[CLOS] Exposition universelle, salon des inventions [Scénario]

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Jeu 13 Juil 2017 - 23:51


Élias & Abygaël



    L'appel de François avait immédiatement alerté le frère et la sœur Tanit. Alors, ils s'étaient rejoint à proximité des lieux pour savoir exactement de quoi il en retournait. Et ce que l'on peut dire c'est qu'ils ne furent pas déçus, eux non plus. Le quartier était bouclé de tous côtés. Un quartier général militaire avait poussé en moins d'une demie-heure. Élias était tout de suite allé récolter des infos auprès d'un camarade en uniforme. A la mine que le Viking arborait en revenant vers elle Abygaël sut qu'elle n'allait pas aimer.

    -C'est pire. Y a des prodiges qui se transforment en kamikazes. Ils échangèrent l'un de ces regards lourds de sens. Oui, ils pensaient à la même chose. Natacha. La chercheuse leur avait dit avoir un mauvais pressentiment quelques mois plus tôt.

    -Tu sais ce que ça veut dire. La jeune immortelle observait les forces aériennes déployées au-dessus d'eux. Le président comme otage c'était bien trouvé. Tout le monde était forcé d'écouter ces désaxés. [color:0745=F4661B]Kim a répondu à François. Il a retrouvé les filles. Il les emmène au club et il nous rejoint.

    - Le mieux c'est qu'on rejoigne les autres. C'est là que ça doit être le plus chaud avec les « anti ». Ils firent une rotation de 70 degrés au même moment. Leurs regards cyans scrutaient un point d'horizon indiscernable.

    - Cnossos.

    - Pas maintenant Aby. Sila-Voli serait vengée. Mais pas aujourd'hui. Pas tout de suite.



**



Sveda & Kussi Teboni



Sveda battit des paupières le temps de retrouver tous ses esprits. Une désagréable chair de poule lui couvrait encore les bras quand elle réintégra le présent. Elle secoua vivement la tête pour s'éclaircir les idées. Cela faisait longtemps qu'un sorcier ne lui avait pas imposé ainsi un sort d'appel. La sensation était toujours aussi exécrable. Ainsi donc Strega convoquait ses ouailles pour un sabbat. Au moins avait-elle conscience qu'elle ne pourrait pas agir seule. C'était peut-être un début vers la sagesse !

A voir la nouvelle agitation qui régnait sur le salon Tohum saisit que quelque-chose avait du se passer. Son regard parcouru le stand avec appréhension. Il s'arrêta sur le cadavre d'un père de famille. Le haut le cœur manqua de peu de lui faire rendre son déjeuner. Le sang se mit à battre plus fort dans ses tempes. L’écho d'un souvenir refit brutalement surface.

« Pas ça... » La gorge serrée par l'inquiétude.

Une chance que ce cher Pyros mobilisa les troupes en présence, donnant à la rose une porte de sortie pour son empathie. Une fois encore Kent dû retrouver une contenance pour être tout à fait opérationnelle. Elle saluait d'un sourire tendu la mère de Kenny. Quelque-chose chez cette jeune femme lui inspirait de la sympathie.

« Oui. Très bonne idée. Pour une fusion il me faut au moins 1500 degrés Celsius. »

Et une quantité astronomique de sable !

Cela faisait des années que Tohum n'avait pas eu besoin d'avoir recours à son don de cette façon. En fait depuis son dernier chantier solidaire quelque par en Éthiopie dans les années quatre-vingt-dix. Le combat contre Jao avait donné un tout petit aperçu d'une capacité que sept siècles avaient aidé à former. Le processus était le même que de réveiller un muscle qui n'était pas assez sollicité par le corps humain. La problématique, dans ces cas là, était de trouver l'équilibre entre le pas assez et le trop.

« J'y vais. »

Ce qui avait été un voile devint un rideau sableux dont la densité et l'épaisseur allèrent en augmentant progressivement. Sortir plusieurs mètres cubes de sable du sol réclamait toute la concentration de notre immortelle. Elle se rétractait, en elle-même, pour que plus rien ne puisse la perturber pendant le processus. Inutile de vous dire que personne n'était à l'abri d'une perte de contrôle.

A force de fouiller dans les ressources minérales du sol Tohum retrouvait une connexion physique avec la nature. La prodige pouvait « sentir » l'Arche, sa petitesse, sa fragilité aussi. Un délicieux sentiment d'appartenance envahissait l'être de Sveda. Le couloir de verre se formait, épais et solide.



**



Lingbao


    - Bonjour. Je viens soutenir la défense. La silhouette du Chinois se dessinait sur la droite. Il était seul.

    Ainsi, Ava et Sahar se trouvaient en lieu sûr, et sous la bonne garde des hommes de confiance de Lingbao. Ce qui étant donné la proximité de leurs adversaires, une excellente chose. Kim était tout à fait conscient que sa fille se trouvait encore à Édimbourg. Qu'il y avait une apprentie sorcière qui voulait sa mort. Et qu'aussi la meurtrière de sa nièce n'était pas très loin d'ici. Comme sa mère, et comme sa demie sœur, il avait entendu cet « Appel » magique.

    Sans un mot Wang se plaça à côté de sa mère. Il joigne ses forces aux siennes. Mère et fils affichaient la même expression sur le visage. Un flux de sable blanc entrelacement alors avec les grains mordorés qui étaient contrôlés par Tohum. Ils fusionnaient, pour ensuite se liquéfier, sous le feu d'Ash et de Pyros. Ce nouveau soutien permis d'accélérer l'érection du mur de protection.

    - Faisons un dôme. Un long sifflement retentit alors dans le dos des bâtisseurs.

    -Joliiii ! Salut la compagnie ! Aby et le Viking arrivaient non loin de là. Ils avaient les mêmes yeux, les mêmes cheveux, et le même air calmes et déterminés.

    Abygaël, qui était encore en froid avec Kim se contenta de le saluer sommairement. Elle se concentra plutôt sur l'organisation générale de la défense. Levant le nez vers le ciel elle vit Gear opérer des hauteurs. Elle nota que les derniers enfants s’apprêtaient à emprunter le couloir de verre pour monter dans la navette. Alors qu'elle allait se diriger vers le point de ralliement une détonation retentit.

    Un groupe de militants avaient décidé de passer à la vitesse supérieure. C'était un fait, il y avait de quoi avoir peur avec les bombes humaines qui explosaient de façon aléatoire.

    -Je m'en charge. La blonde disparaissait déjà dans un nuage de poussière de pierre, devenue sable elle-même.

    Telle une bourrasque furieuse elle partit à l'attaque des anti-prodiges. Mieux valait ne pas se frotter la communauté de la Potentiel Home et moins encore à la Lignée de la Rose. Car s'il y avait bien une chose que ces personnes partageaient c'était le courage. Le chaos ne leur faisait pas peur et tôt ou tard, ils allaient reprendre le dessus.
Tohum
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"Le bonheur c'est mieux quand on le partage."


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Ven 14 Juil 2017 - 11:05


Kevin salua d'un hochement de tête les héros masqués lorsqu'ils firent leur apparition, qui avouons-le avait quelque chose de magistrale. Ils avaient la classe. Une équipe de choc ! Leur présence était plus que nécessaire pour mettre de l'ordre dans ce chaos sans nom. Kevin baissa la tête au sol lorsque Justice l’apostropha. Il l'avait probablement reconnu malgré son masque et son costume. Justice lui demandait s'il avait un nom. Tu parles d'une question à laquelle il n'avait même pas réfléchi. Il avait passé des heures à faire son costume, comme choisir le tissu et les couleurs. Il avait failli demander de l'aide à la maman de Colm, une experte en couture mais il s'était empêché au dernier moment de le faire car il ne voulait pas la mêler à sa nouvelle vie de super héro. Il n'en avait même pas parlé à son père, qui après tout lui aussi avait gardé longtemps secret à Kevin sa vie d'espion à Arkadia. En plus, Kevin ne voyait rien de mal à cela. Au contraire. Il était persuadé qu'un grand pouvoir exige de le mettre au service des autres. Les événements actuels lui avaient donné raison de ne pas le faire à visage découvert. Agir masqué c'était une façon de protéger les siens.

Il trouva un nom à se donner, finalement sans trop y réfléchir. Il lui vint spontanément ou naturellement.


- IRON WILL

Ce nom lui allait comme un gant car il représentait bien la source de ses pouvoirs : sa volonté de fer.
La situation ne se prêtait pas à la conversation mondaine. En bas, au sol, ça chauffait grave. Kevin détourna les yeux lorsqu'il aperçut les individus fondre dans le magma. Une vraie horreur ! Pourquoi une telle violence ? Certains prodiges agissaient comme des kamikazes. Kevin ne savait plus où donner de la tête tant que la situation prenait de plus en plus de gravité et d'ampleur. Un frisson l'envahit l'échine. Était il en train d'assister à un début de guerre civile ?

Il se concentra pour déterminer sa prochaine action. Les enjeux prenaient rapidement une dimension qui allait tous les dépasser. Il observa ce qu'il se passait au stand de la PH pour voir comme il pourrait leur apporter son aide. La PH était comme sa seconde famille. Il devait les protéger. La Potential Home avait aussi ses héros, comme la légendaire Tohum. Dans d'autres circonstances, Kevin aurait admiré cette manifestation impressionnante de pouvoir. Il voyait petit à petit un dôme se former. Mais il détourna la tête, attiré par une source lumineuse. Pas très loin, un homme brillait d'une source d'énergie solaire de plus en plus vive comme s'il se nourrissait des rayons du soleil. Son aura grossissait à vue d’œil mais jusqu'à quelle limite et pourquoi faire ? Kevin venait de comprendre. Il se rua sur lui comme une fusée. De ses deux bras, il l'encercla et l'emmena vers le ciel à la vitesse maximale qu'Iron Will était capable de se déplacer, soit à la vitesse du son. Son aura de télékinésie, d'une couleur bleu saphir, avait une intensité maximale et se juxtaposait avec l'aura solaire de l'autre homme. Il y aurait une certaine beauté à les regarder tous les deux s'élever dans le ciel si les circonstances n'avaient pas été si dramatiques.

Dans le ciel, l'homme se débattait comme un diable mais Iron Will n'avait pas l'intention de le lâcher. Finalement, il arrêta rapidement de se débattre, conscient que cela serait en vain. Iron Will, pourtant protégé par son pouvoir, sentait sa chair s'échauffer. puis le brûler. La douleur devenait insupportable mais pourtant il était résolu à tenir jusqu'au bout. Il avait atteint le niveau des nuages lorsque l'homme explosa, lâchant une énergie solaire intense d'un rayon de quelques mètres. Combien de morts aurait pu engendrer une telle explosion si elle avait eu lieu au sol ? Surement un grand nombre. Iron Will venait d'accomplir son premier acte d'héro. Mais à quel prix ? Iron Will, inconscient, tombait en chute libre vers le sol. Son aura avait disparu. Son costume pour lequel il avait passé tant d'heures à coudre était en lambeaux. Mais il y avait bien plus grave. S'il ne reprenait pas rapidement conscience ou si personne n'allait le secourir, cette chute allait le mener à une mort certaine...



Iron Will
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Ven 14 Juil 2017 - 13:29
Au-dessus de leur tête, l'aéronef volé continuait sa course imprévue, tandis que plusieurs véhicules se lançaient à sa poursuite. Mais Justice et ses deux partenaires avaient assez à faire au sol pour ne pas s'en mêler ; ils préféraient privilégier la protection des spectateur. Une petite armée s'était de toute façon constituée pour aller secourir l'aéronef et le président enlevé à son bord, d'autant que plusieurs membres de la Potental Home avaient eux aussi pris la voie des airs, vêtus d'armures impressionnantes. Dans le canal mental qui reliait les héros, Phoenix laissa échapper un sifflement, marquant son intérêt certain pour les objets. Bricoleur dans l'âme, il devait sans doute déjà penser à un moyen d'en apprendre plus, peut-être de tenter sa propre version dès qu'il en aurait l'occasion. Du moins, jusqu'à ce qu'une autre idée ne s'impose à lui ; il était brillant, mais il avait tendance à s'éparpiller dans tous les sens, passant d'un projet à l'autre sans toujours les mener à son terme. Qu'il puisse finaliser les tenues de leur équipe avait déjà demandé beaucoup de patience...

« Très bien. » répondit Justice au représentant de l'école qui avait accepté leur aide, un homme brun qui avait l'air de s'y connaître d'un point de vue pyrotechnique. Ses instructions étaient claires, aussi les trois justiciers les suivirent sans hésiter ; ils n'avaient aucun problème à travailler en équipe avec d'autres groupes lorsque la situation l'exigeait, surtout lorsqu'il s'agissait de protéger autrui. Et si les anti-prodiges étaient agités, ils restaient pour l'instant facile à intimider. Ce n'était pas la première émeute du genre à laquelle le trio avait assisté, et ils en avaient connues des bien plus violentes ; sur le territoire de la Fédération, notamment, ou la chasse au prodige relavait presque du sport national...

Jusqu'à ce que la situation dégénère d'un coup sans que personne n'ait pu le prévoir. Un prodige affilié à l'école qui cherchait à rejoindre son fils avait soudain attaqué un couple âgé ; Charles se dirigeait vers eux, afin de les assurer de son concours, et n'eut le temps que de s'élancer en avant pour se saisir du jeune garçon. Le tenant fermement contre lui, il les éloignait d'un bond qui les fit s'élever quelques mètres au-dessus de la foule, pour atterrir dans le stand de la PH. Le gosse était sous le choc ; pâle, les yeux écarquillés derrière ses lunettes, il tremblait comme une feuille. Et si Charles n'avait pas été immergé dans sa persona de Justice, nul doute qu'il aurait été horrifié lui aussi. Il confia le jeune à des représentants de l'école, avant de repartir dans la foule ; si des prodiges se mettaient à attaquer, ils n'étaient vraiment pas sorti de l'auberge... Et comme si un seul nouveau problème ne suffisait pas, voilà que l'aéronef en fuite tirait une bordée de missiles, qui se dirigeaient droit vers leurs poursuivants !

On s'en occupe
, le renseigna sa sœur par télépathie. Il pouvait sentir à quel point sa sœur était touchée par la situation au sol, mais également la résolution qu'elle avait de faire de son mieux pour limiter les dégâts où elle le pouvait. Accompagnée de Phoenix, elle s'élança vers le ciel. Un des missiles avait frappé un transport qui avait dû se poser en urgence ; un de ses stabilisateurs se détacha dans un grincement, et Spirit fit appelle à toute la puissance de son esprit pour l'agripper via sa télékinésie avant qu'il ns s'écrase sur la foule. De son côté, Phoenix était parti à la rencontre d'un missile ; il tendit les bras devant lui, sa combinaison dirigeant l'énergie en un jet de flamme incandescentes qui fit exploser le projectile. Artie poussa un cri de joie, incapable de se retenir malgré le sérieux de la situation.

Justice, pour sa part, ne pouvait pas voler ; peut-être que s'il dirigeait sa cognition d'une certaine manière, il en serait temporairement capable, mais plus il l'utilisait pour défier les lois de la physique, et plus elle pouvait se révéler instable. Pour l'heure, il avait besoin de toutes ses facultés. Ce qui tombait bien, car il avait suivi les actions du jeune homme masqué vêtu de bleu ; et malgré le costume, il avait reconnu celui qu'il avait aidé dans une allée quelque temps plus tôt. Sans hésiter, celui qui se faisait maintenant appeler Iron Will avait évité la catastrophe en amenant avec lui un prodige sur le point de se détruire dans une terrible conflagration. Un réflexe héroïque, réalisé au péril de sa vie : c'était souvent les meilleurs. Sans hésiter, Justice se précipita à sa rencontre ; utilisant son pouvoir pour augmenter ses capacités, il fit un nouveau bon de géant pour réceptionner en plein vol le justicier mal en point. Une fois de retour sur le sol avec sa prise, il ranima doucement le héros inconscient, avant de lui adresser un sourire : « Bien joué petit ! Et sympa, le nom. Faudra faire quelque chose pour la voix, encore, mais c'est un bon début. Tu as sauvé beaucoup de monde, Iron Will. »

Au stand de la PH, Phoenix s'était naturellement dirigé vers ceux qui maniaient le feu d'une façon ou d'une autre. Comprenant où ils en voulaient en venir avec la femme blonde et l'asiatique qui maniaient le sable, il se joignit aux efforts des pyromanciens pour bâtir le mur de verre. Sa combinaison entière rougeoyait avec intensité tandis que ses circuits l'aidaient à diriger la chaleur pour en faire de véritables flammes. Une combinaison qui n'était d'ailleurs pas là que pour le spectacle : Artie avait besoin de la porter en permanence, celle-ci ou une version civile plus discrète qu'il pouvait passer sous ses vêtements. Sans une de ces tenues, il aurait été incapable de réguler sa température interne, et aurait fini par se consumer. Il avait mis au point les premiers prototypes avec l'aide de l'Institut de NéoSéoul, et n'avait cessé de les perfectionner depuis.

« Waouw ! » lâcha-t-il avec un large sourire qui ne pouvait être vu derrière le masque intégral qui recouvrait son visage. « Le feu, c'est votre truc aussi, alors ? Vous bricolez, aussi ? Bon sang, je pourrais bien boire une bière bien fraîche, là...» Il s'adressait aussi bien à l'homme brun qu'à la métisse, qui avaient tous deux fait preuve de leurs compétences dans ce domaine. « Géant ! » lâcha-t-il, manifestement ravi de se retrouver en si bonne compagnie.

Un peu plus loin, Spirit regagnait également la terre ferme après avoir déposé le stabilisateur en douceur. Soutenant Iron Will, Justice se dirigeait vers eux ; le masque du jeune homme avait au moins l'air intact, mais le cas contraire, il en avait toujours un en rab à lui fournir ; on ne savait jamais quand ça pouvait servir et dans sa partie, on les usait plus vite qu'on ne le croyait..

PNJs - Spirit & Phoenix:
 
Justice
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Ven 14 Juil 2017 - 15:28





Au bord de la guerre civile. La fièvre montait.
Les dernières paroles de Gretel flottaient dans l'esprit de sa jeune recrue.

-
Messieurs... non, vous devez atten... La peur...

Poison de la raison. Elle paralysait la pensée. Séquestrait l'intelligence dans une petite pièce. Les humains retrouvaient un accès à leurs instincts. Mais quels instincts ?
Clark voyait la fébrilité envahir la pupille. Les nerfs se tendre. Elle redoutait le moment où la foule allait (re)prendre le dessus sur la sécurité. Les débordements, les blessés, les morts suivraient.

Soudain ! Une bombe humaine explosa. Le choc fût tel que le temps sembla arrêté. Une seconde. Deux.
Bientôt suivie par une deuxième explosion à l'autre bout de la zone.
Une chaîne de la Mort.

Un autre silence choqué mura la masse. Mutique de stupeur. De crainte. Pareil à un serpent venimeux l'angoisse siffla. Le temps de réaliser ce qui venait de se passer. On s'en prenait à des civiles. Pourquoi ? Comment ?
Les XIII avaient-ils décidés d'en venir à des méthodes plus barbares ? Allaient-ils tous mourir à cause des terroristes ? Amélia pouvait sentir l'odeur de la folie flotter dans l'air.

Peu à peu les gens reprirent pied. Ce fût pire. Pire que tout.
Clark faillie recevoir un coup. Elle ne dût qu'à son instinct de l'éviter. Heureusement, ou non, un homme armé arriva sur sa gauche, pour contenir les hommes. Il repoussa l'Américaine dans son dos. Et les plaqua tous les deux sur le côté pour la protéger de la pression collective. C'était juste avant un ras de marée humain. Dans peu de temps, ils ne pourraient plus rien faire...

-
Mon Dieu. Amélia vit une femme âgée être bousculée. La pauvre tomba à terre. Elle se recroquevilla. Petite-fille tétanisée par l'animalité ambiante. Chahutée par la meute affolée.

-
On doit l'aider. Un ordre, plus qu'une suggestion. Voir cette scène suffit à Clark pour retrouver son calme. Quelqu'un devait agir avant qu'il ne soit trop tard.

Head se dégagea de son sauveur. Vive et têtue. Son regard avisa l'expression perplexe de l'homme. Elle repéra l'arme de service de l'Arkadien. Elle l'arracha du ceinturon, pour l'armer, d'un geste sûr. Un déclic familier. Le poids de l'arme dans la main. Sur le poignet. La froideur du métal. Oui, Amélia en était capable. N'était-ce pas son travail ? Rassembler et guider les gens. Le plus souvent malgré eux.
La belle propulsa ses mains au-dessus de sa tête. Elle tira un coup de feu vers le ciel. La détonation parvint à effrayer la foule. Un instant. Juste un instant. Voilà tout ce dont ils avaient besoin pour reprendre la situation en main. Le contrôle.

Trois pas en avant. Un regard de fer. La conscience.... Ce n'était pas si différent que d'apaiser un hémicycle survolté. Un cadre. Des ordres clairs. L'équilibre se faisait avec peu. Aussi, s'arma-t-elle d'autorité.

-
REFORMEZ LA FILE. L'Ordre couvrit le bruissement inquiet. Les gens échangèrent un regard. Incertains. Ils cherchaient qui avait parlé. VOUS DEUX. AIDEZ CETTE FEMME A SE RELEVER.

Le chef d'équipe confirma le commandement de la femme. L'un de ses hommes fit une brèche dans la masse pour atteindre la victime. La vieille dame pu se relever. Un homme sortit du troupeau pour aider. Ce témoignage d'humanité sembla faire un effet sur les esprits.
Plus loin le chaos continuait.

-
ALLEZ. Clark avisa une table sur la droite. Elle s'assit dessus pour faire glisser ses jambes. Podium de fortune. Ses yeux bleus captaient les gens du premier rang. Parler en public n'avait jamais posé de problème. Pas tant qu'on était sûr de soi. Sur de son discours. CAPITAINE. Le gradé se tourna vers Head. QUICONQUE TENTE DE PASSER SANS PERMISSION SERA GASE.

Murmures. Hésitations.

-
C'est un ordre. L'assurance de cette femme sembla le convaincre.
Les ordres étaient clairs. Évacuer tous les civils hors de la zone de conflit. Ça le plus vite possible. C'était tout ce qu'il voulait.

Chaque minute était précieuse.
Ils devaient reprendre.

-
ECOUTEZ-MOI. JE VOUS PROMET UNE CHOSE : TOUT LE MONDE SORTIRA D'ICI. Une voix protestataire essaya. Clark fit signe à un des militaires d'intervenir. Non. Pas de révolte. D'abord, la vie. La survie. Ensuite, ils criraient. MAIS JE N'HESITERAIS PAS A TIRER SUR LE PREMIER QUI FORCERA LE PASSAGE.

Au loin, dans l'allée centrale, un groupe de manifestants. Galvanisés par l'horreur, ils éructaient de haine. Hideux.
Le capitaine envoya trois de ses hommes à l'arrière pour les contenir. Ils étaient en sous-nombre. La défense ne tendrait longtemps.

-
MAINTENANT QUE TOUS LES MINEURS APPROCHENT. LAISSEZ UN PASSAGE PAR ICI. Inertie généralisée. Amélia inspira intérieurement. Voilà un rôle qu'elle n'aimait pas jouer. Pourtant, elle était douée. Si douée pour mener. Head était une leader née.

Sans cela. Sans un peu de tyrannie, ils n'y arriveraient pas.
La Green ferma son visage. Ses émotions. Elle était loin des bureaux du C S N. Ou des enquêtes mesquines. Mais, elle savait quoi faire. Oui. Elle était la fille de Jefferson Clark. Caïn ne s'était pas trompée sur son homonyme. Persona avait bien cernée sa coéquipière. Elle guiderait cette masse vers la liberté.

LES MINEURS. ALLEZ SUR LA DROITE. QUE L'ON AIDE LES FEMMES ENCEINTES.

Lentement, une percée se fit. Une file d'enfants et d'adolescents passaient devant. Quatre hommes les réceptionnaient pour reprendre l'évacuation. Le calme commença à revenir. Fragile. Friable.
Une nouvelle implosion.
De nouveaux anti-prodiges venaient porter secours à leurs confrères. La tension augmenta d'un cran.

-
Capitaine, demandez des renforts. Qu'ils fassent vite. Ainsi fût-il fait.
Head
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Dim 16 Juil 2017 - 17:35
*Merde*. Juron silencieux. Elle avait eu la même pensée que son comparse, tandis qu'elle avisait du coin de l'oeil les hommes de la sécurité qui, alertés par son insistance, allaient probablement les forcer à battre en retraite. *Chier*. La tension et l'angoisse étaient propices aux grossièretés. Il lui fallait une alternative. Hors de question de renoncer tant qu'elle n'aurait pas l'assurance que son oncle - ses oncles - étaient saufs et en sécurité.
Le type de la garde rapprochée du président n'avait pas semblé s'émouvoir des paroles pourtant pleines de bon sens d'Owen et l'arrivée de gros bras supplémentaires n'allait pas leur faciliter la tâche. La nomade enrageait intérieurement de l'absurdité de la situation et de l'acharnement qu'ils mettaient à les empêcher de passer quand ils auraient plutôt dû se préoccuper de récupérer Macbeathag !

La nomade connaissait suffisamment Vox pour comprendre qu'il avait une idée derrière la tête. Il voulait lui offrir une diversion, aussi elle se boucha immédiatement les oreilles pour ne pas être influencée par le don du prodige musicien.
Elle s'apprêtait à contourner la demi-douzaine d'agents qui étaient restés cois. Elle ne prit pas le temps de s'interroger de l'efficacité ou de la stupeur lui avait valu cette brèche dans leur défense, mais elle comptait bien s'y engager.

Au même moment, son nom résonnait dans son dos, la coupant dans son élan. La voix était familière. Instantanément, son coeur se libéra de l'étau dans lequel il avait été emprisonné à l'annonce de la prise du Harrington.

-Erend ! De soulagement, elle tomba dans les bras de ce dernier, sans avoir réfléchi à son geste tant il était naturel.

*Aeolus soit loué* soupira-t-elle intérieurement, une expression un peu désuète qu'elle affectionnait tout particulièrement.

-Je n'ai rien ! Le rassura-t-elle rapidement. Lui semblait seulement arriver.

Un mot de la part du First Man et ils étaient de l'autre côté du cordon de sécurité avec une vague sensation de *Tout ça pour ça.*. Grace avait pris la main du musicien dans la sienne pour l'entraîner à sa suite. Maintenant que son chant n'avait plus d'influence sur les gardes, ces derniers l'observaient d'un oeil un peu mauvais, étrangement imperméable au charme naturel du professeur de musique. Elle en profita pour lui lancer une grimace contrite, avec cet air qui promettait une explication... mais plus tard.

Dans la loge présidentielle, la tension était à son comble. Le garde du corps était venu au-devant du mari de son employeur, en tenue de combat. Préparaient-ils un assaut ? Erend, en prise à l'inquiétude et à l'incompréhension, était allé chercher les informations à la source. Grace, elle, tentait de gérer ses propres angoisses et de saisir quelques informations de la bouche d'Howard, mais au même moment, elle sentit sa poche vibrer et en tira rapidement son portable. Un SMS, trois messages vocales, autant d'appels en absence. Surprise d'une telle sollicitation alors qu'un nombre restreint de personne avait son numéro, elle fronça des sourcils et ouvrit en premier le message écrit. Numéro inconnu.

"Salut Grace, Gavin O'Malley de RealPeople. La rédac a adoré ton papier. On veut le publier le plus rapidement possible. Il sera dans le prochain numéro. Deux doubles pages dans le tirage papier + sur le site. On veut bosser avec toi. We keep in touch."

Les yeux écarquillés, il lui fallut relire le message deux à trois fois pour s'assurer de son contenu. Lorsqu'elle eut l'assurance qu'elle n'hallucinait pas à nouveau, elle se trouva partagée entre une joie immense et une appréhension plus grande encore. Le timing n'aurait pas pu être pire. Elle n'avait pas cru un instant que son papier et ses photos aurait pu plaire à l'un des médias indépendant le plus important de l'arche et maintenant, elle ressentait un profond malaise là où elle aurait dû ressentir de la satisfaction et de la fierté. Nouveau juron intérieur.

Elle écouta ensuite discrètement les différents messages que le même Gavin O'Malley avait laissé sur sa boîte vocale. Les messages suivants, dans l'ordre, reprenait l'essentiel du sms, établissait les conditions d'une possible collaboration, et, le dernier, un peu plus excité encore, était au sujet de ce qui se passait sur le salon, tandis que le hashtag #kidnappthepresident se répandait sur le net. Gavin semblait vouloir qu'elle couvre l'événement. Son malaise grandit.
En parallèle, la Premier Ministre, depuis son écran, laissait entendre que la vie des membres de l'équipage et du Président ne servirait en aucun cas de monnaie d'échange aux terroristes. A ces mots, la nomade releva prestement le chef pour observer avec attention la femme au regard déterminé. Elle était sérieuse, là ? Grace observait la scène, désemparée, avec un O'Malley qui la bombardait d'offres alléchantes sur son répondeur. Elle laissait sa voix parler dans le vide, interloquée par la froideur de la représentante du gouvernement de l'autre côté de son écran.

-Ça vous va bien de dire ça, alors que c'est vous qui reprendriez les rênes s'il arrivait quoi que ce soit au président, échappa-t-elle d'une voix glaciale. La jeune reporter ne supportait pas ce genre de points de vue radicaux et dénués d'émotion - certes, si proche du caractère d'Alastair - qui ne jurait que par le moindre mal au détriment de tout le reste.
Tout bien réfléchi, les mots avaient peut-être dépassés sa pensée. Elle avait probablement perdu une occasion de se taire, regrettant de ne pas toujours avoir sa langue dans sa poche.

Garrison affirma tout de même qu'une tentative de récupération du vaisseau allait être lancée. Les équipes finissaient de se préparer tandis que le chef de cabinet de Macbeathag invitait Erend à s'assoir. Grace, pour sa part, s'apprêtait à finir l'écoute de sa messagerie, lorsqu'une voix lui glaça le sang. Son coeur manqua un battement et pour la première fois de la journée, un juron franchi la barrière de ses lèvres.

-Merde ! Murmura-t-elle en jetant un coup d'oeil autour d'elle.

Sa première pensée fut, un peu lâchement, la fuite.

-Madame la députée, je vous prie de...

-Taisez-vous ! L'ordre claqua, sec. Je dois parler à Mrs Warnock. La voix se rapprochait et Grace avait le sentiment d'être prise au piège. Averill. Interpella la voix teintée d'un accent aristocratique particulièrement agaçant alors que sa propriétaire entrait dans la tente de commandement. Vous êtes le chef de cabinet le plus incompétent qui soit. Cracha-t-elle avec un dédain palpable. Après ce déplorable évènement, j'espère que vous aurez la décence de démissionner.

Elle dévisageait l'image de Joan avec un mépris non dissimulé pour cette femme qui n'avait pas même le moindre titre.

-J'exige de savoir ce qui c'est passé. Comment comptez-vous récupérer le Harrington, arrêter les terroristes et sauver le Président ?

On notera que le président était arrivé en dernière position. Et qu'elle n'avait pas même fait mention des militaires à son bord.
Hera semblait bouillir d'une colère froide. C'était une femme au port altier, ses manières aristocratiques lui donnait une grâce un peu désuète, sa mine hautaine et son oeil acéré lui donnait une froideur qui incitait au respect.
A son entrée dans la pièce, l'atmosphère se fit électrique. En réalité, chaque personne présente pouvait avoir l'impression qu'un léger mal de tête pulsait maintenant derrière ses tempes.

La litanie amère de la cadette de Macbeathag s'arrêta brusquement lorsque le regard d'acier tomba sur l'objet de sa surprise.

-Grace... Elle avait prononcé le nom de sa fille dans un souffle. Étouffée par la surprise dans un premier temps. La colère dans un second. Comment n'avait-elle pas été tenue au courant du retour de son enfant unique ? Comment avait-on osé lui cacher une telle information ? Outrée de ces manigances, son regard noir vint instinctivement se poser sur Dunbar. Grace sentit que c'était le moment d'intervenir si elle voulait tuer le scandale dans l'oeuf.

-Mère, calmez-vous. Vous donnez la migraine à tout le monde, maugréa la jeune lady avec une bonne dose d'ironie cinglante pour accueillir sa génitrice. L'arrivée de sa mère avait placé notre héroïne dans des dispositions particulièrement mauvaises.

Le regard perçant d'Elizabeth vint la transpercer, il lui donnait maintenant clairement mal à la tête. Elle retint une grimace. La lady dévisageait sa fille des pieds à la tête, avec un sentiment de soulagement partagé au ressentiment, elle était profondément vexée d'avoir été tenue à l'école, son regard passait des différents protagonistes à sa fille unique.

-Dunbar, vous étiez au courant... grinça-t-elle entre ses dents. Elle le tuait du regard et Grace soupçonnait que le pauvre devait ressentir lui aussi les picotements qui, comme des petites aiguilles, venaient se planter insidieusement dans son esprit.

-Mère, s'il vous plaît, reprenez-vous, grogna la reporter. Un nouveau regard la foudroya mais la douleur se dissipa. Hera avait pris une grande inspiration.

-Nous aurons une discussion en privé, assura-t-elle de cet air digne, qui laissait entendre qu'elle ne déballerait pas sa vie de famille en public. Aussi, elle se concentra ensuite sur la situation présente.

-Je veux des explications.

Au même moment, plusieurs explosions et cris percèrent la foule. Grace eut un sursaut, que se passait-il à présent ?
Grace
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Dim 23 Juil 2017 - 13:17
Je ne savais pas ce qui se passait, mais voilà qu'on nous ordonnait d'évacuer. Comme quoi un aéronef aurait été détourné par je ne savais qui, ce qui était bien dommage, parce que ça avait l'air d'être un bel engin. Du moins, si c'était bien celui qui s'élançait dans les airs au-dessus de l'exposition. Faudrait inventer un genre d'antivol, ce n'était pas très professionnel, tout ça. Enfin, peut-être que les responsables avaient une bonne raison, j'en savais rien. En fait, tout ce que je savais, c'était que Mesa voulait qu'on se barre fissa. Ce qui était un brin embêtant, parce que j'étais sur le point de désarticuler la mandibule axiale du désortacabilateur de phases égales, et qu'on ne désarticulait as une mandibule axiale du désortacabilateur de phases égales tous les jours. Jean-Mi -qui n'aime pas que je l'appelle comme ça- exhortait déjà tout le monde à prendre le portail pour évacuer d'urgence. Notre responsable de la sécurité faisait du bon boulot, même s'il était un peu coincé ; il ne méritait pas qu'on l'embête, au fond. Mais je ne pouvais pas partir comme ça...

Bon, si la situation était vraiment dangereuse, on avait pas trop le choix. La foule commençait à s'agiter, et je ne voulais pas que notre équipe coure le moindre risque. Je commençai par m'assurer que Carlos et les autres s'étaient mis à l'abri ; hors de question de partir avant eux ! Et puis ce fut mon tour... et le chaos s'abattit encore plus sur l'exposition. Et si j'aimais bien le chaos d'habitude, parce que ça permettait de découvrir plein de trucs, là ce n'était vraiment pas un bon chaos... Des gens étaient morts -des prodiges, d'après les rapports de Jean-Mi- et la panique commençait à se répandre comme une traînée de poudre. Et si les gens criaient, il y avait une voix que personne d'autre que moi n'avait sûrement pu entendre : le portail hurlait. Ma capacité de communiquer avec les machines me permettait d'entendre la plainte déchirante qui en émanait...et je réalisai qu'elle participait au chœur de tous les portails présents dans les environs. Quelque chose n'allait pas, comme si on avait distordu leur intégrité, toute leur présence... Je n'aimais pas ça du tout.

Alors quand ce fut mon tour, j'utilisai un petit truc que j'avais appris : je le tenais de toi, Hailey, après tout les portails étaient ton héritage. J'altérai brièvement la fréquence de mon passage...pour bêtement ressortir de l'autre côté de l'anneau plutôt que de l'autre côté où nous étions censé arrivés, sur une petite arche proche. Je me mis aussitôt au travail, apposant la main sur le cerceau pour essayer de comprendre ce qu'il avait à dire. Sa plainte déchirante me vrillait le crâne, mais une chose était certaine : on s'était servi de la fréquences des portails pour transmettre...quelque chose. Une fréquence, ou une sorte de coude source dont je n'arrivais pas à déterminer l'utilité. Tout avait commencé juste avant les incidents tragiques dans la foule, et... Je restai interdit devant les implication de tout ça. Mais avant que je puisse en savoir plus, on me saisit par le bras et je me retournai pour dévisager un Jean-Michel Huang qui n'avait pas l'air ravi de me voir toujours ici.

« Sullivan, c'est le moment d'y aller, bon sang ! »

« Il y a quelque chose qui ne va pas ! » criai-je, en me dégageant. Je ne m'emportais pas souvent, mais le hurlement du portail, et les possibilités à envisager étaient comme une présence écrasante qui menaçait de me submerger.

« Je sais. » Son ton s'adoucit, et je vis dans ses yeux qu'il sentait aussi que quelque chose n'allait pas , et à un degré bien plus important qu'on voulait bien nous le faire croire. « Mais on ne peut rien faire maintenant. »

Sur ce point, il avait raison. Je ne pouvais pas travailler dans une telle situation, et je devais rejoindre les autres. Mais je décidai de garder tout ça pour moi, avant d'en avoir le cœur net. Je suivis l'agent de sécurité...avant de m'arrêter net : « Pourquoi est-ce qu'on n'évacue pas plus de monde ? »

« Les directives nous imposent de n'évacuer que les membres de Mesa. »

Mais je pouvais sentir dans sa voix que ça ne lui plaisait pas. Le parfait responsable de la sécurité n'était plus si sûr d'apprécier toutes ces fameuses directives...

« Ouvrez leur le passage. Je m'arrangerai avec les patrons plus tard. Ils peuvent pas me refuser ça... »

Je vis qu'il hésitait, partagé entre ses ordres et son envie d'aider. Et le bon choix l'emporta : « Très bien. Mais vous passez d'abord. On ne peut pas risquer de vous perdre. »

« Merci dude ! » Prise d'une impulsion, je serrai Huang contre moi, avant de m'assurer qu'il tenait sa parole. Et il le fit, organisant son équipe pour permettre aux civils effrayés de prendre le portail pour se mettre à l'abri. Je m'assurerai qu'ils soient pris en charge de l'autre côté, afin qu'ils puissent être rapatriés plus tard, chez eux, auprès des leurs. Les portails s'étaient tus, et fonctionnaient normalement, je pouvais le sentir. Mais quelqu'un -ou quelque chose- s'était servi d'eux pour commettre un acte que je n'osais même pas envisager. C'était comme si on avait violé tout ton système, et ton héritage avec, Hailey... Et je ne laisserai pas faire ça impunément. Je ne le pouvais tout simplement pas. Mais je ne pouvais rien faire maintenant.

Songeuse, l'humeur sombre, je franchis le portail à mon tour. Et j'étais certaine d'une chose : ça n'allait pas se passer comme ça.


Jean-Michel Huang-Alvarez
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Dim 23 Juil 2017 - 15:30
J'étais de corvée. Cette exposition ne m’enchantait guère. C'était même tout contraire à mes convictions. Je n'étais pas dupe sur l'intention de la plupart des exposants, qui étaient de montrer ou d'exhiber leur puissance. Il y avait aussi ces masques à l'effigie d'une personne qui doit se croire pour le centre du monde. En plus d'être moche, il ne manquait pas de ridicule.

Que la vie de journaliste peut être difficile quand on est obligé d'affronter une telle bêtise humaine. Heureusement, parfois, il y a des bons côtés, lorsqu'on croise de beaux jeunes hommes et femmes à des cocktails branchés. Quoique. Tout ce fric jeté en l'air alors que d'autres crèvent la faim ça me fait gerber.

Bon j'avoue. Je ne suis pas d'humeur. Aujourd'hui, il ne faut pas chatouiller mes orteils. Je m'ennuyai ferme. Je prenais quelque note, quoique je faisais mine de le faire. J'avais déjà quasi l'article en tête de ce que j'allais écrire. Mais à croire que le dieu de la chance s'était penché sur moi. Un mec génial venait d'arriver à prendre possession de l'aéronef Harrington. Il fallait en avoir dans le pantalon pour oser une telle manœuvre. Finalement, j'aurai un sacré article.

Putain ! Le con. Il tient en otage le président. Ça commençait à ne plus m'amuser car je mesurais petit à petit (je sais j'ai parfois le cerveau lent) qu'il pourrait y avoir de graves conséquences à tout cela. Je ne portais pas spécialement ce président dans mon cœur. Quelque part ils sont tous à mettre dans le même panier. Mais il fallait bien admettre que s'il lui arrivait malheur, on aurait vite fait d'incomber la responsabilité aux prodiges. Les antis y prendraient l'opportunité de clamer leurs idées , du genre "on vous l'avez dit ou prévenu. D'ailleurs, je constatais qu'ils ne perdaient pas de temps à porter leur haine et le trouble au cœur de l'exposition.

Un journaliste n'est pas censé agir. Mais un membre des Shadows que ferait -il ? J'en allais le pouvoir, mais pas trop l'envie. Je mesurai le pour et le contre. Je finis par lâcher un grand soupir, constatant que je n'avais pas le choix.

Je ramassai l'un de ses masques ridicules, jetés à terre, pour le mettre sur mon visage. Je mis également mes gants en cuir pour éviter toute empreinte. Il m'aiderait à garder mon identité secrète, certes en espérant que le ridicule ne tue pas.

Avant d'intervenir, mon esprit se focalisa sur toute l'exposition pour comprendre ce qu'il s'y passait. Si je n'avais pas eu ce masque, on aurait pu lire sur mon visage cette expression d'horreur. Mon sixième sens de journaliste comprit que l'exposition devenait un champs de bataille dans lequel des innocents se trouvaient entre deux feux. La capture de l'aeronef avait relâché toutes les barrières qui avaient longtemps contenu une haine. C'était comme un barrage submergé par la cru. Avant d'agir, je pianotais rapidement un message sur mon portable à l'attention du directeur d'Arkadia pour lui prévenir de ma présence et que j'allais les rejoindre. J'espère qu'il allait lire ce message et donner des instructions à sa garde. Je n'avais pas envie de recevoir une balle perdue.

Pas de temps à perdre. Les blessés commençaient à se faire nombreux. J'avais vu qu'il y avait un jeune médecin près du stand d'Arkadia. C'est le genre d'homme qui impose le respect par son courage et son humanité. J'allai être son père noël, lui téléportant à quelques mètres de lui un petit aéronef ambulancier garni de kits de secours et de chirurgie. Je pouvais déjà sentir mes réserves psychiques s'aménuiser. Mais ce n'était pas le moment de faire sa chochotte !



Shadow
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Mar 25 Juil 2017 - 23:54
Lorsqu'un ado s'assit à ses côtés, Kenny lui jeta un regard perdu, teinté de surprise. Comme s'il avait oublié qu'il n'était pas seul dans cette galère. Le gamin se remettait à peine de son expérience... S'il avait l'habitude du langage fleuri de sa mère - et l'interdiction totale de l'imiter de sa grand-mère - il ne l'avait jamais vu utiliser son don dans un but offensif. Et il avait beau n'avoir que douze ans, il comprenait que pour qu'elle en arrive là, elle avait dû avoir très peur ou ne vraiment pas avoir le choix. Il n'aimait pas ce que ça voulait dire sur la situation. Est-ce que les Prodiges allaient devoir se cacher, maintenant? Il savait qu'il y avait certains endroits ou certains temps où être un Prodige, c'était risque un enfermement ou même la peine de mort, et...
Il regarda l'ado assis à côté de lui, et refusa timidement la barre de chocolat. Le métisse suivit le regard que l'autre portait hors du véhicule et regarda le colosse assommer un homme. Il ne voyait plus sa mère. Alors, il monta ses pieds sur le siège, entoura ses genoux de ses bras et y cala son menton, regardant devant lui sans oser rien dire.

De son côté, Ash fit un petit clin d'oeil à Pyros qui la saluait. Elle appréciait le professeur de chimie, et pour être honnête, était admirative par les possibilités de manipulation du feu qu'il détenait. Ses feux d'artifices étaient toujours impressionnant et son maniement du lance-flamme, impeccable. Il brandissait d'ailleurs celui-ci, en lui offrant une échappatoire à un énième entretien avec Wilson... Elle haussa les épaules, et eut le coeur de rire, rien qu'un peu, malgré l'urgence de la situation:


- Je vais pas te pousser sous les roues du bus. De toute façon, je suis bonne pour une convoc' à New Scotland Yard...

Son sourire s'accentua, et la paume de ses mains se mirent à rougeoyer.

- Autant faire de mon mieux pour que ces têtes de cons s'approchent pas des mômes.

Elle se pencha en arrière lorsqu'il lança une gerbe de feu dissuasive en direction de l'extérieur. Mais les cris attirèrent son attention. Elle connaissait ce type. McBraig, un parent d'élève. Il avait perdu la tête? Elle voulu se précipiter, stupidement, mais Gear gérait déjà la situation. Elle ne comprenait pas. Ne voulait pas comprendre, peut-être, mais ne put s'empêcher de rester bloquer quelques secondes devant le corps de l'homme qui terminait de se liquéfier.

La proposition de Pyros la fit sortir de sa stupeur. Une bonne idée... Mais pour faire du verre, il fallait... Elle aperçut enfin Catherine Kent, et la nuée de sable qui voletait autour d'elle. Son sourire s'agrandit. Elle la salua de même avec un sourire et deux doigts portés à sa tempe.


- 1500 degrés? Comme si c'était fait. Mais va me falloir de l'eau.

Utiliser son pouvoir consommait l'eau qui la composait. Et se mettre en mode lance-flamme la déshydraterait très vite... Elle récupéra quelques bouteilles, et avisa un assistant.

- Hé, toi! Sois sympa, si je prends feu, trouve de quoi m'éteindre. Y'a une borne incendie pas loin, si je me rappelle.

Son ton était léger, mais au fond, elle était bien moins assurée qu'elle ne s'en donnait l'air. Elle n'avait jamais fait ça... Mais après tout, elle ne serait pas seule. Une bouteille d'eau déjà dans la main, elle leva l'autre dans la même direction que Pyros, et eut un sourire:

- Showtime.

Tout héros doit avoir sa phrase d'accroche, non? Le mur de verre, s'éleva, en une construction solide. Un monument à la gloire des Prodiges. Un asiatique qu'elle n'avait jamais vu vint leur prêter main forte. Un maître du sable, lui aussi... Le dôme prenait forme, au fur et à mesure qu'Holli descendait les litres d'eau. Elle sentait sa peau chauffer, la picoter désagréablement. Un troisième pyromancien, de l'équipe des justiciers masqués, joignit ses efforts aux leurs. Et enfin le dôme fut complet. La métisse laissa le jet de flamme qui jaillissait de sa paume s'éteindre, et s'empara de la dernière bouteille d'eau qu'elle se renversa sur la tête, avec autant de grâce et de volupté qu'un éléphant se jetant dans une rivière. Elle devait se rafraîchir.

Détrempée, elle esquissa un sourire pour le nouveau venu. Déjà, l'eau s'évaporait sur sa peau avec fumée et sifflement. Valait mieux qu'elle ne touche personne... Avec un sourire un peu fatigué, elle leva le pouce pour leur équipe de choc, éléments de base comme renforts opportuns. Si jamais leurs emplois respectifs marchaient pas, ils pourraient se reconvertir dans un numéro de cirque.


- Merci du coup de main! Ça en jette!

Puis les yeux de la brunette se fixèrent plus particulièrement sur l'homme en combi sons et lumière qui leur parlait, détendu.


- Bienvenue au club! Moi, je crame et je bidouille aussi un peu, ouais. Je suis Ash. Tu as saisi ce qu'il se passait? Je t'ai vu voler tout à l'heure. T'avais peut-être une meilleure vue...

La jeune maman avait le tutoiement facile. Elle s'approcha de Pyros pour observer son outil.

- Impressionnant, ta puissance de feu. Je fais petite joueuse à côté! Tu l'as bidouillé?

Sa curiosité mécanique reprenait le dessus, comme si l'espace d'un instant, elle avait oublié leur situation. Elle secoua sa tête et quelques gouttes d'eau éclaboussèrent à droite, à gauche, venues de ses bouclettes ruisselantes. Sa peau, elle, était quasiment sèche, ce qui n'étaient pas le cas de ses fringues, qui avaient l'air de sortir d'un car wash. Les picotements disparaissaient peu à peu. Elle n'avait plus l'impression qu'elle allait s'enflammer d'un instant à l'autre... c'était déjà ça.

Holli leva le nez en l'air pour observer leur création, et émit un sifflement impressionné. Le verre était épais, solide, et le dôme entourait le stand. La jeune femme héla Gear :


- Gear! T'as des nouvelles d'Alex et Spanner? Ils s'en sortent?

Puis, à la cantonnade, alors que les cris étouffés de la foule en fuite parvenaient toujours à leurs oreilles.

- Il reste de l'eau à quelqu'un?

Pour elle, son fils était sauf, et ceux de la PH aussi. C'était le principal. Elle n'était pas une justicière masquée, elle, et ne s'en sentait pas l'âme. Et puis, de toute manière, après leur exploit pyrotechnique, il lui fallait du repos...
Ash
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Mer 26 Juil 2017 - 11:33
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TOUT LE MONDE




Luke Brown


Mr Brown devait faire face à une seconde vague d'assaillants. Les techniques apprises pendant la formation militaire s'avéraient assez efficaces. Il limitait sa dépense énergétique et gardait une pleine conscience de son état physique. Depuis le retour d'Irak son seuil de tolérance à la douleur et à la fatigue surpassait toutes les moyennes. Aussi Mr Brown pouvait poursuivre pendant un bon moment. Les anti-prodiges finirent par comprendre qu'ils devaient changer de méthode.

Mr Brown remarqua le gun du coin de l’œil.

- Oh, oh... (Une brassée de sable embreya l'arme du militant. Il ne pu tirer. La masse sablée se modela pour devenir une main**. L'arme à feu fût éjectée à 5 mètres. L'homme décida de foncer comme un buffle. Il rencontra le poing de Brown. )

Le tourbillon de sable se rassembla sur la droite du garde du corps. Il forma une silhouette humanoïde. Luke Brown observa la métamorphose pendant un moment. Il n'avait jamais assisté à ce genre de prodigue. Il en perdit son attention et il manqua de peu de se faire culbuter par la droite, par une femme hystérique aux yeux révulsés par la haine. Alors, Mr Brown vira brutalement de côté. Il vit alors ce que l'équipe de la PH était en train de construire. Un grand dôme de verre protégeait maintenant la zone. Les projectile ricochets sur la surface transparente. La défense était solide.

- Ils vont pouvoir finir l'évacuation. Faut qu'on aide les civils. (Une jeune femme blonde se tenait sur la gauche du militaire. Elle fixait l'horison avec une expression féroce. )

Mr Brown plongea la main dans la poche de son jeans. Il sortit une oreillette d'un petit boité noir avant de le ranger. Il activa le système de communication utilisé par les hommes de main du Duc Lampeduza. Il fût instantanément relié aux autres agents. Kane, et Pelletier se signalèrent rapidement. A plusieurs kilomètres de là le Français reçu la transmission en directe :

*Maurice ? Des nouvelles de Fawn ?*

*Non. Tu as plus de chances de la retrouver que moi.*

Mr Brown commença à évaluer la zone. Il avait déjà fait quelques missions en pleine guerre civile. Il savait qu'il pouvait profiter du manque de connaissance des militants.

- Désolé, je dois aider une amie. Bonne chance. (Luke obliqua vers l'est du salon. Il assomma un homme sur son passage. Son ombre fût engloutie par la foule en quelques secondes. )


**
*


"Ça va aller. Ça va aller. "

Mr Jones lança un regard vers son voisin. L'attitude du petit garçon le mis mal à l'aise. En un instant se superposèrent le présent et le passé, pour caler un souvenir douloureux sur la réalité. Mr Jones se revit à la place du gamin. Après que son père ait été mis derrière les barreaux, sa mère, avait vécu une véritable descente aux enfers. Patt Brown avait été incapable de s'occuper correctement de son fils. La jeune mère jugée inapte avait dû obéir. Éden Jones avait été placé en institution par la protection de l'enfance. Il se souvenait de sa peur au moment où la voiture l'avait éloigné de sa mère.

"Elle va revenir. "

Mr Jones tira sur le rideau suspendu devant la vitre du VAP. Il ne devait pas tombé dans un délire paranoïa. Il essaya de se focaliser sur sa respiration ventrale. Pour avoir plus de chance de rester calme, il activa son casque audio.


**Abygaël Tanit

Ed
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Mer 26 Juil 2017 - 22:57

Avec Matthew

Sigrid releva bien vite la tête en entendant son prénom, et vit le Dr Emerson s'élancer vers elle, bousculant au passage ses gardes du corps afin de sortir de leur cercle protecteur. Son intervention, alliée à celle de Perceval Rose qui l'avait aperçue à son tour, eut le mérite de faire baisser la pression sur son poignet, que le gorille en costume finit par lâcher. Un soupir de soulagement s'échappa des lèvres pâles de la Suédoise, qui récupéra son bras et massa son poignet, avec une petite grimace.

Au question qui lui furent posées sur son état, la rouquine répondit d'un hochement de tête négatif.


- Non, je... ça va.

Elle réprima un haut-le-cœur, et ses yeux coulèrent jusqu'aux petites filles qu'elle distinguait non loin. Elle s'assura de ne pas être entendue de ces oreilles innocentes...

- Une femme... elle a... Elle avait l'air... perdue, comme si elle ne comprenait pas. Terrorisée. Je n'ai pas vu... Pour le PDG d'Arkadia, elle ajouta un peu plus de détails. C'est la panique. Les gens fuient, se piétinent. Il faut organiser la sortie, ou il y aura des morts.. d'autres morts. Son visage s'assombrit. Cette femme... elle demandait de l'aide. Elle était paralysée... Je m'approchais pour l'aider mais... je n'ai pas eu le temps... elle...

Red se tut et rassembla ses esprits pour tenter de décrire plus précisément la scène. Un détail la chiffonnait, sans qu'elle ne parvienne encore à mettre le doigt dessus. Jusqu'à cette illumination :

- Il n'y a pas eu d'explosion. Pas de lumière, de souffle, de déflagration... Elle ne s'est pas faite exploser... elle A explosé.

Ses mâchoires étaient contractées. Elle savait que cette vision la hanterait pendant un moment...La douleur dans son poignet refluait, et la jeune femme se félicita d'avoir gardé l'attelle suffisamment longtemps. Il semblait que son poignet avait tenu le coup. La proposition a mi mots de Matthew lui plu. Elle hocha la tête et se releva.

- Comptez sur moi.

Ses yeux pâles passèrent du jeune papa à ses filles, puis à la jeune femme qui les tenait près d'elle, de façon à ce qu'elles n'aient pas la regarder. Son regard était empli d'excuse.

- Je suis désolée, Madame. Je ne voulais pas les...

Elle s'interrompit et plaqua un sourire rassurant sur son visage:

- Je suis tombée, ma puce. Je n'ai rien.

Pieux mensonge.
La flic eut un unique hochement de tête lorsque Rose lui confia une équipe. Il la testait? A elle de lui prouver qu'il n'avait pas fait d'erreur en la recrutant... et que peut-être, elle pouvait se montrer utile à autre chose qu'à des opérations d'infiltrations. Tout en elle criait sa volonté d'être au cœur de la bataille, et une partie d'elle enviait l'équipe partie sur l'aéronef. Ceci dit, ils auraient effectivement de quoi s'occuper au sol.

Au trois agents qui l'avaient rejointe elle fit un bref salut, et son regard capta l'arrivée de... super héros? Ils aidaient en tous cas, et elle les relégua dans un coin de son esprit. Pas le temps. Elle se fit apporter un talkie pour gérer ses collègues.


- Matthew, voulez-vous que nous vous apportions les blessés? Les soigner ici sera peut-être plus aisés pour vous. Elle lui donna à son tour un talkie. Sauf si vous avez besoin d'une infirmière.

Si le médecin acquiesçait, elle et ses collègues, par équipe de deux, conduiraient les blessés sur le stand pour qu'ils puissent être pris en charge.

- A moins que vous ne préfériez venir avec nous, auquel cas, à nous de nous charger de votre garde rapprochée.

A lui de choisir sa méthode de travail. Elle lui sourit, un quart de seconde. Confiante. Après tout, que ce soit aux urgences ou avec New Scotland Yard, elle avait appris à gérer la pression. Son confiance se fissura cependant, lorsqu'elle s'avança d'un pas pour lui confier à voix basse, contrite.

- Transmettez mes excuses à votre femme. J'ignorais que vos filles seraient là... j'aurais pris des précautions.

------------------------------------------------------

Les mots peinaient à sortir de la bouche de la jeune femme à la chevelure flamboyante. Ils semblaient être les déclencheurs d'images terribles qui n'hésitaient pas à reprendre vie sous ses yeux.
Pourtant, en dépit de la difficulté, la flic tenta d'être la plus claire et la plus précise possible pour répondre à leurs questions. Alors pourquoi le jeune père ne trouvait aucun sens dans ses paroles ? Qui et dans quelles intentions quelqu'un se serait-il donné la mort de cette façon ? Cela ne collait pas avec la détresse que Sigrid avait pu ressentir chez la kamikaze. Avait-elle pressentit un destin funeste sans pouvoir y faire quoi que ce soit ? Lohen tourna son regard interrogatif vers Rose, dont il attendait qu'il ait davantage d'éléments d'explication, après tout, c'était son rôle, non, d'avoir réponse à tout. Il s'abstient cependant de faire tout commentaire cependant, recueillant les témoignages d'autres agents qui affirmait que ce qu'avait vécu miss Andersson n'était pas un acte isolé.
Raison de plus pour agir rapidement. L'urgentiste n'avait pas douté un instant de la réponse positive de l'ancienne infirmière, ils avaient déjà eu l'occasion de travailler ensemble et Matthew savait qu'elle lui serait d'une aide précieuse.

Le jeune père, qui tournait le dos à sa petite famille, lança un regard en arrière lorsque la rousse s'adressa à sa nounou puis à Lou qui observait de ses grands yeux scrutateurs la nouvelle arrivante. Cette dernière répondit avec tact et douceur qui sembla convaincre la plus jeune. Des agents procédèrent ensuite à l'évacuation de sa famille, non sans qu'il éprouve un petit pincement au cœur. C'était au moins un soucis en moins à se préoccuper.
Perceval (re)prit alors les choses en mains et organisa les secours. Il mit à la disposition de son fil l'équipe médicale du stand, qui se composait de quelques infirmiers et de kits de premiers secours et d'un kit d'intervention, une équipe médicale ainsi que du matériel plus évolué était en chemin.

Le directeur d'Arkadia confia ensuite plusieurs hommes à son agent, qui pris, à la suite de son employeur, la charge des opérations de son équipe. Il l'observait prendre les commandes pour une fois, et elle faisait ça avec un professionnalisme qui ne le surpris pas. Leurs regards furent capté un instant par l'intervention de personnages masqués qui semblaient, tels des héros de comics, venir en aide à la population. Matthew n'était pas bien sûr de son opinion sur de tels individus, mais pour l'heure, tant qu'ils se montraient, il ne pouvait que reconnaître le bien fondé de leur intervention.

La scandinave, quant à elle, avait bien rapidement repris les choses en main, aussi elle lui tendit un appareil de communication avant de s'enquérir de la façon dont il voulait procéder.

-Il y a de forte probabilité pour que des blessés aient besoin de soins directs avant d'être rapatriés ici. Je viens avec vous, vous pourrez m'assister... et me protéger, affirma-t-il sans avoir le moindre doute à ce sujet.

Le jeune médecin avait alors retiré sa veste pour plus de liberté dans ses mouvements et à la moue gênée que la jeune recrue de Scotland Yard fit en s'approchant d'un pas, Matthew comprit que quelque chose la turlupinait. Elle se confia à voix basse et le médecin fixa son regard brun dans le sien avec plus d'intensité qu'il n'en avait eu l'intention. Une pensée vola auprès de Caroline lorsque l'ancienne infirmière mentionna Caroline, mais l'époux avait compris avant même de pouvoir s'étonner.

-Ce n'est rien, lui assura-t-il, son regard toujours profondément plongé dans le sien. Je regrette également qu'elles aient été là, mais c'est toute cette situation que j'aurais voulu leur épargner. Vous n'y êtes pour rien, vous avez fait ce que vous deviez faire.

Matthew sembla marquer un moment d'hésitation avant d'ajouter.


-Marta est notre jeune fille au pair. Au moins se devait-il de la corriger sur ce point. De la suite, il n'aurait eu aucune obligation. Ma femme nous a quitté il y a plusieurs années. Il échangeait toujours à mi-voix, mais quelque chose dans sa gorge s'était crispé.


-Allons-y. Reprit-il plus énergiquement. Ils n'avaient plus de temps à perdre. Il allait passer sur son épaule le sac de matériel fourni par Arkadia lorsqu'un des agents lui fit signe qu'il s'en chargeait. Le jeune urgentiste fit une moue mais ne dit rien. Il jeta un dernier coup d'oeil à son géniteur avant de lancer un regard entendu à sa coéquipière improvisé et de s'apprêter à sortir du stand.
Au même instant s'était matérialisé un véhicule médicalisé. Lohen resta interdit. Le petit aéronef, à quelques mètres seulement de lui, sortait de nul part et un homme, masqué par ses visages imprimés que l'on voyait un peu partout, se tenait non loin. La surprise à peine passée, Matthew fronça les sourcils. S'il fallait reconnaître que cette arrivée était providentielle, l'urgentiste préférait ne pas savoir -pour le moment- où avait été emprunté cet aéronef. Il détailla l'inconnu avant de jeter un regard à Red. L'individu avait probablement les meilleures intentions du monde, seulement, on rapportait sur le salon, un rapt de président, un vol d'aéronef de guerre, des émeutes anti-prodige, des prodiges kamikazes... Devaient-ils, en plus, craindre des ambulances piégées ?

------------------------------------------------------


La petite avait l'air plus confiante. Elle aurait bien le temps de découvrir en grandissant les horreurs de ce monde, et tant mieux, si les siens parvenaient à l'en préserver. Une fois la petite famille partie, Sigrid se concentra de nouveau sur la tâche qui lui incombait, et organisa son équipe en fonction de la réponse du jeune médecin. Deux hommes à l'avant-garde, un à l'arrière et elle-même aux côtés de Matthew pour lui prêter main forte autant que le protéger. Elle aurait pu confier ce rôle à l'un des agent qui lui avait été confié provisoirement... Mais la flic partait du principe qu'on était jamais mieux servi que par soi-même. Et si elle ne doutait pas des qualités des trois hommes près d'elle, elle connaissait parfaitement les siennes. Avec en plus son don, qui lui permettrait de voir venir d'éventuels assaillant jusque dans son dos... ou presque.

Elle eut la présence d'esprit de demander une autre armes à Arkadia. Elle n'était pas en service, et ne voulait pas créer de soucis à ses employeurs, si jamais on retrouvait l'une des munitions de son arme de service dans un corps et que la famille portait plainte. On est jamais trop prudent.

Puis le jeune père la rassura, et elle eut un sourire, encore un peu piteux, peut-être. Sigrid n'avait pas grande affinité avec le monde et se souciait généralement peu de ce que les gens voyaient en elle. Mais effrayer deux gamines... Elle ne se le pardonnait pas, trop consciente que des petites de leurs âges devraient pouvoir vivre une enfance sans expérimenter ce genre de situations. La précision apportée par Matthew concernant la femme qui les accompagnait lui fit monter légèrement le rouge aux joues. Elle se sentait bête : d'avoir demandé, de s'être trompée et d'avoir déclenché cette infime crispation dans la voix du médecin. Ses yeux ne quittèrent pas les siens, et un instant, elle ne su quoi faire. Le toucher, s'éloigner? Elle hésita encore une seconde avant de répondre d'une voix douce:

- Je... je suis désolée. Je ne savais pas.

C'était aussi pour ce genre de choses que Sigrid s'interdisait en temps normale de parler aux gens. Pour ne pas blesser sans le vouloir les rares personnes qui trouvaient grâce à ses yeux. Dans sa tête, une petite voix excédée lui rappelait que dès qu'elle ouvrait la bouche, les choses tournaient au désastre, et qu'il y avait une raison au fait qu'elle soit si solitaire... La rouquine posa sa main sur le bras du jeune homme, rien qu'une seconde, dans un geste de soutien aussi dérisoire qu'incongru.

Et lorsqu'il se reprit, elle le suivit : cela évitait au moins qu'elle se ridiculise encore plus. La matérialisation soudaine d'un aéronef-ambulance la laissa interdite. Et très vite, son entraînement reprit le dessus. Elle tira son arme, et fit un pas devant le jeune médecin, prête à agir en cas de besoin. Au moins, elle était douée pour ça. Ses yeux survolèrent rapidement les alentours, et elle s'apprêtait à immobiliser l'homme masqué au moindre geste de sa part, lorsque la voix du PDG d'Arkadia retentit dans le talkie, les prévenant de l'arrivée d'un allié de circonstances et d'un véhicule médicalisé. Elle se détendit, et baissa son arme. Baissa, simplement.
Juste au cas où.
Red
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Ven 28 Juil 2017 - 23:37
L'expo universelleLe salon des Inventions
#VDM

Domhnall

Grace

Arrivé à hauteur de Grace, celle-ci le rassura en lui affirmant qu’elle n’avait rien. Ils passèrent ensuite la sécurité pour se retrouver face à Howard. Qui subit les répercussions d’un sang d’encre lorsqu’Erend l’approcha. Fouiller dans sa mémoire n’avait pas été un geste volontaire, ou du moins contrôlé, mais il était dans un état tel qu’être désolé ne lui était pas réellement permis. Pas encore du moins, cela changerait sans doute quand ses ordres de priorités changerait. Cependant, pour le moment, c’était la vie de Gareth qui occupait toutes ses pensées.

Il le suivit donc dans la tente où Doug lui expliqua qu’aucune demande n’avait encore été formulée, ce qui était pour le moins inquiétant. Puis ce fut Joan qui prit la relève depuis l’écran, l’avertissant qu’aucune des options qui se présentaient à eux ne lui plairaient. Les directives de son président de mari avaient en effet été claires : aucune négociation. Point barre. Du pur Alastair G. McBeathag. Il le reconnaissait bien là ; mais ce fut Grace qui réagit immédiatement. Sans même prendre le temps de tourner sept fois la langue dans sa bouche – comme elle aurait sans doute préféré le faire – elle accusa ouvertement la politicienne de vouloir profiter de la situation pour se saisir du pouvoir. Cette réaction était légitime. Non pas par sa véracité mais par sa cause. C’était la panique qui la faisait parler et Erend le comprenait totalement. Elle avait beau n’avoir que commencer à les découvrir, c’était l’Oncle qui l’avait recueilli chez lui qui se trouvait là-haut. Peut-être aurait-il réagit de la même façon, s’il n’avait pas connu aussi bien cette équipe, mais l’important, pour le moment «était de rester calmes.

▬ S’il n’y a pas de demande, aucune négociation n’est possible malheureusement, Grace ; mais cela ne veut pas dire que rien ne va être tenté !

Il disait tout cela sur un ton rassurant mais c’était uniquement son altruisme qui le poussait à prendre sur lui. Au fond de lui, c’était le chaos. Son sang, dans ses veines, s’était glacé. Son cœur ratait au moins un battement sur deux. Et ses mains tremblaient, malgré l’apparent calme qu’il se donnait.

Ce fut Howard qui répondit à ses prières silencieuses en confirmant qu’un assaut allait effectivement être tenté. Pour autant, il attendit la confirmation de la Première Ministre avant de s’autoriser réoxygéner son cerveau. Sa respiration était presque haletante. Puis se coupa de nouveau lorsqu’elle annonça que, malgré cela, ils descendraient l’aéronef dès qu’il serait en ligne de mire. Il avait toujours su que cela était une option, mais il avait préféré l’occultée. Il fallait dorénavant faire confiance à Howard. Aujourd’hui plus que jamais.

L’angoisse le prenait à la gorge, mais la colère était également présente. Il serrait les points. Il savait que c’était ce que Gareth voulait et pour cela, il le maudissait. Pourquoi fallait-il qu’il soit aussi borné et intègre ? Pourquoi fallait-il qu’il risque ainsi sa vie ? Pourquoi fallait-il qu’il prenne le risque de le laisser finir ses jours seuls ? Cette pensée était définitivement égoïste, mais il aurait eu envie d’aller le chercher lui-même par la peau du derrière pour lui exprimer sa rage. Il ne voulait pas le perdre. Plus jamais ! Pour autant, il se retenait. D’abord parce qu’il aurait plus gêné qu’autre chose. Ensuite parce qu’il comprenait son choix, même s’il ne pouvait pas l’accepter. Car l’accepter c’était accepter de le pire…

Partagé entre la panique et la colère d’être, en vérité, aussi impuissant face à cette situation, il obtempéra quand Averill lui conseilla de s’asseoir. Il n’était ni un soldat, ni un exécutif. Rien de ce qu’il pouvait faire ne pouvait sauver son mari. Il n’était qu’un simple médecin. Et sur cette instant, se détestait pour ça. Il n’avait qu’une solution : faire confiance aux jugements de caractère de Gareth quant aux personnes qu’il avait choisi en cas de crise.

▬ Si peux faire quoi que ce soit…

Même parler lui était difficile, la gorge encombrée de tout ce chaos. On lui donna une bouteille d’eau pour l’aider, mais la vérité c’est qu’il était en complète crise de panique. Et ce malgré tous les efforts qu’il déployait pour la contrôler. Il ne voulait pas être un poids. Il avait besoin de nicotine. Au moins d’un paquet complet là, s’il voulait espérer calmer quelques nerfs. Néanmoins ce fut cet instant que choisit une voix pour se faire entendre. …Quand on croyait que la situation ne pouvait que difficilement empirer, débarquer était son habitude. Ses sons claquants, ils les auraient reconnus entre mille.

Elizabeth McBeathag.

Sa main se serra autour de la bouteille de plastique qui ne résista guère longtemps sous la pression. Il était pourtant incapable de tout autre mouvement pour le moment aussi Grace fut-elle la première à répondre. Son ironie fut suffisante pour changer sa priorité sur son beau-frère. C’est à peine s’il repéra le picotement dans son crâne, vu son état, mais Elizabeth lui avait toujours donné la migraine. Quelques mots de plus de sa part suffirent à faire céder toutes les digues de contrôle qu’il avait jusqu’ici réussi à faire résister. La colère l’emporta sur la peur et il se redressa. Son regard était noir et sa voix implacable. Rare était les fois où on avait pu le voir ainsi, mais il fallait avouer que le Président ne se faisait pas enlever tous les quatre matins.

▬ Vous n’êtes pas en droit d’exiger quoi que ce soit, Elizabeth. Ni démission, ni informations. Ni même discussion. Laissez-les en paix ; ils savent quel est leur travail, pour sauver votre frère et l’équipage. Alors à moins que vous ayez miraculeusement obtenu un diplôme en stratégie militaire, je vous prierais de la fermer. Il avait sciemment insisté sur les derniers mots, pour souligner leur importance. Et prévoyant une rechute de la harpie, il intima. Vous êtes loin d’être l’incarnation de la perfection que vous croyez être et vous n’avez rien à faire ici, alors attention à ne pas excéder vos droits !

A son regard, elle pourrait bien comprendre qu’il n’était pas à prendre à la légère, quand bien même retenait-il ses sarcasmes pour ne pas envenimer la situation. Tout ce qu’il souhaitait c’est qu’elle laisse ceux qui pouvaient sauver son mari le faire. C’était du moins sa pensée lorsque les explosions et les cris se firent entendre un peu plus loin. Elles provenaient du sol cette fois, et cela ne présageait rien de bon…


Coltach
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Mar 1 Aoû 2017 - 14:07

Chef de cabinet Doug Averill

Garde du corps Howard Garrison

Première Ministre Joan Warnock

Président d’Édimbourg Alastair MacBeathag

Exposition Universelle
Salon des Inventions

Non vraiment, certains jours, il valait mieux rester au lit. Pourquoi personne n'avait pensé à le protéger des pouvoirs psychiques!? Pourquoi n'y avait-il pas pensé de base! Alastair s'en mordait les doigts. Métaphoriquement parlant. Il voyait la faille dans son système de protection et ça ne lui plaisait pas. S'il pouvait si simplement être pris en otage, il n'aidait pas le travail de son service de sécurité, il ne s'aidait pas lui-même. Une chose était certaine, si d'une façon ou d'une autre, il s'en sortait vivant, les choses allaient changées à ce niveau. Quitte à se faire insérer une puce dans le cerveau afin de bloquer les ondes psychiques, mais plus jamais il ne se ferait avoir à nouveau. Jamais.

Pour l'instant il devait subir l'imbécilité de ce chef terroriste, qui semblait plutôt avoir le QI d'un enfant de 3 ans, que réellement un adulte responsable... ce qui le rendait encore plus dangereux et si ce dernier croyait qu'avoir le Président en otage était une protection en plus, c'était bien qu'il n'avait pas écouté la moindre chose qu'il lui avait dite. Et l'avoir sur les genoux lui fit grincer violemment des dents, cette promiscuité ne lui était guère tolérable. Son regard noir le tuait sur place, si seulement... ça avait pu être vrai.

- ... la beauté du geste!? Rendez-vous avant que les militaires ne fassent sauter cet aéronef! Vous êtes bien naïf de croire seulement que cette folie vous amènera des fans en plus. Grogna-t-il de façon fort audible. Il l’infantilisait sans doute, mais il s'en moquait.

Au moins n'était-il pas le seul à trouver cette idée totalement absurde. A ce moment, pourquoi ces gens le suivaient? Étaient-ils aussi, d'une façon ou d'une autre, sous son emprise? Il ne comprendrait jamais comment l'on pouvait être capable de suivre des mégalos pareils dans ses délires, il fallait avoir un certain manque d'amour propre quand même. Les poings serrés, il enrageait de ne pas être capable de se lever. La suite n'allait vraiment pas lui plaire et quand il entendit que se tarer venait d'envoyer des missiles, il se débattit sur son siège, comme s'il y avait été attaché, s'il pouvait seulement se lever pour lui mettre son poing dans le nez!

- Arrêtez! Bien entendu, son ordre était parti dans le vent, avant que l'autre ne revienne sur ses genoux. Vu l'humeur du Président, le terroriste avait quand même intérêt à faire attention. Mais les questions à la con qu'il reçut le déstabilisèrent un instant et encore une fois, il ne put rien faire d'autre que répondre. Mais à sa manière, c'est à dire succinct et droit au but. Pour. Dessin. Un cheval. Je n'en ai pas. Son regard ne l'avait pas quitté d'une seule seconde et ce n'était vraiment pas celui d'un amant amoureux, bien au contraire. Dès qu'il se sentit à nouveau un peu libre de penser par lui-même, il balança un coup de boule à son attaquant, sans réfléchir plus loin, ne supportant plus de sentir son poids sur ses jambes. S'assommant sans doute à moitié, mais si ça faisait autant mal à son assaillant qu'à lui-même alors tant mieux. Descendez de mes genoux... immédiatement! L'ordre avait été tonné avec une voix proche d'un hiver sans fin.

La situation au sol n'était pas plus enviable, alors qu'Howard partait pour sortir son patron des griffes des terroristes, il reçut rapidement une confirmation qu'Arkadia était en effet déjà parti à l'assaut de l'aéronef, mais il n'eut pas le temps de faire plus que des prodiges kamikazes faisaient leur apparition. Il ne manquait plus que cela! Il avait pour ordre de protéger le président, certes, mais la population était la priorité de MacBeathag et il devait donc, aussi, faire quelque chose. De toutes les façons, prit entre deux feux, il attrapa un père et sa fille qui se trouvaient là, pour les protéger de son bouclier, les donnant alors aux mains compétentes, il ne manqua pas de s'attaquer aux menaces, avant qu'on ne vienne lui prêter main forte, pour qu'il puisse enfin monter dans un vaisseau qui l'amènerait au Harrington. Et sur l'aéronef... les choses n'étaient pas meilleures. Sautant sur le toit du bâtiment au moment où l'ordre de marcher sur un pied était donné, son atterrissage ne se fit pas sans heurt, heureusement pour lui, sa constitution l'empêchait de se faire mal trop rapidement. Mais qu'importe le handicap, il fallait entrer et secourir le Président, ainsi que les otages, il rejoignit alors ceux qui se trouvaient déjà là, pour leur prêter main forte.

Doug quant à lui, tentait tant bien que mal de contenir le stress du First Man, tandis que la jeune femme qui l'accompagnait ne manqua pas d'invectivé la première ministre, ce qui lui parut plus que déplacer, surtout quand on connaissait le personnage. Mais Joan ne se laissa pas démonter par cette jeune femme, qu'elle regarda avec un air qui ressemblait beaucoup à celui de Domhnall.

- Et vous êtes?

Ce n'était guère le moment de chercher à expliquer les choses. Warnock avait le droit pour elle et les ordres de son chef. Elle ne souhaitait clairement pas prendre sa place, mais ce n'était pas l'endroit pour en parler. De toutes les façons, une autre voix se fit rapidement entendre et fallait-il préciser que tous les gens présents, ne manquèrent pas de pousser un soupire de concert, il ne manquait plus qu'elle.

Le chef de cabinet se préparait déjà potentiellement à user de son don, la ministre quant à elle, était bien contente de ne lui faire face que par écran interposé. Elle resta de marbre aux remarques mesquines de l'aristocrate en se disant qu'elle aussi, avait bien du culot de venir ainsi en faisant sa loi. Ce n'était pas parce qu'elle était la soeur du Président, qu'elle avait tous les droits, bien au contraire.

- Madame Andrews, dois-je vous rappeler que vous n'avez aucune autorité compétente dans ce genre de situation? Lâcha-t-elle d'un ton sec.

Mais ce fût Erend qui prit alors les devants, mouchant comme il le fallait sa belle-soeur. Averill s'approcha alors de cette dame d'un pas calme. Malgré les picotements à l'arrière du crâne.

- Asseyez-vous, madame la députée. Nous devons laisser les militaires faire leur travail. Bien que cela ressemble à une invitation, c'était en fait un ordre, usant de son don, le chef de cabinet préférait mettre hors d'état de nuire le plus rapidement possible cette femme qui était pour le moins invivable. Il ne comprenait décidément pas comment son patron avait pu se la coltiner depuis autant d'année. Faisons leur confiance, ils savent ce qu'ils font.

C'était sans compter le bordel extérieur au sol, personne ne pouvait entrer sous cette tente, mais plus personne ne pouvait maintenant en sortir. La sécurité avait fermé les portes, pour éviter qu’un autre accident ne survienne à des hauts dignitaires.

C'est alors qu'ils reçurent le message de l'ancien directeur de la Potentiel Home. Doug et Joan se regardèrent un instant, il fallait vraiment espérer que les choses s'arrangent. Car comme l'avait fait remarquer la remplaçante en charge, dès que le Harrigton serait à portée de tir des missiles anti-aérien, il n'y aurait pas de seconde chance...
Domhnall
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Mer 16 Aoû 2017 - 1:14
Il avait beau mettre tout son cœur à l'ouvrage, sa chanson n'avait pas l'air d'apaiser les agents qui se tenaient devant lui d'un air menaçant. Ils formaient un mur impénétrable de muscles et de regards noirs qui le prenaient clairement pour un petit plaisantin qui avait mal choisi son moment. Owen se préparait mentalement à se faire escorter sans trop de ménagement ou carrément à se prendre une sacrée dérouillée, ce qui perturbait quelque peu son interprétation. Heureusement pour tout le monde, une voix vaguement familière interpella Grace qui se jeta au cou du nouvel arrivant qui n'était autre que.... le First Man ? Un sourcil arqué dans une expression interloquée, le musicien se tut et dévisagea son amie avec intensité. Quel était donc le lien qui unissait ces deux personnes ? Il avait beau savoir que la jeune femme avait roulé sa bosse un peu partout et rencontré un tas de gens, la voir si proche de cet homme était une réelle surprise. Un mystère qui expliquait sa détermination à se rendre au carré VIP auquel ils eurent enfin accès après que Dunbar ait donné l'ordre de les laisser passer. Vox ne pensait pas que cette invitation à entrer s'étendait à lui, mais la reporter ne laissa le choix à personne et l'entraîna à sa suite. Ses doigts se refermèrent autour de la peau glacée et pâle de sa main qu'il sentait fébrile. Elle lui lança un simple coup d’œil pour l'assurer qu'elle saisissait ses interrogations et qu'elle y répondrait en temps voulu avant de repartir de plus belle. Pour le moment, elle semblait surtout avoir besoin de sa présence et il ne se fit donc pas prier pour emboîter le pas à la petite troupe.

Tel un observateur extérieur pris dans une tornade, il tentait tant bien que mal d'assimiler les informations qui pleuvaient sur eux. Il fut passablement décontenancé de voir l'époux du Président s'arrêter devant un homme en tenue de combat sans prononcer le moindre mot et se contenter de l'attraper vivement par les épaules pour le scruter avec minutie. Ce qu'il décela avec ce geste ne sembla pas lui plaire, cependant le tourbillon dans lequel ils avaient plongé ne s'arrêtaient jamais longtemps et les emportait déjà vers une tente aménagée en ce qui apparaissait comme un centre de commandement. Dès qu'ils eurent passé les portes en toile, Dunbar s'enquit de la situation et s'entretint avec plusieurs responsables qui n'apportaient pas beaucoup d'éclairement à toute cette confusion. Une chose paraissait être sûre, McBeathag était bel et bien retenu prisonnier sur l'aéronef par des terroristes, nouvelle qui n'était rassurante pour personne. Grace fut momentanément distraite de ces échanges par son téléphone portable qu'elle consultait avec un soudain intérêt. Le professeur lui avait lâché la main mais il était resté près d'elle et l'observait avec attention. La surprise qu'elle paru ressentir de prime abord se mua en un trouble dont il ne pouvait deviner la raison. Il était sur le point de lui demander si elle avait reçu des mauvaises nouvelles lorsqu'elle s'éloigna pour écouter sa messagerie sous son regard interrogateur.

La confusion paraissait l'envahir un peu plus, mais pas assez pour qu'elle ne réagisse pas aux paroles de la Première Ministre qui avait rejoint la réunion au sommet. Les consignes reçues, à savoir ne négocier sous aucun prétexte, avaient fait tiquer Grace qui envoya une pique à la femme temporairement en charge du pays. C'était à présent le musicien qui commençait à ne plus rien comprendre aux réactions de son amie, bien qu'il admira intérieurement sa fougue qu'il ne connaissait que trop bien. Un infime sourire se forma sur ses lèvres sans qu'il ne puisse l'en empêcher et ce alors que la dirigeante répondait avec un dédain certain sans être aucunement impressionnée par cette intervention. Le First Man s'interposa avec tact avant que la situation ne dégénère et rassura comme il le put la jeune femme alors que l'accord pour tenter un assaut était donné. Cela ne contredisait en rien l'ordre de détruire le Harrington si l'occasion se présentait, mais cela permettait de tenter le tout pour le tout pour sauver les vies humaines et innocentes qui se trouvaient prises au piège dans cette prison aérienne. Vox espérait de tout cœur que l'homme qui venait de quitter la tente avec précipitation était le meilleur dans son domaine et qu'il réussirait sa mission.

L'enchaînement rapide de tous ces événements et le chaos qu'ils avaient provoqué avaient quelque peu anesthésié le musicien. A partir du moment où il avait choisi de suivre Grace à travers la foule, il ne s'était concentré que sur sa protection à elle et sur le fait de l'amener où elle le souhaitait en toute sécurité, même sans comprendre pourquoi. A présent que la tempête se calmait et qu'il fallait attendre, il put réfléchir quelques instants à la gravité de la situation tout en se prenant de plein fouet le contrecoup des dernières minutes. Il ne s'était pas aperçu que sa mâchoire était restée crispée depuis que les hauts-parleurs avaient craché leur terrible message, ni que ses muscles étaient contractés au point de lui faire mal. Il était inquiet pour ses collègues et surtout pour les élèves qui, malgré leurs capacités, ne pourraient pas se défendre aussi aisément face à une horde d'anti-prodiges. Il avait cependant confiance dans le staff de la PH et savait pertinemment qu'ils feraient tout pour protéger ceux qui en auraient besoin. Son angoisse se calma à cette pensée et il se força à détendre son corps alors même qu'il était envahi par une terrible fatigue et que des picotements lui chatouillaient le fond de la gorge. Il regarda Erend s'asseoir sur les conseils de son vis-à-vis et envisagea franchement de l'imiter, mais il était trop inquiet pour Grace pour ne pas rester sur le qui-vive malgré tout. Le psychiatre faisait peine à voir et la fragilité avec laquelle sa voix proposa son aide ébranla Owen. Il avait beau ne pas connaître cet homme, une telle détresse émanait de lui que seul un monstre n'y aurait pas prêté attention. Il aurait aimé pouvoir l'aider d'une quelconque façon, mais ils se trouvaient tous impuissants et ne pouvaient à présent qu'attendre en espérant un dénouement sans tragédie.

Cette petite pause dans la tourmente ne fut que de courte durée car bientôt une voix cinglante et désagréable se fit entendre. Une voix de femme dont l'amabilité ne semblait pas être la qualité première et que le musicien exécra aussitôt. Ce qui paru être le cas de bon nombre de personnes autour de lui qui s'étaient instantanément crispées à ce désagréable son. Ils semblaient toutefois reconnaître la nouvelle arrivante qui paraissait charger au pas de course tel un bulldozer écrasant tout sur son passage et traitant tout le monde d'incompétent. Grace laissa échapper un juron inhabituel et le médecin fit carrément éclater la bouteille d'eau qu'il tenait à la main. Ce fut alors qu'une femme apparu, hautaine et glaciale, dont la beauté était gâchée par la laideur de ses propos et de son attitude. Elle traitait ses congénères comme des moins que rien et l'antipathie qu'Owen avait ressenti se renforça immédiatement. L'armosphère déjà lourde qui régnait au centre de commandement se troubla encore plus, comme si l'air s'était densifié autour d'eux et qu'une ombre les envahissait. Ce fut à peu près à cet instant que Vox, dont l'état se détériorait inexorablement, fut assailli par un début de migraine. Une douleur insidieuse qui pulsait derrière ses orbites et que les vociférations de la nouvelle arrivante n'arrangeaient pas. Lentement, il porta ses mains à ses tempes et les massa en fermant les yeux, espérant de tout cœur que quelqu'un allait bientôt faire taire cette litanie.

Il ne pensait pas que son souhait serait exaucé avec tant de promptitude. La femme avait reconnu Grace et pour cause, c'était sa mère. L'enseignant ouvrit ses yeux pour les poser avec stupéfaction sur son amie. Cette harpie était sa génitrice ? Pas étonnant qu'elle n'en parle jamais. Et au vu de la froideur de ces retrouvailles, il était clair que l'entente n'était pas au beau fixe. Sinon pourquoi la journaliste aurait-elle caché le fait qu'elle était de retour à Edimbourgh depuis quelques semaines déjà ? Il écouta avec attention l'échange et ne put s'empêcher de se demander si la remarque de la fille à sa mère était à prendre au sens propre ou au figuré. Parce que vu la migraine qui commençait à gronder sous son crâne depuis son arrivée, il n'aurait pas été étonné que Maman Andrews en soit la cause. Un élancement lui vrilla la tête alors qu'elle reprenait de plus belle en s'attaquant cette fois-ci au psychiatre. S'il y avait un seul trait commun entre cette femme et sa descendance, c'était bien l'insolence et l'impétuosité face à l'autorité. Elle n'en avait clairement rien à faire du fait qu'elle n'était pas dans son bon droit, mais le First Man prit quand même sur lui de lui rappeler certaines choses après que Grace ait tenté de calmer le jeu. La Première Ministre avait amorcé un geste pour répondre à ce déferlement d'invectives, mais elle avait été prise de vitesse par un mari rongé par l'angoisse qui n'était clairement pas en état de supporter tout ce drama.

Cette petite mise au point eu le mérite de faire la lumière sur le mystérieux pourquoi de leur présence ici. Ainsi Harpie Andrews était la sœur du Président, faisant de Grace la nièce de McBeathag. Rien que ça. La stupéfaction se lisait sur les traits d'Owen dont le début de migraine avait subitement reflué. Alors ça, jamais il n'y aurait pensé. Cela expliquait pourtant tout ce qui venait de se dérouler depuis la dernière demi-heure. L'angoisse de la reporter, sa détermination à atteindre le carré VIP, le lien qui l'unissait à Erend, tout faisait sens à présent. Son regard se promenait sur les différents membres de cette famille improbable sans vraiment intégrer le fait qu'ils étaient liés. Il sentait une lassitude prononcée le submerger et son corps s'affaiblir, harassé par les effets de son petit tour de chant. Les picotements dans sa gorge s'étaient étendus à ses paupières qu'il du battre frénétiquement durant quelques secondes afin de rester lucide. Il fut toutefois aidé à se maintenir alerte par un bruit d'explosion suivi de cris déchirants de panique et d'horreur qui lui vrillèrent les tympans. Instinctivement, il passa un bras autour des épaules de la reporter et la serra contre lui dans un geste protecteur. L'incertitude sur ce qui se tramait à l'extérieur était intenable, malheureusement il apparaissait comme évident que personne ne serait autorisé à sortir de là avant la fin des opérations. Encore moins un civil complètement étranger de tous et qui en avait appris bien plus que la majeure partie de la population.

Le musicien lança un regard appréciateur au dénommé Averill qui obligeait littéralement la Marâtre Andrews à s'asseoir dans un coin. En silence serait peut-être trop demander, mais c'était là un rêve qu'il osait espérer. Une voix s'éleva pourtant pour le briser dans l'air tendu de la tente. Mais c'était une voix agréable et rassurante qu'il connaissait : Wisdom. L'un des fondateurs de la Potential Home donnait des nouvelles qui, bien qu'inquiétantes par certains aspects, permettait d'envisager une issue favorable. Owen étreignit un peu plus la jeune femme dans un mouvement de soutien. Le sourire confiant qu'il lui adressa se voulait optimiste pour la suite. Elle avait tenu à ce qu'il l'accompagne jusqu'ici et il espérait qu'à cet instant il lui apportait le réconfort dont elle avait besoin. Un simple geste amical, sans arrière-pensée aucune qui ne plut aucunement à Mégère Andrews qui le foudroya d'un regard noir et l'invectiva d'une voix sèche et cassante.


- Pour qui est-ce que vous vous prenez ?!

Même pas cinq minutes qu'elle était là qu'elle lui courrait déjà sur le haricot. En temps normal, Owen était un homme charmant. En temps normal, il aurait tenté d'user de son don pour calmer un peu la langue de vipère. Mais ce n'était pas un temps normal. Des terroristes avaient pris en otage des civils, dont le Président, des anti-prodiges profitaient de la panique pour déverser leur haine imbécile, des explosions d'origine inconnue terrorisaient ceux qui se trouvaient encore dans le parc d'exposition et l'épuisement qui le gagnait inexorablement ne tarderait pas à le mettre KO pour un moment. Il n'eut donc pas la patience de charmer qui que ce soit, et encore moins cette sorcière acariâtre. Il se racla la gorge et lui répondit d'une voix basse, rauque et cassée. Une voix cependant amusée et qui se foutait clairement de sa gueule en venant appuyer le sourire plein de confiance qu'il arborait.

- Pour le meilleur sex-friend de votre fille. Il marqua une courte pause avant de rajouter : Madame. Il fallait bien rester poli ! Il n'hésita pas à l'envie de rajouter une petite pique rien que pour la rendre un peu plus folle. Et vu la migraine que vous nous avez donné, je pense que mes services seront bientôt requis.

Il la regarda comme si elle n'était rien d'autre qu'une bête particulièrement déplaisante et sorti un paquet de cigarettes. Il ne savait pas s'il avait le droit de fumer ici, mais le gouvernement avait présentement d'autres chats à fouetter que de réprimander les contrevenants à la loi sur le tabac dans les espaces de travail. Il s'alluma donc sa tige et en proposa une à Erend, Averill et Grace. Une clope lorsqu'on était sous pression avait un tel pouvoir pour calmer les nerfs qu'il dégusta sa première bouffée dans un soupir de plaisir.
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Ven 25 Aoû 2017 - 23:45

Scénario

ft. Scavenger

「 Salon des inventions 」
Chers lecteurs,

Le problème des gens, c’est qu’ils sont pas drôles. Ou qu’ils n’ont pas le même humour que moi, mais le résultat est le même.

Fafawn déjà ne semblait pas contente. Je veux dire, plus que d’habitude. Mais ce n’était rien à côté du président. Fidèle à sa réputation de vieux grincheux. Sérieusement, on aurait pu bien s’amuser, jouer aux cartes, discuter recettes de cuisine, faire tourner une mappemonde pour désigner un endroit où nous rendre tous ensemble en vacances. Mais non. Quelle bande de rabat-joie je devais me coltiner !
"Blablabla." répondis-je au grincheux en me bouchant les oreilles. "Vous savez faire autre chose que d’être désagréable ? Et c’est vous qui êtes naïf de croire que ce n’est pas déjà le cas, d’abord !"
Il suffisait de jeter un coup d’œil sur les réseaux sociaux pour voir que TOUT le monde parlait de nous. Il était jaloux, c’était tout. Je suis prêt à parier que jamais le compte officiel du gouvernement n’avait eu une telle popularité.
L’arrivée d’autres personnes à bord me donna l’occasion de trouver d’autres idées amusantes à appliquer. Et c’était vraiment hilarant de les voir sautiller sur un pied. A l’exception de ceux en armure, qui pouvaient flotter. Et d’une nana blonde qui continuait à courir sur ses deux pieds. Ah, une résistance mentale. A ajouter dans ma liste des personnes dont je devais me méfier. Mais ça ne faisait qu’ajouter un peu de challenge finalement.
Tout comme le lancement de missiles contre nos poursuivants. Même si cela provoqua de nouveau les foudres de Fawn et du président.
"Maiiiis, je l’ai pas fait exprès !" geignis-je. "L’armée et les autres vont s’en charger, je compte sur eux. Ça leur fait un entraînement gratuit !"
Retour à des préoccupations plus intéressantes : l’interrogatoire du président. M’installant sur ses genoux, je lui posais à nouveau une série de questions très importantes. Le genre dont il est impossible de ne pas répondre. Je fus content de trouver un autre amateur d’ananas sur ma pizza, mais sa dernière réponse m’offusqua particulièrement.
"Comment ça ? Pas de dessin-animé préféré ? Quel genre de monstre êtes-vous ? C’est inadmis…"
Un coup en pleine tête me fit tomber de ses genoux, et il me fallut quelques secondes pour comprendre qu’il venait de me faire un coup de boule. Lui ! Comme quoi, il était pas si poussiéreux que ça, le président. J’éclatai de rire, amusé comme un gamin qui se trouve un nouveau copain de baston. Et puis parce qu’il avait l’air de s’être à moitié assommé. C’était pas donné à tout le monde d’avoir la tête dure !
Cependant, un événement attira également mon attention. D’après ce que je pouvais voir sur le téléphone, des prodiges kamikazes avaient blessé et tué de nombreuses personnes au salon. L’espace d’un instant, je redevins sérieux.
"C’est quoi ce bordel au sol ?" demandai-je à voix haute à tous les membres de l’organisation présents dans la salle. "Qui fait sauter des gens innocents comme ça ? Je veux que Booky fasse un rapport là-dessus tout de suite !"
Qu’est-ce que c’était ces manières de nous voler la vedette, en plus ? Cela n’allait pas se passer comme ça !
Mais on a rapidement eu d’autres chats à fouetter. Et c’était le cas de le dire, alors que Fawn et son équipe partirent s’occuper de ceux qui arrivaient derrière la porte. Et quand elle se décide à lâcher son fauve, ça fait mal. D’un geste brusque, je tirais la chaise du président –et le champ de force avec- pour l’amener vers les écrans qui retransmettaient les combats. Les armures ainsi que l’équipage rebelle étaient parvenus jusqu’à nous, et la team de la super blonde n’était pas loin. J’observais le tout avec des petits cris admiratifs, fier de mes numéros comme un père de ses enfants. Et c’était un peu ce qu’ils étaient, après tout. Ma petite famille.
Mais, lorsqu’un coup de feu retentit et que Fawn se trouva blessée, quelque chose fit clic dans mon cerveau. Brusquement.
D’un seul coup, toute ma bonne humeur habituelle s’envola d’une traite. Je coupai la musique et appuyai sur le bouton du micro avec une telle force que le son résonna de manière sinistre dans la pièce.
"Stop, tout le monde. Ne bougez plus ! Comment avez-vous OSÉ tirer sur mon After Eight ? OSÉ lui faire du mal ?" dis-je d’un ton glacial. Le silence qui s’était installé lorsque tous s’étaient immobilisés sembla d’autant plus fort, avant que je ne reprenne : "Toi là qui lui a tiré dessus, prend ton flingue et tire-toi une balle dans la tê…"
"Chef ! "
Je me retournai pour dévisager Arick, et heureusement que le masque cachait mon visage, car mon regard aurait pu le tuer. Mais à voir son ton, à la fois inquiet et presque terrorisé, je repris mes esprits. Un peu.
Perdre les pédales ne m’arrivait pas souvent. Mais quand ça se passait, qu’on me cherchait vraiment, cela pouvait être… effrayant. Même pour moi, après coup. Je ne supportais pas qu’on fasse du mal à mes amis, et pour le coup, on était pas passé loin de l’extinction de masse sur cet aéronef.
Mais à voir mon Seven Up, je me rappelais notre règle : pas de victime.
A contrecœur, je ne terminais pas ma phrase et me calmai d’un cran. Ce qui n’allait pas me rendre pour autant de meilleure humeur.
"Vous tous à bord, en dehors de mon équipe, vous allez nous laisser partir." repris-je dans le micro, sur un ton toujours aussi froid. "Si quelqu’un bouge, tente de nous arrêter ou essaie d’intervenir contre nous dans les vint prochaines minutes ; vous vous tirez une balle dans le crâne. Ou vous sautez de l’aéronef si vous n’avez pas d’armes."
Je me tournai vers le président, et lui refourguai une arme en main avant de reprendre et continuai :
"Vous saurez que le président fait désormais partie de la première catégorie. Aidez mes hommes à se libérer si vous les avez neutralisés. Faites passer le mot à vos supérieurs à terre. Et ensuite FERMEZ-LA TOUS !"
Je fis ensuite signe à mon équipe de fouttre le camp d’ici. La fête était terminée. En passant à côté du président, je m’arrêtai un instant, songeur.
"En fait non, ça me démange trop." J’attrapai l’arme et lui administrai un coup dans la tempe. De quoi lui rappeler notre face à face rapproché. Puis, je lui tira un coup dans la jambe, histoire qu'il court pas bien loin. On avait dit pas de victime, ça ne concernait pas les blessés qui l’avaient mérité. Je posai à nouveau le flingue sur ses genoux, et suivit le reste de mes hommes à l’extérieur sans un mot.
Mais à notre arrivée, Fawn avait disparu. Elle et sa fouttu tête de mule. Sans m’attarder ou même accorder un regard à toutes les figures de cire immobilisées autour de nous, je me dirigeai vers les pods de sauvetage, point de ralliement que nous avions défini en cas d’urgence. Un était déjà loin. Il fallait croire que malgré sa blessure, Fawn avait réussi à partir. C’était toujours ça.
Une fois tout le monde rassemblé, on entra dans un autre pod dans un silence religieux. Personne n’osait dire un mot, et plusieurs personnes me lançaient des regards inquiets. Et c’est vrai que j’étais capable de les faire passer par-dessus bord pour un mot de travers. Arick prit les commandes pour nous faire quitter l’aéronef, tandis qu’un de nos membres activaient son don pour nous rendre invisible, autant à l’œil nu que sur les radars.
Aucune trace de Fawn dans le ciel autour de nous. Pourtant, le pilote nous fit prendre la direction de notre QG, selon le plan prévu. Et même si nous étions serrés comme des sardines dans ce pods, personne ne pipait mot. Pas même moi. Ce qui était toujours mauvais signe.
Finalement, au bout de quelques longues minutes, un gargouillement en provenance de mon estomac se fit entendre.
"J’ai faim." Déclarai-je, avant d’ajouter, avec plus d’entrain : "On fait des crêpes en rentrant ?"
Fawn ne savait pas ce qu’elle allait rater. Quoique, ce serait peut-être utile qu’on envoie quelqu’un pour la chercher, vu son état. Mais il était peu probable qu’elle soit là à temps pour prendre le goûter avec nous. C’était dommage !
D’autant qu’on avait un tas de trucs à discuter.

Scavenger
Sphère Economique
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Etat Civil : Célibataire
Pouvoirs : Immortalité, Persuasion
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Ven 25 Aoû 2017 - 23:48
SEVEN
IDENTITE : Arick Canmore
GROUPE : Habitant
SPHERE : Economique
AGE : 27 ans
ETAT CIVIL : iCélibataire
PROFESSION : Gérant d'un comics shop & Pilote amateur en compétitions clandestines
POUVOIRS : Exopathie
ETAT DE SANTE : Bon
LIENS :
Cheshire & Solaris: Trio infernal
Scavenger : Chef

Aux commandes de l’Aéronef, Arick tentait tant bien que mal de le garder dans les airs. Il fallait avoue que tout excellent pilote qu’il était, devoir gérer l’équivalent de postes à la fois le contraignait à une concentration de tous les instants. Et quand il la perdait quelques instants, cela se ressentait légèrement sur leur trajectoire. Ils n’avaient cependant pas pu faire autrement, manquant de bras. Heureusement pour eux, d’ailleurs, il ne devait gérer que la partie consistant à faire voler l’appareil le temps de leur entreprise, et rien de plus. Ce qui évidemment, l’empêcha rapidement de déconseiller au Chef de toucher l’une des autres consoles. Evidemment, ce qui devait arriver arriva et une erreur fut commise. D’abord par Scavenger qui lança des missiles ; ensuite par Arick qui, surpris, fit légèrement piquer du nez le Harrington. Trop peu, cependant, pour que cela soit ressenti de l’intérieur. Et s’il redressa sa course, il ne put s’occuper des têtes. C’était soit l’un, soit l’autre. Il n’était pas un surhomme. Et il avait préféré donner la priorité à l’aéronef. Les missiles avaient une chance d’être interceptés par les unités au sol, alors qu’un aéronef militaire d’aussi grande envergure leur fonçant dessus, un peu moins.

Et pendant toutes ses réflexions, Zero était déjà à d’autres bêtises. Et d’autres conséquences. En l’occurrence, un magistral coup de boule… du Président. Son respect pour ce dernier venait encore d’augmenter. Car si Arick avait plus de respect pour leur Chef que ne pouvait en avoir Fawn – partiellement du fait qu’il mettait son côté chien fou sur le compte d’un rôle – cela ne l’empêchait pas de trouver l’action du Présidant amusante. Ce qui lui tira un sourire en coin. Lui aussi, comme Fawn d’ailleurs, avait voté pour lui, après tout. Pourquoi rester dans l’Organisation, alors, quand le Président en fonction leur convenait ? Eh bien tout d’abord car il venait seulement d’arriver, qu’il n’était pas seul et qu’il devait être maintenu sous pression pour ne pas oublier pour qui il devait se battre. C’était du moins l’argumentation du père adoptif de Fawn. Et il le suivait parce qu’elle le suivait. Il voulait protéger son amie ; la plus téméraire de leur ancien trio infernal, à l’époque de la PH. La troisième n’étant nulle autre qu’Amélia.

Quoiqu’il en soit, il n’eut guère le temps de s’attarder plus sur la figure présidentielle. En effet, il semblait que certains kamikazes faisaient des siennes au sol. Ils n’étaient aucunement des leurs. Et le credo de ne faire aucune victimes innocentes ne semblait pas être le leur. La colère grimpa d’un cran, mais ils avaient plus important à gérer. Comme, par exemple, des passagers qui souhaitaient récupérer leur navire ? Fawn et plusieurs minions se dirigèrent dans le couloir pour s’en occuper, paré à riposter. Pourtant, après seulement quelques minutes, les premiers blessés étaient à décompter. Parmi eux, Fawn. D’une balle. Les phalanges d’Arick se firent blanches autour des commandes mais il ne pouvait se permettre de quitter son poste. Pas dans l’immédiat, le pilotage automatique ne pouvant se déclencher qu’une fois, pour dix minutes seulement ; ce n’était pas encore le moment.

Contrairement à lui, Scavenger avait toute la liberté d’agir face à cette nouvelle. Et elle ne lui plaisait vraiment pas. Il avait beau toujours agir frivolement, il tenait à ses petits chiffres. Pas surprenant, donc, de le voir démarrer au quart de tour. Pour autant, la règle ne devait pas changer. Pas de victimes. Fawn y tenait. Aussi lorsque Zéro commença à ordonner un suicide forcé, le jeune pilote intervint de son don. L’exopathie, à savoir la capacité de transmettre aux autres ses propres émotions aux autres. Avec le temps, il avait appris à les maitriser. Il attira donc son regard d’un « Chef ! » puis transféra le stoïcisme qu’il s’efforçait de retrouver pour le calmer. Et cela sembla fonctionner puisque ce dernier repris ses esprits. Il ordonna finalement à tout le monde de laisser les terroristes qu’ils sont partir sans opposé de résistance, prenant bien soin de parer à toutes éventualités, puis nous somma de quitter le navire. Arick activa donc le fameux pilotage automatique de secours avant de se presser dans le couloir pour rejoindre Fawn.

Mais elle avait disparu. Ils supposa que Cheshire s’était occupé de la chose et sa théorie fut en confirmé à la vue d’un escape pod manquant. Il récupéra rapidement les données de vol sur le terminal de l’aéronef puis pris les commandes du petit vaisseau de secours. L’un des passagers rendit les véhicules invisibles et ils décollèrent. L’envie d’aller voir dans quel état était Fawn le démangeait mais il suivit le plan en ramenant le reste de l’équipe en sécurité. Elle avait toujours connu les risques et n’aurait accepté aucune autre décision de sa part. Il irait après les avoir déposé. En attendant, ils prirent la route du QG, en silence.

Du moins jusqu’à ce que Scavenger ne fasse entendre sa faim. Il demandait des crêpes mais Arick n’aurait pas le temps de manger.
.


[url="..."]Fiche PNJ[/url]



▬ Amy…

Du sang. Beaucoup trop de sang pour être bon signe. Pourtant, elle ne bouge pas. Elle cherche quelque chose dans le regard de sa meilleure amie, sans savoir quoi. Un pardon ? Une haine ? Quelque chose d’autre ? Elle l’ignore. Et plus j’attends, et plus sa respiration se fait difficile. Je dois agir. Je brise donc son emprise, alors que son genou touche le sol métallique. L’attirant dans l’Ombre, je nous projette derrière les lignes ennemies. Non pour me venger, bien que l’envie soit présente, mais bien pour fuir au travers des longs couloirs. Et s’il ne m’est guère difficile de trouver les pods de sauvetages – ayant intégré les plans du vaisseau en même temps que Fawn – les piloter sera une autre paire de pattes. Qu’importe, je l’installe à l’intérieur, espérant qu’elle soit suffisamment consciente pour contrôler l’appareil.

Ce qui semble être le cas. Du moins jusqu’à ce qu’on soit au milieu du vol vers la terre ferme. Je l’aperçois dodeliner de la tête, et si la trajectoire a heureusement été entrée, l’atterrissage ne se fait pas sans dommages. Je réussis à l’extraire de la capsule, la retenant pour l’aider à marcher. Pas plus de quelques mètres malheureusement. A peine a-t-on atteint un passage tranquille que ses jambes lâchent. Elle s’affale sur le sol, sa tête percutant le sol. Allongée sur le flan dans cette ruelle sombre, elle continue d’appuyer d’une main sur l’impact de la balle. Qui croit-elle berner avec ce geste désespéré ?

Elle sent ses forces diminuer, et moi avec elles. Pourtant, elle rit. Au moins, tout cela sera enfin terminé… Plus besoin de se coltiner cette Organisation. Plus besoin d’essayer de calmer ses fanatiques. Plus besoin de supporter les ordres. Plus besoin d’aider son père dans sa quête sans fin. Plus besoin, non plus, de chercher à en savoir plus sur ses origines. Plus besoin de maudire cette génitrice invisible. Plus besoin de comprendre la réaction de son géniteur. Plus besoin de lutter contre mes instincts. Plus de risques de disparaitre du côté obscurs. Plus de journalistes ou autres curieux pour l’appeler « petit chaperon rouge ». Plus de crises de rage. Plus de trouble post traumatique. Plus de cauchemars contenant cet autre homme. Plus rien. Le vide. Le silence. La quiétude. Alors pourquoi ces larmes ?

Ses yeux se referment dessus. Sa conscience la quitte, et je disparais avec elle. Au moins pour un instant. Peut-être deux ? Je l’ignore. Tout ce que je sens c’est une éternité puis une pression sur sa peau ; suffisante pour qu’elle tente, difficilement, une œillade. Tout est flou, comme irréel. Serait-ce une silhouette ailée ? …Un ange ? Cette fois moi qui ris.

Cheshire
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