Non mais t'as vu l'heure? | Charadh

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Mer 26 Avr 2017 - 14:36

Kenny Maxwell

Holli avait passé une fin de journée éprouvante. Un client, arrivé une heure avant la fermeture de l'atelier lui en avait fait baver. Un mec qui n'étais encore jamais venu, un artiste créateur de bijoux qui venait nous voir pour une monture. Et il avait une idée particulièrement précise de ce dont il avait besoin... Et à priori, quand il avait quelque chose en tête, il l'avait pas autre part. Il lui avait montré un croquis, et avait refusé d'écouter quand elle l'avait prévenu que son projet était irréalisable. La pièce d'argent qu'il voulait était une véritable dentelle de métal, mais tellement délicate qu'elle ne supporterait pas le poids des pierres qu'il voulait incruster dessus. Ash avait eu beau le lui répéter, avec toute la politesse dont elle était capable, il n'avait rien voulu entendre. Mais le client est roi... Il avait bien fallu qu'elle se résigne. Et quand elle avait voulu temporiser au mieux entre la finesse qu'il exigeait et l'épaisseur qui était nécessaire, il avait rejeté en bloc sa proposition, la traitant d'incapable, affirmant qu'elle avait dénaturé son œuvre et qu'il voulait voir le patron.

Et heureusement. Larry, son boss, était bien plus diplomate qu'elle. Il arrivait à gérer, elle ne savait pas trop comment, les caractères et caprices des clients les plus difficiles Holli était, elle, bien plus à l'aise avec les gens simples : ceux qui ne l'emmerdaient pas pour deux mm de différence. En général, elle n'était pas bien difficile sur le type de boulot. A l'aise autant sur une grosse pièce que sur du travail d'orfèvre, son don lui permettait une précision que la plupart des gars de l'atelier n'avaient pas, avec leur chalumeau ou leur fer à souder. Même si, pour être honnête, elle utilisait aussi pas mal ses talents de pyrurge, juste pour la classe.

Elle était partie en trombe et Larry l'avait retrouvée dans l'arrière-cour, en train de tirer furieusement sur une cigarette, les nerfs en pelote. Il avait réussi, on ne savait comment, à faire changer d'avis le type. Des fois, la métisse se demandait si son boss n'avait pas un don de persuasion... ou d'hypnose. Bien utile pour gérer les clients les plus bornés... Il l'avait renvoyé chez elle, lui disant de ne pas se soucier de la commande avant le lendemain : Larry était un type réglo, et en général, il s'arrangeait pour ne pas la garder trop longtemps le soir pour que je puisse profiter de son gamin. A condition qu'elle se pointe au taff tous les jours à 7h. Un deal qui leur convenait à tous les deux.

Elle avait attrapé ses affaires et son skate, et s'étais élancée sur la route. Une habitude qu'elle n'avait pas lâchée depuis son adolescence : elle adorait rouler. Surtout quand la planche avait quelques modifications assez sympathiques. Des petits propulseurs, notamment. L'inventeuse du dimanche travaillait d'ailleurs en ce moment sur un modèle de rollers à propulsion aérienne. Son grand projet, auquel elle n'avait pas assez de temps à consacrer à son goût... Quelques trucs lui posaient encore problème, pour le moment. Le refroidissement de la batterie, encore compliqué à mettre en place, pour une autonomie qui dépasse les 20 minutes, et la coordination des deux propulseurs, histoire que les deux pieds ne vivent pas leurs vies chacun de leurs côtés. Il faudrait probablement qu'elle demande de l'aide pour le côté électronique, ça n'était pas vraiment sa force, malgré quelques progrès dus aux différents ateliers auxquels elle avait pu participer à la PH.

Holli fut chez elle en un rien de temps : l'atelier n'était pas bien loin. Elle ouvrit la porte de l'appart en lâchant un tonitruant bonjour, tout en balançant son sac à dos sur le sol et sa veste sur le canapé... à côté, en l'occurence. Pas de réponse. C'était inhabituel, mais il n'était pas assez tard pour que qu'elle soit inquiète. De fait, un mot l'attendait sur la table - elle l'avait bien dressé, le petit. Il était parti jouer à la console chez un copain, à Southside, et lui communiquait l'adresse, lui disant qu'il rentrerait vers 19h, pour le dîner.

Tant pis. Elle s'alluma une cigarette et ouvrit la fenêtre de la cuisine pour la fumer tranquille sans empester l'appartement : Kenny détestait ça, et essayait régulièrement de planquer ses paquets de clopes pour la faire arrêter. Peine perdue. Elle rangea un peu. En fait, rien n'était vraiment en désordre. Son fils était une fée du logis, par rapport au désordre constant qu'elle s'évertuait à mettre partout ou elle passait. Elle était comme ça. Bordélique, fumeuse, et en plus, elle cuisinait mal. Bonne à marier, tu parles. Sa mère la harcelait pour qu'elle se trouve un homme qui prenne soin d'elle et de son petit-fils. Comme si elle avait besoin de ça. Et puis, elle n'était pas sûre que son cœur soit disponible. Il y prenait encore bien trop de place. Holli sourit, dans le vide, et regarda le tatouage de phénix, à l'encre blanche, qui s'enroulait autour de son poignet.

Quelque part, une horloge sonna 19h30. Holli se réveilla en sursaut du canapé où elle s'était assoupit. Kenny n'était pas rentré. Elle était partagée. Il n'avait que 12ans et demie, et même si elle s'efforçait de lui laisser un espace privé, la métisse était tout de même relativement protectrice. Voire mère-poule. Il n'avait pas de téléphone mobile, ils n'avaient pas les moyens pour ça, et il avait beau être débrouillard, ce retard ne la rassurait pas. Elle griffonna un mot en vitesse dès fois qu'il rentre entre temps, attrapa le modèle d'hoverboard qu'elle s'était fabriqué -moins cher que de l'acheter- et se rendit à l'adresse donnée par Kenny, en espérant le croiser sur la route.

Une fois sur place, elle prit sa board à la main, se donna une mine moins inquiète et sonna.



" Bonjour, désolée de déranger à cette heure. Je suis Holli Maxwell, la mère de Kenny. Il m'a dit qu'il passait l'après-midi chez vous, mais il n'est pas rentré. Il est là?"

Dis oui. Pitié, dis oui.
Ash
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Jeu 4 Mai 2017 - 23:48



« Rien n’est vrai. Tout est permis »

Assassin’s Creed



Andrew &Elise




    La console de jeu avait remporté le suffrage pour les plus jeunes. Colm, s'était laissé convaincre par sa mère. Un prété pour un rendu, comme le disait l'adage. Avec un mélange de patience forcée et d'amusement de grand, il jouait les animateurs de jeu, pour éviter à Kenny de s'ennuyer et à Andrew de finir en pile électrique vivante.

    Deux heures que leurs cris excités retentissaient dans le salon. Exit l'après-midi à bouquiner tranquille. Claire aurait vraiment préféré que les garçons aillent jouer dans le parc par ce temps magnifique. C'est ce qu'elle aurait fait elle. Mais, voir Colm assumer cette petite responsabilité l'avait convaincu de céder. Même Andrew, qui n'était pourtant pas un frillant des jeux-vidéos participait à sa façon. Même si les manettes lui étaient interdites, il en allait de ses encouragements en commentant la partie. Une effervescence, qui avait l'air de retentir sur la chienne, qui tournait en rond autour de la télévision. Il n'y avait guère que Lise qui restait calme dans son coin, trop concentrée sur son expérience, pour faire attention aux rigolos.

    La couturière surveillait tout ce petit monde d'un œil amusé. Elle avait pris son parti de cet imprévu et s'occupait de ranger la maison. Avec trois plus ou moins gamers dans la maison, il y avait toujours de quoi faire ! Elle finissait d'étendre une lessive de blanc. Colm avait besoin des chemises blanches pour tester son costume au théâtre le lendemain. Son esprit vagabondait entre le menu du soir, l'appel à sa mère qu'elle avait repoussé toute la semaine, et les soucis de montage du nouveau modèle de jupe plissée. Elle écoutait vaguement la radio. Un expert en sociologie qui expliquait en quoi la famille Wang pouvait s'apparenter au modèle de l'Antiquité.

    L'heure tournait. Lewis allait bientôt rentrer du studio. Claire n'était pas certaine qu'il ait le courage de faire ce donner une autre leçon artistique à leur invité. Et puis, Kenny devait être attendu par ses parents. Il n'en avait pas beaucoup parlé. Ce serait bientôt le moment de dîner. La chatte fûeretait dans la cuisine avec l'air de dire qu'il était temps de casser la croûte. A entendre l'excitation dans la voix de Colm, les jeunes n'étaient pas prés à décrocher de l'écran. Claire alla récupérer son téléphone dans son sac-à-main pour envoyer un texto à sa moitié.

    Si Kenny était si bien installé il pouvait rester manger avec eux se disait-elle. Mais, avant d'aborder cette option la fileuse fit une tentative :

    « Les garçons, il commence à se faire tard. »

    Aucune réaction des joueurs.

    -M'an ils sont presque à la citadelllllle.

    La tension dans la voix d'Andrew manqua de la faire rire. On aurait dit qu'ils jouaient leur vie dans ce jeu.

    « Kenny ? Quelle heure t'a donné ta mère ? »

    Le jeune homme n'entendait rien, mais alors rien du tout. Colm se levait d'un bond sans prévenir. Visiblement, ils avaient l'air totalement coupés du monde.

    OUAIIIII !

    Charadh comprit qu'elle n'avait aucune chance d'obtenir une information sans forcer les choses. Elle se mit devant la télévision pour attirer l'attention des gamins. Les cris de protestations ne tardèrent pas à exploser. Claire attrapa la télécommande sur la table basse pour mettre le jeu vidéo en pause.

    « J'ai besoin de votre attention. Une minute d'accord ? Kenny, donne-moi le numéro de ta mère que je puisse la prévenir. »

    La sonnerie à la porte d'entrée fit sursauter le trio sur le canapé d'un même mouvement. La fileuse eu un petit rire moqueur. Ils étaient vraiment trop surexcités. Enfin, il y en avait surtout deux dans le lot. Le plus vieux commençait à montrer des signes de lassitudes. Il était temps de qu'il y ait un élément perturbateur.

    « Élise, puce, tu vas voir s'il-te-plaît ?»

    Élise leva le nez de la table et acquiesça avant de sauter de sa chaise, pour aller ouvrir. Elle joua à faire gliiser ses chausettes sur le parquet et attrapa la poignée de la porte sur la fin de sa course. Elle tomba alors nez-à-nez avec cette dame, qu'elle ne connaissait pas. Mais très vite la lumière se fit dans ses yeux. Elle fit le lien entre la couleur de peau du garçon et celui de la dame. D'un petit hochement de menton rassura la maman.

    -Oui ! Il joue à Assassin’s Creed avec Colm. Vous voulez regarder ?! Lise lâcha la poignée de la porte et couru dans le couloir. MAMMAAAANNN !C'EST LA MAMAN DE KENNY !

    Madame Richard arriva dans la direction des filles, en regardant sa fille d'un air entendu. Combien de fois devrait-elle lui répéter qu'il ne servait à rien d'hurler pour se faire entendre ? Avant que la petite ne fille, la fileuse la retenue dans son élan pour lui signifier de ranger le basard sur la table, avant qu'ils mettent la table. Claire se concentra ensuite sur la femme qui était dans son couloir. Elle lui souriait chaleureusement contente de pouvoir mettre un visage sur la personne de la mère du petit Kenny. Charadh serrait spontanément sa main, polis et tranquille, malgré l'ambiance de la maison.

    « Bonjour. Je suis Claire, la maman de Colm. J'espère qu'elle vous a dit bonjour ? Je suis contente de vous voir. J'essayais justement d'avoir votre numéro pour vous appeler. »

    Avec la patience de l'exercice Claire alla refermer la porte d'entrée, puis remonta le couloir, en invitant la mère à la suivre dans le salon. La pièce était éclairée par le soleil de fin d'après-midi. Vers le coin télé, une brochette de trois ados s'agitaient comme des fous en vociférants des choses incompréhensible. Kenny était au milieu des fils Richards, complètement intégré au délire général. Claire guida son invitée surprise jusqu'à la grande table du salon et lui proposa de s'asseoir.

    « Ils sont en pleine quête ! Vous avez un peu de temps ? Je vous propose un thé ? Un café ? »
Charadh
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Mar 16 Mai 2017 - 18:56

Kenny Maxwell

Ce fut une petite pépète de 8 ans, peut-être, qui ouvrit la porte, surprenant par la même occasion Holli qui s'était attendu à voir un visage humain à hauteur d'yeux, et pas à devoir les baisser. La gamine, d'abord surprise, sembla avoir une épiphanie, et hocha la tête, libérant par là la jeune maman d'un poids certain sur l'estomac. Bon. Au moins, Kenny n'était pas en train d'errer dans les rues, et c'était le principal. Quand à son activité... Haaa, les jeux vidéos. Pas étonnant qu'il ait perdu la notion du temps... La métisse eut un léger pincement des lèvres : ils n'avaient pas de console à la maison, mais elle mettait chaque mois un peu de sous de côté pour lui en offrir une pour ses treize ans. Un cadeau qui ferait très certainement plaisir au préado, qui se laissait embarquer dans un monde virtuel dès qu'il traînait chez un copain qui avait console et jeux.

Elle sourit, malgré tout : Kenny n'était pas un enfant difficile - mais la crise d'ado n'était pas encore passé - et ses quelques bétises n'étaient jamais faites avec l'intention de nuire. Parfois, elle se demandait de qui elle tenait ça. Certainement pas d'elle, qui avait mené la vie dure à ses parents depuis son plus jeune âge, dans une escalade de connerie qui allait au-delà du concevable. Mais son fils était calme, poli et se plaignait rarement de la plaie d'avoir une mère avec un âge mental qui dépassait à peine le sien. Il ne tenait probablement pas ça de son père non plus. En un sens, heureusement que ça avait sauté une génération, parce qu'Holli n'était pas certaine qu'elle aurait pu gérer un mioche qui ressemblait à qui elle avait été.


- Je...

La palme d'or de l'éloquence. Mais peu importait, la petite fille avait hurlé l'identité de l'invité surprise et était déjà repartie en cavalant, laissant place à une femme blonde d'une quarantaine d'années : sa mère, très certainement.
Elle vint l'accueillir, se présentant avec une main tendue qu'Holli n'hésita pas à serrer.


- Bonjour, Madame Richards, je suis...

Inutile de se présenter de nouveau. Le cri de la gamine avait été efficace. Claire l'invita à rentrer.


- Merci. Je ne veux pas vous déranger, surtout à cette heure-ci...

La brunette la suivit à l'intérieur, ses yeux dérivant sur le coin télé ou son fils, le visage concentré sur un écran, paraissait bien occupé. Holli s'éclaircit la gorge, un air légèrement moqueur sur le visage. Entendant ce son, Kenny se recroquevilla un peu sur lui même, avant de tourner la tête du jeu qui les occupait.

- Oups. Désolé, M'man...

Les yeux chauds de la jeune femme étaient plus narquois que désapprobateur.

- Fais gaffe au mur. Trop tard, t'es mort.

Holli tourna de nouveau la tête vers la maîtresse de maison, un air désolé sur son visage, et s'approcha de la table du salon, son hoverboard toujours à la main.

- Je vois ce que vous vouliez dire par "en pleine quête". Je... moi, oui, mais vous avez probablement des choses à faire... je ne veux pas m'imposer.

Ash n'était pas franchement une maman au sens conventionnel du terme. Chez eux, il était rare qu'ils mangent à table au lieu d'assis sur le canapé. Elle faisait les tâches ménagères quand elle y pensait, la lessive quand Kenny n'avait plus qu'un tee-shirt propre et la vaisselle quand l'évier débordait. Elle se surprit à penser qu'il était heureux que ça ne soit pas Claire qui soit venue frapper à sa porte : son appartement n'était probablement pas un endroit convenable pour recevoir du monde.

- Allez, Kenny, tu ranges tes affaires, on y va.

Le regard du fiston se fit suppliant. Ah ces yeux! Il ne les utilisait pas souvent, conscient du pouvoir qu'ils avaient sur sa mère. Mais lorsqu'il sortait le grand jeu, il ne faisait pas semblant. Elle fit une moue.

- Bon. Si ça ne vous dérange vraiment pas qu'il termine... Mais vite, hein ?

Ajouta-t-elle a l'intention du métisse. Elle posa une main sur le dossier de sa chaise, un peu mal à l'aise. Holli gérait assez mal les ambiances familiales traditionnelles. Elles lui rappelaient trop sa propre enfance, et elle ne savait jamais comment se comporter.
Ash
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Ven 26 Mai 2017 - 13:04



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    Les garçons étaient tellement surexcités qu'ils faisaient à peine attention à leurs mères. Colm était le plus calme de la bande. Claire pouvait voir dans sa façon de se tenir qu'il faisait des efforts pour être patient avec son frère. C'était une bonne chose. L'écart d'âge entre eux se faisait de plus en plus sentir, à mesure que Colm prenait son indépendance. Les jumeaux ressentaient cet éloignement avec tristesse. Ils réclamaient souvent après lui. Pourtant, le jour viendrait où lui aussi se préparerait à quitter le foyer familial. Ils devraient tous s'y faire.

    Madame Richards ne pensait pas encore à tout cela. Elle en était même très loin. D'ailleurs pour le moment c'était le cas du petit Kenny qui l'intéressait. Le soutient scolaire qu'ils lui proposait commençait à donner des résultats. Grimm savait si prendre pour redonner confiance aux gamins qui se sentaient perdus à l'école. C'était tellement gratifiant de les voir s'épanouir et prendre plaisir à apprendre. A une époque, Claire avait elle-même envisagé de devenir professeure. C'était enfin de compte ce qu'elle faisait en formant une nouvelle génération dans son atelier de créations.

    « Non ne vous en faites pas. J'attendais de toute façon qu'ils finissent avant de lancer le repas. »

    Claire avait bien compris que quand des enfants pressés de sortir de table, pour retourner jouer, étaient beaucoup moins enclins à savourer leur repas. Elle préférait donc attendre qu'ils aient terminer quitte à décaler l'heure. Dans la maison des Richards il n'était pas rare que l'on attende le père ou la mère pour lancer la cuisson. Entre les émissions de radio de l'un et les créations de costumes de l'autre, le rythme pouvait être difficile à tenir, voir totalement chaotique parfois. Mais, ils s'en sortaient toujours.

    « Vous n'imposez rien du tout ! On peut peut-être s'appeler par nos prénoms ? Ce sera plus simple. »

    Avec les Richards les choses se faisaient plutôt simplement. Lewis et Claire partageaient un sens de l'accueil et un goût pour la rencontre. Les soirées s'improvisaient souvent d'un rien par ici. Les enfants avaient grandi au rythme de dîner parfois très vivants. Cela faisait parti de leur façon d'être. Même si l'arrivée des jumeaux les avaient fait ralentir la cadence. Les petits derniers étaient eux aussi de plus en plus autonomes. Il était plus facile d'organiser des soirées à présent. Du moins, quand ils n'étaient pas submergés par leurs divers projets artistiques.

    « Pas du tout ! En fait, pour tout vous dire, j'envisageais de l'inviter au dîner. J'ai conscience que ça fait un peu précipité pour ce soir. Mais, une autre fois ? » Charadh se tourna alors vers la blondinette qui était de nouveau concentrée sur son activité. « Poussinette ? Tu irais nous chercher tes gâteaux ?»

    Élise passa en revue sa mère et celle de Kenny. Elle posa son instrument et alla chercher de quoi accompagner la boisson chaude proposée plus tôt. Pendant ce temps Claire posa une tasse devant son interlocutrice. La chatte sauta de son perchoir -un meuble de rangement en chêne- pour venir fureter autour de la nouvelle venue. Elle était blanche, le poils lourd et soyeux, avec la démarche de la reine dans son royaume. La bête n'était pas farouche et se rapprocha de la femme pour sentir ses chaussures. L'autre comparse à poils était toujours obnubilée par les bruits qui venaient de la télévision.

    « Kenny est vraiment un gentil garçon. C'était un plaisir de l'accueillir. » La petite sœur revenait avec les victuailles. Elle posa l'assiette pleine de cookies aux formes biscornus et inégales devant les dames. « Merci chérie. » Élise s’installa pour de bon, avec un soupire excédé de l'artiste que l'on coupe dans sa créativité. « Kenny m'a dit qu'il aime bien le foot. Il va y avoir un tournois amical avec les élèves de la Potentiel Home samedi prochain. Il y aura un barbecue. Si vous voulez vous y êtes les bienvenus tous les deux. »

    Vas-y ! Ouais ! Là ! Vas-y, vas-yyyyyy ! Une râlerie générale les informa d'un nouvel échec ce saut périlleux par écrans interposés. Nannn ! Fais chier !

    Claire se redressa brusquement sur sa chaise. Elle semblait prise de court par l'emportement de son fils. Sur le visage de la jumelle se lisait la même stupeur. On ne pouvait pas nier le lien de parenté. Évidement, la réaction de la plus jeune ne se fit pas attendre. MAMAN ! Andrew a dit un gros mot !!!

    La mère quittait déjà la table. Elle darda ses yeux mécontents sur la petite. La délation n'était pas quelque chose qu'elle appréciait. « Je ne suis pas sourde Lizy. Occupe toi de tes affaires, tu veux. » Élise se renfrogna sur sa chaise en marmonnant quelque-chose comme : « Pas juste, moi j'en ai pas dit ». Claire à son tour échangea un regard d'excuse à sa camarade d'éducation. Le jeu avait visiblement atteint ses limites. Il était temps de resserrer tout ça. La fileuse prit le masque de la sévérité, sa voix porta dans la pièce, malgré le bruit ambiant. « Andrew Richards ! »

    Oh oh... Souffla le petit garçon, en faisant beaucoup moins le malin tout à coup. Il échangea un regard incertain avec Kenny. Ils avaient bien compris l'idée. Puis, ses yeux se relevèrent lentement vers Colm en quête d'un hypothétique soutient. Pour toute réponse le jeune homme mis le jeu en pause. La partie était terminée cette fois-ci.

    « Qu'est-ce qu'on a dit sur le langage ? » Demanda Mrs Richards en attendant qu'ils les rejoigne.

    Moi je sais ! Moi je sais ! « Les gros mots ça rend bête et méchants »

    « Ce n'est pas à toi que j'ai posé la question Lise. Laisse ton frère parler.»

      Pffff ! J'peux jamais rien dire ! Le cri de la blonde fût momentanément ignoré par la mère, qui se concentrait sur les deux geeks, toujours dans le canapé.

    « Maintenant vous arrêtez, les garçons venez dire bonjour à la maman de Kenny. »
Charadh
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Sam 17 Juin 2017 - 0:39
A l'approbation de sa mère, Kenny fait un sourire ultra bright et se rassit avec entrain pour finir sa partie. L'enjeu était immense : impressionner le petit comme le grand. Kenny appréciait les enfants Richards, même si la différence d'âge ne leur permettait pas vraiment d'être au summum de la proximité. Il venait ici depuis quelques temps déjà, pas toujours régulièrement et le plus souvent après les cours, pour un peu de soutien avec Mr Richards, le directeur de la House Arts. Ça lui permettait de revoir ses points faibles et de s'améliorer. Mais il n'avait jamais vraiment osé le dire à sa mère. Elle se serait blâmée pour ses difficultés, et ça n'aurait fait qu'empirer, si elle savait qu'il avait un professeur particulier. Elle aurait fini par s'accuser d'être incapable d'élever correctement son fils, et ça, Kenny voulait l'éviter. Il admirait beaucoup sa mère. En dehors de ses petits travers, Holli Maxwell était une maman peut-être pas ordinaire, mais qui avait toujours fait passer son bonheur avant le sien. Il n'y avait qu'eux deux, et il était tout à fait conscient de ses efforts...
Et puis, au fond, il avait un peu honte, de ne pas réussir du premier coup, de ne pas être un élève parfait.

Il s'enfonça un peu plus dans le canapé et se concentra sur son personnage en 3D.

Ash, de son côté, laissa ses yeux courir sur les bois puis glisser vers le coin canapé, jusqu'à l'arrière du crâne de son gamin. Elle eut un sourire attendri avant de détourner le regard, et son sourire se transforma en une moue un peu gênée.


- Dans le mot qu'il m'a laissé, Kenny m'avait dit qu'il serait revenu vers 19h... Je ne pensais pas qu'il oublierait de rentrer.

Sous-entendu, il aurait déjà dû être sorti de vos pattes pour ne pas empêcher votre vie de famille. Mais ça, elle ne le rajouta pas, un peu impressionné peut-être par cette maman qui gérait une maison, deux animaux, trois enfants et très probablement un boulot - on est en 2017, bordel. Finalement, sans le vouloir, ça lui renvoyait sa propre imperfection et les failles immenses de son plan de vie, revu à la baisse depuis. Elle adorait Kenny, et pour rien au monde, elle ne serait revenue si on lui en avait donné la possibilité, sur la décision qu'elle avait prise de le garder. Mais l'élever seule en combinant des petits boulots n'avait pas toujours été simple. Au fond, une partie d'elle aurait aimé une maison avec jardin, un mari, un chien et une petite soeur pour Kenny. Ce que ses parents avaient voulu pour elle, au final, et qu'elle avait cru vouloir rejeter de toutes ses forces. Elle avait rencontré Darren, et sa vie était devenue... grandiose. Libre. Et quand il avait... disparu, elle avait tout fait pour construire un foyer pour leur fils avec les morceaux éparpillés qui restaient de sa vie. Elle s'en était finalement pas trop mal sorti, et s'il y avait des jours où elle se disait qu'elle pouvait être fière d'elle, d'autres moments pilonnaient sa confiance en elle et appuyait juste la ou ça faisait encore mal, au fond. C'était un peu le cas avec Claire et sa famille parfaite. Pas de sa faute, et sans doute Ash se faisait-elle une vision biaisée de sa vie... mais de là ou elle se trouvait aujourd'hui, Mrs Richards avait une vie qu'elle lui enviait, pour son absence supposée de flic, de prison et de fantômes.

Elle sourit, avec une chaleur non feinte, et tendit de nouveau sa main, un peu maladroitement sans doute, pour se présenter en bonne et due forme, cette fois-ci.


- On peut. Je suis Holli.

La métisse enroula ses doigts autour de la tasse que Claire posa devant elle, avant de se pencher pour laisser errer sa main dans la fourrure de la chatte, manifestement curieuse de cette nouvelle présence. Elle eut un petit rire, un peu flatté, quand son interlocutrice complimenta son gamin. La fierté du parent.

- Merci à vous de l'avoir accueilli.

Elle remercia d'un mot la petite blonde qui avait apporté des gâteaux et s'empêcha de tendre immédiatement la main pour en prendre un, telle une gamine affamée. A la place, elle but une gorgée du café qui fumait encore, et se brûla la langue. La réaction fut immédiate et instinctive. La tasse fut vite reposée, et la jeune femme agita une main comme un éventail pour refroidir sa bouche. Ce ne fut qu'au bout de quelques secondes qu'elle se rendit compte du ridicule de la situation.

Entre gêne et dérision, elle passa une main dans ses boucles désordonnées avec un sourire qui tirait sur la grimace. Elle préféra rebondir sur le sujet du tournoi.


- Il m'a dit ça. Je crois qu'il voulait y aller, moi je ne sais pas si je pourrais me libérer... Je travaille toute la journée, le samedi. Mais je pourrais peut-être voir la fin d'un des matchs si je finis tôt!

L'éclat grossier du petit Andrew sonna le glas de la partie. Toujours assise, Holli laissa venir les garçons en question, et en profita pour attirer le sien pour un baiser sur la joue, malgré sa -faible- protestation.

- Salut, mon grand. T'en fais pas pour le boss, tu le latt... l'auras la prochaine fois.

Holli n'était pas un exemple à suivre au niveau de sa qualité de langage. Elle était grossière comme un dockeur, avec un naturel désarmant. Pour le bien du garçon, sa grand-mère avait toujours fait attention à ce qu'il ne prenne pas les habitudes de sa mère. "Trop tard pour elle, mais je la laisserais te détraquer", avait-elle coutume de dire.

Elle se tourna vers les deux enfants Richards et leur sourit à chacun :


- Alors, Kenny a de l'espoir en tant que pro du jeu vidéo?
Ash
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Mar 27 Juin 2017 - 1:23



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Andrew &Elise



    Charadh n'aurait pas jeté la pierre à la jeune femme. Elle était elle-même d'un tempérament assez angoissé quand cela touchait à ses enfants. C'était instinctif et tout bonnement incontrôlable. Guillaume le premier des garçons en avait sans doute payé les frais... Mais, heureusement, le père savait comment manager avec tout ça. Il apportait un recul et un équilibre qui empêchait Claire de trop couver ses poussins.

    « Oh oui, je comprends. Vous avez bien fait de venir. C'est aussi de ma faute j'ai réagis un peu tard. J'étais occupée avec la maison et je n’aie pas vu le temps passer. Nous ferons attention la prochaine fois. »

    Claire sourit à Holli avec un air entendu et solidaire. Elle avait plus ou moins compris que la jeune femme menait de front plusieurs emplois et qu'elle était une mère célibataire. De son côté, la fileuse ne se serait jamais vue élever ses enfants seule. Cela lui paraissait impossible. Elle avait énormément d'admiration pour les femmes qui se retrouvaient dans cette situation.

    « Il est le bienvenu, quand il veut. »

    Tout le monde était content d'avoir ce jeune homme ici. Si cela pouvait soulager un peu sa mère en plus, voilà qui serait parfait. Carène Chevalier avait toujours dit et à juste titre : Une bouche de plus ou de moins à nourrir ça fait d'autant plus de rire ! La fermière n'avait eu que deux enfants Claire et Hugo. Mais c'étaient tous les bambins du village qui venaient prendre le goûter chez eux. Une époque bénite entre toute.

    « Oui hmm, autrement peut-être que mon mari pourrait passer chercher Kenny ? Je lui en parlerais, mais ça ne devrait pas poser de problème. »

    En effet, Charadh travaillait ce jour-là. Elle ne pourrait pas arriver avant la fermeture de la boutique. Mais les Richards avaient avaient appris à gérer les différences de planning. Ils étaient devenus des maîtres dans l'art de communiquer les infos. Le frigidaire était un vrai panneau. On y retrouvait l’empois du temps des trois enfants encore scolarisés. Il y avait aussi les horaires de la semaine de la costumière. En plus des journées d'enregistrement du conteur. Sans compter les activités sportives, les fêtes d'anniversaire chez les copains copines...

    Les garçons finirent de façon anticipé leur partie ce n'était pas pour déplaire à la matriarche. Cette dernière lança un regard explicite au plus grand. Colm héritait pour un instant de la responsabilité de son frère et de sa sœur. Mrs Richards pu ainsi s'excuser auprès de la mère de Kenny, le temps d'aller prévenir Grimm de la tournure que prenait la soirée. Un petit échange de SMS permis de mettre au point les détails techniques. Puis, Claire revint au moment où Andrew faisait une bise très vite faite à la dame.

    B'jour madame. Le jumeaux échangea un regard furtif avec son aîné. Il joue bien, oui. Mais... faudrait qu'il vienne plus souvent pour s'entraîner.

    Alors je pourrais inviter Cindy maman ?! Heinnn ?

    « On verra ça avec ton père. »

    Mais maman ! Le ton plaintif de la petite fille était savamment étudié pour faire plier.

    « Élise, s'il te plaît... ne commence pas. Si tu allais nourrir Gus' ?»

    Gus' était le hamster de la famille Richards. Il était installé dans le salon sur l'un des meubles de rangement. A deux ans, il vivait une vie heureuse de joyeux compagnon de la ménagerie. Les jumeaux en avait plus ou moins pris la charge. Andrew était le plus attentif aux animaux dans la maison. Il avait une réelle affection pour toutes les bêtes. Aussi lança-t-il un regard un peu nerveux vers sa sœur dont il connaissait bien la brusquerie.

    « Holli ? Je viens de voir avec mon mari. Il aimerait aussi vous saluer vous et Kenny. Étant donné l'heure, ce serait une bonne occasion pour vous retenir à dîner ? »

    Colm silencieux passa prés de la table pour filer retrouver son antre privée. Une fois le devoir minimum accompli il préférait toujours retourner à sa vie d' »ado solitaire ». Sa mère le vit faire, elle prit cependant sur elle de ne pas faire de remarque tout de suite. Elle lui en parlerait en tête à tête. Mais, pour elle, il était important que chacun fasse des efforts pour vivre en collectivité, à fortiori quand ils recevaient du monde.

    « On mange blanquette. C'est un plat de chez moi. Vous aimez le vaux ? »

    De toute façon les Richards avaient anticipé. Le riz n'allait pas tarder à arriver en même temps que le professeur de la PH. Ce n'était pas plus compliqué que cela ici.

    Madame, s'il vous plait, dites oui. Comme ça je peux montrer ma collection de pierres à Kenny.

    Cette fois, si même Andrew essayait de faire pencher la balance, c'est que le petit Kenny et sa mère étaient adoptés.

    On lui montre les papillons ? Renchérit la complice du garçon.

    Oh ouais trop l Tu viens Kenny ?!!
Charadh
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Ven 11 Aoû 2017 - 4:02
Ash sourit, doucement. En grandissant, il lui semblait que toutes les mères du monde partageaient un instinct commun. Dès qu'il était question de leurs enfants, il paraissait que tout le monde réagissait pareil. Elle aimait son fils, et, réaction normale, elle s'inquiétait lorsqu'il disparaissait. Toute mère réagirait comme ça... non? Elle essayait systématiquement d'éviter d'étouffer son môme sous son amour inconditionnel ou son humour vaseux. Pas toujours simple.
Claire, en tout cas, semblait partager son point de vue, et mine de rien, c'était plutôt bon signe pour leurs futures relations, si relations il devait y avoir.

La jeune maman se sentit tout de même coupable lorsque son interlocutrice s'excusa du retard de Kenny, promettant de faire plus attention à l'avenir. Ça n'était pas de la faute de la mère de famille. Et un instant, dans son sourire complice, Holli eut peur de lire de la pitié. Pour sa vie, ses emplois multiples, sa précarité, le fait qu'elle ait dû construire un foyer pour son fils sans père pour l'y aider. Elle se secoua mentalement : il fallait qu'elle se débarasse de ce complexe. Ce qu'elle avait fait pour Kenny, la vie qu'ils avaient, elle pouvait en être fière. Tout autant que du jeune homme qu'il était en train de devenir. Et s'il y aurait toujours des cons pour partir du principe qu'un demi foyer est forcément brisé, elle devait arrêter de supposer avec paranoïa qu'ils étaient une majorité. Claire ne la jugeait pas, ne la sous-estimait pas : elle n'avait juste pas le même fonctionnement. Kenny était habitué, tout comme sa maman, à se débrouiller seul. Que ça soit pour aller à l'école, chez ses copains, ou à un tournoi de foot... La métisse sourit avec sincérité et répondit
:

- Je le laisserais décider. Il a l'habitude de faire les trajets en transports seul, mais votre proposition le tentera peut-être.

La partie écourtée ramena la troupe près des adultes, et Ash écouta avec amusement Andrew lui faire état des capacités de son gamin à devenir -ou pas- un gamer professionnel. Elle fit un sourire et donna une tape affectueuse sur l'épaule de Kenny.

- Tant que les devoirs sont faits et qu'il ne mets pas le feu à un magasin, moi, j'interdis rien, hein.

La référence à son passé de délinquante et aux évènements qui l'avaient conduits en prison était volontaire. Une manière de vérifier si elle avait été reconnue... et, peut-être, au fond, de tester Mrs Richards. De savoir si son attitude changerait si elle associait Holli Maxwell, jeune maman d'un garçon somme toute bien élevé, à Arsonist Mum, la pyromane qui avait foutu le feu à une bijouterie et agressé des agents de Scotland Yard. C'était régulièrement le cas. Quelque chose changeait dans le regard des gens qui resituaient son passé. Quelque chose qui n'avait pas quitté le regard de sa propre mère depuis treize ans.

Perdue dans ses pensées, elle ne réagit pas aux petits différents entre Elise et sa mère, ne se reconnectant qu'au moment où Claire les invitait à dîner.


- Je... Je ne veux pas m'imposer...

Mais la réaction des jumeaux à l'idée acheva de la persuader.

- Bon. Si vous êtes certaine qu'on ne dérange pas...

Kenny attendait l'approbation de sa mère avec une lueur d'espoir dans le regard. En fait, Holli n'avait pas bien saisi s'il était ami avec l'aîné ou les jumeaux. L'un paraissait trop âgé, les autres trop jeunes... mais qui sait quelle dynamique se cachait sous leur relation? Elle n'allait certainement pas en juger. Elle ajouta pour lui, avec une grimace.

- Allez, file, va. Je vois bien que t'en meurs d'envie.

Le gamin s'illumina et s'apprêta à disparaître à la suite des jumeaux après un retentissant "Merci M'man!". Holli termina sa boisson.

- C'est gentil de votre part de l'accueillir. Je ne savais pas qu'il était ami avec vos enfants. J'ai un peu honte, d'ailleurs : de ne pas connaître les amis de mon fils, je veux dire.

Elle se leva, prête à rapporter sa tasse et changea de sujet, comme bien souvent dès que ça devenait trop personnel, trop vrai.

- Je peux vous donner un coup de main sur le repas?
Ash
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Mar 15 Aoû 2017 - 15:34



« Rien n’est vrai. Tout est permis »

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Andrew & Elise



    Eh bien non Claire n'avait pas fait de rapprochement entre son invitée et l'incendiaire dont parlait le quotidien national. Elle n'avait pas cette tendance à vouloir tout savoir à tout prix. Elle préférait attendre que les gens abordent d'eux-même le sujet. Et puis, avec un grand frère aux tendances terroristes, qui aurait-elle été pour condamner cette femme ? En agissant ainsi elle aurait donné la belle part à tous ces gens à l'esprit étriqués qui la dégoûtait.

    « C'est à quelques mots prés ce que l'on dit à Lise. » Rétorquait alors la couturière amusée. La gamine montait sur ses grands chevaux pour se défendre avec véhémence.

    Je n'ai rien brûlé depuis le canapé de papy d'abord !!

    Cette remarque faisait référence à une anecdote familiale. Les jumeaux avaient déclaré des dons, il y avait quelques mois de cela. Élise semblait être du côté des éléments comme le premier des garçons de la fratrie d'ailleurs. Elle pouvait « jouer » avec le feu quand elle était submergée par une émotion. Mais il était encore un peu tôt pour qu'ils sachent exactement comment ce don allait tourner. Heureusement pour eux Charadh et Colm n'avaient pas leur pareil pour soigner les petites brûlures accidentelles.

    « Quatre enfants... quatre prodiges en herbe. C'est une bonne chose que leur père travaille pour l'école. Dans cette maison on apprend à tout accepter. »

    A l'accord de la mécanicienne, Andrew s'approchait discrètement de sa mère, pour attirer son attention. Le garçon agitait ses mains pour formuler un secret, sans avoir à le partager avec les autres à l'oral. Toute la famille parlait le langage des signes, en plus de l'anglais et du français maternel. Cela avait permit de créer une autre complicité entre eux. Le regard de la fileuse d’adoucie encore d'un cran. Elle se pencha pour embrasser le front de son petit garçon, avant de signer à son tour. Puis, le trio d'enfer disparaissait en un clin d’œil.

    Le salon se retrouvait plongé dans un certain calme. Charadh revenait vers son invitée tout sourire. Avec naturel, elle se mit à partager un peu de leur intimité. C'était aussi sa façon de mettre l'autre à l'aise.

    « Ils parlent la langue des signes depuis qu'ils sont petits. Ça nous aide quand il y a beaucoup de bruits. » La couturière aimait particulièrement cette façon de communiquer avec les siens. Il y avait de la grâce dans ces gestes.

    Profitant que les enfants ne soient plus dans leurs pattes, Madame Richards commença à rassembler couverts et tasses, pour libérer la table de la salle à manger. Elle n'en restait pas moins capable de discuter avec Holli dont elle comprenait les difficultés maternelle. Ce n'était pas facile de se tenir informer sur tout ce qu'ils vivaient les uns et les autres. En particulier pour le plus grand qui n'était plus là.

    « Parfois ce n'est pas évident de suivre leurs petites histoires. Élise a une nouvelle meilleure amie tous les 15 jours ! Haha ! »

    Elles se retrouvaient vite dans la cuisine, là où allait se dérouler le gros de l'action.

    « Il y a une vinaigrette à faire pour la salade. Tout est dans le placard du bas, à droite. » Claire sortait récipiant et cuillière pour la tache.

    Pendant ce temps Claire se chargeait de mettre en route une cuisson à feu doux pour réchauffer le plat en sauce. L'odeur du plat attirait les animaux dans les parages. Avec la force de l'habitude la dame évacuait le chat sur le micro balcon et l'enfermait dehors, le temps de terminer. Le chien, plus posé alla s'étendre sous la table rond en fixant la maîtresse de maison avec un air larmoyant. Charadh levait les yeux au ciel sans pour autant lui céder.

    « J'aime beaucoup votre style. » Cela faisait un moment que cette pensée trottait dans la tête de la fileuse. Elle pouvait enfin le dire sans être interrompue. Toutes les personnes qu'elle croisait étaient une source d'inspiration pour ses créations. « Où est-ce que vous avez acheté ce pantalon ? »

    La chienne levait brusquement le nez.

    P'pa est là ! Un bruit dans la serrure donnait raison au jeune homme.

    Une inspiration plus tard les plus jeunes revenaient bondissant pour cueillir monsieur Richards sur le seuil de la maison. Ah ça, le repos venait rarement avant le couché des enfants dans ce foyer.

    Papa ! Papa ! Élise accaparait l'attention de son père. Elle était toujours la plus demandeuse d'attention dans la fratrie. Dès que Lewis accrochait son regard, la miss se mettait à signer à toute vitesse dans l'espoir de remporter la victoire sans négociations. ** Maman a dit qu'on pourrait inviter Cindy a dormir samedi ! **

    Claire écoutait l'agitation, de la cuisine où elles se trouvaient encore, occupée à sortir des verres propres pour le repas.

    « Vous buvez du vin Holli ?» Puis la dame aux yeux verts s'avança sur le seuil de la pièce pour calmer leurs furies. « Lizou laisse ton père arriver. Sors nous les serviettes tu veux. » Charadh observait ensuite Lewis et lui adressait un sourire complice qui semblait dire : bienvenue chéri.
Charadh
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Ven 25 Aoû 2017 - 12:08
<< Croisé des fans

Alors que Lewis avait réussi à finalement quitter la radio après sa rencontre avec ce fan, un peu étrange il fallait bien l'avouer. Il s'arrêta dans un petit commerce ouvert 24/24h puisqu'il avait reçu un message de son épouse qui le prévenait qu'ils avaient des invités surprises et qu'il lui manquait du riz. Il n'avait donc pas eu trop de problème à faire ce petit arrêt, profitant de cette petite marche pour profiter du calme, tout relatif, de la ville. C'était toujours plus calme que chez lui, se disait-il avec un sourire amusé. Tant que les jumeaux n'étaient pas au lit, il y avait toujours quelque chose à faire.

Cela ne l'empêchait pas d'apprécier de rentrer chez lui. Bien au contraire. Il aimait sa petite famille, sans quoi il n'aurait clairement pas eu autant d'enfants avec Claire. L'épuisement valait le bonheur d'avoir toute cette petite troupe autour de lui. A peine avait-il ouvert la porte que deux têtes blondes lui volaient dessus pour l'embrasser en guise de bienvenue, ce qui ne manqua pas de le faire rire. Il posa son sac et ses clés à l'entrée, tandis que sa fille attirait son attention.

- Quoi? Quoi? Faisait-il en guise de réponse aux "papa" répétés d'Elise. Il haussa alors un sourcil à la compréhension de ses signes. Pas dupe pour un sous, le père de famille se demanda si elle n'essayait pas de l'entourlouper d'une façon ou d'une autre. Parfois, les enfants oubliaient que les parents communiquaient entre eux. Surtout pour ce genre de chose. Il lui répondit alors aussi en langage des signes. Vraiment? Laisse-moi demander à maman de confirmer tes dires, ok?

La dite maman, fit alors son apparition dans le salon, posant une mai sur la tête de sa fille qui semblait être prête à entrer dans un débat, il alla saluer sa compagne de vie, en lui déposant un baiser sur les lèvres.

- Bonsoir. Montrant le paquet de riz. Je crois que j'en ai pris pour un régiment. Avec un petit sourire. Alors comme ça Cindy vient dormir à la maison samedi? D'un ton taquin. Ils connaissaient tout deux leur fille, pour savoir qu'elle était bien du genre à faire ce genre de chose, surtout quand de base, elle était punie.

Puis le regard de Lewis se porta sur l'invitée surprise. Il reconnu sans peine la mère de Kenny Maxwell. Alors c'était lui le nouveau copain des enfants? Pas étonnant. Il s'approcha alors en tendant une main chaleureuse et d'un ton on ne peut plus accueillant.

- Madame Maxwell, bienvenue! Je ne savais pas que nos enfants étaient si proches. Surtout qu'aucuns d'eux n'étaient dans la même maison à la Potentiel Home. Kenny étant aussi présent, son regard se porta assez rapidement sur lui. Pour le saluer à son tour. J'espère que passer du temps avec les jumeaux n'est pas trop traumatisant? N'hésite pas à nous le dire surtout. D'un ton taquin.

- HEY!!! Oui, les intéressés avaient réagis en même temps. Ce qui ne manqua pas de faire rire le père.

Bien entendu, après les gamins, c'était la chienne qui venait faire la fête au maître de maison. Il ne manqua pas de lui caresser la tête affectueusement, lui promettant qu'ils iraient faire une petite marche tous les deux, avant qu'il n'aille se coucher. Encore un autre rituel de cette vie familiale.
Grimm
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Sam 2 Sep 2017 - 0:32
Ash haussa un sourcil en apprenant que la petite Lise avait manifestement un don pour de pyrurgie. Elle se pencha vers elle, toujours assise sur sa chaise, et lui dit sur le ton du secret:

- Hey, tu veux voir un truc cool?

Elle tendit une main devant elle, la paume tournée vers le plafond, et sa peau se mit à rougeoyer. Jusqu'à ce qu'une petite flamme ne naisse au creux de sa main, prenant la forme d'un lezard, qui rampa jusqu'au dos de la main, que la jeune femme retourna. Elle la recouvrit ensuite de l'autre, puis les écarta : seul subsistait un nuage de fumée, qui s'évanouit bien vite. Holli fit un clin d'oeil à la môme et ajouta:

- Si un jour t'as des questions, hésite pas à me demander, d'accord?

Elle-même aurait aimé avoir quelqu'un qui maîtrisait le feu dans son entourage quand son pouvoir s'était déclenché. Ses deux parents en étaient dénués , et il n'y avait donc eu personne quand à huit ans, elle avait brûlé la table de la cuisine dans un accès de colère. Longtemps, la marque noire en forme de main avait orné le bois de la table sans que personne n'y fasse rien. Depuis, la table avait été remplacée, mais son père avait découpé le bois et fait encadrer la petite main, qu'il avait offert à sa fille à sa sortie de prison, comme un rappel de ce que la colère pouvait créer. Le cadre trônait toujours sur sa table de nuit.

La métisse n'avait jamais mis les pieds à la Potential Home. Elle avait refusé catégoriquement étant gamine, pour des raisons qui lui paraissaient peu claires maintenant. Mais le résultat était qu'elle avait dû apprendre à maîtriser son pouvoir seule. Ç'avait été long et fastidieux, et aujourd'hui, elle se demandait ce qu'elle pourrait faire de plus si quelqu'un l'avait épaulée dans cet apprentissage. Alors si Lise avait besoin de quelqu'un qui comprenait son don plus que de quelqu'un qui n'ait à lui offrir qu'un soutien émotionnel - déjà pas si mal- elle voulait bien se rendre disponible.

Elle suivit d'un oeil intéressé les différents mouvements de main, aussi dénués de sens pour elle qu'une recette de cuisine. Pour elle qui ne parlait que l'anglais, la langue des signes était d'un exotisme déconcertant. Elle hocha la tête à la précision de Claire.


- Plutôt pratique, oui. On a pas vraiment ce souci avec Kenny!

Elle sourit. Elle était la responsable principale du bruit qui régnait dans leur appartement, et laissait aux voisins le soin de se plaindre.

- Oh, bah, avec une maison bien remplie comme la votre, ça doit être plus simple de perdre le fil!

Holli, elle, avait juste l'impression de débarquer dans la vie de son fils, de temps en temps. De plus en plus souvent, à vrai dire. Elle mettait ça sur le compte de l'adolescence. Que le garçon ait moins envie de partager les moindres détails de son existence avec sa mère avait du sens, peu importe la proximité qui les liait.

La brunette s'empara des ingrédients pour la vinaigrette et, commença un peu maladroitement à s'éxécuter. Elle finit par goûter le résultat, priant intérieurement pour qu'il soit acceptable, et qu'elle ne se ridiculise pas totalement de par son incapacité à faire rien qu'une simple vinaigrette.

Elle baissa les yeux sur la tenue qu'elle portait et qui, elle réalisait maintenant, n'était peut-être pas forcément appropriée pour une première rencontre avec des parents de camarades de son fils. Heureusement qu'elle ne s'était pas posé la question avant. Maintenant, il n'était plus temps, et si Mrs Richards approuvait, c'est qu'elle devait être présentable, mine de rien.


- Merci!

Irait-elle jusqu'à lui avouer qu'elle se fringuait avec ce qui sortait de son placard? Probablement pas. Elle tenta de réfléchir à l'endroit ou elle s'était procuré le jean rapiécé et agrémenté de pièces de tissus colorés.


- Oula. Je ne saurais pas vous dire. Je dois avoir ça depuis un moment. Vous êtes dans le milieu de la mode?
Puis, sautant du coq à l'âne. Du vin? Pourquoi pas.

L'arrivée du père de famille ramena l'effervescence dans la maison, et les trois enfants arrivèrent bien vite, Kenny, plus timidement. Il jeta un regard en coin à sa mère, un peu gêné peut-être, qu'elle ne sut pas interpréter et auquel elle répondit par un simple sourire, à défaut d'autre chose. Elle se tourna vers l'entrée, en retrait, ne voulant pas interférer dans ce moment familial. Elle haussa un sourcil surprit en reconnaissant Lewis Richards, le directeur de la House Arts de la Potential Home. Malgré le fait que Claire lui ait annoncé que son mari travaillait là-bas, elle n'avait tout simplement pas fait le rapprochement. Elle connaissait de toute manière assez peu l'homme, qu'elle avait surtout rencontré dans le cadre de réunion entre parents et professeurs... Elle effaça l'air passablement stupide qui devait être peint sur son visage lorsqu'il s'approcha d'elle, la main tendue, et y accrocha un sourire tout à fait cordial à la place en lui serrant la main.


- Merci! Je dois avouer que je l'ignorais aussi.

Kenny avait l'air confus de gamin qui cache quelque chose. Comme s'il n'avait pas anticipé le déroulement des évènements. Gêné, peut-être, que sa mère dîne avec son professeur? Holli se promis de lui en parler une fois rentrés chez eux. Si c'était quelque chose qui le dérangeait, autant ne pas renouveler l'expérience : la jeune femme s'en serait voulu de mettre son fils mal à l'aise. Il fit cependant un sourire un peu timide au Directeur de sa maison.

- Non Monsieur, je me suis bien amusé.

Poli, toujours. Il se demandait simplement à quel moment les deux personnes à qui il avait menti allait s'en rendre compte : sa mère, pour n'avoir pas prévenu qu'il suivait des cours de soutien avec Mr Richards, et le directeur, qui pensait probablement qu'Holli était au courant. En gamin avisé, il se doutait bien qu'il y avait peu de chances que son secret survive à cette soirée.
Ash
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Lun 4 Sep 2017 - 11:15



« Rien n’est vrai. Tout est permis »

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Elise Richards
IDENTITE : Elise Richards
GROUPE : Potentiel Home
SPHERE : Pas encore
AGE : 8 ans
ETAT CIVIL : Célibataire
PROFESSION : Écolière
POUVOIRS : Salamandre, cela veut dire qu'Elise a une connexion avec l'élément feu. Elle ne maîtrise rien encore tout dépend de ses émotions.
ETAT DE SANTE : Hypéractive!
LIENS : Grimm : PAPA! Charadh: M'am! Andrew: Jumeau Colm: Frangin Guillaume: Frangin


L'effet fût immédiat.

- Whouuuaaa ! Maman ?! Mamannn ! T'as vus ce que fait la maman de Kenny ! Maman !!! Lise désignait Madame Maxwell avec des petits cris histériques.

Madame Richards eu un petit soupir, amusé tout de même. Qu'elle le dise une fois ou dix fois ne changeait rien à l'affaire. Elise ne savait pas contrôler ses exclamations. Lewis et Claire avaient souvent du mal à tempérer les humeurs de cette enfant. Ils se demandaient comment elle allait faire avec son don quand elle serait plus âgée.

« Lise, je suis juste à côté de toi, arrête de crier. Oui, j'ai vus, c'est impressionnant. » Claire adressa un sourire admiratif à Holli. « C'est très gentil. Peut-être que moi aussi je profiterais de vos lumières. Nous ne savons pas du tout comment leur capacité va évoluer... »

D'ailleurs le don d'Andrew n'était pas moins déstabilisant pour eux. Cela voulait-il dire que sœur et frère étaient appellés à vivre côte à côte toute leur vie durant ? Enfin, ils avaient encore un peu de temps pour s'y préparer.




    Le petit aparté des mères en cuisine leur donna l'occasion d'être un peu plus au calme. Charadh gardait toujours une oreille aux aguets sur ce qui se passait dans la maison. Avec leurs terreurs juvéniles une maman avertie... n'en valait toujours qu'une ! Si Guillaume et Colm avaient été « plutôt » sages à leur âge, les jumeaux se chargeaient très bien de rééquilibrer la balance. Claire était soulagée de voir que sa consœur n'était pas incommodée par l'ambiance survolté de son foyer.

    « J'aime beaucoup votre association des coupes.» Claire sourit tranquille, elle attrapait un nouveau récipient avant de répondre à son invitée. color=#997A8D]« Oui. Je suis costumière-créatrice, je tiens un atelier et une boutique sur Eastside. »[/color] Ce n'était pas le moment pour aller chercher un prospectus mais la dame y penserait un peu plus tard. « Venez voir à l'occasion ! »

    Il était naturel pour Madame Richards de mettre en avant son commerce. Ce n'était pas tant dans la recherche d'un profit économique, mais parce que L'Edimbourg's secret avait une équipe très talentueuse. C'était donc même un devoir pour elle de défendre leur savoir-faire. D'autant qu'elle était certaine qu'Holli pourrait y trouver son bonheur.


Andrew
IDENTITE : Andrew Richards
GROUPE : Potentiel Home
SPHERE : Sciences
AGE : 8 ans
ETAT CIVIL : /
PROFESSION : Elève
POUVOIRS : Coupeur de feu (mais que avec sa soeur)
ETAT DE SANTE : Bon!
LIENS : Fils des Richards, frère de Guillaume et Colme, jumeau d'Elise


L'arrivée de Grimm annonçait de nouveaux rebondissements. Élise se retrouvait un peu le bec dans l'eau. Elle avait monté son petit baratin sans penser au paramètre « maman » dans l'histoire... Elle suivit son père des yeux, comme la condamnée qui sait qu'elle n'aura pas le droit à de la chantilly en plus sur sa crêpe.

- Pas la peine de sourire tête d'asticot. Balança-t-elle à Andrew, agacée qu'il fasse ses commentaires oculaires.

Celui-là, se mêlait toujours de ce qui ne le regardait pas. C'était parfois bien pénible, quand on était une jeune fille aussi indépendante et maligne que Mademoiselle Richards. Andrew jeta alors un coup d’œil en direction de la cuisine. Les parents étaient déjà en train de discuter.

« Merci ! Tu vas voir, elle est adorable. » Rebondit la fileuse en parlant de la mère de Kenny. Quand Grimm évoqua l'organisation du week-end end à venir sa femme échangea un regard amusé. Leur fille ne perdait jamais le nord, ça, non ! « Je lui ais dis que j'en discuterais avec toi. Elle est toujours punis. On en reparlera ce soir. » Promit-elle en déposant un baiser sur la barbe du conteur.

Les jumeaux suivirent les présentations des uns et des autres avec leur curiosité habituelle. Visiblement leur père connaissait déjà tout le monde.

Mais c'est elle qui traumatise le plus. Pas vrai Kenny ! Et dire qu'il y en avait un troisième dans sa chambre. Fort heureusement Colm était beaucoup plus calme, lui.




    Claire invita les deux autres adultes à revenir vers la cuisine où ils seraient plus à leur aise que dans le couloir. D'un regard sévère elle intima à sa fille de se calmer sur le champ. Ils allaient bientôt passer à table ce n'était pas le moment de commencer à se chamailler. Aussi Charadh désamorça la montée en pression sans attendre.

    « Les garçons allez vous laver les mains. Et toi, attache-moi ces cheveux. Allez. »
    Plutôt que d'obéir à sa mère Élise fonça dans la cuisine comme une fusée pour libérer le chat encore enfermé sur le balcon. Le félin darda son regard verrons sur la demoiselle et de son pas chaloupé sauta sur le carrelage de la cuisine. Lise était satisfaite de son opération commando et fila avant que Claire ait pu faire une remontrance. La voix de la petite résonna dans le couloir :

    - Aucune bête à poils ne sera opprimé chez les Richards mouuuuuahaha ! Depuis qu'elle avait appris le mot « opprimé » en cours d'histoire elle le ressortait à toutes les sauces.

    « Celle-là alors ! » Riait Charadh sans cacher la tendresse que lui inspirait ce troublions. Mais aussi vite la couturière fouilla dans les placards, dans l'idée de préparer tranquillement le riz. Elle posa le sel sur le plan de travail, avant de faire volte-face pour fixer son époux dans les yeux et lui demander : « Tu nous servirais le vin s'il te plaît, chéri ? » Puis, les yeux verts se dardèrent sur l'autre maman. Ils étaient d'autant plus souriant. « Donc vous connaissiez déjà Lewis ! Formidable ! Par l'école, j'imagine ? Kenny n'est pas chez les artistes il me semble, si ? »

    L'adolescent était sorti de sa tanière. Il se posta sur le seuil de la cuisine et adressa un salut de la main à son père.
Charadh
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Jeu 7 Sep 2017 - 0:19
Grimm voyait dans les yeux de sa fille qu'il compromettait ses plans. Mais pensait-elle réellement pouvoir avoir son père ainsi? Il savait parfaitement qu'elle était punie et c'était une décision qu'ils prenaient à deux. Jamais les Richards ne prenaient le risque de mettre en doute la parole de l'autre adulte. Ils savaient qu'ils avaient intérêt à aller dans le même sens tous les deux. Même si parfois, l'un se montrait plus coulant que l'autre. Il ne fallait pas que les enfants puissent penser que leurs géniteurs ne savaient pas s'entendre sur des questions aussi importantes que les punitions. C'était quand même bien tenté de la part de la petite. Le paternel voyait déjà tout le potentiel de sa gamine et l'enfer que ça serait quand elle entrerait dans l'âge ô combien difficile de la puberté. Si Colm n'était déjà pas une sinécure, il se demandait souvent comment il allait gérer Elise. Enfin, pour le moment, il profitait de cet entre deux âges, avant que cela ne se gâte. Pas défaitiste non, juste réaliste, après tout, il en avait déjà vu deux le passer avant les jumeaux. Il savait - à peu près - à quoi s'en tenir.

- C'est bien ce que je pensais. Lâcha donc Lewis alors que son épouse lui rappelait que la demoiselle était toujours punie. Il hocha de la tête pour la suite. Ce n'était, en effet, pas le moment de plus en parler, ils avaient des invités.

En parlant d'eux, le père de famille ne manqua pas de les saluer, tandis que madame Richards désamorçait les situations les plus précaires. Car si les jumeaux décidaient de se chamailler, ils en auraient pour un moment. Avec son petit sourire, il observait la mère de l'un de ses élèves. Il lui relâchait la main, tranquille, bien qu'amusé.

- Ils aiment bien nous cacher des choses. Fit-il avec philosophie. Avant de faire un petit clin d'œil à Kenny. C'est à la longue qu'on s'en rend compte. Bien entendu, il taquinait.

Jamais Grimm ne penserait réellement de pareilles choses. Certes ses mômes pouvaient parfaitement être épuisants, mais il les aimait quand même et heureusement! Cette énergie qu'ils avaient, était tout à leur avantage. Il fallait juste s'habituer et parfois, ça pouvait inquiéter. Voilà pourquoi il agissait ainsi, pour désamorcer toutes situations un peu malaisantes.

Claire envoyait tout ce petit monde se laver les mains pour être prêts à passer à table, les adultes revenaient dans la cuisine. Bien évidemment, la fille n'en faisait qu'à sa tête, le chat se retrouvait libre à nouveau de ses mouvements. Son hooman lui caressa doucement la tête, avant qu'on ne lui demande de s'occuper du vin, il fit un petit mouvement de la tête.

- Bien sûr chérie. Vous buvez du rouge, Holli? Se rendant alors compte qu'il s'était peut-être montré un peu familier. Vous permettez que je vous appelle par votre prénom? J'oublie parfois les bonnes manières. Fit-il d'un air contrit, enfin joué surtout.

Et dire qu'à une époque, Lewis n'était pas aussi à l'aise avec les gens qu'ils ne connaissaient que peu. L'expérience permettait ces changements radicaux. Le conteur allait donc dans la petite réserve, porte dérobée de la cuisine qui donnait sur le vin mis au frais pour le conserver. Il en sortit une bouteille, tandis que son épouse reprenait la discussion avec la maman. Il n'entendit que la fin de la conversation. La journée avait été longue, la fatigue s'était donc accumulée, accentuant un peu son problème d'ouïe, oui, rappelons-le, Grimm était parfois à moitié sourd.

- Si, si. C'est le jeune à qui je donne des cours de soutien. S'adressant à la mère. Il s'en sort bien, on voit que c'est un jeune qui a envie d'en savoir plus. Il est persévérant et consciencieux. Je pense qu'il ira loin. Fit-il, sans réellement savoir qu'il donnait des informations qui n’avaient pas été transmises à la personne responsable du garçon.

Et voilà que Colm faisait son apparition, avec un sourire, il l'accueillait sur le seuil de la porte. Ravi de le voir venir le saluer.

- Salut fils. S'approchant un peu, mais n'entrant pas dans son espace vital, après tout, il savait que le jeune n'aimait pas trop qu'on lui montre de l'affection. J'ai parlé à Mike, t'as peut-être la possibilité d'aller bosser chez lui, plutôt cool non?

Sachant que le jeune homme aimait la mécanique et rêvait de pouvoir rouler des voitures de course, bosser avec son oncle sur des bagnoles, c'était déjà un moyen de s'en approcher. Un peu. Tout en se rappelant que le Duc Lampeduza lui avait promis une visite de son écurie... de quoi se demander ce qu'avait en tête cet homme.
Grimm
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Ven 15 Sep 2017 - 1:52
La gamine piailla un bon coup d'excitation, atteignant probablement des fréquences que les adultes ne pouvaient pas atteindre. Cela fit rire Ash. L'énergie de la gamine lui rappelait la sienne, quand elle était bien plus jeune. Nul doute qu'elle aurait réagit de la même manière, à sept-huit ans, si quelqu'un lui avait montrer ce qu'on pouvait faire avec ce don qu'elle découvrait tout juste. Elle sourit à Claire:

- Pas de soucis. Mes dons n'auront probablement pas les mêmes manifestations que les siens, mais ça peut toujours être utile. Puis avec une telle énergie, mieux vaut surveiller, oui!

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Kenny sourit à Andrew. Passer du temps avec les jumeaux, c'était un peu comme avoir des petits frères et soeurs. Plutôt chouette. Oh, il se plaignait pas de vivre juste avec sa mère, d'autant qu'on s'ennuyait rarement, mais des fois, pouvoir être un grand frère, ça lui plaisait bien.

Il ne répondit rien, cependant. Il se doutait bien que prendre un parti relancerait la dispute, et ça n'était pas le but... Même si peut-être que ça créerait une diversion. Il partit se laver les mains.

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Elles se mirent à la cuisine, et Claire partagea quelques mots sur son occupations. Donc maman a plein temps, 3 gosses, foule d'animaux, et patronne de son business. Le genre de nana qui méritait probablement le titre de "Femme et Mère de l'année". La brunette s'empêcha de comparer leurs deux vies. Pas la peine de faire ressurgir ses insécurités qui à tous les coups allaient la mettre sur la défensive. Puis à quoi ça aurait servi, de toutes manières?

L'arrivée du père changea un peu l'équilibre des forces en présence. La jeune femme le connaissait bien moins que ses propres collègues de la House Mechanic, bien sûr. Mais elle savait qu'il était très apprécié par Alex, notamment, et de ses élèves aussi. Kenny lui en disait beaucoup de bien. Ce n'était ceci dit probablement pas forcément un gage de qualité, puisque le gamin semblait incapable de dire du mal sur qui que ce soit. A l'écouter, tous ses profs étaient des génies, des perles ou des magiciens. Ceci dit, connaissant Dastan, ce n'était pas étonnant qu'il s'entoure de personnes efficaces et pas de sombres connards.

Les parents désamorcèrent avec simplicité (l'habitude?) les différents conflits qui se profilaient, sous la regard un peu impressionné de la métisse. Elle les aurait probablement laissé se chamailler en comptant les points, une clope au bec. Et là était la raison pour laquelle, elle, elle jouait dans la catégorie "Maman en tôle", avec option "Maman? Ou ça?". Son propre fils avait probablement plus de maturité au quotidien qu'elle, c'était dire... Elle réprima un sourire franchement amusé devant l'acte de rébellion de la petite Elise. Un sacré numéro.

Ash hocha la tête à la question posée.


- Oui, merci! Et oui, bien sûr! Pourquoi se compliquer la vie?

A vrai dire, si la petite famille ne l'impressionnait pas tant, elle aurait probablement laissé ses niveaux de Hollitude monter à bloc, et les aurait tutoyé de bon cœur, assise en tailleur sur sa chaise, une clope à la main. Elle laisse la discussion se poursuivre, s'apprêtant à corriger Claire à propos de la maison de Kenny. Mais Lewis la prends de vitesse... Et de court, lorsqu'il répond. Elle reste interdite, un moment, alors qu'il lui annonce les progrès de son fils dans des cours de soutien qu'elle ignorait qu'il prenait. Dans son estomac, un sac de nœuds se réveille. Pourquoi ne lui avait-il rien dit? Elle se força à sourire. Ce n'était pas le moment, ni d'avoir cette conversation, ni de laisser ses démons remonter en flèche. Elle répondit d'une voix ou l'enjouement était un peu trop surjoué pour que ça soit naturel.

- Il travaille énormément, oui. C'est un gamin très sérieux. Je me demande de qui il tient ça...

La jeune maman, se débattant avec une crise de foi, profita de l'arrivée de l'ado pour demander, avec politesse, si elle pouvait emprunter le balcon. Sans trop attendre la réponse, elle se faufila à l'extérieur, son étui à cigarette à la main. Sa main trembla un peu, en allumant la clope. Elle s'appuya à la barrière, et laissa son regard errer sur la ville. Pas le moment de craquer, non, mais ça serait pourtant si simple. Après 12 ans passé à écouter sa mère lui rabâcher que Kenny avait besoin d'un père, un vrai, et qu'elle ne pourrait pas continuer à assumer les deux rôles et à l'élever de manière si laxiste, la nouvelle rouvrait des plaies mal cicatrisées. Qu'il ait des soucis en cours et qu'il ne lui en ait pas parlé la blessait. Elle avait beau savoir que les enfants cachent toujours des choses à leurs parents, elle s'était toujours dit qu'elle avait élevé son fils pour qu'il puisse toujours se sentir en confiance et lui demander de l'aide si besoin. Et cela avait beau être ridicule, mais en ce moment, elle entendait cette petite voix tourner dans son crâne. Qui lui disait qu'elle était une mauvaise mère, puisque son propre fils ne lui faisait pas confiance.

- Ta gueule, bordel, marmonna-t-elle en tirant sur sa cigarette comme une forcenée.
Ash
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