Exposition universelle, salon des inventions [Scénario]

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Jeu 25 Mai 2017 - 22:09


Kevin prenait son rôle de gardien ou plutôt de chevalier très à coeur. Il avait manifestement un don avec les enfants car comme l'avait très bien remarqué la danseuse étoile ils se tenaient très sages.

Kevin reconnut aussitôt la voix qui l'interpella. C'est avec une extrême lenteur qui la chercha du regard. Un sourire lunaire se dessina aussitôt lorsqu'il découvrit que ses oreilles ne l'avaient pas trompé. Il était heureux comme un enfant découvrant les cadeaux cachés sous le sapin de Noel. Il avait de quoi pourtant d'être en colère après la danseuse car elle l'avait laissé dans l'inquiétude en ne répondant jamais à ses messages. Mais Kevin n'était pas ce genre d'homme revanchard et fier. L'important c'était de revoir son amie vivante et en bonne santé

- Je suis très heureux de te revoir Nikiya. Laissez moi te présenter Mademoiselle Rivers, l'institutrice de cette classe. En fait, nous sommes tous des chevaliers de la table ronde explorant ce nouveau monde étrange de sciences et de technologique. Madame et les enfants...

Kevin n'eut pas le temps de finir sa phrase car l’institutrice lui coupa la parole. Elle était également souriante. Son regard au bleu si profond exprimait une certaine admiration à l'égard de l'Etoile.

- Les enfants, laissez moi vous présenter la plus grande des Etoiles de l'opéra de tous les temps. C'est Madame Lotte V. Hoffmeister.


Les enfants exclamèrent en chœur un grand "wao" d'admiration et notamment les petites filles qui rêvaient de devenir de grandes danseuses.

- Kevin, vous nous aviez caché une telle connaissance

La jeune femme se surprit à ressentir une certaine jalouse, sentiment qu'elle n'avait jamais eu l'habitude d'éprouver. Elle se demanda quelle relation Kevin et Nikiya pouvaient avoir même si cela ne regardait pas normalement

- je suis en effet un grand passionné de danse. Je fais parti des rares chanceux à avoir eu Miss Lotte V. Hoffmeiste r comme professeur. D'ailleurs, la chance ne m'a pas abandonné car j'ai maintenant comme professeur Dimitri Kovoski, le Premier danseur du ballet de Mariinsky. Il est d'une extrême exigence. S'il pense me capable de devenir une étoile, j'ai bien peur de le décevoir. Au fait Nikiya, il cherchait à te joindre. Il est venu à Édimbourg, rien que pour toi, selon ses dires. C'est un professeur extraordinaire mais avec toi ça ne sera jamais pareil et égalé.

L'institutrice ne put s'empêcher de lâcher un soupir de soulagement en comprenant que les deux n'étaient que des amis, et apparemment pas plus.

Kevin s'approcha de la danseuse pour avoir plus d'intimité. Il l'aurait presque pris dans ses bras s'il n'y avait pas eu autant de monde et puis biensûr sa phobie du toucher... Les paroles qui vinrent furent chuchotées mais avec une intensité et une sincérité incroyables.

- Tu m'as manqué comme un oasis dans un désert. Je suis ton ami, tu sais que tu peux toujours compter sur moi.



Iron Will
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Sam 27 Mai 2017 - 10:32
L'humeur de Perceval ne peut que s'améliorer lorsqu'il aperçut Any et Lou qui se précipitaient vers lui. Elle se jetèrent dans ses bras à travers une attaque aussi coordonnée que redoutable, et même une Miranda amusée n'aurait sans doute pas su comment l'empêcher. Ravie, la victime se laissa faire avec plaisir, heureux de voir que la famille avait finalement choisi de venir. Il n'était pas encore très habitué à se faire appeler « papy », mais il espérait avoir le temps pour le faire, et puis rien ne valait la pratique ! Il n'était pas très sûr non plus de son rôle de grand-père, mais il avait décidé de s'y atteler le mieux possible. Il n'avait pas été un bon père pour Matthew, mais il ne laisserait jamais tomber ses petites-filles.

« Je suis très content de vous voir! » Puis, serrant la main de son fils : « Toi aussi. Et tu as bien fait de venir, vous serez toujours les bienvenus. Ravi de vous revoir, Marta. Je vous remercie une fois de plus de prendre soin de tout ce petit monde. »

De ce que Arkadia avait pu trouver sur elle, la fille au pair n'avait rien à se reprocher, faisait bien son travail, et s'entendait bien avec Matthew et les filles. Et malgré les derniers événements, elle était toujours à leur côté, ce qui en disait long. Rose savait apprécier la loyauté. Il hocha la tête à l'intention de Roan, qui se tenait légèrement à l'écart. Depuis que l'agent alpha avait déjoué la tentative d'enlèvement, il ne perdait plus les gamines de vue, toujours prêt à intervenir. Et Percy lui en était infiniment reconnaissant ; il se demandait aussi ce que l'homme taciturne pensait réellement de sa nouvelle mission, mais il ne s'en était pas plaint. Et comme savaient si bien le faire les enfants qui s'arrêtaient rarement aux apparences, Lou et Any semblaient l'avoir pris en affection.

« Et-ce que vous voulez voler, les filles ? » demanda-t-il aux gamines. Puis, à son fils : « Si votre père est d'accord, bien sûr. Nous avons un simulateur d'apesanteur sur le stand. Qui fonctionne avec une combinaison de vent et de gadgets utiles influençant la gravité. En gros, ça consiste à voleter dans une grande boîte en mousse. C'est sans danger, et nous fournissons casques et protections. »

Arkadia n'était d'ailleurs pas le seul stand qui proposait aux gens de voler d'une manière ou d'une autre. Décollant depuis celui de la Potential Home, James Novak emmenait dans les airs toute personne désireuse de tenter l'expérience, s'aidant d'un nouveau harnais développé par la House Mechanics. Le guérisseur était venu saluer Miranda tout à l'heure, en compagnie de la sœur de cette dernière, élève à l'école des prodiges. Il y avait de quoi s'amuser au salon, et Percy espérait sincèrement que l'expérience serait bonne pour Any et Lou ; elles avaient bien besoin de passer de bons moments, après ce qui était arrivé...

« Comment vont-elles, après ce qui s'est passé ? Et toi? » demanda-t-il à Matthew. Autant dire qu'il avait renforcé leur sécurité plus que jamais depuis ; mais il doutait que Marisa tente autre chose si vite. A vrai dire, il se demandait si cette première tentative n'avait été qu'un test, une manière de préparer le terrain pour le moment où elle agirait vraiment. Quoi qu'elle prépare, Percy serait là pour s'y opposer.

Ils furent interrompus par celle qui était probablement la personne que Perceval Rose avait le moins envie de voir au monde après Marisa; mais il ne pouvait s'offrir le luxe d'envoyer promener Nikolas Cnossos, ou quel que soit le nom qu'elle utilisait aujourd'hui. L'intérêt qu'elle porta à Matthew et aux petites n'échappa au directeur d'Arkadia, ce qui ne l'enchantait guère. Il se para dans une attitude parfaitement neutre, un sourire aux lèvres : « Duchesse. C'est étonnant, j'ai moi même entendu dire qu'elle ne nous gratifiera pas de sa présence. Peut-être est-elle retenue ailleurs, je sais qu'elle a bien des chats à fouettes. En Italie, par exemple. » Percy savait pertinemment qu'il n'était pas le seul à souffrir des agissement de Marisa. Cette dernière avait porté un grand coup à l'Ordre, et elle n'allait pas s'arrêter en si bon chemin. La Feuerbach Corp était également visée ; aucun des puissants n'était à l'abri de ses manigances. « Peut-être devrions-nous en parler, un de ces jours. »

La perspective ne le ravissait pas le moins du monde, mais face à un géant comme Mesa, il leur faudrait peut-être unir leurs forces. Cnossos, Feuerbach, Rose, d'autres peut-être... Ce qui était plus facile à dire qu'à faire : essayer de réunir tout ce petit monde, c'était un peu comme vouloir convaincre des chats de travailler ensemble. Mais ils n'auraient peut-être pas le choix, surtout s'ils voulaient agir avant qu'il ne soit trop tard... Quoi qu'il en soit, Lampeduza n'était pas venue seule : la présence de Lotte à ses côtés ne manqua pas de serrer le cœur de Percy. Il avait failli à la jeune femme ; mais elle avait fait son propre choix, et on ne pouvait indéfiniment protéger quelqu'un de soi-même. Il ne pouvait qu'espérer qu'il ne soit pas trop tard...

« Lotte. » la saluait Miranda en retour, mais le nom de son amie sonnait faux à ses oreilles, comme si elle ne pouvait l'associer vraiment à celle que l'étoile était en train de devenir. Le visage de la blonde avait beau être neutre, on avait l'impression que la température avait chuté de quelques degrés autour d'elle. « Pas plus que l'Ordre n'en a gérer ses petites affaires lorsque Mesa est concernée. » Puis elle se rapprocha, pour lui parler plus discrètement : « C'est quoi la prochaine étape, dis moi : tu as déjà commencer à faire ton marché, voir quelle pauvre fille aura la chance de t'accueillir avant que son esprit ne disparaisse? » Puis, s'écartant : « Si tu vois mon amie Lotte, transmets lui mes salutations. Celle qui était forte. » Enfin, laissant brièvement tomber le masque : « Et dis lui qu'elle me manque. Je n'ai pas encore abandonné. Je ne le ferai pas.» Elle redevint aussitôt la Miranda glaciale.

Puis elle suivit la danseuse du regard tandis qu'elle s'éclipsait dans la foule, n'espérant plus qu'une chose : qu'il ne soit pas trop tard.
Percy
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"Chaos is found in greatest abundance wherever order is being sought. It always defeats order, because it is better organized." Terry Pratchett
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Mar 30 Mai 2017 - 1:20
Fawn était arrivée aux aurores avec les équipes de la PH. Elle n’était certes plus des élèves, mais ses anciens professeurs lui avaient proposé de travailler avec eux sur l’un de leurs projets phares : les armures d’exploration. Ce à quoi, elle n’avait bien sûr pas pu résister, tant le challenge l’avait intriguée tel un chat devant un merle. C’était donc avec un bleu de travail sur le dos qu’elle déambulait entre les stands, poussant à bout de bras son matériel. Et elle remerciait intérieurement les têtes pensantes qui avaient inventé avant elle les hoverbox et en avaient diffusé les plans. Cela lui évitait bien des allers-retours, ou simplement des lombalgies.

Quoiqu’il en soit, elle ne tarda rapidement pas à avoir fini d’installer ce qui devait l’être ; ne manquait plus qu’à vérifier les réglages et ils seraient opérationnels. Elle s’autorisa donc une pause pour s’hydrater, écoutant d’une oreille les conversations autour d’elle. Une d’entre elle attitra particulièrement son attention. Ces masques à l’effigie d’une célébrité, distribués un peu partout sur la convention. Ils trouvaient ça ridicule pour certains. Et elle aurait été au combien d’accord avec Spanner si elle n’avait pas su leur but réel. En effet, si elle avait ignoré que tout cela allait servir à cacher un loup dans la bergerie, elle aurait comme bien des fois avec lui, tourner trois ou quatre fois ses yeux dans ses orbites à cette idée. Il fallait dire que cette célébrité n’était autre que son chef dans l’Organisation XIII. Et il n’était pas vraiment connu pour son sérieux. Heureusement, franchement, que Bookkepper et son père était là pour tenir la barque. Tout cela lui rappelait d’ailleurs qu’elle n’était pas là que pour l’exposition. Du moins, pas de manière traditionnelle. Car si elle était ici pour l’aéronef, elle n’allait pas se contenter de l’observer de loin comme la populace.

Malgré ce plan qui tournait dans sa tête et ses ombres sans chaines, il n’était cependant pas encore l’heure. Il lui restait encore un peu de temps pour profiter. Comme le reste de son équipe, d’ailleurs. Dont elle ne tarda pas à localiser un des membres. En même temps, comment rater un énergumène qui s’agitait comme un ver à bras spaghetti, le tout dans un cocon oh so shiny ? Elle n’avait pas eu besoin de le voir retirer son masque pour rouler des yeux. Quand elle disait que l’Organisation n’aurait pas survécu au rouleau compresseur « Babar », s’il avait été le seul à gérer la chose... Elle roulait donc des yeux quand on lui tapota sur l’épaule. C’était Gear, qui avait manqué de peu la douche à l’eau minérale.

Pourtant, l’optique de le rétamer à un concours de clé à molette lui paraissait plus attrayant. D’autant plus quand il se permettait de l’appeler Gamine. Cela avait le don de réveiller en elle des instincts sanglants. Et ajouter à son esprit compétitif, il ne lui fallut guère que quelques secondes pour accepter son défi. Relevant ses manches, elle le darda d’un petit :

▬ J’espère surtout que ton arthrite va pas trop te ralentir, le vieux !

Elle avait toujours aimé le taquiner, surtout sur son age avancé. Car malgré toutes les épreuves qu’elle avait traversées, il avait été son role model un jour. Elle lui avait d’ailleurs beaucoup ressemblé et c’était Amy qui en avait payé les frais, bien souvent. Et puis une part d’elle voulait quand même sacrément lui mettre la misère, à ce grand prétentieux. L’élève qui dépasserait le maitre en somme. Elle se mit donc en place derrière sa station de travail, rabaissant ses lunettes sur son nez. Il suffisait qu’il se place également pour que la compétition commence et Fawn l’invitait à s’exécuter, un sourire arrogant sur le visage.

Ce fut donc en plein affrontement que son amie les trouva. Une certaine Ellen qui vint les couper pour son plus grand bonheur.

▬ AHA, DANS LES DENTS VIEILLARD!

Oui, elle avait gagné. Bon, c’était un peu triché mais elle s’en fichait complètement, elle avait gagné ! Elle n’avait encore jamais gagné jusque-là. Pour autant, cette joie n’était pas destinée à perdurer, au vue de la bombe que venait de leur lâcher cette apparition divine. Ses mots, jamais elle n’aurait cru les entendre. Encore moins à cet instant. La seule info qui avait atteint son cerveau était « ta fille ». Et si elle aurait pu d’abord croire à une mauvaise plaisanterie, ne semblait pas être le cas à voir Elias. Hum… KEUWA ?! …Et il en plaisantait en plus.

Quand enfin il vint lui demander si elle avait une idée de qui pouvait être sa mère, son cerveau se mit complètement à griller.

▬ Vingt… Vingt-sept. fut la seule chose qu’elle pouvait articuler en réponse à sa dernière question.

Elle ne releva même pas le surnom. Sa voix éteinte précisait d’ailleurs que son cerveau tentait toujours de redémarrer ; mais il faisait plutôt des étincelles pour l’instant. Et celles-ci ne tarderaient pas à se transformer en flammes, si rien n’était fait. Elle avait toujours espérer que la raison de son adoption aurait été pour cause d’orphelinat. Car si elle adorait ses pères, elle avait toujours craint une autre réponse. Elle ne voulait pas être la cause de cet abandon. Pourtant, elle apprenait qu’en plus de l’avoir laisser sur le pas d’une porte, ce qui lui servait de génitrice n’avait même pas jugé bon de prévenir le donneur de spermes de son existence. Et lui qui semblait prendre cette information comme si on lui avait annoncé que fleuragent les rhododendroves. Et ce fichu cerveau qui refusait de refonctionner correctement, damnit. C’était vraiment pas le jour !

Les cloches retentirent.

Cela annonçait qu’elle ne disposait plus que de trente minutes pour rejoindre Arick près du Harrington. Il fallait qu’elle reprenne le contrôle car ombres commençait à grandir. Elle tenta de ramener sa respiration à un rythme plus normal, mais les questions la pressaient. Est-ce qu’il n’avait jamais su ? Est-ce qu’il l’aurait voulue ? Pourquoi l’avait-elle abandonnée comme ça? Et surtout, qui était-elle, p*tain ?! Tout un tas de question pressait contre son crane mais elle n’avait pas le temps pour ça maintenant, malheureusement. Arick, d’ailleurs, apparaissait déjà au loin.

▬ Je… On en reparle plus tard ; j’ai besoin d’air. lâcha-t-elle, toujours confus, lui mettant sa clé à molette dans les mains.
Cheshire
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Mer 31 Mai 2017 - 12:27
Ce qu'il y avait de fascinant avec la technologie des portails, c'est qu'on ne savait jamais vraiment où on allait s'arrêter. On savait qu'on allait quelque part, mais pouvait-on vraiment être sûr de la destination ? Mon travail consistait notamment à faire en sorte que tout le monde atteigne la destination prévue, de préférence avec tous ses membres intacts et les organes à la même place qu'ils les avaient laissés avant de partir. Une légende urbaine au sein de la corporation prétendait qu'un des sujets tests s'était retrouvé avec sa rate à la place d'un rein ; Cecil passait beaucoup de temps à rassurer les inquiets qu'il ne s'agissait que d'une histoire. Je n'y avais jamais prêté plus d'attention que cela ; mon rôle était de construire, et de le faire bien. J'étais stricte dans mon boulot, consciente que beaucoup de choses en dépendaient. Mais aucune n'était plus importante pour moi que le fait qu'il s'agissait de ton héritage, Hailey. Tu étais à l'origine de leur création, et je faisais de mon mieux pour suivre tes traces. Et Mesa n'allait certainement pas laisser tomber tout ça dans l'oubli, vu le succès de ce moyen de transport. Seulement, il n'y avait que toi pour réellement connaître leur secret ; tout ce que je pouvais faire, c'était entretenir la technologie, la développer, mais pas la recréer à partir de rien. Le lien que je possédais avec les portails était inexplicable, plus fort que tous les autres que je pouvais avoir un objet ou une création. Et j'étais persuadée qu'il s'y cachait le clef de ton retour.

J'étais trop occupée à bricoler les valve de matières pour réellement prêter attention à ce qui se passait sur le stand. Je n'étais pas là pour accueillir les curieux, même si j'étais toujours ravie de répondre aux questions. A quoi servait la science, si on ne pouvait pas la partager ? Mais Cecil prenait son rôle très au sérieux, et il avait tendance à stresser quand je parlais aux gens, des fois qu'il s'agisse d'espions industriels déterminés à m'arracher mes secrets. Ce qui ne les aurait pas vraiment avancé, vu que je n'aurais jamais vraiment été capable de leur expliquer quoi que ce soit. D'ailleurs, voilà qu'une femme se dirigeait vers le stand avec l'intensité de celle qui n'allait pas perdre en tergiversations. Elle avait un regard que Cecil connaissait bien, et qu'il avait l'habitude d'affronter en tant que représentant des relations publiques. Il l'accueillit avec un sourire :

« Bienvenue sur le stand de Mesa ! Madame...? Je peux vous assurer que toutes les normes de sécurité ont été respectées, à l'image de n'importe quelle autre présentation sur le salon. Mesa applique toujours le règlement à la lettre, et le bien-être de tous est notre principal objectif. Le nouveau portail est parfaitement sûr ! Vous laisseriez-vous tenter par un tour ? »

Mais ils furent interrompus lorsqu'un homme masqué percuta la femme de plein fouet, l'éclaboussant de sa boisson. Il se confondit en excuses, ou du moins en ce qui ressemblait à des excuses, tandis que Cecil observait la scène, un sourire figé sur les lèvres. Il ne savait pas comment réagir face à un tel imprévu, et il avait bondit pour éviter d'être atteint par le breuvage : il avait une tendance nerveuse à favoriser la propreté. Lorsqu'on considérait le métier qu'il faisait, c'était étonnant de voir qu'un homme aussi prompt à la nervosité et au stress pouvait être aussi doué dans sa partie. Peut-être parce qu'il savait ce que ça voulait dire le gérer ? J'étais bien contente de l'avoir pour ça, en tout cas.

« Yo dude ! » lançai-je à l'attention de Babar, car c'était ben lui qui se cachait...sous son propre masque ! Là où certains auraient trouvé ça étrange, je ne m'en formalisai pas. Et puis il fallait être prête à tout, avec Babar, ce qui le rendait tout de suite intéressant : au moins, on ne risquait pas de s'ennuyer. Je me laissai enlacer sans trop réagir, malgré tout un peu prise de court : je n'avais jamais été très tactile. Mais je lui rendis son sourire, sincèrement ravie de le voir.

« Cool, le coup des masques ! » Je portais toujours le mien, relevé sur le côté de ma tête. « Bien sûr qu'ils marchent ! Tu n'en as encore jamais pris ? Ça fait quelques années qu'ils sont en service, pourtant. Ce serait grave marrant pour la lune, j'avoue ! Le problème, c'est qu'il faut un portail à l'arrivée... T'aurais pas construit une fusée dans ton temps libre, des fois ? »

Une fusée : voilà qui serait quand même vachement cool !
Saturn
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Jeu 1 Juin 2017 - 0:18
Ash avait le nez sous son établi. Le visage écrasé sur le sol, sa main cherchait à tâtons, ou presque, l'écrou qu'elle avait fait tomber et qui jouait maintenant à cache-cache.

- Ah ah!

La métisse se redressa, triomphante, avant de remarquer qu'elle ne tenait à la main qu'un gravier. Moue boudeuse. Caillou l'Infâme fut jeté au loin, dans un mouvement de dépit dérisoire. Il y avait fort à parier qu'il allait atterrir sur la tête d'un des curieux, avide de voir ce que la fleur des fleurs des inventeurs de l'arche d'Edimbourg proposait au public cette année. Qu'importe, il était déjà sorti de l'esprit de la jeune femme, qui, fronçant le nez, récupéra sa pince coupante et se releva en s'étirant, des vis entre les lèvres.

Elle avait finit par se décider à le faire, ce Salon. Enterrer ses craintes et sa peur du ridicule, et faire le mieux de son statut de dilettante. Sur son petit bout de stand, quelques automates interagissaient. Le plus spectaculaire - et elle avait passé des nuit entière pour le finir à temps- c'était ce circuit pour locomotive, qui zigzaguait sur toute la longueur de la table, et incluait quelques loopings. Une rampe de décollage permettait même à la locomotive de prendre son envol sur une petite distance, avant d'atterrir de nouveau sur le circuit et de recommencer.

Holli fabriquait surtout des jouets. Parfois, elle amusait à se comparer au Père Noël. Kenny ne s'en était jamais plaint en tous cas. C'était finalement grâce à lui qu'elle s'était découvert un amour pour le bidouillage mécanique. Quand il était petit, elle n'avait pas vraiment de quoi lui payer des jouets, alors elle s'était mise à lui en fabriquer. Il y avait eu quelques ratés, comme un fier G.I. dont le circuit avait soudain décidé de griller à moitié, et s'était mis à marcher d'une manière saccadée, une de ses jambes faisant une rotation pas très ergonomique avant de se poser. La jeune maman l'avait rhabillé et maquillé : il s'agissait désormais de Johnny-la-Patte-Folle, un pirate à l'accent écossais très prononcé, et il était très vite devenu le favori du jeune garçon.

Celui-ci lui tenait par ailleurs compagnie. Il avait eu pitié d'elle, probablement. Mais pour l'heure, il avait l'air de s'ennuyer ferme, à moitié affalé sur le stand à regarder le train passer devant lui pour la 114ème fois. La métisse ébouriffa ses cheveux en bordel et resserra les manches de son bleu de travail autour de sa taille. Elle portait en effet un bleu qui avait vu des jours meilleurs et évité le lavage depuis un certain temps, dont le haut avait été délaissé, au profit d'un débardeur blanc qui contrastait avec sa peau halée.

Derrière le stand de présentation, Holli travaillait sur son prototype de rollers à propulseurs. Ça avançait plutôt doucement, et la jeune femme comptait tout à fait aller faire un tour avec le prototype sur le stand de la PH pour leur piquer leur équipement et demander quelques conseils pour régler son problème de batterie.

Ses yeux bruns regardèrent Kenny faire un signe à un garçon de son âge, qui l'encourageait à les rejoindre, lui et quelques autres.


- Tu sais, tu peux y aller, hein. Te sens pas obligé de rester pour moi.

Elle lui ébouriffa gentiment les cheveux, et le chassa doucement. Depuis quand c'était le rôle des enfants de renoncer au fun pour le bien-être de leurs parents? Et alors qu'il s'éloignait, en lui faisant un dernier signe, elle eut un sourire plein de tendresse. Son fils, c'était le meilleur, y'avait pas photo.

Elle retourna à son prototype, allumant une flamme de chalumeau au bout de son index.
Ash
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Dim 4 Juin 2017 - 11:18


-Hiii... ! Lou retint -in extremis- un cri de joie sur-aigue qui s'était, de fait, transformé en un petit couinement. Plaquant ses deux mains sur sa bouche comme pour retenir ce débordement d'enthousiasme passible d'un rappel à l'ordre, la fillette ne pouvait cependant s'empêcher de sautiller d'un pied sur l'autre sous excitation.

A la mention de la possibilité de voler, la plus jeune de la fraterie avait immédiatement cherché chez son père l'expression d'une approbation, n'importe laquelle.
Bien que restant muette, ses grands yeux pleins d'espoir semblaient répéter "Silteplait-silteplait-silteplaiiiiiit". La moue adorable de l'aventuriere en culotte courte avait cette particularité d'être prete à passer de la joie extrême à la déception la plus complète en quelques secondes selon la réponse qui serait fait.
Matthew connaissait bien cette moue et y avait fait face nombre de fois, en papa parfois inflexible. Si elle était à fendre le coeur, LohenX de avait de l'entraînement.

Pour sa part, Any s'était montrée moins démonstrative. Moins téméraire que sa cadette, elle semblait cependant afficher un visage plein d'espoir.

-Oh papa... Son ton suppliant laissait entendre que ce serait vraiment trop super génial s'il acceptait et qu'une occasion comme celle-ci ne se présentait pas tous les jours.

Matthew observait tour à tour ses filles lui servir des moues plus convaincantes les unes que les autres. Pendant ce temps, sa raison se disputait à son instinct paternel, connu pour être très -voir trop- protecteur. Mettre ses enfants dans une machine à voler lui semblait être une idée terriblement mauvaise et particulièrement dangereuse.
Le jeune père estimait clairement que toute situation dans lesquelles ses filles ne se trouvaient pas les deux pieds sur la terre ferme et/ou dans un rayon de proximité de dix mètres, étaient une situation potentiellement dangereuse qui avait la fâcheuse tendance de lui donner des sueurs froides.

Aussi, comprenons que l'idée générale n'enchantait guère le jeune père malgré tout le bon sens dont il pouvait faire preuve. Bon sens qui se matérialisait dans son esprit par une petite voix lui soufflant, pour une fois, de faire confiance à son géniteur.

-Si c'est sans risque, alors...

Il n'en avait pas fallut plus à Lou pour obtenir l'approbation qu'elle attendait. Elle trépigna de joie et regarda son grand-père avec cet air énergique de "C'estquandqu'oncommence ?!".

La patience des fillettes ne fut même pas mis à mal, puisque déjà, une employée de la firme se présentaient en les informant qu'elles allaient être préparées à l'expérience.
Pendant que l'appareil était paramétré, Any et Lou partageaient leur excitation en imaginant tout ce qu'elles allaient pouvoir faire dans le simulateur et déjà elles se laissaient des défis à base de "j'suis sûre que tu s'ras pas cap de".
À les entendre parler de pirouettes, de machins et de trucs, Matthew n'était soudainement plus tout à fait sûr de vouloir les laisser faire, mais puisqu'il ne reviendrait pas sur sa parole, il se rongerait les sangs en silence.

Percy sembla profiter de ce moment pour d'adresser à son fils et prendre de leurs nouvelles à tous. Tirant son fils de des angoisses paternelles, le jeune homme s'étonna d'une telle question, peu habitué à ce que quelqu'un d'autre que sa psy ne s'interroge à ce sujet. Il fallait croire que la tentative d'enlèvement de Marisa préoccupait Rose au delà des simples agissements tordus de son ex-femme. Pris au dépourvu, le jeune père n'avait pas pour habitude d'être très expansif sur sa famille

-Hum... Les lèvres légèrement pincées. Je crois que ça va, ça aurait pu être pire j'imagine, bien pire...

Il jeta un coup d'oeil à Marta qui s'était éloignée de quelques pas pour échanger ses idées avec les deux enfants et laisser un peu d'espace au père et au fils. Elle était celle qui partageait avec lui la complexité du quotidien d'un papa célibataire travaillant en horaires décalées, et elle connaissaient mieux que quiconque les problèmatiques de la petite famille, seulement, par pudeur, elles n'étaient jamais vraiment verbalisées.

-J'ai l'impression que Lou n'a pas saisi exactement ce qui c'était passé. Ajouta Matthew après une petite hésitation. Any, en revanche, a été plus secouée... Elle m'a plusieurs fois reparlé de Marisa et m'a redemandé si elles allaient vraiment devoir partir de la maison...

Matthew soupira légèrement, abaissant les épaules. Les enfants faisaient parfois des amalgames et les explications des adultes ne répondaient pas suffisamment à leurs angoisses.

-Je crois qu'après son séjour à l'hôpital, elle a du mal à se dire que son foyer, c'est chez nous, et qu'il n'y a pas de raison qu'elle en parte de nouveau...

Le fils de Rose se surprit lui-même de s'être confié avec autant de facilité. Il ne savait, pour l'instant, s'il le regrettait ou non. Partager avec son géniteur les angoisses de sa famille était une façon de l'inclure dans celle-ci et Matthew n'était pas encore persuadé que cela était une bonne idée.

Cette réflexion fut interrompue par l'arrivée sur le stand de deux femmes, visiblement accompagnées de leur garde du corps. A voir l'expression qui s'était au même moment glissée sur le visage de Perceval, cette rencontre ne l'enchantait guère. L'instinct de Matthew lui souffla que ce duo ne valait rien de bon et son impression fut rapidement confirmée lorsque l'une des femmes porta son attention sur ses filles et lui, avant de mentionner ouvertement celle derrière qui sa génitrice se cachait. Lohen n'aimait pas du tout cela.

D'une voix ferme, le père appela les demoiselles :

-Les filles ! Faisant signe à Any et Lou de venir près de lui -c'était encore là qu'il avait l'impression de pouvoir le mieux les protéger. Il leur prit une main à chacune avant de s'adresser à son père.

-Je crois qu'il est temps pour nous d'y aller... Affirma Lohen qui, avait probablement eu tord de penser que venir était une bonne idée.

S'il ne pouvait entendre l'échange entre l'agent Lockhart et l'une des femmes, la tension était palpable et la mine doucereuse de l'autre ne lui disait rien de bon. C'était irrationnel. Le père le savait, ses filles étaient plus en sécurité sur ce stand que nul par ailleurs, mais Matthew voulait surtout fuir ce qu'il avait voulu minimiser chez Perceval depuis leurs retrouvailles: son influence, ses fréquentations, ses ennemis...

Les gamines affichaient évidemment des mines déconfites.
Lohen
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Dim 4 Juin 2017 - 20:56



Lingbao & Riley



    Riley observait son frère avec une intensité nouvelle. Elle dévisageait ses traits sans rien laisser paraître d'une forme d’inquiétude. Il était toujours le même. Physiquement. Il avait même reprit un peu de poids, les marques de sa prise prolongée d'opium commençaient à disparaître. Il avait meilleur mine.
    Pourtant, son visage était plus fermé qu'à l'accoutumé, des traits plus durs. Son œil plus noir brillait d'une détermination et d'une force qui lui rappelait, non sans lui donner un frisson, feu Jao Wang.

    Je lui en parlerais. Quand ce sera le bon moment. Pour l'instant laisse moi régler le souci.

    Lingbao et Riley remontèrent l'une des artères principales à contre-courant, là où la foule était moins compacte. Un confort qui permettait à Kim de ménager sa sœur agoraphobe et de discuter avec elle plus librement. Ils passèrent dans un carré, plus calme, qui exposait des auto-entrepreneurs indépendants.
    Les garde du corps de l'Asiatique demeurèrent à la frontière de la zone, discrets et respectueux. Kim avait donné des ordres concernant sa sécurité. Il cherchait surtout à manipuler ses ennemis en leur faisant penser qu'il s’inquiétait.

    Il faut que je passe au stand de la Feuerbach corporation. Ça ne prendra pas longtemps.

    Riley ne répondit pourtant rien. Elle garda pour elle ses remarques sur ce changement. Sa main dans celle de son frère, il la guidait à travers la foule. Seulement, elle remarquait également la dureté de son ton, de ses gestes, son autorité, qu'il exerçait autour de lui, sur les autres, sur ces hommes qui l'accompagnaient, sur elle, sans qu'il ne s'en rende compte. L'assurance s'était irrémédiablement transformée en une forme d'ascendance sur son entourage.

    Encore un fois, Ava ne lui en fit pas la remarque. Elle ne voulait pas le blesser. Elle l'avait toujours vu comme ce grand frère protecteur, maintenant qu'il jouait ce rôle plus que jamais, elle n'allait pas lui en vouloir.

    - Pourquoi tu veux passer là bas ? Demanda-t-elle un peu intriguée.

    J'ai quelqu'un à voir. Se contenta-t-il de lui répondre. Il n'avait pas encore parlé de son accord avec l'homme d'affaire allemand. Il n'y tenait toujours pas.

    Riley sourit en levant les yeux aux ciel. Elle n'était pas du genre à prendre ombrage. Ou du moins à le montrer, elle était heureuse d'être là, rien ne changerait cela.

    - Génial, c'est précis.

    Je t'en parlerais Ava. Quand tu auras terminé ton traitement pensa-t-il en lui-même.

    - Okay okay... Elle n'insista pas.

    Le logo de la société de Verstand fini par se deviner sur leur droite. Kim attrapa la main de sa sœur pour l'entraîner en douceur entre les visiteurs. Il la tenait avec une fermeté protectrice. Peut-être n'avait-il pas encore compris qu'Ava changeait. Elle reprenait confiance en elle et réglait ses comptes avec ses angoisses. A l'inverse, son grand frère se contentait de les renier.

    Attend. Kim ralentissait assez abruptement le pas. Ses yeux noirs suivaient les pas d'une jeune femme... Une danseuse. Lotte semblait belle et bien se diriger vers le stand de son frère. Surtout, Ava, n'écoute pas ce que va dire cette fille. Et l'Asiatique les amena où il avait prévu d'aller.

    Lorsque son frère s'arrêta, la jeune immortelle chercha l'objet de cette hésitation. Elle reconnu la fameuse danseuse et la mise en garde de son aîné la laissa perplexe :

    -De quoi as-tu peur ? Demanda-t-elle peut être un peu maladroitement.

    Elle cherche à me faire du mal. Pour ça, elle ferait n'importe quoi. Je veux seulement que tu en sois consciente.

    Alors, la fille aux cheveux blanc hocha doucement du chef. Le stand de la corporation allemande avait de quoi impressionner. Riley haussa un sourcil devant cet étalage de technologie.

    A leur arrivée une hôtesse proposa à l'Asiatique et sa sœur de les suivre. A croire qu'ils étaient attendus. Les deux prodiges furent conduit dans l'espace VIP du stand. Ou se trouvait un peu groupe de personnes sirotant loin de la foule, un verre de champagne.
    L'Allemand se trouvait en compagnie d'un bel Italien, tandis que l'étoile était introduite à leurs côtés.

    Lingbao s'attarda devant ce tableau digne des peintres de la Renaissance. Son regard sombre se posait d'une silhouette à une autre, il identifia rapidement l'amant de Feuerbach. Quant à sa jeune sœur, il lui était impossible de l'ignorer tellement les enseignements de la vieille Cnossos avaient d'or et déjà imprégné son aura naturelle.



**



« Ah ? » Tohum cherchait à comprendre le sens de la remarque de l'ancien directeur.

La suite l'éclairait rapidement sur la teneur de la conversation en cours. Kent abstenue d'intervenir. Elle observait ces hypothétiques parents avec la bienveillance que nous lui connaissons. A partir du moment où l'on vivait vieux, avec plusieurs vies, et un goût prononcé pour la liberté, le concept de famille prenait un tout autre essor. Ce n'était pas tous les jours évident à assumer. La preuve!

La fuite de la jeune protégée de Strega ne surprend personne. Enfin, techniquement l'une de ses protégées. La demoiselle quittait le stand sans demander son reste. Son empressement à partir alluma une petite lueur de curiosité dans les yeux clairs de la rose. Une telle réaction pouvait laisser à penser qu'il y avait là un fond de vérité. Je me réjouie de l'heure où celle-ci éclatera au grand jour !

La nomade se retourna pour apercevoir la silhouette de Fawn. L'impression qu'elle avait déjà croisée cette jeune fille quelque part persistait. Comme rien ne lui revenait précisément Sveda se concentra de nouveau sur le mécanicien. Il n'avait pas l'air plus affecté que cela par la potentialité d'une paternité de plus. Mais, il ne fallait pas toujours ce fier à son impression avec Gear.

« Hum. » Fût la seule remarque qui lui vint en premier lieu. Les femmes avaient un avantage dans ce genre d'affaire. Il était plus difficile d'oublier un accouchement, qu'un moment de plaisir. « Tu veux en parler ? » Lui demanda la blonde, en se rapprochant de ce vieux complice avec sollicitude.

Tous les deux avaient un long passé ensemble. Pendant les premières années à la tête de la PH leur relation avait même faillie évoluer vers plus d’intimité. Ils étaient restés proches. Et Sveda était une femme très loyale. Ce ne serait pas la première fois qu'elle aurait ce type de conversation avec un "Élias"! Gear et le Viking avaient d'étonnants points communs. Tohum s'en était déjà fait la réflexion quelques années plus tôt. Elle se demandait si le prénom y était pour quelque-chose !

« Tu crois que Wisdom va se montrer ? » Il n'était pas le seul que Tohum espérait croiser dans ce salon. Perceval Rose était sur la liste. Le jeune Kevin n'était pas loin derrière non plus. Et rappelons-le, Kent voulait faire vite. Samuel lui manquait déjà... beaucoup.» Et alors comment sont les Richards en cours ?»

Doucement, une impression de malaise s'emparait de la Fille du Désert. L'accès à ses sens élémentaires se retrouvait coupé... comme si quelqu'un avait éteint le flux. Un indicateur qui était de mauvaise augure. Là, vous me suivez ? Allez quoi, il fallait bien que ça arrive tôt ou tard !

« Non...» Et si...

Tohum
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Dim 4 Juin 2017 - 21:00
Le salon de l'innovation d’Édimbourg

Feat. Les autres


La pique du directeur d'Arkadia fusa entre les deux prodiges. Cependant, la femme conserva une mine neutre. Elle était trop exercée au faux-semblant pour se faire dérouter aussi facilement. Pour atteindre cette femme, il eu fallu connaître ses faiblesses, si peu nombreuses, et si bien cachées. Car pareil au plus grands assassins de l'Histoire Strega avait abandonné son âme dans un endroit fermé à clef. La réponse ne tarda pas et fût implacable :

Si vous aviez su la contenir à Singapour nous n'aurions pas tant à nous en préoccuper. Une référence implicite était divulguée par ces mots.

Madame ne semblait pas inquiète de dévoiler sa connaissance des événements. Il y avait là un moyen très simple de rappeler à cet adversaire qu'il était impossible de lui dissimuler des faits. Strega avait su construire et déployer son réseau pendant que les civilisations naissaient et mourraient. A chaque nouvelle génération, des femmes grandissaient pour servir l'Ordre, pour servir Cnossos. Ces individues étaient infiltrées dans toutes les strates de la société, sur chaque arche.

N'attendez pas trop.

Le bref échange entre les jeunes femmes fut suivi avec attention. Nikolas avait identifié le bras-droit de l'immortel. Cette femme était Miranda Lockart, et elle faisait partie de la dernière liste. Seulement, la demoiselle n'avait pas donné suite après la réunion. Un sourire sans aucune douceur s'afficha sur les traits de la Duchesse quand elle s'adressa à la combattante.

Surtout, gardez-vous de l'attirer vers le bas. Tandis que Nikiya était déjà loin.

La remarque du jeune médecin attira alors le regard de la Sorcière. Celle-ci prit le temps de considérer l'aspect général du père de famille. A mesure de cette inspection visuelle, l'expression générale de la noble dame se modifia subrepticement. Une force invisible allait de l'une vers l'autre. Son être de chair captait les ondes magnétiques dégagées par le corps de ce prodige. Elle les interceptait pour les bloquer aussi aisément qu'elle aurait prit une inspiration.

Voyons, profitez de votre père jeune homme. Disant cela, la belle et sombre intrigante donna le signal du départ à Monsieur Pelletier. Pendant que la Duchesse faisait volte-face un mouvement périphérique retenue son regard. Ainsi nous sommes à égalité. Rétorqua-t-elle sans approfondir, tout en regardant Head approcher.

En effet une femme arrivait à cet instant à l'entrée du stand. Brune, la quarantaine, avec un pas souple, elle dégageait une énergie, nourrie de passions tuent et d'autant plus enracinée dans l'âme. Nikolas étudia Clark un instant et sans un mot se retira pour continuer ses manigances. Elle marchait pendant plusieurs minutes pour se rendre chez un autre exposant de taille. Il s'agissait d'une véritable institution ici à Edembourg.

Plus Strega se rapprochait des membres de la Potentiel Home et plus son magnétisme se déchargeait. Elle eu une expression d'étonnement lorsqu'une elle posa un pied sur le seuil. Un sourire d'une cruauté jouissive lui retira alors toute son humanité. L'émotion pure s’atténua à mesure que revenait en mémoire de la vengeresse la voix de l'un de ses partenaires de travail.

Quel dommage que j'ai encore besoin de Wairua. Ironisa Lampeduza avec fiel.
Strega
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Dim 4 Juin 2017 - 21:08
Innovation Fair









-
Clark... Informa t-elle le communiquant sans ciller.

Mesa Corporation avait ce nom dans leurs fichiers. Officiellement. Probablement officieusement également, depuis Singapour. La chasse au Coursier des ombres n'était pas -encore- terminée. L'équipe était dispersée. Mais, les agents étaient actifs. Elles attendaient les ordres de Perceval Rose, pour agir. Et avoir une deuxième chance de réussite.
Head était seulement un peu plus... entêtée que ses consœurs. Elle comptait bien profiter de son statue au C.S.N. pour compliquer la vie de cette énorme machinerie. Tout effort donnait tôt ou tard des résultats. Clark s'atrégnait donc à une patience d'or. Se préparant chaque jour pour la prochaine bataille.

Chambardement. Incident. Diplomatique même. Le coupable fit profusion de manières et d'excuses. L'humeur d'Amélia ne s'en trouva pas immédiatement apaisée. Sanguine, comme une fille de la terre. L'exercice conscient de contrôle sur elle-même. La pondérance. C'est vrai tout cela lui faisait parfois défaut.

-
Vous ne pouvez pas faire plus attention à ceux qui vous entoure !

Rapide. Vive. Amélia recula en évaluant les dégâts.
Le sucre de la boisson formait des taches blanches sur la veste. Le chemisier était bon pour un passage chez le teinturier. L'eau des glaçons faisaient transparaître la peau sous le tissu. La jupe n'était pas mieux.

-
Fantastique ! Lâcha-t-elle entre ses dents.

Le responsable montra patte blanche. Il montra aussi son visage. L'original de tous ces masques débiles. Une opération de communication peu efficace. Selon Clark une excentricité peu recommandée.
La ville accueillait des millions de visiteurs. Autant dire qu'elle était LA cible du moment.

-
Qu'est-ce que... Clark baissa les yeux sur le paquet de biscuit.

Manque total de considération véritable. Une désinvolture irrespectueuse. Autant de mauvais points pour ce pitre exubérant.
Head le regarda s'élancer vers la technicienne. Une idée se forma dans son esprit. Eclair de génis.

-
Bonne journée. Doucereuse, crocs rentrés, pour l'instant.

N'ayant d'autre choix Head consulta le plan numérique. Trouver la boutique au plus vite. Elle calcula la trajectoire la plus rapide et se mis en route.
L'Américaine espérait secrètement trouver une défaillance dans l'équipement de l'enseigne. De quoi, enseigner au malotru la politesse.
Une fois sur place, elle sélectionna une tenue conforme à son style et alla se changer. Le lèche-vitrines n'était pas de ses activités personnelles. Ce qui était d'autant plus agaçant d'en faire sur un salon aussi imposant. Réglant l'affaire en un quart d'heure Head n'en oublia pas de noter le numéro de siret de l'entreprise.

Retard léger. Néanmoins ennuyeux pour le programme de la femme. Reporter sa visite à un petit exploitant, sembla le plus sage. Avant tout, Head avait une personne à voir en particulier.
L'espace dédié à Arkadia était l'un des plus important. Facile à trouver. Il l'était moins à rejoindre. La masse humaine grandissait à vue d’œil. Clark zigzagua entre les groupes de visiteurs. Elle exerçait de petites pressions corporelles pour imposer son passage.
Enfin une éclaircie.

Rencontre inattendue avec une femme du monde. Madame Lampeduza était connue pour baigner dans une affaire d'usurpation d’identité. Les médias s'en regorgeaient. Salissant tout. De vrais charognards. Amélia les avaient particulièrement en horreur, depuis son divorce. Leur traitement médiatique avait été ignoble. Le passé fût écarté aussi vite.
Elle salua poliment la Sicilienne. Ni le lieu, ni l'heure ne se prêtaient à plus. Les affaires en cours devraient attendre. Ce que la noble avait comprit puisqu'elle partait. Cette apparition rappelait néanmoins à Clark que certains comptes attendaient d'être rendus. L'Ordre n'avait plus fait parti des priorités. Il lui faudrait faire le point au sujet de celui-ci. Plus tard.

Un autre visage connu perturba l'Américaine.

-
Monsieur …. Bonjour. J'ai été votre patiente à l’hôpital général. Comment allez-vous ? Tous les docteurs n'auraient pas le droit à cette considération. Mais lui avait été humain. Dans un moment où Amélia en avait -vraiment- besoin. Je n'ai jamais eu l'occasion de vous remercier, pour votre gentillesse ce jour-là. Merci.

Puis les saphirs se mirent à briller. Lumière de l'enfance. Par ces deux adorables créatures juvéniles.

Ceux sont vos filles ? Trésors de vie. Motif de résistance.
Head
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Lun 5 Juin 2017 - 13:37
Les paroles de Miranda résonnaient encore dans l'esprit de la danseuse. Des mots qui avaient su la mettre dans une humeur noire. Elle ne comprenait rien. Pas plus que les autre. Fulminant intérieurement, Lotte en voulait à son amie pour ses remarques et son étroitesse d'esprit. Elle se trompait. Lourdement. Sur son compte et ses aspirations.
La mâchoire serrée, elle fendait la foule de ce pas décidé, déterminée à leur prouver qu'ils avaient tord. Tord de s'inquiéter pour elle, tord de penser qu'elle avait été incapable de choisir la ''bonne'' voie.

Suivit de près par l'homme de la duchesse, elle repoussa cependant quelques temps son objectif tandis qu'elle croisait le jeune homme de sa connaissance et s'arrêtait pour le saluer.

L'opinion de la ballerine au sujet de Kevin Scoltly était mitigée. La douceur de son caractère, cette droiture inflexible, son comportement protecteur et ses manières de chevalier servant lui laissait un goût amer dans la bouche. Une conduite exemplaire qui ne lui vaudrait que des ennuis. Comme si, incarner la gentillesse et défendre les valeurs du bien vouait ceux qui s'y appliquait à être les premières cibles ou victimes de cette société sans pitié, avide et violente. Un monde où il fallait manger ou être mangé.
En cela, il y avait quelque chose dans la naïveté du jeune homme qui l'agaçait profondément. Comme si son optimisme candide sur la nature de l'homme la renvoyait à ses propres désillusions.

-Miss Rivers...

Lotte salua la jeune femme avec cette moue du chat qui observe la sourit. Un petit sourire en coin illuminait ses lèvres purpurines. Allez savoir ce qui lui passait par la tête à cet instant... Elle haussa imperceptiblement un sourcil lorsque l'institutrice la présenta à sa classe, la description était un peu pompeuse, mais elle garda pour elle toute force de remarque et se contenta de servir un petit sourire forcé à cette flopée de bambins bien sages qui la regardaient avec des grands yeux ahuris.

-Hum... Ainsi, l'enfant terrible est a Édimbourg, hein? Nikiya était pensive, tandis que le jeune homme lui apprenait que le danseur russe lui donnait à présent des cours.

Elle n'avait jamais eu l'occasion de rencontrer Dimitri Kovoski mais l'avait vu danser à de nombreuses reprises. De plus, sa réputation sulfureuse n'était plus à faire. Le fait qu'il s'intéressait à Kevin ne pouvait être une coïncidence, si ?

-Pour moi? Elle eut un petit sourire carnassier qui marquait assez efficacement sa surprise. Et bien, dis-lui que je serais ravie de le rencontrer, puisqu'il s'est donné cette peine...

Lorsqu'Iron Will lui murmura quelques mots à son oreille, l'étoile sourit.

-Rassure-toi, je suis de retour. Dans ces mots sonnait une note étrange. Comme une promesse. Ou un avertissement. Et il se pourrait que je remonte sur scène bientôt. Je te ferais parvenir deux places, je suis sûre que miss Rivers sera enchantée que tu l'emmènes au ballet.

Lançant un petit clin d’œil entendu à la maîtresse d'école, elle ajouta :

-Vous êtes véritablement charmante, la complimenta-t-elle avec un petit sourire chargé de sous-entendu. La blondinette était tout à fait au goût de Nikiya, qui ne se serait pas privé d'en faire son quatre heure.

-Je me serais attardée avec plaisir, mais j'ai des affaires urgentes à régler. Profitez-bien du salon... et prenez garde à vous. Dans un dernier sourire étrange, la ballerine s’éclipsa sans plus d'explications.

Le sourire sur ses lèvres avait disparu. Devant elle se dessinait le pavillon de la Feuerbach Corp.
Nikiya
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Lun 5 Juin 2017 - 16:20


Salon des Inventions

Lieu :

Salon des inventions - Pavillon de la Feuerbach Corp.

Date de l'événement :

Juin 2017

Participants :

Scénario

Précédemment :

Une offre

A suivre :

The Deal | Part 3





-Qu'est-ce qui te préoccupe ?

La voix de son amant tira le génie de ses sombres pensées. Il tourna son visage vers l'italien qui avait glissé sa main dans la sienne.
A l'arrière de la limousine qui les conduisaient au Salon des Inventions, Alexander avait dans le regard cette lueur étrange, sombre et indéchiffrable. Une très fine ride s'était creusée entre ses sourcils, signe à peine perceptible de sa contrariété et qui, toujours, lui donnait quelques années de plus.
À la question, le milliardaire resta parfaitement silencieux.

-Le temps est magnifique, tu as passé ces derniers mois à travailler d’arrache-pied pour que tout soit parfait et toi comme moi savons que cela le sera...

Arturo serra un peu plus sa main dans celle de l'industriel pour lui signifier son soutient. En dépit de ses tentatives pour détendre l'atmosphère lourde qui régnait dans le véhicule, le méditerranéen savait de quoi il en retournait réellement.

Ce qui préoccupait notre protagoniste n'était pas le salon, ni même l'organisation ou les moyens colossaux qui avait été mis en œuvre pour faire rayonner le stand de la Corporation. Non, le résultat serait à la hauteur des attentes, Alexander y avait soigneusement veillé. Supervisant les moindres détails, le salon serait une réussite pour la firme. Le génie n'avait pas de doute à ce sujet. Vitrine parfaite, signatures de contrats en perspective, rencontres investisseurs potentiels...
Son obsession était ailleurs.
Serrant à son tour la main de son amant dans la sienne, Alexander sortit de la voiture sans avoir décroché le moindre mot.

L'homme d'affaire s'était directement rendu sur le stand de la Feuerbach Corp., peu avant l'ouverture du salon et que la foule n'emplisse les allées, n'encombre les stands. Il n'avait d'ailleurs aucune intention de s'attarder une fois les dernières directives données. Il lui faudrait cependant accueillir en personnes quelques personnalités. Et peut-être même supporter quelques visites inopportunes.
Dans l'espace VIP du pavillon allemand, le génie saluait sans effusion quelques investisseurs étrangers lorsque la silhouette longiligne de sa cadette fit son apparition. Une hôtesse avait eu pour instruction de la diriger directement dans l'espace réservée et c'est avec ce petit sourire de mépris qu'elle se présenta à lui. Glacial comme la pierre, Verstand la salua sa sœur avec une neutralité coutumière.

-Lotte.

-Alexander.

Ils se dévisagèrent mutuellement pendant une longue secondes. Le génie savait parfaitement ce que sa sœur attendait de lui, il resta néanmoins parfaitement silencieux. Elle en viendrait au fait elle-même.
D'un coup d’œil méthodique et froid, il avait sondé la jeune femme pour remarqué que son état c'était considérablement amélioré. Elle semblait rayonnante et son physique prouvait qu'elle n'avait pas arrêté la danse, elle semblait même dans une forme rarement atteinte.
Les quelques paroles qu'ils échangèrent ensuite étaient pragmatiques, dénuées de politesse. Une nécessité désagréable.
D'un œil acéré, l'industriel observa Wang arriver à son tour sur le stand. Il fut introduit à leurs côté.



Kim Wang se déplaça sensiblement pour protéger sa sœur de sa présence. Tout comme les personnes présentes dans le carré, il ressent la tension dans la fratrie. Avec une ironie morbide il songea que c'était l'un des choses qui l'avait rapproché de la ballerine. 

-Alexander... Le ton était neutre quoique respectueux. J'ai à vous parler. A propos de l'aéroport. 

Nikiya serra la mâchoire. Elle reconnaissait la voix dans son dos et entre ses dents serrées elle murmura :

-Wang... Elle jeta un regard glacial à son aîné. Un regard empli de haine, comme s'il avait commis une trahison de plus. 

Doucement, très doucement, elle se retourna vers le fils du Samouraï. Le dévisageant des pieds à la tête, elle cracha son mépris avec un sourire mesquin : 

- Tu aurais mieux fait de rester à Pékin. Jetant un coup d’œil par dessus l'épaule du chinois, elle aperçut la jeune sœur de laquelle elle s'approcha sensiblement : 

-Tu dois être Riley... Prenant son doux visage entre ses doigts elle glissa son regard d'ambre dans le sien. 

Lingbao se tendit automatiquement. Un rictus menaçant se dessina sur sa bouche. Tous ses instincts lui indiquaient que cette enchanteresse était dangereuse pour sa sœur. Ce danger surpassait de loin toute l’ambiguïté de leur relation. Il s'avança encore d'un pas pour imposer sa présence entre les deux femmes et encourager Lotte à rester sage. 

-Sa mère tout craché. Mais les yeux d'acier de son père...

-Serpent... 

Nikiya lâcha finalement sa prise avec une petite moue de dégoût :

-Fuis. Loin. Très loin. Fuis leur influence avant qu'elle ne te détruise à ton tour... Souffla-t-elle à la jeune immortelle comme un avertissement funeste. 

Puis, se tournant à nouveau vers l'allemand: 

-Tu sais mieux que quiconque que vous aurez besoin de nous, à toi de faire un pas vers cette alliance. La Feuerbach Corp n'a aucun intérêt à se mettre l'Ordre à dos. Sur ses mots, la sorcière tourna les talons et disparu dans la foule. 

Alexander, qui n'avait pas sourcillé l'observa s'éloigner sans le moindre commentaire. Lorsque son ombre eu entièrement disparu, il porta toute son attention sur les enfants de la Rose.

-Wang, Miss Baker... Puis fixant son regard dans celui du léopard. Trouvons un coin plus calme, voulez-vous...

-Riley, comment vous sentez vous ces derniers temps ?

La jeune immortelle hocha doucement de la tête pour signifier que tout allait bien dans son traitement. Alexander se concentra alors sur le frère: 

-Vous vouliez me parler de l'aéroport et de l'intervention de votre fille, j'imagine. 

Kim détourna lentement son regard de sa jeune sœur à laquelle il était le plus attentif. Ses traits gagnèrent en dureté en un clin d’œil. Il fallu moins d'une respiration pour que l'héritier du Samouraï écarte ses passions interdites et ses inquiétudes fraternelles.

-Oui. Penser à Lili-Viviane n'était pas des plus agréable non plus pour ce père déçu. Elle a choisi de rallier Mesa. Étant mon héritière directe...

Le génie haussa imperceptiblement un sourcil devant cette nouvelle on se pouvait plus... ennuyeuse. Verstand apprenait cette information à l'instant même mais n'en était pas véritablement surpris, ses recherches infructueuses sur la descendance du chinois pointait, par défaut, vers cette possibilité. Alexander, d'un calme froid, rationalisait:

-Que voulez vous faire ?

-Éviter qu'elle tombe sous l'influence de Stone. Aidez-moi. Wang ne pouvait intervenir directement contre la mafia chinoise, sans quoi son titre de leader serait remis en cause. Il ne pouvait pas prendre ce risque, alors que la menace de Cnossos et de l'Ordre était encore forte. 

-La Mesa est un danger que je ne peux éliminer seul. Pour ce qui est de votre fille, l'écarter de Stone peut se révéler compliqué, mais pas impossible. Tout dépend de la façon dont vous voulez vous y prendre. 

Le sous entendu était clair. 

-Je ne suis pas Tohum... "Verstand". Je ne tuerais pas mon propre sang. Le regard de Kim était noirci par la rancœur. 

Alexander arqua un sourcil, intérieurement amusé par la réplique. Il restait pourtant de marbre :

-Soit. Au moins sommes-nous clair sur ce point. Quel est votre plan ?

[color=#333366]-Je vais rassembler la Lignée de la Rose. Avec votre support technique nous allons capturer ma fille. 

L'allemand hocha doucement la tête en signe d'approbation. 

-Si vous avez leur soutient, je tiendrai ma logistique à votre disposition. Et ensuite ? 

-Ensuite, nous verrons comment Lili réagit. Wang se faisait ainsi parfaitement comprendre à son tour. Il nous faudra tôt ou tard une coalition avec Arkadia. 

Alexander ne pouvait qu'acquiescer à ce sujet. La Mesa se faisait de plus en plus agressive. Ses attaques répétées n'étaient, du point de vu du milliardaire, qu'un jeu, une façon de voir quelle réaction elle en tirerait. Il faudrait trouver une riposte digne de ce nom. Mais en attendant, Alexander avait l'intention de se comporter exactement comme ''Stone'' le voulait, s'était à dire, en se défendant.

-Je le crois aussi... Comme vous avez pu le voir, l'Ordre vient de s'adresser également à moi sur le même sujet. Il attendait avec patience la réaction du chinois. 

La trêve sera aussi courte que possible. 

-Ne laissez pas votre ressentiment se mettre en travers de votre route. Son ton s'était légèrement durci. S'il faut collaborer avec Cnossos, nous le ferons. Nous aurons bien le temps d’éliminer la sorcière plus tard. Quand à son élève...

La mention directe de la talentueuse danseuse contracta la mâchoire de l'amant éconduit. Il n'était plus question de prise de pouvoir ou d'équilibre mondiale, mais de l'histoire d'un homme et d'une femme. Paradoxalement, l'amour pouvait faire vaciller un empire plus vite encore que ne le ferait la haine. Le silence ne fit que renforcer le poids des paroles non-dites. Kim Wang composa avec sa colère intime et s'obligea à ne rien donner à voir à son collaborateur. 

-Oui ? 

- Quant à son élève, reprit le milliardaire, si elle ne peut être ramenée à la raison, je serais obligé de m'en débarrasser. A moins que vous ne vouliez vous en occuper ?

-J'accepte. Une réponse laconique dont le sens laissait un goût amer dans la gorge de Lingbao. Puisque nous sommes d'accord, je ne reste pas plus. Ava ? Au-revoir Alexander. 

-Wang.... Miss Baker, nous nous voyons en fin de semaine prochaine. Il salua le frère et la sœur.

Les choses se mettaient en place petit à petit, comme autant de pions qu'il fallait avancer un a un sur un échiquier géant.
-Une dernière chose ! Lança-t-il tendit que la russe et l'asiatique s'éloignaient. Restez attentifs. 

Un dernier conseil peut-être bien vague au regard des circonstances, mais suffisant de l'avis du milliardaire. Quelque chose se préparait, il ne pouvait être le seul à le voir. Quelque chose qui s'affichait sur beaucoup de visages.


Alexander avait rejoint son amant qui s'était occupé de donner à la Fondation - dont il était le président - une place de choix au cœur du stand de la Corporation. Un travail qu'il prenait à cœur et dans lequel il mettait beaucoup d'énergie. Et si l'italien se persuadait que c'était là un moyen de donner une conscience à l'allemand, c'était probablement parce qu'il fermait les yeux sur les retombées bénéfiques de ses entreprises pour le compte de la firme. 
Alexander vint imperceptiblement caresser le bras du méditerranéen, tandis que celui-ci s'occupait de flatter un groupe de vieux et riches mécènes à qui il venait de présenter les but et objectifs de l'association caritative. Un sourire amusé naquis sur les lèvres de Cavalleri, qui s’excusa après du groupe en leur souhaitant une bonne continuation sur le salon. Ils s'isolèrent légèrement, le temps d'échanger quelques mots

-Lars reste. Affirma l'homme d'affaire d'un ton qui n'invitait pas à la réplique. Je rentre. Sois prudent. S'il venait à se passer quoi que ce soit, fait exactement ce qu'il te dira de faire. 

L'italien vola un baiser à son partenaire rébarbatif et Verstand quitta le salon.
Verstand
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Lun 5 Juin 2017 - 23:31


Kevin semblait des plus heureux de découvrir la présence de son amie danseuse. Il nota qu'elle avait quelque chose de changée. C'était une pure impression mais il en était convaincu.

- C'est un rendez vous que je ne manquerais pour rien au monde. Merci pour ces deux places...

Le jeune homme jeta un regard sur l'institutrice lorsqu'il prononça le mot "deux". L'air de rien, il venait de l'inviter pour une sortie. Lorsqu'il le réalisa, lss joues prirent un ton rouge tomate. Il n'était pas le seul dans cet état. La jeune femme blonde semblait autant gênée. Elle lui répondit finalement par un grand sourire qu'elle acceptait d'aller avec lui, ce qui fit aussitôt Kevin encore un homme plus heureux que jamais.

- Les enfants, nous sommes au stand de la célèbre école Potential Home.

C'est en chœur que les enfants lancèrent "bonjour la Potential Home". Lorsque Kevin découvrit la présence de Tohum, son visage s'éclaircit comme un rayon de soleil. Quelque part, il avait le cœur serré en la voyant car il ne pouvait s'empêcher de penser à Natasha. Il s'accrocha à la pensée positive de savoir Tohum de nouveau maman. Il fit brièvement les présentations de la classe et de son institutrice. Et puis tout d'un coup, la foule s'écarta pour apparemment laisser passer une personnalité...









Un homme d'une cinquantaine d'année escorté de huit hommes habillés dans des costumes cravates noirs ( on aurait pu les prendre pour des clones tant qu'ils se ressemblaient les uns des autres) progressait lentement dans l'allée. L'escorte formait une forme géométrique exotérique que tout pratiquant de magie aurait vite analysé. Leur démarche était assurée mais pas autant de l'homme qu'ils escortaient. Celui-ci dégageait un certain charisme. Clairement, il s'agissait d'un homme de pouvoir. Lui aussi, il était habillé avec un certain raffinement. Il s'agissait de la délégation de la Fédération américaine. Un homme en éclaireur clamait "laissez passer l'ambassadeur de la Fédération". Ils parvinrent à hauteur du stand de la PH et s'y arrêtèrent. L'ambassadeur s'y exprima avec un ton glacial.

- Le stand de la Potential Home...L'école refuge pour les malades...J'espère que vous leur trouverez rapidement un remède...

Kevin se tenait à quelques mètres d'eux. Son sourire s'était évanoui. Il était tendu comme un arc comme si un sixième sens l'alertait d'une menace. Son amie institutrice semblait dans le même état. Elle avait mis les enfants derrière elle.

Le regard de Kevin fut d'un coup comme happé par ce qu'il venait de découvrir : la main droite de l'ambassadeur était tatouée d'un cobra entourant une lame. Son escorte avait également ce même tatouage. Kevin l'avait déjà vu...Cela évoqua un souvenir des plus douloureux, celui de l'assassinat de ses parents. Leur assassin portait ce même tatouage. Il serra les poings en comprenant qu'il se tenait probablement près de l'un d'eux. Une colère grandissante était prête à éclater. Il inspira fortement pour la contenir car il y avait des enfants et la PH. Il défia du regard l’ambassadeur qui esquissa un sourire des plus sournois et provoquant. Finalement, l'escorte ne s'éternisa plus que cela, se dirigeant vers celui d'Arkadia...

Kevin restait statufié comme si un sort de pétrification l'avait atteint.



Iron Will
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Jeu 8 Juin 2017 - 22:47
Intrigué par l’arrivée d’une femme sur le stand et qui semblait connaître Gear, je m’approchai pour arriver au moment… le plus improbable. Suite à la bombe lâchée sans aucune précaution, comme si c’était parfaitement normal, la mâchoire m’en tomba. Je fixais tour à tour Gear et Fawn. Père et fille ? Eux ? Mais, comment ? Déjà, imaginer Gear avec un enfant était improbable, lui qui détestait toute forme d’attachement à long terme. Sans parler des soucis qu’il avait eus avec son propre père, qui ne l’encourageait sans doute pas à essayer la paternité. Et puis, Fawn ? Qu’on connaissait depuis de nombreuses années. Cela semblait tout simplement… impossible.

La surprise céda cependant bien vite à l’agacement lorsqu’Elias commença à énumérer les différentes possibilités quant à l’identité de la mère. La nouvelle semblait l’avoir touché durant à peine quelques secondes, et il agissait désormais comme s’il l’avait parfaitement accepté. Qui acceptait de se découvrir un enfant caché aussi vite ? Surtout lui, bon sang !

"Elias, je ne peux pas être la mère de Fawn." soupirai-je en me massant la tempe. Quoique, devant tant d’improbabilité, le doute me vint, et je les fixais en cherchant leur approbation. "N’est-ce pas ?"

Gear haussa simplement les épaules, reportant son attention sur Fawn.

"Vingt-sept ans… Je vais devoir réfléchir à la question. Mais on peut déjà enlever la moitié des personnes, qui ne sont biologiquement pas capables de porter un enfant. Ça doit nous laisser… quoi, une vingtaine de possibilités ?" Il me fixa, et je levai les yeux au ciel. Comme si je pouvais l’aider à répondre à cette interrogation. Il se massa le menton, puis regarda Fawn un moment. "Du coup…"

Les cloches l’interrompirent, puis le départ précipité de Fawn. Perplexe, Elias la regarda partir, puis regarda la clé dans ses mains, avant de se tourner vers Sveda et moi.

"J’ai dit quelque chose qu’il ne fallait pas ?"

Je soupirais profondément, et l’envie d’aller prendre l’air me saisit également. Je m’excusais auprès de mon ancien directeur et mon amie, sachant qu’il serait entre de bonnes mains avec elle. Fawn avait raison, cela vaudrait sans doute mieux qu’on en discute après ce salon. Pour l’heure, j’étais bien content d’aller pouvoir me changer les idées ailleurs. Savoir Elias père, c’était vraiment étrange. Ma conception du monde s’en trouvait presque changée, tant c’était inattendu.

Je fus donc heureux d’approcher du stand d’Holli, la repérant au loin grâce à la flamme au bout de ses doigts. Un sourire s’étira sur mon visage, et je la saluais d’un signe de la main, pour ne pas la brusquer dans son travail.

"Bonjour Holli. Tout va bien pour toi ?" J’observais avec curiosité les différentes inventions sur le stand, dont l’impressionnant train au parcours d’obstacles digne d’un film d’action. "Tu me présentes toutes ces belles choses ? Il faudra que tu m’expliques comment tu t’es débrouillée pour réussir à alimenter ce train."

J’écoutais avec attention, fasciné par la créativité de la jeune femme. Ce d’autant plus qu’il s’agissait d’inventions destinées aux jeunes, et donc, particulièrement importantes à mes yeux.

"Je suis certain que beaucoup de choses plairaient à l’école, tu devrais venir leur présenter." Je lui offris un sourire sincère et encourageant, avant d’ajouter : "Tu as déjà pu passer à notre stand ? Les autres seraient sûrement contents de te voir."


GEAR



SPANNER


Gear fixa Dastan s’éloigner à son tour, toujours aussi peu avancé sur ses questionnements parentaux. Pour Fawn et Alex, cette nouvelle ne semblait pas avoir été aussi positive que pour lui. Du moins, il fallait préciser « positive » : pour Elias, l’information avait simplement été acceptée beaucoup plus rapidement, et à ses yeux, puisqu’ils étaient devant le fait accompli, rien ne servait de le nier. En soi, avoir une fille comme Fawn ne lui semblait pas être un souci, au contraire, il se sentait même plutôt fier de se savoir le père d’une fille aussi douée pour la mécanique. De plus, il ne se retrouvait pas avec un jeune enfant, mais une fille déjà adulte, ce qui écartait d’emblée la question de l’éducation. Ils s’entendaient bien avec les plus jeunes, mais savait lui-même qu’il n’avait pas la maturité nécessaire pour en élever un comme un véritable père. Heureusement, comme par un hasard heureux, la personne la mieux placée pour parler de parentalité se trouvait à ses côtés.

"Je pense que je ne serai pas contre quelques conseils." répondit-il avec un sourire complice à Sveda. "Comment être un bon parent quand on se découvre un enfant caché, ça t’inspire quelque chose ?"

Même si son ton était léger, l’intention y était. Il ne comptait pas non plus faire comme si rien ne s’était passé, et même s’il ne savait pas vraiment comment cela allait évoluer, il se sentait plutôt confiant. Au moins, ils se connaissaient déjà un peu, Fawn et lui, cela pourrait faciliter certaines choses. Il tendit à clé à molette à Spanner, qui s’était approchée d’eux pour voir ce qu’ils faisaient, et pris avec affection le bras de Sveda, en bons amis qu’ils étaient depuis si longtemps.

"Le vieux singe ? Certainement, il attend son heure. Je ne serais d’ailleurs pas surpris qu’il soit déjà là, camouflé au milieu de la foule, comme n’importe quel visiteur." Il sourit avec malice, repensant à leur compagnon de création d’école. Si Wisdom ne voulait pas être vu, même lui ne pourrait y faire grand-chose. Mais il allait venir, cela ne faisait pas de doute. "Oh, il faut demander aux professeurs. Pour l’instant, je traîne surtout à la PH pour donner un coup de main aux ateliers. Mais d’après ce que j’ai pu voir, ils sont plein d’énergie. Et ton fils, alors ? Comment…"

Mais le soudain changement d’expression de Sveda l’interrompit. Puis, la soudaine compréhension que quelque chose n’allait pas. Il échangea un regard avec Spanner et le reste des enseignants présents, qui tous réalisaient que leur don était neutralisé. Ce qui ne voulait probablement dire qu’une chose…

Gear fixa avec curiosité Strega s’approcher d’eux, inclinant la tête pour mieux l’observer. Il ne l’avait jamais vue, du moins pas sous cette forme, mais il en avait assurément beaucoup entendu parler. Et ses différents avec sa partenaire de travail lui étaient plus que familiers. Devant le venin craché par ce serpent, il fit un signe apaisant en direction de Sveda avant de lui adresser un petit sourire rassurant.

Si lui gardait son calme et son flegme légendaire, ce n’était pas le cas des autres professeurs. Spanner s’était déjà approchée de l’intruse, jouant avec la clé à molette dans ses mains comme s’il s’agissait d’une arme qu’elle était prête à sortir à tout moment. Son regard noir la mettant presque au défi de faire quoi que ce soit à l’encontre des gens sur le stand pour voir ce qui lui ferait fait en retour. La clé à molette. Pyros, le chimiste pyrotechnicien n’était pas non plus en reste. D’ordinaire très doux et serviable, il s’était rembrunit et avait une main non loin de son matériel d’effets pyrotechniques.

"Ce n’est pas pour vous chasser Madame, mais je crois que vous n’êtes pas vraiment la bienvenue ici." dit Gear avec un léger sourire en s’approchant de la sorcière avec une démarche légère et nonchalante. "Ce serait dommage de gâcher cette belle journée à cause d’esclandres. Et je dis ça pour vous. Vous n’aimeriez pas vous recevoir un feu d’artifice ou une fusée en pleine poitrine « par accident », ni affronter Spanner et sa clé." Il s’approcha un peu plus pour ajouter tout bas dans sa direction, avec une expression espiègle. "Elle n’est jamais de bonne humeur quand elle est stressée comme aujourd’hui, et vous ne voulez pas la mettre davantage en rogne, croyez-moi d’expérience."

Pour illustrer ces propos, la directrice de la House Mechanics s’approcha encore d’un pas menaçant. Ne plus avoir son don ne l’impressionnait pas, pas plus que cette femme. Elle partageait avec Sveda la caractéristique de se transformer en véritable lionne quand on s’en prenait aux siens. Et, contrairement à la Rose des sables, Spanner n’hésitait jamais à utiliser les mains s’il le fallait.

Mais comme pour éprouver un peu plus ses nerfs, un autre homme s’était approché du stand. Et pas n’importe qui, même si cela ne faisait pas plus de différence pour la mécanicienne. Elle l’observa avec tout le dédain que ce genre d’individus lui inspirait, ambassadeur ou non.

"Visiblement, on a pas encore trouvé le remède contre la connerie." cracha-t-elle, avant d’approcher d’Iron Will, une expression plus inquiète sur le visage. Elle lança un regard rassurant à la femme qui l’accompagnait et aux enfants, avant de s’approcher du jeune homme. "Kevin ? Tout va bien ?"

"Les gens sont déchaînés aujourd’hui, je ne pensais pas que le salon aurait cet effet." Commenta Gear, dubitatif. A son tour, il se tourna vers la Rose pour vérifier son état, la sondant du regard. "Tout va bien, Sved’ ? "
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Ven 9 Juin 2017 - 13:09

Scénario

ft. Scavenger

「 Salon des inventions 」
Chers lecteurs,

On ne va pas se mentir, j’aime beaucoup faire des blagues. Autant que de manger la crème chantilly au-dessus de mon chocolat chaud, puis les marshmallows flottants à la surface. Autant que les romans policiers. Autant que d’éclater le papier bulle en m’enroulant dedans et en me jetant dans les escaliers pour plus de sensations. Mais pas autant que Penny, faut pas déconner. Le mieux, c’était de faire des blagues en compagnie de Penny. Personne ne se méfiait assez des chaises à roulettes et c’était un avantage que je mettais à profit.

Et faire une blague pour la bonne cause, c’était bien aussi. Comme là, où je venais en secours au stand de ma coupine Summer, tel un preux chevalier armé de son granité cola-chewing-gum qui alla pourfendre la méchante pimbêche en tâchant son armure-tailleur. Ce n’était pas vraiment original comme méthode, et en un sens, la Madame avait eu de la chance que je n’ai pas choisi une technique plus… radicale. Comme la pousser dans un portail, par accident. Ou sortir un pieu et le lui planter dans le cœur en criant au vampire, par accident. L’attacher à un VAP pour l’envoyer au loin, par accident. Mais bon, aujourd’hui, je devais jouer profil bas, nous avions d’autres projets à appliquer.
Et en plus, je lui offrais des vêtements gratuits, c’était pas gentil ça ?
Mais visiblement, la gentillesse et la bonté semblaient être des concepts étrangers à cette dame. Je clignais innocemment des paupières, peut-être même un peu trop, puisque j’eus l’impression d’être en boîte de nuit l’espace d’un instant, et au bord d’une crise d’épilepsie. Sauf que je n’étais pas épileptique, heureusement. Mais j’avais eu un hamster épileptique une fois, je sais ce que ça donne et c’est pas joli-joli.
Bref, j’avais plus important à faire que de m’occuper d’une plouc ingrate, surtout maintenant qu’elle s’éloignait et que j’avais réussi ma mission.
Vieille chouette coincée : 0. Babar : 1.
Je pus donc enfin retrouver Summer, et la saluer avec un Babar hug, réservé uniquement aux meilleures personnes de ce monde.
"Et ça me fait plaisir de voir que tu en portes un ! Tiens, je t’en donne d’autres, si tu veux les offrir à tes collègues. J’en ai même fait un pour Little Bob." Je sortis plusieurs masques de mes poches, dont un adapté à la taille de l’invention de poche de Sumy.
Je me massais le menton tout en réfléchissant –même quand on ne réfléchit pas, ça donne l’impression qu’on le fait vraiment, c’est plutôt pratique-, puis haussais les épaules.
"Nan, je crois pas. Je préfère me déplacer à skateboard, ou avec Penny. Ou à bord d’objets volants non-identifiés de ma création. Quoique, je suis persuadé que le portail d’un de mes voisins donnait sur une dimension parallèle. J’ai pas encore réussi à le prouver, mais j’y arriverai un jour !"
L’idée d’une fusée me plut instantanément, et je fixais mon amie avec une expression émerveillée, la bouche en O.
"Ce serait vraiment trop cool ! On pourrait faire un partenariat, moi avec la fusée, toi avec les portails !"
So much perspectives ! Cependant, mes pensées furent brutalement interrompues par les coups d’une horloge lointaine –comme dans les films, y a toujours une horloge pour marquer la temporalité. Très utile. C’était bientôt l’heure du rendez-vous.
"On en rediscutera au-dessus d’un milk-shake banane alors, je dois y aller ! A plus, et ne vous laissez pas embêter par les vieilles biques pas drôles !"
Je lui fis un dernier signe de la main, avant de retourner dans la foule des allées. En prenant un détour, parce que j’avais envie.
Cependant, mon chemin jusqu’au point de rendez-vous allait prendre une direction insoupçonnée, et une rencontre me fit légèrement revoir mes plans.
Très légèrement.

Scavenger
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Ven 16 Juin 2017 - 23:25


Reconnaissez que dans son genre Mister Gear-je-suis-décontracté prête au sourire. Il avait ce truc pour que la situation la plus embarrassante prenne un tour plus léger. Si Tohum en avait parfois soupiré, elle devait bien reconnaître que c'était un atout clef en période de stress.

« La formulation était maladroite. Tu lui dit que tu as eu beaucoup d'aventures avec une légèreté qui pourrait passé pour de l'indifférence. Ce n'est pas très encourageant. »

Sveda pensa immédiatement à Kim. Jao s'était arrangé pour les retrouver et le lui enlever. A peu prés dans le même âge auquel Ava s'était enfuie de la maison d'ailleurs. Y aurait-il un cycle là-dessous ? Cette nomade suivait-elle un schéma dont elle ne pouvait pas se défaire. Un autre style de malédiction que celle de Carso. Enfin qui sait ! Cela prouvait que l'on pouvait mettre les enfants au monde et se les voir retirer aussi.

« Mmm. Pour commencer tu devrais lui faire comprendre que la nouvelle ne te fait pas peur. Elle va avoir besoin d'être rassurée. »

Il y en a une sur les quatre fondateurs que Tohum regrettait souvent. L'autre femme du quatuor qu'ils avaient formé. L'histoire d'Iris était elle aussi peu commune. C'était un personnage que cette « dame ». Non là vraiment ce n'était pas volé comme surnom. Cependant, sa disparition était définitive. Bref concentrons nous sur la nouvelle génération. Kender attisait beaucoup la curiosité de Catherine Kent. En fait, pour ne rien vous cacher la rose réfléchissait déjà à des collaborations pédagogiques.

« Cela lui ressemblerait bien, tu as raison. J'espère, cela fait longtemps que je ne l'ai pas vu.»

Une fois l'effet de surprise estompé Tohum chercha au fond d'elle-même la force tranquille. Nikolas évoquait Anima uniquement dans le but de lui faire perdre ses moyens. Sveda en savait quelque-chose! Pourtant, cela fonctionnait. Elle n'arrivait pas à être indifférente en sachant qu'un autre de ses proches subissait l'influence de Cnossos. Alors, Sveda imaginait les steppes brûlées par le soleil, le désert de Namibie. Son pouls ralentissait en même temps que la peur et la haine retournaient se tapir dans un coin de son esprit.

Pendant ce court laps de temps un front s'était dressé contre Strega. Un front fort et solide. Notre blonde ne pouvait pas totalement se concentrer sur ce qu’Élias était en train de dire à Nikolas. Son instinct de mère lui rappelait que trois de ses enfants étaient présents sur ce salon. Si Sahar et Kim pouvaient parfaitement se défendre seuls. Ava n'était pas aussi bien préparée qu'eux. Le sourire de Natacha s'imposa lentement dans ses pensées protectrices. Tohum se trouvait alors stupide d'avoir crus que le Duc serait à même de refréner cette sorcière.

Élias Gear...

« Muhafaza. » Le murmure se diffusa dans le bas fonds du brouhaha. Un son d'appel pour tous les initiés à la magie. Dans les iris des pratiquants irradiait une force profonde.


**



Lingbao & Riley



    Le tandem avait donc quitté le stand de Verstand. Ils marchaient sans réellement suivre une direction particulière. Toujours encadrés par les hommes de main de Wang. L'endroit était une poudrière. Entre les Cavalieri, les Rose et autres Lampeduza, le pourcentage de criminel au mètre carré devait atteindre des sommets. Un peu comme le jour du mariage de la danseuse étoile. Une comparaison que Kim ne poussa pas plus loin.

    -Kim ? Tu m'écoutes ? Répéta Riley pour la deuxième fois pour attirer son attention.

    Lingbao fouillait la foule des yeux avec grande attention. De part son réseau, il savait que Lily-Vivianne devait venir sur le salon. Père et fille n'avaient rien échangés depuis leurs « retrouvailles ». Autant le temps que l'envie avaient manqué au Chinois. Lily appartenait à une part de la vie de l'immortel qu'il lui était douloureux de se remémorer. Néanmoins, Kim voulait lui parler avant que les mauvaises personnes ne tentent de la rallier à eux. Il ne pouvait pas se permettre d'avoir une Wang de plus contre lui.

    Ava, Il faut que je retrouve quelqu'un. On se retrouve au stand de la PH. Ok ?

    -Ok...

    Ava lui lança un furtive regard sans pour autant faire d’opposition directe. Elle haussa des épaules avec un petit sourire et partie de son côté. L'un des hommes de Lingbao, en fait le meilleur, se détacha de l'équipe pour rester dans le périmètre de la demoiselle aux cheveux de neige. Riley était sous la double protection de la pègre Asiatique et de la Lignée de la Rose. Ce qui n'échauda guère Nikiya qui l'ayant repérée arrivait à sa rencontre pour aller susurrer à son oreille.

    Tandis qu'il arrivait à proximité du « quartier chinois » du salon, Wang ralentit le pas encore une fois. Ce fût son ouï fine et exercée, le mit en garde. Sans un regard pour sa direction initiale Kim tourna les talons pour retrouver la Rose des Sables. Qu'ils aient ou non des désaccords Tohum n'appelait jamais à l'aide sans qu'il y ait une bonne raison. Ainsi, le chef de clan croisa sur son chemin l'un des hommes les plus dangereux du moment. Mais ça, il ne pouvait pas encore le savoir. En fait, comme tous les autres, il l'apprendrait... aprés (le) coup.
Tohum
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