient depuis quelques mois maintenant sur un dossier qui pourrait incriminer le parrain de la pègre et le mettre enfin en taule où il serait beaucoup moins à même de mener ses affaires. Cette opération était top secrète, seul des gens de confiances avaient eu droit au dossier et bossaient dessus. Car le sicilien avait des yeux et des oreilles un peu partout, rien ne devait compromettre son arrestation.

Doug posait un verre d'eau près d'Amélia. Telle l'ombre qu'il savait parfaitement être.

- Sans compter que votre proposition devra être suivie par mon successeur...

Et voilà bien le problème des projets à long terme... les dirigeants changeaient, le roulement était indéniable, les idées ne restaient pas les mêmes... comment pouvoir garder une ligne de conduite, si celui qui prendrait sa place ne l'acceptait pas? Un autre défi à relever pour notre petite équipe d'incorruptibles.
Domhnall
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Dim 17 Sep 2017 - 20:05
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Le jury écoutait. Un signe que l'idée était parvenue à retenir leur attention.
Aussi Head n'en démordait pas tout au long de l'exposer. Le programme du Président allait en effet dans la ligne directe de cette proposition. Ils avaient un but commun.
Rares étaient ces mandats où Conseils et C.S.N. avaient collaboré en profondeur.

- Monsieur le Président, si vous sollicitez mon avis personnel sur la question, je dirais que cette société cherche la vitesse avant la performance. Il va de soi que ce genre d'opération implique que beaucoup passeront entre les mailles. Sans doute plusieurs fois. Mais, comme vous le dites vous-même, n'est-ce pas déjà le cas avec les techniques actuelles ? Ils nous échappent. Je pense que nous avons besoin de changer de méthodes, de perspectives Monsieur... le président. Clark se permit un sourire. Convaincue d'avoir enfin un vrai politicien devant elle. Quelle stimulation pour eux les ouvriers de l'ombre. - C'est aussi ce que j'aime à penser, monsieur le Président. Unir les forces, les cerveaux, les moyens, contre ceux qui se permettaient de jouer contre la Loi.

L'Américaine croisa le regard de son vis-à-vis. Elle planta ses prunelles bleues dans les siennes. Une détermination sans faille. Cette conviction qui avait fait plier plus d'un PDG. Frisonner pléthore de fonctionnaires paresseux.
- Monsieur, je ne l'espère pas. Je le sais. Personne n'est infaillible. Pas même ces hommes, monsieur. Taxer cette femme d'orgueil. Ce n'était pas une sinécure, en connaissant sa répartie. La fiéreté était aussi affaire de victoires. Et dans ce domaine la louve en avait eu.


- En effet, vous avez raison. Amélia avait anticipé cette question là également.

Un slide effaça la cartographie de la ville.
A la place un document administratif. A première vue un contrat. Avant d'être une employée de bureau Head avait fait ses armes à Baltimore. Elle avait monté et démonté des contrats pendant des années. L'engagement. Voilà un concept qu'elle savait fort bien manier.
Surtout après des dizaines d'heures à faire des recherches juridiques. Avoir questionné des avocats dans tous les sens.

– C'est une première version évidement. Mais voilà l'exemple d'un « engagement ». Un contrat possible entre le gouvernement en tant qu'institution et le CSN., Selon « les principes fondamentaux de paix et de protection des citoyens » un Conseil peut s'engager à poursuivre une opération au delà du mandats initial. Tant que celle-ci demeure en adéquation avec les droits fondamentaux des écossais, en l'occurance.
Votre successeur, s'il veut stopper ce partenariat devra justifier cette action, et prouver que c'est pour le bien du peuple. Si c'était le cas, alors, ce partenariat n'aurait de toute façon plus de raison d'être.
Cela s'était déjà fait ailleurs. Clark avait vérifié. Et le papier était en accord avec les règles générales. Ça aussi elle avait vérifié.

Le verre d'eau enfin.
Ensuite la belle délia ses épaules.
Head
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Lun 9 Oct 2017 - 20:55

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Amélia Clark

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Président
Alastair MacBeathag

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Comment ne pas écouter cette femme qui voulait aller dans le même sens que lui? Alastair aurait été bien stupide de ne pas le faire. Il voulait faire tomber les criminels, elle lui apportait une solution, il prenait tous les alliés qui se présentaient à lui. C'était ainsi. Et puis, elle avait une certaine prestance, il sentait aussi cette force qui la poussait à se présenter devant lui aujourd'hui. Cette énergie qui la poussait à vouloir la même chose que lui. Il serait donc prêt à l'aider, autant qu'il pourrait.

Elle parlait avec intelligence et pertinence, ce qui ne pouvait qu'obligé le Président à l'écouter, toujours avec attention, il hochait légèrement de la tête à son avis. Il était vrai qu'on voulait toujours aller bien trop vite. Mais il y avait pourtant quelque chose qui poussait à vouloir aller vite.

- Vous savez que mon mandat n'est que de cinq ans, il n'est aucunement certifié que je serai élu à nouveau à la fin de ce dernier. C'est ce qui me pousse à ne pas vouloir trainer plus qu'il ne m'est permis. Mais je ne vous apprends sûrement rien. Bien que je sois d'accord avec vous. Marquant une pause. Il faut changer nos méthodes. Et si celle que vous proposez peut marcher... ce qu'il faut, c'est pouvoir les acculer, une fois contre un mur, sans possibilité d'échappatoire, il ne nous restera plus qu'à les cueillir. Pensez-vous que votre proposition puisse amener à une telle situation?

Clark était sûre d'elle, certes, mais il fallait être certains de tous les tenants et les aboutissants. Et puis, pour l'instant, ils n'en étaient qu'à parler d'un projet. Ce n'était pas en sortant de son bureau qu'elle verrait les choses changer du jour au lendemain. Le problème des institutions, c'était bien que certaines choses étaient lentes. Enfin, avec un président comme MacBeathag, les choses changeaient un peu plus vite, car il n'avait aucunement de regret à taper très fort du pied dans la fourmilière.

Il haussa légèrement un sourcil alors qu'elle plantait son regard dans le sien, déterminée comme pouvait l'être sa première ministre, des femmes de caractères. Domhnall aurait pu en sourire, mais il n'en fut rien. Le stylo qu'il tenait dans sa main bougeait lentement, montrant que notre politique était en pleine réflexion intérieure. Amélia Clark pouvait parfaitement se dire qu'elle avait au moins réussi à accrocher la tête la plus haute d'Édimbourg, ce qui n'était pas rien.

- Mmm...

Décidément, cette femme avait pensé à tout. Pas si surprenant que cela. Gareth observa alors le nouveau slide qui se posait sur le mur blanc. Un début de contrat, voilà qui était une idée. Il se frotta doucement la barbe.

- Le problème, c'est que le gouvernement n'est pas une entité seule, je le représente, mon successeur fera de même et il aura tous les moyens de mettre cet engagement à la poubelle ou de l'enterrer sous d'autres problèmes... il faudrait quelque chose d'immuable. C'est un pouvoir que je n'ai pas. Observant son interlocutrice. Il était prêt à signer un tel contrat, il pouvait tenter de le protéger au maximum, mais celui qui prendrait sa place aurait les mêmes pouvoirs que lui. C'était bien ça qui était le plus problématique. Ou nous avons cinq ans pour faire au mieux et faire que les rats quittent le navire. Qu'en pensez-vous?
Domhnall
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Dim 15 Oct 2017 - 13:17
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Tester la résolution du Dragon.
S'il s'était renseigné il avait eu un aperçu de l’opiniâtreté de la dame. On arrêtait pas -facilement- Amélia Clark. Elle avait interpellé les deux derniers ministres du commerce New-Victoriens. Là-bas. Quant à Mister Ryan Byrne -nouveau ministre écossais- un homme sage. Il avait déjà reçu trois courriers émanant de l'Agent expatriée. Les avait-il lu ?
La coure de justice internationale était régulièrement mise en alerte. Non, cette femme ne craignait pas d'aller au devant des puissants, voire des ennuis, si elle considérait être dans son droit. Beaucoup n'appréciaient pas -du tout- cette droiture. Effrayante. Parce qu'elle remettait en cause l'ordre établi.

- Oui Monsieur le Président, avec les moyens et les hommes nécessaires, je crois en cette méthode. Head marqua une pause à son tour. Elle a permit à Alexandre Le Grand de gagner la bataille de Granique, avant de défaire l'armée de Darius III.

Un père officier de l'USA army. Autant dire que la stratégie militaire était de ses acquits. D'autant qu'elle lui permettait de débattre quand les décisionnaires faisaient de l'horreur sur les fronts. Antimilitariste sur l'idée. Amélia n'en était pas moins fille de militaire en esprit.
Caine avait raison. Elle aurait eu une place dans les rangs. Pas n'importe laquelle. Leader sans doute. Parce qu'elle était faite de cette fibre. Michael et Jack avaient déjà versé le sang pour la patrie américaine. L'un d'eux était rentré dans une boîte. Un drame qui avait irrémédiablement fermé cette porte.
Convictions et idéaux l'avaient mené sur l'autre versant.

Le temps. Il était contre eux.

- J'en pense que c'est un excellant plan, Monsieur le Président. Un sourire fugace. La concentration était de mise.

Head comprenait qu'elle venait de remporter une première victoire.
Une seule. Mais sans doute la plus dure à ce stade de la négociation. Avec le support du chef du Conseil l'opération avait de grandes chances de voir le jour. A priori Lord MacBeathag avait su s'entourer. Maintenant, il fallait l'assentiment des ordres membres du ministère. Une étape indispensable. Amélia s'y était préparée. Comme le Chevalier parti à sa Croisade.

- Dans cette optique, j'ai élaborer une liste de noms à soumettre à votre appréciation. Il me semble important que ce soit un projet trans-ministériels. Si vous le permettez j'aimerais rester dans l'équipe de pilotage. Au moins pour la mise en place. Trois slides défilèrent avant que ne s'affiche un tableau excel. Nom-fonction-expériences de terrains-diplômes supplémentaires. Clark avait mis plusieurs semaines à épier les ressources humaines écossaises. Elle avait même sollicité l'aide d'un certain comte, pour ça. Les recherches avaient payé. Quand pourrais-je présenter le projet devant votre Conseil ?

Collaborer avec Mrs Warnock était quelque chose de stimulant.
Car Clark sentait le potentiel de cette femme. Un puissant sentiment d'optimiste la traversait.
Enfin tous ces efforts étaient récompensé. Une preuve de confiance, c'était tout ce don elle avait eu besoin.

- Si possible aussi, de m'entretenir avec Madame la Ministre ? Ainsi que Monsieur Byrne. Projection. Oui. Head ne perdait pas leur temps.
Head
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Hier à 20:32

Agent CSN
Amélia Clark

Chef de Cabinet Doug Averill

Président
Alastair MacBeathag

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Deux combattants prêts à tout pour réussir leur projet. Comment n’auraient-ils pu ne pas se trouver tous les deux. Alastair était content, bien qu'il n'en montre vraiment rien, content de voir qu'il avait inspiré des gens, qu'il pouvait permettre ce genre d'initiative, que ceux qui avaient votés pour lui ne s'étaient pas trompés. Qu'il irait au bout de ses idées et que, peut-être, avec un peu de chance, il pourrait rendre cette Arche meilleur. Faire grincer des dents ceux qui faisaient trembler le monde, ne pouvait que lui faire plaisir, qu'importe les dangers que cela impliquait. Il était prêt à prendre tous les risques, parce que c'était ainsi qu'on obtenait les meilleurs résultats.

- Bien, alors nous tenterons cette méthode.

Après tout, il n'avait rien à perdre à le faire. Autant mettre toutes les chances de son côté et surtout, ne pas laisser le temps aux ennemis de totalement comprendre ce qui allait leur arriver. Un petit mouvement de la tête marquait son appréciation de sa réponse, elle était prête, elle aussi, à se mettre en danger, le temps de son quinquennat. Parfait.

- Alors mettons-nous au travail sans attendre.

Le temps était compté, cinq ans. Cela pouvait passer en un éclair. Et Dieu seul savait ce qui pourrait se passer pendant cette période. Les bâtons dans les roues, ils allaient en avoir, et pas qu'un seul. C'était bien ça la problématique. La dame avait anticipé une grande partie des prochaines questions qu'il aurait pu avoir. Décidément! Il observa les slides avec intérêt, tout en se frottant légèrement la barbe.

- Je ne vois pas pourquoi je serai contre, vous laisser les commandes, madame Clark. Après tout, vous êtes l'instigatrice et j'aime votre façon de voir les choses. Direct et honnête, comme il savait si bien le faire. Car autant il n'avait aucun problème à dire aux gens quand il ne les aimait pas, autant il savait aussi reconnaître les qualités de ses interlocuteurs quand ils le méritaient et là, c'était le cas. Laissez-moi le temps de leur en parler, mais demain sans aucun doute.

Oui, Domhnall ne perdait pas de temps, mais à quoi bon? De plus, ses ministres devaient normalement abondés dans son sens, les choses devraient se mettre en place plus que rapidement.

- Je pense que cela pourra se faire dans la journée. Vous n'êtes pas pressée? Je dois voir la première ministre dans... il regardait alors sa montre. Deux petites heures. Le temps pour vous de prendre une pause et je vous mettrai en contact. Marquant un temps. Monsieur Byrne est en voyage en ce moment, mais je lui dirai de lire les courriers que vous lui enverrez.

Autant dire que la roue était lancée, est-ce que Clark aurait pensé que ça se passerait aussi bien, aussi vite? MacBeathag se leva alors, attrapant sa canne, pour s'approcher de la dame et lui serrer la main avec un peu plus de chaleur.

- Je sens que nous allons faire de grande chose ensemble, madame Clark.

Confiant. Voilà ce qu'elle avait réussi à faire de notre Président. Et ça, ce n'était pas une mince affaire!
Domhnall
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