Effondrements sous silences

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Ven 14 Juil 2017 - 16:20
Que fait la Communauté Internationale tandis que le monde s'effondre ?

Article du 22 mai 2017 par G. Andrews


On vous donne la réponse : strictement rien.

Le 14 mai dernier, une Arche s'effondrait dans l'indifférence la plus totale.

En fin d'après-midi, un violent tremblement de terre venait secouer l'arche Bolivienne. Le séisme, qui a duré pas loin de trois minutes selon le Centre International des Recherches sur les Phénomènes Archéens et Météorologiques, est une rareté de l'ancien monde, très peu enregistrée sur les Arches depuis l'élévation des terres.

    "Contrairement à ce que l'on pense, les tremblements de terre ne sont pas totalement inexistants sur les îles flottant au dessus de notre globe morcelé." Affirme le Professeur Piat, docteur en Physique Tectonique au CIRPAM. "En réalité, nous enregistrons d'infimes tremblements jusqu'à plusieurs fois par jours, en fonction de la météo et de son influence sur les champs magnétiques." Une activité sismique courante donc, mais tout à fait inhabituelle dans sa puissance. "Nous utilisons l'échelle de magnitude du mouvement pour mesurer la force de ces secousses, il s'agit d'un système d'étalonnage hérité de l'ancien monde. En règle générale, les tremblements qui agitent quotidiennement les Arches se trouvent entre des magnitudes de 0,003 et 0,1, il s'agit donc de" tressaillemments" que l'on ne peut ressentir, mais qui sont tout de même étroitement liés à la dynamique de la vie des Arches, leur maintien dans les airs, leur déplacement parfois. Les avancées GPS des dernières décennies nous ont permis de confirmer que les Arches semblaient bouger de quelques centimètres par an."

Mais pour l'arche Bolivienne, nous sommes loin de ces "infimes tressaillemments". Dans ce secteurs, au moment du tremblement de terre, on été enregistrées de fortes altérations du champ magnétique qui auraient causé le tremblement de terre de magnitude 5. Des magnitudes "jamais atteintes", nous assure le Pr. Piat.

    "Pas depuis Armagedon. Nous n'avons évidemment aucun enregistrement de cet ouragan et du cataclysme qui s'en est suivit, mais en recoupant de nombreuses sources sur l'ensemble du globe, ces chiffres sont probablement proches des tremblements les plus violents que devaient vivre nos ancêtres lors des déplacements des plaques tectoniques qui constituaient la croûte de la planète."

Le Professeur Piat, est l'auteur de Tectonique des Plaques, la dynamique de l'ancien Monde (aux éditions du Mont, 35£) un ouvrage de référence pour mieux comprendre les tremblements de terre.
Il est d'ailleurs particulièrement préoccupé par cet événement tout en déplorant :

    "Je ne comprends pas que le CNS ne fasse pas plus grand cas de ce qui ce passe là-bas, il faudrait immédiatement envoyer une équipe de chercheurs afin de comprendre le phénomène, savoir s'il va se reproduire et s'il est possible de l'anticiper. Mais tout cela semble prendre un temps infini."


Mais de combien de temps dispose l'arche Bolivienne ?

Suite aux violentes secousses qui auraient causé la scission de l'arche en plusieurs morceaux, un pan entier de l'île s'est effondré sur elle-même avant de s'écraser au sol, emportant avec elle tout ceux qui se trouvaient encore à sa surface. De cette partie de l'île, une poignée d'habitants seulement ont réussi à fuir à bord de cargos surchargés, notamment dans la ville aeroportuaire d'Esperanza (anciennement La Paz, capitale presque entièrement détruite lors d'Armagedon).
Les habitants du reste de l'arche, dont le niveau de vie moyen est trois fois inférieur à celui d'un citoyen écossais, se sont retrouvés piégés sur les parties de l'île condamnée à sombrer. Manque de moyens - les véhicules personnels volants sont un luxe que peu peuvent s'offrir -, d'informations et d'organisation quant à l'évacuation, le gouvernement s'est retrouvé totalement désemparé. Santa Cruz de la Sierra (capitale depuis 1895) à cependant été épargnée.

On estime à l'heure actuelle que cette chute à fait entre entre 15 et 20 000 victimes, près de 10 000 blessés du tremblement, pris dans les effondrements de quartiers entiers qui n'ont pas su résister aux secousses et les autorités dénombrent péniblement entre cinq et sept milles disparus.
Au delà des victimes, le pays observe un déplacement massif de la population qui cherche par tous les moyens à quitter le plus rapidement possible le pays.

    "Les rescapés sont terrifiés à l'idée que les tremblements aient pu irreversiblement endommager l'arche et qu'elle pourrait à tout moment rejoindre le reste, des centaines de mètres plus bas." Nous confie par téléphone satellite Esmeralda Munos, une infirmière de l'ONG ''Urgence Internationale'', l'une des rares à avoir pris le risque de retourner sur place afin de venir en aide aux citoyens boliviens. "Il y a eu comme une parenthèse temporelle. C'est comme si tout s'était soudainement arrêté, parce que personne ne voulait croire que ça avait vraiment pu se passer. Je crois que personne ne pouvait le concevoir, c'était trop énorme. L'incompréhension à l'arrivée des survivants dans les arches voisines, mais aussi le déni, sans compter les très fortes perturbations magnétiques qui ont empêché toute communication ont considérablement ralentis la propagation de la nouvelle. Les premiers à arriver sur place était Arkadia. C'était bien une semaine après la chute... ils ont apporté les premiers ravitaillement en nourriture et en matériel de secours." Une semaine, ou une éternité, pour un pays dont le destin n'est pas encore fixé. "C'est toujours difficile dans ce genre de cas." concède Esmeralda "Il faut mesurer les risques que prennent les équipes de sauvetages dans ce genre de zone de catastrophe."Une ONG Chinoise à d'ailleurs perdue plusieurs membres de l'une de ses équipes, suite à un affaissement de terrain fragilisé par le séisme.
    Le gouvernement bolivien a lui-même fuit le pays pour le Paraguay, ralentissant la prise de décision "A eux, on ne leur a pas fermé les frontières..." déplore-t-elle amèrement, tandis que des milliers de réfugiers tentent d'entrer au Pérou, au Chilli, en Argentine et au Paraguay. Sous cette vague massive de migrants, les Arches voisines n'ont trouvé comme solution que de fermer leur frontières pour endiguer l'arrivée de familles entières. "Ils prennent des risques incroyables pour quitter le pays." avoue l'infirmière. "Ils paient des fortunes, parfois toutes leurs économies, ou avec tout ce qui pourraient avoir de la valeur : bijoux, de la volaille et même du bétail."


Les quelques bâtiments Arkadiens sont de bien maigres alternatives et les places sont peu nombreuses. En conséquence, les passeurs clandestins se multiplient. Seulement, les embarcations volantes sont souvent de fortune et surchargées. On rapporte plusieurs crashs de ces aéronefs de bric et de broc, s'abimant à la surface. Et lorsqu'ils arrivent à atteindre les espaces aériens de leur voisins, ils sont rapidement déboutés et les réchappés sont entassés dans des camps de réfugiers où les conditions de vie sont inhumaines. La rumeur court que certains cargos illégaux auraient même été ciblés par la flotte péruviennes pour les empêcher d'entrer dans l'espace aérien du pays.

De cette fermeture de leurs frontières, aucun des pays concernés ne veut faire de commentaire officiel. Seuls le Brésil et la Chine tentent, bien difficilement d'organiser un accueil précaire que quelques milliers de réfugiers lorsqu'ils se compte en centaines de millier. Dans le camp de réfugier de l'aéroport de Lima, le premier à s'être mis en place et aujourd'hui entièrement contrôlé par l'armée, un jeune militaire en poste nous confiait :

    "Les autorités n'ont aucune idée de comment gérer le problème. Ils ne peuvent décemment pas reconnaître que presqu'une arche entière est tombée ! Rien que d'y penser, ça me colle des frissons. Vous pensez à la panique si la population l'apprenait ?" Alors quoi ? Il faut garder le silence en attendant qu'un peuple entier s'éteigne ? "Ici, on a pour ordre de contenir les débordements et empêcher les réfugier de sortir du camp."


Le Pérou a donc opté pour le baillonnement. Des autres pays limitrophes, nous n'avons aucune information sur la situation réelle, mais les conditions sont très probablement semblables. La preuve en est que, dans le camp de Lima, les conditions de vie sont rapidement devenues invivables. Manque de nourriture, d'eau potable, absence de soins, propagation de maladies, on frise la crise sanitaire dans l'indifférence totale et la violence des autorités locales. Avant de terminer notre conversation téléphonique, Esmeralda d'Urgence Internationale, nous supplie de faire entendre la voix de ces citoyens qui ont la malchance de s'être trouve sur la mauvaise arche au mauvais moment.

Mais que fait donc le CSN, ses états membres ? Les ONG qui semblent presque toutes rechigner à mettre les pieds en territoire bolivien ? Quel est ce silence qui plane dans les médias ? Un mutisme qui semble refléter le déni des autorités face à ce qui s'est passé. Combien de temps va-t-il falloir attendre avant que ne soit acheminer de l'aide, des vivres et des médicaments en quantité décente ? A moins qu'il ne faille évacuer les derniers habitants ? La politique adoptée est-elle celle d'attendre de voir si le reste de l'arche va tenir ? Et si ce n'était pas le cas, nos politiques soupireront-ils de soulagement en pensant "Voila une préoccupation de moins" ?
A partir de quel PIB un pays peut-il espérer attirer l'attention de nos pays riches ? Après l'épuisement des sols et la fermeture de la dernière mine d'argent il y une petite dizaine d'années, les investisseurs ont délaissé le pays. La production de café n'est visiblement pas un or assez brillant pour que l'on daigne s'y intéresser et fait de cette arche l'une plus pauvres du monde.


Que faut-il donc de plus pour alerter l'opinion public et faire réagir notre gouvernement ?

Rappelons que cet événement n'est pas le premier. En juillet dernier, lors de l'ouragan Oya, la petite île de Guernesey - minuscule arche sous protectorat anglais, très touristique et prisée pour son cadre de vie remarquable, où viennent se faire construire une villa tout nouveau riche qui se respecte - tombait, certes sans faire de victime grâce à l'intervention providentielle de la firme Arkadia, qui profitait de cette prouesse pour exhiber ses nouveaux aéronefs brise-ouragan. Une fois encore, leur intervention rapide soulève la question des réels enjeux de leurs participation, là où personne ne lève le petit doigt. Les agissements philanthropiques de la multinationale sont d'autant plus paradoxals que certaines de nos sources laissent entendre que la société aurait des projets classés top secret pour palier la reproduction d'une telle tragédie. Pourquoi alors s'entêter à garder le silence autour du phénomène, là où il s'agit de trouver prestement des solutions ? Un comportement qui n'est pas sans rappeler les magnigances de la géante multinationale Mesa, aujourd'hui état corporatiste après avoir fait main base sur la ville de Singapour sans personne pour sourciller.


Et l'Ecosse, quelles sont les mesure prises par notre gouvernement ?

L'arrivée d'Alastair Macbeathag - cet homme dont la campagne s'est construite autour de l'honnêteté et la droiture - à la tête du pays laissait entendre changement et renouveau, c'est à se demander s'il arrive encore à se regarder dans un miroir alors qu'il ment sciemment par omission au peuple qui l'a élu.
Le rapatriement d'une douzaine de ressortissants écossais c'est également fait, grâce au concours de l'armée, dans la plus grande discrétion. La liste de la vingtaine de nos concitoyens portés disparu doit négligemment traîner dans le fond d'un tiroir du Président pour qu'aucun communiqué n'ait été fait à ce sujet. Est-ce parce que nous patiemment en train d'attendre notre tour ? Ou l'Ecosse se sent-elle suffisamment protégée pour espérer cacher un tel drame sois le tapis ? Pourrons-nous seulement l'éviter ?
Ce silence, dont on ne nous répétera que trop qu'il est destiné à ne pas provoquer la panique, semble davantage avoir pour but de n'avoir aucun compte à rendre sur des agissements inqualifiables, obscures, entachés par un manque total de transparence quant aux enjeux climatiques, économiques et sociaux qui gravitent autour de cette catastrophe. | G.A.
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Dim 16 Juil 2017 - 0:40
# International community


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    Commentaire du 24 mai 2017 par Anonyme


    Oui, cela fait plus de 10 ans que le CIRPAM tente d'alerter les autorités internationales concernant l'affaiblissement magnétique. C'est un phénomène réel et qui va aller en empirant dans les décénnies à venir.
    Bizarrement le sujet n'a jamais surgis au CIE.
    Pire, il n'existe encore aucune convention de protection des victimes de ces catastrophes naturelles !! Pourtant, CSN a été créé pour gérer ce genre de crise... A force de faire l'autruche les puissants risquent eux même de choir de leur Olympe.
    Merci pour cet article. En espérant qu'il aidera à accélérerer les choses.



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CIRPAM : le Centre International des Recherches sur les Phénomènes Archéens et Météorologiques
CIE : Congrés international de l'écologie.

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Jeu 27 Juil 2017 - 14:34
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    Commentaire du 27 mai 2017 par VKG3712



    T'as toujours la flamme ! Je note que ton style a pas mal progressé aussi. Wink Quand est-ce que tu nous fait le bouquin ? Razz
    Sans dec' : Lâche rien ! On est derrière toi.


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Mar 1 Aoû 2017 - 14:41


    Commentaire du 22 mai 2017 par ANARCHY_BOY42


    Mais c'est horrible D: Que fait le gouvernement ? C'est inadmissible !!!!
    On nous promet de l'honnêteté et la vérité, on voit bien ce que ça donne !
    On le sait depuis longtemps, ce système est foutu. Il faut pas compter sur lui pour nous sauver.
    Courage aux personnes sur place, et merci pour cet article éclairant.
    Honnêtes citoyens, vous savez quoi faire !



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