[CLOS] Faites de beaux rêves les filles. ( Angie & Ava )

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Sam 29 Avr 2017 - 15:25


TAREK & SVEDA


La naissance de Samuel avait profondément chamboulé l’état de vie de la rose du désert. Et pas que la sienne. Ce petit être merveilleux, par la beauté de son innocence, renforçait la fois profonde de Sveda. Cette fois en l’humanité avec laquelle elle arpentait l’éternité. C’était de nouveau armée et pourtant sereine que la belle nomade abordait son rôle de mère une nouvelle fois. Le lien intersec qu’elle partageait avec son fils lui rappelait la puissance d’un amour incompressible, celui d'une mère pour son enfant. Cette mère et son nourrisson baignaient, avec l'archéologue, dans une harmonie quasi divine. Il y avait les petits coics du quotidien mais rien ne parvenait à la faire descendre de ce petit nuage matelassé de bonheur. Ils acceptaient avec patience le rythme de vie que leur imposait la petite crevette devenue un bébé.

Les nuits étaient donc courtes ! Ou plutôt les siestes nombreuses, dans la maison du bonheur. Tohum avait beau être le marchand de sable le plus charmant de l'archipel, elle était, comme tous les talentueux de leurs arts, la seule personne à ne pas pouvoir en profiter. Avec Strega cela va de soit. Mais toute règle à son exception. Même si c'est celle que l'on n'aime pas, mais alors pas du tout. Tout cela pour dire que Sveda, sur son petit nuage dormait moins ces temps-ci. Que se passe-il quand la blonde ne dort pas assez ? Les barrières mentales sont en peine. Ce qui ouvre le champ à un vieux démon égyptien j'ai nommé : Hypnos. Pensez-vous que nous l'avions oublié ? Ce serait vraiment mal nous connaître. Il fallait seulement que le Samouraï libère la place du grand méchant de l'histoire.

L'animal, ou plutôt le morceau d'âme, était sorti de son silence vers la fin de la grossesse. Ce n'était pas la première fois. Tel un parasite cette énergie cherchait une voie d'extraction dans le corps de la nomade. Quel meilleur habitacle attendre qu'un nourrisson ? Ces petites choses venaient au monde infinie et demeuraient ainsi malléables. Hypnos avait été proche du but une fois là. Sveda n'en avait pas eu conscience à l'époque. C'était juste avant l’Armageddon. Nji était née au cœur du désert (du grand-père de Kussi si vous voulez savoir, petits curieux!) Une magnifique enfant. Une petite-fille dont le charme avait atteint les oreilles des villages voisins. A force de lutter contre le monstre qui lui volait son esprit la petite s'était épuisée trop vite. Son corps n'avait pas survécu, non moins que son âme. Mais, Lui, avait réussi à réintégrer son premier cocon.

Depuis, il retentait le coup, chaque fois. Tohum avait fini par comprendre. Elle avait parcouru une bonne partie de l'archipel pour trouver une personne capable de la séparer de ce revanchard. Elle s'était perdue sur les îlots les plus reculés. Mais le don de Tarek était celui d'un prodige. Les sciences anciennes ne pouvaient rien face à lui. Kussi et Sveda avaient donc trouvé un moyen de le contenir, l'enfermer, dans un coin de son esprit. Malheureusement, le jeune sorcier n'était pas arrivé à temps pour accoucher son amie. Hypnos en avait profité pour attaque les défenses. Et voilà, Sveda se retrouvait une fois encore à devoir faire attention à ses songes. Cependant, une nouvelle détermination la poussait à reprendre les recherches pour trouver une solution définitive au problème. D'où sa prise de contact avec Delight. C'est bon vous suivez ?

Ce n'était pas Delight elle-même mais son frère dont Tohum espérait avoir une aide. Car Dream était, comme qui dirait, un calé de l'onirique et de tout ce qui s'en rapproche. La bonne fortune étant avec Sveda depuis quelques temps tout coïncidait pour une fois en terme d'espace-temps. Enfin, alors qu'elle croisait la Famille depuis des siècles, un rendez-vous pouvait s'organiser. Puisque la rose ne faisait pas les choses à moitié, elle avait convaincue sa chère et tendre fille -Riley- de l'accompagner. Ava, en plus de ce don auquel elle ne comprenait rien, était reliée au monde astral. Elle pouvait voyager dans l'esprit des personnes endormies et visiter leurs songes. Quelques conseils sur tout cela ne serait pas du luxe. Pourquoi s'entêter me direz-vous ? C'est vrai la Russe suivait le traitement de Feuerbach. Elle serait bientôt sans dons extraordinaires. Sveda, vous la connaissez, n'en gardait pas moins l'espoir que la demoiselle renonce à son idées avant qu'il ne soit trop tard ! Mère et fille avaient pris le chemin du centre-ville profitant que la journée soit belle et ensoleillée.

Sveda marchait fièrement au bras de sa fille, dont on aurait pu croire que c'était en fait sa jeune sœur. Elle avait retrouvé sa taille de guêpe et son allant en peu de temps. Ses beaux cheveux de blés retombaient lâchement sur ses épaules. Aucune bague ne venait orner sa main, mais elle dégageait la joie des amoureux. Le pas aussi léger que le cœur qui bondissait dans la poitrine dés l'instant où l'autre apparaît. Tohum avait laissé les deux hommes de sa vie nouvelle, là-bas, prés de la plage. Il n'y avait pas pire déchirement au monde que de quitter ce petit monde qui se créaient à trois. Son instinct, ses sens, ses sentiments, tout la retenait avec Sam et Dante. Heureusement que ce dernier savait comment lui parler. Pourtant toutes les pensées étaient tournées vers ce bébé et son père jusqu'à ce que Riley apparaisse.

« Qu'est-ce que tu dirais de faire un pique-nique le week-end prochain ? Si le temps s'y prête ça pourrait être agréable.  Une première sortie pour ton frère. Kent ralentit pour les arrêter devant la vitrine du Dinner. C'est là ! Mmm on est un peu en avance. » Qui ne l'était pas quand Sveda était en charge de l'organisation ? Elle attrapa ma poignée pour ouvrir la porte à la jolie blanche. J'ai envie d'un milk-shake, pas toi ? » Tohum passa ensuite et posa un regard charmé sur l'endroit. Dire qu'elle était passé devant plusieurs fois sans jamais y entrer. Viens ! Là.

Le cuir de la banquette était tiède à cause du soleil qui se réverbérait dans la vitrine. Sveda ne tarda pas à enlever sa veste en jean pour relever une robe de saison blanche aux motifs rouges. Elle souriait à sa fille avant de porter un regard en direction de la salle pour tenter d'apercevoir Angie. Elle avait eu beau chercher, elle ne savait plus à quand remontait la dernière fois, où qu'elle s'étaient vues toutes les deux. Savoir l'Immortelle en Écosse avait réconforté la nomade. Delight faisait partie de ses individus en qui Tohum avait fois depuis très longtemps. Même si elle ignorait encore que celle-ci était en connexion directe avec Verstand. Encore lui. Enfin pour l'heure tout allait bien. Tohum était sur son petit nuage. Et dans pas longtemps, normalement, elle ferait de jolis rêves.

 « Alors, raconte-moi un peu ? La Ph ? Ça va ? Tu as fait des rencontres ? »

Allez Ava avoue que le sourire de ta mère est contagieux. Personne n'y résiste éternellement, tu sais.
Tohum
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Mar 2 Mai 2017 - 10:19
Chaque nouvelle journée au diner réservait son lot de surprises comme d'habitués. Depuis son ouverture, Chez Reggie accueillait une foule variée, ses clients venant de tous les coins -et toutes les sphères- de la ville. On y trouvait aussi bien les jeunes élèves de la Potential Home qui venaient y prendre un milk-shake après les cours que les hommes d'affaires qui s'y réfugiaient pour une brève pause, sans oublier les retraités et les travailleurs nocturnes qui s'y attablaient pour un café tôt le matin. Des pancakes aux burgers, la nourriture était préparée avec amour par Hernando, le loyal cuistot qui m'avait suivie jusque sur l'arche écossaise. Sans lui, j'aurais difficilement pu mener cette entreprise à bien, et je lui en étais grandement reconnaissante. Il n'était pas vraiment au courant de ma véritable identité, du moins il n'en donnait pas l'impression ; il s'était toujours montré discret, se contentant d'offrir un support enjoué quoi qu'il arrive. Quelque part, je trouvais rassurant d'avoir gardé avec moi une partie de la brève vie que j'avais menée en tant qu'Angie ; pour lui, elle avait aussi existé que n'importe qui.

Hernando n'était pas le seul à m'offrir une aide précieuse : Larry était là, lui aussi. Le fidèle Larry qui servait la famille depuis quelques siècles maintenant, suite au marché qu'il avait passé avec Destiny et Death. Un simple humain qui n'avait rien d'un prodige, au destin et à la mort suspendus indéfiniment dans le temps, heureux de simplement continuer à vivre. Son aide s'était avérée précieuse, car il avait toujours su naviguer les courants de la société humaine avec expertise. Et là où Destiny et Dream le considéraient comme un serviteur utile, Death et moi en étions venues à le considérer comme un petit frère. Lors de mon retour, la Famille avait décidé de me l'envoyer pour m'aider à me réadapter, et il travaillait depuis avec moi Chez Reggie. Quand il ne s'occupait pas de l'inventaire ou servait à table, il lui arrivait de jouer au piano sur la scène du restaurant, ce qu'il faisait avec un talent certain. Il s'y employait quand Sveda et sa fille arrivèrent, les notes de l'instrument emplissant les lieux d'une douce mélodie. Apercevant les deux femmes, je leur fis signe de derrière le comptoir, leur indiquant que j'allais les rejoindre. Glissant mon crayon derrière l'oreille, je traversai la salle avec entrain. Voilà bien longtemps que je n'avais pas vu Sveda, une immortel que nous connaissions depuis longtemps dans la famille, et que j'avais toujours appréciée. J'étais heureuse de la retrouver, et intriguée par sa demande. D'autant qu'elle ne concernait pas que moi...

« Bonjour Sveda ! Cela me fait plaisir de te voir. Salut Ava ! »

Je souris à la jeune femme. J'avais rapidement appris à l'apprécier, depuis qu'elle travaillait à temps partiel au diner. Une serveuse discrète, à l'air toujours un peu ailleurs, comme s'il lui fallait souvent faire preuve d'un gros effort pour se rappeler qu'elle avait bel et bien les pieds sur Terre plutôt que sur la lune. J'avais pris sur moi de lui offrir la structure dont elle pouvait avoir besoin lorsqu'il s'agissait de travailler, et mon affection pour elle était sincère. Quand j'avais appris qu'elle était la fille de Sveda, je n'avais pas été si surprise que ça : je pouvais aisément concevoir le lien qui les unissait. J'étais surtout heureuse qu'elles aient pu enfin se retrouver ; je savais ce que c'était que d'être séparée de sa famille.. Et en parlant de ça, il manquait encore une personne pour notre petite rencontre...

« Dream ne devrait pas tarder. Il n'a pas une très bonne notion du temps ; on la perd vite, quand on vit dans les rêves... En attendant, qu'est-ce que je vous sers ? »
Delight
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Mer 14 Juin 2017 - 1:30
La bonne humeur de la Rose se propageait sans mal à son entourage. A ses côtés, sa plus jeune fille souriait. Elle trouvait sa mère rayonnante. Elle n'aurait pu nier que la maternité lui allait à merveille.
Par un miracle étonnant, les nuits de sommeil entrecoupé ne semblaient avoir altéré ni sa beauté ni son enthousiasme et Sveda marchait de ce pas léger et insouciant qui les guidait toutes deux dans les rues de la capitale. Une insouciance qui partageait Riley entre le soulagement et l'amusement, car en dépit des circonstances, l'éclat du bonheur qui brillait dans l’œil de Sveda redonnait confiance à la jeune immortelle. Marchant à ses côtés, elle avait soudainement envie de se laisser porter par la perfection de l'instant ; la douce luminosité de cette fin de matinée, la brise portée par la mer qui venait caresser ses bras nus, sa main, dans celle de sa mère, balançant au rythme mesuré de leurs pas.

La russe n'était pas une grande bavarde. Ni une bavarde tout court. Elle était de ceux qui cultivait le silence aussi bien par goût que par habitude. Le silence lui rappelait les hivers blancs de son enfance. En cela, il avait quelque chose de profondément réconfortant. A l'inverse de beaucoup, Ava y trouvait une barricade derrière laquelle elle avait toujours trouvé refuge. Un silence était toujours moins durement jugé que certaines paroles.
Le destin s'était tissé de telle façon qu'elle n'avait jamais vraiment su mettre de mot sur ce qu'elle ressentait. Ses propres pensées lui avait échappé bien trop souvent pour qu'elle ne puisse les partager. Quant à ses peines, ses peurs et ses doutes, il lui avait rapidement fallut les enfouir, ce qu'elle avait fait grâce à l'héroïne.
Peut-être ne savait-elle simplement plus faire autrement.
Aussi, la fille de l'hiver laissait bien souvent sa mère faire la conversation pour deux. Taciturne, elle ne l'écoutait pas moins d'une oreille attentive, répondant toujours par des sourires bienveillants. Si sa bouche restait close, son regard riaient aux remarques de Tohum. C'était, chez elle, une forme d'approbation tacite.

Souriant pour elle-même, elle laissa sa mère passer devant, observant distraitement la rue qu'elles venaient de remonter. Il y avait quelque chose d’extrêmement familier dans ce quartier, qui avait le don de mettre à l'aise la jeune immortelle. Elle suivit la Rose à l’intérieur avec une étrange impression. Celle d'être « à la maison ». Chez Reggie avait été bien plus qu'un petit job parmi d'autres. Il avait été un refuge. Un ancrage dans le monde réel. Un lieu où elle avait pu se reconstruire.
Les odeurs étaient familières. Elle ferma les yeux un instant, laissant venir à elle les douces sensations que lui provoquait ses souvenirs de plus en plus tangibles. Elle connaissait les lieux comme la carte, c'était à dire, par cœur.
Une mélodie au piano flottait dans l'air. Larry était installé au clavier et jouait un air feutré. Ava lui fit un petit signe de la main auquel il répondit d'un hochement de la tête et d'un sourire absent, perdu dans ses notes. Elle fit pareil avec Hernando, qui passait une tête depuis la cuisine.

Mère et fille s'était installée dans un coin au soleil, derrière la vitre et Delight était rapidement venue à leur rencontre. La fille de l'hiver avait une affection particulière pour la gérante. Cette dernière s'était toujours montrée compréhensive. Elle avait offert du travaille à Riley, lui avait permis de se réintégrer après sa sortie de désintoxication, elle s'était toujours adaptée aux difficultés de la jeune immortelle et s'était accommodée de son attention parfois vaporeuse. Elle avait prit le temps de lui montrer les ficelles du métier, la patience de les voir intégrées.
Riley ne travaillait plus au diner à proprement parlé, mais elle n'hésitait jamais à se rendre disponible lorsqu'Angie en avait besoin et venait parfois donner un coup de main.

-Il semblerait que maman ait une envie de milk-shake, s'amusa Riley qui sortait enfin de son mutisme. Et on ne peut même plus parler des envies de femmes enceintes...

Elle souriait distraitement. Ils attendaient donc le dernier protagoniste de cette histoire. Le ventre de la jeune immortelle faisait des tours sur lui-même. Elle n'avait pas la moindre idée de ce qui allait émerger de cette rencontre. Elle ne voulait trop y penser pour le moment.
Ses yeux balayèrent la salle. Elle ne voulait pas plonger trop rapidement dans l'inconnu. Le temps de bonheur suspendu lui allait bien et se pencher dans ce qui s'était passé dans les rêves de Sveda n'était pas pour la rassurer.
Riley
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Jeu 15 Juin 2017 - 0:35
MUSIQUE



Marie & Tarek  Al-Qāhira (Egypte) 1347


    Les soldats mamelouks grossissaient leurs rangs depuis plusieurs semaines. Les raides nocturnes s’étaient multipliés par deux en l’espace de quelques jours. Des caravanes entières de chrétiens fuyaient vers le sud dans l’espoir de trouver asile. Quand ils arrivaient à passer les remparts. La rumeur d’une nouvelle croisade commençait à se répandre, éveillant les velléités des survivants de la précédant. Bagdad était prête à imploser.

    Alors que la peste s’insinuait dans les maisons.

    Dans un petit dispensaire au nord de la ville Tarek Bashir –le médecin particulier de la première épouse- tentait de soigner un jeune homme à la gorge couverte de bubons noirs. C’était le troisième qu’on leur apportait depuis la veille. Pourtant ce n’était pas le sujet de ses préoccupations. Il soufflait entre ses dents.

    Il faut que tu partes.

    Un rayon de soleil passa à travers le rideau. La lumière éclaira furtivement le visage du mourant. Un gémissement perça le silence du moratoire. Une main douce épongea le front du malheureux.

    Sveda… La jeune beauté plongeait le linge dans l’eau fraîche.

    Je ne te laisserais pas ici tout seul. Hors de question. Hypnos s’avança et attrapa les mains de son assistante pour la forcer à l’écouter.

    Les chrétiens ne sont plus en sécurité. Tu l’as bien vue. Il pressa ses mains en cherchant son regard. Enméne Hachim à Alexandrie. Là-bas, rejoint les forces de Saint Louis. Ils…

    NON ! La voix de la belle Sveda se fendit dans un cri malheureux. Cela faisait plus d’une semaine que le médecin tentait de la convaincre de quitter la capitale. Non… Chuchota-t-elle d’une voix meurtrie et suppliante. La maladie se propage. Tu vas avoir besoin de moi. Je ne pars pas. Une fois encore, l’Immortel se résigna à attendre.

    Moins de deux mois plus tard l’épidémie avait déjà emporté quelques cinquante milles âmes. Il n’était plus question de conquête de Jérusalem. Plus de chasse à l’homme, non plus. La peur de la peste rendait les gens fous. La guerre civile couvait. La cour impériale se préparait à déserter la ville.  La sultane réclamait son médecin auprès d’elle pour le départ. Bashir avait réussi à éviter la garde impériale par trois fois… Mais ce n’était qu’une question de temps.

    Ils  arrivent… Une colonnade remontait. Ils étaient armés. La Rose reconnu l’homme de tête. Son sang se visage sur son visage. La rumeur disait qu’il était le bourreau du premier conseillé. Un tueur né.

    Enméne Joachim. Je vais les retenir.

    Non Tarek…

    SVEDA ! L’amante et leur enfant sursautèrent. Hachim était encore petit. Mais il comprenait que quelque-chose de grave était sur le point d’arriver. L’homme observa alors sa compagne et son fils. Il soupira doucement. Si la garde les trouvaient, elle la chrétienne lui le batard,  ils seraient exécutés. Tarek offrit un tendre sourire à sa rose, si jeune et déjà si déterminée. Il ignorait encore qu’ils vivaient leurs derniers instants… Je vous rejoindrais. Je te le promets.

    Une voix tonitruante héla le docteur de la rue. Un dernier appel. Au nom du Sultan ! Ouvrez !

    Maintenant va. Murmura-t-il en embrassant le front de son fils. Et ne te retourne pas. Lui ordonna-t-il en attrapant la poignée de l’épée.

    Hypnos sortit de l’ombre. Quelques secondes plus tard les hurlements de terreur s’élevèrent dans l’aube.



***


Sveda détournait tranquillement son regard des doux traits de sa fille pour saluer dignement Delight. Angie, comme beaucoup de prodiges immortels ne changeaient pas d’un point de vue physique. Ce qui pouvait être rassurant dans le mouvement perpétuel de l’univers. Bonnes ou mauvaises connaissances, les plus anciens d’entre eux s’apparentaient à une minorité ethnique. D’ailleurs, malgré les recensements, il était impossible de connaître leur nombre exact.

« Angela ! Moi aussi, j’essayais de me souvenir de la dernière fois… »

Entendre Riley faire de l’humour était un plaisir pour la Rose. Elle appréciait chaque jour la façon dont la belle slave s’assumait. Elle la sentait plus sereine, car calme c’était sa nature, plus posée. C’était tout ce que Kent espérait. La prochaine état pour cette lionne à la grande portée serait d'aider son ténébreux fils asiatique.

« Hahah, amusant. Non, c’est vrai, c’est juste pour le plaisir de goûter à la cuisine de monsieur Hernando. »

En fait, si Tohum n’avait pas une seule fois intercédé dans la vie d’Ava Baker depuis son retour, c’est parce que quelqu’un s’en était chargé pour elle. Elias avait tout de suite dit oui. Il aimait sa petite sœur de ce sentiment honnête et puissant qu’il le caractérisait. Comme un ange protecteur il avait joué les Castiel sans ailes. Il ne lui en avait jamais rien dit. Ce n'était pas le but. Mais il faut le savoir, quelque soit les aléas, aucun des membres de la Lignée de la Rose, ne se retrouvait totalement seul, ou isolé. Jamais.

« Je suis contente d’avoir enfin une occasion de venir. J’avais prévu de le faire plus tôt ! »

En fait le temps était passé comme l’éclair. Cela devait faire presque un an que Catherine Kent n’avait pas arrêté, entre l’hôpital, le labo, les… ennuis, oui appelons les ainsi. Mais, les choses rentraient dans l’ordre. Caleb et son art de vivre contribuaient à amener Tohum sur des eaux plus calmes. Aussi, pour la première fois depuis ? Depuis la naissance d’Ava, sa mère se voyait couler des jours heureux et calmes. Si c’était possible. Mais, Kim était alors sur le point de commencer une course au trône qui allait sensiblement tout bousculer.

« Comment vas-tu ? Tu es rayonnante. Est-ce que tout va bien ? » Tohum connaissait plus ou moins les dons de la « demoiselle ». Ils lui avaient d’ailleurs inspiré une équation. Infructueuse, certes, mais qui lui avait permit de faire avancer la problématique. « Tu as dû trouver mon appel étrange. Je te remercie d’avoir contacté ton frère pour nous. » Sveda coula un regard à la jeune femme qui l’accompagnait. Ni elle, ni Delight, n’avait pu connaître le père de Hachim (Joachim selon la connaissance commune) avant… « Je crois que ton frère est le dernier à pouvoir tenter quelque-chose. »

Disant cela, le sourire de la belle se fit un rien mélancolique. Evoquer ainsi Hypnos faisait remonter des souvenirs dont elle ne savait toujours pas si elle voulait les garder ou les effacer. Le fil de la pensée déviait, de Tarkek à Hachim, puis à sa fille elle-même Natacha. Prise dans la fleur de l'âge, cette petite-fille n'avait pas eu d'enfant à son tour. Avec elle s'était éteint un nom.
Tohum
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Mer 21 Juin 2017 - 13:40
« Hernando en sera ravi.Il a toujours su apprécier les compliments sur sa cuisine. »

D'autant que cette dernière était vraiment son domaine. J'avais maîtrisé l'art du café, et je me débrouillait pas avec les milk-shakes et les pancakes, mais je n'arrivais pas à la cheville du cuistot lorsque la nourriture entrait en ligne de compte. Parfois, je me disais que les mortels étaient capables d'exceller plus que n'importe lequel d'entre nous dans un domaine, peut-être parce qu'ils n'avaient qu'une courte vie pour ce faire et qu'ils s'y adonnaient alors avec une passion qui nous était parfois inconnue.

« Lors d'une de mes grossesses, j'avais une furieuse envie de thon en boîte. Enfin, je ne le savais pas vraiment, le thon en boîte n'existait pas encore. Ce qui s'est révélé plutôt problématique. »


Quand je voyais Sveda, je me demandais ce qu'aurait été ma vie si je m'étais autant dédiée à ma descendance, plutôt que de la garder à distance. Aurais-je moi aussi rassemblé toute une tribu autour de moi, une véritable dynastie d'amour et de soutien ? Je ne le saurai sans doute jamais. Et puis je n'étais pas seule pour autant, j'avais la Famille. Les liens du sang n'étaient pas les seuls qui pouvaient compter autant.

« Je n'ai pas à me plaindre. Le diner marche bien, je me plais sur l'Arche, j'ai retrouvé les miens... J'ai atteint un certain équilibre, je crois. Pour le moment, mes personas sont sous contrôle, et j'espère que ça va continuer. Au moins jusqu'à ce que je trouve le moyen de les juguler pour de bon. A ce propos... Je serais curieuse d'avoir ton avis sur Alexander Feuerbach. J'ai passé un marché avec lui, afin d'y arriver. Il m'a aidée, en Australie, quand je n'étais pas...moi-même. Et il cherche un moyen pour moi de vivre sans être sous l'influence de mes dons. Je me rends bien compte qu'il ne le fait pas par altruisme, mais...disons que tout espoir est bon à prendre. Et je reste prudente. »

J'étais vraiment curieuse d'avoir l'avis de la rose des sables sur la question. Peut-être connaissait-elle mieux que moi l'allemand, et puis son avis était toujours bon à prendre. Au point où j'en étais, j'appréciais toutes les perspectives. Mais ce n'était pas pour moi que nous nous étions réunies aujourd'hui. Ava était là également, avec sa mère, et j'étais heureuse de les voir ensemble. Reconstruire un lien n'était jamais facile, mais elles semblaient s'être retrouvées. La jeune femme avait changé aussi, à sa manière : j'avais pu l'observer au diner, où elle s'était ouverte un peu plus, petit à petit. Ava était une présence calme, rassurante, que j'avais très vite appris à apprécier, et sur qui je sentais pouvoir compter. Si je pouvais les aider de quelque manière que ce soit, je le ferai.

« En parlant de mon frère... »

Le carillon retentit, et Dream fit son entrée dans le diner. Il portait un grand manteau noir sur son costume, sombre lui aussi, et ne semblait pas se soucier de la chaleur. Peut-être avait-il emmagasiné assez de fraîcheur dans sa crypte au fil des siècles pour s'en accommoder, ou qu'il ressentait vraiment les choses différemment. C'était toujours difficile de savoir de quelle manière il considérait ce qu'il appelait le monde de veille. Il resta un instant sur le pas de la porte, à observer les alentours de l'air confus qu'il affichait souvent quand il était forcé de se déplacer physiquement sur ses deux jambes. Après nous avoir repéré, il se dirigea vers nous et resta debout à côté de la table. Il inclina la tête à l'adresse de la rose et de sa fille: « Sveda. Cela fait longtemps. »

« Ne reste pas planté là comme un épouvantail... » Je me déplaçai sur la banquette pour lui faire une place, et il donna l'impression de réfléchir soigneusement avant de s'asseoir. Il avait perpétuellement l'impression de ne pas être vraiment à sa place, comme si les stimuli du monde extérieur l'agressaient.

« Qu'est-ce que je peux faire pour toi ? Même si je me doute de ce qui t'as poussée à demander mon aide... Tu n'es pas seule, n'est-ce pas ? »
Delight
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Mer 20 Sep 2017 - 8:22
Un doux sourire espiègle se posa sur les lèvres de la fille des neiges. Elle était plutôt satisfaite de son trait d'esprit et salua la réplique de sa mère d'un petit hochement de la tête. Elle ne pouvait nier que la cuisine du chef était l'une des rares à éveiller, chez elle, ce sentiment si exceptionnel de faim et de gourmandise. Ici, les odeurs délicieuses d'oeufs au plat et de bacon, de café chaud s'associaient à mille autres senteurs pour créer l'essence même du plaisir. Des odeurs que la jeune immortelle avait associé au confort d'une routine, à la chaleur d'un foyer qui lui avait permis de retrouver une stabilité. Ce fumet délicieux n'était pas seulement associé au plaisir de chaque repas pris au diner, c'était aussi synonyme d'une légèreté de son existence.

La russe écoutait converser sa génitrice et la gérante des lieux avec plaisir. Elle les observait tour à tour, un petit sourire discret aux lèvres. Elle savourait la joie simple d'être heureuse, entouré de proches dans un environnement familier.
En dépit des raisons qui avaient poussé la Rose des sables à rencontrer un autre des membres de la Famille, Ava avait bonne espoir que toutes les conditions seraient réunies pour que tout se passe au mieux. Il ne restait plus qu'à attendre l'arrivée de Dream, ce frère capable de voyager dans le monde onirique.

L'attention de la fille de l'hiver fut de nouveau piquée lorsque l'antique prodige exprima son désir de juguler son don ainsi que ses manifestations aléatoires. Elle avait visiblement, elle aussi, fait la rencontre de Feuerbach. Pour une raison dont elle n'avait l'explication, l'homme d'affaire avait fait le déplacement jusqu'en Australie pour trouver l'antique prodige. Ce que Delight confiait à sa mère, c'était bien la première fois qu'elle l'entendait, elle fut surprise de cette révélation. Angie avait donc ce même rapport de distance avec ses pouvoirs, et le désir de chercher, qui ce n'était à s'en débarrasser, au moins à les contenir. C'était grâce à l'intermédiaire de Kim qu'elle-même avait pu rencontrer l'allemand. En présence de son demi-frere, l'homme s'était montré courtois mais détaché, sans la moindre émotion et pragmatique. De plus, il s'était révélé précis et intransigeant quant aux conditions de leur collaboration et Riley s'était toujours demandé pour quelle raison l'industriel avait accepté de l'aider. Elle imaginait qu'il tirait des bénéfices de leur arrangement mais elle n'avait toutes les cartes en main pour appréhender lesquels. Au delà des recherches que pouvait ainsi mener l'allemand sur les prodiges et les immortels, cela avait-il un impact sur les rapports qu'il entretenait avec Kim ? Qu'obtenait le chinois en échange ? Des questions dont on se gardait bien de lui fournir les réponses.

Se perdant dans ses pensées, Ava fut ramenée à la réalité au son du carillon de l'entrée. Un sourire se dessina sur ses lèvres, curieuse, elle se tourna légèrement afin de pouvoir observer le nouvel arrivant. C'était la première fois qu'elle rencontrerait Dream. Elle lui sourit et hocha de ma tête pour le saluer tandis qu'Angela l'invitait à s'installer à leur côtés. Elle aimait les manières chaleureuses de la prodige, et L'homme s'installa à son tour sur la banquette.
Il posa finalement la question que Riley redoutait tant.
La fille de l'hiver posa son regard sur la table. Le frère de Delight disait avoir une idée de ce qui avait poussé la Rose à prendre contact, était-il, d'une façon ou d'une autre, au courant de se qui hantait Sveda ? Pouvait-il le percevoir ?
Elle-même ne s'était jamais douté de se qui dormait en un coin de l'âme de sa mère, l'aurait-elle d'ailleurs jamais su, si elle n'avait pas expérimenté un don enfoui ?
Cette découverte avait laissé la russe perplexe. Probablement inexprimé à cause de la prévalence de son autre don -celui qu'elle n'avait jamais su contrôler - cette capacité très probablement hérité de la lionne n'avait jamais eu l'occasion de s'exprimer.

Elle se remémorait maintenant le léger rictus qui s'était dessiné sur les lèvres de Feuerbach lorsqu'elle avait rapporter cette expérience en dépit du sérum qu'il lui injectait régulièrement pour lutter contre sa condition de prodige.
Il avair répondu sans détour que les dosages qu'il expérimentant inhibaient très certainement la partie plus prédominante de son pouvoir, laissant la liberté à d'autres capacité de s'exprimer, et qu'en conséquence, il se pouvait que son immortalité soit intacte.
La russe n'avait rien répondu. Les répondes directes et précises de l'allemand lui laissaient une impression étrange, comme s'il ne se cachait jamais de rien sans pour autant lui dire toute la vérité.
Quoi qu'il en soit, et malgré les demandes de Kim d'être tenu au courant, Ava tentait de garder un minimum pour elle ces échanges avec l'allemand.
Riley
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Sam 30 Sep 2017 - 16:59

Tohum acquiesçait, avec sur les lèvres un sourire de connivence pour sa consœur. Elles avaient eu le temps d’expérimenter tous les affres et les bonheurs de la grossesse. On n’accouche pas de la même façon en 1205 qu’en 1953. Même avec le même corps rien ne se passait jamais de façon identique. Nous passerons sur les plus désagréables, ainsi que les quelques ratés de la nature. Parce que tout bien considéré, dans l'ensemble Sveda avait de la chance.

« Pendant que j’attendais sa sœur Abby je rêvais de beurre toute la journée. J’ai fini par vendre une broche pour en trouver sur le marché noir. »

Les contacts entre Feuerbach et Kent étaient très sporadiques depuis qu’ils étaient parvenus à éliminer Jao Wang. Ils échangeaient peu mais avec cordialité. Comme Kim ne lui avait encore rien dit de ses accointances avec l'Allemand, Sveda ne pouvait pas savoir tout ce qui se tramait, elle était à l’affût. Elle soupçonnait Verstand d’être beaucoup moins clair sur ses intentions. Il était en couple avec un Cavalierri, en lien avec les Lampeduza, en rivalité avec Rose… Cela faisait tout de même beaucoup de connexions douteuses.

«J’ai eu l’occasion de collaborer avec lui il y a quelques temps. Ce n’était pas dans le domaine scientifique, enfin pas directement. Tu as peut-être appris ? Le Samouraï est mort. » La Famille était une entité, ou presque, à elle toute seule. Ils étaient invisibles et pourtant leur influence était notable. Delight, même en étant parfois coupée du monde à cause de ses dons, avait entendu parler des Wang et de leur empire en cours de reconstruction. « Il a… beaucoup de moyens. Il est intelligent et visionnaire. Mais, oui, reste prudente. Ce ne serait pas le premier génie à se retourner contre ses patients. » Quoi qu'elle évoquait Pietro de façon spontanée la rose ne s'attarda pas plus.

Les yeux de la nomade accompagnèrent l’arrivée du quatrième immortel avec douceur. Tohum et Dream se connaissaient un peu. Ils avaient des rapports plus faciles, qu’avec d’autres membres de la fratrie. Il faut bien dire aussi que certains étaient encore plus difficiles d'accès. Cela venait peut-être du fait qu’ils partageaient un lien spécifique avec le sommeil ? Peut-être aussi parce que Dream inspirait quelque-chose de rassurant à la fille de l’Orient. Le calme avec lequel il abordait le monde et les être était rassurant. D'ailleurs, cela lui faisait penser à Carso et à sa philosophie de vie.

« A peu près quatre siècles… »

Pendant un très court instant la belle les revoyait côte à côte entrain de discuter autour d’un feu, avec une fête qui battait son plein en fond de décor. Elle ne pouvait plus donner la date et le lieu exacts de la rencontre. C'était trop loin. Mais celle-ci lui évoquait des émotions agréables. Sveda lui offrait un sourire. La question qui lui posait alluma une lumière étrange dans le centre de son iris. Parler d'Hypnos n'était pas facile. Elle n'en parlait qu'à de très rares occasions et jamais avec les enfants. Il appartenait à une partie de son histoire dont Tohum n'avait jamais réellement pu faire le deuil. Il y avait encore des nuits où l'odeur de la peste noire venait la hanter. Sans parler de la fin tragique de Tarek et de la douleur qu'elle en avait conçue.

Le doux regard de la rose épia un instant celui de son enfant. Riley ne lui avait pas tout raconté encore. Mais, c'était aussi la raison de cette rencontre.

« C’est Hypnos… il se manifeste à nouveau de façon intensive. Ça précède toujours l’arrivée d’un des enfants… tu sais. Je crois que ce qu'il a lié à moi cherche à se réincarner. » Savait-il ? Elle lui en avait peut-être parlé un jour ? Après la naissance d’Élias ? Elle ne savait plus ça non plus. Tarek était là depuis tellement de temps… Comme Cass' avait son père, qui le hantait. Comme Rix avait son démon qui la persécutait. Ils étaient les prisonniers de leurs esprits. « Je voudrais qu’il s’en aille, pour de bon. »

Dant’ et Samuel lui donnait ce courage là. En plus de quoi, les différentes menaces qui planaient sur l'Arche et sur le monde l'incitaient à mettre toutes les chances de son côté. Ils allaient en avoir besoin pour assurer la défense des innocents.

« J'ai tenté plusieurs expériences. Ça n'a jamais marché. Il faisait parti des premiers prodiges. Il pouvait voyager dans l'inconscient des autres. Je ne saurais pas décrire exactement le procéssus. Je n'avais pas les connaissances que j'ai maintenant à l'époque. J'étais jeune et vulnérable, quand c'est arrivé. » C'était cette présence néfaste qui l'avait persuadée de rejoindre l'Ordre par le passé. Mais même les sciences de Strega n'y avait rien fait. Les hindouistes avaient ensuite échoués. Les Tenobi -ces grands sorciers d'Afrique noire- n'avaient rien pu faire non plus. « Je suis à cours d'idées. Je suis fatiguée d'avoir peur de son ombre. »

Et cette fois, oui cette fois, elle allait mettre un terme à cette peur ancestrale.
Tohum
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Mer 4 Oct 2017 - 9:41
Mes grossesses m'avaient toujours laissé une impression étrange. Notamment parce que j'avais toujours eu peur que mes humeurs l'emportent sur le processus : que se passerait-il si Delirium ou Despair prenaient le dessus alors que j'attendais un enfant ? Le pire, c'était que je ne pouvais même pas être sûre que ce n'était jamais arrivé. Il y avait des périodes de sa vie dont je n'avais aucun réel souvenir, uniquement des impressions confuses. Une raison de plus qui m'avait poussée à me replier dans la persona d'Angie, loin de considérations aussi compliquées.

« Une broche pour du beurre... On dirait les premiers ingrédients d'un compte. Comment va Abby ? Et Elias ? »

Je connaissais un peu les autres enfants de Sveda, et étais curieuse d'avoir de leurs nouvelles. L'immortelle avait une grande famille, qui s'était composée au fil des générations, et je me demandais ce que pouvait signifier une telle vie. J'étais à la fois fascinée et apeurée par une situation de ce genre, moi qui avais parfois de la peine à assurer ma situation au sein de la Famille, pourtant bien, bien moins nombreuse.

J'avais pu apprendre à mieux connaître Ava, surtout depuis qu'elle travaillait au diner. La blonde était une présence calme, qui complétait à merveille le dynamisme de Charlie, l'autre serveuse qui travaillait Chez Reggie. A nous trois, nous formions une bonne équipe en salle, une autre de ces petites familles qui se créaient au long d'une existence. C'était ce que j'espérais pour le diner, finalement : que tous ceux qui passaient entre ses murs s'y sentent chez eux, à l'abri. Derrière des tours de pancakes et des douves de café bien chaud si besoin.

« J'ai entendu dire pour le Samouraï. Cela n'a pas dû être facile. Pour toi...et pour Kim. » On ne pouvait pas dire que j'avais jamais eu des liens de loin ou de près avec la pègre chinoise, mais je savais que Sveda avait une histoire compliquée avec cette dernière. Je pouvais au moins lui apporter mon soutien dans ce qui était une épreuve de plus au long d'une longue vie. Quant à Feuerbach, c'était encore autre chose, mais j'appréciais d'avoir l'avis de la Rose sur la question. « Je prends note, et je resterai prudente. Pour le moment, Alexander s'est montré correct avec moi, et j'espère vraiment qu'il saura m'aider. Même si je ne fais pas d'illusions sur ce qui l'a poussé à le faire. »

A vrai dire, jusqu'ici je trouvais que ma collaboration avec l'allemand se passait plutôt bien : j'appréciais même nos rencontres. Nos échanges étaient rarement très longs, mais j'y trouvais une certaine émulation qui n'était pas désagréable, et j'avais l'impression que c'était pareil pour lui. Dans une certaine mesure. Mais nous n'étions pas réunies ici pour parler de lui, ou des chinois. Non, comme le montrait la venue de mon frère, nous étions ici pour Sveda. Dream n'avait pas hésité à répondre à l'appel, ce qui était une bonne chose. Autant dire que lorsque cela touchait son domaine, il se montrait bien plus réactif qu'on aurait cru possible d'un homme tel que lui, si éloignée des considérations terrestres.

« Quatre siècles, ou quatre ans... Au fil du temps, c'est la même chose. Surtout quand on est habitués aux distorsions oniriques : le temps ne passe jamais aussi bizarrement que dans les rêves. »

Puis Sveda nous expliqua pourquoi elle avait tenu à cette rencontre, et je mentirais si je disais que je n'étais pas surprise. C'était quelque chose de nouveau pour moi, et après deux mille ans d'existence, ce n'était pas commun. J'échangeai un regard avec Ava, essayant de voir ce qu'elle pouvait bien penser de la situation. Elle était là pour soutenir sa mère en tous les cas, et certainement pour une bonne raison : sa présence n'était pas anodine. Pour ma part, je n'étais que l'entremetteuse qui avait permis la venue de mon frère, mais j'étais prête à faire tout ce que je pouvais pour donner un coup de main, si c'était possible.

« Je vois. » dit simplement Dream, comme si Sveda lui avait appris qu'elle avait un rhume. C'était toujours difficile de devenir ce qu'il pensait vraiment. « Je ferai ce que je peux pour t'aider. Une entité pareille ne peut pas rester indéfiniment. Hypnos -ou ce qui reste de lui- va toujours chercher à interagir avec le monde de la veille. D'une manière ou d'une autre. Comme une sorte de parasite mental. La grossesse t'y rend peut-être plus réceptive. Décris moi exactement comment il se manifeste, comment il se conduit. Cela me permettra de me faire une meilleure idée de la situation...et de comment le détruire. Car c'est le seul moyen : pour te libérer de sa présence, il nous faudra effacer toute trace de son existence. Pour de bon. Es-tu prête à cela ? »
Delight
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Lun 1 Jan 2018 - 0:00
Les intentions de la Rose étaient claires. Elle avait pris sa décision peu de temps après la fameuse nuit. Jamais, avant leur rencontre impromptue, Sveda n'avait parlé à sa fille du père de Joachim. Du moins, pas sous la forme qui hantait ses nuits. Cette réminiscence du passée, une peur enfouie et secrète, qui de façon cyclique revenait la hanter. La russe doutait d'ailleurs du fait que Kim, Elias, Aby ou même Sahar n'aient été au courant. Joachim lui-même l'avait-il su ? Combien de temps Tohum aurait gardé pour elle son secret si elle n'avait pas, par inadvertance, marché dans son rêve ?

La fille de l'hiver ne savait que penser de la détermination de sa mère. Serait-elle aussi inflexible qu'il lui faudrait être ? Dream ne parlait pas moins de détruire ce qui restait d'Hypnos, niché quelque part dans l'âme de l'immortelle. En serait-elle seulement capable, elle qui s'était toujours pensée capable de sauver les âmes les plus noires... Pourtant, le Samouraï était mort récemment et Riley ne savait plus quoi penser de sa génitrice. Était-ce l'enfant qu'elle portait en son sein qui lui faisait revoir ses positions et ses engagements ? Elle avait eut beaucoup de mal à imaginer la lionne en meurtrière et pourtant Kim, dévoré par le ressentiment ne l'avait pas appelé autrement. Elle avait porté le coup fatal à la chute du chinois, elle n'était pas autre chose.

Pourtant, Ava tentait de se garder de tout jugement. Elle aurait voulu que Sveda se justifie face à elle de son geste, mais elle n'en avait rien fait. Parfois, elle se demandait si elle ne voyait pas encore sa fille comme l'adolescente instable qui avait fuit. Elle aurait du mal à se détacher de son propre passé.
Mais à ce moment précis, la question n'était pas là. Elle divaguait au gré de ses pensées et se força à revenir dans la conversation.

Delight était venue poser son regard sur elle. La gérante semblait surprise de ce qu'elle entendait et dans son œil elle semblait chercher un avis. Riley lui sourit, un peu tristement. Elle se sentait en partie responsable, même s'il fallait qu'elle reconnaissent qu'elle n'était pour rien dans toute cette histoire, en avoir été le témoin lui laissait le sentiment d'être profondément impliquée.
Depuis cette nuit là, elle revoyait souvent le regard d'Hypnos sur elle, sa surprise, mêlée d'un intérêt malsain, alors qu'il comprenait la nature de son intervention dans le rêve de la Rose du désert. Elle avait peur de ce regard. Elle avait même été profondément terrifiée, comme si les sentiments se décuplaient d'intensité dans le monde onirique. Elle revoyait les enfants de Sveda. Tous ses enfants. Même les mortels qu'elle n'avait eu l'occasion de connaître, avec cette sensation étrange d'avoir pénétré un lieu qui ne lui était pas réservé, une intimité qui ne lui appartenait pas. Elle n'avait jamais vécu de phénomène aussi étrange que de visiter le rêve de quelqu'un d'autre.
Riley
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Dim 7 Jan 2018 - 14:24



TAREK & SVEDA


Le Reggie avait une atmosphère familiale ce qui permettait de se sentir rapidement à son aise. D'ailleurs, on le voyait à la population présente entre ces murs. Kent se disait qu'elle pourrait venir ici avec Jimmy pour partager un milk-shakes. Elle aurait trouvé amusant d'être servie par sa fille voir même la sœur d'adoption de Dante.

« Oh ils vont bien ! Ils sont ici. Ils donnent un coup de main à la Potentiel. »

Kent approuva la remarque de sa vieille connaissance. D'ailleurs celle-ci pouvait même paraître euphémique. La mort de Jao, le meurtre soyons exact, avait irrémédiablement détérioré les rapports entre Kim et sa mère. Même si Ava, et dans une moindre mesure Aurore, essayaient d'apaiser le métisse, il restait fermé à la réconciliation. Malheureusement, ça n'allait pas aller en s'arrangeant, comme vous l'avez découvert.

« Non c'est vrai. Mais ça ne l'est jamais. »

Le brouhaha léger dans le dinner entouraient les filles d'une bulle imaginaire. Elles ne se fondaient pas entièrement dans le décor. Il y avait, dans leur présence d'une indicible particularité. Sveda était rassurée par cet environnement. Cela l'aidait à parler plus librement même si ce n'était pas forcément visible au premier abord.

«Oui... il veut le pouvoir. »

Dream amenait avec lui une touche masculine qui transforma l'équilibre général. Tohum la première percevait l'aura qui se dégageait de lui et les réactions qu'elle créait en elle. Elle lui souriait avec une pointe d'admiration. Car, la rose avait beau être âgée, elle était encore impressionnée quand elle croisait le chemin des plus anciens.

« Je... » Notre nomade s'était, disons, préparée à entendre ce verdict. « Il se manifeste quand je suis en état de repos. Enfin quand mon esprit l'est. » Immédiatement, un épisode en particulier remonta à la surface.



Catherine & Tarek (2016 Edembourg)


    Le cd continuait de tourner, là-bas, dans le salon. Il diffusait un air de Chopin. Un solo de piano. Un morceau des nocturnes L’un de ceux qu’elle écoutait ici, en arche Russe. Il la berçait. Les flammes des bougies dansent devant les murs. Y projetant des ombres terribles. Les ombres de terribles démons d’Afrique l'ancienne, la grande, la belle. Judith Baker rêvait au désert. L’eau du bain a fini par engourdir ses membres terrassés par la longue journée de labeur.

    Un tableau parfait… Mais, voulez-vous que je vous dise ? Le voile est sur le point de se déchirer.

    Ce tableau, si beau soit-il, et dans lequel une ombre n’eut aucun mal à s’insinuer. Il était tel que Sveda s’en souvenait. Exactement pareil. Les traits, les habits, jusqu’aux coupures qu’il s’était faites en maniant l’épée. Ses yeux noirs rencontrèrent les siens. La symbiose se fit, comme les centaines autres fois.

    Mais, il y avait une différence, une différence substantielle.

    «Tu ne devrais pas être ici. »

    - Je reconnais que tu as fait des efforts. J’ai eu plus de mal à arriver cette fois-ci.

    Il plongeait la main au fond de l’eau pour en tirer l’éponge imbibée d’essence de rose. De l’eau ruissela sur la peau dorée. À mesure qu’il pressait cette peau ferme apparaissaient les stigmates de plusieurs vies. Dans le secret de la nuit se dessinaient ces dizaines de blessures, dont certaines laisseraient pour toujours un sillon sur la chair. Ils n’ont d’immortels que le nom.

    - Eda ?

    Les yeux mis clos Tohum semblait ne pas vouloir répondre. Inconsciente que son fantôme était aussi son bourreau. Pourtant, je lui en ais laissé des signes. Vous êtes mes témoins.

    «Mmm. Quoi ? »

    - Trouve-moi un corps…  

    «Tarek, tu es mort. »  

    Un mouvement d’air indistinct précéda un étrange phénomène. Le spectre se déplaça dans la pièce. Glissant près du rebord où reposait la tête de son hôtesse. De son nez, il effleura l’épaule de cette dernière conquête. Cet infime touché, éveilla des sensations, depuis longtemps écartées de la mémoire. La chair frissonna de tout son long, donnant de la profondeur à une impossible idée. Qu’il était simple de manipuler un cœur pur comme le sien.

    - J’attends ce moment, depuis si longtemps, Sveda…  

    Les murmures et les caresses se poursuivirent, menant la princesse des sables, dans un rêve absurde et pourtant si souvent espéré.

    - Trouve-moi un corps, Sveda. Et nous serons de nouveau ensemble.  

    «Mais je ne peux pas faire ça. Il faudrait que je tue quelqu’un, un inno… »  

    - Nous avons bien assez d’ennemis. Viktor.  

    Un sursaut de conscience mit le manipulateur en difficulté.

    «Non ! Tarek ! Tu n’y…»  

    Alors, prends Sevastian. Ses jours sont comptés de toute façon. Je contiendrais son pouvoir à sa place.  

    «Non, non. Je… mais qu’est-ce que tu…»  

    Soudain, c’était comme si deux anneaux de fer s’enroulaient autour de son cou. Ils se refermaient avec violence pour la faire suffoquer.

    - Libères-moi Sveda. LIBERE-MOI !  

    Bénit soit l’instinct de survie. La belle reprit ses esprits, juste à temps. Sveda était bien seule dans la pièce. Un long sifflement s'échappa de ses lèvres blanches.

    Ses doigts s’agrippaient au rebord de la baignoire. Elle porta sa main à sa gorge douloureuse. L’air peinait à entrer dans ses poumons quasi asphyxiés. Ses yeux hagards cherchaient la silhouette d’Hypnos. Mais des larmes de frayeurs lui brouillaient la vue. La panique la rendait maladroite. Par deux fois elle manqua de tomber.  Doux prince était devenu démon. Lui aussi. Et il lui faudrait le vaincre. Avant que d'être vaincue.


***


« Il veut revenir Dream. Dans ce monde. Avec nous. Je ne sais pas exactement comment. Mais il veut revenir. » Murmura-t-elle un peu craintive.

Tohum levait alors ses yeux bleus sur sa fille. Le souvenir de leur rêve commun ravivait le malaise qu'elle ressentait chaque fois qu'elle y pensait. Elle observait sa fille en silence, consciente de tout ce par quoi celle-ci était passée. Tous les combats menés par Ava intimait le respect et surtout le courage à ses proches. Pour sa mère s'était encore plus une source d'inspiration.

« Ce n'est plus Tarek. Ce n'est plus le père... Il est... dangereux, je le sens. On ne peut pas laisser faire ça, Angie. » Tohum avait peur. Peur pour Samuel et pour ses frères et sœurs. Peur de l'avenir avec cette ombre dans son dos. C'était tout ce qu'elle savait.

Tohum
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Mer 10 Jan 2018 - 14:01
Si j'étais fière d'au moins une chose, c'était bien de Chez Reggie. Depuis son ouverture sur l'arche, le diner remplissait son office mieux que je l'aurais espéré. Non content de servir de quoi remplir les ventres des affamés de toute heure, je me plaisais à croire qu'il remplissait aussi les cœurs. Ou, du moins, qu'il leur apportait un peu de réconfort. Je mettais un point d'honneur à y accueillir tous ceux qui franchissaient ses portes, sans me soucier de qui ils étaient ni d'où ils venaient. Je voyais l'établissement comme un terrain neutre, où tout le monde pourrait se sentir à l'aise, et en bonne compagnie quoi qu'il arrive. Peut-être bien que mon pouvoir y était pour quelque chose ; plus je restais Delight, plus il se manifestait et gagnait en puissance. C'était sans nul doute la partie de mon don que je préférais, car elle me permettait d'apaiser plutôt que de confondre, désespérer ou détruire.

« Cela ne m'étonne pas d'eux. C'est bon de voir que vous restez tous en contact. Rien ne vaut une famille soudée. »

Je souris à ces mots, car je pensais chacun d'entre eux. J'avais cru que ma vie serait plus facile en m'éloignant des miens, et je m'étais trompée. Si être simplement Angie m'avait permis pour un temps d'éviter le drame de mes cycles dévastateurs, cela m'avait également rendue plus vulnérable. Si Destiny et Feuerbach ne m'avait pas trouvée au bon moment, qui sait les dégâts que j'aurais pu causer ? Redevenir moi-même me condamnait peut-être à revivre une fois de plus ce que j'avais voulu éviter à jamais, mais cela me permettait aussi d'être avec celles et ceux que j'aimais. La Famille, mes amis, anciens comme nouveaux... Et puis cela m'avait redonné quelque chose que je croyais avoir perdu depuis longtemps : l'espoir.

« Je suis vraiment désolée. Personne ne devrait avoir à en arriver là. Mais parfois, on n'a tout simplement plus le choix. Cela ne rend pas les choses plus faciles, mais...je me dis que si on l'acceptait, cela voudrait dire qu'on a perdu la part de nous-mêmes qui nous garde humains. »

Je pris la main de Sveda dans les miennes, pour lui communiquer mon soutien. Puis je souris à Ava, qui observait la conversation plus qu'elle n'y participait. C'était une fille du silence, qui ne parlait pas pour ne rien dire. Je me demandais comment elle vivait toute cette situation ; Kim était son frère, après tout. Je savais que sa mère et elle s'étaient vraiment retrouvées il y a peu, et qu'elles devaient encore apprendre à naviguer cette nouvelle étape dans leur relation, mais j'étais heureuse de les voir s'épauler l'une et l'autre en un tel moment, ne serait-ce qu'en partageant leur présence.

« C'est ce qui le rend efficace. »
dis-je à propos de Feuerbach. « Au moins, je sais que sa motivation le rendra efficace. Tout dépendra de ce qu'il me proposera ; je ne suis pas prête à vendre mon âme au diable. »

Je savais bien qu'il me fallait rester prudente vis-à-vis d'Alexander. Mais chacune de nos rencontres me fascinait. Pour un mortel, il avait une présence singulière, comme si son mental suffisait à le convaincre que sa vie éphémère pouvait être changée. Un esprit qui donnait l'impression d'être bien plus vieux que le corps fragile qui l'abritait. Je commençais à éprouver une singulière affection pour l'industriel allemand, et un certain respect. Lors de nos conversations, j'avais l'impression que nous nous comprenions plus que nous ne l'aurions cru, même si nos motivations divergeaient. Il cherchait le pouvoir, oui, mais il n'était pas le genre d'homme à se montrer maléfique pour le plaisir d'être maléfique. Tout ce qu'il faisait avait un but, ce qui le rendait plus dangereux encore...mais seulement lorsqu'il décidait de s'opposer à vous. Pour le moment, ce n'était pas le cas.

« Je vois. » La voix de mon frère me ramena à ce pourquoi nous nous étions réunis aujourd'hui. Le regard hanté de Sveda lorsqu'elle nous expliqua la situation provoqua chez moi des frissons glacés. Je savais ce que c'était que d'avoir en soi quelque chose de terrible qui luttait pour sortir. Et je savais jusqu'à quelles extrémités on finissait par se résoudre pour l'éviter.

« On ne le laissera pas faire, Sveda. Je te le promets. »
Je serrai à nouveau les mains de mon amie. Mais tout ce que je pouvais faire, c'était lui apporter mon soutien. Celui qui pourrait vraiment l'aider, c'était Dream.

« Le seul moyen de mettre fin à tes tourments, c'est de remonter à leur source. Et de la détruire. D'effacer la moindre trace d'Hypnos, pour qu'il ne puisse plus jamais interagir avec la réalité. Pour cela, il te faudra te plonger dans le sommeil le plus profond possible. Au-delà de la transe. Alors je pourrai pénétrer au plus profond de ton inconscient à travers tes rêves, je pourrai t'y éveiller, et nous pourrons le confronter. Ce n'est pas sans risque, mais c'est le seul moyen de l'annihiler pour de bon. Sinon, il cherchera à se manifester encore et encore. Toute aide sera bonne à prendre. Tu en as parlé à Sahar ? Son emprise sur le sommeil pourrait se révéler utile. »

« Je ferai tout ce que je peux pour vous aider. » assurai-je à Sveda et Ava.
Delight
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Ven 12 Jan 2018 - 13:30
L'inquiétude de le jeune fille de l'hiver était contenue dans ses doigts qui, distraitement, jouaient avec les couverts posés sur la table. Silencieusement, elle ne pouvait s'empêcher, sans même y réfléchir, de tripoter une cuillère pour occuper ses mains presque aussi fébriles que son esprit.

Du coin de l’œil, elle observait le visage torturé de sa génitrice, en proie à de vieux démons. La Rose s'était refusée à entrer dans les détails. Comme toujours. Est-ce à cause de la jeunesse de sa dernière née, de leur éloignement, d'un manque de confiance ou était-ce l'ombre de Kassianov qui tournait autour de sa fille, qui prevenait Sveda de se confier à Ava ?
Jamais la jeune immortelle n'avait mesuré à quel point Tohum était secrète. Elle ne formulait pas là un reproche. Elle ne s'en sentait pas la légitimité. Seulement, plus que jamais, elle se rendait compte du véritable mystère que représentait Sveda. Qui était sa mère ? Tohum lui semblait plus que jamais être une inconnue.
Les siècles d'existances. Les ères qu'elle avait traversé. Elle n'en parlait jamais et seules des bribes de sa vie à travers les âges rejaillissait à la surface - presque toujours contre son gré - à travers les ombres les plus sombres de son passé. Tarek aujourd'hui. Comme Jao hier. Et Pietro en un sens également. Et maintenant, l'arrivée d'un nouvel enfant réveillait des risques irrésolus.
Quoi qu'il en soit, l'effroi et le danger devait être suffisamment tangible pour que la nomade se résolve à une telle extrémitée. Sveda ne parlait jamais de ces peurs. Comme un grand tabou. Pourtant, aujourd'hui, elle acceptait, avec une assurance teintée de crainte, de révéler que celui qui jadis avait été Tarek, était prêt à tout pour revenir.

Riley n'avait pas la moindre idée de la façon dont celciui- pouvait s'y prendre. Quitter le monde onirique pour reprendre une forme physique, habiter un corps, qui ne serait, à l'évidence pas le sien, était, pour notre héroïne, une abhération inhumaine. Aussi, la seule certitude qu'elle avait pour le moment, au milieu de tout ces doutes, c'était qu'elles avaient pris la bonne décision de venir s'adresser à la Famille.
Dans ce moment de doute, Ava appréciait la présence de Delight. Il se dégageait de sa présence une douceur positive et une légèreté qui la gonflait d'espoir. 
Pourtant, les paroles de Dream se firent sans appel. Ils n'avaient d'autre choix que annihiler Hypnos. Entièrement. Définitivement.
L'immortel suggéra alors que tout aide dans leur entreprise serait la bienvenue et suggéra le nom de Sahar. Riley releva la tête et chercha le regard de sa mère.

-Oui, Sahar pourrait nous être utile... murmura la jeune femme aux cheveux blancs qui connaissaient les dons de sa demi-sœur. Elle sembla montrer une hésitation avant de reprendre la parole, à peine plus fort. Je pourrais peut-être me montrer utile... je pourrais vous accompagner.

Ce temps de flottement dans la conversation la rendit un peu mal à l'aise. A vrai dire, elle n'était à l'aise avec la découverte nouvelle d'un pan de ses dons et celui-ci semblait être un héritage direct de la Rose. Comment Ava s'était-elle retrouvée à marcher dans le rêve de sa génitrice, elle n'en était pas tout à fait sûr. Il semblait que mère et fille avaient plongé dans le monde des rêves au même moment et Riley s'était retrouvée face à toutes ces portes dont une seulement s'était ouverte sous ses doigts. Elle était simplement entrée.


Riley
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Dim 21 Jan 2018 - 11:31

Tohum baissait lentement les yeux sur leurs mains réunies dans un moment de solidarité. Elle appréciait la douce chaleur qui se dégageait des paumes de la serveuse. Ainsi que la douceur et la bienveillance qu'elle lisait à cet instant dans son regard. Cela lui réchauffait le cœur. Un léger sourire s'étirait sur ses lèvres alors qu'elle se rendait compte de la valeur de ce soutien. Sa tête se penchait gracile ment pour aller dans le sens des paroles d'Angie.

« C'est aussi ce que je me dis. Cette culpabilité me rappelle que ce n'est jamais le bon choix. C'est une bonne chose... car j'ai parfois l'impression que la voie du sang est la plus attractive à force »

A cette remarque Kent portait son regard sur sa fille. Sveda se rendait bien compte du ton de son discours. Elle ne voulait en aucun cas l'effrayer. Non pas qu'elle soit encore une enfant. Ava, de part son histoire, connaissait les aspects les plus sombres de l'être humain. Son père, Pietro Kassianov, s'était peu à peu fait happer par l'attraction du Pouvoir. En son nom il avait commis des crimes horribles. Mais rien n'était encore perdu. Delight et beaucoup d'autres, Percy, Caleb, étaient les exemples splendides du repentis. C'était ce qui permettait à Tohum de rester debout.

« Et nous sommes là aussi. Si tu sentais que tu en avais besoin. »

Arrivée à ce stade de son existence la nomade du désert pouvait se dire vaccinée contre beaucoup des peurs humaines. Ce n'était pas de l'orgueil de sa position. L'expérience de la vie, de la mort, du temps apprenait à la relativité. Pour autant, certaines angoisses étaient profondément ancrées. Hypnos était progressivement devenu l'une de ces angoisses. Il la hantait comme un mauvais démon. Il était le souvenir vivace d'une époque affreuse où la mort régnait en infernale maîtresse sur les Hommes.

« Merci mon amie. »

Ce fût, en effet sans réelle surprise que Sveda découvrit la méthode proposée par Dream. Elle-même avait pressentit que le combat serait le seul moyen de venir à bout de cet étrange fantôme. Qu'elle ait fait la démarche de solliciter l'aide de la famille prouvait que la belle était prête à ce genre de solution. Néanmoins, joindre ses filles à cette bataille ne l'enchantait pas le moins du monde.

« C'est donc bien la seule solution... »

Elle détournait lentement ses yeux de ceux de sa benjamine. Sa main se tendait pour effleurer la joue de la belle rose blanche.

« Est-ce prudent... de vous impliquer toutes les deux ? » Tohum s'excusait d'un petit sourire. « Tu sais bien que s'il vous arrivait quoique ce soit... »

L'ombre des enfants perdus à jamais venait hanter ses grands yeux bleus. Joachim, bien entendu, était en première ligne. Lui qui avait été son premier enfant, le fils de Tarek lui-même. Qui plus est un immortel. Sveda secouait doucement la tête pour écarter ces pensées moribondes de son esprit. Ce fût l'éclat du rire de Samuel qui lui revenait alors en tête, lui rappelant la raison de cette rencontre.

« Seulement si tu peux m'assurer qu'elles pourront sortir à tout moment du combat ? » Proposait-elle au grand rêveur. Catherine savait qu'elle pouvait avoir toute confiance envers le jugement de son camarade onirique. Dream ne lui avait encore jamais menti. « Penses-tu que ce soit envisageable ? »

Sveda tendait son dos pour se tenir un peu plus droite. Un mouvement inconscient destiné à raffermir sa volonté devant l'ennemi caché. Elle pensait d'ailleurs que Kussi Tenobi pourrait également leur apporter une aide. Depuis plusieurs générations, la famille des Tenobi maîtrisait le voyage astral. Peut-être le contacterait-elle pour voir ce qu'il était possible de faire. Toutes ces personnes désireuses d'aider renforçait l'envie de la belle d'aller jusqu'au bout.

« Et si ça ne fonctionne pas ? Que crois-tu qui se passera ? » Le jeu en valait-il bien la chandelle ?
Tohum
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Lun 22 Jan 2018 - 14:11
« La voie du sang... C'est le sang, qui est responsable de biens des problèmes. En son nom, l'humanité est prêt à se livrer aux pires exactions. Souvent parce qu'elle s'imagine qu'elle n'a pas le choix, que le sang est toujours le plus fort. J'en suis venue à réaliser que ce qui compte, c'est de choisir sa propre famille, sa propre cause. Et je suis content de l'avoir trouvée. »

Je ne m'étais jamais considérée comme une personne de conviction. La majeure partie de ma vie, je l'ai passée à me laisser porter par les événements, sans penser que je pouvais avoir un véritable contrôle sur leur dénouement. Peut-être que je n'en aurai jamais l'occasion, mais j'avais enfin décidé que cela valait malgré tout le coup d'essayer. Ne serait-ce que pour les gens que je rencontrais en chemin.

« Merci, Sveda. Pouvoir compter les uns sur les autres, c'est important. C'est aussi ce qui nous permet de tenir. »

Je souris à Ava, pour l'inclure dans mon affirmation. J'en étais rapidement venue à la considérer comme faisant partie de ma famille de cœur, depuis qu'elle avait franchi les portes de Chez Reggie pour devenir l'une de ses serveuses. Elle en faisait partie maintenant, elle contribuait à son atmosphère, y apportait de la paix. J'espérais qu'elle le pensait également, qu'elle se sentait chez elle ici, libre d'être la personne qu'elle voulait être. En tous les cas, entre Charlie et elle, on pouvait dire que notre diner ne manquait pas de personnalité ! C'était quelque chose dont je pouvais être fière. Plus que tout ce que j'avais pu accomplir au fil des siècles, quand je me croyais prisonnières d'un cycle sans fin qui ne pouvait apporter que de la destruction. Mais même en cette époque, je découvrais que j'étais encore capable de construire. Et j'en tirai ma nouvelle force.

« Il n'y pas d'autre moyen. » Le ton sans appel de la voix de mon frère me ramena au problème qui nous occupait. Le frisson dans la nuque, je le connaissais bien, c'était celui qui s'imposait lorsqu'un membre de la Famille annonçait quelque chose d'implacable. Tous, à notre manière, nous étions devenus autre chose que simplement humains. C'était le prix à payer pour nous dons, qui nous dépassaient, nous poussaient à devenir des personnifications anthropomorphiques de ce qu'ils représentaient. Dream n'était pas un homme qui contrôlait les rêves ; il était le rêve.

« Je ne peux pas assurer leur sécurité. Je peux vous faire entrer dans le monde des rêves, vous permettre d'y agir. Mais la bataille sera vôtre, et le risque réel. Voilà pourquoi tu auras besoin de toute l'aide possible. Si tu y vas seule, tu seras détruite. Dans ce plan d'existence, Hypnos est plus fort que toi. Et plus ceux qui viendront avec toi auront une affinité avec les rêves, la conscience ou le sommeil, plus ils auront une chance de faire une différence. Et si tu ne fais rien, si tu refuses de l'affronter avec tous les moyens possibles en espérant préserver les tiens, Hypnos finira par prendre le contrôle. Tu deviendras le rêve, et il aura le contrôle de ton corps, de tes souvenirs, de tes pouvoirs. Et tu sera sa prisonnière. De même, si vous perdez contre lui dans le monde des rêves, vos consciences seront détruites. Ou pire. Mais au moins, vous aurez une chance de le combattre, et de l'annihiler pour de bon. »

Les mots de mon frères ne me surprenaient pas. Au fil du temps, j'avais pu glaner certaines informations sur le domaine des rêves et la manière dont il fonctionnait. Surtout, je n'avais jamais croisé le chemin de quelqu'un qui s'y connaissait plus que Dream en la matière. Je ne pensais pas qu'il était infaillible, personne ne l'était, mais il était ce qui s'en rapprochait le plus les concernant. Si quelqu'un pouvait vraiment aider Sveda, c'était bien lui.

« Si Dream pense que c'est la meilleure chance... Je le crois. J'ai confiance en lui. Et...je vous aiderai. J'affronterai ces dangers avec vous. Le rêve n'est pas mon domaine, mais j'ai plus d'un tour dans mon sac. »


J'étais prête à le faire ; après tout, une immortelle de plus dans la balance, cela ne pouvais pas faire de mal. Et je refusais de laisser mes amies affronter ce péril sans moi.
Delight
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Mar 3 Avr 2018 - 22:50
Les appréhensions de Sveda étaient compréhensibles. Sa fille pouvait ressentir son inquiétude jusque dans son geste maternel. La Rose n'avait pas finit sa phrase mais elle n'en avait pas eu besoin pour que sa fille sache parfaitement ce qui pouvait venir la hanter en effleurant cette pensée de ces paroles ; Riley les avait rencontré en marchant dans le rêve de sa mère. Ses enfants. Tous ces enfants. Ceux qui étaient naturellement partie et ceux qui étaient demeurés auprès d'elle.
Et puis il y a ceux qui n'aurait jamais du la quitter. Joachim, bien des années auparavant, le fils qui n'aurait jamais du leur être arraché. Plus récemment, Natacha qui avait rejoint son père.
Les mois avaient passé mais le souvenir et la douleur n'en demeurait pas moins brûlants. L'affaire classée sans suite était une plaie ouvertes pour toute la lignée de la Rose du désert. Le sentiment d'injustice empêchait de parfaitement cicatriser et le deuil ne pourrait jamais se faire entièrement, d'autant plus lorsque la commanditaire de cet assassinat se pavanait dans le monde sous de nouveau traits.

La jeune immortelle comprenait les raisons qui poussaient sa génitrice à se recentrer sur sa vie et l'arrivée prochaine du bébé. Cependant, la disparition de la fille de Joachim bouleversait la fratrie et Riley lui en voulait de... de ne pas quoi ? Tout mettre en œuvre pour les pousser à venger sa nièce ? Était-ce vraiment ce qu'elle voulait, que sa mère se mette de nouveau en danger, elle et le petit qu'elle portait dans son ventre ? Entraîner ses propres enfants là dedans, dans ce qu'elle appelait elle-même la « voie du sang ». Jao avait probablement suffit...
Quoi qu'il en soit, personne, ni sa mère ni aucun membre de sa lignée n'était véritablement prêt à essuyer de nouvelles pertes. L'équilibre familial était encore fragile, entre les blessures et les rancœurs et Tohum était le ciment entre tous les éléments qui n'avait, outre la matriarche, que peu de raisons de rester liés.
Mais voilà que la propre vie de Sveda et de l'enfant quelle portait était menacé et cette perspective ne leur laissait pas d'autre choix que l'affrontement, que l'immortelle le veuille ou non.
La requête que Tohum formula ne pu aboutir. Dream fut catégorique ;il ne pourrait nullement intervenir une fois la barrière de l'autre monde franchie. Cette information avait fait émerger chez la jeune fille de l'hiver un sentiment d'oppression étrange. Aux explications précises et inquiétante du membre onirique de la Famille, Riley avait cru que son courage allait l'abandonner. Il présentait la situation comme un quitte ou double effrayant et malgré sa détermination à s'engager dans ce combat auprès de sa mère, elle n'était pas certaine d'être capable d'y arriver. Elle n'avait pas particulièrement peur, non. Seulement, elle craignait de faillir à sa tâche. Il lui semblait qu'elle ne s'était jamais véritablement montré très utile - Pietro lui avait bien fait entrer cette idée en tête. Pourrait-elle seulement être un atout dans cette bataille plutôt qu'un handicap

En dépit de cela, elle ne pouvait imaginer un instant reculer.

-Je suis de l'avis d'Angie. Je suis persuadée que plus on sera nombreux à tes côtés, plus nous aurons de chances d'y arriver.  Affirma-t-elle en cherchant le regard de sa mère. Et puis on pourra plus facilement se protéger les uns les autres. 

Elle voulait se montrer optimiste en dépit du sentiment d'incertitude qui s'était logé dans sa poitrine.

-Il est hors de question de laisser à Hypnos une chance de prendre le dessus. 
Riley
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