Exposition universelle, salon des inventions [Scénario]

 :: Édimbourg :: Southside :: Autres lieux Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Dim 2 Juil 2017 - 17:41
L'expo universelleLe salon des Inventions
#VDM

Domhnall

Grace

La journée promettait d’être longue mais plus qu’intéressante. Après tout, il allait pouvoir exercer de ses avantages de First man : couper un ruban d’inauguration ! Il ignorait pourquoi mais depuis qu’on lui avait dit que cela ferait parti de ses devoirs, l’idée l’amusait énormément. Il se réjouissait donc par avance. En plus de tout cela, il passerait la journée en compagnie de Gareth, dans un salon où les esprits les plus créatifs rivalisaient dans une ambiance bonne enfant.

Du moins c’est ainsi qu’il s’était imaginé la journée. Dieu qu’il avait tort !

Lui qui avait prévu de se préparer tranquillement avec son petit mari pour se rendre ensemble au dit-évènement, se vit tout d’abord appelé pour une urgence psychiatrique. Il enfila donc une tenue plus confortable, mit sa tenue plus officielle dans un housse et se mit en route, sans avoir rien avalé d’autre qu’un café bien fort.

▬ Je te rejoins sur place avant que ça commence, promis. fit-il à Domhnall, lui embrassant la tempe.

Il attrapa ensuite ses clés de voiture et conduisit jusqu’à l’hôpital. Dans cette direction le trafic était fluide. Il espérait intérieurement que cela serait le cas dans l’autre sens plus tard. Une fois arrivé, il découvrit un cas des plus complexes. Qui lui pris bien plus de temps qu’il ne l’aurait cru. Ce fut cependant avec un soupir de soulagement qu’il vit sur sa montre qu’il lui restait suffisamment de temps pour tenir encore sa promesse. Il se dépêcha donc d’enfiler ses trois-pièces gris et se mit de nouveau en route. Heureusement pour lui, il n’y avait déjà plus personne sur celle-ci. Peut-être que, finalement, cette journée allait bien se passer. Et ce malgré le fait qu’il ruminait encore le cas qu’on lui avait présenté.

Non, le reste de la journée allait bien se passer, il le sentait ! La preuve étant qu’il arriva avec tellement d’avance que Dom ne devrait être arrivé que depuis une demi-heure. Pas assez pour déjà vouloir repartir loin de toutes ces mondanités. Parfait !

Pourtant, alors qu’il venait de poser le pied dans l’Exposition Universelle, la sonnerie de son natel se fit entendre. En même temps qu’une annonce ; qui lui glaça littéralement le sang dans les veine. Apparemment, il valait mieux qu’il arrête de penser pour la journée, car rien n’allait se passer comme il l’espérait. Heureusement pour lui, son cerveau avait arrêté de fonctionner lorsqu’il avait entendu la nouvelle. Le Président était détenu par des terroristes, #KidnappThePresident. L’information n’arrivait pas à faire le tour de son crâne. Au lieu de ça, il restait planté là ; debout. Sans réaction. Il en oublia même de respirer. C’était beaucoup trop improbable pour être intelligible.

Il fallut qu’il soit bousculé par les premières foules pour se réveiller. Il secoua ainsi la tête et se mis à courir vers le carré des VIPs, où aurait dû se trouver son mari. Traversant la foule à grandes enjambés, il ne pris pas la peine de comprendre l’agitation. Il n’aurait pu. Son cerveau ne comportait qu’une seule instruction : retrouver Gareth. C’était plus qu’une priorité, c’était une question de vie. Il courrait donc, dans l’espoir de le trouver dans son carré, en toutes sécurités. Et ils riraient tous deux de cet énorme malentendu. Il savait que c’était un espoir fou mais il ne pouvait plus s’accrocher quà cela, alors qu’il avançait, toujours plus terrorisé.

Il arriva bientôt près du but, pour trouver un attroupement à l’entrée. Six hommes de la sécurité face à un troubadour et…

▬ Grace ! lança-t-il à la demoiselle, alors qu’il arrivait à sa hauteur. Grace, tu vas bien ?

Il réalisait réellement seulement à cet instant que d’autres gens pourraient être blessé, et il se maudit pour cela. S’approchant de sa nièce, il l’inspecta rapidement et la serra dans ses bras, avant de revenir à son objectif premier.

▬ Laissez nous passer. se contenta-t-il d’ordonner pour qu’on leur ouvre le passage.

A l’intérieur du carré, il retrouva bien vite Howard. Qui en un regard, lui fit comprendre que tout cela n’était pas juste un quiproquo. Le cauchemar était bien réel. Et le poids du monde sembla se déposer sur les épaules du psychiatre. Sa respiration reprit enfin. Et il sentit enfin douleur et panique. Ses poumons le brûlaient, son cœur le lançait, mais c’était son esprit qui était le plus durement toucher. Il voulut demander comment mais sa gorge refusait d’exprimer le moindre son. Ses muscles refusaient de lui obéir. Il restait là. Il… Il… Il lui était impossible d’accepter une tel vérité… Il devait le voir par lui-même. Reprenant le contrôle, mu par l’incompréhension, il attrapa donc le garde du corps par les épaules et planta son regard dans le sien. Pour lire sa mémoire. Depuis son point de vue.

Et ce qu’il y vit n’avait pas plus de sens. Ils l’avaient laissé partir. Et Gareth avait tranquillement suivit cet homme masqué. …POURQUOI ?! Comment ? Les questions se bousculaient sous son crane mais c’était l’inquiétude qui primait. Il fallait qu’il agisse. Sans quoi il ne tarderait pas à mourir d’inquiétude. Littéralement. Heureusement pour lui, deux événements suivirent. Le premier fut un appel de sa mère pour lui assurer que tous les membres de leur famille étaient en sécurité. Et c’est également à cet instant qu’on lui demanda de bien vouloir rejoindre une petite tente où seraient dirigées les opérations. Pour sauver le président, récupérer le Harrington et contenir les émeutes. Le mari angoissé devait laisser place au tacticien, il le savait. Il retira donc sa veste et remonta ses manches ; indiquant d’un signe à Grace que si elle désirait les suivre, elle le pouvait.

Une fois à l’intérieur, ce fut Doug qui lui expliqua la situation.

▬ Ils n’ont encore exprimé aucune demande ? C’était vrai ça, que voulaient-ils vraiment ? Hormis montrer qu’ils étaient en force ? Quelles sont les options ?

Ils devaient agir, mais pas n'importe comment. Beaucoup trop de vies étaient en jeu.


Coltach
Sphère Savoir
avatar
RED
Messages : 5
Etat Civil : Marié
Pouvoirs : Memory artist
Revenir en haut Aller en bas
Dim 2 Juil 2017 - 18:05
Innovation Fair








Une voix dans les hauts-parleurs attira peu à peu l'attention des visiteurs. Et quelle voix. Un pressentiment pessimiste semblait justifié.
Clark tendit l'oreille. Quelque-chose dans ce timbre de voix l'interpella. Impossible de relier cette impression à un visage. Qu'importe, car pour l'heure Edembourg allait une fois de plus être menacée. L'annonce fit l'effet d'une bombe politique.
La situation ne mit pas cinq minutes avant de dégénérer. Complètement.

Head avait suivit le commandement de Perceval Rose en silence.
Elle lança un regard en direction des petites filles. Leur sourit. Sous la tutelle du directeur d'Arkadia, elles n'avaient pas grand chose à craindre. Elle seraient à l’abri, avant que le danger n'arrive jusqu'à elles.
Amélia eu une pensée furtive pour Newton. Le garçon dont elle tentait d'obtenir l'adoption. Soulagée, qu'il n'ait finalement pas pu venir aujourd'hui avec elle.

Miranda Lockart et sa coéquipière s'envolèrent avant que l'agent Américaine n'ait pu se proposer. Il en était mieux ainsi.
Les Swords étaient formés pour ce genre de crise. Clark avait débuté une formation par l'intermédiaire de l'organisation. Elle suivait des cours d'auto-defense. En plus de se joindre aux entraînements de Persona, de temps à autre. Ses performances avaient augmenté. Mais c'était très loin du niveau des soldats qui partaient à l'assaut du bâtiment volant.
Caine était donc là haut. Clark se souvenait bien de la fois, où elles avaient croisé des anti-prodiges. A la sortie du club d'escrime. Un épisode qui avait d'ailleurs inspiré l'un des projets de loi, que l'agent avait présenté au C.S.N. trois mois plus tard. L'aviatrice saurait se défendre... normalement. Un message ne serait pas de trop. Ne serait-ce qu'en soutien.

-
Je vais aider la sécurité. Head hésita. Elle se rapprocha de l'agent pour lui faire une demande sommaire. Tenez moi informée pour Caine...

Sur ce, Clark fit volte-face pour rejoindre la sortie centrale du salon.

Head rangea rapidement son pass du Comité de Supervision des Nations. Ce n'était pas le moment de créer des conflits entre les autorités. Elle n'opérait plus sous le même titre. Depuis que Lancelot et Amélia étaient lancés sur l'enquête interne concernant le Comité, elle éprouvait des difficulté à s'affirmer des leurs. Droite, incorruptible, avec des principes solides, il lui fallait jour après jour dissimuler son malaise.

L'Américaine repoussait patiemment les gens. Evitant les bousculades sur son passage. Avançant de façon lente et continue vers les uniformes.
Grâce aux écussons. Clark fixa chercha et trouva le chef d'équipe.

-
Bonjour. Head. Je viens en renfort. Je connais la procédure. Où puis-je vous soulager ? Amélia sentit alors son GSM vibrer. Elle pesta intérieurement. Plus tard.

Le chef l'envoya sur la tranchée de droite. Contenir la foule. Rassurer femmes et enfants. Le sang-froid et le pragmatisme d'Amélia trouvaient, là tout leur sens. Se servant de son expérience au Brésil, avec les rebellions fréquentes, elle suggérait d'organiser l'équipe selon une stratégie éprouvées. Le tout était d'éviter l'escalade de la violence.
Head
Sphère Economique
avatar

Messages : 131
Etat Civil : Divorcée
Pouvoirs : /
Revenir en haut Aller en bas
Dim 2 Juil 2017 - 18:29
Le salon de l'innovation d’Édimbourg

Feat. Les autres





Maurice Pelletier



Il y eu un frémissement, infime, au cœur de la masse prolétarienne. La première pulsassions avant que le chaos se répande sur le salon de l'innovation. Le bras droit de la Duchesse Lampeduza fit preuve d'autant de réactivité que de professionnalisme. Il entama la procédure dans le plus grand sang froid. Les hommes de main présent sur le site commencèrent à couvrir la retraite de la Dame Italienne.

Le cellulaire pro du garde du corps vibra, au moment où il accompagnait son employeur, en marge de la foule.

-Évacuation de « Dame du Lac » à la sortie est. Répondit-il à la question sommaire de Luke Brown. Un employé en congé ce jour-là.

Nikolas Lampeduza était calme et patiente. Elle obtempérait avec flegme. Il n'y avait aucun signe de nervosité, encore moins, de peur sur son visage. Elle paraissait seulement accoutumée à ces procédures d'urgences. Prés de quarante-cinq ans de mariage, avec le parrain de la pègre Sicilienne, lui avait donné une certaine expérience du danger fulgurant.

Où est Lotte ? Demanda la Sorcière, tandis qu'ils atteignaient une porte.

-Kane l'escorte vers la sortie Est, Madame. Maurice Pelletier était beaucoup moins serein. Il gardait une oreille à l'affût des informations retransmises par ses collègues. Des troublions commençaient à semer le trouble sur le salon.

Il faudra envisager une promotion pour la petite Ridley. Clarifia la Duchesse de Lampeduza, une fois qu'ils furent isolés dans le parking souterrain.

Cheshire était une jeune femme que Beleth et Strega avaient à leur service depuis environ un an. Elle était l'objet d'un accord réciproque entre son père et l'Immortelle. Il était ainsi convenu que la jeune femme demeurerait à la villa Sofia pour une durée indéterminée. Nikolas avait conscience du potentiel lattant de cette prodige. Elle ne cachait pas sa curiosité. En d'autres circonstances elle serait même restée -à distance- pour observer son évolution.

Qu'un homme reste sur les lieux. Au cas où elle aurait besoin d'une assistance.

-A vos ordres Madame. Pelletier transmettait l'information dans un micro relié à son oreilette.

Qu'en est-il de Scottly ? Poursuivit la sombre sorcière, pendant qu'ils avançaient vers un véhicule.

- Il défend le stand de la Potentiel Home, Madame.

Je vois. Soit. Nous verrons cela plus tard. Que fait Kane ?

Un léger bourdonnement résonna dans le silence du parking.

- Kane informe que Madame Hoffmeister souhaite demeurer sur place. Madame. La Duchesse était déjà installée dans le VNP. Elle arborait toujours un calme olympien. Un sourire fugace passa sur son visage de marbre.

Bien. Dites à Baldwin d'y aller en renfort. A la Villa Maurice.

La visite au Salon de l'Innovation aura été courte. Néanmoins, cela suffisait pour mettre en oeuvre la suite des événements.
Strega
Sphère Artistique
avatar

Messages : 258
Etat Civil : Mariée au Duc Lampeduza
Pouvoirs : Inibition du gène x chez autrui
Revenir en haut Aller en bas
Dim 2 Juil 2017 - 18:50


Sveda & Kussi Teboni


Tohum regagna en calme dés l'instant où l'affreuse Immortelle ne fût plus à portée de regard. Toutes les personnes présentes sur le stand retrouvèrent une connexion avec leurs dons. C'était comme si Strega la Sorcière n'était jamais passé. Pourtant, son interruption aussi courte avait-elle été avait réussi. Cette apparition ramenait Sveda à l'hiver précédant. La douleur de la perte de Natacha était ravivait comme une plaie faite au couteau.

-Kussi, enchanté. J'ai entendu parler de vous. De vous tous.

Il tendait une main franche et forte au mécanicien. Non sans garder un œil sur la Rose des sables. Il connaissait bien Sveda. Il pouvait deviner ce qui lui passait par la tête. La belle pu sentir cette attention, elle s'exerça donc à retrouver le sourire.

« Un vieil ami. Je lui avais proposé de passer nous dire bonjour. Comme toujours, il arrive à point nommé. »

-C'est à espérer oui ! Mais... si l'espoir fait vivre, il n'est pas tout le temps au rendez-vous pour nos héros.

Le Harrington fût pris d'assaut par l'Organisation XIII au moment où le calme revenait à la PH. Cette attaque terroriste faisait un étrange écho à l'actualité. Kent se demandait s'ils n'avaient pas été trop optimiste concernant la nouvelle présidence. Il était clair que le gouvernement n'avait pas réussi à anticiper une nouvelle attaque contre les civiles.

L'Africain se proposa immédiatement pour aider à mettre les plus jeunes dans les véhicules. Tohum se rendit plutôt auprès de Pyros pour protéger la retraite des enfants. Catherine Kent ne payait pas de mine à côté de l'amoir à glace. Ce n'était pas pour autant qu'elle paraissait impressionnée par la horde de manifestants colériques. A son âge, elle avait vue plus d'une révolution civile. Et elle s'en était toujours sortie. Mais, il lui fallait un peu de temps, avant d'apporter sa contribution au front de protection. Aussi resta-t-elle dans l'ombre du professeur de chimie le temps nécessaire.

« Salut Pyros. » Sous leurs pieds les dalles de granites de mirent à chauffer tranquillement.

Un voile sablée s'élevait lentement du sol. Un fin duvet qui restait en suspension dans l'air autour de la silhouette de Sveda. Il va de soi, qu'elle aurait préféré employée une méthode moins guerrière. Malheureusement son autre capacité ne fonctionnait que dans un corps à corps. Or Tohum n'avait plus la folie de ses deux cent ans. Et elle avait un fils à élever. Il était inutile de prendre des risques inconsidérés. Lorsqu'elle eu amasser assez de poussière de pierre, elle lui donna vie. Ayant entendu la demande de son confrère elle concentra ses efforts sur les attaques les plus imminentes. Une brassée de sable aveugla les belligérants les plus téméraires. Ils furent pris de court et contraint à reculer de quelques pas.

« Où est Castel ? » La sonnerie du téléphone retenti alors, au milieu du vacarme.

**




Lingbao & Riley


    Lingbao était encore loin du stand de la PH quand l'aéronef fût abordé par les révolutionnaires. Son esprit pragmatique lui permit d'avoir une réaction instantanée. Il se félicita intérieurement d'avoir mis son homme le plus fiable dans l'ombre de Riley.

    *Lin. Évacuez ma sœur. Ji trouvez mon autre sœur.* Ordonna-t-il d'une voix sourde, dans l'appareil de communication.

    La deuxième pensée de Kim se concentra sur son autre sœur... Dawn. Il décida de partir à sa recherche. En chemin vers la musicienne il décida de faire quelque-chose qu'il n'avait pas fait depuis la mort de son père : Appeler Sveda. Tohum déccrocha presque tout de suite. Kim ne lui donna pas la possibilité de parler la première. Il garderait le contrôle sur cet échange.

    Maman. Je me charge des filles. Toi, part.

    - « Non, je ne peux pas, il y a encore des enfants à évacuer. ... »

    Je vous envois des hommes. Fais attention. Tiens moi au courant.

    - « Kim ! Attends ! » Le ton aigue de la rose incita Wang obéir. Tel le petit garçon du Royaume d'Asie.

    ...

    - « Tu me manque. »

    Le fils ne donna pas de réponse à Tohum. Au fond de lui, Wang ne voulait pas blesser cette femme, comme elle l'avait fait. Il n'était pas encore prêt à renouer avec elle. D'autant que son cœur ne lui était plus accessible depuis que Lotte y avait planté une dague. Il n'y avait que quelques personnes qui parvenaient à éveiller son humanité. Ava Baker faisait partie de ces perles rares. Aussi le Chinois pressait le pas pour la retrouver et l'aider à quitter le salon avant qu'il puisse lui arriver quelque-chose...
Tohum
Sphère Savoir
avatar

Messages : 810
Etat Civil : En couple avec Caleb
Pouvoirs : Contrôle du sable, contrôle du sommeil



"Le bonheur c'est mieux quand on le partage."


Revenir en haut Aller en bas
Dim 2 Juil 2017 - 21:49

Chef de cabinet Doug Averill

Garde du corps Howard Garrison

Première Ministre Joan Warnock

Président d’Édimbourg Alastair MacBeathag

Exposition Universelle
Salon des Inventions
<<

Oh oui la journée allait être longue. Si son époux semblait plutôt heureux de la passer avec lui, le Président était plutôt du genre à presque tirer la gueule. Il savait, en signant pour ce poste, qu'il allait devoir se taper des trucs pareils mais c'était vraiment ce qu'il aimait le moins dans ce boulot. Les bains de foule, très peu pour lui. Il voulait aider le peuple écossais, mais s'il pouvait le faire sans avoir à serrer un million de mains par jour, il n'en serait pas chagriné. Enfin, il s'y était résigné mais cela n'empêchait pas de le faire soupirer rien qu'à penser à ce qui l'attendait. Saluer les chercheurs qui se pressaient au salon avait de l'importance, il le savait. Il n'avait rien contre faire un discours d'introduction mais pour le reste... bon ça valait quand même un peu la peine de voir la tête d'Erend qui s'imaginait devoir couper le ruban avec un ciseau aussi grand que lui... cet homme était parfois un vrai gamin. Une bouffée d'air frais dont avait souvent besoin Alastair, même s'il le verbalisait rarement.

Bien entendu, la journée ne se passerait absolument pas comme prévu. En commençant par le fait que monsieur Dunbar devait partir pour une urgence à l'hôpital. Domhnall le laissa partir, le boulot passait avant tout. Il n'allait pas grogner comme un ours, parce qu'on le privait de sa présence. Pour une fois que ça allait dans ce sens d'ailleurs. Il pouvait comprendre.

- Fais attention sur la route. Alors qu'il terminait son café.

Il préférait le voir arriver en retard, que devoir se rendre lui-même en urgence à l'hôpital, parce que le First Man avait fait une sortie de route en conduisant trop vite. Une fois ce dernier sorti de leur lieu de vie, il alla terminer de se préparer. Un regard jeté à la montre, lui faisait savoir qu'il avait un peu d'avance avant son rendez-vous de la matinée. Parfait. L'avantage de vivre dans cette maison, lui offrait la possibilité de n'être qu'à quelques minutes de son lieu de travail, ce qui n'était clairement pas négligeable. Cela rendait le boulot un peu moins lourd, au moins concernant l'économie de déplacement.

Le rendez-vous se passa mieux que ce qu'il aurait pu croire, avant qu'on vienne lui rappeler qu'il était l'heure qu'il se rende à l'exposition. On ne pouvait décidément pas se soustraire à ses obligations. Un simple mouvement de tête faisait comprendre à son second qu'il arrivait. Attrapant son veston, il le passa tout en se dirigeant vers la limousine qui l'attendait patiemment. Howard leur ouvrit la porte, Doug s'installa face à Gareth, pour discuter du discours à venir. L'aéronef était une nouveauté capitale dans la flotte édimbourgeoise et pourtant, il n'appréciait qu'à moitié de savoir qu'Arkadia avait aidé à sa conception. Décidément, Rose n'était pas encore dans ses petits papiers, malgré le fait qu'ils semblaient avoir réussi à se mettre d'accord lors de leurs rencontres. Mais son chef de cabinet tentait de lui faire comprendre qu'il lui faudrait nuancer son discours, pour ne pas se mettre tout de suite à dos tous leurs soutiens. Alors que le Président, têtu comme il savait si bien l'être, lui rappelait que le peuple ne l'avait pas élu pour sa langue de bois, bien au contraire.

Enfin... qu'importe l'issu de cet échange, nous savons maintenant que ce discours n'aurait jamais lieu. Alors qu'il se rendait, accompagné de sa garde rapprochée - et pour le coup, il n'y avait clairement pas que Garrison avec lui, mais bien un groupe d'hommes armés en civil, ainsi que quelques militaires - voilà qu'il se retrouva soudainement prit du besoin de suivre un inconnu portant l'un de ces masques ridicules qu'un certain nombre de personnes arboraient sur cette exposition. Comment ce be... gamin d'Einar pouvait ainsi passionner les foules, alors qu'il avait tout de détestable. Oui MacBeathag avait bien du mal à supporter ce type, qu'il évitait toujours comme la peste lors des soirées mondaines où ils avaient pu se croiser.

Le Président se retrouva donc à suivre, sans un mot, cet inconnu qui avait mis en déroute tout son système de sécurité en une parole, ce qui avait de quoi inquiéter notre homme, voilà un type qui avait le même pouvoir que Doug, mais qui s'en servait clairement à mauvais escient. Quand il vit que c'était vers l'aéronef qu'ils se dirigeaient, il ne lui fallut pas plus longtemps pour comprendre ce qui risquait d'être la suite des festivités, mais même s'il avait voulu se rebeller, il en était totalement incapable, de quoi le faire plus qu'enrager. Il se retrouva assis dans un fauteuil et grogna légèrement, alors qu'il se surprenait à sourire pour un selfie qu'il ne voulait clairement pas faire!

Ce que ce taré ne comprenait pas encore, ne pouvait pas savoir non plus, c'était bien que le gouvernement dirigé par ce nouveau président, n'était clairement pas prêt à faire une quelconque concession face à des terroristes. MacBeathag avait été très clair là-dessus. Pas de compromis. Aucun. Même si lui-même était en danger. Cet aéronef pouvait parfaitement se faire faire exploser en vol avec tout ce petit monde à l'intérieur, tant pis pour les otages, même le plus illustre qui soit. Car dans la vision d'un homme tel qu'Alastair, on ne négociait pas avec les terroristes. Point final.

D'un regard mauvais, il observait ce type qui se permettait de s'asseoir sur ses genoux, en lui posant une question sortie totalement du contexte et à laquelle il ne manqua pas de répondre. Comme s'il s'en sentait le devoir sacré.

- Café. Était-ce si étonnant? Qu'Alastair aime la glace, oui ça pouvait l'être, vu le type austère qu'était cet homme. Mais tout le monde avait ses points faibles. Qu'il se sente à nouveau libre de parler, n'allait guère aider à faire avancer le bordel, car il n'allait pas mâcher ses mots. Que l'un des pions se manifeste pour faire part de son mécontentement, n'échappa pas à notre homme, bien entendu. Sans compter que vous n'obtiendrez rien... à part une mise en morceau de la part de la DCA! Posez-nous et rendez-vous avant que les choses ne dégénèrent. D'un ton froid, glacial même.

Non, ne croyez pas qu'Alastair n'avait pas peur de mourir, il serait bien idiot, mais sa colère prenait le pas sur le reste et il savait être assez convainquant en général, dans ces situations.

La situation au sol était presque intenable. A peine Howard et Doug avaient-ils repris leurs esprits, que le message qui passait dans les différents hauts-parleurs se faisait entendre. Ils rejoignaient le carré VIP au pas de course, suivit du reste des hommes. Le Président enlevé, il n'y avait pas de temps à perdre, dans les minutes suivantes, une base était montée pour voir comment porter secours au premier homme du pays. Tandis que la Première Ministre était mise au courant de la situation. Howard en militaire entrainé à ce genre de situation, était déjà en train de passer une combinaison de combat pour partir lui aussi sur l'aéronef, quand Erend débarqua comme une furie pour comprendre ce qu'il venait de se passer. Pas besoin d'échanger de mot pour lui dire que non, ce n'était pas une blague. L'anglais aurait pourtant préféré qu'il ne s’immisce pas ainsi dans son esprit, alors qu'un autre l'avait fait juste avant. Du point de vue professionnel, c'était une faute qu'il n'était pas prêt à se pardonner. Il suivit le First Man et sa nièce sous la tente, Doug était déjà en contact avec Joan.

- Erend. Nous avons tous été manipulé. Sans doute un Prodige au don de persuasion puissant. Il n'y a eu aucun blessé - pour le moment -, personne ne se souvient vraiment de ce qu'il s'est passé. Mais une chose est certaine, le Président est à bord, aux mains de ces terroristes. Secouant la tête. Aucune. Ce qui est inquiétant.

Pour la deuxième question, ce fût la politicienne qui prit la parole. Elle n'était pas présente physiquement sous la tente, mais son image était retransmise sur un écran tactile posé sur la table. Son air grave n'annonçait rien de bon. Car elle savait parfaitement les directives données par Gareth, ainsi que le fait qu'en son absence, c'était elle qui se retrouvait à la tête du pays.

- Rien qui ne vous plaira. Les directives sont très claires pour ce genre de situation monsieur Dunbar. Nous ne traitons pas avec les terroristes.

Autant dire que si la discussion n'était pas ouverte, c'était la manière forte qui entrait en jeu et quand on parlait d'un bâtiment volant, volé par des gens comme cette organisation, il n'y avait qu'une seule solution valable. Le rendre le plus rapidement possible, inopérationnel, qu'importe les pertes que cela engendrait. Et à la moue que fit Doug, il n'y avait pas non plus trop de doute à avoir sur le sous-texte d'une telle phrase.

- Nous tenterons pourtant un assaut! Rajouta alors Howard d'une voix calme mais déterminée. Lui devait tout faire pour sauver l'homme dont il avait la charge et tant qu'il n'y aurait pas laissé sa vie, il serait en échec.
- Capitaine...
- Certains semblent en effet avoir déjà pris d'assaut le Harrington madame.
- ... Bien, je vous laisse un essai, mais dès qu'il sera en ligne de mire, nous ne prendrons pas le risque de le laisser filer.

Autant dire que la première dame du pays n'avait guère eu le temps de finir sa phrase, que notre militaire était déjà sorti de la tente pour rejoindre son groupe d'homme et partir en direction du bâtiment volé. Ils ne seraient sans doute pas de trop.

- Erend, asseyez-vous. Conseilla alors Averill, mieux valait qu'il ne s'énerve pas trop tout de suite et surtout, ils avaient besoin qu'il reste calme.


Domhnall
Sphère Dirigeante
avatar

Messages : 34
Etat Civil : Marié
Pouvoirs : La Vérité
Revenir en haut Aller en bas
Lun 3 Juil 2017 - 12:22

Mesa Corporation - Life. Better.


Jean-Michel Huang-Alvarez n'était pas un responsable de la sécurité heureux. Cela allait avec la fonction ; il fallait partir du principe qu'on ne faisait jamais assez bien son travail dans ce domaine. C'était un déformation professionnelle, un sentiment lugubre constant que son mari appelait avec un certain cynisme l'instinct de survie. Au moins, Antonio n'était pas ici, à faire le clown pour la foule sur le stand de Mesa ; il était tranquillement chez eux à Singapour, à attendre son retour. Quoique après ce qui s'était passé sur l'arche corporatiste, Huang n'était plus sûr à cent pour cent qu'il s'agissait de l'endroit le plus protégé du monde. Qu'il ne fasse que le penser mettait déjà en doute la conviction inébranlable qu'il était censé accorder à son employeur, et il avait très soigneusement fait ne sorte que cela ne se remarque nulle part, en haut lieu comme chez ses hommes. Il ne faisait pas bon douter, dans le régime. Jusqu'ici, il avait servi la cause sans se poser de question. Mesa était la société responsable des traitements qui avaient sauvé la vie d'Antonio Huang-Alvarez, et elle avait fait de Singapour un havre de paix. Du moins, pour ceux qui en avaient les moyens, lui souffla son deuxième degré, une petite voix dans sa tête qu'il essayait au maximum de faire taire, mais qui se révélait de plus en plus bruyante depuis l'attaque. Et puis, derrière, il y en avait une autre, son troisième degré, qui précisait : non seulement ceux qui ont les moyens, mais ceux qui sont utiles. A quoi ? Il n'aurait su dire, il n'était pas très haut dans les échelons, il n'était qu'un type doué dans sa partie, à savoir la sécurité. Alors pourquoi creuser plus loin ? Parce que malgré l'enquête du comité de direction, quelque chose lui soufflait que l'attaque terroriste ne collait pas. Et il y avait plein d'autres petits détails, glanés au fil des années ; personne ne faisait très attention aux muscles, personne n'imaginait vraiment qu'ils avaient des oreilles, voire un cerveau en état de réfléchir. Jean-Michel réfléchissait beaucoup, pourtant : il le faisait simplement dans son coin, et lentement, façon brise-glace dans la banquise. Mais quand il avait une idée qui le tarabustait, il ne la perdait pas de vue. Et dans le cas présent, il avait de plus en plus peur qu'elle cause sa perte...

Les directives pour l'exposition n'arrangeaient rien. Il avait eu pour consigne de se préparer à une évacuation d'urgence. Ce qui n'avait rien d'étonnant en soi, Mesa restait prudente en toute occasion, mais la manière dont la chose avait été amenée...on aurait dit une mise en scène, simplement que la plupart des acteurs n'étaient même pas au courant qu'ils jouaient un rôle. Officiellement, il était là pour superviser la sécurité de Summer Sullivan et de son équipe, ainsi que des autres représentants de Mesa sur l'arche écossaise pour l'exposition universelle. Une tâche qui était franchement en-dessous de son cv, même avec l'important de Sullivan pour la technologie des portails ; Mesa aurait pu demander à n'importe qui d'autre de baby-sitter une bande de scientifiques. Il s'efforçait surtout à éviter de penser à la possibilité qui l'effrayait de plus : celle qui impliquait que Mesa le trouve trop gênant. Mais il n'avait rien laissé paraître, il avait fait extrêmement attention. Il ne pouvait pas risquer Antonio, et encore moins les enfants. Mais des hommes et des femmes à lui étaient morts à Singapour, simplement en faisant leur boulot : protéger des gens. Pourquoi ? Telle était la question, et il s'en voulait de l'avoir posée. C'était mettre le doigt dans un engrenage qu'il fallait mieux éviter comme la peste.

Et comme de juste, comme si Mesa l'avait effectivement prédit, des choses se passèrent- Une antique malédiction orientale condamnait les gens à vivre des moments intéressants. Quand on était dans la sécurité, on les évitait comme la peste. L'ennui, voilà ce qu'on cherchait. Quand on s'ennuyait, cela voulait dire qu'on avait rarement l'occasion de se faire tirer dessus. Très vite, il s'arrangea pour prendre connaissance des informations disponibles : l'aéronef qui aurait dû être le clou du spectacle avait été détourné, et à son bord se trouvait le président écossais et des membres de l'équipage, tous otages. Huang grimaça, et se prit à espérer que personne sur le stand ne l'avait aperçu ; ne pas afficher de doute, jamais. Il ne savait pas si Mesa était responsable des évènements d'une manière ou d'une autre, et il ne voulait pas le savoir. Tout ce qu'il pouvait faire, c'était son boulot : à savoir, faire en sorte qu'aucune des blouses blanches ne risque quoi que ce soit, et évacuer tout le personnel immédiatement. Il donna les ordres à son équipe : il était tant d'activer la sortie d'urgence du portail.Mais, tandis qu'il s'activait et qu'il voyait la foule s'agiter tout autour, son deuxième et son troisième degrés s'unissaient pour hurler dans un coin de son crâne : et si tout ça n'était que le début ?


Jean-Michel Huang-Alvarez

* * *

Edward McBraig se frayait un chemin dans la foule de plus en plus animée, en proie à une agitation croissante, fébrile. Avec ce qui se passait, difficile d'en vouloir aux gens, du moins ceux qui étaient affolés pour leurs proches. Il en allait autrement des sinistres individus qui ne trouvaient rien de mieux à faire que profiter de la situation pour la faire tourner à l'émeute. Les voyous habituels n'étaient pas le problème, cependant ; il s'inquiétait plus du mouvement anti-prodige qui s'était déclaré. Il ne savait pas d'où il avait été lancé, ni comment il avait pris des proportions pareilles en aussi peu de temps. Mais comment auraient-ils pu savoir que des agents de Mesa avaient prévu le coup en plaçant leurs éléments perturbateurs à des endroits clefs ? D'un coup d'épaule bourru, il écarta un homme qui vociférait vers le ciel, déversant un lot d'injures concernant les prodiges et le président, qui était l'un d'eux, après tout. Mais Edward ne pouvait pas s'arrêter pour chaque crétin ; il fallait qu'il rejoigne le stand de la Potential Home. Son fils -Killian- y était, un membre de la House Mechanics, toujours collé à ses machines. McBraig lui même était affilié à l'école ; pas en temps plein, mais il donnait de temps en temps des cours de mécanique, il faisait de son mieux pour s'impliquer. Pour que son fils n'ait pas à subir les mêmes difficultés que lui, quand il était en Irlande, et qu'il n'avait pas d'école pour le protéger. Mais s'il était enfin revenu dans la patrie de sa mère, c'était bien pour donner une chance à Killian. Et puis il avait fini par croire à ce qu'accomplissait la PH, c'était une cause qui valait la peine qu'on s'anime pour elle, même lorsqu'on était un humble mécanicien.

Alors comment aurait-il pu savoir que Mesa avait participé aux troubles ? Et comment aurait-il pu savoir qu'il était-lui même un de ses agents ?

* * *

Sur le stand de Mesa, Jean-Michel Huang et ses hommes terminaient de rassembler les scientifiques et le personnel. L'un d'eux s'était chargé d'actionner le portail, branché sur les coordonnées de secours. Il était temps de les faire passer un à un, de s'assurer qu'ils filaient tous se mettre en sécurité : la direction ne plaisantait pas avec ces choses-là. Ce qui allait bien à Huang, qui n'était pas vraiment un plaisantin par nature, préférant se contenter de remarques acerbes qui surprenaient souvent son entourage, qui n'arrivaient pas à concilier une telle attitude avec sa fonction carrée de chef de la sécurité peu enclin aux sourires. Au moins, ces remarques faisaient toujours rire Antonio, ainsi que les enfants, qui avaient bien de la peine à le prendre au sérieux quand il essayait de leur inculquer un peu discipline. Ceci dit, il les trouvait souvent bien plus gérables que les distraits académiciens dont il avait la charge sur le salon...

D'un geste pressé, il accompagna Sullivan jusqu'au portail ; la blonde avait insisté pour que ses compagnons le passent avant lui. Il avait du batailler ferme pour la convaincre de rejoindre la procédure, inquiète qu'elle était pour il ne savait pas trop quoi, et il n'avait pas le temps d'apprendre les détails. Il attendit qu'elle franchisse le portail, comme tout le monde. Enfin, comme tout le monde affilié à Mesa. Ceux qui sont utiles, lui rappela sournoisement son troisième degré sous son crâne. Il le fit taire, ou du moins s'en efforça, ce qui ne s'avéra guère concluant. Mais s'occuper de refouler tous les membres de la foule qui voulaient profiter du portail pour se mettre à l'abri finit par l'accaparer très vite. Pour être parfaitement honnête -ce qui était extrêmement dangereux quand on avait des employeurs comme les siens- il n'était pas sûr d'aimer ça. Pour la première fois depuis toute une vie passée au service de la compagnie, il sentait le chardon du doute pousser dans le champ de roses du message publique de la société. Les roses qui avaient des putains d'épines, on s'arrangeait juste pour bien les cacher. Jurant intérieurement, il essayait de désherber les doutes avec violence, quand il aperçut quelqu'un s'éloigner de l'autre côté du portail, s'avançant plus loin sur le stand. Sullivan ; elle avait franchit le portail...pour ressortir de l'autre côté, il ne savait pas comment. Il avait tourné la tête au bon moment pour s'en apercevoir ; ou au mauvais, tout dépendait de comment on voyait les choses. Certains voyaient le verre à moitié vide, d'autre à moitié plein : Jean-Micheé Huang, lui, faisait partie de cette catégorie de gens qui savaient que quoi qu'il arrive, ils allaient de toute façon s'en retrouver avec le contenu versé sur la tronche. Poussant l'équivalent mental d'un soupir à fendre l'âme, il laissa ses hommes superviser l'évacuation et se lança à la suite de Summer.

* * *

A peine avait-il atteint le stand de l'école qu'on lui apprenait que le directeur et d'autres avaient enfilé ces fameuses armures pour rejoindre l'aéronef volé, ou donner un coup de main dans la foule. Avec tous les mouvements de violence dont il avait été témoin, Edward comprenait leurs raisons, et il appréciait leur courage. Ils faisaient de leur mieux pour se rendre utile, pour protéger, malgré la haine, malgré le danger. Et il réalisa une chose : il avait envie d'être à leurs côtés pour ça, de faire une différence. Mais d'abord, il voulait s'assurer de la sécurité de son fils.

« Papa ! »


Le soulagement qu'il ressenti en entendant la voix de Killian lui fit presque oublier la gravité de la situation. Il échangea quelques mots avec les membres de la PH qui organisaient les efforts sur le stand, et se déplaça à grandes enjambées pour rejoindre le jeune adolescent ; il était en compagnie d'un homme et d'une femme, probablement des retraités.

« Ce brave garçon se faisait malmener par des ignares, alors mon Robert et moi, on a pris sur nous de le ramener sur le stand. » le renseigna la femme. « Ce n'est pas parce qu'ils ne sont pas comme nous qu'ils sont mauvais, je l'ai toujours dit. J'ai une petite nièce dans votre école, vous savez ! »

Edward McBraig voulut se précipiter vers son fils, remercier ces deux inconnus qui s'étaient jetés à son aide. Il n'en eut jamais l'occasion.

* * *


Carla Stone, membre du directoire de Mesa Corporation

Dans la petite tente qui faisait office de siège pour le stand de Mesa, les deux agents de sécurité qui ne faisaient pas vraiment partie du détachement de Jean-Michel Huang contemplaient le petit écran, à travers lequel ils communiquèrent le déroulement de la situation. Le visage froid de Stone, la membre du directoire qui avait tout organisé, semblait les contempler intensément, où qu'elle puisse bien ce trouver en ce moment dans le monde. La beauté des meilleurs plans, c'était qu'on avait même pas besoin d'être là en personne pour les réaliser. Pourquoi prendre le risque ?

« L'activation de l'opération Martyr est lancée. Évacuez avec les autres. »
dit-elle d'une voix neutre, celle de l'exécutante qui, après tout, ne se contentait que de faire son travail. N'est-ce pas ?

* * *

Edward McBraig se vit lever une main, mais ce n'était pas vraiment lui. Il avait l'impression de regarder son corps de l'extérieur, comme si sa conscience avait été brutalement été éjectée de sa personne. Mais il sut que c'était l'inverse : elle avait été emprisonnée tellement profondément qu'il n'avait plus le moindre contrôle. Le programme d'endoctrinement avait été lancé, et il ne s'en était même pas rendu compte. Il n'avait jamais su qu'il en avait été victime, aucune de ses intentions n'aurait pu le trahir, il n'y avait rien à lire là-dessus dans son esprit, ni aucun mensonge à découvrir. Avec horreur, il regarda ses mains produire l'énergie qui découlait de son don de prodige, et qui lui permettait de manipuler de l'énergie à la façon d'une sorte de lave en fusion. Les deux petits vieux n'eurent pas le temps de crier qu'ils commençaient déjà à fondre sous l'action directe des pouvoirs. Killian, lui, ne s'en priva pas. Il s'était écarté à temps, heureusement, pour n'être que légèrement brûlé par quelques gouttes qui vinrent lui roussir le visage. Son père, pour sa part, poussa un long et terrible hurlement silencieux, mais toute sa volonté n'y changea rien. Le programme n'était pas encore au point, sans parler de son prix prohibitif qui ne permettait son utilisation qu'au compte-gouttes. Il ne se déclenchait pas toujours correctement (pouvant simplement griller le cerveau de sa victime), et une fois en route, il se dissipait très vite, quelques secondes seulement après son action : mais quelques secondes, c'était largement suffisant. Il s'agissait de choisir les bons cobayes, avec les bons pouvoirs, les bonnes réactions avec le programme. Edward McBraig libéra toute l'étendue de son pouvoir, pour la première et la dernière fois de sa vie. Il donna l'impression de fondre littéralement, lui et les trois autres personnes qui s'étaient approchées pour essayer d'aider ses victimes ; avant de mourir, il put juste voir un homme masqué et vêtu de vert qui s'emparait de son fils pour le mettre hors de portée.

Puis plus rien.

Edward McBraig ne fut pas le seul. Disséminés ici et là dans la foule, plusieurs prodiges connurent le même sort. L'un d'eux congela tout un groupe d'anti-prodiges qui en venaient au mains avec lui, avant de subir lui-même l'effet de ses pouvoirs, jusqu'à ce qu'ils se brisent tous comme des statues. Un autre causa plusieurs dommages mentaux sur une dizaine de mètres à la ronde autour de lui avant de s'écrouler, l'esprit brisé. Un troisième, une jeune femme, explosa littéralement. Un dernier avait brisé les membres de plusieurs spectateurs qui s'étaient retrouvés sur son chemin avant, l'espace d'un instant, de sembler reprendre ses esprits...et fut mis à mort par plusieurs anti-prodiges hurlant à la vengeance.

L'opération Martyr avait fait son office : maintenant, il n'y avait plus qu'à attendre les réactions.
Saturn
Sphère Savoir
avatar

Messages : 38
Etat Civil : célibataire
Pouvoirs : compréhension innée des machines
Revenir en haut Aller en bas
Mar 4 Juil 2017 - 2:17
Sigrid n'avait pas prévu de mettre les pieds au Salon des Inventions. Résolument. Si elle admirait l'effort et les capacités de toutes ces personnes capables de créer et de faire avancer la science, chacun à leur échelle, il n'en restait pas moins que les bains de foules n'étaient pas sa tasse de thé. A vrai dire, rien que l'idée qu'un inconnu puisse l'effleurer par mégarde dans la file d'attente pour entrer lui donnait des frissons, et ajoutait à sa résolution de rester tranquillement chez elle, enroulée dans un plaid, à regarder Metropolis pour la cent-cinquantième fois.

La jeune femme profitait donc d'une journée de congés. Elle n'était pas de service ce week-end, ni d'astreinte, et pouvait en toute quiétude aller courir, finir ce livre qu'elle délaissait depuis des jours ou tout simplement se tourner les pouces.

Mais ça, c'était de toute évidence sans compter sur les esprits libres et complètement timbrés qui traînaient sur l'Arche.

Ça avait commencé avec la petite sonnerie agaçante de son téléphone, qui l'informait d'un message sur les réseaux sociaux, qu'elle avait bien vite oubliée pour se concentrer sur les pistons et autres engrenages qui s'imbriquaient dans un parfait ensemble sur une musique presque épique. La beauté d'une société-machine bien huilée, et un tantinet effrayante. Mais la sonnerie retentit à nouveau, une fois, puis deux et, agacée, la rouquine s'empara de son téléphone pour le mettre en mode silencieux. Il était peu probable que ça soit important : elle n'avait pas d'amis, ou peu disons, et ceux qui la connaissaient suffisamment savait qu'il était bien plus simple de l'appeler directement, plutôt de que la noyer de messages virtuels sur un profil social qui l'était tout autant. Elle s'arrêta pourtant dans son geste quand elle vit le message : #KidnappThePresident.

Bordel.

Pendant quelques secondes, ce fut la seule chose qui lui passa par la tête, jusqu'à ce que son cerveau se remette en marche et qu'elle consulte les posts associés, et les dépêches qui tombaient peu à peu, explicitant une partie de l'histoire. Elle se leva d'un bond, le téléphone toujours à la main. Le sens du devoir lui dictait d'aller illico à New Scotland Yard, et de se mettre à disposition de ses supérieurs là-bas, jour de congé ou pas. En deux pas, elle était dans sa chambre, sautant dans un jean qui remplacerait le survêtement spécial détente qu'elle avait enfilé. Elle noua rapidement ses cheveux en une queue de cheval et s'apprêtait à enfiler sa veste, lorsque le téléphone sonna. Un appel. Elle décrocha.

Arkadia.

Au bout du fil, une personne dont la voix lui était inconnue lui résuma rapidement la situation, annonçant que les agents disponibles étaient les bienvenus pour aider à contrôler la situation.

Cela changeait ses plans. La Scandinave enfila sa veste, attrapa clés, badge et arme de service et enfourcha la moto à répulseurs qu'elle venait de s'offrir : cadeau de elle à elle pour se féliciter d'être entrée dans la Police. Une folie, probablement, mais qui lui faisait le plus grand bien. Les pointes de vitesse comblaient ses besoins d'adrénaline et le fait d'éviter d'avoir à prendre les transports en commun satisfaisait son besoin de tranquillité. En quelques minutes, elle était sur place : elle n'habitait pas si loin de l'endroit ou se tenait le salon. Les entrées recrachaient déjà des gens en pleine course, voulant probablement échapper à ce qui se passait à l'intérieur, peu importe ce que c'était.

Sigrid gara la moto à bonne distance et envoya un rapide message à Lexy, bien qu'elle doute que la pilote ne réponde, trop occupée, probablement, si sa compagne faisait partie des otages... Si Arkadia était déjà sur place, ils ne devaient pas être les seuls. Ils n'auraient probablement pas besoin d'aide là-haut, ce qui comptait, c'était les évènements au sol. La centaine de mètres qui la séparait de l'entrée fut parcourue au pas de course, et la rouquine se fraya un chemin à contre-courant de la marée humaine qui n'avait qu'une idée manifeste : sortir, et le plus vite possible.

Alors qu'elle se battait à coups d'épaules pour ne pas se laisser emporter, résistant à l'idée de tirer trois coups de feu en l'air pour faire dégager cette foule, cherchant à tout prix à rejoindre le stand d'Arkadia, son regard croisa celui d'une jeune femme, manifestement perdue ou en pleine crise de panique. Son regard était un appel au secours et elle se faisait bousculer par les fuyards, peu soucieux de son sort. La flic eut un élan de sympathie, et tenta de s'approcher, pour l'aiguiller vers la sortie la plus proche. Mais avant qu'elle n'ait pu la rejoindre, elle fut stoppée net par une explosion au son affreusement organique. Par réflexe, elle s'accroupit, se protégeant le visage et la nuque. Trop tard. Des débris visqueux avaient atteint sa peau et ses vêtements, qu'elle balaya avec un mouvement de répulsion incontrôlable, sans avoir encore compris la nature de ceux-ci. Puis elle se releva. La jeune femme avait disparu pour ne laisser place qu'à un cratère sanglant.

Les hurlements vinrent très vite, lorsque la foule comprit à son tour ce qui venait de se passer. Sigrid, quant à elle, retenait une nausée grandissante, et préféra s'éloigner à grand pas, se battant pour ne pas laisser les images qu'elle venait de voir s'imprimer sur sa rétine.

Le stand d'Arkadia. Enfin. Et un visage familier, derrière un mur d'hommes de sécurité. Celui du Dr Emerson. Fronçant les sourcils, la jeune femme s'avança à grand pas, une boule d'inquiétude au ventre. Il y avait des blessés, il était là pour les soigner? Peut-être était-il blessé lui-même? Dans le chaos ambiant, tout lui semblant possible. Peut-être avait-il besoin d'aide, peu importe la situation. Mieux valait demander des nouvelles du front à quelqu'un qui s'y trouvait effectivement. Presque arrivée à son but, sa course fut brutalement arrêtée par un bras qui lui arrive en travers de l'estomac, lui coupant le souffle. Dans la seconde qui suivit, on tordait l'un de ses bras derrière son dos, et elle tomba à genoux, tant sous la douleur exercée sur le poignet fragilisé que parce que c'était la seule position qui lui était autorisée de par l'angle imposé à son membre.

Avant même qu'elle n'ait pu dire un mot, elle capta dans une surface chromée son reflet. Son visage était maculé de traces de sang dues aux débris organiques qu'elle avait essuyé, et nul doute que sa détermination à atteindre l'homme protégé par une armée de tanks humain n'avait pas joué en sa faveur . Elle retint un gémissement de douleur et se contenta de cracher :


- Je suis de la maison, merde! Red! Je leur veux aucun mal!

Il n'y avait plus a espérer que le nom de la nouvelle recrue avait fait le tour du personnel.
Red
Sphère Militaire
avatar

Messages : 43
Etat Civil : Célibataire
Pouvoirs : Vision périphérique supérieure - Réflexes surdéveloppés
Revenir en haut Aller en bas
Mer 5 Juil 2017 - 13:18
Pendant quelques secondes, Matthew avait observé d'un oeil un peu perplexe mais bienveillant cette femme qui lui faisait face et qui le remerciait pour quelque chose qui, à lui, lui semblait parfaitement naturel. Probablement n'avait-il fait que ce qu'il estimait être son travail, aussi, il accueillait ses remerciements avec un sourire mêlé de gêne.

-Je...merci...

Son visage ne lui était effectivement pas inconnu, mais il ne voulait pas froisser cette ancienne patiente dont il ne pouvait plus se remémorer exactement la raison qui leur avait vallu de se rencontrer. Il était parfois dur pour les personnes qu'il soignait de comprendre que malgré toute l'attention qu'il pouvait porter à leur cas, et la sincérité avec laquelle il faisait son travail, il n'en demeuraient pas moins un dossier parmi des dizaines d'autres dont il devait s'occuper tous les jours. Il secoua alors la tête d'une façon qui semblait dire "Ce n'est rien, je n'ai fais que mon travail".

-Oui, en effet, répondit-il à sa question tandis qu'elle observait Any en Lou avec un regard pétillant. En parlant de sa progéniture, il revint à celle-ci :

-Les filles, dites au revoir à votre grand-père, ordonna-t-il avec douceur mais fermeté.

Sa décision était prise.

-Au revoir, salua-t-il poliment Head en s'apprêtant à mettre toute ça petite famille -agrémentée du garde d'un corps- en branle.

Ses gamines tiraient des têtes de six pieds de long. Leurs moues à fendre le coeur n'avaient, sur Matthew, pas l'effet escompté. Le papa avait appris à montrer suffisamment de détermination pour se blinder contre leur bouille qui en aurait fait céder plus d'un. Il n'aimait pas user de son autorité, il n'avait cependant pas le choix.
Peut-être, il fallait tout de même le dire, que ce départ était pour Lohen, un soulagement. Il était possible qu'il ait attendu un prétexte pour éloigner, au moindre signe qui de trouble, sa famille de l'aimant à problème que représentait son propre géniteur. Au fond, en dépit des sérieux efforts qu'il voulait faire, le fils de Rose savait qu'il n'était pas tout à fait prêt à accepter de mettre en danger l'équilibre précaire qu'il avait réussit à donner à son foyer, pour un homme qui - bien qu'à présent bourré de bonne volonté - l'avait tout simplement ignoré une partie de sa vie...
Ses enfants n'avait peut-être pas à subir les conséquences de leur relation désastreuse, mais pour le coup, Matthew refusait de prendre le blâme de cette situation dont Perceval était le seul responsable.
Devant l'inflexibilité de la figure d'autorité suprême, les fillettes s’exécutèrent mollement. L'aînée, le pas traînant, les yeux rivés sur ses pieds, vint tendre une joue résignée pour recueillir un bisou d'au revoir de son papy et Lou ne tarda pas à l'imiter vec le même entrain. Automatiquement, et parce qu'elles ne faisaient pas de distinction, elle firent de même avec la dame aux jolis cheveux blonds qui semblait toujours être dans les parages de papy Percy. Pendant l'exécution des bisous, elles n'avaient pipé mot. Ou si peu. Que des marmonades indistinctes qui trahissaient de leur mauvaise foi.
Leur silence, Lohen le savait, était une forme de protestation, beaucoup plus dure, pour lui, que tous les pleurs et les cris.
La cadette, qui s'était accommodée de la présence de Roan dans leur cercle familiale (et qu'elle percevait davantage comme une second fille au pair, plutôt que comme un garde du corps), était venue glisser sa petite main dans celle deux à trois fois plus grande, de l'agent alpha. Any, pour sa part, avait pris la main de Marta et ni l'une ni l'autre ne se préoccupait de leur père. Une bouderie comme forme de rébellion contre la décision injuste qui les avait privées et d'une expérience dont elles avaient rêvé et de leur grand-père, qu'elles ne voyaient déjà que très peu.

Tout ce petit monde allait s'apprêter à quitter le stand d'Arkadia avec bien mauvaise grâce, lorsque les haut-parleurs se mirent à crachouiller, délivrant leur message inquiétant. Le vaisseau paré pour l'inauguration s'élevait bien trop tôt dans les airs et la rumeur d'un vent de panique se fit de plus en plus tangible.
Instinctivement, le jeune urgentiste s'était tourné vers son géniteur. Il lui avait lancé un regard étrange, comme s'il eut attendu une explication rationnelle ou une parole qui lui assurerait qu'en dépit de l'annonce alarmante qu'ils venaient d'entendre, toute était, en réalité, sous contrôle. Mais rien ne vint. A la place, une demi-douzaine d'agent, aux mines sérieuses et à l'affût, étaient venus encadrer le quatuor, chassant les doutes et confirmant le caractère préoccupant -voire dangereux- de la situation.

Matthew estima clairement que cette démonstration était une forme d’esbroufe de la part de Perceval, mais quelque part, il se sentait rassuré. Non pour lui, mais pour ses filles, pour Marta. Dans les larges allées du salon commençait à se faire ressentir des mouvements de foules paniquée. Au même moment, le directeur de l'agence non-gouvernementale proposa alors alors à fils d'évacuer au plus vite. Cela semblait être le choix le plus sage, alors pourquoi Lohen semblait-il réfléchir ? Il ne lui fallut pourtant que deux secondes pour prendre sa décision.

-Marta, ramenez les filles en sécurité avec Roan. Le ton était directif et catégorique. Il avait fixé son regard avec intensité dans celui de sa jeune fille au pair pour donner plus de poids à sa résolution.

-Dans cette cohue, il risque d'y avoir des blessés... Je dois rester, affirma-t-il en venant planter son regard dans celui de Rose avec une once de défi. Qu'il essaie seulement de l'empêcher de faire son devoir et il entendrait parler de lui.

L'intrusion d'une jeune femme au sein du pavillon eut pour effet d'interromprecette conversation - qui n'en était pas vraiment une puisqu'il n'avait pas l'intention de laisser son géniteur répliquer.
En d'autres circonstances cette arrivée sur le stand aurait pu être tout à fait banale, et même source d'une agréable recontre. Mais les circonstances étaient loin d'être propices et encore moins normale.
L'intervention quelque peu musclée de l'un des agents de Perceval Rose avait forcément attiré l'oeil du docteur qui, sans céder à la surprise, réagit même au quart de tour.

-Sigrid !

D'un coup d'épaule, Emerson s'était frayé un passage entre deux personnes chargées de sa garde rapprochée. En quelques enjambées, il était aux côtés de la rousse, récriminant vigoureusement ces pratiques alors qu'elle était maintenue en respect et grimaçante de douleur.

-Lâchez-la ! Protesta-il en ce retenant d'ajouter un "Bande de barbares !".

Le jeune homme, qui ne tolérait pas la violence, avait en aversion ce genre de démonstration de force. Il avait mis un genou à terre pour se mettre au niveau de la scandinave.

-Vous êtes blessée ? Demanda-t-il avec autant d'empressement que d'horreur en voyant d'un peu plus près la substance qui la couvrait, lz texture rouge brunâtre et poisseuse était celle du sang. A la bouillasse épaisse et organique qui maculait encore par endroit ses vêtements, notre protagoniste su immédiatement ce qui s'était passé. Il avait déjà été confronté à semblable situation lors d'attaques kamikazes dans une zone de conflit où il avait séjourné en service humanitaire.
Il réalisa que ce qui se passait sur le salon était bien plus grave qu'une simple prise d'otage.

-Que s'est-il passé ? Demanda-t-il gravement pour tenter de saisir l'ampleur de la situation. Votre poignet ? L'interrogea-t-il sans attendre. Que quelqu'un me trouve un kit médical ! Lança-t-il ensuite à la ronde avec une intonation qui laissait entendre que l'on avait intérêt à accéder à sa requête.

Perceval de son côté, semblait coordonner on ne savait quelle opération. Il en profita pour échanger quelques mots avec la jeune femme.

-Je vais aller apporter mon aide aux blessés... Il fixa son regard dans le bleu des yeux de la rouquine.

Une nuit passée aux côtés de la flic aux urgences lui avait permis de cerner quelques aspects de e son caractère.

-Il se pourrait que j'ais besoin d'une infirmière pour le coup de main et d'une nouvelle recrue pour la sécurité, laissa-t-il entendre à mi-voix avec un air de sous-entendu.

En revanche, il occulta totalement ce qu'il avait pu entendre de ses paroles au sujet de son appartenance à Arkadia. Il n'avait pas vraiment envie de croire, ni même d'accepter qu'elle puisse avoir un lien avec une organisation qu'il fuyait de façon viscérale. S'il faisait comme s'il n'avait rien entendu, accepterait-il plus facilement l'état de fait ?
De toute façon, l'heure n'était vraiment à reprocher intérieurement à cette jeune femme de se trouver sous la coupe de son géniteur.

Matthew se redressa et vint poser un baissé sur les têtes de ses filles.

-Allez-y maintenant, ordonna-t-il avec empressement, il n'y avait plus une minute à perdre, il voulait voir sa famille s'envoler au plus vite.

Marta avait pris Any contre elle de façon à ce qu'elle ne puisse avoir la suédoise dans son champ de vision et Lou avait tourné ses grands yeux innocent vers Roan pour lui demander à voix basse :

-Qu'est-ce qu'elle a, la dame ?

A peine quelques minutes plus tard, avec l'assurance de leur sécurité, la progéniture de Matthew était en vol pour leur foyer. Lui se sentait prêt.
Pour avoir participé par trois fois à des campagnes de vaccination en Centre Afrik, dont une en zone de conflit, le jeune homme ne craignait pas ce genre d'événements. Il craignait pour sa famille mais jamais pour sa vie. De plus, il se savait sous bonne garde.
Ils ne devaient pas perdre de temps. La foule évacuait dans un désordre qui ne tarderait pas à faire des victimes de la précipitation, sans compter les actes terroristes qui semblaient avoir éclaté au milieu du salon. Emerson n'était probablement pas au bout de ses surprises
Lohen
Sphère Savoir
avatar

Messages : 55
Etat Civil : Veuf
Pouvoirs : Projections mentales
Revenir en haut Aller en bas
Mer 12 Juil 2017 - 0:30

Scénario

ft. Scavenger

「 Salon des inventions 」
Chers lecteurs,

Parfois, les choses ne se passent pas vraiment comme prévu. Et j’avoue que ça me frustre beaucoup, de ne pas parvenir au résultat escompté. Comme la fois où je pensais pouvoir envoyer une sonde jusqu’à la lune, mais que le ballon qui la soutenait s’est pris dans les branches du pommier de mon jardin et a explosé, à trois mètres du sol. Depuis, l’arbre a été abattu, et j’ai demandé qu’on plante un géranium à la place.

De même, les autres membres ne semblaient pas partager mon enthousiasme quant à l’enlèvement du président. Fafawn s’est même tout de suite enflammée, vulgaire comme elle sait l’être. Je croisais les bras, haussant les épaules avec désinvolture.
"C’est si important que ça ? On trouvera bien quoi en faire, et ça nous fait une protection de plus."
Et une raison de faire bouger encore plus les choses. Parce que bon, jusque-là, c’était encore assez facile. Y avait pas assez de challenge, ni d’éclat, à mon goût. Il fallait marquer les esprits, que diable !
Je laissais rager Fafawn dans son coin, parce que de toute manière, elle faisait que ça : râler et piquer des crises. Elle devrait essayer le yoga, parfois. Ou le Tai-chi, ça lui ferait du bien. Je me concentrais plutôt sur notre invité de marque, m’installant confortablement sur ses genoux pour commencer l’interrogation de questions qui me brûlaient la langue depuis si longtemps.
Marquant une expression appréciative, je finis par hocher la tête d’appréciation.
"Café, c’est pas mal. Mais je comprends quand même pas pourquoi y a jamais de parfum thé, en revanche." réfléchis-je à voix haute, avant de rendre la parole au vieux grincheux. Qui bien sûr commença par se plaindre. Je poussais un soupir. Jamais content, ces gens. Peut-être que ça les tuerait vraiment de se détendre un peu. Ce qui expliquerait beaucoup. "Est-ce qu’on a dit qu’on voulait quelque chose en échange ? C’était pour la beauté du geste, vieux ! Et puis, je compte bien qu’il se passe quelque chose, je serais déçu autrement. Alors tiens-toi bien sur ta chaise vieux grincheux, et profite !"
Avouez, on se serait bien ennuyé et on aurait pas su quoi faire si ce salon des inventions s’était déroulé normalement.
Je tapotai la tête du président, avant de me diriger vers la grande baie vitrée qui donnait sur l’extérieur, excité comme une puce en attendant qu’il se passe quelque chose. Et, comme prévu, on ne resta pas seuls bien longtemps.
Dans mon oreillette, les gars restés au QG confirmèrent que plusieurs véhicules avaient été envoyés à notre poursuite, dont des véhicules plus petits et rapides qui ne tarderaient pas à nous rejoindre. Et, en effet, je parvins à voir à VAP amerrir sur le bâtiment, plus deux formes étranges. Lorsque je reconnus ce que c’était, je poussais un cri, collant mon visage-masque encore plus contre la vitre.
"Awsome! After Eight, tu pourras pas nous faire des armures comme ça ?" dis-je me je tournant un instant vers Fafawn. "Ce serait trop cool, surtout pour aller faire les courses !"
Mais bon, je n’oubliais pas que nous avions des invités désormais. Quittant la vitre, je me dirigeais vers le tableau de commandes, près de Seven up et où se trouvaient tout un tas de boutons mystérieux et multicolores, qui ne semblaient me dire qu’une chose : « Appuie ici ! ».
"Bon alors, ça manque un peu de musique ici pour les accueillir."
Je commençais donc à bidouiller le panneau, à la recherche d’un moyen pour brancher de la musique, touchant à tout ce qui pouvait l’être. Je vis Arick esquisser un mouvement, mais c’était trop tard. Une sonnerie retentit dans la pièce, et une voix de synthèse annonça :
ATTENTION, ENVOI DE MISSILES A TÊTE CHERCHEUSE CONFIRME.
Un regard sur les écrans nous confirma le départ des missiles, qui se dirigeaient désormais vers la cible la plus proche, à savoir les véhicules à notre poursuite.
"Oups." Au même moment, Bohemian Rapsody s’éleva dans les haut-parleurs de tout l’aéronef, et j’en oubliais bien vite les missiles. "Bah, pas grave ! J’ai fini par trouver !"
Je me penchais vers le micro, et déclarai dans tout le bâtiment :
"Bienvenue à toutes les personnes qui nous ont rejoints ! Profitez bien de la croisière, mais bon, pour que ce soit un peu plus amusant : Que tous les non-membres de l'Organisation XIII ne se déplacent qu’en utilisant leur pied gauche !**"
L’image de force de l’ordre clopinant sur un seul pied était particulièrement amusante, je l’avoue. Je fis ensuite signe aux autres numéros dans la pièce pour continuer la suite du plan : des plus petits numéros se postèrent de l’autre côté du couloir, armés, pour défendre la porte. XIII avait disposé toute une série d’explosifs dans le couloir, dont les détonateurs se trouvaient un peu partout sur le sol. Arick continuait à piloter l’aéronef, tandis que IV continuait ce qu’il faisait depuis le début. Debout à côté du président, le colosse créait depuis notre départ un champ de force à un mètre cinquante autour d’eux, imperméable à quiconque sauf à ceux qu’il laissait passer. Comme moi.
Et Fafawn… Bah, elle allait faire comme elle le voulait, comme toujours.
"C’est parti les enfants !" Pour ma part, je retournai en sautillant jusque vers le président dans le champ de force, m’installant à nouveau sur ses genoux comme s’il était le père Noël. Mais en version pas sympa et ronchon. "Bon, où on en était nous deux ? Ah oui ! Raconte-moi : Pour ou contre l’ananas sur la pizza ? T’étais nul dans quelle branche à l’école ? Ton premier animal de compagnie ? Ton dessin-animé préféré ?"
Que des informations capitales. Déjà, la musique enchaînait sur The show must go on. Une playlist Queen, c’était pas mal, pour un siège d’aéronef.
Depuis les écrans de surveillance, on pouvait voir les intrus progresser à l’intérieur de l’aéronef dans notre direction. D’ailleurs, on pu voir que les quelques otages que nous avions pris avaient réussi à s’échapper, et qu’une partie se dirigeait également vers nous, tandis que l’autre allait vers la salle des machines, gardée par d’autres petits numéros armés. On allait enfin commencer à s’amuser !

**Quand je parle en italique, ça veut dire que je donne les ordres èwé


Scavenger
Sphère Economique
avatar

Messages : 28
Etat Civil : Célibataire
Pouvoirs : Immortalité, Persuasion
Revenir en haut Aller en bas
Mer 12 Juil 2017 - 0:31
    Ah ça, elle est énervée. Autant contre lui que contre elle-même. Elle aurait dû savoir qu'il ne se cantonnerait pas au plan. Elle savait que c'était un trop petit coup d'éclat pour lui. Et elle n'a rien fait. C'est du moins ce qu'elle se reproche, oubliant qu'elle n’est pas sa baby-sitter. Encore moins sa mère. Mais cela ne l'empêche pas de lui gueuler dessus sur l'instant. Après tout, il met dans un péril plus grand leurs vies. Car s’ils avaient prévu que les autorités se lanceraient à la poursuite du Harrington - puisqu'ils semblent y tenir à cet oiseau de métal -, il est évident qu’ils redoubleraient d'effort pour récupérer le Président fraîchement élu. Et pas uniquement parce qu'il est frais. Mais surtout parce que beaucoup qu’il est l’espoir que beaucoup attendaient. Fawn y compris. Et sa présence ici n’est qu’un risque pour tout le monde. Ce à quoi Zero se contente de répondre avec désinvolture.

    ▬ Une protection de plus ?! Sérieusement… marmonne-t-elle, en serrant les poings.

    L’envie de lui envoyer l’un des deux dans le visage est plus que présente aussi mais elle se retient. A quoi cela pourrait-il bien servir maintenant ? Alors elle le laisse le questionner de loin, un œil en biais posé sur lui. Sait-on jamais, avec lui. L’autre œil, quant à lui, est rivé sur les écrans de surveillances. Apparemment, ils vont avoir de la visite plus rapidement que prévu ; l’équipage étant déjà sorti de leur cellule. Il ne leur a pas fallu longtemps, mais cela est une possibilité qu’elle a anticipé. Raison de sa présence derrières les écrans. D’après les plans qu’elle a pu consulter, il devrait leur rester dix minutes avant d’arriver à eux. Car les Sans Numéros placés tout au long du chemin ne sauront pas les retenir plus longtemps.

    C’est donc les bras croisé, qu’elle lève son deuxième œil sur lui. Et ce qui en extasie un n’est pas pour plaire à l’autre. Oh elle les connait bien, ces formes étranges. Ce sont les armures qu’elle a aidé à développer avec la PH. Et les seuls capables de les piloter pour le moment sont ceux avec qui elle a travaillé. De cela est Gear. C’est bien sa veine. Ne peut-il donc pas la laisser respirer un peu ? Pourquoi faut-il qu’il joue les héros ? C’est là des questions que Fawn ne peut s’empêcher de grommeler. Et avoir Babar qui lui lance encore son regard plein d’étoile n’est pas pour la calmer.

    ▬ Tu as déjà quelqu’un pour te remplir le frigo.

    Elle est ferme, presque cinglante, mais elle n’a pas l’intention de perdre son temps pour ses gamineries. D’autant que laisser une personne comme lui avec un engin pareil, c’est comme donner une tronçonneuse à un bébé. C’est quitte ou double. Et puis il y a plus pressé, entre l’équipage et les nouveaux arrivants. Elle se retourne donc pour donner ses ordres à sa propre équipe. Que des petits Sans Numéros, qu’elle compte bien garder en vie. Les directives sont simples : défendre ou sonner. Pas de victimes. Sous aucun prétexte. Ou elle se chargera de celui qui aura outre passer ses droits. Elle ne donne pas l’air de rire. Et elle ne rit pas vraiment. Ce serait étrange, un fou rire maintenant.

    Quoiqu’il en soit, ils se mettent en position pour prendre la défense de la salle des contrôles, de l’autre côté de la porte. Et il suffit de ces quelques secondes pour que ça dégénère d’avantage à l’intérieur. Il suffit de quelques secondes sans surveillance pour que soit entendu un message bien peu rassurant. Des missiles à tête chercheuse, mais qu’est-ce qu’ils foutent bon sang ?! Elle sait qu’Arick serait bien la dernière personne à tirer sur des innocents donc ça ne peut être que…

    ▬ LUI ! siffle-t-elle entre ses dents, le sang encore glacé dans les veines.

    Une chose est sure, une fois la mission terminée, elle va se faire un plaisir de lui en coller une. Ou deux. Ou l’étrangler. Ou les deux en même temps. Ou lui faire avaler ses dents. Ou… Les idées fusent, toute plus intéressante les unes que les autres. C’est pour cette raison que je dis toujours que les chiens fous du genre de ce Babar doivent être piqués. Ces chiens sont des créatures abominables. Un manque de classe certain et la jugeote d’un artichaut. Les chats, comme moi-même, sommes bien supérieur à ses renifleurs de derrières.

    Enfin, après l’annonce, ce sont des notes de musiques qui se mettent à résonner dans toute la carcasse de l’Harrigton. Une bande son ? Pourquoi pas. C’est parti les enfants ! Les invités vont être accueillis comme il se doit. Et les premiers arrivés sont les premiers servis. Petits feux d’artifices, cadeau de XIII. Rien de bien méchant, juste un peu de dissuasion. Se téléportant derrière l’un des ennemis, Fawn en profite pour l’assommer d’un coup de cross. Son arme n’a beau être chargée que de tranquillisants, elle préfère les conserver. C’est du moins la pensée qui la traverse, juste avant qu’un rai de lumière ne lui passe devant les yeux. Et surtout devant ceux de son masque. Qui l’empêche de trouver la source de ce pouvoir. A moins que ce ne soit le fait qu’elle ne veuille pas la voir. Et ce ne sont pas les autres attaques, de tous types, fusant de tout part qui vont l’y aider.

    En tous les cas, raison ou non, si elle veut pouvoir les défendre face à la vague s’abattant sur eux et celle approchant, elle doit me relâcher. Cela fait longtemps que j’attends ce moment. Moi, Cheshire, je suis retenu depuis bien trop longtemps à mon gout. Et c’est ce qu’elle entend faire. Se téléportant de nouveau vers la porte qu’ils protègent, la voilà qui appelle mon nom. Je commence par quelques tours, serpentant sur les murs avant de me révéler. Décrochant des parois, me voilà. Félin géant au sourire cinglant. Je virevolte dans les airs, jouant avec les boules de lumières comme des pelotes de laine. Les yeux plein de malice, le troisième de folie. Yeux par lesquels voit actuellement Fawn, les siens étant actuellement noir d’encre. Je prendrais cependant mon dû plus tard. En attendant, c’est parti pour la petite fête. Je la sens me retenir de toute attaque violente mais je m’amuse déjà bien assez comme ça.

    Les plus faibles sont comme de petites souris, mais rapidement la lumière commence à m’agacer. Alors je me mets en recherche de celle qui joue avec moi. C’est une petite silhouette. Bien, nous allons jouer un peu. Mais à peine je m’approche que Fawn me retient. Elle la connait effectivement. Très bien même. Trop bien, même. Le trio d’Enfer réuni sur ce vaisseau, mais les équipes ne sont pas les mêmes aujourd’hui. Enfin, si ça n’avait été que moi, je ne l’aurais sans doute pas reconnu, avec un air aussi féroce sur le visage. Pour autant, Fawn reste paralysée et son sidération empêche tout mouvement de ma part. On lui avait promis qu’elle ne serait pas à bord. C’était la seule raison pour laquelle elle avait accepté. Si on omet bien sûr sa volonté de surveiller l’autre idiot. Alors elle reste bouche bée, me bloquant au passage dans tous mes mouvements. Même ceux pour la protéger. On reste planté la comme deux navets. Jusqu’à ce qu’une douleur de son côté me libère. Elle secoue la tête, en venant placer sa main sur sa cote, comme pour supprimer les maux qui lui viennent.Et cette main se couvre rapidement de carmin. Je dois la sortir de là. Maintenant. Tant pis pour les autres. Et tant pis si cela ne lui plait guère. Elle vient de se prendre une balle et de sa vie dépend la mienne. C’est évidemment uniquement pour cela que j’agis.
Cheshire
Sphère Technique
avatar

Messages : 21
Etat Civil : Célibataire
Pouvoirs : Manipulation des Ombres
Revenir en haut Aller en bas
Mer 12 Juil 2017 - 13:57
Jusqu'ici, la suite des opérations s'était déroulée sans trop d'accrocs. Amelia et son équipage avaient l'avantage de connaître l'aéronef comme le fond de leur propre poche, peut-être même mieux encore. Le nouveau commandant avait tenu à ce que tous se familiarisent avec l'engin dès que possible, et cela faisait deux semaines qu'ils s'entraînaient régulièrement à bord. Pour sa part, elle aurait été capable d'y naviguer les yeux fermés ; moins que ça, voilà qui pour elle aurait été impensable. Elle était déterminée à ne pas faire la moindre erreur qu'elle pouvait éviter. Elle s'en voulait malgré tout d'avoir laissé son bâtiment tomber entre de mauvaises mains. Certes, elle n'aurait pas pu faire grand chose d'autre pour l'en empêcher compte tenu du pouvoir dont ils avaient tous été victimes, mais cela n'enlevait rien à ses responsabilités. Son vaisseau, son commandement, son équipage. Mais s'appesantir là-dessus ne servirait personne, et elle se concentrait sur une seule tâche : reprendre le contrôle du Harrington.

Ils avaient pu neutraliser leurs gardiens, surpris par les pouvoirs d'Amelia, et ces derniers avaient pris leur place en cellule. Munis des armes récupérées dans les caches prévues à cet effet pour l'équipage, les évadés s'étaient séparés en deux groupes sur l'ordre de la brune. Son second, Killian McKeon, avait pour tâche de reprendre la salle des machines en compagnie de deux marins. Caine se dirigeait vers le pont, accompagnée de Sidney et Roberts. Tous étaient en liaison sur leur canal privé, via les communicateurs fournis avec l'uniforme. L'uniforme, le seul fait d'y penser l'aidait à se sentir mieux. Elle s'en drapait mentalement autant que physiquement ; elle était une représentant de l'Arche, de la flotte et de l'ordre, et aucun tordu aux illusions de grandeur n'allait lui enlever ça ! Elle n'était plus qu'Amelia Caine, elle passait en mode officier de la flotte, où sa personnalité s'endurcissait et où elle s'efforçait d'enfermer ses angoisses dans un coin de son crâne.

McKeon l'avait avertie es explosifs posés par les intrus ; l'un de ses hommes s'était blessé en déclenchant un. Fort heureusement, ils avaient été conçu pour ralentir et surprendre plutôt que pour tuer. Leurs captifs n'étaient donc pas des tueurs sanguinaires, c'était déjà ça ; ou du moins, ils ne l'étaient pas tous... Pour sa part, Caine avait donné pour ordre de n'employer les moyens létaux qu'en cas de dernier recours. Elle préférait éviter les pertes humaines si possible, et faire d'autres prisonniers si l'occasion se présentait. Amelia n'avait jamais tué qui que ce soit directement, en les regardant dans les yeux. Ses seules victimes avaient été les pirates lors de l'attaque du Loch Ness, et ils étaient morts à cause des ordres qu'elle avait donné, des missiles qui avaient frappé leur vaisseau. Mais elle commençait à se dire que si c'était pour sauver sa vie ou, plus encore, un de ses hommes, elle n'hésiterait pas. Elle ne pouvait pas se le permettre. L'officier était aux contrôles, plus seulement Amelia. Et le devoir d'un officier était envers ses subordonnés.

Ses deux coéquipiers et elle avançaient prudemment dans les coursives. Ils s'arrêtaient régulièrement pour qu'Amelia balaye l'espace devant eux d'un rayon de lumière, ce qui avait le mérite de déclencher les explosifs. Ce n'était pas idéal, mais c'était toujours mieux que de marcher dessus. D'autant qu'une nouvelle complication ne vint pas arranger les choses : la même voix agaçante qui leur avait ordonné de bien gentiment lui remettre le Harrington leur enjoignit de ne plus se déplacer que sur leur pied gauche. Et, ce qui rendit Amelia furieuse, ils ne purent s'en empêcher. Elle avait beau essayer de résister, envisager ne serait-ce que d'effleurer le sol du pied droit lui était physiquement impossible. Mais ce qui la mettait hors d'elle plus que tout, c'était que ce type prenait tout ça pour un jeu. Il aurait pu leur ordonner de ne pas bouger, de retourner sagement à leur cellule ou de s'entre-tuer, mais c'était comme s'il ne pouvait pas s'empêcher de leur laisser une chance, sans doute pour mieux la leur ôter par la suite. Et bien il allait voir ce qu'il allait voir... S'il fallait sautiller jusqu'à lui pour lui ficher son poing dans la figure, et bien elle sautillerait. Ce n'était pas le ridicule qui lui faisait peur. Et le tout en musique, ce qui n'arrangeait en rien l'humeur du lieutenant de vaisseau, pour qui tout ça n'avait rien d'un spectacle. Notamment parce qu'elle était trop occupée à contenir la boule glacée qui s'était matérialisée au creux de son estomac quand elle sentit les vibrations caractéristiques du bâtiment : ce malade avait tiré des missiles ! Fort heureusement, pour l'inauguration, la flotte n'avait pas armé le Harrington avec du matériel lourd ; il s'agissait de coups de semonce destinés aux entraînement à tir réel. Les grands vaisseaux ne craignaient normalement pas grand chose, mais il en était autrement des plus petits, comme les VAP. A la pensée de Lexy aux commandes de son engin, prise pour cible, Amelia faillit basculer de la colère à la détresse. Elle opta finalement pour la rage.

Mais cette distraction suffit pour qu'ils se laissent prendre à revers. Matérialisée d'on ne sait où, une femme masquée avait assommé Roberts d'un coup de crosse, tandis que des ombres couraient sur les murs et que la silhouette grimaçante d'un chat de cauchemars dévoilait ses crocs. Par réflexe, Amelia avait appelé à elle l'énergie solaire emmagasinée, frappant les ombres de rayons de lumières, les deux éléments se mêlant dans une lutte sans merci, mais empreinte d'une certaine beauté dramatique. Malgré le combat frénétique, les rouages tournent dans l'esprit de l'officier, que cette démonstration ne laisse pas indifférente : elle ne connaît qu'une seule personne capable de manipuler les ombres ainsi, qui lui aura de plus parlé du chat, même si Amelia ne l'avait encore jamais vu invoqué avant aujourd'hui... Une petite voix en elle s'efforçait de lui faire croire qu'il s'agissait d'une coïncidence, d'une illusion, d'un coup monté elle ne savait comment, mais elle devait bien se rendre à l'évidence. Seulement, elle le fit juste un instant trop tard : pour se défendre, Sidney avait tiré, et le sang commençait à inonder la tenue de leur attaquante.

« Non! » s'écria-t-elle, se plaçant aussitôt entre Sidney et la blessée. Il n'y a plus de doute dans son esprit maintenant, d'autant que la femme masquée avait comme cessés son attaque dès qu'elle avait aperçu Amelia. Celle-ci baissa les main, qui cessèrent de luire lorsqu'elle désactiva son pouvoir. Elle s'avança alors vers son amie, son amie qui avait attaqué son vaisseau, ses hommes, son amie blessée. Sur le visage de Caine, la déception se bat avec l'inquiétude, ses yeux essayant de trouver le regard de l'autre derrière le masque : « Fawn ? »
Solaris
Sphère Militaire
avatar

Messages : 72
Etat Civil : en couple
Pouvoirs : absorbtion et projection d'énergie
Revenir en haut Aller en bas
Mer 12 Juil 2017 - 18:18
Le salon de l'innovation d’Édimbourg

Feat. Les autres





Maurice Pelletier


Tout à coup, Baldwin, l'homme de main en charge de la protection de Miss Hoffmeister, beugla dans son communicateur. La transmission arriva simultanément à tous les membres de l'équipe présents sur le canal du réseau Sicilien.

- Madame.... Débuta le Français aussi solennel qu'un prêtre.

Oui, je sais, Maurice. Depuis quelques secondes le visage de Strega était d'une pâleur mortelle. Stoppez la voiture.

Le véhicule des Lampeduza venait à peine de passer le cordon de sécurité mis en place par les autorités de la ville. Ils se trouvaient à moins de sept kilomètres du carnage. Ici aussi l'atmosphère était devenue fébrile. Les édimbourgeoise, qui avaient de la famille sur le lieu du drame, cherchaient à en savoir plus. Des débordements ne tarderaient pas à arriver quand l'information arriveraient aux oreilles des citoyens. La Geurre des Prodiges venait d'entamer une toute nouvelle bataille.

La Duchesse descendit de voiture, visiblement ralentit, pour se placer dans la direction du salon de l'innovation. Puis, elle demeura tel quel, statique et coi. Tandis qu'elle était physiquement présente dans la ruelle de soudshide, elle entamait un voyage astrale. Le monde lui apparaissait sous une forme différente. Composé uniquement de canaux d'énergie électrique. Elle retournait vers la zone de conflit pour assister à l'extinction de flux. L'énergie constituelle du don prodigieux créée par les ouragans était en souffrance. Un à un des faisceaux lumineux s'éteignaient.

Monsieur Pelletier avait arrêté le moteur. Il sortait pour venir se placer dans le dos de la dame. Une furtive observation de la Duchesse parue suffire pour lui indiquer la marche à suivre. Aussi et sans démontrer aucun souci particulier, le bras-droit de Strega se rendit à l'arrière pour ouvrir le coffre de la voiture. Il souleva un faux fond noir. Dans la cachette était rangée une mallette en bois d’ébène. Lentement et avec attention il la souleva pour l'amener à proximité de Madame Lampeduza.

L'Ambre. Brûlez-le.


Un parfum inconnu monta dans l'air. Ainsi, au beau milieu de la rue, qui était maintenant désertée par les passants, débuta un rituel. Il était extrêmement rare que Strega se permette d'opérer en dehors de ses habitations. Une certaine urgence à agir, saturait l'air de tension. Celle-ci pouvait excuser l'aspect rudimentaire du rituel. Il s'agissait d'un rituel ancien qui n'exigeait surtout que de la force primaire et de la connaissance.

Une vibration gutturale remonta de la gorge de la grande Sorcière. Les « voces magicae » regroupaient les sons dits « magiques ». C'étaient en fait des syllabes qui appartenaient à un langage que les Hommes avaient oublié. Celui qui faisait résonner les ondes du cosmos. Il n'y avait que de cette façon que deux sorciers pouvaient dépasser les contraintes de l'espace-temps et communiquer. Cependant Cnossos s'arrangeait pour que le caneau ne puisse fonctionner que dans une seule et unique direction.

* Sœurs, Frères, entendez-moi.*

La fréquence sur laquelle était diffusée le message se captait à condition d'y être initié. Les mots flottaient sur une onde qui n'était pas faite pour une oreille ordinaire. Ce n'était plus réellement des « mots ». Il fallait retranscrire ces aphones d'un autre âge. Ils se propageaient aussi vite qu'une bise estivale pour parcourir l'arche et ses environs. Au quatre coins de la ville, de l'île, puis plus loin de l'archipel, sorcières et sorciers purent entendre l' « Appel ». Dés l'instant où l'esprit d'un tiers captait l'onde, l'ancien sortilège le forçait à écouter jusqu'à la fin.

Un pareil rituel seul ne pouvait être exécuté que par un petit nombre de pratiquants. Ceux dont Strega voulait attirer l'attention.


Guilia & Malika


Marius & Misao


Lily-Viviane


* Sœurs, Frères, entendez mon appel. Une menace émerge. Sœurs. Frères ! Écoutez. Un Cabale exceptionnel se tiendra, à la nouvelle lune. Londres.*

La flamme fût brusquement soufflée. Le rituel terminé aussi vite qu'il avait commencé. La dame eu un infime tremblement musculaire. Le teint était blème. Aussi court que fût le message il réclamait de l'expéditeur la concentration et la force d'un sportif professionnel. Strega avait en plus décidé de ne pas restreindre la liste des « invités ». Elle marcha jusqu'à la portière de la voiture, le pas lent et lourd. La main qui tira sur la poignée arrière eu un spasme soudain. Le spasme s’amplifia pour remonter dans le bras, l'épaule.

- Madame ?

Cela ira Maurice. Ramenez-moi chez nous.


**
*


Dama Guilia

Au même instant, à l'autre bout de la Ville, une grande Dame Siicilienne se levait d'un seul homme, pour rejoindre son bureau. Un homme brun se tourna immédatement dans sa direction pour accrocher son regard. Guilia Lampeduza-Tomasi ordonna à son époux:

-" Envois tes hommes sur Soudshide. Maintenant. Et préviens mes frères. Nikolas risque d'avoir des ennuis. Dépéche-toi." Assena-t-elle tout en quittant la pièce.
Strega
Sphère Artistique
avatar

Messages : 258
Etat Civil : Mariée au Duc Lampeduza
Pouvoirs : Inibition du gène x chez autrui
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 13 Juil 2017 - 16:35
Percy jaugea son fils du regard, hésitant un instant à lui intimer de s'en aller avec les filles. Mais il renonça bien vite en voyant la conviction du jeune homme. Certes, il aurait pu lui dire que sa place était avec Any et Lou, qu'il ne pouvait risquer de les priver de père, mais ce n'était pas son rôle. Il n'avait aucun droit de dire quoi à faire à son fils, encore moins lorsqu'il s'agissait du sens de la famille. De toute façon, ses petites-filles seraient en sécurité avec Roan et un détachement d'agents, et Marta veillerait à leur bien-être. Leur grand-père se jura de faire en sorte que leur géniteur leur revienne quoi qu'il arrive. Et pour être honnête, il était fier de son fils, de l'homme qu'il était devenu malgré les épreuves : un homme prêt à tout pour aider son prochain, parce que c'était son devoir et non dans l'espoir d'une quelconque contrepartie.

« Très bien. » Il hocha la tête, avant de sourire aux filles ; il voulut leur adresser quelques mots d'encouragement, mais une esclandre sur le stand l'en empêcha. Un de ses agents trop zélés s'en était pris à Sigrid Andersson, sans doute accourue suite à l'appel général lancé à tous les opérateurs d'Arkadia. Percy pouvait comprendre que le stress et le désir d'assurer la sécurité de son patron et de sa famille puisse pousser l'homme à trop en faire, même si l'incident restait fâcheux ; mais avec Matthew et les filles dans les parages, les hommes et les femmes d'Arkadia ne pouvaient pas se permettre le moindre risque.

« L'agent Andersson est des nôtres. » Puis, à la policière : « Je suis désolé, la situation est pour le moins volatile... Merci d'être venue. Vous n'avez rien ? » fit-il écho à la question de son fils. « Quelle est la situation ? »

Il en avait pris connaissance dans le même temps, les rapports pleuvant sur le canal de communications d'Arkadia, mais il était tout aussi intéressé par le point de vue se Sigrid. Ce qu'il savait ne revenait pas à grand chose, ce qui n'était pas acceptable : des prodiges avaient visiblement perdu tout contrôle, s'attaquant aux gens autour d'eux sans discrimination. Ils avaient fait plusieurs victimes, avant de succomber eux-mêmes en utilisant leurs pouvoirs contre leur propre personne, à la manière d'une série d'attentats suicides. Ce qui n'avait aucun sens : pourquoi mettre fins à leurs jours ? Les prodiges n'avaient aucune raison de lancer un tel mouvement d'attaque, on aurait plutôt attendu une telle action venant des mouvements anti-prodiges... Et c'était eux qui avaient le plus à y gagner... S'ils étaient impliqués, Percy ne savait pas encore comment, mais il se donnerait les moyens de le découvrir. Du coin de l’œil, il s'assura du départ des fille, de Marta et de Roan ; le stoïque garde du corps improvisé nounou rassura les enfants de quelques mots brefs, mais plus délicats qu'il n'en avait l'habitude.

« Tu as toute l'équipe médicale du stand à disposition. » renseigna-t-il Matthew, ; dans le même temps, il s'adressait aussi à l'ensemble d'Arkadia via leur canal. « Il y a de quoi installer une infirmerie de fortune, et organiser un triage. Tous les blessés sont les bienvenus, de même que tous ceux dont nous pourrons assurer la protection. Y compris les spectateurs égarés, les enfants perdus, et tout ce qui y ressemble. Je veux un périmètre constant d'agents tout autour pour assurer la protection du stand, et les autres agents disponibles dans la foule, pour aider au mieux. Agent Andersson, je vous confie une équipe, faites ce que vous jugerez le mieux. L'agent Lockhart et Alexis Stone sont déjà à bord de l'aéronef, elles s'occuperont de ce qui se passe là-haut avec les renforts de la Sword Division. Leur but est de libérer le président et le lieutenant Caine, et de reprendre le contrôle. A nous de nous occuper de ce qui se passe au sol.»

Il fit signe à trois agents de terrain de rejoindre Sigrid ; on ne pouvait pas dire qu'elle avait de l'ancienneté dans la maison, mais en tant que membre des forces de l'ordre, elle disposait d'un entraînement en cas de situation de crise. Les autres agents aussi, mais c'était l'occasion pour elle de faire ses preuves, et de travailler avec ses nouveaux collègues. Puis il repassa sur le canal d'écoute : plusieurs forces étaient en jeu pour tenter de redresser la situation. Au sol, des prodiges costumés étaient apparus pour protéger les civils, ce dont il prit note afin de se renseigner plus tard ; pour leur ils apportaient leur aide, c'était tout ce qui comptait. Dans les airs, les barges d'assaut de la Sword Division étaient en route pour aborder le Harrington, qui avait tiré plusieurs missiles. Le détachement de sécurité du président avait lui aussi lancé un assaut, de même que plusieurs membres de la Potential Home dans des armures volantes qui ne manquèrent pas de piquer la curiosité du directeur. Un directeur qui ne pouvait plus faire grand chose, si ce n'était coordonner au mieux les efforts d'Arkadia pour les joindre avec tout ce petit monde ; ses équipes étaient en communication constante avec la PH et les forces présidentielles. Et puis il y avait Miranda et Alexis, qui avaient signalé qu'elles étaient arrivées à bord de l'aéronef ; Perceval leva les yeux, se sentant désagréablement impuissant à l'idée d'être ainsi cloué au sol. Il chassa vite ce sentiment ; il avait bien du monde à superviser, et chacun ferait sa part. Pour le reste, il faisait confiance à Miranda, et aux autres.

* * *

Miranda Lockhart n'était pas de très bonne humeur, ce qui n'avait finalement rien d'étonnant pour la raison suivante : elle était généralement de mauvaise humeur. Comme une sorte d'état par défaut qui lui permettait de mieux affronter le reste du monde : ce dernier était finalement plus facile à gérer quand on partait du principe qu'il avait de quoi nous mette en colère. Elle saisissait chaque situation à bras le corps, comme un nouveau problème à régler, et les rares moments de soulagement de sa vie mouvementée étaient d'autant plus précieux. Ce n'était pas aujourd'hui qu'elle allait en profiter en tout cas, et elle n'était pas vraiment surprise. Elle s'était attendu à ce qu'il se produise quelque chose lors de cette foire aux inventions parce qu'elle avait une foi inébranlable en la bonne vieille loi de Murphy, dont elle aurait pu faire sa religion.

Alors quand le Harrington avait été détourné, elle était déjà dans le bon état d'esprit pour partir à l'assaut. La venue en trombe d'Alexis Stone leur avait permis d'avoir une longueur d'avance sur les autres, la pilote les guidant sans tarder et sans heurts jusqu'à l'aéronef. Miranda n'ignorait pas que le nouveau commandant de ce dernier n'était autre que la compagne de Ace, ce qui lui donnait une raison toute personnelle de se lancer à l'abordage. C'était aussi bien : Miranda avait confiance en Stone, avec qui elle avait travaillé plusieurs fois sur le terrain. Elles connaissent toutes deux l'intérieur de l'engin ; elles avaient toutes deux étudié les plans d'Arkadia, et avaient eu l'occasion d'y faire plusieurs visites. Et si Lockhart espérait que son alliée ne laisserait pas ses émotions prendre le dessus, elle était heureuse de l'avoir à ses côtés pour une autre bonne raison : le don d'Alexis lui conférait une sorte de sixième sens, s'activant jusqu'à quelques fractions de seconde avant un danger. Elles avaient ainsi pu réagir à temps à une embuscade au détour d'une coursive, mettant hors de combat leurs adversaires. Elles les ligotèrent à un tuyau ; leur but n'était pas de massacrer tout le monde à bord, ne serait-ce que parce que des prisonniers seraient les bienvenus...

La musique qui se déversait dans les hauts-parleurs était un bruit de fond que Miranda trouvait presque à son goût ; à croire que fréquenter son patron lui avait donné à elle aussi un certain sens de l'appréciation narrative de circonstances... Les paroles du mégalo responsable de la crise étaient un bruit de fond bien plus agaçant ; s'il y avait une liste d'attente pour lui fracasser le visage, Miranda tenait à s'inscrire le plus rapidement possible. Elle prêta à peine attention à l'ordre idiot lancé par ce type, se demandant ce qu'il espérait accomplir...et eut la réponse lorsqu'elle entendit jurer Alexis derrière elle. Se retournant, elle vit que la pilote se tenait sur son pied gauche. Ah, l'ennemi avait donc un don de persuasion ; cela n'allait pas arranger les affaires des gens qui allaient monter à bord pour reprendre l'engin. Miranda se permit cependant un sourire mauvais : s'il s'attendait à ce que ça marche avec tout le monde, il allait être déçu. La blonde était totalement insensible au moindre pouvoir mental. Si cela s'avérait parfois problématique -elle ne pouvait pas être la cible de télépathie ou d'autre avertissements du genre, par exemple- la plupart du temps c'était avant tout un avantage. Et lorsque Resolve, la dirigeante de la Sword Division, serait à son tour à bord, elles seraient deux : la guerrière était dotée d'une volonté qui annulait ce genre de désagréments.

En parlant de Resolve, Miranda entendit dans son oreillette que les transports avaient été pris pour cible par des missiles, tirés depuis le pont. L'un des véhicules avait été touché ; fort heureusement, l'impact ne l'avait pas détruit, mais cela l'avait forcé à abandonner la poursuite et à se poser d'urgence. Restait celui de Resolve, qui gagnait du terrain et dont les défense lui avaient permis d'éliminer le missile qui l'avait pris pour cible. Visiblement, ce transport s'était arrangé pour se coordonné avec les forces présidentielles, afin qu'ils puissent agir ensemble une fois à bord. On parlait aussi des membres de la Potential Home qui s'étaient élancés vers le Harrington dans leurs armures; tant mieux, tout renfort serait bon à prendre. D'un signe de tête, Alexis fit comprendre à Miranda qu'elle pouvait continuer. Mi-sautillant, mi s'aidant des parois, elle reprit sa course sur un pied, signifiant que rien ne pourrait l'arrêter lorsqu'il s'agissait de retrouver Amelia Caine. Miranda resta en tête, un pistolet chargé de tranquillisant à la main. Inexorablement, les deux femmes se rapprochaient du pont...


PNJs - Miranda & Ace:
 


* * *

Ailleurs sur l'Arche, au restaurant d'Agrafena, les deux sœurs de Perceval suivaient le déroulement des opérations à distance, aussi bien via le canal d'informations d'Arkadia que les nouvelles télévisées qui filmaient le chaos en direct. Andrea passait de conversation en conversation, avec ses agents aussi bien qu'avec le gouvernement, dont elle faisait après tout aussi partie. Elle avait joint Amelia Clark, qu'elle savait sur place ; la femme faisait partie de sa division depuis peu mais était déjà devenue l'un de ses éléments les plus efficaces, et elle voulait s'assurer de sa sécurité. Et puis c'était toujours préférable d'avoir des yeux sur place... Puis, soudain, elle arrêta ce qu'elle était en train de faire, et elle échangea un regard avec sa sœur : toutes deux sorcières d'un certain talent, elles avaient perçu l'appel mystique. Allons bon, il ne manquait plus que ça...

Et elles ne furent pas les seules ; ailleurs, peut-être même pas sur l'Arche, mais sans doute guère loin, l'ancienne élève de Nikolas Cnossos l'avait également senti : Marisa Coulter, alias Carla Stonem, sourit dans l'ombre : voilà qui promettait d'être amusant...


PNJs - Baba Yaga, Gretel & Marisa:
 
Percy
Sphère Economique
avatar

Messages : 473
Etat Civil : veuf
Pouvoirs : mémoire parfaite - intelligence améliorée - résistance mentale - Immortalité


Thème: Everybody Wants To Rule The World - Lorde




"Chaos is found in greatest abundance wherever order is being sought. It always defeats order, because it is better organized." Terry Pratchett
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 13 Juil 2017 - 18:04

GEAR


Au salon, la situation était littéralement… un bordel sans nom. Surtout vu d’en-haut, où Gear pouvait distinctement voir la foule se bousculer. Heureusement, grâce à lui et d’autres âmes bien-intentionnées, le public était évacué vers la sortie ou vers des véhicules aériens. Ce qui n’empêcha pas des trouble-fêtes de profiter de l’occasion pour menacer des prodiges ou des stands. Là encore, le travail combiné de plusieurs personnes permit d’en neutraliser une bonne partie. Déposer ces individus tout à coup moins hargneux lorsqu’on les enlevait à plusieurs dizaines de mètres du sol pour les déposer sur des points en hauteur s’avéra être particulièrement amusant.

Toutefois, le sourire sur le visage d’Elias disparut à l’instant même où il vit un individu -le père d’un élève- s’approcher du stand de la PH. Son visage n’exprimait rien de dangereux, mais lorsque l’homme leva la main et faire fondre deux autres visiteurs, cela le prit un instant au dépourvu. Même en se déplaçant à toute vitesse pour parvenir à ses côtés, Elias ne parvint pas à l’empêcher de fondre, ainsi que d’autres personnes autour de lui.

"Tout le monde, éloignez-vous !" hurla-t-il en emportant plusieurs personnes avec lui pour les mettre à l’abri un peu plus loin.

Il observa les restes de McBraig se dissoudre dans la chaleur, trop choqué pour faire marcher son cerveau. Heureusement, l'ordinateur de l’armure continuait à analyser la foule. Des bips lui signalèrent alors que d'autres attaques avaient eu lieu sur d’autres personnes à travers la foule. Des prodiges, qui avaient actionné leur pouvoir pour semer la destruction autour d’eux. Les choses venaient définitivement de déraper.

"Accélérer l’évacuation. Je vais m’assurer qu’aucune personnes mal-intentionnées n’approchent trop près du stand." indiqua-t-il aux autres de la PH, avant de s’élever à nouveau dans les airs.

Heureusement, les élèves avaient déjà pu être évacués en grande partie. Ce qui ne l’empêcha pas d’observer avec un désarroi total les scènes d’horreur qui se déroulaient sous lui. Gearwheel tâcha cependant de reprendre ses esprits, afin d’agir au mieux. Ces événements avaient raviver le chaos, ainsi que la colère et l'énergie des anti-prodiges, qui reprenaient de plus belle leurs assauts. De manière plus incontrôlée et violente, cette fois. L’armure n’était, conformément à ses buts premiers, pas équipée d’armes. Seulement du matériel utile pour l’exploration, ainsi que quelques accessoires ajoutés pour la première démonstration. Rien d’offensif. Cependant, il avait à sa disposition une série de fléchettes enduites d’un puissant somnifère. En cas de rencontres avec un prédateur quelconque. L’armure en possédait une quinzaine de réserve, et Elias verrouilla alors plusieurs cibles, des personnes qui s’approchaient trop du stand de l’école et qui commençaient à former une petite foule dangereuse et animée.

Pour le reste, il avait également quelques fusées de détresse et feux d’artifices installés par Pyros. Il verrouilla de nouvelles cibles via l’écran devant ses yeux, et envoya finalement la sauce. Plusieurs projectiles s’éjectèrent hors de l’armure pour foncer vers leur cible désignée. Si cela ne suffisait pas, cela aurait au moins le mérite de signaler qui étaient les individus dangereux auprès des autres justiciers.

"J’espère que ça va sur l’aéronef." dit-il à travers le canal qui le reliait aux autres armures. "Parce qu’ici, c’est un foutoir sans nom…"


PYROS


"Ah, bonjour Sveda…" répondit le chimiste en voyant arriver la Rose, une expression à la fois gênée et intimidée, comme à chaque fois qu’il la croisait. L’espace d’un instant, le colosse retrouva sa timidité habituelle. Ce qui fut encore pire lorsqu’Ash arriva. Les deux partageaient beaucoup de points communs, entre le feu et les soucis de parents célibataires. Cela, et le petit faible que Pyros pouvait avoir envers la mécano.

Cependant, l’urgence de la situation le rattrapa bien vite, et il se ressaisit devant l’avancée de certains anti-prodiges de leur stand. Quand on les menaçait, il savait mettre sa réserve naturelle de côté, d’autant qu’il avait dans les mains de quoi en dissuader plus d’un d’approcher.

"Je crois… que tu ne seras pas de trop." Il désigna son lance-flamme en le levant dans la direction d’Ash, et essaya d’esquisser un sourire qui se voulait rassurant. "Tu pourras toujours dire que c’est moi. Je suis plus à ça près."

Ceci dit, il vit un homme s’avancer en leur hurlant des insultes. L’instant d’après, le lance-flamme fut allumé, forçant l’intrus à reculer. Mais cette victoire fut de courte durée. Sans qu’il comprenne pourquoi, la situation dégénéra d’un seul coup. Des cris se firent entendre un peu plus loin, et Pyros tourna la tête juste à temps pour voir plusieurs personnes fondre littéralement sur place. Dans la foule, d’autres émeutes montraient que des prodiges s’en étaient pris à la foule, sans raisons apparentes. Entendant l’ordre de Gear, Pyros rassembla ses esprits et acquiesça.

Il envoya deux fusées dans la direction d’une femme qui courrait vers eux, avec une détermination et une rage teintée de dégoût. Elle fut percutée de plein fouet par les engins pyrotechniques, et sembla neutralisée. Mais d’autres arrivaient, de manière totalement aléatoire. Gear était en train d’y remédier, et il leur fallait maintenant accélérer l’évacuation d’un maximum de gens.

"Sveda, Holli, vous croyez qu’on pourrait créer un mur de verre pour créer un couloir de sécurité vers les véhicules et autour du stand ?" demanda-t-il aux deux femmes. Sable plus feu étaient après tout nécessaires pour cela, et à trois, ils pouvaient y parvenir.

***


WISDOM


Message transmis dans les canaux de communication principaux du gouvernement et d’Arcadia :

"Ici la Potential Home. Pour tous nos alliés, nous avons un contact avec l’équipe envoyée sur l’aéronef. Ils se dirigent vers l’endroit probable où est retenu le président. D’autres personnes sont également à bord pour les aider, et les otages ont peut-être réussi à se libérer. Des combats sont apparemment déjà engagés contre les terroristes. Nous vous tenons au courant pour la suite. Terminé."
Dastan
Sphère Technique
avatar
Messages : 594
Etat Civil : Coquinou en couple
Pouvoirs : Maîtrise du temps



Don't waste your time or Time will waste you



Don't click... unless you wanna be blinded (a)

Revenir en haut Aller en bas
Jeu 13 Juil 2017 - 18:06
Je souris en retour à Ash, d’autant plus heureux de la voir dans son élément. Bien que sa réserve la défende d’accepter mes compliments, je vis bien que cela l’avait tout de même un peu touchée.

"Eh bien, j’aime beaucoup tes bidules. Et pour 99% de la population qui n’y connaît rien en mécanique, je peux t’assurer que cela n’a rien de simple." Je l’écoutais me parler de son train, fixant ce dernier avec un intérêt marqué. C’était une excellente idée, et un beau projet. Je ne doutais pas que beaucoup d’élèves à l’école seraient en admiration totale devant cette création, ce qui valait mieux que de nombreuses autres inventions à mes yeux. "Je vois, c’est astucieux. Tu me diras quand tu auras avancé dans ta création."

Je ris légèrement devant la grimace de la jeune femme. Toujours à se sous-estimer.

"Il n’y a pas que les armures dans la vie. Et je suis un horloger, je sais que c’est parfois les petits travaux qui demandent le plus de soin. Mais dans tous les cas, c’est une très bonne idée, cet atelier. Tu pourrais venir présenter ton train, et je peux t’assurer que tu auras un succès fou."

Je continuais à discuter avec elle quelques instants, avant que mon devoir ne m’appelle à nouveau vers notre stand. Ainsi qu’une suite d’événements complètement imprévus.

***


SPANNER


A peine à l’intérieur de l’aéronef, j’enclenchais une analyse infrarouge thermique, dévoilant la présence des plus proches êtres vivants. On voyait un peu en avant de nous deux silhouettes qui se précipitaient à travers les couloirs. En levant la tête et observant le reste de l’aéronef, je finis par trouver un autre groupe de personnes qui se déplaçaient, à l’autre bout du bâtiment. Le reste des otages, ou des terroristes, sans doute.

"J’ai sans doute repéré l’endroit où la plupart de ces terroristes se terre." déclara Spanner avant de m’envoyer la localisation. On pouvait y voir la chaleur corporelle de plusieurs personnes rassemblées au même endroit. J’acquiesçai, avant de passer à nouveau en vue normale, tout en gardant un petit écran infrarouge en haut de ma vision dans l’armure.

"On ferait mieux d’y aller."

Se déplacer dans ce labyrinthe ne fut pas des plus aisés, mais heureusement, l’armure nous permettait d’avancer à une vitesse beaucoup plus rapide que si nous étions à pied. Et puis, nous avions toujours la position thermique du groupe pour nous aider à nous diriger, comme une boussole. Nous étions bien avancés déjà, comblant notre retard et nos errances dans les couloirs grâce à notre rapidité, lorsqu’une annonce de lancement de missile, puis une musique s’enclencha dans les haut-parleurs du bâtiment. Surpris, je marquai un temps d’arrêt pour fixer Spanner avec une expression incrédule. Avant qu’une voix ne se fasse entendre, nous accueillant avec un enthousiasme déplacé, au vu de la situation.

"Quel abruti." maugréa Spanner, clairement de mauvaise humeur.

Les dernières paroles furent cependant bien mystérieuses, mais lorsque l’on tenta de marcher à nouveau, impossible de poser le pied droit à terre. Je manquais de perdre l’équilibre, me rattrapant de justesse contre le mur du couloir. J’entendis Spanner pousser un juron. Un prodige capable de nous intimer des ordres, voilà qui allait compliquer les choses… Ou nous forcer à faire autrement.

J’activais à nouveau les réacteurs de l’armure, à puissance minimum. Juste de quoi flotter à quelques centimètres du sol. Je fis un essai, et avançai prudemment. Au vu de la surface étroite dans laquelle nous nous trouvions, cela demandait beaucoup de concentration pour ne pas se cogner contre les murs au moindre mouvement. Mais au moins, cela nous permettait de nous déplacer sans utiliser nos jambes. Si nous avions dû marcher à cloche-pied avec ces armures… nous en serions encore là demain. D’autant que notre écran nous indiquait ici et là la présence d’explosifs le long du chemin.

Spanner m’imita, et nous reprîmes notre avancée, plus lentement qu’auparavant, mais le plus vite que possible dans ces couloirs étroits. L’annonce de Gear et de ce qui se passait au sol n’arrangea pas notre inquiétude, mais d’où nous étions, il était impossible de faire quoi que ce soit. Restait à espérer qu’ils sauraient gérer la situation… Une agitation dans l’écran thermique nous indiqua qu’il commençait à se passer des choses plus loin sur le pont. Le premier groupe avait rejoint l’endroit où se trouvaient les terroristes, et je pus deviner à y voir les mouvements qu’un combat avait lieu. Les otages, en déduis-je et je pressai Spanner pour avancer plus vite, malgré les risques de collision. Quelques expositions eurent également lieu lorsque l’on touchait par accident un détonateur. Mais l’armure était faite pour résister à plus violent comme choc, à l’inverse du sol ou des murs de l’aéronef.

On débarqua d’ailleurs avec une telle vitesse dans le couloir où se déroulait l’action que je percutai un terroriste de plein fouet, incapable de freiner à temps. L’écran devant mes yeux se mit alors à clignoter, et je reconnus au loin le visage d’Amelia. Sa lumière pouvait d’ailleurs difficilement se manquer, alors qu’elle semblait se battre contre des ombres. Don qui ne m’était pas étranger, à bien y réfléchir… Je n’eus cependant pas le loisir d’y réfléchir trop, alors que d’autres membres masqués du groupe terroriste s’approchait de nous. Je leur envoyais des fusées de détresse en pleine poitrine pour les neutraliser sans trop les blesser, tandis que Spanner y allait plus franchement, profitant de la force de l’armure pour en plaquer contre le mur ou au sol avec le bras ou la jambe.

Un coup de feu nous interrompit alors, et je me figeais pour observer plus loin. L’un des membres masqués était touché. J’entendis le cri d’Amelia, et me tournais vers Spanner, tout aussi surprise que moi.

"Fawn ?"

"Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a avec ma fille ?" demanda la voix d’Elias dans notre canal.
Dastan
Sphère Technique
avatar
Messages : 594
Etat Civil : Coquinou en couple
Pouvoirs : Maîtrise du temps



Don't waste your time or Time will waste you



Don't click... unless you wanna be blinded (a)

Revenir en haut Aller en bas
Page 4 sur 5Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Arche :: Édimbourg :: Southside :: Autres lieux-