Exposition universelle, salon des inventions [Scénario]

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Lun 28 Aoû 2017 - 9:33
« Fawn ! »

Tout s'était passé trop vite et pourtant, Amelia avait l'impression que le temps s'était arrêté. Elle avait vu sa propre expression de surprise reflétée sur le visage de son amie, et le choc quand la balle l'avait frappée. Elle pouvait voir le sang qui commençait à couler, lentement, comme dans un mauvais rêve, et elle sentait l'odeur de la poudre et du métal. Le membre de l'équipage qui avait tiré, elle l'avait aussitôt désarmé d'un rayon de lumière. Objectivement, elle ne pouvait pas lui en vouloir : le geste avait eu pour but de défendre son commandant, dans le cadre d'une situation de crise. Amelia n'aimait pas ça, mais elle s'était préparée à devoir de montrer résolue, peut-être même létale, pour protéger son bâtiment et, surtout, son équipage. Mais comment aurait-elle pu imaginer une seule seconde que l'un des terroristes dissimulait le visage de son amie derrière l'un de ces masques ridicules ?

Et d'une certaine manière, Amelia Caine devait avouer que cela expliquait beaucoup de choses. Une telle révélation ne cadrait que trop bien avec le comportement de Fawn, avec la personne troublée et ombrageuse qu'elle était devenue, avec l'attitude distante qu'elle accompagnait de son caractère difficile. Autant de signes que son amie n'avait pas su déchiffrer. Et si Amelia en voulait à Fawn de s'en être prise à son vaisseau, à son équipage, elle s'en voulait surtout à elle-même. De ne pas avoir su déchiffrer les signes de ne pas avoir pu l'aider. Elle lui avait failli en tant qu'amie, elle le savait maintenant. Et son erreur les avait lancées l'une contre l'autre dans un duel de pouvoirs qui aurait pu avoir de lourdes conséquences. Si le matelot n'avait pas tiré, Amelia aurait pu être celle avec du sang sur les mains. Celui de sa meilleure amie. En fait, c'était le cas : elle était responsable des actions de son équipage ; elle était responsable de ce qu'elle n'avait pas su voir chez Fawn.

Comme dans un rêve, elle s'avança en direction de la blessée, ôtant les protections de ses oreilles. Elle n'avait cure des ordres que pouvait lancer la voix suffisante qui pouvait retentir à tout moment dans les hauts-parleurs du vaisseau pour ordonner de nouvelles idioties ; si Fawn pouvait parler, elle voulait l'entendre. Elle voulait...elle voulait savoir, elle voulait comprendre. S'assurer que c'était bien du regret et de la détresse qu'elle lisait dans les yeux de sa plus ancienne camarade, qu'elle n'avait pas changé à ce point. Elle voulait l'arrêter, elle voulait l'aider, elle voulait lui crier dessus, elle voulait lui dire qu'elles allaient trouver une solution, elle voulait comprendre. Elle voulait qu'elle vive.

D'un coup, le temps repris son court normal, et tout se passa très vite. La voix du mégalomane en chef retentissait à nouveau, presque méconnaissable tellement la colère y était présente. Ce qui mit Amelia hors d'elle ; ce type avait sciemment mis en danger la vie de toutes les personnes à bord, sans compter celles à l'extérieur à causes des missiles, volé un bâtiment de la flotte, et risqué la sécurité de ses fanatiques...et il osait se mettre en colère, comme si ceux qui avaient voulu s'opposer à lui étaient en tort ? Mais ils s'attendaient à quoi, à ce qu'on lui remette les clefs de l'aéronef sans broncher et qu'on rigole de la bonne blague ? Qu'on s'arrête sur le nuage le plus proche pour faire un pique-nique ? Quoi qu'il en soit, qu'elle soit capable d'entendre ce qu'il avait à dire sauva probablement la vie d'Amelia et de ses compagnons de la flotte. Le matelot qui avait tiré n'avait pu comprendre le début de l'ordre qui n'était pas arrivé à son terme et qui allait lui intimer de se tirer une balle dans la tête, mais si aucun n'avait entendu la suite, ils auraient pu mettre en danger la vie des personnes potentiellement non protégées. D'un geste, leur commandant leur intima de ne pas bouger, avant de lancer un ordre sur leur fréquence, pour en avertir son second et son équipe à la salle des machines.

Et c'est à ce moment qu'elle comprit qu'elle ne pourrait pas empêcher Fawn de partir, pas si elle voulait s'assurer d'éviter d'autres victimes. Fawn qui n'était déjà plus là, qui avait profité de la confusion pour s'éclipser. Sans doute pour retrouver ses comparses, ce groupe de fous qu'elle avait rejoint pour des raisons qu'Amelia était incapable d'imaginer, Pendant un court instant qui lui parut durer une éternité, elle fixa les tâches de sang par terre, les poings crispés, la lumière émanant de son corps par intermittence, à la manière d'une ampoule sur le point d'exploser. Elle pouvait sentir la détresse, l'angoisse et la panique qui se défiaient sous son crâne, mais elle ne pouvait se permettre d'attendre de voir qui allait l'emporter. Elle était le commandant, bon sang, même si le vol inaugural ne s'était pas passé comme prévu. Elle se devait d'agir comme tel. A contrecœur, elle donna l'ordre de relâcher les prisonniers ; si son équipage avait gardé leurs protection, elle ne pouvait risquer la vie d'autres personnes à bord. Que le responsable s'en tire comme une fleur, sans la moindre conséquence et sans qu'absolument rien n'ait été possible de faire contre lui, voilà qui la rendait tellement furieuse que cela consumait l'angoisse ; elle se concentra sur la colère, en faisant le fil de sa conduite.

Enfin, elle finit par reprendre le contrôle de son bâtiment : le Harrington était sauf, et bel et bien à elle. Mais à quel prix ? Elle n'avait pas pu empêcher son arraisonnement, elle n'avait pas pu empêcher Fawn d'être blessée. Fawn... Amelia n'était pas médecin, mais la blessure avait l'air grave, et elle revoyait la douleur et la stupeur sur les traits de son amie. Son amie qui l'avait trahie, son amie qui s'était enfuie, son amie qu'elle avait peut-être perdue bien avant qu'elle ne le réalise. Alors, tandis que son équipage redirigeaient le Harrington, Amelia se sentit soudain très lasse, et très seule. Laissant à McKeon la direction de l'entreprise, elle resta plantée sur la passerelle de commandement, incapable de faire le moindre mouvement.

« Amy ! »

La voix d'Alexis l'arracha à sa stupeur. Se retournant, elle vit sa compagne débouler sur la passerelle, suivie d'une grande femme blonde à l'air sévère. Quand Lexy se précipita vers elle pour la serre dans ses bras, Amelia vacilla à peine, lui rendant son étreinte. Pour l'heure, elle n'avait cure du décorum. Elle avait juste besoin qu'Alexis la serre fort contre elle. Puis elle s'écarta, son professionnalisme reprenant le dessus ; elle devait rester forte face à son équipage.

Ce n'est que quelques minutes plus tard, quand elles se retirèrent dans sa cabine, qu'elle enfouit son visage dans l'épaule d'Alexis et se mit à pleurer.
Solaris
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Lun 28 Aoû 2017 - 14:08
Ce qui se passait sur cet aéronef était presque irréel. D’abord, un vol d’un engin de cette envergure, puis l’enlèvement du président. Une voix qui nous donnait des ordres, des bombes au sol et des choses clairement pas nettes qui étaient en train de se passer ici. Finalement, retrouver Amelia pour découvrir qu’elle affrontait Fawn, et que par conséquent cette dernière faisait partie des terroristes qui avaient créé tout ce bazar. Malgré notre surprise face à cette révélation, Spanner ne put qu’utiliser son pouvoir pour retirer le masque de la personne blessée pour effectivement dévoiler notre ancienne élève.

Et à cet instant, la voix retentit à nouveau, plus sombre et froide. Il s’en fallut de peu pour que le malheureux qui n’avait fait que son devoir n’y passe, et je retins mou souffle, à la fois angoissé et énervé de ne pouvoir émettre le moindre geste. Heureusement, la voix s’arrêta à temps. Pour mieux nous ordonner de laisser partir les terroristes, et de même les aider à s’en sortir. Contre ma volonté, je me trouvais donc à relever certains que nous avions bousculés en arrivant dans le couloir, et Spanner fit de même, malgré l’expression de frustration extrême qui se lisait sur son visage à travers le casque. Une fois que ce fut fait, je constatais que Fawn avait disparu des côtés d’Amelia. Quelques instants après, un coup de feu se fit entendre, et un groupe sortit de la salle des commandes. Tous les terroristes les suivirent, disparaissant tout bonnement de notre vue en ramassant ce qu’ils pouvaient derrière eux de leur passage. En un instant, c’était comme s’ils n’avaient jamais été là. Et même si je pouvais les suivre avec le traceur infrarouge jusqu’à un autre bout de l’aéronef, avant de les voir totalement disparaître.

L’attente fut interminable, mais d’un seul coup, les mouvements et la parole nous revinrent. J’entendis Spanner prononcer un flot de jurons avec colère, et me précipitais vers Amelia pour vérifier son état. Ma collègue s’empressa de son côté d’aller rejoindre la salle des commandes.

"Amelia, tu vas bien ?" Je l’observais avec inquiétude.

"J’ai un blessé grave ici !" m’annonça la voix de Spanner dans notre canal. "C’est MacBeathag. Je m’occupe des premiers soins, mais il faudra le rapatrier d’urgence au sol pour le faire soigner."

"Il y a d’autres blessés ?" demandai-je à Amy, ainsi qu’aux autres membres de l’équipage. Cela ne semblait pas être le cas, du moins, pas de quoi nous inquiéter. C’était au moins un soulagement de ce côté. Je reportai à nouveau mon attention sur Amelia, comprenant en partie ce qu’elle pouvait ressentir. Voir Fawn sous l’un de ces masques avait été un choc, encore plus pour la militaire qui avait été très proche de la mécano.

Heureusement, sa compagne arriva à ce moment-là, accompagnée de la seconde de Rose. Je m’écartai pour la laisser prendre soin d’Amelia, sachant qu’elle s’y prendrait beaucoup mieux que moi.

"Il… faudra qu’on discute." Lui dis-je tout de même avant de m’éclipser. "Mais ça attendra. Repose-toi surtout avant. Tu as fait ce que tu as pu…" Mais c’était un constat amer. Si l’une des nôtres s’était retrouvée dans le camp adverse, c’était que nous avions fauté quelque part. Que nous n’avions pas su l’aider, d’une façon ou d’une autre. J’essayais d’oublier cela quelques instants pour parer au plus urgent. "On va aller la chercher."

Dans l’état dans lequel elle était, elle n’avait pas pu aller loin non plus, et il lui fallait des soins de toute urgence. J’allais d’ailleurs retrouver Spanner, qui était en train de terminer un garrot à la jambe du président et avait nettoyé la blessure. L’armure n’était peut-être pas offensive, mais elle avait l’avantage de disposer d’un kit de secours prêt à parer à toutes les éventualités d’une blessure lors d’une expédition humanitaire ou d’un voyage sur la terre ferme. Ce qui était, malgré tout, ses buts premiers, avant le sauvetage improvisé d’un groupe d’otages. Je reconnus le garde du corps du président, qui avait dû nous rejoindre également sur l’aéronef.

"Ça devrait aller jusqu’à ce qu’on le ramène." déclara-t-elle. Je vérifiais auprès de l’équipage qu’il n’y avait rien que l’on puisse encore faire pour eux, mais ils semblaient avoir totalement repris le contrôle de l’aéronef.

J’aidais donc à installer le plus rapidement le blessé sur le dos de l’armure de Spanner à l’aide de harnais prévus à cet effet. C’était encore le plus rapide pour le ramener au sol. Je proposais à Howard de le prendre également, s’il ne voulait pas le quitter ou revenir au sol avec un autre véhicule, plus lent. Après un dernier signe à l’équipage, je suivis Spanner hors de l’aéronef pour nous diriger vers le salon.


SPANNER
IDENTITE : Farah Rubis
GROUPE : Potential Home
SPHERE : Technique
AGE : 29 ans
ETAT CIVIL : Mariée
PROFESSION : Directrice de la House Mechanics, aviatrice, mécanicienne
POUVOIRS : Télékinésie
ETAT DE SANTE : Bon
LIENS : Dastan : chef et ami. Gear : ami. Ed : élève.


Il n’y avait pas à dire, ces armures avaient rempli leurs fonctions au-delà même de toutes les attentes de l’équipe. Spanner aurait cependant aimé que cela ait été constaté dans d’autres circonstances. Ils furent rapidement à nouveau au salon, et au moins, sa mission lui permettait de ne pas trop penser au reste. Pour l’instant du moins. Alex avait prévenu de leur arrivé, et le message avait été transmis par Wisdom à l’équipe du président ainsi qu’à tous les véhicules qui avaient poursuivi l’aéronef, leur laissant quartier libre pour arriver devant la tente où s’était rassemblé une partie de l’équipe de MacBeathag

La directrice de la House Mechanics laissa alors le président aux soins de ses proches, et une fois qu’elle fut certaine qu’il allait s’en sortir, elle et Alex partirent sans plus tarder. Ils avaient leur propre équipe à aller aider, d’autant qu’il s’était manifestement passé des événements durant leur absence. Et pas des plus calmes, à en voir les dispositifs déployés et l’évacuation d’urgence qui se terminait. C’était comme arriver sur un champ de bataille après la guerre.

"Qu’est-ce qui s’est passé ici, bon sang ?" demanda-t-elle dans leur canal.

"Je ne sais pas…" admit Alex, alors qu’ils se dirigeaient vers le stand de la PH.

Pas de nouvelles d’Elias. Mais c’était peut-être mieux ainsi, pour le moment. Car le moment où il faudrait lui expliquer pour Fawn, ni Spanner ni Alex n’étaient sûrs de savoir comment ils allaient s’y prendre.



Dastan
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Lun 28 Aoû 2017 - 14:10
PYROS
IDENTITE : Friedrich Altmann
GROUPE : Potential Home
SPHERE : Technique
AGE : 40 ans
ETAT CIVIL : Père célibataire
PROFESSION : Professeur de chimie, pyrotechnicien, cracheur de feu
POUVOIRS : Peau imperméable
ETAT DE SANTE : Bon
LIENS : Ash : amie/crush. Dastan : Chef et ami. Sveda : collègue et amie.


L’évacuation continuait, et malgré les présences de plus en plus nombreuses d’individus enragés autour du stand, Pyros et son équipe arrivaient à les contenir à distance. Mais Dieu seul savait combien de temps cela allait tenir.

"Tu sais qu’un bus pourrait me passer dessus, et ce serait encore lui qui souffrirait le plus." répondit le chimiste avec un petit sourire timide à Ash. Avant de la rejoindre pour repousser les assaillants qui avaient le malheur d’approcher trop près de leur stand.

L’arrivée d’individus masqués ne manqua pas d’attirer l’attention de Pyros, mais la présence de Sveda lui donna une idée. La proposition de créer un dôme en verre sembla les convaincre toutes les deux, et chacun se mit en place pour y parvenir.

"1500 degrés, pas de problème." confirma-t-il. Après tout, bidouiller ses appareils faisait aussi partie de son travail. Il configura le lance-flamme, tandis qu’un assistant prêtait main forte à Ash, préparant de l’eau pour rafraîchir cette dernière. Lorsqu’Holli lança un coup d’envoi, Pyros esquissa un sourire en coin avant de lâcher la gomme.

La température s’éleva brusquement, tout comme le mur de verre autour du stand. Un jeune homme asiatique se joignit également à eux, aidant Sveda à rassembler assez de sable, et un autre pyromancien masqué vint les aider. Un couloir de sécurité fut ainsi rapidement créer, et la zone sécurisée par un immense mur dont la beauté aurait pu fasciner le chimiste, en d’autres circonstances.

"Bon travail tout le monde, merci de votre aide." dit-il à toute l’équipe, avec une expression à la fois reconnaissante et emprunte de fierté. Il fut un peu désarçonné par la réaction de l’inconnu masqué, très enthousiaste et admiratif, ce qui fit revenir sa timidité naturelle au gallot. "Ah, euh… merci. Tu… Tu n’es pas mal débrouillé non plus. Je m’appelle Pyros, et je suis plutôt… dans la pyrotechnie. Et le bricolage, oui, on peut dire ça…"

Il passa sa main libre derrière sa nuque dans un geste gêné. L’assistant qui s’était occupé d’Ash leur apporta d’ailleurs également de quoi boire. Il avait même réussi à trouver une bière pour le justicier. La situation était un petit peu surréaliste, tout de même. Mais au vu des événements, cela pouvait se justifier.

"Oui." répondit-il à Ash avec un nouveau petit sourire timide. "Je sais pas si c’est très légal, mais en tous cas, comme tu l’as dit, ça permet de faire des choses qui en jette… Mais je n’y serais jamais arrivé sans vous."

Les affrontements continuaient encore derrière le dôme, mais les enfants de Sveda étaient partis s’en occuper. De même, un individu masqué et doté d’une aura bleue qui n’était pas inconnue au professeur de chimie avait neutralisé une autre bombe humaine en l’emmenant loin dans le ciel avant d’être réceptionné par un autre justicierPyros ressentit la fatigue lui tomber dessus d’un seul coup, et il profita du calme de l’endroit pour s’asseoir et se poser un instant, avec de quoi boire.

"Tout va bien, Sveda ?" osa-t-il demander à la fondatrice, avant de se tourner vers l’asiatique. "Et vous aussi, jeune homme ?"

Sans eux non plus, ils n’auraient pas pu créer ce miracle. S’il avait été moins intimidé, peut-être aurait-il osé leur demander s’ils ne pouvaient pas recréer ce même tour, mais dans le cadre plus léger d’une performance artistique. Il tendit ensuite sa bouteille d’eau à Ash dans un geste un peu hésitant.

"Tiens. Tu en as plus besoin de moi…"

Et de repos, également. Mais une fois qu’ils auront tout régler ici, ils retourneraient également à la PH. C’était déjà un soulagement de savoir que tous les élèves avaient été évacués. Et un autre arriva rapidement lorsqu’ils virent Dastan et Spanner revenir au stand.

"Eh bien, on dirait qu’il s’en est passé des choses ici… Vous allez devoir nous raconter !"

"Et nous de même." soupira Dastan. "Est-ce que la liste des élèves a été vérifiée ? Il ne manque personne ?"

"Kevin et Fawn." répondit Pyros, après avoir jeté un coup d’œil au registre d’évacuation. Il aperçut l’expression du directeur à la mention de la mécano, mais n’osa pas investiguer plus loin.

"Je vais les chercher." annonça Spanner. Alex, retourne avec les autres à l’école. "Ils vont avoir besoin de toi là-bas."

Son ton ferme ne laissait aucune possibilité de la contredire, et ceux qui la connaissaient savaient qu’ils ne valaient mieux pas essayer. Alors qu’elle repartit vers le reste du salon, Alex accepta donc à contrecœur, mais rejoignit les professeurs restants et prépara leur rapatriement à l’école. Au-delà du dôme, la situation s’était peu à peu apaisée, et les forces de l’ordre étaient intervenues. Les derniers civils étaient évacués, et il ne leur restait donc plus rien à faire.





GEAR
IDENTITE : Elias Dewey
GROUPE : Potential Home
SPHERE : Technique
AGE : 154 ans
ETAT CIVIL : Célibataire
PROFESSION : Mécanicien, chercheur, directeur de diverses industries mécaniques
POUVOIRS : Vieillissement ralenti et capacité à voir à travers les différentes couches de la matière
ETAT DE SANTE : Bon
LIENS : Dastan : ami/mentor. Sveda : ami. Cheshire : père. Data : flou.


"Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a avec ma fille ?"

Gear fronça les sourcils. Qu’est-ce que Fawn pouvait faire sur l’aéronef ? C’était impossible. Il avait dû mal entendre. De toute manière, d’autres perturbations au sol l’empêchèrent de mener plus loin l’enquête, mais il nota de régler cela plus tard. Plusieurs personnes s’affairaient autour du stand de la PH pour le protéger, et une équipe s’était même mis à créer un mur en verre pour le protéger et créer un couloir pour permettre l’évacuation d’autres personnes. Il ne put empêcher un sifflement admiratif, avant de retourner aider les autres justiciers à éloigner les individus dangereux afin de permettre aux civils de partir.

"Pas de nouvelles Holli !" déclara-t-il à l’intéressée. "Mais ça a l’air chaud là-haut. Enfin, sans mauvais jeux de mots. Vous avez fait du super boulot, prenez un peu de temps pour vous reposer, on se charge du reste."

Il continua ensuite à déposer des anti-prodiges un peu trop excités sur le toit de bâtiments, ou directement entre les mains de la police ou des militaires, sans jamais trop s’éloigner du stand de la PH. Il assista au vol spectaculaire d’une aura bleue pour empêcher une explosion, et l’un des autres hommes masqués le rattraper.

"Merci de votre aide." leur indiqua-t-il en s’approchant d’eux. Il avait paramétré son casque pour empêcher son don de filtrer ce qu’il pouvait voir, et ainsi découvrir le visage des justiciers involontairement. Il comprenait que les masques n’étaient pas là pour rien, et, malgré sa curiosité, n’avait pas envie de compromettre l’identité secrète de ces super-héros. "Cool les masques en tous cas, je savais pas qu’on avait des justiciers dans le coin. Faudra remettre ça."

Il leur adressa un clin d’œil, avant que d’autres bruits d’explosion ne détournent à nouveau son attention. D’un bond, il se trouva aux côtés des enfants de Sveda, leur donnant un coup de main pour neutraliser les derniers fauteurs de troubles. Mais alors qu’il allait lancer sa dernière fusée de détresse sur un homme qui se ruait vers lui, il vit l’homme s’élever dans les airs sous l’effet d’une puissante bourrasque, avant d’être écrasé au sol brutalement. Il était à demi-conscient, mais ne semblait pas capable de se décoller du sol, comme si une force le retenait à terre.

Surpris, Elias tourna la tête. Un immense sourire apparut alors sur son visage.

"Eh ben, je me disais bien que vous deviez être dans le coin ! Ça fait plaisir de vous voir."



Dastan
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Lun 28 Aoû 2017 - 14:16
L’homme continuait de gémir au sol, essayant de se débattre malgré la commotion cérébrale qu’il devait certainement avoir après son petit vol plané. Mais ça faisait plusieurs mois que je surveillais cet enfoiré de Telmann, et maintenant que je l’avais pris en flagrant délit d’actes violents anti-prodiges, j’allais me faire un plaisir de le voir agoniser quelques instants à terre, pendant que je le maintenais immobile. J’accentuais d’ailleurs la pression pour écraser son visage contre le macadam, ce qui lui arracha un petit cri. Mais au moins, il se tenait tranquille désormais.

C’était à cause de lui que nous étions venus à ce salon, et absolument pas par plaisir. Du moins, pour mon cas, car évidemment, Roxy n’avait pas arrêté de vouloir voir tous les stands le long de notre filature. Jusqu’à ce que les choses ne dégénèrent d’un seul coup, avec le vol de l’aéronef et les kamikazes qui s’étaient fait explosés un peu partout. Nous n’étions pas venus pour rien, certes, mais je me serais vraiment passé de tout ce bordel.

"Plaisir n’est pas vraiment le mot que j’emploierai…" répondis-je d’un ton plat en fixant Elias. Malgré tout, je ne pouvais m’empêcher d’observer l’étrange armure qu’il portait. Cela faisait des mois qu’il m’en parlait, mais, comme de nombreuses choses le concernant, j’avais pensé qu’il exagérait. Mais force était de constater que, pour une fois, cela n’avait pas été le cas. C’était une invention impressionnante, et, pour l’avoir vue de mes propres yeux, pleinement effectives.

Ce qui, bien évidemment, n’échappa pas à Roxy, qui s’en approcha avec des grands yeux, avant de tourner autour en faisant de petits bonds.

"Wahouu ! C’est la méga classe ! C’est donc ça, la Hulk Power Armor ? Une vraie beauté !" dit mon associé en observant toutes les finitions de son œil expert et passionné.

"T’as vu ?" répondit Elias en affichant un sourire fier. "C’est la méga classe, et j’ai la classe ! Si t’es sage, je te la prêterai un jour Rox’ !"

Un cri admiratif en guise de réponse, Roxy se mit de plus belle à tourner autour de lui. Sûrement en train d’imaginer ce qu’une telle armure lui permettrait de faire. Je poussais un soupir, fatigué par leurs gamineries.

"On a d’autres choses à régler chacun de notre côté avant, je crois."

Je m’abaissais pour menotter Telmann, relâchant enfin la pression sur son corps qui le plaquait au sol. D’un geste le moins délicat et agréable que possible, je le tirai pour le forcer à le mettre debout. Autour de nous, les choses s’étaient peu à peu calmées, et les derniers manifestants étaient arrêtés.

"La PH sera contente de savoir que plusieurs anti-prodiges surveillés ont eu la connerie de se manifester en public aujourd’hui et ont été remis entre les mains des autorités. Dont Mr Telmann ici présent. L’agence Cooper a toutes les preuves qu’il faut pour les inculper."

"C’est fou ce qui s’est passé quand même !" ajouta Roxy tout en prenant une expression de brève réflexion.

"Je te le fais pas dire…" soupira Gear. Il sembla tout à coup se souvenir de quelque chose, et me regarda droit dans les yeux. "D’ailleurs Dany, j’ai un scoop à t’apprendre !"

Dieu seul savait de quoi il pouvait s’agir…

"Tu me le diras plus tard." rétorquai-je en tirant Telmann. "D’abord, j’amène cette ordure avec les autres, chez les forces de l’ordre."

Devant les grands yeux malheureux qu’affichait Elias derrière son casque, je poussais un nouveau soupir. Vivement que je me casse de ce foutu salon au plus vite, j’en avais vraiment plus qu’assez.

"D’accord. Tu peux nous accompagner. Mais rend-toi utile alors, et occupe-toi de lui."

Je poussai Telmann dans sa direction, alors qu’Elias retrouvait un sourire. Il l’attrapa par le col, avant de le traîner derrière lui comme un vulgaire sac de marchandise. Roxy trottinait derrière, s’arrêtant de temps à autre pour aider quelqu’un à se relever ou pour lui indiquer une direction pour l’évacuation.

"Tes collègues à la PH vont pas avoir besoin de toi ?" demandai-je à Elias en me tournant vers lui.

"Je les rejoindrai après. Mais ils géraient la situation." dit-il en hochant la tête. "Par contre, tu vas pas le croire, mais j’ai appris un de ces trucs aujourd’hui !"

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Lun 28 Aoû 2017 - 14:46
Un dernier missile, plus tenace que les autres, avait échappé aux contre-mesures déployées contre lui. Il s'était à son tour lancé dans une brillante manœuvre d'évitement, s'élevant à toute vitesse vers le ciel, de plus en plus haut. Ceux qui avaient présenté le Harrington comme un des fleurons de la flotte écossaise ne plaisantaient pas : son système d'armement était à la pointe du domaine, développé conjointement par les services techniques de la flotte et ceux d'Arkadia. Ce qui était une bonne chose...jusqu'à ce qu'il se retrouve entre les mains qui n'étaient pas prévues pour se poser sur les commandes. Le système de guidage du missile, estimant qu'il avait échappé au pire, pris le relais en se guidant sur la structure la plus proche, à savoir un petit transport civil qui avait décollé quelques instants plus tôt. Le lancement ayant été fait à l'arrache, la consigne automatisée était simple : trouver la cible la plus apte à être atteinte.

Et il l'aurait sans doute fait si une silhouette emplumée ne l'avait pas dépassé en trombe. Repliant ses ailes derrière lui pour gagner de la vitesse, Castiel profitait de l'accélération de son semi-piqué pour précéder l'engin de destruction. Ce dernier cibla aussitôt le prodige, qui plongea alors en direction du sol, attirant l'ogive à sa suite. Les yeux plissés, il avait l'air concentré typique qui lui venait lorsque la situation l'exigeait, une concentration qui ne faillirait pas. Heureusement, son don le plus discret s'activait en vol, conférant à ses yeux la capacité non seulement de voir où il allait, mais aussi celle de les protéger de la poussière, du vent et autres intempéries. Le pouvoir de voler ne lui aurait guère été utile s'il avait dû le faire à l'aveugle ; bon, sa vision n'était pas parfaite dans une telle situation, mais il avait simplement besoin de voir où il allait. Tout en se posant une question à laquelle il n'aurait jamais imaginé devoir répondre un jour : volait-il plus vite qu'un missile lancés à ses trousses ?

Même quand il avait été averti des troubles agitant l'exposition, il n'aurait pas pensé se retrouver dans une situation pareille. Et s'il n'était pas présent avec les autres sur le stand de la Potential Home, c'est bien parce qu'il avait enfin eu l'occasion de s'accorder une journée plus tranquille. Son aide n'était requise ni à l'école, ni à son cabinet, ni au foyer : un cas de figure qui ne se présentait pas souvent. Mais à peine s'était-il installé devant l'intégrale d'une série de documentaires sur la confection du miel aux quatre coins du monde que son téléphone avait sonné : l'exposition était menacée, on avait volé l'aéronef censé être le clou du spectacle, enlevé le président et les élèves étaient en danger. Il ne lui en avait pas fallu plus pour passer par la fenêtre -qu'il avait cette fois-ci pensé à ouvrir avant- et s'envoler droit vers les lieux du désastre. Il savait que les gens sur place pouvaient compter sur l'aide d'Alex, Elias, Holli et tous les autres, mais il y aurait peut-être besoin d'un coup de main supplémentaire, ou des blessés qui auraient besoin de soins urgents.

La première chose qui le frappa en arrivant, ce fut la vague de terreur et de panique qui menaça de l'envoyer tourbillonner dans les airs comme une poupée de chiffons. La foule amplifiait le sentiment général, à la manière d'un puissant tsunami de couleur aiguës qui s'envolaient vers les cieux. La deuxième chose, ce fut le missile. Enfin, il ne le frappa pas vraiment, heureusement : pas encore, du moins. Ça, c'était la partie qui restait à voir... Il n'osait même pas s'autoriser un bref coup d’œil derrière lui, de peur de perdre de la vitesse ; et malgré ses yeux faits pour le vol, il n'était pas capable de se dévisser le cou comme un hibou. Enfin, il n'en savait rien, il n'avait vraiment essayé, mais ce n'était pas le moment. Ce dont il était à peu près sûr, c'était que tous les pouvoirs de régénération du monde ne l'aideraient sans doute pas à se recomposer après avoir été explosé en plein vol. Et maintenant que son poursuivant était verrouillé, il se demandait bien comment il allait pouvoir le semer...

Aussi fut-il soulagé d'apercevoir l'une des petites plate-formes météos qui sillonnaient les cieux de l'Arche. Il attendit d'avoir le nez presque collé à l'appareil...puis détendit ses ailes, profitant d'aller contre le sens du vent pour se faire propulser en arrière, juste au-dessus du missile qui le talonnait de près. L'arme n'eut pas le temps de faire quoi que ce soit, d'autant qu'une seule chose lui importait : trouver une cible. Le souffle de l'explosion envoya Castiel bouler dans les airs en tourbillonnant dans tous les sens. Et ce fut quand il commençait à sérieusement avoir mal au coeur qu'il l'aperçut : la cabine de sauvetage, probablement envoyée de l'aéronef. Retrouvant enfin son équilibre, il s'élança sans réfléchir à sa poursuite : il y avait sans doute bien assez de monde sur les lieu de l'exposition pour s'occuper des gens sur place, et il n'y avait que lui ici. De plus, il pouvait sentir la faible émotion qui émanait de l'engin ; il y avait quelqu'un à bord, et en piteux état. La cabine s'écrasa violemment sur le sol mais tint bon, un point en la faveur de ses concepteurs. James atterrit devant, et se précipita à sa rencontre ; d'un geste, il ouvrit la petite porte, qui avait pratiquement été arrachée par le choc. Et à l'intérieur...

Il s'agissait d'une jeune femme, que Novak ne se rappelait pas avoir déjà rencontrée. Il ne savait pas qui elle était, ni ce qui lui était arrivé, mis à part le fait qu'on lui avait tiré dessus, et qu'elle était grièvement blessée. Sans attendre, il appliqua sa main sur la plaie, une douce lumière l'englobant avant de la refermer. La femme perdit connaissance, et Castiel se demanda brièvement quoi faire, avant de prendre une décision. En apprendre plus pouvait attendre, et ce qu'il décelait dans la lueur d'âme de la blessée l'intriguait ; plutôt que d'attendre ici des secours qui pourraient tarder, il la prit dans ses bras et décolla d'un puissant battement d'ailes. Il l'emmènerait à son cabinet pour terminer de la soigner, et apprendre qui elle était.

Ensuite... ensuite, il verrait bien. Quand il y avait une vie à sauver, James Novak se posait rarement d'autres questions que la plus essentielle.
Castiel
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Pouvoirs : immortalité - ailes (vol) - empathie - guérison/évacuation - empreinte
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Lun 28 Aoû 2017 - 16:07
SALON DE L INNOVATION

TOUT LE MONDE

Boddygard
IDENTITE : Luke Brown
GROUPE : VOYAGEUR
SPHERE :Economique
AGE : 32 ans
ETAT CIVIL : Divorcé, une fille
PROFESSION : Garde du corps, homme de main
POUVOIRS : Super-force
ETAT DE SANTE :/
LIENS : Garde du corps de Beleth


L'homme de main de Vito Lampeduza se servait du système de géo-localisation pour retrouver la position de Riddley. Mais l'appareil n'avait pas l'air de fonctionner, faisant courir l'Américain dans des directions opposées. Il se retrouvait à zigzaguer au milieu du chaos, avec la sensation de toujours plus présente, de perdre du temps. Il y allait de l'épaule, envoyant deux trois dératés au tapis sur son passage.

Il se retrouva au niveau du stand de la Mesa corporation, au moment où son coéquipier lui annonça qu'il tentait de convaincre la danseuse étoile de partir. Luke Brown répondait de façon évasive concernant la coqueluche de la dame. Il savait que Nikiya était entre de bonnes mains. Il avait plus d'inquiétude concernant Fawn. La jeune femme avait l'air d'avoir disparu comme si elle s'était volatilisée dans les airs.

Au moment où cette pensée se matérialisa dans l'esprit de l'homme il poussa un juron. Ils n'avaient pas envisagé une seconde cette possibilité...

Le Harrington se trouvait encore au-dessus de leurs têtes. Il était encore trop tôt pour savoir exactement ce qui se passait là-haut. Il y aurait de toute façon un débriefing à la Villa Sofia en fin de journée. tandis que l'homme de main fixait le ciel son communicateur se mit à vibrer:

- Brown, que fais-tu ?

- Mau'... Je ne la trouve pas...

- Rejoint Kane. Ordonna alors Mr Pelletier.

Luke Brown se mit donc en quête de son collègue et du Black Sawn. La petite Française avait tout intérêt à filer droit. Avec un peu de chance d'ici là ils auraient enfin des nouvelles de la mécano.





***


Mr Jones comata pendant tout le temps que dura le trajet jusqu'au manoir. Dans son rêve ce n'était plus Gozilla qui attaquait la ville mais un gigantesque Phoenix aux ailes d'acier. Il était plongé dans ce monde onirique l'esprit encore protégé des conséquences qu'allait avoir cette attaque sur la vie à Édimbourg.
Ed
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Etat Civil : Célibataire
Pouvoirs : Diagnostic
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Mar 29 Aoû 2017 - 11:17
MIRANDA
IDENTITE : Mianda Lockhart
GROUPE : habitants
SPHERE : économique
AGE : 29 ans
ETAT CIVIL : célibataire
PROFESSION : agent alpha d'Arkadia
POUVOIRS : compétences physiques améliorées, résistance mentale
ETAT DE SANTE : impeccable
LIENS : -


Miranda Lockhart était furieuse. Bon, pour être tout à fait honnête elle devait bien admettre que la situation aurait pu bien pire, mais cela ne diminuait en rien la sensation d'échec. Et Miranda gérait très mal l'échec, elle l'avait en horreur. Même lorsqu'elle était celle qui avait placé la barre trop haut, ou qu'il était impossible de la franchir. Comme aujourd'hui, face à quelqu'un qui avait un tel pouvoir sur les autres. Son pouvoir de suggestion ne marchait peut-être pas sur elle, mais un tel écueil pouvait être contourné, comme il l'avait prouvé : il suffisait d'impliquer les autres. Miranda aurait pu se précipiter à la rencontre du mystérieux commanditaire du détournement, tenter le tout pour le tout pour l'appréhender ou, du moins, lui faire manger son nez avec le poing, mais qui sait combien de victimes cela aurait causé parmi les membres de l'équipage légitime et de ceux qui étaient montés à bord pour donner un coup de main, comme les membres de la Potential Home ou l'équipe présidentielle ? Il y a quelques années seulement, la situation aurait pu être bien différente. Sous la coupe de son père, elle avait très vite appris que la fin justifiait les moyens, et si Perceval Rose l'avait trouvée avant son revirement, nul doute qu'il lui aurait inculqué la même leçon. Qu'auraient signifiés une poignée de vies face à la possibilité de stopper la menace pour de bon et l'empêcher de nuire dans le futur ? Après tout, toutes les personnes présentes connaissaient les risques. On ne s'engageait pas dans la flotte ou dans le service de sécurité du président si ce n'était pas le cas, et ceux de l'école savaient ce qu'ils faisaient. Valaient-ils vraiment la peine qu'on laisse un individu aussi dangereux s'échapper, pour qu'il puisse recommencer encore et encore ?

Aujourd'hui, Miranda pouvait répondre sans hésiter : oui, ils valaient la peine. Chacun d'entre eux, même ceux qu'elle n'avait jamais rencontrer. La fin justifiait les moyens, c'était bien beau, mais c'était une illusion de plus, qui valait de moins en moins plus on l'utilisait. Elle voulait croire qu'il existait un autre moyen, et en en faisant un défi, elle réussissait à moins le considérer comme une faiblesse. A croire que le patron déteignait vraiment sur elle ; mais s'il avait su la prépare à assumer son nouveau rôle lorsqu'il l'avait recrutée à Arkadia, il lui avait surtout donné la possibilité d'être enfin sa propre personne. Et si elle acceptait tout ce à quoi elle venait de penser...et bien, cela ne l'empêchait pas d'être terriblement en colère. C'était une de ses façon d'appréhender le monde, cela rendait les choses...plus claires, d'une certaine manière. Et rendait plus importantes encore celles qui en valaient la peine.

Alors elle rongea son frein, laissant les terroristes se retirer ; elle n'alla pas jusqu'à leur faciliter la tâche, mais elle ne s'interposa pas. Il lui en coûtait beaucoup, mais elle avait pris sa décision. Le responsable ne perdait rien pour attendre : un jour, elle le trouverait. Il venait de s'octroyer une place au sommet de sa liste des choses à faire, et Miranda était extrêmement déterminée. Un jour. Elle avait accompagné Alexis sur la passerelle, où ils furent rapidement rejoints par Alex Mason et sa condisciple.

« Merci, Alex. Ça...ça ira, je n'ai pas trop le choix. Ne t'inquiète pas. Nous parlerons plus tard. Fawn.. Il faut qu'on sache ce qui s'est passé. »

Amelia Caine semblait encore sous le choc des événements, mais elle réussissait à maintenir ses forces face à son équipage. Elle se retira en comagnie de Lexy, et Miranda se demanda qui pouvait bien être cette Fawn. Elle prit note pour plus tard, et balaya le pont du regard, avant de s'arrêter sur le directeur de l'école : « Merci pour votre aide. »

Puis elle le laissa s'occuper du président, avec l'aide de la femme qui l'accompagnait. D'un regard, Miranda s'était assuré de la sécurité relative du chef d'état ; la mécanicienne de la Potential Home avait fait de son mieux pour la blessure, mais il allait avoir besoin de soin plus poussés. Elle avertit Percy de la situation, et ils ne virent aucune raison de ne pas confier MacBeathag aux deux professeurs. Le transport de la Sword Brigade n'était pas encore arrivé, et Mason pourrait amener le président à terre plus vite à l'aide de son armure. Dès qu'ils furent partis, elle commença à faire le tour de la passerelle, à la manière d'un félin qui avait de la peine à accepter que sa proie lui avait échappée... Un jour, se répéta-t-elle. Et Miranda Lockhart tenait toujours ses promesses.





Sur le stand d'Arkadia comme dans le reste du salon, la situation semblait enfin être revenue sous contrôle. Entres les forces de l'ordre, du président et d'Arkadia, la foule avait été aussi protégée et calmée que possible, et personne n'avait explosé depuis au moins une demi-heure, ce qui était un bon point que Perceval Rose n'aurait jamais imaginé penser un jour. Ma foi, on faisait avec ce qu'on avait... Quant au Harrington, il était à nouveau sous le contrôle de son équipage. Percy avait bien senti la frustration dans le ton de Miranda lorsqu'elle lui avait fait son rapport, et il la comprenait : lui-même n'était pas ravi de ne pas avoir pu faire plus pour stopper les pirates de l'air. L'ancien Percy n'aurait pas hésité, mais l'homme qu'il était devenu ces dernières années avait compris qu'on ne pouvait s'y résoudre ainsi à la moindre occasion. Pas si on voulait que les choses réussissent à se passer différemment un jour.

D'autant que ceux qui avaient tenté de détourner l'aéronef représentaient aux yeux du directeur un problème moins grave que le sentiment anti-prodiges qui avait agité la foule...ou les explosions humaines qui avaient tué autant de monde. Rose n'avait pas l'impression que le vol du Harrington et ce qui s'était passé à terre était lié, et il se devait de concentrer toute son attention sur le sol. Personne ne comprenait ce qui s'était passé, mais une chose était claire : les retombées seraient inévitables. Les prodiges allaient certainement être plus dans le collimateur que jamais, aussi bien parmi la population civile que parmi l'agence gouvernementale qui prenait depuis quelque temps un malin plaisir à les passer au crible. Déterminer ce qui avait bien pu se passer était maintenant en tête de liste des tâches d'Arkadia, et le premier point serait de trouver à qui tout cela pouvait profiter le plus... Au moins, le président avait été récupéré, ce qui était une bonne chose : l'Arche ne pouvait se permettre de perdre le leader qu'il était, surtout pas en ce moment.

Sur un plan plus personnel, Percy ne pouvait s'empêcher d'être fier de Matthew, qui gérait l'infirmerie improvisée avec aplomb et efficacité. Le jeune homme ombrageux et hésitant qu'il était face à son père se montrait aussi ferme que compétant dans son domaine, et Rose lui avait laissé la direction des opérations sans la moindre arrière-pensée. Une fois de plus, il était heureux de voir que son fils avait su faire de sa vie ce qu'il voulait, malgré les difficultés, et malgré ses parents. Et même si leurs rapports ne devaient jamais être chaleureux, Perceval espérait au moins pouvoir lui montrer le respect qu'il éprouvait pour lui. Et malgré le retour de Marisa et le danger qu'elle représentait, Percy se sentait curieusement confiant d'avoir retrouvé Matthew et d'avoir fait la connaissance de ses petites-filles. Quoi qu'il arrive, il s'assurerait avant tout de leur sécurité, et cela suffisait plus que jamais à consolider sa résolution.

« Tu t'en sors à merveille. Tu es devenu quelqu'un de bien, Matty, et par toi-même. » Le surnom lui avait échappé, et il s'en voulut un peu, désireux de ne rien faire pour s'aliéner son fils. « Je vais te laisser travailler. Si tu as besoin de quoi que ce soit, communique-le au personnel sur le stand, et tu l'auras. »

Déjà, il avait à disposition l'ambulance apparue de nulle part, ce qui avait arraché un mine sourire à Percy ; voilà qui portait la signature du mystérieux Shadow, ou il ne s'appelait plus Perceval Rose. A leur manière, bien des gens faisaient de leur mieux pour aider, quand ils en avaient l'occasion. Qu'il s'agisse de la Potential Home, dont les membres s'étaient alliés à des justiciers -encore une chose sur laquelle garder un œil et essayer d'en savoir plus- pour contenir les anti-prodiges, ou d'individus comme Shadow, ou le détective qui avait fait du très bon travail aujourd'hui pour éviter que la situation ne dégénère. Alors malgré toute l'horreur, peut-être qu'ils arriveraient enfin à la traverser pour laisser le monde un peu meilleur qu'ils ne l'avaient trouvé. En tout cas, on pouvait toujours l'espérer.
Percy
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Pouvoirs : mémoire parfaite - intelligence améliorée - résistance mentale - Immortalité


Thème: Everybody Wants To Rule The World - Lorde




"Chaos is found in greatest abundance wherever order is being sought. It always defeats order, because it is better organized." Terry Pratchett
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Mar 29 Aoû 2017 - 19:31
LINGBAO
IDENTITE : Kim Wang
GROUPE : VOYAGEUR
SPHERE :Economique
AGE : 200 ans
ETAT CIVIL : Veuf
PROFESSION : Homme d'affaire / Mafieux
POUVOIRS : /
ETAT DE SANTE :/
LIENS : Héritier du Samouraï, Flis de Tohum, Frère de Riley, Ex de Nikiya



Kim Wang baissa lentement sa main, éprouvant la sensation d'engourdissement familière après une utilisation intensive de son don. La fatigue n'allait pas tarder à se faire ressentir elle aussi. Il pouvait sentir la présence de sa mère juste là, alors qu'elle relâchait elle aussi ce muscle particulier. Ils n'avaient pas souvent partagé ce genre de moments. C'était Jao qui avait guidé l'immortel dans l'apprentissage de ses capacités élémentaires. C'était aussi ce conquérant qui avait toujours entretenu le goût du pouvoir dans les veines de son fils.


« Beau travail chéri. »


Une fierté sans nuage iraidiat le visage de la rose des sables. Elle avait l'air sincère et heureuse. Lingbao l'observait avec la distance qui était la sienne, se demandant simplement comment cette femme avait pu finir avec un homme comme le Samouraï. Ils étaient étaient aussi dissemblables que l'étaient le soleil et la lune. Kim n'avait jamais compris. Peut-être ne le comprendrait-il jamais. Pourtant, Violette n'avait-t-elle pas été la douce Lune de ses rêves... et Lotte ce soleil écarlate, auquel il s'était brûlé ?


- Ce n'est pas terminé.


Les anti-prodiges était le problème imminent, cependant, l'attaque fomenté par Mrs Stone était une menace beaucoup plus sérieuse. Cette nouvelle force en présence perturbait l'équilibre des forces. Wang, n'en était pas à sa première guerre froide entre Immortels. Aussi cette menue victoire ne lui apportait aucune réelle satisfaction. Au contraire, il était plus mécontent qu'autre chose.


La pression d'une main, sur son bras, détourna néanmoins l'Asiatique de ses pensées guerrières.


« Merci de t'être occupé de tes sœurs. »


Ils n'échangeaient pas davantage. Les troupes de la Potentiel Home se regroupaient pour célébrer leur réussite. Tohum allait féliciter ceux qui avaient aidé à construire le couloir de protection pour les enfants.


« C'était un beau travail d'équipe ! Je crois que l'on pourrait réutiliser cette technique à l'avenir. » Proposait-elle déjà à Holli et Fred' de reprendre une expérience, une fois qu'ils auraient tous eu le temps de récupérer.





VIKING
IDENTITE : Elias Tanit
GROUPE : VOYAGEUR
SPHERE : /
AGE : 405 ans
ETAT CIVIL : Inconnu
PROFESSION : Soldat
POUVOIRS : Longévité
ETAT DE SANTE : Bon
LIENS : Fils de Tohum, frère de Riley, ami de Castiel, Ex de Grace



La vérité, même si elle n'était pas bonne à dire, c'est que le Viking s'amusait. Peut-être pas comme un fou, mais vraiment, il s'amusait bien. Il était fait de force brute et toutes les forces de la nature avaient besoin de s'exprimer à un moment où à un autre. Et puis, il était un soldat dans l'âme, fait pour la bataille. Ce genre de tête à tête, avec des malades, lui changeaient un peu des combats de boxe dans les trous. En fait, pour être tout à fait honnête, Tanit commençait à s'ennuyer sec sur ce rocher écossais.


- Sympa ton armure El ! Faudra que je teste ça un de ces quatre ! Asséna-t-il à son homonyme, avec une franche claque sur la ferraille.


Voyant qu'il n'y avait plus de danger dans le secteur Élias se mit à la recherche de sa sœur. Il la connaissait suffisamment, pour savoir ce qu'elle allait avoir en tête, quand l'adrénaline serait retombée. Alors, mieux valait qu'il soit dans le coin pour l'empêcher de faire une bêtise. Du genre... aller à la confrontation directe avec l'apprentie de Cnossos. Vous voyez, ce genre de choses ! De celles qui pouvaient, et qui souvent, tournaient mal.


Il la repéra quelques mètres plus loin, avec Brown ? Tiens, tiens, ça faisait un moment qu'ils ne s'étaient pas recroiser tous les trois. El n'avait pas vraiment été surprit, d'apprendre que Luke avait tiré son épingle du jeu, en prenant service à la botte de Lampeduza. Pour Abby, c'était une autre histoire. Enfin, avec ces conneries de magie qui s'ajoutaient dans la balance, elle n'aurait pas le temps d'y penser et Sveda non plus. Il n'y avait plus qu'à espérer que la sœur d'Hypnos et leur père n'aient pas sentit la foutu onde cosmique lancée par la Strega.


* Elle va me tuer. Vous verrez ce que je vous dis. * Soupirait intérieurement le Viking en songeant à la Brésilienne qui lui avait fait promettre de ramener ses fesses sur l'arche de Sao.





ABBY
IDENTITE : Abygaël Tanit
GROUPE : VOYAGEUR
SPHERE : /
AGE : 105 ans
ETAT CIVIL : Couple libre
PROFESSION : Prof de sport
POUVOIRS : Longévité
ETAT DE SANTE : Bon
LIENS : Fille de Tohum, sœur de Riley




- Attend ! Luke ! … Shit. Tant pis. Trop tard...


Aby n’eut pas le temps de retenir le militaire, un mec franchement suicidaire revenait dans sa direction, visiblement énervé de se faire tenir en respect par une blondinette. Pour la défense de ces pauvres bougres, ils faisaient face à une karatéka expérimentée. Oui, à une époque, courte c'est vrai, la fille de Tohum avait eu une aventure avec un maître en art martiaux. Quelle meilleure opportunité pour en apprendre plus sur (tous) les arts asiatiques ?


Une fois les derniers fanfarons mis hors d'état de nuire, les deux Blonds firent le tour du dôme, pour retrouver les autres. A la différence de leurs demi-frère, ils savouraient le sentiment de victoire sans compter. Abygaël félicitait les incendiers avec chaleur. Elle sentit le regard de Sveda sur elle et levait les yeux au ciel :


- Arrête ça...


« J'ai bien le droit d’être fière de toi ! » S’indignait tendrement la rose, sans se départir, de son sourire émerveillé.


- Ouais. … La Française s'avançait pour parler de façon plus confidentielle avec la nomade. Tu penses qu'il a capté l'Appel ?


« On s'en préoccupera plus tard... » Sveda n'avait pas envie d'y penser sur le moment. Sans doute parce que le père des Bonds était celui avec lequel elle avait la relation la plus compliquée. Elle s'éloignait plutôt pour aller saluer l'énergie de Friedrich et des autres.





KUSSI
IDENTITE : Kussi Tenobi
GROUPE : VOYAGEUR
SPHERE : Culture
AGE : 43 ans
ETAT CIVIL : Polygame
PROFESSION : Médecin
POUVOIRS : Voyage dans les plans astraux
ETAT DE SANTE : Bon
LIENS : Ami de Tohum, Sympathisant de la Potentiel Home




La camaraderie qui régnait sur sur le stand de la PH n'arrivait pas à atteindre l'Africain. Son regard intense se focalisa sur Aby, tandis qu'elle essayait d'avertir sa mère. Bien sur Sveda ne voulait pas gâcher l'instant. Sa fille avait toujours été la plus pragmatique des deux. Leurs regards se rencontrèrent alors le temps de partager une pensée silencieuse. L'un comme l'autre étaient conscients que cette altercation avec « Marisa » avait ouvert la porte à quelque-chose de beaucoup plus grand.


- Je vais aller aider les secours à gérer les blessés. Le Sorcier déposait une bise sur la joue de Sveda avant d'ajouter taquin : Toi rentre te faire dorloter par ton homme.


« Appelle-moi la semaine prochaine, qu'on soit pour Sam'. » Lui rappela-t-elle avant qu'il s'éclipse.


- Ah, les voilà ! Dans un bel ensemble la mère et la fille se tournèrent, pour voir Alex et Farah arriver sur le stand.


Même si, les outils de communications avaient aidé à suivre une partie de l'opération aérienne, ceux qui étaient restés sur le sol n'avaient pas encore eu toutes les informations. Tout le monde était curieux d'apprendre ce qui s'était passé. Aby, Élias, et Sveda s'écartaient un peu pour permettre à tout le monde de pouvoir se saluer dans les formes. Tohum était la plus expressive de la Lignée, pour montrer joie et soulagement, à l'idée qu'ils avaient réchappé au pire.


Ce ne fût que quand elle voulue parler à Kim qu'elle remarquait qu'il n'était plus là.


- Laisse tomber pour aujourd'hui maman. Kussi a raison. Va retrouver Dante. La jeune femme, observait la Fille du Désert, avec un petit sourire amusé. Non, dans la famille, il n'y avait pas vraiment besoin de télépathie. Val et François sont avec les filles. Tout va bien maintenant. Rentre chez toi.


Sages paroles. Deux ou trois ans en arrière, Kent se serait probablement défendue, pour rester aider jusqu'à la dernière heure du jour. Ou bien encore partir à la recherche de Perceval Rose pour commencer à prévoir un plan d'action. Ou même aller échanger un moment avec Verstand concernant Riley et l'avenir. Cependant, depuis qu'elle vivait avec Caleb et Samuel, la belle aspirait à de la tranquillité, de la paix, de l'amour. Nonobstant, du fait, qu'ériger ce mur de verre avait tout de même épuisé une partie de ses réserves.


« Tu as raison. Tohum se tourna alors vers la petite assemblée. Abby vous accompagne à l'école. Si vous n'y voyez pas d’inconvénient, pour ce soir, je vais rentrer. Je passerais au manoir demain matin. Encore bravo à tout le monde ! »


Ainsi, Sveda se retirait, sans même se pencher sur les soucis qui les attendaient dans les semaines à venir. Ils auraient bien le temps de se pencher dessus le lendemain.


Tohum
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"Le bonheur c'est mieux quand on le partage."


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Mer 30 Aoû 2017 - 17:16
Innovation Fair








L'extraction était terminée pour la porte centrale. Head se dirigeait vers la porte ouest.
Une oreillette -empruntée au service de sécurité- lui permettait de suivre la progression des opérations en directe.
Débandade. Le bâtiment sous le contrôle des forces de l'ordre. Le président en sécurité. Dans les airs les choses reprenaient un cours normal.
Au sol... Les anti-prodiges les plus virulents avaient étaient sous la bonne garde des agents de polices. Le Cercle avait enfin envoyé des agents. Scotland Yard était aussi sur le coup. Déjà les foyers de rebellions s'éteignaient de ci de là. Un feu de paille. Même si ses braises allaient brûler longtemps. Un cauchemar prenait fin.

Amélia freina sa cadence. Elle avait chaud. L'envie d'une douche froide, d'un café noir, d'une cigarette et de...
Un coup d’œil à sa montre lui confirma, qu'en pressant le pas, elle pouvait arriver au Bureau avant le départ de son supérieur. Celui du C.S.N. Ce serait deux heures de gagnée pour mettre en branle la procédure d'urgence. Car elle allait être déclenchée dans les prochaines 24 heures. Les flux aériens allaient être surveillés pendant au moins les trois prochains mois. Sans parler des étrangers déjà présents sur le territoire.
Quelques semaines après la Bolivie. C'était bien leur vaine. Head savait déjà qu'elle allait devoir batailler pour que l'enquête ne soit pas « reportée ». Ils allaient ça. Une opportunité pour abandonner. Couards.

La douche attendrait. Tout comme le reste.
Pour commencer, Amélia devait récupérer des informations. Ce « Babar » allait avoir droit à un dossier spécial. Il ne perdait rien pour attendre. Pouvoir ou non. La Loi l'emportait, toujours.
Clark prit contact avec son homologue. Celui d'Arkadia, cette fois. Pour avoir les premiers échos. La Green Division devait déjà avoir les premières réactions à l'Inter-archipel.

A ce moment, un homme en armure passa sur sa droite. En d'autres circonstances pourquoi y prêter attention ? Ils étaient toujours au grand salon de l'innovation. Mais, fait étrange, l'individu tirait quelqu'un derrière lui.

-
Danny ? Qu'est-ce que... Clark s'excusa envers son interlocuteur téléphonique. Une fois la communication coupée elle sourit. Soudain, le corps transporté prenait un autre sens. Je vois que vous êtes en chasse. Puis à l'homme en armure. Amélia Clark. Avant d'adresser un sourire à la jeune femme qui était avec eux.

L'endroit n'était pas idéal. Du reste, ils étaient accaparés. Chacun de leur côté. La journée était loin de sa fin. Il n'empêche. Cette rencontre ravivait la mémoire de l'Américaine. « Data » l'avait pas mal aidé sur New-York. Il était bon, dans son domaine. Même très bon. Head s'en voulait un peu de ne pas avoir pensé à lui plus tôt. Enfin, au moins, cette fois, elle n’oublierait plus.

-
Je vous laisse à vos malfrats. Il faut que je vous appelle. Je vous appelle bientôt. Bon courage ! Messieurs, mademoiselle... Au revoir. Sur cette entrerait, la belle reprit sa marche vers la sortie ouest.

La Toile vibrait d'or et déjà de centaines de commentaires sur l'attaque terroristes. Les journaux indépendants cherchaient à ameuter les concitoyens. Quant aux mouvements extrémistes anti-prodiges... ils n'avaient pas finis de se faire entendre face aux « arrestations arbitraires ».
Le Conseil allait avoir beaucoup -beaucoup- de travail. Head activa tout de suite une veille documentaire. Elle contacta ses connaissances dans la presse.





Charles Charpentier (AMBASSADEUR FRANCAIS)

    Pas même le temps d'une sonnerie : Enfin !!! Ça fait plus d'une heure qu'on essaye de te joindre !! La colère et l'inquiétude se disputaient la part dans la voix du Français.

    J'ai été légèrement occupée...

    Amé... Tu vas bien ?

    J'ai du armer un flingue. Mais mise à part ça, ça va. Charles, j'ai besoin d'un service. Head avait besoin qu'il reste concentré.

    Un flingue ?! Attend... tu ne penses pas que tu devrais... je ne sais pas moi, décompresser ?

    Oui oui, plus tard. Tu as toujours cet ami au ministère de l'intérieur ? Clairement, Charles était dubitatif. Et pour cause.

    Ça se peut, oui. Clark ? Qu'est-ce que tu mijote encore...


Ça...
Clark n'avait pas dit son dernier mot.
Au contraire !
Head
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Jeu 31 Aoû 2017 - 14:19


Kevin venait de reprendre ses esprits, découvrant qu’il avait atterri dans les bras de Justice. Il se redressa vitesse grand V, s’examinant des pieds à la tête. Son costume était en lambeaux. Le jeune homme quasi nu avait de sérieuses brûlures mais cela aurait pu être plus grave étant la violence de l’explosion dans le ciel. Il réactiva rapidement son aura qui a vu d’œil avait pour effet de soigner ses blessures. En à peine une ou deux minutes, il était fin prêt pour repartir en actions. Mais avant il remercia son sauveur et accepta sa proposition de masque de secours. Bon là il avait plus l’allure d’un chippendale qu’un super héro…

- Un grand merci. Il était moins une…Quelle horreur ! Comment peut-on en arriver à un tel extrême pour se faire exploser en plein ciel. Le temps viendra plus tard pour comprendre tout ce chaos mais avant il faut tout apaiser et sécuriser. J’y retourne pour voir si mon aide est requise. Encore merci. J'ai réfléchi à votre proposition, nous en reparlerons plus tard...

D’un bon, Iron Will se propulsa dans les airs. Il commença par survoler le stand de la PH, survolant le dôme de verre qui avait été créé pour protéger tout le monde. Une fois rassuré que tout allait bien, il survola le stand d’Arkadia et celui de Verstand. Iron Will s’était certes fâché avec le milliardaire allemand mais il n’hésiterait pas une seconde à venir le secourir au besoin.
Lorsque le calme revint, il envoya un message téléphonique à son père, qui devait être mort d’inquiétude, puis à la jeune l’institutrice qu’il avait accompagnée. Il espérait que ses jeunes élèves ne seraient pas traumatisés par cette expérience. Il avait pris la décision d'inviter la jeune femme car elle lui plaisait. La vie est trop courte pour laisser les trains passer. Que risquait-il à le faire ? Largement moins que de porter le costume de super héro...

Il récupéra ses habits d’homme d’ordinaire qu’il avait caché, lâchant un grand soupir, conscient que son costume avec lequel il avait passé tant d’heures à confectionner était complètement foutu. La maman de Colm aurait forcément lui en fabriquer un de génial mais il n’oserait lui demander un tel service. Après il pourrait aussi en discuter avec son école mais son directeur approuverait –il que Kevin joue les supers héros ? Il y penserait plus tard, là il avait une grande envie de retrouver son père et son chez soi.



Iron Will
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Ven 1 Sep 2017 - 12:11
« Pas de problème gamin. Ça demande un sacré courage ce que t'as fait : en ce qui me concerne, t'es un vrai héros. Et si t'as besoin d'aide niveau costume, ça peut s'arranger, disons qu'on a une certaine expérience en la matière, maintenant. »

Justice avait un large sourire derrière son masque, tandis que Iron Will retrouvait ses facultés. Le p'tit gars avait été impressionnant : il n'avait pas hésité une seule seconde à mettre sa vie en danger pour protéger celles d'autrui. Il se montrait peut-être encore un peu hésitant concernant sa nouvelle carrière de justicier, mais cet acte prouvait qu'il avait l'étoffe des meilleurs d'entre eux. Justice allait se le suivre de près, ça c'est sûr. Un type comme lui allait être un atout face à tous ceux qui auraient la mauvaise idée de se dresser face à l'injustice.

La situation a l'air de se calmer.

La voix mentale de Spirit se fit entendre sur le réseau psychique des trois super-héros. Et en effet, la situation au sol semblait enfin maîtrisée. Il y avait encore quelques agités, mais les forces en présences s'occupaient de les calmer, ou de coffrer les plus menaçants, Elle se posa non loin de Phoenix, qui avait aidé des membres de ma Potential Home a érigé un mur protecteur ; il avait dû s'amuser comme un fou, le connaissant. Il était toujours heureux de se faire des amis, à la manière d'un labrador un peu foufou.

« Ça marche gamin ! On se verra plus tard. »

Il le salua d'un hochement de tête approbateur : le nouveau héros ne perdait pas de temps, partant déjà à la rescousse de ceux qui pouvaient encore en avoir besoin. Justice décida d'en faire de même, s'aidant de ses pouvoirs pour bondir de stand en stand et prendre un peu de hauteur. C'est ainsi qu'il aperçut un type qui semblait sur le point de s'en prendre à un jeune qui se dirigeait vers le stand de la Potential Home. Sans hésiter, Justice tendit le poing et un filin jaillit de son poignet pour venir saisir de son crochet les vêtements de la brute. Augmentant sa force, le justicier tira d'un coup sec, la corde se raidissant pour projeter sa cible sur le sol. Puis il enclencha le retour du fil, qui propulsa le type sonner dans sa direction.

« Cours te mettre à l'abri petit, et sache que tu pourras toujours compter sur Justice ! »

Bouche bée, le gamin finit par lui obéir, se carapatant sans demander son reste. Quand il enfilait le masque, Charles ne pouvait s'empêcher de se montrer théâtral. C'était ce qu'on attendait d'un super-héros après tout, et la persona de Justice s'était développée d'une manière qui lui échappait un peu. Mais il avait l'habitude du grand spectacle, aussi ne s'en formalisait-il pas. Du moment qu'il gardait le contrôle, ce n'était qu'une manière de plus de parfaire le déguisement, Sa prise sur l'épaule, il atterrit près d'un homme coiffé d'un chapeau et d'une mèche improbable qui finissait d'en menotter un autre qu'il avait projeté à terre. Il s'agissait peut-être d'un policier en civil, ou du moins de quelqu'un qui avait l'autorité d'arrêter quelqu'un, aussi ferait-il parfaitement la faire.

« Pour vous ! » l'avertit joyeusement Justice, avant de laisser tomber sa prise gémissante sur le sol. Puis il porta deux doigts à sa tempe en guise de salut, avant de bondir plus loin sans un seul regard en arrière. Il retrouva ses deux coéquipiers au stand de l'école. Un homme en armure volante ne manqua pas de les remercier : « Ce n'est rien, nous avons simplement fait ce qu'il fallait. »

« Cool, l'armure ! » i
ntervint Phoenix. Comme il avait conçu nos tenues, il était normal qu'il s'intéresse de près à ces armures. « Vous êtes sûr que vous n'êtes pas non plus un super-héros ? On remet ça quand vous voulez en tout cas ! »

Il avait toujours été le plus enthousiaste d'entre nous, et ces démonstrations de joie pour tout et n'importe quoi donnaient souvent aux gens l'impulsion de vouloir le grattouiller derrières les oreilles.

« Vous pourrez toujours compter sur nous. » ajouta Justice.

« Merci pour la bière ! Et on a carrément assuré ! On pourrait former un sacré trio pyrotechnique, j'suis sûr qu'on a de quoi faire de sacrés spectacles ! » I
l flanqua une tape dans le dos du dénommé Pyros, et à le voir ainsi, on avait de la peine à imaginer que sa vie était aussi compliquée. Obligé de toujours porter la combinaison qui lui permettait de réguler la température de son corps, et incapable du moindre contact humain, il n'avait jamais perdu sa joie de vivre. Pris dans son élan, il décapsula la bière...et s'en versa une bonne rasade sur le masque qu'il avait oublié. « Ah merde, c'est vrai. Il faudrait que je bricole un système de paille, ce serait plus pratique. Vous bricolez quel genre de trucs ? Et vous pouvez toucher les gens vous ? Genre, sans les brûler ? J'espère que j'y arriverai un jour, parce que ça doit être plutôt cool... »

Tandis qu'il parlait à la jeune femme qui avait aussi un pouvoir de feu, Justice et Spirit échangèrent un regard à travers leurs masques : l'attention commençait à se porter sur eux, entre les élèves et les passants regroupés dans le coin, sans parler des téléphones qui ne se privaient pour prendre photos et vidéos. Il ne manquait plus que les journalistes, qui n'allaient sûrement pas tarder... Il était temps pour eux de partir. Justice posa sa main sur l'épaule de Phoenix, qui s'interrompit : « Ah, faut qu'on y aille, mais j'espère qu'on aura l'occasion de remettre ça ! C'est pas souvent que je croise d'autres flambés ! »

Puis il s'éleva dans les airs, ses mains le propulsant via un jet de flammes concentrées. Spirit le suivit, utilisant sa télékinésie pour s'envoler avec grâce, et Justice fut le dernier à partir, bondissant dans une direction différente. Ils se retrouveraient plus tard, où ils pourraient discuter de la situation. Et essayer de comprendre ce qui avait bien pu se passer avec les prodiges qui s'étaient suicidés en pleine foule... Charles voyait encore le visage du gamin, quand son père était mort devant lui. Non, Justice et les autres ne pouvaient rester sans réagir...

Mais pour l'heure, Charles Withmore voulait surtout rentrer chez lui pour aller retrouver sa fille.


PNJs - Spirit & Phoenix:
 
Justice
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Ven 1 Sep 2017 - 22:34
Téléporter cette ambulance m'avait coûté des forces psychiques plus que je ne l'aurai cru. Je n'aimais guère me retrouver dans une telle situation et agir en plein jour sans aucune préparation. Ce n'est pas dans mes habitudes. Et la vache, c'est qui cette rousse qui me vise avec son arme ? ... Tout doux ma belle... Bon je me casse, j'en ai assez fait.

En un claquement de doigts, je disparus de nouveau, pour me retrouver sur les hauteurs, loin de la scène. Je n'avais pas plus envie de me mêler à ce qu'il se passait d'autant que je n'y comprenais rien : entre le président kidnappé, les prodiges qui explosent, les manifestions des anti prodiges. Quel bazar ! Je n'avais pas pourtant le sentiment que ces événements étaient liés les uns et les autres. Cela aurait des conséquences pour l'avenir. Ma crainte était qu'une nouvelle chasse aux sorcières soit déclenchée et que les prodiges en soient les victimes, comme d'habitude. Devrais je prendre partie et m'en mêler ? Est ce que je pourrais me regarder dans une glace si je devais laisser faire ? Il me serait plus que facile en un temps record de disparaître à mille lieux de cet Arche. Fuir toujours fuir...Non je ne suis pas un lâche.

Mes yeux se fermèrent. Ma respiration s'était ralentie pour que ma concentration soit plus intense. Je m'aidai en me concentrant sur une tête connue, celle du président par exemple, pour pouvoir m'y focaliser sur le lieu que je voulais visualiser. Le président était blessé mais pas mortellement apparemment. Comme un téléspectateur je pouvais découvrir ce qu'il se passait dans l'aéronef où le président avait été capturé. Toutefois, je n'entendais rien. C'était de l'image sans son et sans couleur. La scène était étrange car tout le monde semblait comme statufié sauf ceux qui ressemblaient être les terroristes. Leur départ m'en apprenait beaucoup sur eux. C'était curieux. Aucune effusion de sang à part le Président. Pourtant les terroristes n'avaient pas hésité à déclencher des missiles. J'en conclus qu'il y avait dans leur groupe un mentaliste puissant. C'est pourquoi je mis fin à mon pouvoir. On ne sait jamais. il aurait pu détecter ma présence avec ses pouvoirs mentaux. Avec Shad à mes côtés, je n'aurai pas eu à me soucier de cela car elle a un pouvoir de protection. Aujourd'hui elle participait comme jury à un casting pour un nouveau film. Encore heureux...

Allez...Un bon bain et un verre de whisky , je les aurai bien mérités. Les prochains jours vont être durs, très durs...J'en ai déjà la migraine.
Shadow
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Sam 2 Sep 2017 - 3:03
La fierté de Pyros la fit sourire. Elle-même était plutôt contente du travail qu'ils avaient fourni et du résultat obtenu. A vrai dire, si on lui avait dit qu'un jour elle créerait un dôme de verre grâce à sa puissance de feu, elle aurait explosé de rire. Elle grimaça pourtant un peu. Sa peau la cuisait. Elle voyait quelques brûlures marbre sa peau brune. Avec un peu de chance, rien que du superficiel. Elle guérissait vite des blessures causées par son dons. L'avantage de l'inconvénient, sans doute. Encore à moitié trempée, elle fit un geste du menton pour désigner Friedrich.

- Il est modeste.

Elle s'affala à même le sol, s'assurant de ne toucher personne au passage. Vu la température de sa peau, ça risquait de ne pas être agréable, bien qu'elle ait réussi à perdre quelques degré en quelques minutes. Pyros lui répondit, et elle haussa les épaules avec désinvolture :

- Tu sais, moi et la légalité... C'est du beau taff. Tu me laisserais y jeter un oeil... plus tard?

Sous-entendu, dans un contexte moins troublé. Elle se tourna ensuite vers Catherine Kent et eut un petit rire.

- Si on recommence, viser moins grand me conviendrait bien...

Ceci dit, sa curiosité naturelle était titillée. Il faudrait définitivement qu'ils réessayent, pour tester les limites de la technique. A voir sa bonne humeur, il semblait difficile à croire qu'ils venaient e vivre ce qu'ils venaient de vivre. Qu'il y a une vingtaine de minutes, des connards s'en prenaient à des prodiges, et des prodiges jouaient aux kamikazes. Qu'il s'agisse d'une manière de nier l'évidence, ou alors le soulagement qui faisait ressortir la nature de la brunette, elle ne pouvait pas penser à autre chose qu'au fait que c'était fini. Elle ne voulait pas penser aux conséquences. Au fait qu'elle allait très certainement se retrouver convoquée pour la deuxième fois en trois mois à New Scotland Yard. Au fait que ce salon avait dégénéré de manière incontrôlable. Aux raisons de l'avant-goût de guerre civile qui avait secoué, une heure durant, cette portion d'Edimbourg. Elle ferme les yeux, écrasée de fatigue, finissant par ouvrir un oeil lorsque Pyros lui tends sa bouteille.


- Merci...

De fait, elle avale trois longues rasades d'eau. Un léger rire s'échappe de ses lèvres en voyant le justicier se renverser un quart de bière dessus à cause du masque. Ce mec dégageait une sacré énergie. Qu'elle lui enviait un peu, à vrai dire, à l'heure actuelle. Elle haussa un sourcil en entendant qu'il ne pouvait se permettre du moindre contact. Triste. Elle évita de le laisser paraître sur son visage, lorsqu'elle lui répondit:


- Automates, principalement. Je me mets aux transports individuels depuis peu. Puis pour ta deuxième question... Mon souci, c'est surtout la combustion spontanée, en fait.

Son costume attirait l'attention, de même que ceux de ses sollègue, et précipita son départ. Qui coïncida du coup avec le retour de Dastan et Spanner, manifestement en aussi bonne forme que possible étant donné les circonstances.

- Bon retour les mecs! On a tenu le fort!

Pas la force de se lancer dans le reste des explications de suite. Elle se redressa tant bien que mal, entendant d'une oreille qu'elle essayait de rendre concentrée qu'il manquait deux élèves à l'appel. Parmi les anciens. Mais la prof de mécanique partit à leur recherche. Une partie d'elle la remercia silencieusement. Elle n'aurait pas eu la force d'y aller. Pas maintenant que les choses s'étaient apaisées, et qu'elle allait pouvoir rejoindre son fils. Et rentrer chez eux, enfin.
Ash
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Dim 3 Sep 2017 - 11:20
Grace s'était légèrement laissée emporter face à la Première Ministre. Elle l'avait reconnu au moment même où les mots s'étaient échappés de ses lèvres, comme dépassant sa pensée. L'inquiétude avait prit le pas sur la raison et la jeune femme pouvait se montrer plutôt virulente lorsqu'il s'agissait de défendre les siens.
Si elle avait senti le rouge lui monter aux joues, elle n'avait pas détourner le regard et continuait de soutenir le regard de Warnock. Une petite voix dans son esprit pourtant lui soufflait que c'était une très mauvaise idée que de jouer à ce jeu là. Elle n'était plus une adolescente rebelle qui pouvait se rebiffer sans conséquence, mais parfois, elle ne pouvait lutter contre sa propre détermination et la présence d'Owen à ses côtés était probablement une source de courage supplémentaire.
Aussi aurait-elle dû présenter de plates excuses à la représentante du gouvernement si cette dernière ne s'était pas si froidement enquit de savoir à qui elle avait à faire. Sa question inquisitrice lui valut une réponse au tac-au-tac :

-Peu importe qui je suis, je ne fais que m'exprimer en tant que citoyenne écossai...

Erend intervint à temps pour calmer le jeu et rappeler sa nièce à la raison. Elle s'abstint de finir sa phrase pour tenter de désamorcer la situation. Elle dut prendre sur elle de ne pas s'enflammer, elle exécrait l'attitude paternaliste des politiques qui estimaient que le peuple n'était pas en mesure de comprendre les hautes préoccupations de l'état. En rappelant qu'elle n'était une civile parmi les autres, elle voulait souligner le fait que, parfois, les femmes et le hommes élus par le peuple avait justement des comptes à lui rendre. Mais Grace prit sur elle. Les paroles de son oncle étaient justes et appelaient au bon sens, bien qu'elles n'en restaient pas moins désagréables à admettre. C'était d'ailleurs parfaitement absurde, pourquoi prendre un otage si ce n'était pour faire part d'aucune revendication ?

Le first man s'était assis et la reporter allait proposer à Owen d'en faire de même avec elle lorsqu'une voit bien trop connue et redoutée se fait entendre. Deux pensées virent immédiatement à l'esprit de la nomade. La première, qu'elle n'avait pas la moindre envie de se trouver là, la seconde, qu'elle n'était pas vraiment ne serait-ce que se censé se trouver là. Elle chercha le regard d'Erend comme pour y chercher un appuis, elle le trouva crispé, le bruit d'une bouteille d'eau que l'on écrase fit descendre son regard sur sa main serrée autour du pauvre contenant en plastique. Oui, Hera provoquait ce genre de réaction.
Grace comprit rapidement qu'il n'y aurait pas grand chose à faire, aussi, elle décida de laisser souffler la tempête Hera, ne pouvant s'empêcher de glisser, ici et là, quelques petites piques, incapable de rester parfaitement stoïque face à sa génitrice. Heureusement pour tout le monde, la première ministre, puis son oncle, renvoyèrent là sœur du président dans les cordes. Cependant, c'était mal connaître le phénomène que de penser pouvoir la rembarrer avec autant d'aisance. Leur réplique ne tira d'ailleurs qu'à l'impressionnante femme un haussement de sourcil méprisant :

-Détrompez-vous, en tant que représentante de la chambre sénatoriale j'ai légalement le droit, en situation de crise, de demander, au nom de l'hémicycle, de demander des comptes sur le fonctionnement de la gérance intermittente. Dans ce genre de situation, l'exécutif peut se penser en possession des pleins pouvoir, mais vous auriez tord de croire que vous n'aurez à répondre de vos actes devant la chambre législative.

Elizabeth savait parfaitement de quoi elle parlait et faisait jouer le protocole en sa faveur. Sa voix était grave et le ton particulièrement méprisant, il y avait cependant quelque chose dans son timbre de hautain et de pompeux parfaitement détestable.

-De plus, en temps que membre à la commission de représentation de l'arche écossaise au CSN, j'ai été chargée d'instruire le Conseil sur la situation.

Hera sortit de sa poche un télégramme tout juste reçu pour preuve.

-Si je n'ai donc aucune autorité, comme vous le faite entendre, j'ai toute légitimité à être tenue au courant des événements.

Lorsque sa mégère de mère en eut fini avec Warnock, elle se tourna vers Erend, lui lançant un regard qui trahissait le profond mépris qu'elle nourrissait à son égard.

-Vous feriez mieux de vous abstenir de parler de ce que vous ne savez pas...

La situation semblait sur le point de dégénérer et Grace, qui refusait d'entrer dans ce genre de discussion, remercia intérieurement Averill de prendre les choses en main. Avec l'étonnement de sa fille, sa génitrice s'exécuta de bien mauvais gré à la suggestion du chef de cabinet.
Le répit fut cependant de courte durée, à peine eurent-il le temps de suivre la progression de l'assaut pour la récupération du Harrington que des explosions à proximité se firent entendre. Grace sursauta. La détonation de l'explosion ainsi que les cris de panique qui suivirent lui glacèrent le sang. Un bras musculeux était venu se glisser autour de ses épaules et Owen l'avait rapproché de son torse dans un mouvement instinctif de protection. Son cœur tambourinant dans sa poitrine, elle se blottit quelques instants contre lui pour reprendre ses esprits, s'assurer qu'ils ne pouvaient être davantage en sécurité ici. En vérité, A la vérité, elle savait que si elle fermait les yeux, elle sentirait la terre trembler, les immeubles s'effondrer, elle entendrait les explosions des conduites de vapeur, aussi, elle se répétait encore et encore qu'elle n'était plus là bas.

Elle releva son visage, chercha dans les regards alentours une explication, mais tous semblaient aussi dépassés par la situation. Pouvait-elle encore empirer ? La nomade avait posé une main sur le bras du musicien, dans l'espoir qu'il ne rompe pas trop vite ce contact réconfortant.C'était sans compter sur Elizabeth, qui, en plus de voir ce rapprochement d'un très mauvais œil, ne se gêna pas pour le faire savoir. Grace laissa échapper un soupire mais Vox fut plus incisif et répondit presque du tac-au-tac, laissant sa jeune amie stupéfaite et rougissante. Elle lui lança un regard suppliant pour qu'il arrête ses conneries, qui, certes, en d'autres circonstances, l'aurait fait exploser de rire, à la place, il en rajouta une couche et Grace dût se détourner pour ne pas être prise d'un fou rire et masquer ses joues qui approchaient la couleur d'une pivoine.
Il en fallait moins pour déclencher la colère d'Hera. Irascible et imprévisible, la diplomate fit payer l'impertinent pour son affront d'un coup de griffe. Une gifle mentale acérée qui laisserait dans l'esprit du trublion une douleur vive et sur sa joue, trois longue griffures d'où perlaient une goutte de sang.

-Retenez-vous de manquer de respect à ma fille ou à moi-même, persifla-t-elle.

-Vous êtes folle... s'offusqua la reporter qui connaissait suffisamment bien sa mère pour savoir exactement ce qui s'était passé.

-Toi... Dit-elle en fixant intensément sa fille, avec une colère telle qu'on était en droit de se demander si la brûlure de son regard était réelle ou imaginaire. Ne pense pas que tu sois en droit de me faire une quelconque remarque.

Les querelles familiales -étendues aux beau-frère et sex-friend- furent interrompues par une nouvelle particulièrement alarmante arrivant directement au poste de commande. Grace perdit en un instant toutes ses couleurs et murmura un :

-Mon dieu... Alors que l'on informait de la situation sur le vaisseau.

Les terroristes allaient s'en tirer sans dommage et toute intervention serait fatale à toute personne présente là haut. Les minutes qui suivirent furent interminables. Elles s'écoulèrent dans un parfait silence, comme si chacun retenait son souffle. Finalement, les équipes de sauvetage purent reprendre possession de leur moyen mais la nouvelle que le président avait été blessé circula rapidement. Grace se précipita vers Erend pour lui prendre la main. Elle plongea son regard dans le sien pour lui apporter tout son soutient. La voix féminine avait parlé d'un blessé grave, mais les soins ne tarderait pas.
Hera, pour sa part, s'était relevée comme un ressort et faisait les cents pas. Les traits de son visage étaient tirés mais, au grand soulagement de tout le monde, elle restait profondément silencieuse.
Grace
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Lun 4 Sep 2017 - 23:47

Chef de cabinet Doug Averill

Garde du corps Howard Garrison

Première Ministre Joan Warnock

Président d’Édimbourg Alastair MacBeathag

Exposition Universelle
Salon des Inventions

Le pire dans tout ça, c'était bien qu'Alastair comprenait à quel point il avait affaire à un taré, avec qui il serait bien difficile d'avoir une quelconque conversation. Et c'était là que se trouvait le drame. Il ne semblait pas voir à quel point tout ceci les mènerait tous à leur perte... sans compter qu'il avait l'air de trouver ça drôle. De quoi rendre vert notre politique qui était coincé sur cette chaise sans pouvoir bouger. Promis, il trouverait un moyen de ne plus jamais se faire avoir ainsi. Grognant dans sa barbe, il essayait pourtant de trouver un moyen de le faire changer d'avis. Sans succès... et un peu sonné par son coup de boule surprise, voilà qu'il entendait l'autre éclater de rire... non vraiment, il y avait de quoi avoir peur.

Pourtant, personne ne ria longtemps. Secouant la tête, le Président ne manqua pas d'entendre les paroles de son ravisseur et son teint sembla blêmir d'un coup. Il n'aimait vraiment pas les paroles prononcées et si ce mec semblait être un petit rigolos, version Joker en peut-être un peu moins mortel... quoique... il semblait que d'autres rigolaient encore moins et sacrifiait des innocents. Et lui qui se trouvait coincé là. Bien entendu, son mandat n'aurait jamais pu se passer tranquillement... jamais. Il ne savait pas encore que son pire cauchemar l'attendait de pied ferme s'il revenait un jour sur le plancher des vaches.

Il se retrouva devant les écrans de sécurité qui retransmettaient les combats à bord du vaisseau. Il reconnut bien rapidement Howard, qui se battait comme un tigre avec ses équipiers de fortune. Il fallait bien avouer que les terroristes n'avaient pas de grandes chances face à tous ces hommes et femmes, en armure et plus ou moins entraînés pour ce genre d'"exercice". Il valait mieux qu'ils se rendent et sur le champ.

- Vous n'avez aucune chance... grogna-t-il entre ses dents. Et quand l'un des terroristes se prit une balle, il n'eut droit qu'à un haussement de sourcil de la part du chef du gouvernement. Cela semblait remettre en place l'esprit de son kidnappeur. Je vous avais dit que ce n'était pas un jeu!

Mais bien entendu, il ne l'écoutait pas. Beuglant dans son micro, comme si sa vie en dépendait, il put sentir à quel point la rage était son nouveau moteur. Heureusement qu'il était secondé par des gens plus... terre-à-terre. Heureusement pour le malheureux qui avait tiré, il se vit sauver in extremis d'une balle en pleine tête. Ce type était un danger public, il fallait l'arrêter... mais comment? Voilà bien tout le problème d'un homme capable de vous donner des ordres sans que vous ne puissiez faire quoi que ce soit contre lui... autant Averill était son homme de confiance, autant, les autres étaient tous potentiellement des dangers. Ce type en était la preuve.

Tout le monde se retrouva privé de parole, ainsi que de mouvement. Gareth bouillonnait intérieurement de voir qu'ils allaient s'en sortir sans que personne ne puisse leur courir après. C'était un bel échec de tout leur système de sécurité. Au moins, cette attaque montrait une faille qui allait rapidement être colmatée, à n'en point douté. Pour le moment, le Président ne pouvait rien faire d'autre que d'être le témoin de cet échec. Pas longtemps, le coup à la tête qu'il reçut ne manqua pas de le sonner à moitié, il sentit un fin filet chaud, du sang sans doute, coulé le long de sa joue, avant qu'une douleur beaucoup plus vive ne se fasse sentir. Il plaqua ses deux mains sur la plaie nette qu'avait faite la balle en traversant sa jambe, plié en deux, il ne pouvait guère se faire entendre puisque le silence avait été imposé. Mais il en aurait hurlé de douleur.

Non vraiment, se prendre une balle, personne ne le souhaitait.

Vingt longues minutes, à sentir son sang s'écouler. Il ne le voyait pas, mais la pâleur allait finir par être son teint naturel. Mieux valait serrer les dents et prier pour qu'on le trouve à temps...


HOUROUN
IDENTITE : Howard Garrison
GROUPE : Gouvernement
SPHERE : Militaire
AGE : 45 ans
ETAT CIVIL : Célibataire
PROFESSION : Garde du corps
POUVOIRS : Aura de protection pour lui et celui qu'il protège
ETAT DE SANTE : Excellent
LIENS : Garde du corps de Domhnall


Même en voulant agir vite, il fallait attendre. Parce qu'ils étaient sous l'emprise d'un terroriste capable de leur faire faire tout ce qu'il voulait. Il y avait de quoi enrager. Le capitaine anglais, pourtant, en professionnel, tentait de mettre son ressentit de côté. Même si, comme beaucoup sans doute sur ce pont de vaisseau, il était prêt à mettre une balle en pleine tête de cet homme, juste pour que la menace s'arrête et puis aussi un peu... parce qu'il détestait passer pour un clown! Et c'était bien ce à quoi il s'amusait en ce moment.

Pourtant, les combats faisaient rage, il était évident que les attaqués, comme les attaquants, n'étaient pas prêts à lâcher le morceau. Ainsi, Howard put voir en œuvre de nouvelles armures de combat, qu'il ferait sans doute acheter par son département une fois que cette affaire serait terminée. Car il ne doutait pourtant pas de la réussite de la mission. Le président et le vaisseau reviendraient entre leurs mains, qu'importe ce que cela coûterait. Si possible, la vie de moins de combattants possible, mais on ne faisait pas d'omelette sans casser des œufs.

Comme tout le monde, il dût ronger son frein en attendant de pouvoir faire quelque chose à nouveau. Sans attendre, dès qu'il sentit qu'il pouvait à nouveau penser par lui-même, il courut du côté de la salle des commandes. Pas de doute que le Président était retenu là. Devant lui, une des directrices de la Potential Home, passait déjà la porte. Il la retrouva donc rapidement au chevet d'un MacBeathag blessé et fort peu conscient. Son sang ne fit qu'un tour, mais il garda tout son flegme et vint donner son aide pour prodiguer les premiers soins, tout en prenant soin que son aura protège à nouveau son patron. Dans un silence religieux, il serait le garrot pour ne pas qu'il continue à se vider de son sang. Après tout, ils avaient dû attendre vingt minutes sans pouvoir rien faire. Il espérait que cela ne soit pas trop grave pour le politique et qu'il s'en remettrait. Il y avait clairement urgence.

Saluant le directeur Mason, il accepta sans autre de prendre la voie la plus courte pour descendre, s'accrochant à l'armure sans se faire prier, il redescendait avec la petite équipe. Portant son téléphone à l'oreille, il contactait sans attendre Doug.

- Le Président a été récupéré, mais blessé, il a perdu pas mal de sang. Je vois une ambulance sur le trajet, je réquisitionne le véhicule et le chauffeur. Arrivée prévue dans 5 minutes.

Sans attendre plus longtemps, il avait sauté à terre, près du stand d'Arkadia, avec un léger salut de la tête à Percy qu'il reconnut mais dont il n'avait que faire à l'instant, il marcha de son pas de militaire jusque devant ce qui lui semblait être un médecin. Le pointant du doigt.

- Vous! Venez avec moi! C'était un ordre qui ne demandait même pas à être expliqué. Ouvrant la porte côté conducteur, il jetait presque Matthew du côté passager, pour rouler à coin jusqu'à la tente présidentielle.

Après tout, MacBeathag avait besoin de soin, certes, ça ne semblait pas être le seul, mais pour le coup, il était bien la priorité de Garrison. Se garant dans un crissement de pneu, il sauta du véhicule pour en ouvrir les portes arrière et sortir un brancard.

- Dans la tente! Au pauvre urgentiste qui n'avait pas eu son mot à dire.




CORVO
IDENTITE : Doug Averill
GROUPE : Dirigeant
SPHERE : Savoir
AGE : 42 ans
ETAT CIVIL : Compliqué
PROFESSION : Chef de cabinet du Président
POUVOIRS : Sait se faire oublier, sait vous persuader et être totalement discret
ETAT DE SANTE : Sans problème
LIENS : Bras droit de Domhnall


Doug secouait légèrement la tête. La jeune femme s'y prenait très mal avec la première ministre. Joan avait le même caractère qu'Alastair. Ils détestaient tous deux se retrouver face à des jeunes ou des moins jeunes qui parlaient avant de réfléchir à leurs dires et aux conséquences. Si ce n'était pas un temps de crise comme ils traversaient, sans doute que la demoiselle se serait pris une sacrée remontrance, qui lui aurait rappelé sans nul doute les meilleures réparties de son oncle, mais il voyait bien que la ministre n'avait pas le temps et surtout, pas la tête à ça.

Encore moins quand la sœur du Président fit son apparition - vraiment pas voulue - sous la tente. Il ne manquait plus qu'elle... heureusement pour lui, il était encore capable de la "contrôler", même s'il ne souhaitait pas le faire plus souvent que nécessaire. Avant ça, il avait quand même fallu qu'elle fasse remarquer que malgré tout, elle avait tous les droits, ou presque, d'être présente. Pas de doute, cette femme était née pour emmerder le monde. Le chef de cabinet tentait pourtant de garder un air le plus neutre possible. Déjà pour éviter de mettre plus d'huile sur le feu, ensuite pour aider Erend, qui était celui qui avait le plus besoin de soutien pour le moment, il connaissait le bonhomme et pouvait parier de ce qu'il se passait dans sa tête en ce moment.

- Pour le moment, ce que nous savons, c'est que Le Harrington s'est fait détourné par des terroristes, que le Président a été pris en otage et que conformément à ses directives, quand ce vaisseau sera dans les lignes de nos chars anti-aériens, il sera abattu, sans sommation. Lâcha alors une Warnock non pas excédée, mais légèrement agacée par la façon de faire de cette sénatrice, d'un ton aussi chaleureux que l'aurait fait Monsieur MacBeathag lui-même. Juste pour qu'elle comprenne à quel point ce n'était pas le moment de venir les emmerder et que la situation était un CHOUILLA tendue.

Ce fût donc l'illustre inconnu qui se prit toute la colère de la noble dans la tronche. Corvo observa la scène debout près du first man, silencieux à ce niveau. Il n'avait pas à entrer dans des querelles qui ne le regardaient pas. Mais si elles s'étendaient plus loin, il mettrait le holà. Pour le moment, il était plus attentif à ce qu'il se passait, à suivre par radios interposées, l'attaque du Harrington. Finalement, le bâtiment avait été repris aux mains des terroristes, mais à quel prix. Et puis, tout ce bordel dehors? Alors qu'il avait voulu aller voir, le service de sécurité lui avait intimé l'ordre de rester à l'intérieur.

La Ministre, elle, était mise au courant et transmettait au chef de cabinet les informations, par écrans interposés. Heureusement qu'ils avaient des comlinks dernier cri. Il n'y avait pas besoin que toute la tente soit au courant des horreurs qui se passaient à l'extérieur. Ce qui ne manqua pas de l'inquiéter profondément. Se demandant qui pouvait être à l'origine d'une telle chose. Rien n'indiquait que des prodiges pouvaient ainsi jouer aux kamikazes en ne contrôlant plus leur pouvoir. Il y avait quelque chose à l'œuvre dans l'ombre qui manœuvrait tout ceci...

Ce fût l'appel de Garrison qui le sorti de sa contemplation des images des drames de l'exposition. Portant l'appareil à son oreille, il fronça les sourcils aux nouvelles plus concises et surtout précises qu'avait pu entendre Grace et les autres. Il hochait de la tête.

- Très bien. Raccrochant. Le Président est sorti du Harrington. Avant de laisser un trop grand soulagement se faire, il jeta un regard au mari. Il est blessé, il a eu droit aux premiers soins. Howard arrive avec une ambulance, nous allons l'amener directement aux urgences. Posant une main sur son épaule. Tout ira bien.

Joan faisait déjà le nécessaire de son côté, intiment à Averill de la tenir au courant.

Domhnall était alors amené à eux. Son teint était plus pâle que celui de la mort, il avait bien du mal a rester conscient. Doug le maintien alors pour le coucher au sol, passant son veston qu'il avait enlevé sous sa tête le temps que le garde du corps n'arrive avec les secours.

Ce ne serait pas maintenant que frère et soeur se prendraient de bec et heureusement. Peut-être même que Gareth n'avait pas tilté à la présence d'Héra, bien trop près de tomber dans les vapes pour ça. La voix de l'anglais se fit entendre, ainsi que des sirènes hurlantes. Il serait bientôt en sécurité.


Domhnall
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