Most of the time, God speaks in a whisper [Rix & Ikea]

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Sam 15 Avr 2017 - 12:14
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Rix
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Feat. Rix & Ikea

Une jolie matinée du mois de mars à Scotland Yard, dans le bâtiment C, en salle d’autopsie… Le corps du jeune Thomas étendu sur la table dite « du dernier arrivé ». Le ronron du refroidisseur pour seule compagnie. La lumière provenant des halogènes du plafonnier pour unique source de lumière. Ici la température ne dépassait pas la barre des 15 degrés. Question d’hygiène et de conservation, un cadavre dévoré par les petites bêtes délivraient beaucoup moins d’indices. Des indices, c’est tout ce que les gens venaient chercher « en bas ». Oui, malgré les réaménagements cinq ans plus tôt, les habitudes ont la vie dure. La morgue avait beau se retrouver au rez-de-chaussée pas un trentenaire n’aurait envisagé de l’appeler autrement. En fait, le nom ne changeait pas grand-chose au lieu. C’était et ça restait une grosse chambre froide avec outils.
Deux légistes titulaires bossaient à plein temps avec encore deux assistants. Ce matin-là Landsky était de service. Il était lui aussi le « dernier arrivé » dans la bande. La cinquantaine bien tassé, avec une allure soignée, des ongles impeccables, il faisait toujours très propre sur lui. Et ça, même quand il avait le torse recouvert des boyaux d’un patient. Ses mains étaient aussi agiles que celles d’un chirurgien. Il était aussi hyper méticuleux et possédait tout un tas de rituels dans son travail. Par exemple, il entonnait toujours les premières notes envolées de la Danse Hongroise, de Joannes Brahms…

~

Une fois que le commissaire eut retrouvé son calme, il donna ses quelques directives à l’agent Kreizler. Avant de la congédier, il la retint, comme s'il était sur le point d'oublier un dernier élément. Comme pour l'aider à raviver sa mémoire, trois coups à la porte c'était fait entendre.

Georges avait invité la personne à entrer dans le bureau. Il s'agissait d'une nouvelle recrue, qui, de part sa chevelure flamboyante, passait difficilement inaperçu dans les couloirs de la Maison. Peut être aussi parce que le bruit courait, qu'à peine quelques semaines arrivée dans la brigade, la demoiselle avait eu un accident de voiture avec Doherty. Certains, mal informés, allaient jusqu'à dire que c'était vraiment n'importe quoi que de laisser les nanas conduire lors des patrouilles… Mais, c'était là, une autre histoire.

“Entrez. Kreizler, je vous présente l'agent Andersson, elle vient d'arriver. Elle sera là pour vous filer un coup de main sur l'enquête. La presse en a déjà après nous et avec les dernières échauffourées des aoeliens je n’ai pas besoin d’une nouvelle critique sur le dos.

Ceci étant entendu le patron étendit la main pour faire passer un double du dossier à la nouvelle arrivée.

- “Le docteur Ribeaud et le docteur Landsky vous attendent en salle d’autopsie. Réglez-moi cette affaire au plus vite, on a probablement un serial killer dans la nature. Je ne veux pas d’un autre gamin dans cette morgue.

Le commissaire trouvait toujours les bons mots pour rassurer ses troupes.

- “Vous pouvez disposer."

Il renvoya le duo nouvellement formé sans donner la voix à ni l'une ni l'autre des demoiselles, de tout façon son ton n'invitaient pas à la discussion et encore moins à contester ses ordres. Les filles allaient devoir tout faire pour s’entendre.

~

Le thorax de Thomas venait d’être recousu. Un jeune assistant était en train de récupérer les ustensiles utilisés pour aller les désinfecter. Le légiste attrapa le dossier de son patient après avoir retiré sa paire de gants. Il eu un petit sourire lorsqu’il entendit le pas souple des deux femmes qui approchait. Enfin, Landsky allait faire connaissance avec elles.
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Lun 1 Mai 2017 - 13:43
Assise à son bureau, Sigrid jouait avec un stylo, le tapotant contre le bord du meuble devant elle. Se mordant la lèvre, dans un signe de concentration, elle relisait le peu d'informations qu'il y avait sur l'affaire de "l'Etrangleur", le tueur en série qui sévissait actuellement à Edimbourg. En fait, la rouquine s'était surtout consacrée aux articles de journaux qui s'étaient mis à fleurir après le 3ème meurtre. D'une part, parce qu'elle n'avait pas (encore) accès au dossier, et d'autre part, parce que les témoins se méfient moins lorsqu'ils parlent à un journaliste qu'à un flic. Une attitude que la jeune femme ne s'expliquait absolument pas, mais qu'elle n'avait pas le temps de creuser plus en profondeur. La fuite venait d'un touriste en vadrouille. Il faudrait son nom, le réinterroger - ça avait probablement été fait une première fois.

Doucement, la Scandinave fit tourner son poignet, dans des exercices d'étirement qu'elle effectuait tous les jours, depuis qu'elle avait retiré son attelle. Pas question de rouiller. Il se pouvait qu'elle ait besoin de se servir de ses deux mains, prochainement... Elle retourna le stylo, tira à elle un bloc-note et y griffonna quelques mots. Plusieurs noms, une adresse, des mots semblants vraisemblablement ne suivre aucun logique. Il faudrait qu'elle aille sur le stand de tir, s'entraîner. Sous peu. S'étirant, elle salua un collègue et regarda du coin de l'oeil sa montre. On s'habituait vite à avoir une vision périphérique étendue. Ça économisait un certain nombre de mouvements du quotidien. Ça avait un côté fatiguant, aussi, puisque les yeux prenaient moins de repos, voyaient beaucoup plus d'images qu'une paire de globes oculaires dits "normaux.". Il n'était pas rare qu'elle termine la journée avec un mal de tête assez prononcé. Le médecin de l'Académie de Police lui avait dit que ça s'arrangerait avec le temps. Que maintenant qu'elle avait conscience de son don, son cerveau allait s'adapter. Un truc du genre. En attendant, le paracétamol était son plus fidèle allié.

Il y avait un peu plus d'un mois que Sigrid était flic. Lorsque ce commissaire l'avait informée qu'il comptait la mettre en duo avec Kreizler sur l'affaire de l'Etrangleur, elle n'avait d'abord pas su quoi penser. Entre la joie d'être débarrassée de Doherty et la pression qui d'un coup lui tombait les épaules, la jeune femme était partagée. Elle n'avait aucune idée de ce qui avait poussé le commissaire à la propulser ainsi sur une affaire d'importance. Ses notes à l'Académie, son passé d'infirmière aux urgences qui l'avait habituée à la vue d'un corps meurtri, un manque de personnel compétent ou le fait que Kreizler avait refusé tous les autres partenaires qu'on lui avait donné? Il y avait probablement d'autres raisons. Et finalement, ce n'était pas si important. Elle n'avait pas besoin de savoir pourquoi, simplement de faire le maximum.

Elle se leva en repoussant sa chaise, et se dirigea vers le bureau du commissaire, où elle avait été convoquée. Elle frappa trois fois à la porte, attendant le feu vert qui lui permettrait de rentrer dans le bureau du chef, qui ne tarda pas. Saluant le chef, puis sa future partenaire, la Suédoise s'avança jusqu'au bureau, près duquel elle s'arrêta, droite, les mains dans le dos. Elle portait l'uniforme réglementaire des agents des Scotland Yard, et ses cheveux étaient attachés en une queue de haute qui laisse voir, à l'œil attentif, le début de la fine cicatrice qui se perdait dans les mèches rousses, souvenirs de son accident de voiture - qui avait bien fait parler de lui. Ses yeux bleus vifs se posèrent un instant sur Kreizler. Elle ne la connaissait pas, ou peu. Croisées dans les couloirs à l'occasion, elles s'étaient parfois retrouvées à s'entraîner dans le gymnase attenant. Une bonne boxeuse. Elle avait la réputation d'être efficace.

Ikea tendit la main pour s'emparer du dossier, avant que les deux flics ne se fassent congédier par leur chef, avec l'ordre d'aller à la morgue, et de résoudre l'affaire au plus vite. Elle sortit donc, en profitant pour ouvrir le dossier afin faire un rapide bilan des informations dont elles disposaient. Le dossier était maigre, principalement des rapports d'autopsies des trois victimes, qui n'omettaient aucun détail, et quelques témoignages de l'entourage des jeunes gens assassinés. Elle fit une légère moue, et referma la chemise en carton, avant de faire un nouveau signe de tête à sa partenaire


- Sigrid Andersson. Ravie de pouvoir bosser avec vous.

C'était concis, et ça le resterait. Quelque chose lui disait de toute façon que Kreizler n'était pas une grande bavarde.
Elle commença à se diriger vers la morgue. Une fois en bas, elle salua d'un bref signe de tête les deux légistes qu'elle n'avait pas encore eut l'occasion de rencontrer. Elle se présenta:


- Agent Andersson. Vous avez quelque chose pour nous?

Elle jeta un bref coup d'oeil à sa nouvelle partenaire, prête à lui laisser la direction des opérations si elle s'offusquait de son attitude directe.
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Ven 5 Mai 2017 - 17:24





SCENARIO


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Ouais, c'était bien la merde en ce moment. Un tueur en série sur les bras, c'était toujours des moments funs en perspective... surtout pour elle. Et le patron avait beau gueuler en pensant que ses dires rentreraient mieux dans son crâne, ça ne faisait qu'empirer son propre mal de crâne. George savait être un poil plus poli normalement. Elle l'écoutait donc vociférer, silencieuse, comme s'il était facile de mettre la main sur ce mec d'un claquement de doigt. A croire que ce mec avait oublié tout ce qu'elle avait déjà pu faire pour Scotland Yard. Bref... mieux valait se taire et acquiescer parfois, juste pour que la tempête passe. Vite si possible, elle avait autre chose à faire, vraiment.

Et alors qu'elle pouvait enfin partir, il la retint encore... ce fût un grognement qui accueilli la réplique, elle n'avait besoin de personne à ses côtés. Elle bossait mieux seule, son regard le faisait parfaitement savoir à son chef. Enfin, on ne pouvait pas aller à l'encontre d'un ordre direct, n'est-ce pas ? D'un regard, elle observa l'agent qui venait d'entrer. Elles s'étaient croisées quelques fois, surtout au gymnase, des boxeuses, sans pourtant s'être réellement affrontées sur le ring. Une nouvelle, une gamine dans le milieu même, à ce qu'elle avait compris.

Pourtant, Rix n'avait pas manqué de remettre à sa place, ceux qui s'étaient permis des petites remarques sur sa façon de conduire, elle ne supportait pas ces élans misogynes de la part de ses collègues. Surtout que Doherty avait la réputation d'être un boulet et que personnellement, elle ne l'avait jamais supporté. La profileuse laissa à l'agent le soin de prendre le dossier et de s'informer, elle, le connaissait déjà.

- Ouais t'inquiète pas George, on fera ce qu'on peut, avec ce qu'on a. Lâcha-t-elle d'un ton qui aurait pu être considérer comme de la subordination, mais elle n'avait clairement pas appréciée ce qu'il lui avait fait comme cirque juste avant. Qu'importe ses inquiétudes, elle, vivait dans la tête de ces tarés et savait plus que quiconque, qu'il fallait les arrêter, au plus vite... bref!

Sortant donc du bureau pour rejoindre la morgue, elle ne tenta pas de faire plus ami-ami avec sa nouvelle collègue, tout en se disant qu'à un moment donné, il lui faudra bien faire un minimum d'effort. La pauvre, ce n'était pas à Andersson de supporter son mauvais caractère.

- Gabrielle. Démontrant ainsi qu'elle pourrait donc utiliser son prénom, ça irait plus vite que de se dire agent telle ou telle, à chaque phrase. On verra si vous direz ça encore dans deux heures... de façon assez sérieuse. Peu étaient vraiment capable de bosser avec Kreizler, sans finir par s'arracher les cheveux. La demoiselle s'en rendrait vite compte, à moins qu'elle ne soit aussi casse-cou que sa collègue.

Les deux femmes se retrouvèrent donc à la morgue, d'un mouvement de la tête, l'agent salua ses collègues légistes, les mains dans les poches, elle laissa la suédoise faire son travail, au moins, ainsi, elle verrait bien de quel bois elle était faite.

- Surtout concernant l'affaire Thomas.

Elle sortait déjà de sa poche un pot contenant une pommade à forte odeur d'ammoniac, juste pour tuer celle qu'un corps en décomposition offrait. Pas de doute que le tronc allait être étudié à la loupe. Rix ne laissait rien au hasard et voulait voir les blessures de ses yeux, c'était ainsi qu'elle pouvait mieux comprendre encore, à quels fantasmes, quelles idées, les tueurs cédaient. Quoi de mieux que de voir, pour comprendre?

Le pot était tendu à sa collègue. Libre à elle d'en profiter, ou pas.

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Dim 18 Juin 2017 - 11:55
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L'arrivée des deux femmes dans la pièce rompit à peine le calme parfait qui y régnait. En général, le travail était, à la morgue, particulièrement studieux. Le légiste et son assistant n'échangeaient qu'au sujet des cas qu'ils étudiaient et gardait, loin des casiers réfrigérés, les sujets de leurs vies privées. Quant aux patients, et bien, ils n'étaient pas du genre bavards.
L'homme de science nota dans son dossier l'heure d'arrivée des dames, en attendant qu'elles se préparent. Son assistant leur tendait d'ailleurs une boite contenant des gants jetables. Une fois prêtes, le médecin prit la parole pour faire son compte-rendu, tout à tendant le dossier qui résumerait ses dire à la rousse qui avait pris la parole en premier.

▬ Victime de sexe masculin. Dix sept ans. La mort remonte entre vingt quatre et trente six heures, on attend encore des résultats du labo pour fixer un heure précise. Cause du décès, asphyxie.

Le doc' observait tour à tour ses interlocutrices, intensément, comme il parlait avec cette intonation précise mais détachée.

▬ Il a été retrouvé nu dans l’une des cavités de la plage ouest. Avec... Il désigna une radiographie derrière lui. ...un allume-cigare enfoncé dans la gorge. Le modèle de voiture auquel il appartient reste à déterminer. La pièce à conviction TK12 a été placée avec les autres. Il pointa cette fois, du bout de son stylo, une caisse en plastique transparente dans laquelle avait été consignée, sous scellées les indices.

▬ Sans aucun doute ce qui a provoqué l'asphyxie. La présence de chloroforme dans les poumons confirme que la victime a été plongée dans un état d'inconscience. Je dirais, entre une et deux heures aux vues de sa corpulence. Le temps d'être déplacé, probablement.

Il prit alors délicatement la main de la victime entre ses deux doigts pour présenter l'inflammation due aux frottements.

▬ Les marques de brûlure relevées aux chevilles et aux poignets laissent penser à des liens. On a retrouvé des résidus de peau animale. L'échantillon est en cours d'analyse plus poussé, mais il s'agissait vraisemblablement de lanières en cuir, ou quelque chose du genre. Des fibres de viscose ont également été trouvées dans la bouche de la victime, ce qui laisse penser qu'elle a été bâillonnée avec un tissu de piètre qualité.

Laissant un temps à ses auditrices pour assimiler toutes les informations, il ajouta finalement.

▬ La victime a subi plusieurs sévices sexuels, le violeur a utiliser un préservatif. Il désigna ensuite les différents hématomes qui marbrait le corps de la victime. Ils sont nombreux, sur la tête, les jambes, les bras, le ventre... Mais le stade de déshydratation montre qu'ils ont été infligé après la mort. Aucune trace de blessure défensive, la victime connaissait probablement son agresseur pour ne pas avoir tenté de se débattre; ou il aura été surpris.

Une fois son exposé fini, le Dr. Landsky interrogea les enquêtrices du regard. Peut-être avaient-elle des questions, lui-même semblaient réfléchir aux des informations qu'il aurait pu oublier.
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Ven 30 Juin 2017 - 1:55
La nouvelle recrue ne répondit rien d'autre qu'un léger sourire à la phrase de Gabrielle. Cela en disait long sur le personnage, bien plus que les quelques informations dont elle avait eu vent depuis le début de sa -courte- carrière. Elle était consciente que se voir coller une jeunette dans les basques ressemblait plus à un stage d'intégration qu'à un terrain propice à la chasse au meurtrier, et elle était bien décidée à lui montrer qu'elle était aussi capable que n'importe qui... ou du moins, qu'elle apprenait vite.
Elle reçu la paie de gant en même temps que la pommade de Rix, et choisit d'appliquer la première puis d'enfiler les seconds. L'odeur de la décomposition, elle ne la connaissait pas encore, et à vrai dire, n'était pas plus pressée que ça. Le pot fut rendu à sa collègue, et elle s'approcha.

Sigrid n'était pas étrangère aux corps torturés, mutilés, à vif. Son passé d'infirmière aux urgences l'avait habituée à la vue d'accidentés, autant domestiques que de la voie publique. Les victimes d'un accident de la route pouvaient n'être pas beau à voir, de même que celles d'un passage à tabac. Plus jeune, certains de ses patients, vivants ou morts, avaient hantés ses rêves. Ce n'était plus le cas désormais. Elle s'était endurcie, avait appris à ne plus laisser la mort et les blessures la traumatiser et avait sur ce point un avantage non négligeable sur ses camarades de l'Ecole de Police.

Du moins, c'était ce qu'elle croyait. Ce cas en particulier allait probablement faire revenir les cauchemars.

Le corps du jeune homme n'était pas tellement différents de cas qu'elle avait pu voir passer à l'hôpital. Sauf sur un point. Le mec qui avait fait ça n'en était pas à sa première victime, n'avait pas été arrêté et avait fait preuve à ce qu'il semblait d'un véritable sadisme. La Scandinave expira lentement, pour réfréner un accès de colère, de ceux qui la prenaient face à une injustice ou la preuve avéré qu'un salopard de la pire espèce traînait en liberté. Elle serra les poings, enfonçant ses ongles dans sa chair au travers du latex, pour s'interdire de perdre pied maintenant et se concentrer sur les informations - vitales - que Landsky était en train de leur communiquer.

Il lui fallut toute la force de sa volonté pour ne pas frapper subitement dans un mur. La liste des sévices était longue, et chaque ajout lui faisait un peu plus perdre foi en l'être humain, et naître une vague nausée, plus par dégoût psychologique que réaction physique. Elle ferma les yeux, une seconde, avant de creuser un sujet en particulier.

- L'examen des lividités cadavériques indiquent-elles un déplacement post-mortem? Est-ce que les hématomes post-mortem pourraient être dus à un déplacement peu précautionneux du corps après l'avoir achevé, ou il a été torturé et tué dans la grotte?

Il fallait à tout prix le coincer. Ce salaud devait être mis hors d'état de nuire. Sigrid ne savait pas par quel miracle elle parvenait à tenir le coup. En un sens, ça l'inquiétait sur ses réflexes d'être humain. Avoir vu la mort et les blessures en face faisait-il d'elle une psychopathe en devenir? Elle se secoua. Ce n'était pas le moment de se poser la question.

- On peut voir les indices?

Ajouta-t-elle en montrant de l'index la caisse transparente qui contenait ce qui -espérons-le- aiderait à la mise en boîte -qu'elle soit en bois ou en métal- de ce sinistre personnage.
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Jeu 6 Juil 2017 - 19:27





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Bien la nouvelle inspectrice ne répondit rien à Rix. Soit elle goûtait "l'humour", soit elle se disait qu'il valait mieux ne pas commencer à prendre la tête à la senior agent ou... aller savoir quoi. Enfin, Gabrielle n'était pas contre ce silence, bien au contraire. Ce n'était clairement pas la femme la plus ouverte à la discussion qui parcourait la ville écossaise. L'important, aux yeux de la profileuse, était bien que cette nouvelle collègue, s'en sorte et ne se montre pas comme étant un boulet qu'on lui avait mis au pied pour la freiner. Ce serait quelque chose qu'elle verrait sans doute très vite.

La pâte était acceptée sans autre, toujours dans le silence, d'un oeil, Kreizler observait comment réagissait Sigrid à ce qu'elles avaient sous les yeux. Depuis le temps, notre agent n'était plus réellement touchée par la vue des corps mutilés, voire pire. Oui, quelque part, elle devait être un peu blasée. Bon bien entendu, quand un enfant entrait dans l'équation, c'était différent, là, c'était un ado, même si elle n'était pas révulsé par la vue du torse, elle était surtout en rage contre le tueur qui se permettait d'enlever des vies pour son propre plaisir, surtout de cet âge.

Passant les gants, Rix s'approchait rapidement du corps posé sur la table, pour l'observer de plus près, tandis qu'elle écoutait attentivement les paroles du légiste. Elle savait déjà ce qu'avait vécu ce pauvre gosse, puisque la vision qu'elle avait eu le soir d'avant, avait été sa mise à mort. A voir sa mâchoire, on pouvait rapidement se rendre compte de la tension qui l'habitait. C'était ce qui l'épuisait le plus finalement, devoir vivre avec ces tarés, jour après jour, sans réellement espérer pouvoir trouver un repos... reposant.

Sa collègue prenait le pas pour interroger le légiste, elle laissa faire, s'approchant du visage pour observer les hématomes, alors qu'elle demandait s'il y avait moyen de voir les indices. Pas de doute qu'elles pourraient le faire.

- On sait avec quoi il a frappé? Ses poings? Un objet contondant?

Gabrielle se disait que le jeune homme avait dû se faire surprendre. Peut-être avait-il d'abord accepté de suivre son meurtrier, avant de se rendre compte de son erreur, mais à ce moment c'était déjà trop tard. Ces chasseurs avaient un don pour mettre à l'aise leurs victimes avant de leur faire subir un sort funeste.

- Bon voyons dans quelle voiture s'est baladé notre tueur... Se redressant alors pour rejoindre la caisse des pièces à convictions, afin de pouvoir y jeter un oeil un peu plus sérieux.

Les enquêtes étaient toujours trop lentes à ses yeux, malheureusement pour tous ses collègues et son chef, d'ailleurs.

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Jeu 3 Aoû 2017 - 14:46
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Le Dr. Landsky se tourna d'abord vers la nouvelle recrue. Il hocha distinctement du chef comme pour confirmer l'hypothèse énoncée par la jeune femme. C'était la théorie la plus plausible à laquelle en était venus les deux hommes qui s'étaient chargés de récupérer le corps sur la scène de crime.
L'homme de science attrapa une pile de photographies pour les présenter. Le corps du jeune Thomas avait été photographié sous tous les angles, telle que le voulait la procédure, avant d'être transporté à la morgue.

▬ L'examen des blessures post-mortem va effectivement dans l'hypothèse d'un déplacement, notamment celles trouvées sur la face postérieur du corps. Cependant, certaines marques restent caractéristiques de coups.

Il tendit les photos à la jeune femme. Sur celle-ci, on pouvait voir le jeune homme étendu sur le dos, le menton levé vers le ciel. Il avait les pieds accolés l'un à l'autre, ainsi que les bras écartés vers l'extérieur haut à la manière d'un oiseau qui déploie ses ailes. Une position qui pouvait faire penser aux représentations angéliques des peintures médiévales. Un élément de mise en scène macabre qui donnerait du foin à battre aux journalistes.

L'agent Kreizler en profita pour renchérir et le légiste écouta avec attention la seconde question sur la nature de l'objet qui avait provoqué les blessures. Il fit alors le tour de la table d'autopsie, se plaça derrière la tête de la victime et prit le visage entre ses mains pour le tourner d'une trentaine de degrés sur la gauche, on pouvait y voir une longue marque noir du sang qui avait coagulé sous la peau :

▬Je crois que cette marque est la plus parlante, étant donnée sa forme allongée, son diamètre, la quantité de sang sous la peau, je pencherais pour un objet pas forcément lourd, mais métallique, avec une bonne prise. Le médecin mima le geste d'un coup porté avec ce qui aurait pu être une barre de fer. Définitivement pas de bois, on a pas retrouvé d'éclats ou d'écharde, pas de rouille non plus. De l'acier probablement.

D'un geste de la main, Landsky invita les demoiselles à faire étudier les boites des pièces à conviction. L'assistant le leur apporta avant de retourner à la rédaction de papiers administratifs qui faisaient partie intégrante de son travail.

▬ Un dernier détail sur lequel j'aimerais attirer votre attention. Le coroner présenta une dernière photo aux enquêtrices. Il semblerait que le tueur est... marqué sa victime.

Sur le cliché on pouvait deviner une brûlure différente de celles qui correspondaient aux entraves. On devinait une forme malhabile, dessiné de petites brûlures successives en forme circulaire, pour incruster le chiffre " 7 " dans la chair.

Le légiste laissa ensuite les deux femmes se pencher sur les indices qui avaient scrupuleusement été ramené de la scène de crime, trié, annoté, consigné. Mais il n'y avait pas grand chose. L'allume cigare en question, qui, somme tout, ressemblait à un allume-cigare comme tant d'autre. Les effets personnels de la victime : ses vêtements, son porte feuille dans lequel se trouvaient ses papiers d'identités, un peu d'argent liquide, carte de crédit et autres cartes de fidélités, un préservatif encore dans son emballage.

▬La criminelle est déjà sur l'allume-cigare. Ils le comparent à des centaines d'autres pour tenter de retrouver le modèle de la voiture, ils vous appelleront dès qu'ils auront du nouveau de ce côté là. De même que pour les fibres qui ont servi au bâillon, mais j'ai peur qu'il n'y ait pas grand chose d'autre.

Le ton du médecin était parfaitement neutre, il énonçait avec un détachement sérieux chaque point de son analyse.

▬Les parents ont été mis au courant, ils sont venus reconnaître le corps très tôt se matin et se tiennent à votre disposition. Leur adresse est dans le dossier, le jeune Thomas vivait chez eux.

Il lorgna sur les enquêtrice, tour à tour. Attendant de savoir si elles avaient d'autres questions à lui poser. Mais il savait que l'on ne s'attardait rarement pas à la morgue lorsque tout avait été dit, la liste des interlocuteurs étaient longues, en particulier dans les affaires d'homicides et l'enquête à ses débuts. Aussi il ajouta finalement :

▬ Je ne vous retiens pas, je crois que vous avez du travail.

Aussi, Landsky retourna à ses affaires au moment où un agent de Scotland Yard venait les chercher pour leur transmettre les dernières informations :

▬ La décision a été prise par Briggs que la scène du crime resterait fermée jusqu'à la fin de l'enquête. La grotte n'est pas touché par les fausses marrées et on ne veut pas que des curieux aille y faire un tour, elle resta surveillée nuit et jour.

Il ne manquait plus que quelques clichés de journalistes peu scrupuleux pour mettre le feu aux poudres et déchaîner l'opinion publique .

▬ C'est un coin isolé du front de mer, très peu fréquenté, idéal en somme. Le genre de lieux pour des rencontres extra-conjugales ou de la prostitution. Il y a un parking à 500 mètres, mais la plage s'étend encore deux bons kilomètres à l'est. Y faire un tour est le meilleur moyen pour s’imprégner des lieux.
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Sam 12 Aoû 2017 - 0:10
Sa collègue était tendue, l'instinct de la Suédoise le lui disait. Pourquoi? Telle était la question. Elle ne connaissait pas vraiment Rix, mais avait en tête l'image d'une pro efficace, qui allait droit au but sans passer par des simagrées impossibles. C'était, pour être honnête, quelque chose qu'elle admirait chez Kreizler. Peut-être se trompait-elle, après tout... mais au vu de ses états de services et de la réputation qu'elle avait au sein de New Scotland Yard, il y avait peu de risques. Malgré son ancienneté, elle ne semblait pas moins affectée par la situation... cela rassura Sigrid. Une partie d'elle craignait que la répétitions des enquêtes, que de voir des corps, jour après jour, des crimes qui peut-être ne seraient jamais résolus, ne finissent par sécher ce qui lui restait de coeur. Qu'elle perde cette humanité, cette compassion, qui faisait qu'elle se souciait de bien faire son boulot... cela s'était vu, non?

La rouquine avait voulu entrer dans la police pour avoir la possibilité de sauver les gens. Pour ne pas se sentir inactive. Et pour avoir l'opportunité, enfin, d'arriver avant que le pire n'ait été commis. En ce sens, cette première affaire était assez frustrante. Parce que devant ce corps sans vie et torturé, elle était impuissante. Il ne restait qu'a espérer qu'elles allaient trouver un indice. N'importe quoi qui pourrait les mener à l'individu responsable de ces sévices.

Elle prit une inspiration. Puis détourna son attention sur les photos que lui tendait Landsky. La mise en scène la perturbait. Tout ce qui avait traits aux déviances religieuses, actuelles ou passées, lui faisait cet effet-là. Et en écoutant le légiste parler du calvaire de l'ado, elle se surprit à penser : "c'est de l'acharnement." Avait-il haï ces jeunes hommes, ou avait-il voulu les sublimer dans ces mises en scènes macabres?

Elle posa les yeux sur le portefeuille, et ses yeux tombèrent sur les cartes de fidélité.


- On a un point commun entre les victimes sur les endroits fréquentés?

Elle se sentait frustrée. L'impression que malgré les recherches qu'elle avait faites, il lui restait un train de retard. Nul doute qu'elle passerait de longues heures a étudier ce dossier, pour le rattrapper. Il restait encore tellement d'interrogations : mais elles ne faisaient après tout que débuter leur enquête... tout restait à découvrir. La brûlure attira son attention.

- Les autres victimes ont-elles une marque similaire?

Elle était mal à l'aise, pour une raison qu'elle n'identifiait pas vraiment. Un instint, peut-être? Enfin, de vagues souvenirs lui revinrent en mémoire.

- C'est un chiffre biblique, non?

Quelque chose à creuser, peut-être. Ses connaissances étaient trop minces pour développer plus avant. Elle se tourna vers sa collègue en repoussant du bout des doigts les photos qu'elle n'avait plus la force de regarder.

- Est-ce que ça pourrait être un lien? Prostitution adolescente?

L'idée, bien qu'elle la débecte, était proposée avec calme. Elle espérait de tout coeur qu'on la détrompe.

- Cela s'est vu. Un réseau a été démantelé sur l'Arche Scandinave il y a quelques années.

Des faits, énoncés sans broncher. Parfois, la rouquine haïssait ce détachement qu'elle affichait en toutes circonstances, ou presque. Elle écouta Landsky parler des deux options qui s'offraient désormais à l'équipe nouvellement formée. Avec un sourcil vaguement interrogateur, la flic demanda à l'intention de Gabrielle.

- Scène de crime, ou visite aux parents?
Red
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Sam 26 Aoû 2017 - 22:23





SCENARIO


Most of the time, God speaks in a whisper

Que le corps ait été déplacé ne choquait guère Gabrielle, après tout, c'était parfois un plaisir de la part des tueurs de pouvoir mettre en scène leurs meurtres et donc, de ce fait, pendre les corps et les mettre là où ils estimaient que leur... œuvre serait le mieux à même d'être découvert. Parfois, elle appréciait ceux qui préféraient tout garder pour eux. Qui avaient, certes, un cimetière personnel qu'il était plus difficile à trouver, mais qui lui permettait de ne pas toujours se prendre en pleine gueule le sadisme de leurs semblables.

Elle jeta un regard à la photo qui avait été tendue à sa collègue. La mise en scène ressemblait aux autres, autant dire qu'ils courraient après le même type. Sa mâchoire se serra un peu plus. A force, notre profileuse risquait de se faire péter les dents. Dieu qu'elle les détestait. Elle ne faisait pas cela par conviction, ce métier, ce n'était pas une passion, bien au contraire. Mais il fallait bien que son don serve à quelque chose, il fallait aider ceux qu'elle pouvait et surtout... débarrasser la Terre de toute cette pourriture qui la foulait. Bon certes, c'était totalement extrême comme mode de penser, mais à force... comment aurait-elle dû le voir autrement?

La question sur les endroits que pouvaient fréquenter les victimes étaient bien loin d'être idiote, mais il n'y avait pas grand-chose qui collait, Rix ne se souvenait pas avoir trouvé un quelconque lien qui les réunissait à ce niveau. Mais ils n'avaient pas non plus encore, toutes les listes.

- Pas pour le moment. Ils ont par contre tous le même profil.

Des gamins... elle soupira un instant en se frottant le front, avant d'hocher de la tête. Il ne manquait plus que la religion à incruster dans cette affaire. Quoique, ça pouvait parfaitement être une fausse piste. Ils s'amusaient aussi à voir la police leur tourner autour et ensuite partir dans des voies totalement contradictoires.

- Les sept péchés capitaux ouais, il était quoi ce gamin, la luxure? Son cynisme était plus que grinçant, elle n'y pouvait pas grand-chose. Ou alors c'est le nombre de victimes qu'il a pu déjà faire. Aussi. Marquant un petit temps, pour attraper les photos et les regarder à nouveau. Elles iront bientôt rejoindre le tableau qui trônait dans son bureau. MMmm... Peut-être, il va falloir creuser de ce côté. Je doute pourtant que ces genres de réseaux prennent la peine de faire ce genre de mise en scène. Les rendant au légiste, pour le regarder émettre son hypothèse sur l'origine des coups. Il n'aime pas trop se salir les mains. Au début en tous les cas.

Rix enlevait ses gants pour les jeter dans la poubelle proche de la porte, tandis que le légiste lui faisait part des recherches qu'avaient lancés les collègues. En effet, l'allume-cigare ne donnait pas plus d’indice en le regardant ainsi, malgré ses quelques connaissances.

- Hum, si on trouve au moins la voiture, les recherches pourront se resserrer.

Sans plus serrer la mâchoire, Kreizler appréhendait déjà de devoir croiser les parents du gamin. Elle détestait faire face à la détresse de ces gens, qui ne pouvaient décemment comprendre pourquoi on avait tué leur enfant. Elle ressentait toute ce désespoir qui les rongeait, cette tristesse... sans même avoir besoin d'un quelconque pouvoir d'empathie. A force de le vivre, c'était comme si ces sensations avaient assimilées. Comme quand on se prend une cuite tellement violente avec un alcool, qu'après, au simple parfum de ce dernier, les entrailles se retournent et la nausée vous prend.

- Merci de l'info, doc'. Le saluant avec un léger sourire. Restez pas trop longtemps avec les macchabés tous les deux, parait que c'est important de sortir prendre l'air. Alors qu'elle se dirigeait vers la sortie, ouais c'était bien à elle de dire des choses pareilles. Appuyant sur le bouton pour appeler l’ascenseur, elle répondit alors à son équipière. Commençons par les parents, la scène de crime ce sera une partie de plaisir après ça.

Mettant les mains dans les poches, elle en sorti les clés du VAP de fonction qu'elle lança à son interlocutrice.

- Tu conduis.

Téléphone en main, elle téléchargeait déjà toutes les informations dont elles avaient besoin pour la suite de leur enquête, notamment le dossier du jeune homme pour trouver l'adresse des parents. L'ascenseur s'arrêta à hauteur de la sortie de Scotland Yard. D'un pas vif, la blonde était déjà en train de se diriger vers le véhicule.

- J'espère que tu t'es habituée à la conduite à gauche. Montant dans la voiture sans attendre. Ça te dérange pas si je fume? Elle ouvrait la fenêtre, une clope en main, le briquet dans l'autre, le portable posé sur les genoux. On voyait bien là la force de l'habitude.

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Rix
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