Jouons cartes sur table. [PERCY]

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Mer 12 Avr 2017 - 23:05

Mr. Perceval Rose

Président Alastair MacBeathag

Jouons cartes sur table

Finalement, l'élection était passée comme une lettre à la poste, ou presque. Bien entendu, tout le monde n'était pas content de ce vote final, mais le peuple avait choisi et maintenant, ils allaient devoir vivre avec. C'était aussi, et surtout, à Alastair de montrer de quoi il était capable et que, surtout, il était aussi droit dans ses bottes qu'il l'avait montré tout au long de sa campagne. Ses électeurs ne seraient donc pas déçus. Il allait balancer un coup de pied dans la fourmilière dont on se souviendrait.

Première chose à faire, remettre ceux qui pensaient pouvoir faire ce que bon leur semblait dans ce pays, à leur place. Ce qui voulait dire, au service du pays, du peuple, de sa sécurité et arrêter de penser que cette Arche était un terrain de jeu où ils étaient libres de tout faire, sans contrainte, ni peur de représailles.

Le Président avait donc décidé de rendre des visites surprises à tous ces gens. Acteurs volontaires d'une partie de la "décadence" de ce pays. Les prendre "par surprise", permettait de voir comment ils retombaient sur leurs pieds. Voir leur vitesse de réaction à des choses totalement inattendues, ou presque. Après tout, en tant que représentant de l'Arche, ils pouvaient s'attendre à le voir débarquer chez eux, à n'importe quelle heure du jour et de la nuit.

Premier arrêt, Balance Point, point d'ancrage d'Arkadia. Tout était en grande partie bien flou les concernant. Si son prédécesseur avait fait appel à leurs services et qu'ils avaient fait le boulot demandé, notre homme politique n'appréciait guère le fait que beaucoup de chose ne pouvaient être contrôlées. Ce n'était pas parce qu'ils aidaient, qu'ils pouvaient ensuite passer sous les radars pour tout le reste. Trop de secret, ce qui devait, bien entendu, cacher beaucoup de cadavre dans les placards et Domhnall était là pour les en sortir.

Son chef de cabinet, fin limier, avait donc fait quelques recherches sur ces gens, mais contrairement à cette organisation, les services du gouvernement n'avaient pas autant de facilité à trouver leurs renseignements, ce qui pouvait être plus que frustrant. Bien entendu, ils n'étaient pas non plus au courant de tout le réseau que possédait Rose, mais s'ils l'avaient été... imaginez la, cette frustration. Accompagné donc de ce dernier, ainsi que de son garde du corps - car on n'était jamais trop prudent, surtout avec ces rebelles qui traînaient un peu partout - MacBeathag fit donc son arrivée au QG d'Arkadia.

Passant la sécurité et surtout la réception sans réellement s'arrêter, il fit rapidement comprendre qu'il n'était pas venu pour qu'on le fasse attendre.

- Je viens voir Mr. Rose, je vous conseille donc de le prévenir de mon arrivée. Fit-il d'un ton passablement peu agréable, alors qu'il marchait d'un bon pas, suivit de la pauvre secrétaire qui tentait tant bien que mal de l'arrêter et surtout, de prévenir son patron.

Peut-être que l'homme qu'il venait voir était en pause, en réunion, en vacance, qu'importe, le rendez-vous était posé et il valait mieux montrer toute sa bonne volonté face à un type tel qu'Alastair et ça... ce n'était qu'un conseil d'ami.
Domhnall
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Mar 18 Avr 2017 - 15:53
En réalité, la visite du nouveau président de l'Arche à Arkadia n'était pas une surprise. Perceval s'y attendait depuis que l'élection avait été prononcée ; ce n'était qu'une question de temps. D'un homme comme Alastair Gareth MacBeathag, il n'aurait pas espéré autre chose. Le contraire l'aurait même déçu, il fallait le dire. Aussi avait-il donné des directives claires pour le jour où l'élu gratifierait son organisation de sa présence. La sécurité du quartier-général n'avait pas perdu de vue la venue déterminée de MacBeathag, et les consignes avaient été de le laisser passer sans la moindre interférence. Personne n'avait donc vraiment essayer de le retenir, s'écartant du passage du trio lorsque ce n'était nécessaire. La secrétaire, surprise malgré elle, s'était précipitée à leurs trousses uniquement pour transmettre au grand ascenseur en verre qui reliait le port à Arkadia un code prioritaire d'ascension. Elle adressa un sourire timide au président -qui dégageait une énergie impressionnante, sur le chemin de laquelle elle n'avait pas envie de se trouver- tout en lui indiquant la cabine : « Le directeur Rose vous attend. »

La montée fut rapide, une minute à peine, et cela pouvait être déconcertant de s'élever si vite et si haut au-dessus de l'Arche lorsqu'on on n'en avait pas l'habitude. Le verre renforcé des laboratoires d'Arkadia se retrouvait aussi bien sous les pieds qu'au-dessus de la tête, ce qui donnait vraiment l'impression de s'élever dans le vide. Au moins, la vue était belle, et l'aéronef au sommet était le point stable le plus élevé d'où contempler la cité écossaise. Une fois arrivés à bon port, le président et ses suivants furent accueillis par une Miranda Lockhart à l'expression imperturbable : si rencontrer le politicien lui faisait éprouver la moindre émotion, elle le cachait bien. En fait, elle semblait plutôt s'intéresser au garde du corps, qu'elle jaugea aussitôt, professionnelle jusqu'au bout des ongles ; il ne lui fallut qu'un instant pour déterminer que cet homme était aussi compétent que dangereux.

« Agent Lockhart. Si vous voulez bien me suivre. »

Elle se dirigea dans la coursive d'un pas rapide, sans se retourner pour voir s'ils la suivaient. Elle portait une veste et des pantalons blancs d'une matière étrange qui rappelait un peu le cuir, le tout sur une combinaison noire ; c'était sa tenue officielle de garde du corps, mise au point par le département de recherche d'Arkadia. Pour une fois, elle avait relâché ses longs cheveux blancs, qui cascadaient sur ses épaules. Nulle arme n'était visible sur elle, mais un brin de jugeote suffisait à réaliser qu'elle était elle-même l'arme la plus redoutable dont elle aurait besoin. Après quelques minutes de trajet, où ils ne croisèrent que quelques agents qui s'affairaient, ils atteignirent le bureau du directeur. Elle annonça sa présence via son bracelet de communication, et la porte coulissa. Elle s'écarta pour laisser passer les trois hommes en premier, puis prit leur suite. Sans un mot, elle s'adossa contre la cloison, à côté de la porte qui se refermait.

A leur arrivée, Perceval Gabriel Rose se leva de derrière son massif bureau en bois couverts de bibelots et d'antiques dossiers papier. Impeccable dans son costume sur mesure gris anthracite, il fit le tour du meuble pour venir accueillir en personne le présidents et ses deux accompagnateurs. Il tendit une main à MacBeathag, prêt à le gratifier d'une rapide mais franche poignée de main si ce dernier la lui prenait : « Monsieur le président, bienvenue à Arkadia. Je vous proposerais bien de prendre place, ainsi que des rafraîchissements à vous et à votre suite, mais quelque chose me dit que vous n'êtes pas venus à moi pour tourner autour du pot. Même si l'offre reste valide, bien entendu. Que puis-je faire pour vous ? »
Percy
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Sam 22 Avr 2017 - 20:55

Mr. Perceval Rose

Président Alastair MacBeathag

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Ainsi, était-il attendu, parfait, c'était bien tout ce qu'il voulait. Alastair n'était pas là pour prendre le thé, ou pour qu'on lui fasse perdre son temps. Parce qu'il n'avait - bien entendu - pas que cela à faire. Il avait encore du monde à aller voir, ce qui voulait dire qu'il lui fallait faire "vite". Le trio se fit accueillir par une femme à la mine sévère. Domhnall jugea rapidement qu'elle devait être du même acabit qu'Howard, son propre garde du corps, autant dire que les deux n'avaient peut-être pas se prendre le chou. D'ailleurs, le garde du corps du Président observait la femme d'un air neutre, mais lui aussi, se disait que cette femme devait être létale.

Quant à Domhnall, il ne prenait guère la peine de profiter de la vue, que ce soit celle qu'offrait l'aéronef sur Édimbourg, ou de l'agent qui les amenait à son patron, après tout, il ne mangeait pas de ce pain-là, pour commencer, ensuite, il avait suffisamment de respect pour les autres, pour ne surtout pas jouer aux machos de base. Sans compter qu'il était beaucoup plus intéressé par sa future rencontre, que tout autre chose.

Son bras droit, quant à lui, marchait à ses côtés et il semblait que tout le monde l'oublie dès qu'il n'était plus dans le champ de vision des gens. A croire que son pouvoir fonctionnait à merveille. Mais c'était ainsi que Doug bossait. Cela lui donnait le moyen de mieux observait les alentours et découvrir ce que les interlocuteurs pouvaient cacher. Même s'il n'allait pas partir fouiller l'aéronef sans ordre direct de son supérieur. Pour aujourd'hui, le Président venait surtout tester la température et voir à quel point Rose, serait prêt à collaborer avec l'Etat.

L'homme d'affaire était donc prêt à le recevoir, il aurait pu en rire de le voir aussi propre sur lui. Au moins, l'homme savait ce qu'il valait. La poignée de main fût acceptée. Même si Domhnall avait des principes, il était aussi éduqué et civilisé. Il ne refusait pas une poignée de main, tant que ce n'était pas le pire des escrocs qui la lui tendait. Il la prit donc, pour rendre une poignée de mains vive et franche.

- Monsieur Rose. En effet, votre intuition est la bonne. Fit-il d'un ton peu aimable ou qui se voulait l'être mais qui finalement, était un peu raté. Il était froid, c'était ainsi qu'il gérait les choses. Il prit pourtant place sur une chaise. Croisant une jambe, avec classe. Vous vous doutez sans doute de ce que je veux, n'est-ce pas? Je sais que vous avez fait quelques boulots pour nous, par le passé, monsieur Rose. Je sais aussi que vous faites beaucoup de chose en sous-main, sans rendre de compte à personne. Pensez-vous réellement que ceci durera encore longtemps, sans aucune conséquence?

Alastair fixait son interlocuteur de son regard sombre, à travers ses lunettes. Il semblait on ne peut plus sûr de lui et d'un calme olympien. Il voulait des réponses et surtout, il allait rapidement tester l'honnêteté de son interlocuteur. C'était comme passer au détecteur de mensonge d'être face à lui, sans pour autant avoir donné son consentement.
Domhnall
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Mer 26 Avr 2017 - 12:18
Placer deux gardes du corps professionnels jusqu'au bout des ongles l'un en face de l'autre, et vous obteniez un spectacle curieusement fascinant. Cela revenait un peu à observer deux chats se lançant dans un concours de regard, aucun des deux n'étant décidé à baisser le sien le premier. On avait presque l'impression que sans intervention extérieure, ils seraient capables de rester ainsi jusqu'au matin suivant, par pur défi. Ils auraient pu donner des leçons aux statues. Mais l'on sentait qu'au moindre problème, tous deux agiraient en un instant, mus par l'instinct et les réflexe d'une vie d'expérience. Le président s'était entouré des meilleurs agents, ce qui n'avait rien d'étonnant ; il avait beau avoir gagné l'élection, cela n'allait pas le rendre populaire auprès de certaines personnes. Du genre à ne pas hésiter à recourir à des moyens...définitifs de retirer un joueur de la partie. Oui, Percy était rassuré de voir que l'homme avait pris sa protection très au sérieux.

MacBeathag ne se montrait pas surpris le moins du monde par l'attitude d'Arkadia à son égard. A la manière de leurs gardiens, aucun des deux hommes de pouvoir n'était prêt à faire la moindre concession quant à leur attitude. La partie était lancée, et Percy espérait encore qu'ils trouveraient un moyen de jouer du même côté. Ce qui allait demander de gros efforts. En réalité, il n'était pas sûr qu'ils soient capables d'y arriver sans heurts, mais les enjeux étaient trop grand pour ne pas essayer. La poignée de main fut rendue, ce qui était au moins un signe que la civilité pouvait prendre le pas sur le reste. Du moins pour un temps... Il attendit que le président prenne place, et s'assit sur une autre chaise destinée aux invités qu'il déplace de manière à faire directement face à son interlocuteur, plutôt que de revenir s'installer derrière son bureau. Miranda restait debout à côté de la porte, s'assurant de garder toute la pièce dans son champ de vision. De son côté, Percy venait d'apercevoir le chef de cabinet du président ; étrange, il avait l'impression que l'autre n'était pas là l'instant d'avant. Pourtant, il avait bien dû arriver avec son supérieur... Il rangea ce détail dans un coin de son esprit, il chercherait à comprendre plus tard.

« Une bonne intuition est indispensable dans ma partie, même si ce n'est pas toujours suffisant. J'imagine que ça vaut aussi en politique. » Il observait l'homme avec attention. Il lui faudrait choisir le moindre de ses mots avec soin. Il écarta tout de suite le fait de lui mentir directement ; il n'en voyait pas l'intérêt. Il ne savait pas à quel point le politicien avait pu se renseigner, et puis il avait la nette impression que la franchise était ce que ce dernier allait respecter le plus. Au fond, il n'avait pas vraiment grand chose à lui cacher, de toute façon. Du moins pour le moment.

« J'ai effectivement travaillé avec la précédent administration. Généralement en apportant un soutien d'appoint à diverses opérations que le gouvernement voulaient voir réglées discrètement. Jamais rien de contraire à l'éthique. Quant au reste... Je ne vous cacherai pas qu'à sa création, Arkadia avait des buts bien différents. Avec le temps, j'ai fini par comprendre que je m'étais fourvoyé. Qu'il était temps de rediriger mes efforts. Je m'efforce simplement de préserver l'équilibre, ce qui implique parfois d’œuvre dans l'ombre. C'est ma manière de rendre des comptes à ceux qui en ont vraiment besoin. Vous-mêmes, à qui rendez-vous compte, maintenant que vous êtes l'élu le plus puissant de l'Arche ? Au peuple, me direz-vous. Mais quels moyens aura ce dernier de réellement faire valoir son compte si vous deviez vous révéler être un homme différent de celui pour qui ils avaient voté ? Pour ma part, je pense qu'ils ont fait le bon choix, et que vous êtes vraiment celui que vous prétendez être. Mais avant d'en avoir réellement la preuve, je préfère rester attentif ; trop de puissants ont su tromper leur monde avec aisance pour mieux en profiter par la suite. » Puis, après une brève pause : « Pour être parfaitement honnête, j'espère que nous trouverons un moyen ou un autre de travailler ensemble. »
Percy
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Ven 19 Mai 2017 - 14:31

Mr. Perceval Rose

Président Alastair MacBeathag

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Howard, comme Miranda, restait en retrait de façon à avoir un champ de vision élargit sur la pièce, mais tout comme Domhnall il se disait que ce n'était pas aujourd'hui qu'Arkadia allait faire quelque chose contre le président de l'Arche. Sans compter le fait que son cabinet savait parfaitement ce qu'il faisait aujourd'hui. Il serait dommage de voir une enquête faite en profondeur sur l'entreprise, parce que monsieur MacBeathag n'était pas revenu de son rendez-vous. Mais l'adage voulait qu'on ne soit jamais assez prudent, alors le garde du corps faisait son travail, avec application.

Alastair avait été briefé, il savait que mieux valait qu'il tente de se montrer prêt à un quelconque accord. Ce qui allait assez à l'encontre de son caractère. A ses yeux, Rose devait rentrer dans le moule qu'il allait lui présenter et pas l'inverse. C'était cet homme qui était dans les marges de la loi, pas le Président. Et il n'aimait pas trop traiter avec des gens qui se pensaient au-dessus des autres. Qu'importe que ce dernier tentait de laver sa conscience, certaines choses avaient été faites et on ne pouvait pas non plus passer un coup de balais et croire que tout serait propre aussi facilement. Notre homme était donc prêt à le lui faire entendre et surtout comprendre, au grand damne d'une partie de son entourage professionnel qui, eux, voyait l'importance d'avoir un type comme Percy de leur côté.

- Vous imaginez beaucoup... lâcha-t-il sur le ton de la conversation. Il pouvait tenter d'établir le contact en se montrant curieux, ça ne risquait guère de rendre son interlocuteur plus sympathique, l'écossais n'était vraiment pas là pour devenir copain, loin de là même.

Son pied bougeait légèrement, tournant sur lui-même, musclant tranquillement sa cheville, il serait bien idiot de se tordre le pied alors qu'il se rendait à un rendez-vous n'est-ce pas? Plus sérieusement, c'était un simple tic qui démontrait qu'il écoutait très sérieusement son interlocuteur, cherchant les failles. En fait, il comprenait que ce dernier avait décidé d'être le plus honnête avec lui et c'était tout à son honneur. Au moins, marquait-il un point. Mais ses paroles ne manquèrent pas de le faire réagir quelque peu, il haussa très légèrement un sourcil, alors que sa mâchoire se contractait légèrement. Il trouvait que ce personnage avait quand même un sacré culot et bien entendu... Domhnall n'allait pas manquer de le lui renvoyer dans les dents. Il aurait pu en rire... jaune... mais c'était loin de sa façon de faire.

- Est-ce une façon pour vous de vous donner bonne conscience monsieur Rose? Me faire croire que les cadavres dans votre placard ne sentent rien, parce que vous avez eu l'illumination un jour que faire le mal, était justement, mal? Son ton plutôt glacial annonçait la couleur. Moi aussi je vais être honnête. Une chose à mes yeux est certaine monsieur Rose, votre place, la seule et unique qui pourrait réparer un grand nombre de vos actes passés, est en prison. Une crispation sur le visage de son chef de cabinet marqua le fait qu'il estimait qu'il y allait sans doute un peu fort, même si très clairement, il n'avait pas tort. Alors ne venez surtout pas vous portez, face à moi, comme protecteur du peuple et de sa liberté contre les profiteurs, dont vous faites partie. Cinglant. N'essayez pas plus de tenter de vous défendre que ce n'est plus le cas, car si c'était le cas, vous ne vous offririez plus le luxe d'avoir autant de marge de manœuvre. Vous auriez dissous votre entreprise, fait amande honorable et auriez créé quelque chose de nouveau. Oui notre homme était quelqu'un d’extrêmement radical, surtout sur ce genre de point. Au lieu de cela, vous jouez encore dans l'ombre, en espérant que personne ne viendra mettre le nez dans vos petites affaires. Le fixant. Vous estimez sans doute que mon temps est court, qu'il n'y aura qu'à attendre la fin de mon mandat, qu'un Président finalement est dispensable... n'oubliez pourtant pas que contrairement à vous, j'ai le pouvoir de rendre votre séjour sur le sol écossais plus infernal que le 9ème cercle des enfers et ceci, en toute légalité.

On ne pouvait pas dire que notre homme mâchait ses mots. Comme il l'avait démontré dans ses interviews et ses différentes interventions lors de la campagne, il n'avait pas peur de dire les choses. Même celles que personne ne voulaient entendre. S'il se permettait de dire les choses ainsi, c'était bien qu'il savait que de son côté, mis à part son caractère odieux, il n'avait rien à se reprocher. Tirant doucement sur la manche de sa chemise, pour faire remettre en place son bouton de manchette, il continua sur sa lancée.

- Ceci étant dit, monsieur Rose, j'entends bien votre envie que nous travaillons ensemble. Il est d'ailleurs important que cela se passe ainsi et pas autrement, mais ma confiance n'est aucunement acquise et même si mes prédécesseurs vous ont laissés une marge de manœuvre, ce ne sera pas mon cas. Pour commencer, il nous faudra recevoir de la part de vos services, un rapport détaillé de tout ce qui a été fait sur cette arche par Arkadia. En incluant, bien évidemment, tout ce que vous avez caché au gouvernement. Un bon moyen de montrer votre... ambition de travailler avec nous.

Comme dit, Domhnall n'était clairement pas là pour se montrer accommandant, mais bien pour faire comprendre qu'avec lui, les choses allaient changer et radicalement. C'était pour cela qu'on l'avait élu et c'était donc à cette tâche qu'il s'attelait. Pour le meilleur, comme pour le pire. Bien évidemment, Percy avait tout droit de refuser ce qu'on lui demandait, bien que ce fût prendre le risque de se retrouver derrière des barreaux, sans possibilité de ressortir avant quelques années... Alastair estimait avoir été clair, il verrait bien ce que déciderait de faire le patron d'Arkadia.
Domhnall
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Ven 19 Mai 2017 - 15:43
En réalité, il y avait une forte possibilité que le Balance Point soit l'un des endroits où le nouveau président de l'Arche serait le plus en sécurité. Arkadia tout entière avait pour consigne de veiller au bien-être d'Alastair Gareth MacBeathag, et ce quoi qu'il arrive. Qu'il en ait conscience ou non, cet homme restait surveillé de loin, et non en raison de ses agissements. Perceval souhaitait simplement le voir capable de les remplir aussi longtemps que possible, et était bien déterminé à le voir atteindre la fin de son mandat sans heurts. Il n'interférait pas pour autant avec les services de sécurité du président, qui avait été validés à ses yeux comme tout à fait capables après quelques recherches. Mais il n'allait pas pour autant s'en désintéresser, des fois qu'un coup de main soit nécessaire. Non, il y avait peu de chance pour que MacBeathage coure un quelconque danger sans bénéficier d'un grand nombre de protecteurs, et ce qu'il le veuille ou non. Avec les nombreux ennemis qu'il allait inévitablement se faire -sans compter tous ceux qu'il avait déjà- mieux ne valait courir aucun risque. Dans un cas extrême où l'aéronef serait soudain pris d'assaut, Miranda et les autres agents avaient même pour consigne de privilégier la survie de leur président à celle de leur directeur. Arkadia pouvait se passer de Percy, mais ce dernier n'avait pas envie que l'Arche doive se passer d'Alastair.

« Une bonne imagination permet de réagir à bien des situations. Je cesserai de réfléchir en-dehors du cadre lorsqu'on m'aura prouvé qu'il y a assez de bon sens à l'intérieur pour qu'il se suffise à lui-même... » Et ça, ce n'était pas encore gagné. Aussi droit dans ses bottes que soit MacBeathag -et il l'était tellement que l'univers aurait pu s'en servir comme règle- il était parfois nécessaire d'agir d'une manière contraire à l'ordre établi, et ce pour mieux le préserver. Percy existait pour que des hommes comme Alastair n'ait jamais besoin de s'en charger et, oui, pour prendre le blâme si nécessaire. Le monde avait besoin de figures de proue comme le président ; si on devait se rappeler de quelqu'un, qu'on se rappelle d'eux. Percy se contentait très bien de l'ombre.

« Rien ni personne ne saurait me donner bonne conscience, monsieur le président. Si j'ai laissé penser le contraire, j'en suis navré. Je ne cherche pas à racheter mes erreurs, car je ne pense pas que cela soit possible. Tout ce que je peux faire, c'est faire de mon mieux pour aller de l'avant. » Aussi intègre que soit Alastair, ce n'était pas lui qui allait donner des leçons de regrets à Rose. Sa mémoire le faisait très bien pour lui. Mais que le président évacue sa colère ; il en avait manifestement besoin, et si cela pouvait permettre d'arriver à un accord, le directeur d'Arkadia était prêt à essuyer toutes les tempêtes sans sourciller. Et puis il y avait un certain art dans l'ire du politicien, il fallait bien le reconnaître. « Aujourd'hui, je ne profite pas plus via ma condition que vous via la vôtre. » De ce qu'il en savait, le président n'avait pas soudain décidé de liquider sa fortune et de renoncer à tous ses privilèges pour vivre de la même manière que le peuple qu'il représentait. Ce qui était finalement impossible pour un leader, quel qu'il soit, si ce dernier voulait rester efficace. « Quant à la prison, il n'est pas exclu que je cesse d'y échapper un jour : quand on a l'éternité devant soi, on a toujours le temps de payer pour ses erreurs. Et je le fais chaque jour, quoi que vous puissiez en penser. » Les souvenirs, encore et toujours eux. Précis, vifs, douloureux comme au premier jour, jour après jour, nuit après nuit. Sa propre prison était mentale, et il doutait d'en sortir vraiment un jour.

« Arkadia porte peut-être le même nom qu'avant, mais j'ai créé quelque chose de nouveau en redirigeant tout ce pourquoi elle avait été construite. Pourquoi gâcher un tel potentiel, lorsqu'il peut être canalisé pour quelque chose de meilleur ? Et puis je n'ai que faire de ce qu'on peut bien penser de moi. Au final, je serai jugé par mes actes...et il est bien possible qu'un jour prochain, Arkadia n'ait même plus besoin de moi. Si j'ai pu pointer quoi ou qui que ce soit dans la bonne direction, je m'en contenterai. Quant à ma marge de manœuvre, elle existe parce que ses avantages compensent ses inconvénients. Du moins pour l'instant. Croyez moi, le jour où cela ne sera plus nécessaire, et où le monde pourra se passer de telles actions, je serai le premier à m'en réjouir...et à m'y complaire. » Il n'y avait que de la sincérité dans ces propos : Percy croyait réellement chacun de ses mots. Il n'avait pas conscience du don du président, mais il avait décidé dès de le début de se montrer aussi honnête que possible avec lui. Toujours aussi calme, il croisa une jambe, continuer d'observer son interlocuteur avec la même intensité polie, sans aucune trace d'énervement dans la voix. Si l'autre essayait de le provoquer, il allait être déçu. Mais il y avait surtout une chance pour que cela soit simplement le caractère du président qui s'exprime ainsi, et Percy n'allait certainement pas détester quelqu'un pour son caractère si ses actes et son intégrité restaient forts ; et dans le cas de MacBeathag, ils restaient même irréprochables. Quant aux menaces, elles ne l'inquiétaient pas plus que cela. Après tout, il pouvait continuer de mener ses affaires où qu'il soit dans le monde ; Édimbourg n'était finalement pour lui qu'un point d'ancrage à la valeur sentimentale. Il s'en séparerait à contrecœur, mais il n'hésiterait pas si cela devait être la seule solution. Aussi ne releva-t-il même pas les menaces ; voilà qui ne servirait à rien, si ce n'était agacer encore plus le vertueux président.

« Je suis prêt à partager avec votre administration toutes les activités d'Arkadia sur le sol écossais et concernant votre gouvernement. Autre chose ?» répondit-il, toujours aussi neutre. Et là non plus, il ne mentait pas. Voilà plusieurs années qu'il faisait bien attention à ce qui se faisait en Écosse même. La plupart des actions outrepassant le domaine légal avaient été réalisée en accord -voire à la demande- de l'ancien gouvernement. Quant au reste, il s'agissait principalement de l'appréhension de criminels qui avaient profité des lacunes de la loi pour y échapper, et d'autres interventions du même genre. La véritable partie se jouait à l'échelle internationale, et ce notamment parce que Percy s'efforçait de préserver l'Arche le plus possible. Si elle avait été épargnée par un grand nombre d'opérations, c'était bien parce qu'il y avait fait barrage avant qu'elles ne l'atteignent.

« Pensez de moi ce que vous voulez, mais je reste un mal nécessaire. J'espère cependant que ce ne sera pas toujours le cas. Et j'espère sincèrement qu'un jour, les gens comme vous rendront les gens comme moi obsolètes. En attendant, je ne cesserai pas de faire ma part. »

Car si Percy n'allait pas rouler sur le dos face au nouveau maître, ce n'était pas par fierté, mais bien parce qu'il avait encore du travail. Et que le président seul n'allait pour le moment pas suffire. Les hommes comme lui -surtout parmi les dirigeants- étaient encore trop rares. Mais c'était un bon début. Et un début que le directeur d'Arkadia. allait s'efforcer de favoriser du mieux qu'il le pouvait. Pour le moment, il continuait de penser que le monde avait besoin de ces deux catégories d'homme. Et si tout allait bien, son travail consisterait surtout à faire en sorte qu'il n'en plus besoin que d'un seul ; et ce ne serait pas Perceval Rose.

Percy
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Sam 27 Mai 2017 - 22:34

Mr. Perceval Rose

Président Alastair MacBeathag

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Allez savoir ce qu'aurait pensé le Président s'il avait su que Balance Point était une forteresse prête à tout mettre en œuvre pour sa sécurité. Sans doute pas touché. Il estimait sans doute que ses services de sécurité suffisaient. Ou en tous les cas, qu'ils étaient formés et suffisamment bien entraînés pour parer à toute possibilité d'attaque. C'était ainsi, MacBeathag avait un peu de mal à accepter la main tendue d'un ancien criminel. Quel qu'il soit. Oui, la rédemption était possible mais... si on avait purgé sa peine avant. L'intransigeance était bien trop ancrée chez lui, au grand damne de Doug, voir même d'Erend. Pourtant, ce dernier était la preuve qu'Alastair, même intransigeant, avait la capacité de pardonner.

Mais Percy n'était pas son amant, ne le sera jamais. Leur relation était bien différente et il serait difficile d'arriver au même niveau. Pourtant, le chef d'Arkadia semblait serein, calme, ne prenant en tous les cas pas mal les paroles de son interlocuteur. Ce qui pouvait même surprendre Doug, qui estimait sans doute que le franc parler de son patron, pouvait facilement vexer et mettre hors de ses gonds les gens à qui il s'adressait, puisque ce dernier n'avait pas pour habitude de prendre des gants. Mis à part ceux de boxe, pour balancer leurs quatre vérités à ses vis-à-vis. De quoi être toujours un peu tendu quand ils rencontraient des gens. Surtout maintenant qu'il faisait sa tournée présidentielle. Ce n'était pas parce qu'il avait la fonction, qu'il pouvait tout se permettre non plus. Enfin, Domhnall était un homme intelligent et parfaitement au fait de ce qu'il pouvait et ne pouvait pas faire, cela ne l'empêchait pourtant pas de garder son franc parler.

- Pour cela, il faudrait que nous puissions aller dans le même sens, monsieur Rose.

Ce qui voulait dire qu'ils devaient bosser ensemble. De toutes les façons, l'homme politique avait été plus que clair. Si on agissait contre lui, il serrait les vis. Sans aucun état d'âme et avec force. Quitte à ce que cela casse pas mal de choses dans l'ordre si bien établit de cette Arche. Après tout, il avait été élu pour cela.

Pourtant, bien que Dom' puisse être considéré comme une tête de mule, il écoutait, il écoutait même très attentivement ce que lui disait Percy. Parce qu'il était honnête, il la transpirait même presque trop. Mais il ne pouvait lui mentir, alors ce n'était clairement pas pour lui faire plaisir qu'il parlait ainsi. Ce qui prouvait gentiment, mais sûrement à notre homme, que celui qu'il était venu voir, voulait vraiment travailler de concert avec l'état. Et malgré toute sa mauvaise foi, il ne pouvait quand même pas nier que l'apport de cette organisation était clairement un plus pour Edimbourg, vu les moyens qu'il mettait à disposition. Bon bien entendu, sa remarque sur sa fortune personnelle ne manqua pas de faire mouche, il garda pourtant son air impassible.

- Cela ne veut pas dire que votre passé est effacé pour autant.

Ayant vu au dossier, les dons que Percy avait, Gareth pouvait clairement comprendre pourquoi il disait subir une sorte de rappel de ses erreurs chaque jour que Dieu faisait. Pourtant il trouvait même cela un peu facile. Ce n'était pas en se flagellant soi-même que l'on se punissait véritablement. En tous les cas, à ses yeux. Rien de tel que des barreaux et cinq mètre carré pour vivre, pour vous retaper réellement un homme. Oui, oui, il était radical, mais c'était bien là sa façon d'être.

- Vous m'en direz tant.

Que l'on soit bien d'accord, MacBeathag ne perdait aucunement son tempérament. Il se montrait cinglant dans ses propos. Pourtant son ton ne montait jamais vraiment, il n'était pas énervé, juste lui-même. Peu aimable et encore moins affable. Ce qui le rendait passablement désagréable aux yeux de beaucoup, pourtant, il lui en fallait beaucoup pour le faire sortir de ses gonds. Notamment s'appeler Elizabeth Andrews, là, vous aviez toute chance de lui faire carrément péter un câble.

- Peut-être vous faudrait-il voir les choses sous un autre angle. Vous semblez estimer qu'un moindre mal est nécessaire pour le bien d'un intérêt commun. J'estime que des valeurs sûres, des gens compétents, honnêtes, loyaux, permettent de rendre ce mal nécessaire totalement obsolète. Alors oui, un jour, votre organisation n'aura plus lieu d'être, plus comme cela et nous allons changer les choses maintenant. Le peuple veut de la transparence et je vais la lui offrir. Que cela plaise ou pas, c'est égal, votre bateau entre dans mon sens de navigation ou vous finirez par être coulé.

Voilà, c'était dit. Enfin redis. Mais Rose semblait être prêt à faire les efforts nécessaires. A bosser avec eux et non contre eux. Doug en était plutôt soulagé, Alastair n'en attendait pas moins.

- Très bien. Bougeant doucement ses doigts, alors qu'un fourmillement passait le long de son bras, lui faisant contracter légèrement le visage, n'aimant pas ce qui pourrait suivre s'il ne faisait pas attention. Nous aimerions la liste de vos employés... tous ceux qui travaillent, vivent, sur sol écossais.

Encore une condition pour rester transparent. Est-ce que Percy serait d'accord de montrer à quel point, nombre d'agents des divers services gouvernementaux ont rejoint ses rangs? Le Président observa son interlocuteur silencieux, pendant une longue minute, tandis que ce dernier avait fini de plaider sa cause. Il resterait dans la course, coûte que coûte.

- Je vois. Comme vous l'avez entendu, je ne vous laisserai plus si facilement faire les choses et toutes prises de décisions, devra avoir mon aval. Tout ce qui concerne cette Arche et ses relations diplomatiques... bien entendu. Toutes informations susceptibles de mettre en danger l'arche d'une façon ou d'une autre, devra nous être transmises. Votre mal nécessaire n'aura ainsi pas lieu d'être. Car nous nous en occuperons... ensemble... s'il le faut. Haussant légèrement un sourcil. Quant aux restes, je laisserai mes confrères faire ce qui leur semblera juste vous concernant. Je ne peux pas faire le ménage chez les autres, c'est un fait.A ses yeux, il était très important de ne pas laisser une organisation de cette envergure se balader comme bon lui semblait sur son territoire, sans qu'il ne puisse y jeter un oeil.
Domhnall
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Ven 2 Juin 2017 - 14:51
Si Percy se montrait aussi sincère que possible, l'honnêteté de MacBeathag était tellement franche qu'elle en devenait presque solide. A sa manière, le président la manier comme une arme, un arme dont la plupart de ses opposants -comme de ses nouveaux alliés d'ailleurs- n'avaient pas l'habitude. Pour beaucoup d'entre eux, elle était destinée à être évitée à tout prix, ou contrôlée de manière à la présenter sous une lumière particulière. Il restait à voir s'il serait capable d'imposer sa transparence à l'ensemble de son gouvernement ; il n'y avait aucun doute qu'il rencontrerait bien des résistances... Pour sa part, Rose était bien décidé à faire de son mieux pour lui éviter des complications, et à travailler main dans la main avec lui...dans la mesure du possible. Le terrain serait difficile à naviguer pour l'un comme pour l'autre, chacun doté d'un caractère fort et d'une idée toute personnelle de ce qui était la bonne chose à faire. Mais pour l'Arche -et le reste du monde- ils allaient devoir faire des concessions, et le directeur d'Arkadia était prêt à faire le premier pas.

« La seule direction qui vaut la peine d'être suivie, c'est celle de l'équilibre. C'est un chemin ardu, mais vous avez entrepris de le parcourir avec une conviction inébranlable. Et je vous y suivrai. »

Franchement, Perceval espérait pouvoir le faire sans devoir s'en détourner, ou le moins possible. Certains écarts étaient parfois inévitables, mais dans le même temps, n'était-ce pas aussi ce qui l'avait perdu, plusieurs années plus tôt ? Le politicien n'avait pas tort : peut-être que changer le but de la méthode n'excusait pas toujours celle-ci. Rose s'imposait une mise à l'épreuve personnelle de tous les instants, pour s'assurer qu'il ne bascule pas à nouveau du mauvais côté du pouvoir. Il avait changé, il l'espérait ; et puis c'était aussi pour ça qu'il s'était entouré de personnes de confiance, comme ses sœurs, ou encore Miranda. Des gens dotés de compas moraux sur lesquels il pouvait compter, et qui n'hésiteraient jamais à le remettre à sa place. Comme le président le ferait. Là ou des gens comme Feuerbach ou Cnossos ne voyaient l'opposition que comme une force à écraser, Percy l'acceptait comme nécessaire, voir bénéficiaire lorsqu'elle émanait de personnes qu'il estimait. C'était un bon moyen de ne pas s'endormir dans ses lauriers, et de savoir où on en était.

« Je le sais. Et je finirai par payer pour mes erreurs. En attendant, je fais de mon mieux pour améliorer la situation. Un jour, le monde n'aura plus besoin d'hommes comme moi. Et j'espère qu'il pourra alors compter uniquement sur des hommes comme vous. Pour y arriver, nous devrons faire de notre mieux pour travailler ensemble. Beaucoup d'autres pensent que c'est impossible, que c'est peine perdue, que la nature humaine est inchangeable... Mais ce qu'ils oublient, c'est qu'il faut bien commencer quelque part. Je compte sur vous pour m'enterrer, au final, monsieur le président. »

Peut-être que MacBeathag allait rejoindre tous les idéalistes qui avaient échoué, noyés sous l'opposition ou oubliés par l'histoire qui reprenait son cours, et peut-être que non. Percy préférait parier sur la seconde solution : il voulait vraiment y croire. Et puis au pire, si tout échouait, il serait toujours là pour ramasser les morceaux. Il fallait toujours se préparer au pire, mais cela ne voulait pas dire qu'on devait arrêter de croire au meilleur. Un bref sourire naquit sur ses lèvres à cette pensée : de tous les maux de l'âge, il n'aurait jamais cru succomber à celui de l'idéalisme...

« Je sais que vous traiterez mes agents équitablement, alors je ne vois pas de véritable raison de ne pas vous communiquer la liste de ceux qui opèrent sur l''Arche. Ils partagent tous un point commun : l'envie de faire avancer les choses, de réellement pouvoir agir. Il serait agréable de travailler de concert, pour une fois. De même, je m'engage à vous contacter pour toute opération concernant l'Arche. Le peuple a besoin de voir agir ses dirigeants, il a besoin de voir ce dernier les traiter correctement, plutôt que de se contenter de la protection de ceux qui agissent dans l'ombre. Et en parlant de transparence... Puis-je vous demander comment vous comptez réagir concernant la menace de chute des arches ? Arkadia est prête à soutenir le gouvernement dans tous ses efforts. En vous confiant nos recherches, pour commencer, et pour s'assurer d'un système d'évacuation efficace, si le pire devait arriver. »
Percy
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Lun 26 Juin 2017 - 16:32

Mr. Perceval Rose

Président Alastair MacBeathag

Jouons cartes sur table
L'équilibre. Oui c'était une façon de voir les choses. Bien qu'Alastair fût plutôt du genre à se dire que l'équilibre était le but à atteindre, après avoir mis à bas tout ce qui pouvait le détruire. Enfin, au moins, ce monsieur Rose était prêt à collaborer. C'était déjà ça de prit. Le Président n'était pas idiot, il savait combien cet homme pouvait lui être utile. Pourtant, il ne voulait pas en dépendre, jamais. Il ne voulait rien lui devoir.

- C'est dans votre intérêt, en effet.

Il ne voyait pas - encore - pourquoi il devrait lui faire un cadeau ou tenter d'être plus sympathique avec lui. Pour l'instant, il montrait qui avait les rênes en main et c'était clairement lui, le plus haut représentant de l'Arche. Et il ne mangerait dans la main de personne. Même si le patron d'Arkadia était prêt à marcher à ses côtés et pas contre lui.

Domhnall resta un instant silencieux, observant son interlocuteur, son sourcil se haussant légèrement alors qu'il parlait d'enterrement. N'étant pas dupe, il doutait que cela arrive un jour, mais ne releva pas. Le point ayant été fait, il n'allait pas revenir dessus. Maintenant, il fallait se concentrer sur la suite et la suite, c'était de savoir qui était dans cette entreprise, ainsi qu'un "partage" des informations sur les sujets brûlants du moment, dont la chute inexplicable de certaines arches.

- Bien, vous donnerez toutes ces informations à Monsieur Averill. Montrant Doug d'un mouvement de la tête. L'homme restait calme, pas loin du Président. Il saura quoi faire des dossiers qu'on lui confiera. Vous pouvez lui faire confiance, en effet. Ce n'était même pas une question que se posait MacBeathag, puisqu'il avait une totale confiance en son bras droit. Ce dernier était d'une loyauté indéfectible.

L'homme se frotta un instant la barbe, les questions de Rose étaient plus que pertinentes, il avait raison de s'en inquiéter.

- Je vais faire un communiqué. Mais j'aimerai éviter de créer une panique sans précédent dans la population. Et il est important d'y faire très attention. Quant au reste, nos scientifiques sont sur le coup, mais toute aide sera sans doute bienvenue.

Alastair n'allait pas non plus cracher sur tout et puisque Rose voulait marcher main dans la main avec lui. C'était le moment de l'accepter et voir comment il allait tenir sa parole. Il se leva alors, comme pour dire que ce petit entretien venait à sa fin. Reboutonnant son veston.

- J'attends donc de voir si vos paroles suivront vos actions monsieur Rose. Et je suivrai le dossier de très près. Autant lui faire bien comprendre qu'il n'allait pas lâcher la laisse, pas de suite en tous les cas. Je vous laisse échanger avec mon chef de cabinet, c'est lui qui a toutes les informations dont vous avez besoin. Tirant légèrement sur les manches de sa chemise pour se rhabiller correctement. Sur ce. Monsieur Rose, madame. A la garde du corps, pour les saluer tout deux. Bonne journée.

Howard se dégageait quelque peu pour le laisser passer, alors qu'il se dirigeait vers la sortie. Il n'avait pas besoin de rester plus longtemps ici et mine de rien, il avait encore quelques visites surprises à faire.

Domhnall
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Mar 4 Juil 2017 - 14:45
Perceval Rose savait où était son intérêt, et il n'avait pas besoin du président de l'Arche pour le lui dire. Mais il ne voyait pas l'intérêt de rebondir sur la question, pour la simple bonne raison qu'il n'avait aucune envie de se mettre le politicien à dos. Enfin, plus à dos qu'il ne l'était déjà, si c'était possible. Pour être parfaitement honnête, il le comprenait. S'il avait été à sa place, il aurait eu bien du mal à tolérer de tels agissements, mais il n'était pas à sa place. C'était bien pour ça qu'il n'avait jamais agi de manière officielle, parce que l'intégrité qui lui aurait été demandée serait entrée en conflit avec la saine hypocrisie nécessaire pour conserver l'équilibre des puissances. Ce qu'il pouvait faire, c'était contribuer à paver la voie pour que les dirigeants comme McBeathag soient les seuls dont le monde aurait besoin.

« J'en prends bonne note. »


Il n'avait rien à ajouter sur la question. Qu'ils soient arrivés à un consensus était trop précieux pour risquer d'agacer son interlocuteur. S'ils devaient travailler ensemble, il fallait faire en sorte de ménager sa susceptibilité. Et ce en toute franchise, c'était importante. Le rapport qu'ils entretenaient était fragile, et il faudrait bien peu de choses pour le briser définitivement. Et Rose n'avait pas envie de se mette l'administration écossaise à dos ; il pourrait faire avec si cela devait vraiment arriver, Arkadia n'avait pas besoin d'être écossaise, mais il préférait l'éviter. Notamment parce que le projet Sanctuaire n'était pas encore tout à fait prêt à être révélé.

« Je n'en doute pas. Il est agréable de trouver les personnes dont on peut compter sur la loyauté. Je demanderai au Concierge .un de mes subordonnés de confiance- de se mettre en contact avec lui pour gérer tout cela.»

Bien évidemment, Arkadia avait fait des recherches discrètes sur l'entourage du président, aussi bien pour s'assurer de leurs capacités que du fait qu'ils ne représentaient pas un danger. Dans l'ensemble, ils avaient tous été révélés comme des personnes dignes de confiance : McBeathag avait su s'entourer des bonnes personnes, un autre point en sa faveur. Quant à Doug Averill spécifiquement, mis à part son parcours professionnel sans tâches, Arkadia n'avait pas déniché grand chose. Au point que ça aurait pu en devenir suspect : peu de gens arrivaient à laisser aussi peu de traces. Mais son dévouement envers son président n'était pas à prouver, et Percy reconnaissait les bons bras droit. Et puis, lorsqu'il pensait à Miranda, il devait bien avouer qu'elle n'avait pas un passé moins mystérieux. De par la nature de ses origines, on ne pouvait pas dire qu'il y avait beaucoup de traces de son existence d'un point de vue officiel...

« Éviter les mouvements de panique est important. Informer la population aussi, pour qu'elle ne soit pas prise au dépourvu le moment venu. Comme toujours, l'équilibre est délicat... Quoi qu'il en soit, vous pouvez sur l'aide d'Arkadia, qu'il s'agisse de la recherche ou de la sécurité. Nous travaillerons avec vous. Comprendre ce phénomène est plus important que tout. Ou presque. Pendant que j'y pense, le Concierge transmettra à votre second des documents concernant Mesa Corporation. Je vous invite à rester prudent, les concernant. »

Mieux valait faire en sorte de prévenir le président maintenant. Percy ne savait toujours pas que Marisa manigançait à travers Mesa, mais on ne perdait rien à se préparer. S'il pouvait éveiller l'intérêt du président sur la question, tant mieux. Mais pour l'heure, il se doutait bien que l'homme avait d'autres chats à fouette. Il se demandait s'il allait s'intéresser de près à des gens comme Cnossos ou Feuerbach. Très certainement, si ce n'était pas déjà fait. A l'idée d'une rencontre entre l'allemand et le président, Percy dût lutter pour éviter de sourire ; il aurait donné cher pour y assister...

« Je ferai de mon mieux pour que nous puissions travailler ensemble, monsieur le président. » Percy se leva à la suite de McBeathag, pour accompagner son départ. « Une bonne journée à vous. »

Puis, tandis que le politicien et sa suite quittaient son bureau, Percy alla y reprendre place, échangeant un bref regard avec Miranda. Nul doute que la journée du président serait bien remplie...quant à la sienne, elle ne faisait que commencer. Comme toujours.

[Sujet terminé]
Percy
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