Exposition universelle, salon des inventions [Scénario]

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Mer 6 Sep 2017 - 15:51
L'expo universelleLe salon des Inventions
#VDM

Domhnall

Grace

Si la déesse Héra était connue pour ses jalousies et ses rages - bien que légitimes parfois -, Elizabeth McBeathag méritait son surnom sur ces points. Et il fallait avouer que le First Man s'en serait bien passé. Surtout ce jour-là. Il y avait déjà suffisamment à gérer sans en plus devoir s'occuper d'une telle harpie. Pourtant elle était là, à ordonner à tout va, déblatérant comme si elle était maîtresse en ce domaine. A la voir ainsi répliquer, Erend termina d'étrangler la bouteille d'eau qui suffoquait entre ses doigts. Il la surplombait de toute sa hauteur, prêt à laisser échapper la colère qu'une telle journée arrivait à lui tirer. A lui grogner que si elle avait effectivement droit à être informée, cela n'excusait en rien un tel comportement. Qu'il y avait des manières de faire et que des deux héritiers McBeathag, elle était celle en train de tenir leur nom. Il aurait peut-être même pu lui délivrer ses quatre vérités, si cela pouvait l'occuper et laisser l'équipe de son mari gérer la situation. Il était excédé, acculé par cette situation d'impuissance totale.

Néanmoins, Warnock le devança. Et c'était sans doute mieux. Elle réexpliqua donc la situation pour la énième fois, appuyant fortement sur le fait que le moment était assez mal choisi pour venir les emmerder. Puis finalement, l'attention de la Harpie fut détournée par l'ami de Grâce. La répartie dont il faisait preuve plu beaucoup au psychiatre, même s'il savait que sa belle-sœur ne resterait pas sans réagir. Et cela ne tarda pas. En plus d'un avertissement, cette vipère usa de son don, causant à son rival trois petites griffures sur la joue. Erend n'eut pas non plus de doute sur l'origine de cette apparition, ni sur la douleur qu'elle provoquait. Ce n'était jamais agréable. Après tout, la fine cicatrice qu'il portait au poignet droit était le témoin qu'Elizabeth lui avait déjà fait subir le même traitement. Tout ça pour un signe d'affection envers son frère, qu'elle avait surpris.

A la vue de l'effet sur son ami, fille et mère commencèrent à s'envoyer dans les roses. Erend allait donc s'élancer à la défense de sa nièce lorsque son attention fut détourner par Doug. Le geste qu'il venait de faire en direction de son oreillette montrait qu'il y avait du nouveau en haut. Et bientôt le soulagement et la joie prirent le dessus; pour quelques secondes seulement. Car si les terroristes étaient chassés, ils ne l'avaient pas fait sans laisser de blesser.

En l'occurrence... Gareth.

Son sang se glaça dans ses veines. Il sentit une main sur son épaule et d'autres saisir les siennes mais il avait l'impression d'être... ailleurs. Comme s'il observait la scène de l'extérieur. C'était une sensation plus qu'étrange mais il réintégra rapidement son corps lorsqu'il vit son mari être rapatrié dans la tente. Il faisait peur à voir; mais ce n'était pas le moment de se laisser aller à la panique. Lui qui avait été aussi impuissant face à toute la situation pouvait enfin réagir.

▬ Gareth ! lâcha-t-il enfin, accourant vers lui alors que Doug s'occupait de caler sa tête avec son gilet. Je suis là, Gareth, ça va aller!

Le Président était d'une pâleur inquiétante, signe qu'il avait perdu déjà beaucoup de sang. Les urgences arriveraient rapidement d'après le chef du cabinet mais en attendant, le psychiatre avait bien l'intention de mettre en pratique les bases qu'il avait eu concernant ce genre de blessures lors de sa formation de médecin militaire. Il retira donc sa veste pour le couvrir. Il fallait le maintenir au chaud, s'ils voulaient lui éviter au maximum d'entrer en état de choc. Erend lui déboucla ensuite ceinture et pantalon pour le libérer de toute constriction autre que celle du garrot qui lui avait déjà été fait à la cuisse. Enfin, il fit surélever légèrement la jambe alors qu'il s'occupait d'appliquer une pression direct sur la plaie avec le mouchoir de poche que son mari lui avait offert le matin même. Au moins était-il utilisé. De son autre main, il contrôla le pouls, avant de vérifier si sa respiration restait régulière. Ainsi penché vers son visage, il continuait de rassurer Gareth de « ça va aller, ça va aller. »; mais cela sonnait plutôt comme une tentative de se rassurer lui même. Sa voix craquait à chaque nouvelle phrase.

Il refusait de le perdre...

Bientôt les sirènes se firent entendre et l'urgentiste débarqua dans la tente. Erend se poussa pour le laisser faire son travail.

▬ Je… Je n’ai que les bases mais si je peux me rendre utile... Et je suis donneur universel, nous sommes compatibles. ajouta-t-il, en relevant ses manches.

Lui qui avait été impuissant depuis son arrivée, il était bien décidé de faire tout ce qui lui était possible pour aider. Et ce malgré la peur qui l’étouffait jusqu’à la nausée. Comment cette journée où il aurait simplement du couper un ruban rouge avait-elle pu tourner aussi infernale?


Coltach
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Mar 12 Sep 2017 - 21:16
Son duo avec miss Andersonn se révéla, une fois de plus, efficace. S'appliquant à faire ce qu'il savait faire de mieux, le jeune médecin tenta de porter secours aux blessés. Il aidait au rapatriement vers le stand d'Arkadia où le personnel s'occupait de soigner sur place ceux qui pouvait l'être, ou faisait le nécessaire pour permettre de les rediriger ensuite vers l’hôpital ceux qui l'était trop gravement.
Perdant la notion du temps, l'urgentiste n'avait pas vraiment conscience de ce qui se passait au dessus de leur tête. L'évacuation du salon arrivait bientôt à son terme et l'atmosphère sur le parc avait radicalement changée. Le dernier blessé était en train d'être rapatrié sur un brancard et le jeune docteur retint un soupire. Passant le sac d'intervention sur son épaule il suggéra, un brin de fatigue dans la voix, à la jeune femme à ses côtés :

-Retournons à Arkadia.

La marche juste qu'au stand se fit en silence. Le vent de panique et la folie dans laquelle il avait fallut jouer des coudes pour se frayer un chemin avait laissé place à des allées désertes, abandonnées. Les mouvements de foule avaient laissé place à des stands vides. Dans la précipitation, tout avait été laissé tel quel, les vidéos de présentation se répétaient en boucle sans personne pour les écouter, les automates continuaient de fonctionner seuls. Une multitudes de masques du fantasque milliardaire jonchaient le sol comme le symbole d'une ambiance festive qui avait tourné court pour céder sa place à la désolation. Le calme qui était retombé sur le parc avait quelque chose de déplacé.

-Merci pour tout... Lâcha finalement l'urgentiste alors qu'ils arrivaient au pavillon arkadien transformé, par la force des choses, en infirmerie de fortune. 

Posant leurs affaires, Matthew vérifia que tout se passait au mieux sur place, passant aux côtés de chaque blessé qui n'avait pas encore été rapatrié à l'hôpital. Là encore, le calme après la tempête avait quelque chose de profondément gênant. Les cris et les explosions avait été remplacés par la petite musique d'ambiance des hauts-parleurs devenue glauque, le vrombissement léger du Harrington toujours au dessus de leur tête et, surtout, la voix suave et détestable de Carla Stone, qui  répétait en boucle les vertus de la Mesa. 

-Mais faites la taire, grogna Lohen pour lui-même avec une grimace dégoûtée.

Son géniteur avait profité de l'accalmie pour l'aborder mais ses quelques mots l'avaient laissé de marbre. La pression commençait à retomber et, aux vues des événements, il n'était pas sûr d'être d'humeur à entendre les compliments d'un père qui, jusque là ne lui en avait jamais fait. Il n'avait pas besoin de son approbation. Le regard en biais qu'il lui lança d'ailleurs lorsqu'il utilisa son surnom fut bien suffisant à le lui faire comprendre. Aussi, le directeur revint sur des questions plus logistiques, auxquels le médecin répondit par un hochement de tête.

-Merci à Arkadia pour son aide. Répondit-il sobrement avant de se décider à ajouter. Merci à toi.

Les remerciements, s'ils n'étaient pas formulés chaleureusement, n'en étaient pas moins sincères. Grâce à son organisation, son père avait été d'une aide non négligeable dans la gestion de cette crise, il fallait le reconnaître. Peut-être Matthew finirait-il par reconnaître que les actions de son géniteur étaient véritablement louables.

-Je vais retourner à l'hôpital, annonça-t-il en ajoutant un peu de douceur à sa voix,je pense qu'ils vont avoir besoin de mains supplémentaires là-bas.

Tant pis pour sa journée de repos. Il sembla hésiter un moment avant de finalement poser sa question: 

-Est-ce que tu penses que c'est possible que quelqu'un m'y dépose rapidement ? 

Il n'aimait pas spécialement demander des faveurs, surtout à son paternel, mais aux vues de la situation, il pouvait peut-être faire une entorse à ses principes. Il irait beaucoup rapidement de cette façon. Il s'apprêtait à tourner les talons pour prévenir sa précieuse aide rousse lorsqu'il revint vers son père.

-Je peux te demander un autre service ? Il avait eut un doute mais s'était finalement décidé. Je pense en avoir pour la nuit, tu crois que tu pourrais passer voir tes petites filles, quand tu auras le temps ? Elles ont dû être choquées par les événements, elles seront rassurées si elles te voient...

En plongeant son regard dans celui de Perceval, il aurait voulu avoir une réponse mais avant qu'il ne puisse avoir confirmation, le jeune homme fut interpellé par un individu qui le réquisitionna de telle façon que Matthew n'eut même pas le temps de paraître interloqué.
Sa tenue de combat et l'arme qui ceignait son côté n'invitait ni à la protestation, ni à la discussion, aussi, il eut juste à peine le temps de chercher la jeune femme à la chevelure flamboyante du regard et de lui lancer un [color=#0099cc]« Sigrid ! » pour l'enjoindre à sauter avec lui dans l'ambulance et c'était reparti.
Reparti pour quoi, ça, Lohen n'en savait rien. Il le saurait bien assez tôt. D'ailleurs, le véhicule s'arrêta dans un crissement de pneus devant la loge présidentielle. Avec l'habitude, Emerson sauta du véhicule, lançant à la flic un regard interrogatif, avait-elle plus d'indices que lui ?

Sur les talons de l'homme venu le chercher, il pénétra dans la tente de commandement, ne savant à quoi il allait être confronté. La réponse vint rapidement et il ne lui fallut que quelques secondes pour analyser la situation.
Le président Macbeathag était allongé au sol. Il avait donc était récupéré des mains de ses ravisseurs, cependant il semblait grièvement blessé. Sa pâleur était inquiétante et il paraissait au bord de l'inconscience. Son mari, le premier homme du pays était accroupi à ses côtés et déjà il se relevait pour s'adresser au jeune urgentiste, Matthew le gratifia d'un signe de tête qui se voulait rassurant: 

-Bien. Dit-il doucement en s'agenouillant près du corps livide. Que c'est-il passé ? Demanda-il en plongeant son regard dans celui de Dunbar tout en posant sa main sur la sienne pour, avec lenteur, soulever le mouchoir ensanglanté qu'il plaquait contre la plaie.

-Monsieur le Président, je suis le docteur Matthew Emerson. Penché sur son patient, le jeune urgentiste avait placé trois doigts sur sa carotide. La très faible pulsation sous ses phalanges était presque indiscernable.

-On va s'occuper de vous, vous êtes entre de bonnes mains. Sa voix était forte et ferme, un ancrage auquel se raccrocher dans l'état de semi-conscience de l'homme blessé.Il examina rapidement la plaie à la tête puis, d'un geste preste, il sortit une petit lampe de la poche de sa blouse et éclaira tour à tour les pupilles de son patient. L'iris réagissait à peine à l'agression de la lumière. Le pronostique vitale était engagé mais Emerson ne montra rien de sa sérieuse inquiétude. Au moins pouvait-il écarter des dommages cérébraux. Pour le moment.

-À trois. Fit-il à l’inconnu et à Andersonn pour soulever le chef du gouvernement et le placer, d'un mouvement commun, sur le brancard.

L'urgentiste n'avait pas guère prêté attention aux personnes présentes dans la loge jusqu'à ce qu'une femme, jusque là, visiblement occupée au téléphone, ne s'adresse à lui. Son ton lui paru immédiatement désagréable et il lui jeta à peine un coup d’œil, trop occuper à faire le bilan de l'état du président.

-Peut-on savoir qui vous êtes ? Quels sont vos compétences ? S'enquit-elle avec mépris.

-Préférez-vous que je vous fasse le détail de mon curriculum vitae, ou que je sauve la vie de cet homme ? Répondit-il froidement du tac au tac. 

-Cet homme est le président de l'Arche. Êtes-vous au moins en capacité de prendre cette responsabilité ? Sa voix était grave et particulièrement cassante.

Toujours d'un ton très calme et égale, relevant une seconde son regard brun vers la femme qui le jaugeait d'un œil hautain, il lança avec autorité :

-Est-ce que quelqu'un peut faire évacuer cette femme, s'il vous plaît ? Sans autre réponse, il poussa le brancard jusqu'au véhicule médicalisé. Une chance que leur bienfaiteur masqué ait fait apparaître l'ambulance. Avait-il su qu'ils en auraient besoin, avait-il été au courant de la situation ?

-Monsieur Dunbar ? Il tendit une main au first man pour le faire grimper avec eux. Les portes se refermèrent et l'ambulance se mettait en branle. Là, il eut davantage le temps d'observer la plaie à la jambe ainsi que celle, plus minime, à la tête. Il n'avait pas la moindre idée de qui lui avait fait un garrot, mais cette personne lui avait probablement sauvé la vie. 

-Dégager la plaie, demanda-il au mari en tendant une paire de ciseaux à l'homme visiblement prêt à aider, pour qu'il découpe la jambe du pantalon. 

-Vous vous sentez de poser une perf' ? Demanda-t-il ensuite à Sigrid tout en ouvrant la chemise du président pour le relier au monteur qui leur donnerait ses constances vitales.

-Monsieur le Président, vous m'entendez ? Vous pouvez presser la main de ma collègue si c'est le cas ? Il jeta un coup d’œil à la scandinave tout en plaçant l'écossais sous oxygène et ballonnant régulièrement. Pouls à 50. l'oxygène remonte. Tension à 7.9 Informa-t-il la belle rousse. On aura pas le temps d'aller à Saint Andrews, lança-t-il ensuite à leur conducteur. Déroutez sur l'Hopital Public. Maintenez le point de compression. Ordonna-t-il à la flic et ex-infirmière.

Au même moment, il appuyait sur le commutateur pour entrer en relation avec le centre de prise en charge.

-Parlez-lui, conseilla-t-il à mi-voix au premier homme du pays en attendant une réponse. Docteur Matthew Emerson, on arrive du salon de l'innovation avec un blesser grave, la cinquantaine, blessure par balle de petit calibre, le projectile à traversé, perte de sang importante, pronostique vital critique. Je prends la responsabilité de dérouter sur l'hôpital public bien que le protocole indique une prise en charge à l'hôpital militaire.

En même temps qu'il parlait, il avait préparé la transfuseuse d'urgence.

-J'aurais préféré éviter une transfusion de bras à bras, mais j'ai peur qu'on ait pas le choix, informa-t-il à mi-voix le mari volontaire.

La machine, qui certes, avec son circuit à vapeur, paraissait un peu vétuste, prélevait le sujet donneur, analysait le sang en temps réel pour ensuite le transfuser au blessé.. Il existait certes des technologies plus récente, mais le Président n'était pas en mesure de faire la fine bouche. Lohen laissa Erend relever sa manche avant de désinfecter le creux de son coude en le frictionnant avec de l'alcool qui piquait les narines. D'un geste maîtrisé, il enfonça l'aiguille dans une belle veine et vint la maintenir en place à l'aide d'un sparadra. La transfuseuse émis un long sifflement avant que son système pneumatique ne se mette à pomper paresseusement. Il effectua le branchement sur la perfusion de Macbeathag. Voilà qui leur permettrait de le faire tenir jusqu'à l'arrivée à l'hopital.

Sur le parking des urgences, Matthew sauta en bas de l'ambulance pour rencontrer l'urgentiste de garde qui courait à leur rencontre avec une équipe. Après un topo précis, il interpella une infirmière :

-Karen, je veux un radiologue, montez-le immédiatement au scan, faites préparer un bloc et trouvez moi un chir' pour une plaie par balle, il faut ré-irriguer la jambe au plus vite pour pas la perdre.

L'infirmière resta interdit une seconde :

-Mais c'est...

-Oui. Il fixa sont regard dans celui de l'aide soignante. Karen. maintenant. L'invita-t-il à se reprendre et la jeune femme tourna les talons.

Déjà, le first man était libéré de la transfuseuse et le président conduit à l'intérieur. Le jeune médecin resta au côté du cinquantenaire pour s'assurer que tout allait bien et le conduire dans la salle d'attente. Il se dirigea vers le distributeur du hall et donna un coup d'épaule dedans pour en faire tomber une barre chocolatée, pris un vers d'eau à la fontaine et rapporta le tout à Dunbar

-Comment vous sentez vous ? Lui demanda-il en lui tendant les victuailles. Il faut que vous repreniez des forces et vous hydratiez. Votre mari est entre de bonne main, tout va bien se passer.

Il s'excusa ensuite auprès de l'homme pour rejoindre Sigrid qui, elle aussi, s'était retrouvée embarquée dans cette histoire. Il lui fit un petit grimace :

-Je suis désolé pour tout ça...
Lohen
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Mer 13 Sep 2017 - 2:59
Le mec qui a téléporté l'ambulance avait rapidement disparu. Elle n'avait pas eu le temps de l'interroger plus avant. Et malgré sa méfiance, force était d'avouer que l'intuition avait été bonne. L'ambulance avait été précieuse pour ce qui était du rapatriement et du soin d'urgence des blessés. Dans les allées désormais désertes, Sigrid était plus utile pour ses compétences d'infirmière que sa capacité à tirer droit et toucher la cible qu'elle visait. Ce n'était pas plus mal, au fond. Elle n'avait encore tué personne dans l'exercice de ses fonctions et jugeait que dans une situation telle que celle qu'ils vivaient tous en ce moment, il valait mieux protéger et soigner, que faire plus de dégâts, même s'ils relevaient de la légitime défense.

Elle avait croisé quelques groupes de collègues appelés en renfort, mais chacun était trop occupé à gérer la crise pour discuter. Les nouvelles s'échangeraient plus tard dans la soirée. Quand l'adrénaline serait retombée, et que l'horreur de la situation frapperait de plein fouet Edimbourg. La scandinave était silencieuse. Comme souvent, lorsqu'elle n'avait rien à dire. Cela faisait d'elle une adjointe efficace, au moins. L'équipe que Perceval Rose lui avait confiée temporairement et le Dr Emerson avaient fait du bon travail. Ils avaient sauvé ceux qui pouvaient l'être, en se coordonnant avec les diverses équipes de soutiens qui n'avaient pas manqué d'arriver.

Ils n'y avait plus pour eux qu'à retourner au stand d'Arkadia, comme le suggérait Matthew. La rouquine écarta une mèche vagabonde de son visage d'un revers de poignet et poussa un soupir, avant de lui emboîter le pas. Elle marcha en silence, fatiguée, choquée. L'ambiance de ce salon fantôme déserté de ses visiteurs n'était pas étrangère à son état actuel et son silence. Que restait-il à dire? Féliciter le médecin pour ses compétences? C'était son métier. Parler des attentats? Elle n'y était pas prête, pas alors que les images de corps humains explosant en une immonde bouillabaisse étaient encore incrustée sur sa rétine.

Devant le stand d'Arkadia, il la remercia. Elle répondit par une ombre de sourire et quelques mots :


- Pas de quoi. Au moins j'ai pu me rendre utile.

Elle rendit ses hommes à Percy, lui adressant un mot de remerciement à lui aussi. L'invitant à la contacter en cas de besoin. Puis s'écarta, laissant le médecin s'adresser au PDG en toute discrétion. La flic avança de quelques pas et posa son regard perçant sur le salon désert, les stands retournés, les traces d'affrontement plus ou moins violents. Elle réprima un frisson. Il était temps de rentrer, probablement...

Elle se détournait quand elle entendit le Dr Emerson l'appeler par son prénom. La suédoise se retourna aussi sec, pour tomber sur l'enrôlement surprise et quelque peu forcé du jeune homme par un type qui n'avait pas l'air de rigoler. Manifestement, son repos devrait attendre. Elle bondit à son tour ans l'ambulance et eut à peine le temps de fermer les portes que le véhicule démarrait. Manifestement, tous les blessés n'avaient pas été rapatrié...

L'info lui parvint sur son téléphone au moment où ils pénétraient la tente présidentielle. Elle ne prit même pas la peine de regarder le message, reconnaissant -de fait- le président de l'Arche. Suivant son équipier improvisé, elle ne prit ni la peine de s'interroger, ni celle de saluer. Après tout, on ne lui demandait pas d'être polie. Sigrid n'avait pas la nationalité écossaise, et donc pas le droit de voter. De fait, elle s'intéressait peu à la politique, et mis à par le visage de MacBeathag qui avait été difficile à éviter lors de son élection, elle n'avait aucune idée de qui étaient les personnes présentes, et donc de qui, potentiellement elle allait offenser.

S'accroupissant auprès du blessé, elle laissa Matthew prendre les devants et contrôler pouls et état de la plaie. Il avait reçu des premiers secours mais était pâle comme la mort. Ceux qui avaient ce teint-là, il lui en était passé un certain nombre au Södersjukhuset. Un certain nombre n'avaient jamais repris de couleurs. Mais ça, elle se retint de le mentionner, gardant, tout comme le médecin, son inquiétude pour elle. Voir le personnel médical montrer des signes de pessimisme, c'était jamais bon signe, et s'il était possible d'éviter de faire paniquer toute l'audience...

Elle aida à déplacer le président sur le brancard, et s'apprêtait à le pousser vers l'ambulance avec l'homme qui les avait amené, quand une voix désagréable lui hérissa le poil. Parce que c'était bien le moment? Elle préférait voir MacBeathag calencher sur place, peut-être? Mais l'importune fut remise à sa place avec professionnalisme, et le blessé emporté jusqu'au véhicule. Elle monta à l'arrière et se désinfecta soigneusement les mains, probablement pour la vingtième fois depuis qu'elle était arrivée au Salon. Et quand Emerson lui demanda son assistance, elle hocha la tête, brièvement.


- Sans problèmes.

Poser une perf, c'était dans ses cordes. Si l'acte l'avait tout d'abord angoissé, quand elle fréquentait encore l'école d'infirmière, sa pratique de soignante lui avait permis de maîtriser la procédure. Elle vérifia rapidement le matériel et prépara tout ce dont elle aurait besoin, alors que le médecin qui lui transmettait les constantes. Encourageantes, au moins un brin. Un garrot plus tard, la veine était repérée. Sigrid désinfecta la peau de l'avant-bras du président, et mit une paire de gants stériles qu'elle trouva à disposition. Elle ajouta à son intention, plus par habitude que parce qu'il prêterait attention à ses mots, vu l'agitation qui régnait:

- On y va.

Elle inséra le cathéter d'un geste rapide et efficace qui trahissait un acte médical souvent répété. Tellement ancré dans ses habitudes qu'il lui était impossible à oublier. Matthew en attendant avait piqué le mari, et raccorda la transfuseuse avec la perfusion qu'elle venait de poser.

Ces prochains mots furent pour l'homme qui les accompagnait. Conjoint, manifestement. Elle se fendit d'un sourire rassurant.


- Ça va aller. On s'occupe de lui et il sera bientôt à l'hôpital.

Des paroles qui pouvaient sembler creuses, mais qui faisaient aussi partie du rituel. Prendre soin d'un blessé, c'était aussi rassurer ses proches. Tout était dans la voix, et la maîtrise de ses propres émotions... C'était ce que lui avaient enseigné les infirmières seniors à son arrivée dans le service des urgences. Elle avait trouvé cela hypocrite au début. Elle avait vite changé d'avis. Un proche qui a peur peut rendre infernale la vie du personnel soignant...

Ils arrivèrent à l'hopital en un temps éclair. Si le conducteur se lassait de son travail au gouvernement, il pourrait très probablement se reconvertir en ambulancier... Elle laissa le personnel s'occuper du brancard et ne descendit qu'en dernier. Ils n'avaient plus besoin d'elle. Après tout, elle n'était que flic...

Elle suivit le mouvement, un peu à distance, repoussant les soignants bien intentionnés qui, au vu des traces de sang séché qui maculaient encore sa peau, la pensaient blessée. Ils n'insistèrent pas, et elle s'adossa au mur le plus proche, les yeux à demis clos.

La flic ouvrit les yeux en entendant la voix du jeune médecin. Un sourire fatigué passa sur ses lèvres:


- Vous en faites pas. Honnêtement, je préfère ça à retourner seule dans mon appartement. Ça me tient l'esprit occupé...

Elle grimaça. Il n'était pas difficile de comprendre à quoi elle faisait allusion : le regard de la kamikaze et son explosion la hanterait un moment encore.
Red
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Jeu 14 Sep 2017 - 22:31
Parfois, il était préférable de ne rien dire face à la stupidité, sous peine de gâcher de l'énergie pour rien. Owen était souvent de cet avis, mais il devait admettre que la Mégère Andrews avait le don de se rendre particulièrement désagréable alors que la situation était déjà complexe et difficile à encaisser. Lui répondre comme il l'avait fait était sûrement puéril, mais c'était le genre de choses qui l'amusait et lui permettait de désamorcer la tension ambiante. Surtout lorsque l'on voyait l'expression scandalisée qu'elle arborait. Jouissif. Ce qui d'ailleurs semblait aussi beaucoup amuser Grace qui avait du se retourner pour ne pas éclater de rire face à la colère de sa mère. Le musicien lui se contenta de garder un sourire moqueur et s'apprêtait à tirer une deuxième bouffée de sa cigarette lorsqu'un imprévu le frappa de plein fouet. Il était toujours prêt à assumer les conséquences de ces actes, peu importe ce qu'il avait fait, mais il fut surpris de la forme que pris la vengeance de la Marâtre. Il s'attendait à un déferlement d'insultes, à des menaces, à une gifle même, mais certainement pas à ressentir une douleur particulièrement vive et fulgurante dans son cerveau qui emprunta ensuite son système nerveux pour venir s'échouer sur sa joue gauche. Il ne put retenir une exclamation de surprise alors qu'il portait une main à son visage en fixant avec incrédulité la responsable. Il sentit sous ses doigts un liquide chaud et quelque peu poisseux qui ne laissait aucun doute sur son origine et écouta d'une oreille les recommandations qui lui étaient faites. Il faillit répondre qu'il ne se retiendrait pas de « manquer de respect » à sa fille autant de fois que celle-ci le voudrait, mais il fut empêché par le début d'une dispute familiale, elle-même interrompue par des nouvelles du front.

Le chef de cabinet leur annonça que le président était sain et sauf, mais blessé. C'était à la fois une nouvelle réjouissante et inquiétante qui coupa court au reste. La Harpie commença à arpenter la tente sans un mot au plus grand soulagement de Vox qui s'assit à moitié sur une table un peu en retrait. Il ressentait encore des élancements douloureux dans son crâne et se frotta les tempes à plusieurs reprises alors que Grace s'approchait du First Man pour lui apporter tout son soutien. Une nausée le prit à la gorge et il du faire preuve de toute sa volonté pour ne pas être malade. Les effets de la gifle que lui avait donné la Gorgone se dissipaient bien trop lentement à son goût et il ferma les yeux pour inspirer calmement afin de reprendre le contrôle de son corps. Une soudaine agitation lui fit cependant ouvrir les paupières et il distingua clairement Spanner ramener MacBeathag auprès des siens. Il poussa un soupir de soulagement en constatant que sa collègue était en un seul morceau et il espérait qu'il en était de même pour le reste du staff et des élèves. Il n'eut cependant pas le temps de lui demander quoique ce soit qu'elle s'envolait déjà dans son armure, sûrement pour rejoindre le stand de la PH. Il fallait qu'il prenne des nouvelles sans tarder maintenant que le gros de la catastrophe était passé, mais la santé du président restait la priorité.

Averill l'avait déjà installé au sol avec un coussin de fortune sous la tête alors que son époux s'était précipité pour continuer à lui prodiguer les premiers soins tout en tentant de le rassurer. Mais à l'intonation de sa voix qui se brisait au fur et à mesure, Owen comprit bien que l'homme se parlait plus à lui-même qu'à son mari. Pâle comme un linge, ce dernier semblait lutter pour rester conscient et ce fut un réel soulagement lorsque les secours arrivèrent enfin sous la forme d'une ambulance conduite par l'homme parti à l'assaut du Harrington un peu plus tôt. Même si des problèmes de sécurité avaient été dévoilés durant cette journée, au moins on ne pouvait douter de l'efficacité du service d'ordre lorsqu'il s'agissait de réagir à une menace. Ceux qui l'accompagnaient prirent rapidement en charge le blessé alors qu'Erend se proposait déjà pour donner son sang. Le musicien n'y connaissait rien dans le domaine médical, mais il ne fallait pas être un génie pour comprendre que le président en aurait grandement besoin vu la lividité de son teint.

Resté à l'écart jusque-là et malgré le souvenir encore cuisant de la gifle reçue, il s'approcha de Grace et passa un bras autour de ses épaules pour gentiment la faire reculer de quelques pas.


- Viens, laissons-les travailler

Il ne connaissait pas les liens qui l'unissaient à son oncle, mais peu importe qu'ils soient proches ou non, elle n'avait pas besoin de le voir dans cet état, couvert de sang et d'une pâleur funeste. Il resserra son étreinte lorsque le médecin, le garde du corps et la jeune femme silencieuse qui les accompagnait déplacèrent MacBeathag sur le brancard afin de l'emmener au plus vite à l'hôpital. C'était sans compter l'intervention de Madame-je-me-mêle-de-tout-sauf-de-mon-cul qui trouvait le moment approprié pour demander des renseignements sur les capacités du docteur à s'occuper du blessé. Owen leva les yeux au ciel, dépité. Cette femme était un véritable cauchemar ! Comment pouvait-on faire preuve d'autant de suffisance et de narcissisme dans une telle situation ? Heureusement, que son interlocuteur avait une certaine répartie ainsi que le sens des priorités et qu'il demanda carrément à ce que l'on évacue la Furie Andrews. Il partit ensuite sans lui laisser le temps de répondre, arrachant au passage un sourire au musicien qui se délectait de la voir remise à sa place. C'est ainsi que le dénommé Howard démarra sur les chapeau de roues, emportant avec lui l'équipe médicale ainsi que Dunbar et son mari, laissant un silence assourdissant s'installer derrière eux.

Vox se sentait complètement sonné maintenant que tout était rentré dans l'ordre. Enfin, autant que faire se peut après de tels événements. Il enlaça pour de bon Grace et lui murmura des mots réconfortants à l'oreille au risque de se prendre un nouveau coup de griffes. Qu'importe ! Il était là pour apporter son soutien et tant pis si cela dérangeait la teigne qu'était sa génitrice.


- Ca va aller Grace, t'inquiètes pas. Il est entre de bonnes mains.

Sa voix se cassait sur chaque mot et il sentait que bientôt il ne pourrait plus communiquer qu'en chuchotant. Il releva donc la tête pour chercher Averill du regard et lui demander un service.

- Vous pourriez nous trouver un moyen d'aller à l'hôpital ?

Certes, il n'avait aucune légitimité à se rendre là-bas, mais Grace oui. Et il était hors de question qu'il la lâche maintenant qu'elle allait devoir affronter une attente interminable. Il allait sûrement s’éclipser pour la laisser seule avec Erend, mais si sa mère débarquait, il comptait bien ne pas la laisser emmerder tout le monde. D'ailleurs le professeur n'avait même pas eu un regard vers elle et lorsque le véhicule qu'il avait demandé arriva, il entraîna la jeune femme loin de la tente sans se retourner une seule fois. Il lui tint la main durant tout le trajet et en profita pour prendre des nouvelles de la Potential Home en lançant un coup de fil à Alex qui le rassura rapidement sur l'état de santé de tous ceux présents au stand de l'école. Un soupir de soulagement s'échappa de ses lèvres alors qu'il raccrochait. La journée était loin d'être terminée et il y avait encore beaucoup de choses à dire, mais pour le moment, il n'avait plus de voix et il se contenta de faire un sourire confiant à Grace.
Vox
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Sam 16 Sep 2017 - 21:28
L'arrivée d'une combattante en armure portant le président sur son dos avait été tour à tour, une surprise, un soulagement et une appréhension. La pâleur moribonde de son oncle était plus que préoccupante et la jeune femme avait immédiatement su que sa situation était grave. Contrairement à Erend qui était immédiatement venu se poser à ses côtés pour lui murmurer quelques paroles qui trahissait sa propre angoisse, elle demeura immobile, derrière son oncle, observant le premier homme penché sur le second, cédant silencieusement à la panique de peut-être voir l'aîné Macbeathag succomber sous leur yeux. Elle se sentait désemparée et impuissante, avec pour seul réconfort sa propre voix intérieur qui lui répétait encore et encore que tout allait bien se passer, que les secours allaient arriver et le sauver. 

Pour le salut d'Alistair, un médecin arriva sans tarder mais il fallut que sa mère s'en mêle et à chaque paroles supplémentaire Grace avait -au choix- envie de disparaître sous terre ou de l'étrangler un peu plus.
L'éloignement et le temps avaient émoussé la mémoire de la nomade. Si elle avait voulu se tenir éloignée de sa génitrice, c'était davantage pour échapper aux explications de son retour, mais aussi de son départ. A distance, elle s'était convaincu que son dégoût envers sa mère n'était que le produit de son imagination, déformée par des années d'absence et accentuée par des souvenirs manipulés par le prisme de ses ressentis d'adolescente. Pendant l'espace d'un instant, elle s'était dit que sa mère, sa propre mère, celle qui l'avait mise au monde -pas forcément celle qui l'avait élevé, en revanche - ne pouvait pas être la même femme que dans ses souvenirs, c'était à dire une harpie hystérique et névrosée. 
Mais visiblement, elle s'était trompée. Cette femme là était pire encore. 

-Mère... Le ton plaintif presque suppliant voulait la sommer de laisser l'homme de médecine faire son travail. Ce dernier ne se priva pas de la rembarrer dans les règles, avec un calme et une douceur d'autant plus mordante et Grace, avec témérité, attrapa le bras d'Hera pour lui signifier que toute surenchère était inutile. La Sénatrice lança un regard noir à sa fille, dégagea son bras avant de s'éloigner, furax, pour passer un coup de téléphone.

Dépitée, épuisée par le stress, la jeune femme accueilli l'étreinte de son ami avec soulagement. Il l'invita  à prendre du recule. En dépit de tout, de la fatigue qui semblait l'accabler, de la marque sanglante que lui avait laissé son hystérique de mère, le musicien prit les choses en main. Il obtint de leur trouver une voiture qui les emmènerait à l'hôpital et bientôt, le duo se trouvait aux côtés de Coltach dans le hall des urgences de l'hôpital général. Grace était particulièrement silencieuse, elle gérait avec difficulté mais sans se plaindre la situation. Beaucoup trop de choses s'étaient passées pour une seule journée. 
Une fois installée, la voyageuse avait croisé le regard de Vox et des gouttes de sang qui avaient perlé sur sa joue. Toujours très silencieuse, elle s'était levée et avait remonté le couloir avec discrétion, passant à côté des infirmiers et médecins surchargés de travail et n'ayant que peu de temps à leur accorder. La jeune femme savait qu'elle n'aurait pas dû, mais elle avait repéré une déserte de matériel et d'un geste vif et connaisseur, elle avait chipé des compresses, du désinfectant et une boîte de strippes.  Lorsqu'elle revint auprès de son un-peu-plus-qu'ami, elle lui sourit :

-Je vais m'occuper de ça, si tu veux, lui proposa-t-elle en désignant les trois belles griffures sur sa joue.

Après avoir stérilisé ses mains, elle s'employa à nettoyer les fines taillades qui striaient sa joue mal rasée avant de venir resserrer la peau ouverte avec les petits pansements. Elle n'avait rien d'une infirmière, mais elle avait apprit beaucoup de choses dans ses voyages humanitaires et pouvait se débrouiller sur ce genre de détail.

-Et voilà...constata-t-elle doucement en observant son travail accompli. Puis baissant les yeux et la voix.
Je suis désolée pour ma mère. J'aurais dû te prévenir.
Grace
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