Pendaison de crémaillère

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Dim 9 Avr 2017 - 20:09
Une journée. C'est le temps qu'il avait fallu à Leon pour déménager de l'orphelinat à son nouvel appartement. Il avait pris bien soin les jours précédents de tout empaqueter dans des cartons ce qui, il fallait l'avouer, ne lui avait pas pris autant de temps que ce qu'il aurait pu penser. Les vêtements, souvenirs et objets divers se côtoyaient sans ordre précis. Seules ses affaires de peinture avaient été minutieusement emballées et étiquetées afin qu'il puisse s'y retrouver au premier coup d’œil. Il avait pris soin d'acheter un poivrier puisqu’apparemment James considérait que c'était là un élément important à leur cohabitation. Et c'est ainsi qu'avec tout son petit bardas, il avait quitté ceux qui l'avaient élevés depuis son enfance. Les responsables de l'orphelinat oscillaient entre le soulagement de ne plus avoir cet être étrange à leur charge et une certaine appréhension de le voir quitter le nid, bien qu'il ait 27 ans. Ils avaient organisé une petite fête pour dire au revoir à leur plus ancien résident et avaient vu les déménageurs l'emporter lui et ses affaires. Une pointe de tristesse se lisait dans les yeux de ceux qui étaient venu lui dire au revoir. Zephyr ne promit rien, ni de passer de temps à autre, ni de donner des nouvelles et il n'attendit rien en retour. Il leur dit simplement merci pour tout, leur fit un geste de la main et tourna les talons. Cette froideur ne venait pas du fait qu'il détestait cet endroit mais bien qu'il était plus ému qu'il ne l'aurait pensé. Quelques larmes avaient réussi à se frayer un chemin jusqu'à ses yeux et dévalaient à présent ses joues. Il n'arrivait pas à dire si cela était dû à la peine qu'il ressentait en quittant cet endroit ou à la joie que représentait ce nouveau départ. Les émotions s'entre-choquaient dans son esprit et il ne dit pas un mot durant le trajet qui le conduisait chez Castiel.

Un mois s'était écoulé depuis son emménagement et il s'était décidé à inviter sa famille afin qu'ils puissent voir par eux-même son nouveau foyer. Sa sœur et ses parents avaient tous paru surpris mais heureux de le voir évoluer ainsi dans sa vie personnelle. Ava quand à elle était surexcitée par la nouvelle et s'était lamentée de ne pouvoir être là pour la réunion prévue pour cause de déplacement professionnel. La déception était grande, mais elle lui avait promis de se rattraper à son retour et lui avait envoyé une jolie carte et la reproduction d'un tableau pour se faire pardonner. Il n'avait pas donné beaucoup de détails à ses proches, seulement qu'il vivait avec un colocataire du nom de James ainsi qu'un colibri et un chat, pour le reste, ils verraient par eux-même lors de la pendaison de crémaillère. Leon n'avait pas très bien saisi ce qu'on était censé pendre à cette occasion, mais il avait compris qu'il s'agissait d'inviter ses proches pour inaugurer son appartement. Une date avait pu être arrêtée sans trop de problèmes malgré les agendas chargés des uns et des autres et après avoir choisi le menu et prévenu l'homme-ailé, Zephyr s'était attelé à la préparation de la soirée.

Cependant, un élément qu'il n'avait pas prévu était venu le perturber à quelques jours de la fête. Il avait reçu un coup de fil de son père qui l'invitait à manger dans un restaurant qu'il ne connaissait pas en compagnie de sa sœur. Il avait accepté avec joie et avait été étonné de voir Dahlia en faire autant, avec peut-être moins d'entrain ceci dit. Le lieu de rendez-vous était tenu par une femme que Percy leur présenta comme étant leur tante Agrafena, accompagnée pour l'occasion d'Andrea, la troisième de la fratrie. Et si le jeune homme pensait en avoir terminé avec les nouveaux membres de sa famille, il se trompait lourdement. Car leur géniteur avait une révélation bien plus grande à leur faire et c'est avec une appréhension visible qu'il leur parla de Matthew, leur grand frère et de ses filles. Le coup porté à la stabilité vacillante de la vie de Leon avait failli le mettre KO pendant quelques minutes si la présence de sa sœur ne lui avait permis de garder le contrôle. Il avait un frère et des nièces issus de la relation de leur paternel avec une autre femme, en l’occurrence la sienne. A nouveau, il se retrouvait dans la même situation que lorsqu'il avait retrouvé les autres membres de sa famille et pour ne rien changer, il eut une réaction positive et enthousiaste. A tel point qu'il décida d'inviter ces nouveaux éléments à sa soirée, histoire de faire connaissance. Le fait que le dénommé Matthew puisse ne pas avoir envie de connaître cette partie de la famille ne lui venait même pas à l'esprit. Qui ne serait pas curieux de découvrir ses frères et sœurs ?

C'est ainsi qu'il du revoir toute son organisation pour y inclure trois nouvelles personnes qu'il attendait à présent de pied ferme maintenant qu'ils n'allaient pas tarder à arriver. Enfin, de pied ferme était quelque peu exagéré vu qu'il n'avait pas vu le temps passé et qu'il était en retard sur son planning. Les invités allaient arriver dans un quart d'heure et il devait encore prendre une douche. Un vent de panique souffla lorsqu'il entendit la sonnerie de l'interphone retentir. Il couru ouvrir avant de foncer dans sa chambre pour finir de s'habiller. Il n'eut le temps que d'enfiler un pantalon et de boutonner à moitié sa chemise, les cheveux encore humides et mal coiffés, lorsque la sonnette de la porte d'entrée brisa le silence. Il ne savait pas qui était derrière la porte, il espérait secrètement que ce serait Persona car sa présence l'apaiserait. Sans jeter un œil au judas, il ouvrit avec un large sourire au premier arrivant de la soirée. Il ne savait pas où Castiel en était, lui qui l'avait aimablement aidé à préparer la soirée. Leon lui avait proposé de rester et il avait été heureux que son ami lui réponde par l'affirmative, car depuis qu'ils vivaient ensemble, de véritables liens de complicité s'étaient tissés entre eux.
Zephyr
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Mer 12 Avr 2017 - 11:54
L'emménagement de Leon s'était déroulé aussi rapidement qu'efficacement. Le jeune homme n'avait pas grand chose, si ce n'était son matériel de peinture, auquel il tenait plis que tout parmi ses affaires. Castiel avait fait de son mieux pour l'aider à 'installer, et pour qu'il se sente aussi confortable que possible. Il pouvait sentir la joie du vendeur à l'idée d'avoir enfin son propre chez-lui, ce qui faisait chaud au cœur. Quant à James, il était ravi de la compagnie. Dans un grand appartement comme celui-ci, cela aurait été du gâchis pour lui de l'occuper seul. Et puis il avait rencontré Leon, et il avait suivi son instinct. Le contact avait été sincère et immédiat, et la cohabitation s'était déroulée jusqu'ici sans accroc.

Le guérisseur s'était lui-même bien installé de son côté. Après avoir vécu aussi longtemps, il avait eu à peine plus de choses que Zephyr à emporter. Quelques vêtements, et pas mal de souvenirs bigarrés et étranges qu'il avait amassé au fil des années. Son uniforme de soldat nordiste de la guerre de Sécession. Une collection de cailloux qui datait de son enfance, ramassés dans les environs du village où il avait grandi. Un bouquet de fleurs en plastique qu'il avait ramené d'un tournage, du temps où il avait fréquenté Hollywood. Et une accumulation de bibelots aussi divers que variés, dont au moins trois boules à neige. Miss Novak l'avait aidé pour choisir des meubles et pour décorer, et il sentait plus chez lui qu'il ne l'avait jamais été depuis bien longtemps.

Aussi, quand Leon avait proposé d'inviter sa famille pour venir fêter l'événement, Castiel en avait été ravi. Après plus d'un siècle d'existence, il se sentait pratiquement comme un adulte à l'idée de recevoir des gens à la maison ; quelque part, c'était quelque chose qu'il n'avait jamais vraiment eu l'occasion de faire. Sans doute parce qu'il n'avait jamais vraiment de maison, jamais vraiment eu de vie posée. Il avait voleté d'un endroit à l'autre, sans jamais se sentir prêt à poser ses racines. Il n'avait jamais su comment faire, et puis les choses étaient devenues...compliquées. Il s'était perdu en chemin, puis il avait beaucoup perdu. Aujourd'hui, il n'était pas sûr d'avoir tout retrouvé, mais ce n'était pas une mauvaise chose. Il se reconstruisait petit à petit, quelque part où il se sentait bien, où il avait la possibilité d'une seconde chance. Il avait son cabinet pour soigner ceux qui en avaient besoin, il avait le foyer de miss Novak pour donner un coup de main, et son poste à la Potential Home qui lui faisait beaucoup de bien. Et des amis, anciens comme nouveaux, qui formaient sa nouvelle et véritable famille.

De ce qu'il avait compris, le peintre venait de retrouver la sienne, et James sentait qu'il en était un peu troublé -tout cela avait été plutôt inattendu- mais heureux malgré tout. Et un peu nerveux à l'idée de tous les recevoir ici. Castiel avait fait de son mieux pour le rassurer, et il lui avait assuré son soutien ce soir-là. Après tout, la famille de son ami ne pouvait être que bienvenue, et il allait faire son possible pour que la soirée se passe au mieux. Les deux colocataires avaient œuvré de concert pour préparer l'événement, et l'enthousiasme de Leon était communicatif. Même si Castiel ne comprenait pas non plus pourquoi il fallait pendre une crémaillère pour l'occasion, ni ce qu'était une crémaillère dans un tel contexte. Peut-être que l'un des invités allaient en apporter une ; il espérait être à la hauteur si c'était le cas.

Il était en train de se changer quand la sonnerie de l'interphone retentit, et il entendit Leon se précipiter pour répondre. Aussi en train de se changer, il voulut accélérer le mouvement, s'encoubla dans les pantalons autour de ses chevilles et s'écrasa sans le couloir, glissant jusqu'aux pieds du ou des premiers arrivés. Il leva la tête, continuant de remonter son pantalon pour mieux pouvoir se relever, et lança avec un grand sourire : « Bonsoir, bienvenue chez nous ! »
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Mer 12 Avr 2017 - 19:37

ELLEN


Arrêtée devant la porte du nouveau logement de mon frère, je lançais un dernier regard à Ellen. Cette dernière se contenta d’hausser les épaules, puis de sonner, imperturbable et pragmatiques comme toujours. Elle avait insisté pour que je porte une robe printanière et colorée, pour cette grande occasion, mais elle, de son côté, portait toujours un tailleur strict et terne. En même temps, notre mère ne faisait pas vraiment de différence entre vie privée et professionnelle, à se demander même si elle savait ce qu’était la première… Pour le cadeau, j’avais réussi à la convaincre de prendre un panier garni plutôt qu’une bouteille de whisky, bien que le panier en contienne tout de même une, au moins, il y avait autre chose. J’avais plutôt opté pour des tubes de peintures de mon côté, sachant que c’était un présent plus personnel et qui plairait à mon frère.

Si j’étais appréhensive, ce n’était pas tant à cause du fait que Léon avait trouvé un logement. Au contraire, c’était une excellente nouvelle, et j’étais très heureuse pour lui. C’était plutôt cette réunion de famille qui m’inquiétait. Déjà, nous trouver dans la même pièce que nos deux parents était une chose. Mais aussi, nous avions appris il y a quelques temps par notre cher père que nous avions un demi-frère, et des nièces. Cela avait semblé ravir mon jumeau, et en soi, ce n’était pas une mauvaise nouvelle, même s’il était un peu perturbant de se découvrir un autre frère. Mais restait à voir ce que ce dernier pensait de nous, et comment il allait réagir. Après tout, ce n’était pas une nouvelle anodine et vu le père que nous partagions… Heureusement, nos tantes m’étaient très sympathiques, et ce repas au restaurant s’était finalement très bien déroulé. Restait à voir ce qu’allait donner aujourd’hui.

Et il y avait ce colocataire. C’était peut-être le plus surprenant, mais si cela convenait à Léon, alors, je supposais que ce ne devait pas être un problème. Du moins, jusqu’à ce que j’en juge de mes propres yeux.

La porte s’ouvrit sur mon frère, et je lui adressai un grand sourire, heureuse de le revoir. Mais avant que nous puissions faire quoi que ce soit d’autre, une masse vint s’abattre à nos pieds, juste sous nos jupes. Et cette masse, en plus d’être ailée, avait le pantalon baissé. Par réflexe, je lui envoyais un coup de pied dans le torse, avant que le visage de l’individu ne me revienne en tête.

"Vous !" Il ne me fallut qu’une seconde pour faire le lien entre James, le colocataire de mon frère et l’ange de la PH croisé lors du carnaval. C’était pas vrai… Je retrouvais néanmoins très vite une expression navrée et confuse de circonstance, pas vraiment sincère. "Je suis vraiment désolée, ma jambe a bougé toute seule… Comme le monde est petit."

"Eh bien, ça commence fort." répondit Ellen avec une expression amusée, et mon léger manque de sincérité ne semblait pas lui avoir échappé. Elle entra néanmoins dans l’appartement pour poser le panier garni sur le premier endroit venu, puis alla saluer mon frère en le serrant dans ses bras. "Bonjour Poussin, et félicitations pour ton premier appartement ! Ta sœur et moi sommes vraiment ravies pour toi."

Oubliant l’ange, je me concentrais à nouveau sur mon jumeau. C’était sa fête, après tout, aussi, je ne comptais pas laisser la présence de cet empiaffé la gâcher. D’autant qu’avec tout le reste de la famille, nous avions d’autres choses à penser. Je retrouvais donc un léger sourire, et allai poser mon cadeau à côté de celui d’Ellen pour aller également enlacer Léon. Un geste qui m’apaisa immédiatement, comme à chaque fois que j’étais en compagnie de mon jumeau.

"Bonjour, et merci de nous recevoir, Léon. On t’a amené ça." dis-je en désignant le panier garni et la peinture. "Mais s’il te faut autre chose, n’hésite pas."

Ellen, de son côté, avait déjà sorti la bouteille de whisky du panier, et la brandissait avec un sourire amusé. Devant mon regard agacé, elle haussa à nouveau les épaules.

"Quoi ? C’est une fête, oui ou non ? Il faut marquer le coup ! Nous sommes les premières ? Ah ! Je me réjouis de voir Perceval en compagnie de sa ribambelle de gamins, si un jour on m’avait dit ça ! Y aura de l'animation et on va passer un bon moment."

Je me retins de lui dire que deux des trois étaient également les siens, et présents devant elle de surcroît. A ce rythme, elle serait peut-être la seule à s’amuser… Je poussai un soupir, et fis néanmoins signe à Léon d’ignorer ses paroles, pour me reconcentrer sur tout. Tout en prenant bien soin de ne pas regarder l’ange, ou de lui témoigner la moindre attention. Pour l’instant.

"Le déménagement s’est bien passé ? Et dis-moi si je peux aider à faire quoi que ce soit pour le repas."

Je n’allais pas laisser ces contrariétés gâcher notre repas de famille et la pendaison de crémaillère de mon frère.

"Whisky ?" demanda Ellen à James avec nonchalance, puisqu'elle n'avait a priori rien contre lui.
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Jeu 13 Avr 2017 - 14:15
« Nerveux, monsieur ? » demanda Miranda Lockhart, assise au volant. Ils avaient sorti une des voitures de collection plutôt qu'un VAP, le patron se sentant d'humeur plus traditionnelle. L'agent avait parqué l'engin plusieurs minutes auparavant, non loin du bâtiment où Perceval Rose était attendu.

« Nerveux, moi ? Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? Je ne suis jamais nerveux. La nervosité, c'est pour les autres. » Percy afficha une mine faussement contrite, comme si la remarquer de son bras droit était la chose la plus stupéfiante qu'il avait jamais entendue. Mais il en fallait plus pour tromper la jeune femme, qui connaissait son patron mieux que quiconque. Mieux que lui-même, il en avait parfois l'impression ; ce qui était plutôt troublant...

« Je peux ouvrir le toit et reculer les sièges, si vous souhaitez tenter de faire les cents pas dans la voiture. » Miranda gardait l'air imperturbable, si ce n'était pour une ébauche de sourire à la commissure des lèvres. Et puis elle connaissait l'habitude de son patron à faire des allers-et-retours dans son bureau lorsqu'il avait besoin de réfléchir (ce qui était un moyen pour lui d'appeler la nervosité). « Allons, tout va bien se passer. »

« Vraiment ? » Il haussa un sourcil.

« Bon, disons que tout devrait se passer... au grand minimum sans explosion ? »

« Cela me va. Je peux faire sans explosions. Bon, il est temps. »

« Courage, boss. »

« Vous vous gaussez, n'est-ce pas ? »

« Juste un brin. Mais je le pense : ne vous inquiétez pas trop, et ça ira. Vous allez vous en sortir. »

« Merci, Miranda. »

« Toujours, monsieur. »

Perceval sourit, rassuré par les mots de Miranda. Il y avait chez elle une force d'esprit qui l'aidait à recentrer le sien lorsqu'il s'égarait dans trop de directions à la fois, et il s'émerveillait une fois de plus de voir à quel point elle faisait partie pour lui de la famille. Il prit une grande inspiration, ouvrit la portière et sortir dans la rue. Il réajusta son costume sur-mesure, d'un bleu gris, et saisit le grand sac qu'il avait apporté avec lui.

« Pas de folies, Miranda. »

« Je vous récupère tout à l'heure. S'il y a quelque chose à récupérer. »

Rose gratifia la voiture d'une tape, puis se dirigea vers l'entrée. Bien entendu, dès qu'il avait appris que Leon avait déménagé, il s'était assuré d'observer le quartier. Il surveillait les siens de loin, ne serait-ce que pour leur éviter les ennuis s'il le pouvait. Il était curieux de voir ce que la soirée allait leur réserver à tous : le repas au restaurant d'Agrafena, avec ses sœurs et les jumeaux, s'était plutôt bien passer. Les deux tantes avaient été ravies de faire leur connaissance, et c'était une nouvelle étape qui s'était révélée plutôt encourageante. Ce soir, Leon et Dahlia allaient rencontrer leur demi-frère et leurs nièces...et Percy allait enfin voir les filles. Non, pas de quoi être nerveux, vraiment... Et au pire, il avait une belle bouteille de scotch dans son sac pour la crémaillère, et si Ellen n'avait pas changé sur ce point, il y aurait aussi du bon whisky... Il fit son entrée peu après cette dernière et les jumeaux, et se contenta de hausser un sourcil en contemplant la scène burlesque qui venait visiblement de se dérouler dans l'entrée.

« Bonsoir tout le monde. Ellen, tu as l'air en forme. » Il hocha aimablement la tête à son attention. « Dahlia, Leon, vous aussi. Je suis heureux de vous revoir; vos tantes vous saluent. Agrafena a fait un dessert, il est dans mon sac. Monsieur Novak, un plaisir. »

Bien évidemment, Percy n'avait pas eu de peine à trouver qui était le colocataire de Leon ; il n'allait tout de même pas le regarder emménager avec n'importe qui... Mais il connaissait James Novak de réputation depuis son arrivée sur l'Arche, et Arkadia avait déjà fait appel à ses services de guérisseur. C'était un homme bon, et il était plutôt content que Leon se soit trouvé un ami pareil.

« J'ai amené du scotch. » dit-il en sortant la bouteille. « Oh, et pour fêter l'événement, voici pour toi, Leon. » De son sac, il tira une boîte en bois ancien et ouvragé, à l'intérieur de laquelle il y avait un assortiment de pinceaux et de matériel de peinture, des antiques magnifiques et extrêmement bien préservés, prêts à servir.

« Matthew et les filles ne devraient pas tarder... » Et une fois de plus, il se rendit bien compte que c'était la réaction de Matthew qui le rendait le plus nerveux ; il espérait vraiment que la soirée se passerait bien...
Percy
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Thème: Everybody Wants To Rule The World - Lorde




"Chaos is found in greatest abundance wherever order is being sought. It always defeats order, because it is better organized." Terry Pratchett
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Lun 17 Avr 2017 - 22:49
-Ce n'est pas ta faute, Matt'...

Le ton avait quelque chose de navré. Pourtant, il contrastait avec le sourire carnassier posé sur les lèvres qui avaient prononcés ces paroles.

-...Mais tu as pris la mauvaise décision lorsque tu es retourné vers ton père...

Ce qui frappait le plus Matthew était le fait qu'elle n'avait pas changée, fidèle à ses souvenirs.

-Je suis vraiment désolée, mon chéri.

En dépit des mots, l'intonation de la voix était sardonique et son sourire s'étirait, s'étirait, sur un visage presque déformé par la folie.

Matthew ne bougeait pas. Il ne pouvait pas bouger. Paralysé. Il aurait voulu répondre, parler supplier, se défendre mais aucun son n'aurait, de toute façon, pu sortir de sa gorge.

Un pas après l'autre, Marisa se rapprochait encore, menaçante. Et plus elle s'approchait, plus sa peur grandissait.

-Le plus terrible dans tout ça, Matthew, c'est que tu n'ais pas réussi à protéger nos filles...

Cette voix là était plus douce, mais terriblement chargée de reproches. Dans la pénombre se détachait maintenant la silhouette de Caroline.
A ses pieds, gisant dans une marre de sang noir comme de l'encre, Any et Lou, leur petits corps, pâles et désarticulés, sans vie.
Et il ne pouvait cesser de penser "Mais qu'est-ce que j'ai fait ?".

Marisa avait maintenant disparu mais son rire strident retentissait, encore, de plus en plus fort.
Et Caroline, moribonde, qui répétait :

-Arrête ! Arrête !

Et ce rire qui lui vrillait les tympans.

-Arrête ! Arrête !

Il aurait voulu fermer les yeux pour ne plus voir et se boucher les oreilles pour ne plus entendre, mais il se rendait alors compte que les rires venaient de l'intérieur et que sa tête lui semblait prête à exploser...

*

Lohen s'éveilla en sursaut.

Lou riait aux éclats sous les chatouilles de sa sœur et hoquetait entre deux petits cris :

-Arrête ! Arrêeeeete !

Et Any de lui répondre en riant :

-Ya pas d'arrête dans l'bifteck ! Trop amusée de la torture de rire qu'elle infligeait à sa sœur.

Matthew soupira d'un profond soulagement, encore hanté par le souvenir vivide du cauchemar qu'il venait de faire. Son cœur emballé par le réalisme des images créé par son subconscient commençait déjà à retrouver un rythme régulier, même si le malaise de la sensation perdurait au creux de son ventre.
Il s'était redressé dans le canapé où il s'était assoupi et se frotta les yeux comme pour chasser les dernières images de son rêve atroce et l'impression désagréable que le prenait aux tripes. Le soulagement extrême de se dire que tout cela n'était qu'un mauvais songe.

Alertées par les mouvements de leur géniteur, qui semblait enfin sorti de son somme, les deux enfants se précipitèrent sur le sofa, sautant l'une après l'autre sur leur père à peine réveillé. Étouffant à moitié, joignant son rire aux leurs, Lohen prit dans ses bras ces deux petits bouts de chou et colla un baiser aimant sur le front de chacune avant d’ébouriffer leurs têtes blondes sous une vague de protestation.

-C'est quand qu'on y vaaa ? Demanda la plus petite, avec sa petite moue trognon.

-On dit "Quand est-ce qu'on y va ?", Lou, répliqua l'aînée avec le sérieux studieux des petites filles qui en savaient plus long que leur petite sœur et qui, dans leur bonté, voulait partager leur savoir. En tout cas, je suis pressée de rencontrer tout ces gens dont tu nous as parlé, papa ! ajouta-t-elle toujours aussi posément.

Pour une seconde, leur père les dévisagea en masquant aussi bien qu'il le pu cette lueur d'incompréhension propre aux pères parfois totalement largués.

Puis les mots firent tiltes dans l'esprit du jeune papa.
Retour à la réalité et remise immédiate en contexte.

Les idées de Matthew, brouillées par le sommeil, se remirent en place plus rapidement qu'il n'avait fallut de temps pour le dire, et une sorte d'horreur se partagea à une petite décharge d'adrénaline tandis qu'il se souvint son oubli :

Le médecin était rentré des urgences en toute fin d'après-midi, et, puisqu'ils étaient, ses filles et lui, invités le soir même à ce qui ressemblait le plus, dans la vie de Matthew, à une réunion de famille, ce dernier avait donné sa soirée à Marta. Ses filles venaient de goûter et ils s'étaient tranquillement installées dans le salon, aussi, Lohen s'était assis dans le canapé non loin d'elles et puisqu'il avait un peu de temps devant lui avant de devoir préparer tout ce monde, il s'était autorisé à fermer quelques secondes les yeux pour reposer son esprit et son corps fatigué. Il aurait bien besoin de ça pour affronter sereinement une rencontre qu'il appréhendait plus que l'annonce d'un carambolage sur la voie aérienne périphérique...

-Merd...credi ! Souffla-t-il en se remettant sur ses jambes, bondissant comme un ressort.La soirée !

Instinctivement, ses yeux se dardèrent vers la pendule la plus proche avec autant d'appréhension que d'espoir. La situation n'était peut-être pas si critique que cela. Seulement, elle lui révéla traîtreusement que son mini-roupillon d'un quart d'heure s'était transformé en une heure et que ce qu'il avait anticipé comme "un créneaux horaires suffisant pour préparer deux petites filles pas toujours très concentrées et un papa débordé", venait de se transformer en un challenge pour être à l'heure.

-Les filles ! Papa a vraiment trop dormi, il va falloir qu'on se dépêche un peu plus que d'habitude si on veut pas être en retard.

Plus curieuses et pressées que leur père par la perspective de ce qui les attendait, deux paires de grands yeux se levèrent vers lui, attentifs et fascinés.

-Lou, file à la salle de bain pour te débarbouiller.

Lou avait cette propension à toujours finir avec des marques de feutre/craies grasse/nourriture (de préférence chocolat) sur le visage.

-Any, sors tes chaussures et celles de ta sœur, je vais préparer vos vêtements.

Les petites acquiescèrent, Lou monta quatre à quatre les escaliers pour rejoindre la salle de bain, suivit de près par le jeune père.

Ça allait le faire. Ils n'allaient pas être en retard pour la première rencontre avec sa demi-famille. Rester zen, cette crise ne pouvait décemment pas être pire qu'une gestion de catastrophe aux urgences.

-Lou, elles sont brossées ces dents ? Lança-t-il depuis le bout du couloir à l'attention de sa cadette. Pas de réponse. Any ?! Tu as besoin d'un coup de main pour t'habiller ?Pas de réponse non plus. Il avait préparé le yuka et sorti la bouteille de vin de la cave et remontait dans les chambres pour identifier l'origine des silences.

-Mais c'est ça veut pas rentrer... Protestait l'aînée qui n'arrivait pas à passer sa tête dans l'encolure d'une petite robe rose pâle garnie d'un petit col Claudine en broderie anglaise alors que Lohen entrait dans la chambre.

-Mais c'est la robe de ta sœur... Appuya Matthew mi-amusé mi-désabuse par la distraction de son aîné.

Pourquoi diantre avait elle essayé d'entrer dans la robe de sa sœur ? Ou était-elle d'ailleurs ? Si elle n'était pas dans sa robe ?

-Lou ? Pas de réponse. Lou ?! Traversé de couloir jusqu'à la chambre de la cadette, ou il l'a trouva en culotte et en t-shirt de corps, à moitié sous le lit.

-Lou, mais qu'est-ce que tu fais ?! Une pointe de désespoir dans sa voix de papa désemparé.

-Je cherche les dessins qu'on a fait. Répondit-elle en toute innocence comme si elle plaçait la priorité de retrouver leur chef d'oeuvre bien au dessus de celle d'être habillée au moment où il serait temps de partir.

Elle sortit de là-dessous avec des feuilles A3 peinturlurées non sans fierté.

-Bien, maintenant viens mettre ta robe et on se balade plus à quatre pattes une fois habillé, c'est d'accord ?

La gamine hocha du chef sans conviction. Matthew y répondit par de gros yeux.

-Lou.

-Oui, oui...

C'était probablement peine perdue.

C'est à peu près ça ce moment qu'il remarqua que ses filles avaient profité de sa sieste pour exercer leurs talents de manucures. Note pour lui-même, retirer le verni avant de partir. Mais d'abord, il devait coiffer Any. Brosse dans une mains, chouchou dans l'autre, il tenta une tresse incrustée dont il ne maîtrisait pas encore tout à fait l'art avant de passer à sa cadette. Une fois fait -du moins une fois qu'il estima qu'il avait réussi quelque chose de présentable, Lou n'avait de toute façon pas beaucoup de patience et lui filait déjà entre les mains - il leur demanda de préparer leur affaire et alla se changer. Il passa un jean noir, une chemise propre, hésita plusieurs fois mais opta pour une veste décontractée.

"Il faut que je retire ce verni." Se répéta-t-il en passant devant la salle de bain. Mais avant, il devait appeler le taxi. Il remarqua l'épi rebelle dans sa tignasse, essaya de l’aplatir de la main, au cas où ça aurait pu suffire. Les filles étaient au salon, chaussures vernis aux pieds. Il leur passa leur manteaux et la petite famille sortit pour rejoindre le taxi qui les attendait à l'extérieur.

-Les dessins ! Cria Any, sortit de sa rêverie.

-C'est bon, j'les ai, la rassura la plus petite qui pensait toujours à tout, en tapotant sur son sac à dos bleu turquoise dans lequel elle avait réussi à compacter son doudou, de quoi dessiner, et quelques jeux et autres bric-à-brac dont Matthew n'avait même pas idée.

-Les cadeaux ! S'exclama Matthew dont la réflexion de sa fille avait également résonné chez lui.

Un aller-retour à la cuisine plus tard, la petite famille prenaient enfin la route pour la pendaison de crémaillère.
Il se rendait bien compte qu'en partant à l'heure où ils étaient censés arriver, ils auraient du mal à être, logiquement, dans les temps, mais si le trafic était fluide, ils pourraient être sur place dans une dizaine de minutes.
Lohen souffla. Il pouvait maintenant avoir le temps de s'inquiéter de savoir si tout allait bien se passer. Il y avait déjà l'appréhension de voir son père, mais celle de rencontrer son frère et sa sœur était tout autre et force fut de constater qu'il avait une boule au ventre.

Lorsque le taxi s'immobilisa devant l'immeuble, le trio sortie. Si Any était très calme, Lou devait retenir son excitation et ouvrait la marche en pressant tout le monde :

-Mais viiite, on est en retard !

Le jeune père la laissa sonner à l'interphone, dans les escaliers Matthew se força à se dire que toit avait bien se passer rappela une nouvelle fois que tout irait bien. Il frappa à la porte, jette un coup d’œil à Any, absorbée par l'étrange plante sur le palier, puis à Lou, qui, en dehors de son élément, était toujours très timide mais dont les yeux pétillaient d'excitation. Elle restait parfaitement muette, impressionnée, ses grands yeux noisettes regardait partout.
Lohen
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Mer 19 Avr 2017 - 16:22
Ce fut avec un certain soulagement que Leon constata que sa mère et sa soeur étaient les premières arrrivées. Il aurait l'esprit clair pour accueillir le reste des convives ce qui eut pour effet de le détendre quelque peu. Il avait beau être heureux de passer du temps avec son père et de rencontrer son demi-frère, il n'en menait pas large et il sentait le stress monter. Ses capacités sociales avaient évoluées au fil du temps et il arrivait parfois à donner le change, mais une soirée entière avec des personnes qu'il ne connaissait pas ou à peine, c'était beaucoup à gérer. D'autant plus lorsqu'on était l'hôte de tout ce beau monde.

Un sourire sincère se dessina donc sur ses lèvres alors qu'il accueillait Ellen et Dahlia mais ils n'eurent pas le temps de dire quoique ce soit que les événements prirent un enchaînement chaotique. Son colocataire, à peine habillé, fit une entrée fracassante et remarquée aux pieds de ces dames avant que l'une d'entre elle ne lui assène un coup de pied réflexe alors qu'ils les accueillaient malgré sa position délicate. Mais ce qui surpris le plus Zephyr dans tout cela fut de constater que sa jumelle semblait connaître Jimmy et.... ne pas l'apprécier ? Elle pouvait bien faire l'innocente, elle n'arrivait pas à le tromper, ni leur mère d'ailleurs qui semblait trouver la situation désopilante. Cette révélation lui tordit l'estomac, lui qui avait espéré que tout le monde s'entendrait à merveille durant ce dîner.

Heureusement pour tout le monde, Ellen prit les choses en main et se faufila dans l'appartement en enjambant le malheureux toujours à terre avec sa désinvolture coutumière. Leon offrit son bras à Castiel et l'aida à se relever avec une moue désolée, avant de se tourner vers sa génitrice qui le félicitait en le prenant dans ses bras. Ses sourcils se relevèrent quand il l'entendit l'appeler « poussin », mais il ne releva pas et lui rendit son étreinte avant d'enlacer sa sœur et de remarquer qu'elles n'étaient pas venu les mains vides.


- Merci à vous d'être venu. Il jeta un œil à la console sur laquelle était posé un joli panier rempli de bonnes choses ainsi que de la peinture. Et merci pour les cadeaux. Je crois que j'ai tout ce qu'il me faut pour le moment.

Pendant ce temps, sa mère faisait comme chez elle et déballait son cadeau pour en extraire une bouteille qu'il identifia comme étant du whisky, sa boisson préférée. Il fut heureux de constater qu'elle semblait totalement à l'aise à l'idée de passer la soirée avec eux, mais il ne put s'empêcher de penser qu'elle avait du s'offrir un petit remontant au préalable. Ce qui expliquerait sa décontraction ainsi que le fait qu'elle l'appelle si familièrement « poussin ». Cette pensée le fit sourire et il dut se retenir de rire en voyant l'exaspération de sa sœur face au comportement d'Ellen. Il passa un bras autour de ses épaules et l'attira vers lui, les yeux plein de malice.

- Tout s'est bien passé oui. Ca a été rapide, je n'avais pas beaucoup d'affaires à déménager. Et en ce qui concerne le repas, ne t'en fais pas, tout est sous contrôle. Jimmy m'a aidé. Il regarda Ellen proposer du whisky à l'ange avant d'ajouter. Je crois que Maman va bien s'amuser ce soir.

Il sourit à nouveau à Dahlia afin de la rassurer et lui redonner courage. Il savait qu'elle n'était peut-être pas autant « famille » que lui et il lui était reconnaissant de prendre sur elle afin de lui faire plaisir. Ils étaient dans le même bateau mais malgré la boule au ventre qui l'étreignait, il restait calme grâce à sa présence. Cependant, il ne se détendrait vraiment que lorsque tous les invités seraient là, en particulier son demi-frère. Et même à ce moment, il ne savait pas encore comment il réagirait. Au pire, Ellen briserait la glace pour eux, elle semblait être d'humeur joyeuse et joueuse.

Un bruit à l'entrée annonça la présence d'un nouvel arrivant. Leon se retourna vivement, lâchant l'épaule de sa jumelle, pour se retrouver face à leur père qui saluaient chacun d'eux. Il fut étonné de constater que Percy connaissait également son colocataire, même si cela n'avait rien de surprenant en y réfléchissant bien. Il était à la tête d'Arkadia, il devait en connaître du monde. De plus, James travaillait dans différentes structures, il n'était pas impossible que leur route se soit déjà croisé auparavant. En revanche, la bouteille de scotch ne fut pas une surprise, leur parents ayant ce point en commun. L'artiste coula un regard entendu et amusé à Dahlia avant d'accepter le magnifique cadeau qu'on lui tendait. La boîte était sublime et contenait du matériel de peinture dans un état impeccable. Que sa sœur lui offre un présent en lien avec sa passion était une chose. Elle connaissait ses goûts. Mais venant de son père, l'attention le touchait encore plus. Il prit ce dernier dans ses bras tout en le remerciant vivement.


- Merci Papa, c'est magnifique.

Les deux hommes avaient déjà passé un peu de temps ensemble, mais il ne s'agissait que d'un repas au restaurant d'Agrafena. Zephyr avait beau ne pas s'embarrasser des convenances sociales, il n'était pas encore aussi à l'aise avec son père qu'il l'était avec le reste de sa famille et c'est avec un air gêné qu'il se recula pour aller déposer son cadeau auprès des autres. L'interphone brisa le silence qui s'était installé et c'est en tremblant légèrement qu'il alla ouvrir la porte de l'immeuble.

Ca y est, son grand frère et ses nièces étaient là. Il allait enfin les rencontrer. Il sentit une montée d'adrénaline l'envahir et il dut prendre quelques profondes respirations avant d'aller ouvrir. A quelques secondes de les rencontrer, il se demanda s'ils avaient une quelconque ressemblance avec eux ou Percy. Question idiote peut-être, mais c'était le moyen pour lui de se raccrocher à la réalité. Il n'entendait plus ce qui se passait derrière lui, seuls comptaient les coups frappés à l'entrée et la poignée qu'il tournait avec empressement.

Un homme à peine plus grand que lui se tenait dans le cadre de la porte, entouré par deux petites filles qui devaient avoir entre quatre et huit ans. Son cœur rata un battement et il les scruta rapidement avec des yeux pétillants avant de leur faire signe d'entrer. Il tendit une main à son frère et se présenta.


- Bienvenue Matthew. Je suis Leon.

Tout comme avec son père, il l'attira vers lui pour une étreinte quelque peu gênée. Il ne se sentait pas capable de faire ou dire plus, il lui fallait le temps de digérer le petit choc de cette première rencontre. De plus, il n'était pas le seul à vouloir faire connaissance avec eux. Il libéra donc son frère puis s'accroupit pour saluer ses nièces.

- Bonjour les filles. Je suis Leon. Et toi tu dois être... Any. fit-il en désignant l'aînée. Et toi tu dois être Lou.

S'il y avait bien un domaine dans lequel Zephyr ne se faisait pas de souci, c'était bien les enfants. Il en avait côtoyé toute sa vie à l'orphelinat et plus il grandissait, plus il constatait que le contact se faisait facilement avec eux. Bien plus qu'avec la majeure partie des adultes à vrai dire. Pas de double sens, de métaphores ou de sous-entendus. Leur discours était simple et allait droit au but. Il n'avait aucune appréhension à rencontrer les deux petites, contrairement à leur père. Il fallait dire ce qui était : Leon, homme mi-autiste, mi-psychopathe de 25 ans était doué avec les gosses. Et ça aurait été un comble que les deux petits bouts plantés devant lui soient les seuls qu'il ait connu à ne pas l'apprécier.
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Lun 24 Avr 2017 - 12:55
Le coup de pied prit James par surprise, même si sa stupéfaction prit le pas sur la douleur. Il se frictionna le torse d'une main distraite, toujours étendu sur le dos, tandis que de l'autre il essayait de fermer correctement son pantalon. Reprenant son souffle puis ses esprits, il se redressa en s'aidant de ses coudes, puis en profita pour secouer ses ailes chiffonnées une fois debout.Manifestement, la jeune femme qui l'avait malmené le connaissait ; il n'était pas physionomiste, et sa mémoire pouvait être confuse, mais la lueur d'âme de chacun était unique, ce qui lui permit de la reconnaître aussitôt. La femme du carnaval, qui avait éprouvé pour lui une animosité dont il n'avait pas réussi à comprendre la cause...et qui semblait toujours lui en vouloir. Et c'était la sœur de Leon.

« Vous n'allez pas de nouveau m'embrasser de force pour m'en vouloir ensuite, dites ? » demanda-t-il, prudent. Puis, avec un sourire sincère, car il espérait qu'ils arriveraient tous à s'entendre : « Bienvenue chez nous. Je suis heureux de rencontrer la famille de Leon, c'est quelqu'un de bien, et un ami que je suis content d'avoir rencontré. »

En parlant des jumeaux, il y avait quelque chose qui avait changé, de manière subtile. Leurs lueurs d'âme, qui lui avaient toujours semblé curieuses, comme incomplètes, étincelaient d'une couleur plus vive, plus entière. Comme deux pièces de puzzles qui s'emboîtaient pour permettre enfin de révéler toute la complexité et la beauté de la mosaïque. Le lien qui unissait le frère et la sœur était unique, et exceptionnellement puissant. Le changement était plus prononcé encore chez son colocataire, dont l'assurance venait d'augmenter de manière étonnante.

« Je veux bien, oui. Je vais chercher des verres.» Il accepta la proposition de whisky, avant d'aller prendre le nécessaire à la cuisine. Il tendit un récipient à Ellen, dont la lueur d'âme rappelait l'éclat de l'acier, signe d'un esprit vif, acéré et difficilement malléable. Puis il se proposa pour faire le service. L'alcool ne lui faisait guère d'effet, son corps le métabolisant au fur et à mesure, mais il avait l'impression que c'était le genre d'occasion où il aurait été malvenu de ne pas s'offrir un petit verre. Ou trois.

« Monsieur Rose. » Il salua le directeur d'Arkadia, qui avait également fait son entrée. Il l'avait croisé une fois ou deux, via Miranda Lockhart, et l'homme lui avait toujours fait une impression solide, qui n'était pas si éloignée de celle d'Ellen. Il sentait une ombre jugulée derrière une volonté nouvelle de prendre la bonne décision, ce qui ressemblait à son propre parcours. Rose avait essayé de lui demander de rejoindre Arkadia, mais Castiel avait décliné ; il n'avait pas très bien compris où l'homme verbeux voulait en venir, et puis il avait bien assez de choses à faire comme ça. Leon avait décidément une famille intéressante, remplie de caractères forts, inflexibles.

Et les arrivées ne s'arrêtèrent pas là : Matthew fit son apparition, en compagnie de ses deux filles. L'émotion de Zephyr fut palpable, et la rencontre touchante. Castiel espérait que l'anxiété de l'urgentiste allait s'apaiser au contact de tout le monde ; mais cela ne devait pas être évident de se retrouver autant de famille quand on pensait ne pas l'avoir. L'espace d'un instant, James se demanda comment il réagirait, s'il retrouvait sa véritable famille un jour ; ou des membres actuels, si tous n'avaient pas survécu... Il n'y pensait pas très souvent, se contentant de la famille qu'il s'était choisie au fil du temps, et dont Leon faisait maintenant partie.

« Bienvenue ! » lança-t-il au trio, avant de s'accroupir pour accueillir les deux filles. « C'est bon de vous revoir ! Comment vas-tu, Anny ? »

Castiel avait rencontré les Emerson à son cabinet quelque temps auparavant ; Anny était atteinte d'une terrible maladie, et son père était prêt à tout essayer. Il avait fallu une séance à James pour la diagnostiquer et la guérir. Cela avait été éprouvant, surtout pour la petite ; le processus n'était jamais douloureux, mais arracher une maladie à quelqu'un était épuisant pour tout le monde. Plusieurs plumes avaient noirci dans les ailes de l'ange, mais il n'avait rien mentionné ; il était heureux d'avoir pu aider l'enfant. Restait à espérer qu'elle serait réellement tirée d'affaire ; il avait offert de suivre son évolution, afin de pouvoir agir à nouveau si cela devait s'avérer nécessaire. Il n'hésiterait pas une seule seconde.

Venant de nulle part, une flèche émeraude jaillit dans les airs pour venir voleter devant le visage de Dahlia. Quetzal-Bahamut le Destructeur, Fléau du Monde, Héraut de la Tempête, Messager de la Foudre Vengeresse et Bibi le Rapide, n'appréciait pas qu'on s'en prenne ainsi à son humain. Cet empoté n'était pas foutu de se défendre tout seule, et seul le colibri avait le droit de lui voler dans les plumes, du moins l'avait-il décidé ainsi. Il vrombit son mécontentement, siffla une série de notes flûtées en guise d'avertissement sévère, puis s'en vint tourner autour de James, avant d'aller à la rencontre des petites. Comme Castiel, il appréciait les enfants, dont les émotions étaient plus pures, plus simples que celles des adultes ; et puis ils avaient souvent tendance à donner des friandises aux animaux de compagnie, alors mieux valait tout de suite gagner leur confiance...

« Voici Quetzal, mon colibri. Quoi que souvent, j'ai plutôt l'impression que c'est moi qui lui appartient... »
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Jeu 27 Avr 2017 - 18:51

ELLEN


J'ignorai la remarque de l'ange sur notre dernière rencontre, encore sous le choc de découvrir que lui et le nouveau colocataire de Léon n'étaient en réalité qu'une seule et même personne. Pourquoi, entre tous les êtres vivants sur cette arche cela avait dû être lui ? Certes, la partie rationnelle de mon esprit me soufflait que cela aurait pu être bien pire, et, qu'au final, son principal défaut était d'être un peu trop naïf et de s'être trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Mais la partie émotionnelle ne pouvait s'empêcher de lui vouer un rejet presque viscéral, et pour l'heure, c'était cette dernière qui l'emportait. Jusqu'à ce que je vois mon frère aider l'homme à se relever, sentant la peine que ma conduite envers son colocataire provoquait en lui. Je me ressaisis donc, et le rationnel reprit le pas dans mon esprit. Je ne voulais pas m'opposer au choix de Léon d'en faire son colocataire, ni le critiquer. Le connaissant, s'il avait accepté Novak, c'était pour une bonne raison et parce qu'il l'appréciait. J'allais devoir m'y faire.

D'autant que la journée comportait d'autres épreuves bien plus importantes et potentiellement délicates.

"Merci de prendre soin de mon fils." répondit Ellen à Novak, avant de me désigner d'un signe de la main. "Et ne faites pas trop attention à elle. Elle a son caractère, mais elle tient à son frère."

Profitant que les deux soient occupés avec leur whisky, je me concentrais sur Léon, sans relever le commentaire de ma mère. Depuis le temps, j'avais appris à faire avec.

"Tant mieux. J'espère que la suite va bien se dérouler, et que tu seras heureux. Que vous serez heureux ici." me repris-je, en étant toutefois plus sereine et souriante grâce à la présence de mon frère. Je poussais ensuite un léger soupir amusé lorsqu'il désigna la bonne humeur d'Ellen. "On peut toujours compter sur maman pour mettre l'ambiance."

Avoir Léon à mes côtés aida certainement lorsque notre père débarqua quelques instants après. Je le saluai d'un bref hochement de tête. C'était toujours aussi difficile de savoir sur quel pied danser avec luj. Autant le considérer comme un employeur était facile, autant basculer vers le mode familial était plus délicat. J'avais fini par accepter Ellen, n'ayant jamais eu de mère, c'était plus aisé. En revanche, un père, j'en avais déjà deux, et intégrer un troisième prenait un peu plus de temps. Mais cela finirait par venir.

"Et toi aussi, il te reste toujours autant de cheveux." dit ma mère avec un sourire espiègle. "Et je vois que tu as toujours autant de goût pour l'alcool. Tu veux aussi commencer par un doigt de whisky ?"

"Tu la remercieras, et salueras tante Andrea." me contentai-je de répondre à la mention d'Agrafena. J'avais tout de suite été plus à l'aise avec les sœurs de notre père, en partie pour une question de compatibilité de tempérament. J'observais néanmoins avec un petit sourire la joie de mon frère lorsqu'il reçut les cadeaux de Percy. Visiblement, avoir un père était important pour lui, plus que pour moi.

Vint ensuite l'autre grand moment de la journée : la rencontre avec notre demi-frère et notre nièce. Je me tins un peu en retrait de Léon, le laissant accueillir les nouveaux venus dans son appartement. Mattwew était plus âgé, et ses traits fatigués le vieillissait sans doute un peu plus. Cela se comprenait néanmoins, avec deux enfants à charge, son travail et ce que nous avions appris sur sa vie. A croire que les enfants Rose étaient prédestinés à une existence difficile... Quelque part, cela me rendait notre demi-frère instinctivement plus sympathique, et ce sentiment ne fit que s'accroître lorsque je le vis en chair et en os. Il donnait l'impression d'être une personne bien, et je me trompais rarement dans mon intuition.

"Et je suis Dahlia, enchantée." ajoutai-je à la suite de Léon, avec un sourire calme tout en tendant une main pour le saluer. C'était un geste plus formel, mais non dénué de chaleur, et, ne sachant pas ce que Rose avait dit sur moi, je préférais montrer une part plus sincère et sérieuse que ce que l'on pouvait voir dans les médias. Histroire que Matthew ne se dise pas que sa demie-soeur était une starlette écervelée. Je me penchais ensuite pour saluer Lou et Any, avec bienveillance. A l'instar de mon frère, j'étais à l'aise avec les enfants, et il ne me fallut pas longtemps pour craquer devant les petites bouilles des deux fillettes. "Que vous êtes élégantes les filles ! C'est vous qui vous êtes préparées toutes seules ?"

"Mais quelles adorables poupettes !" dit Ellen en nous rejoignant et en fixant les enfants avec un sourire. Elle aussi s'entendait bien avec les plus jeunes, sans doute parce que les comportements puérils dans la vie privée, cela la connaissait.

Mon attention fut alors attirée par une sorte de boule de plumes qui volait frénétiquement autour de moi, et que Novak décrivit comme étant son colibri. Sans bouger, ou remarquer l'oiseau qui me tournait autour, je croisais des bras pour fixer l'ange.

"Comme c'est charmant... Une vraie mère poule." dis-je simplement et avec ironie face à ce petit protecteur.

A cet instant, la sonnerie de mon téléphone se fit entendre, et je m'excusais auprès des autres en voyant qui tentait de me contacter. Je me tins un peu à l'écart avant de répondre à l'appel vidéo.


JENS



STEFAN


"Dali ! Ça faisait longtemps !"

"Bonjour, Far" répondis-je à Jens, avec un léger sourire. Puis, en apercevant Stefan derrière lui qui me faisaient fr grands signes. "Et bonjour Vati."

"On ne va pas te déranger longtemps, ta mère nous a prévenus que vous aviez un repas de famille, et nous voulions juste vous passer le bonjour."

"En particulier à ton frère !"

J'hésitai un instant, avant de revenir vers le reste du groupe et de tendre le téléphone vers mon jumeau.

"Léon, mes deux pères voulaient te dire bonjour... "

"Bonjour Léon !" "Bravo pour ta crémaillère !" dirent-il de concert, avant que Jens ne reprenne : "Mein Gott, c'est fou ce que tu ressembles à notre Dali !"

"Vraiment, un charmant jeune homme." dit Stefan avant que Jens ne lui donne un coup de coude. "Ben quoi ?"

"C'est le frère de notre fille, ne le drague pas !"

Je levai les yeux au ciel, amusée néanmoins. Les gamineries de mes pères m'avaient manquées, et je regrettais parfois de ne pas les voir plus souvent. A en croire le soleil et la paillote derrière eux, ils devaient se trouver sur une plage dans le sud.

"Merci de vous occuper de notre princesse vous tous." dit ensuite Jens à l'attention de tout le monde. "C'est une jeune fille fantastique qui fait toujours passer les siens avant tout, et nous sommes fiers d’elle et de ce qu’elle est devenue. Veillez bien sur elle."

"Bye bye tout le monde, amusez-vous bien !"

"Bis bald, Kuss."

La communication se coupa alors, et je rangeai mon téléphone, haussant les épaules.

"Ils sont un peu... particuliers. Mais très gentils."

D'ailleurs, cela pouvait se sentir que leur avoir parlé me rendait de meilleure humeur.
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Ven 28 Avr 2017 - 15:03
« Je m'accroche désespérément à ceux qu'il me reste. » répondit Percy à Ellen. Il se sentait finalement encore assez à l'aise avec la mère des jumeaux, comme si peu de temps s'était passé depuis leur dernière rencontre. Il fallait bien l'avouer : Ellen n'était pas très compliquée. Du moins, elle en donnait l'impression en surface ; il savait qu'à l'intérieur, elle pouvait se révéler sacrément tortueuse quand il le fallait. Il était amusé de voir comment elle se comportait avec Dahlia et Leon ; leurs interactions semblaient naturelles, mais ils avaient eu un peu plus de temps pour s'y faire. Il espérait y arriver également, avec le temps. « Je ne dis pas non, même si cela ne vaudra jamais un bon scotch ; mais autant garder le meilleur pou la fin. »

Il observa avec intérêt le petit théâtre de la soirée qui se déroulait sous ses yeux, notamment entre sa fille et James Novak. L'actrice semblait manifestement en vouloir au prodige ailé, ce qui lui fit hausser un sourcil interrogateur. Il se demandait ce qu'elle pouvait bien avoir contre le guérisseur ; Rose en savait assez sur lui pour savoir que c'était un homme bon. Il se sentait une certaine affinité avec lui : à des degrés divers, tous deux essayaient de faire la paix avec un passé trouble et des choix qu'ils regrettaient. Il ne voyait pas pourquoi on pouvait en vouloir autant à Novak, mais les griefs de sa fille lui semblaient parfois bien mystérieux.

« De rien. Et...je suis content d'être là. Avec toi, avec vous tous. » Il s'était laissé embrasser par Leon, quelque peu gêné lui aussi. Ce n'était pas que le geste le dérangeait, mais il ne savait pas trop comment s'y prendre lorsqu'il s'agissait de démontrer son affection avec ses enfants ; il fallait dire qu'il manquait de pratique. Et tandis qu'il rendait l'étreinte de son mieux, il se demandait ce que Matthew allait penser de tout ça. Lui qui s'était vu refusé tout cela au cours de son enfance solitaire, et qui retrouvait maintenant un père qui se comportait différemment, avec un frère et un sœur qu'il ne connaissait pas, et avec lui. Mais malgré le comportement déplorable de ses parents à son égard, Matthew était quelqu'un de bien, et Percy savait qu'il ferait de son mieux lors de cette rencontre. Il méritait une famille qui le soutenait ; et si Percy n'arriverait peut-être jamais à vraiment en faire partie, au moins pourrait-il compter sur Dahlia et Leon, si tout se passait bien. Et en parlant du premier fils, voilà qu'il se montrait à son tour, en compagnie de Lou et Any.

A la vision de ses deux petites-filles, qu'il rencontrait pour la première fois en chair et en os, Perceval Rose sentit son cœur se serrer. Il ne s'était pas attendu à ce que l'émotion l'étreigne à ce point. A les voir, la fierté l'emplit comme jamais ; une fierté pour son fils, pour ce qu'il avait accompli, pour ces deux enfants pleines de vie. Une fierté qui n'avait rien à voir avec lui, Percy, mais qu'il ne pouvait s'empêcher de ressentir pour autant. Plus important encore, elles étaient non seulement dotées d'un père aimant, mais en bonne santé. Il avait appris que Matthew avait accepté d'amener sa fille malade voir Novak, et que ce dernier avait pu guérir son affliction. Percy aurait sans hésiter bravé tous les tests et opérations pour aider la petite, mais il était heureux que cela se soit fait ainsi : cela n'avait nécessité aucune intervention lourde, dieu sait qu'elle en avait vu assez. Bien sûr, il faudrait surveiller la suite, maintenant, et il était prêt à faire tout le nécessaire si besoin ; il espérait surtout qu'elle n'aurait plus jamais à affronter une telle épreuve. Il attendit que les autres aient fait connaissance avant de s'approcher, un sourire hésitant aux lèvres. Il se sentait emprunté, d'une manière dont il n'avait vraiment pas l'habitude, lui qui tenait tant à garder le contrôle.

« Bonsoir Matthew. Je suis heureux de te revoir. » Tous deux n'étaient clairement pas encore arrivés à un stade de leur relation fragile où ils pouvaient se montre expansif, mais Percy était réellement content que son fils soit là. Tout ce qu'il espérait, c'était que les choses continueraient de s'améliorer ; ou, au moins, qu'elle ne se dégraderaient plus. Il se pencha pour saluer les filles, et sourit en essayant de cacher son émotion ; mais pour une fois, voilà qui lui était difficile, le coin de ses yeux était légèrement humide.

« Lou, Any, je suis Percy. Et je suis très heureux de faire enfin votre connaissance. Vous êtes magnifiques. »
Puis, tandis que tout le monde continuait, il s'approcha de James Novak, dont il serra la main avec une franche gratitude : « Monsieur Novak, je ne vous remercierai jamais assez d'avoir guéri Any. Sachez qu'Arkadia sera toujours là pour vous. »

« Oh, euh... Merci ? C'est normal. » lâcha un Novak un peu confus, comme à chaque fois qu'on le remerciait pour quelque chose qu'il estimait d'aussi normal.

Puis ce furent au tour des parents adoptifs de Dahlia de faire une apparition, via la vidéoconférence. Bien sûr, Percy avait fait quelques recherches sur eux quand il avait appris leur existence ; rien d'intrusif, simplement de quoi se faire une idée. Et il avait aimé ce qu'il avait vu : ils étaient des hommes bons, qui s'était incroyablement bien occupés de leur fille. Depuis, il les surveillait de loin, non pas pour se mêler de leur vie, mais pour toujours s'assurer de pouvoir les aider un jour si jamais ils devaient en avoir le moindre besoin, Où qu'ils soient.

« Je suis heureux de vous parler enfin. » dit-il à l'appareil. « Je...je voulais vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour Dahlia. Et...elle est votre fille avant tout, je ne l'oublierai pas, et je ne ferai jamais rien pour changer ça. Merci. »

Une fois l'appel terminé, il chercha sa fille du regard : « Je le pense, Dahlia. Ce sont eux, tes pères ; ils t'ont élevée, ils ont pris soin de toi, et il ont fait un travail incroyable. Ce sont des gens bien. Je sais que je ne pourrai jamais les remplacer, et je n'en ai pas l'intention. Ce que j'espère...tout ce que j'espère, c'est que nous saurons faire partie de la vie l'un de l'autre. Je sais que je devrai le mériter...et je ferai de mon mieux pour. » Puis, à l'intention de Leon et Matthew : « C'est valable pour vous tous. Je sais que je n'ai rien d'un père, encore moins d'un bon père...mais je ferai tout pour que ça se passe au mieux. Et je suis content que vous vous soyez tous trouvés.»

Voilà qui faisait beaucoup d'émotion pour un homme comme Rose, peu habitué à se montrer aussi expansif sans pouvoir le contrôler ; peut-être qu'Ellen avait un nouveau de whisky à lui proposer, il ne serait pas contre...
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Thème: Everybody Wants To Rule The World - Lorde




"Chaos is found in greatest abundance wherever order is being sought. It always defeats order, because it is better organized." Terry Pratchett
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Sam 13 Mai 2017 - 17:27
Pour une seconde, face à cette porte close, Matthew ressentit l'hésitation. Un court moment de doute pendant lequel il avait eut la désagréable impression de faire une erreur, un sentiment de regret peut-être nourri par l'appréhension de l'inconnu. Qu'allait-il y trouver ? Il n'était pas certain d'être prêt à s'aventurer sur le terrain fragile de la famille, alors qu'il peinait déjà à donner à la sienne un semblant de cohérence.
En fait, à cet instant précis, Matthew réalisa qu'il avait toujours peiné à construire quelque chose de stable pour lui, au début, pour ses filles par la suite. Il prenait conscience qu'il était terrifié à l'idée que quelque chose ne vienne faire chanceler l'équilibre précaire qu'il avait réussi à trouver pour son foyer. Aussi, essayer d'y réintégrer un père en parti responsable de la fragilité du noyau familiale et d'y ajouter un frère et une sœur qui ne le rencontrait peut-être qu'à contre-coeur, semblait à Lohen une prise de risque considérable.
Pour quelques secondes, une vague de pensées anxiogènes le saisi. Et si ça ne fonctionnait pas, s'ils ne pouvaient intégrer à ce clan. "Tu t'en sortiras, comme tu l'as toujours fait. Tant que tu es là pour Any et Lou, tout ira forcément bien" lui avait murmuré Caroline à l'oreille. Une petite voix dans sa tête pour lui rappeler que l'inquiétude était inutile, que même la pire des situations ne pourrait les atteindre.

Mais là porte s'ouvrit rapidement et emporta avec elle les incertitudes. Dans le cadre de la porte apparu un visage souriant et avenant auquel Matthew répondit par un sourire de soulagement. Puis, presque immédiatement il y eut cette main tendue, une main que le jeune père serra sans hésiter.

-Enchanté Léon.

L'accolade qui suivit avait de quoi surprendre, mais le jeune père se laissa faire. C'était, après tout, une marque positive qui balayait, dans sa spontanéité et sa franchise, ses premières appréhensions.

-Je suis ravi de faire ta connaissance, ajouta-t-il en donnant une légère tape amicale dans le dos de son demi frère. Les filles aussi étaient impatientes. Merci pour l'invitation.

En parlant des demoiselles, le jeune homme qui avait ouvert la porte se présenta ensuite à ses nièces et, observant d'un oeil les réactions de ses filles, Lohen salua Castiel venu en second à sa rencontre. Visiblement, tous les invités semblaient être déjà arrivés.

-James ! Il salua le prodige ailé d'une franche poignée de main. Merci pour l'accueil.

Lohen avait été étonné d'apprendre que son demi-frère s'était installé avec le prodige qui avait guérit sa fille. Le monde était vraiment petit ! Matthew avait d'autant plus confiance en ce frère jusque là caché, puisqu'il vivait avec cet homme plein de bonté, qui, sans rien demander en échange, avait accepté de sauver la vie d'Any, au prix d'une énergie considérable. De cela, le père d'Any lui était redevable et n'oublierais jamais ce qu'il avait fait pour sa famille. Aussi, revoir le prodige ailé lui rappelait tout ce qu'ils avaient laissé derrière eux, et la chance qu'ils avaient eu, de pouvoir surmonter cette épreuve rapidement.

Matthew en profita pour offrir les présents qu'il avait apporté. Rien de très original malheureusement, simplement une bouteille de bon vin et une plante en pot qui garnissant toujours tout appartement récemment emménagé. Les cadeaux n'en venaient pas moins du coeur.

Du côté des filles, ces dernières avaient tendu des joues intimidées, suivant les règles de la politesse que l'on leur avait inculqué. Si leurs mentons impressionnés étaient légèrement baissés, leurs grands yeux curieux ne pouvaient s'empêcher de dévisager tous ses gens qu'elles avaient été si pressées et si excitées de rencontrer. Elles murmuraient des "Bonjour" tout timides et restaient collées l'une à l'autre. Des grands sourires barraient tout de même leurs visages, signe qu'elles étaient plus charmées que traumatisées. Elles acquiescèrent du chef aux justes suppositions de leur oncle en rougissant un peu, franchement impressionnées qu'il soit si fort pour avoir deviné au premier coup d’œil. Autant dire qu'il avait fait aux miss une très bonne première impression.

Lorsque Castiel s'accroupit à son tour pour accueillir les petites, Any fut la première à réagir, quittant pour quelques temps ses appréhensions de la nouveauté. Il fallait reconnaître que c'était là un visage connu. C'était même là le visage d'un ange gardien. Sans réfléchir, l'aînée prit le prodige dans ses bras, en guise de bonjour, bientôt imitée par la plus jeune qui savait qu'elle devait à cet homme-oiseau que sa sœur ait quitté l'hôpital.

Les salutations et présentations furent ponctuées par un petit cri de surprise lâché à l'unisson par les sœurs. Une surprise mêlée d'émerveillement, de voir ce petit colibri virevolter dans l'appartement à sa guise. Il vint même payer ses salutations aux deux enfants qui, amusées, retenait leurs rires et leur excitation. Cette famille était décidément trop génialissime !

S'approcha ensuite la demi-sœur et il fallut une seconde à Lohen pour comprendre qu'il connaissait, en un sens, ce visage et surtout cette voix.
Il se trouva un peu bête, serrant cette main, alors qu'il réalisait enfin que sa demie-sœur était Dahlia Anderson, la chanteuse, actrice, modèle et égérie de plusieurs grandes marques, mais surtout, la voix de l'une des princesses de dessin animé les plus apprécié de tous les temps.

-Dahlia. Il dut se forcer à ne pas trop dévisager la jeune femme sous le coup de l'étonnement. C'est une surpri... Un plaisir, je veux dire. Il secoua la tête en souriant de son lapsus, il avait très légèrement rougit et baissé les yeux de s'être laissé impressionné.

Elle, si sérieuse, devait le trouver profondément idiot, si elle n'était pas agacée par sa réaction. C'était le genre de chose qui devait probablement lasser, à la longue. Fort heureusement, il reprit un peu de sérieux.

-Je suis ravi de te rencontrer, finit-il par ajouter avec sincérité.

A aucun moment il n'avait fait le lien entre la fille de son père et l'une des stars des arches occidentale. La starlette qui faisait souvent parler d'elle dans les magazines people semblait avoir bien plus la tête sur les épaules que l'image qu'en revoyait les médias.
Autant avouer que Lohen était presque aussi ébahi que ses filles. À la différence, peut-être, que lui n'était pas littéralement bouche bée.

Any et Lou se regardaient, bouche ouverte, partagées entre la surprise incommensurable et la joie extrême. Elles se regardaient tour à tour avant de venir dévorer des yeux la jeune femme saluant leur père. Enfin, un peu mais pas trop, aussi, elles la regardaient intensément avant de venir regarder leurs souliers, et ça plusieurs fois de suite, parce qu'elles avaient appris qu'il n'était pas poli de dévisager les gens, mais que là, quand même, c'était la princesse Kaguya !
Elles avaient même du mal à y croire. Subjuguées, elles en étaient devenues muettes lorsque Persona vint les saluer.

Lou, qui était peut-être la moins impressionnable des deux, fut celle qui pu décrocher un mot en premier:

- Vous êtes la princesse Kaguya ! souffla-t-elle les yeux brillants d'admiration.

Bon, elle savait bien qu'elle n'était pas vraiment la princesse, mais la personne qui lui donnait sa voix, mais c'était un peu pareil, parce qu'elle avait une voix si belle et en vrai, des cheveux si soyeux !
Aussi, il ne fallait pas se surprendre de les voir rougir comme des tomates au compliment que leur fit l'actrice et chanteuse. Elles secouèrent une nouvelle fois la tête en signe d'affirmation. Pas peu fière.
Any n'ayant pas retrouvé sa langue, Matthew lui passa une main affectueuse sur les cheveux.
Se présenta ensuite Ellen, qui fit une drôle d'impression aux deux enfants, surtout avec son verre à la main et ses expressions étranges.

-C'est quoi une poupette, avait demandé la cadette à l'oreille de l'aînée.

Celle-ci, bien en mal de lui répondre dû admettre que les grandes sœurs ne savaient pas toujours tout et haussa les épaules.

-C'est vraiment un plaisir que d'avoir la chance de vous rencontrer, réaffirma Matthew au trio qu'il voyait pour la première fois. James pouvait également se sentir inclus, après tout, ils se rencontraient dans le contexte de la famille pour la première fois !
Pour ce qui était du dernier invité, c'était peut être un peu différent. Les salutations restèrent très cordiales et sans la moindre effusion.

-Percy.

Puis, il présenta ses petites filles, que Rose rencontrait pour la première fois en vrai. Un peu amèrement, Matthew ne doutait pas qu'il connaissait déjà toute sa petite famille. Après tout, y avait-il l'un de leur moindre geste dont le directeur d'Arkadia n'était pas au courant ?
Pourtant, le jeune père avait partialement expliqué à Lou et Any qu'elles allaient rencontrer son papa à lui, leur grand-père, donc.

Aussi, avec leur enthousiasme d'enfant et leur innocence de petites filles, elles sautèrent instinctivement dans les bras de leur papi.
Elles n'avaient pas beaucoup de mots pour exprimer leur ressenti et leur bonheur, mais leurs têtes enfouis dans le torse de Perceval semblait être une démonstration suffisante.

Les filles retournèrent ensuite sagement dans les jambes de leur père. Un sourire fendant leurs visages radieux. Elles n'étaient pas encore dans la témérité et revenait vers la figure rassurante paternelle. Mais ce n'était qu'une question de minutes pour qu'elles prennent leur aises.

Rose remercia alors James et une sonnerie retentit. C'était le téléphone de Dahlia et l'heure d'une visio-conférence.
Lohen fut amusé de voir ainsi réuni cette famille des plus hétéroclite. Amusé, mais peut-être soulagé aussi, un peu, de voir que pour le moment, tout semblait assez naturel et que chacun semblait plutôt heureux d'être là. En tout cas, les pères adoptifs de Dahlia eurent immédiatement sa sympathie, même si le jeune père trouvait incroyablement horrible le fait que les jumeaux aient été séparé à la naissance. Aussi, le fait qu'ils se soient retrouvés, ainsi que leurs parents biologiques, même ai cela ne créait pas instantanément des liens familiaux, au moins permettait de construire quelque chose de nouveau. De différent.
Dans une tirade Percevalienne, qui tira un soupire silencieux à Matthew, le patriarche renouvelle des vœux qui tirèrent à l'aîné un haussement de sourcil. Probablement était-il un peu blasé de ce désir de vouloir faire amende honorable, mais Matthew ne pouvait s'empêcher de penser qu'il était un peu tard. "Il n'est jamais trop tard" murmura la voix de Caroline, qui appelait à la tolérance. Percy se donnait du mal pour réparer ses erreurs, peut-être fallait-il aussi accepter de tendre une main plutôt que toujours condamner. L'avenir seul dirait si c'était, ou non, une bonne idée.
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Ven 19 Mai 2017 - 17:59
Le soulagement envahi Leon lorsque son frère lui retourna son étreinte, un large sourire sur les lèvres. Les larmes lui montaient maintenant aux yeux alors qu'il découvrait une nouvelle partie de sa famille. Il avait remarqué quelques ressemblances entre Matthew et leur père, mais ce qui le frappa le plus, c'était les traits que les petites partageaient avec Dahlia. Il n'avait pas connu sa sœur étant petit, mais il était persuadé qu'elle devait ressembler à Any et Lou à peu de choses près. Seuls leurs yeux ne venaient clairement pas des Rose. De leur mère peut-être ? Percy leur avait expliqué ce qu'avait été leur vie et l'artiste était immensément triste pour les petites. Cependant il fut heureux de constater que tout ce petit monde semblait se porter au mieux et qu'elles avaient l'air ravies d'être parmi eux. Il ne savait pas si elles étaient conscientes de rencontrer leur oncle et tante, mais il se doutait qu'on avait du les en informer.

Alors qu'il disait bonjour aux enfants, Zephyr entendit les salutations chaleureuses de son frère à James. Décidément son colocataire était plein de surprises et paraissait connaître presque l’entièreté de sa famille ! Any et Lou semblaient même être très attachées à l'homme-ailé pour une raison qui lui était inconnue. Il n'eut pourtant pas le loisir d'une réflexion poussée, les événements s'enchaînant rapidement tout autour de lui à lui en faire perdre la tête. D'une main quelque peu tremblante, il s'essuya les yeux et accepta les cadeaux de Lohen avec reconnaissance. Il ne comprenait pas pourquoi il lui offrait une plante verte, mais il se doutait que cela devait correspondre à certaines convenances liées à une pendaison de crémaillère. Néanmoins, il était touché par le geste.

L'arrivée de Quetzal divertit les petites autant qu'elle sembla irriter sa jumelle qui ne fut pas le moins du monde impressionnée. Il connaissait l'oiseau et il était persuadé qu'il avait du comprendre ou du moins sentir l'animosité qu'elle éprouvait envers son colocataire. Pendant une fraction de seconde, Leon fut inquiet qu'une boule de feu ne jaillisse du minuscule bec et fut soulagé lorsque ce ne fut pas le cas. Qu'un colibri mette le feu à sa sœur lors du tout premier dîner de famille qu'il organisait était une chose qui aurait pu gâcher la fête. Heureusement pour tout le monde, les présentations continuèrent sans incident autre que l'ébahissement des gamines en rencontrant leur tante. L'artiste avait tendance à oublier que Dahlia était une femme connue et il ne comprit pas tout de suite la réaction que cette rencontre provoqua. Lorsque les petites mentionnèrent la princesse Kaguya, il réalisa soudain le pourquoi de leur émerveillement et en fut attendrit. Il est vrai que des enfants de leur âge devaient connaître ce dessin animé auquel sa jumelle avait prêté sa voix.

Ellen, un verre de whisky déjà dans la main, salua ensuite les filles à sa manière, arrachant un bref rire à Leon. Décidément sa mère était de bonne humeur ce soir ! Et cela avait le don de le rassurer et de le mettre à l'aise. Elle avait beau ne pas avoir un grand instinct maternel et l'avoir abandonné à la naissance, elle avait toujours été là pour le jeune homme depuis leur réunion. Ne l'ayant jamais vu au contact d'enfants, il fut d'ailleurs étonné de réaliser qu'elle présentait une certaine aisance avec ses nièces qui eurent tout de même l'air intriguées par les paroles de cette étrange femme qu'il regardait affectueusement. Son regard coula ensuite vers Matthew qui réitéra sa joie d'être parmi eux, ce qui ne put qu'élargir le sourire qui n'avait pas quitté les lèvres de Zephyr. Cependant, il restait quelque peu en retrait, comme s'il était gêné par tout ce qui se passait. Il s'était réfugié dans sa bulle à la seconde où les présentations avaient été faites et il en sortait à présent timidement, un pas après l'autre. Même si tout se passait parfaitement bien, c'était beaucoup à encaisser d'un coup.

Il observa les salutations entre Percy et son fils aîné d'un œil curieux, pas réellement étonné de ne pas voir plus d'affection transparaître dans leurs échanges. Leur père avait été parfaitement honnête sur son histoire avec Lohen et il comprenait que leur dialogue ne soit pas plus chaleureux. Son frère semblait plutôt se comporter comme Dahlia, ressemblance de caractère qui le fit sourire intérieurement. Il remarqua tout de même le trouble de son paternel alors qu'il découvrait pour la première fois ses petites-filles. Il ne le connaissait que depuis peu, mais fut toutefois surpris de voir des larmes pointer le bout de leur nez alors que Any et Lou se jetaient dans ses bras pour lui offrir un câlin avant de timidement revenir vers leur père. La scène était attendrissante mais elle fut éclipsée par une révélation qui expliquait pourquoi James connaissait Matthew et ses filles. Ainsi il avait guéri Any ? Déjà que l'homme lui était sympathique, il monta encore un peu plus dans l'estime de Leon qui éprouvait à présent pour lui une grande reconnaissance.

Les retrouvailles furent interrompues par une sonnerie qui força Dahlia à s'éloigner quelques instants avant de revenir en tendant son téléphone à son frère. Il n'avait encore jamais vu les pères de sa jumelle et fut touché qu'ils pensent à lui en ce jour. Il les salua chaleureusement, passant son bras autour des épaules de sa sœur dans un geste protecteur. Il ne disait pas grand choses, mais ses actes parlaient d'eux-mêmes et inconsciemment, en faisant cela, il signifiait à Jens et Stefan qu'il veillait au grain. Et cela ne concernait pas uniquement sa jumelle. Leur paternel leur avait fait part du retour de Marisa et les avait mis en garde contre elle. Dès l'instant ou Lohen, Any et Lou avaient passé le pas de sa porte, il les avait considéré comme sa famille et il ferait tout pour les protéger, y compris de cette femme dangereuse qu'il avait instantanément cataloguée comme une cible à surveiller.

Son bras entourant toujours les épaules de Persona, il la regarda d'un œil intrigué lorsqu'elle eut raccroché. Il ne comprit pas en quoi ses pères étaient particuliers mais il fut tout à fait d'accord sur le fait qu'ils semblaient être très gentils. Il était indéniable qu'ils l'aimaient profondément et rien que pour ça, il les appréciait.

Toute cette conversation arracha une tirade à Percy qui ému son plus jeune fils. Il savait pertinemment ce qui s'était passé entre Matthew et lui et que sa jumelle n'était pas la plus simple à atteindre. Mais en ce qui le concernait, s'était son père et il appréciait son geste qui en disait long sur ses intentions.


- Merci Papa.

Il aurait souhaité en dire plus mais ses paroles étaient resté coincées au fond de sa gorge. Un silence s'installa avant qu'il ne puisse se ressaisir et il dut faire un effort pour jouer son rôle d'hôte.

- Le dîner est bientôt prêt, mais il y a un apéritif au salon.

Il n'était pas familier avec ce concept d'apéritif, il avait lu ça en se renseignant sur ce en quoi consistait une pendaison de crémaillère. Il avait donc passé une grande partie de la matinée derrière les fourneaux à préparer des petits croissants au jambon et autre amuses-bouches salés avant de disposer le tout sur une table basse, entouré de verres et de boissons diverses. Il lâcha Dahlia sans dire un mot de plus et les conduisit dans une grande pièce aux larges baies vitrées qui laissaient entrer la lumière du soleil de fin de journée. Sur la gauche se trouvait un grand canapé au-dessus duquel trônait une des peintures de Leon. Une toile d'un mètre cinquante sur deux aux couleurs chaudes et aux coups de pinceau vifs qu'il venait de terminer. Il avait commencé à la peindre après l'annonce de l'existence de Matthew et ses filles et il s'en dégageait une réelle chaleur amplifiée par les rayons du soleil qui donnait l'impression que le tableau prenait feu. Sur la droite, une large table à manger était déjà ornée de vaisselle et n'attendait plus que les convives viennent s'asseoir autour d'elle.

- Merci encore à vous tous d'être venus et bienvenue chez nous.

Il entreprit de servir à boire à tout ce beau monde, aidé par sa mère, jusqu'à ce qu'il remarque que, dans sa hâte de ranger l'appartement, il avait oublié pinceaux, pots de peinture, toiles vierges et autres chiffons dans un coin de la pièce. Sa chambre était assez grande pour qu'il puisse y peindre, mais la lumière dans le séjour était bien meilleure et il lui arrivait souvent d'y apporter tout son matériel afin d'en profiter. Ellen suivit son regard et lui tapota la main en le rassurant.

- Tu rangeras ça plus tard mon chéri. Puis elle se tourna vers Percy sur le ton de la conversation en désignant la peinture. Tu ne trouves pas que Leon a un talent fou ? Je ne sais pas de qui il tient... Sûrement de sa mère!

Il n'était pas surprenant qu'elle reconnaisse l’œuvre de son fils maintenant qu'elle avait appris à le connaître. Zephyr, lui, était devenu rouge comme une pivoine et continuait à servir des verres à la ronde sans croiser le regard de qui que ce soit. Il était fier de cette toile, mais elle représentait tellement de choses liées à sa famille qu'avoir leur avis précisément sur ce tableau le troublait. Il avait l'habitude de discuter de son art avec sa sœur, mais c'était tout autre chose que de le faire en présence de tous ses proches. Il chercha le regard de sa jumelle pour trouver du soutien et tenta de calmer ses nerfs comme il le put. La soirée venait tout juste de commencer et il lui faudrait un temps qui allait bien au-delà de ça pour qu'il soit parfaitement à l'aise.
Zephyr
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Ven 26 Mai 2017 - 11:02
Castiel avait l'impression d'observer rencontres et retrouvailles à travers un kaléidoscope, les émotions de tous se mêlant dans un véritable déluge de couleurs tandis que leurs lueurs d'âme réagissaient les unes aux autres. De ce rassemblement de prime abord abord disparate, il émanait principalement une joie globale de se retrouver ici ce soir, malgré les timidités, les appréhensions, voire les notes d'animosité incompréhensibles. Pour sa part, le guérisseur était heureux d'être là, témoin privilégié de la première réunion d'une famille recomposée. Il n'en faisait pas partie, mais il se sentait bien ici ; que ce soit dans ce nouvel appartement, à la Potential Home, au foyer où sur l'Arche en général, il se sentait enfin à sa place. Quant à l'appartement, il était ravi d'avoir pu le trouver, profitant d'un véritable espace à lui où étendre ses ailes sans risquer de faire tomber la moitié de ce qui se trouvait dans une pièce. Et puis il avait rencontré Leon, avec qui il pouvait partager cette chance. En parlant de son colocataire, cela lui faisait chaud au cœur de ressentir les émotions du jeune artiste ; il ne savait peut-être pas toujours comment les exprimer, mais il ne les ressentait pas moins intensément pour autant. Plus surprenant, c'était le changement subtil qui s'était déclaré chez lui dès que sa sœur s'était présentée. Les voir ensemble, c'était pour l'empathe la résolution d'une énigme ; même s'il ne comprenait pas totalement le procédé, il réalisait maintenant que les jumeaux formaient un tout. Leur lueur d'âme, qui lui avait parue curieusement incomplète à chacune de leur rencontre, était maintenant entière, témoignant du lien particulier -et particulièrement fort- qui les unissait.

« Comment se passe l'école » demanda-t-il joyeusement à Any et Lou. Il était curieux de savoir comment l'ancienne malade se réhabituait à sa vie normale retrouvée. Les enfants s'adaptaient généralement vite à ce type de situation, se contentant de la vivre avec intensité, et sans se cacher derrière les mêmes complications que les adultes. Ce qui expliquait pourquoi James s'entendait aussi bien avec les jeunes en général. « Je n'ai jamais pu y aller quand j'avais votre âge, je me suis toujours demandé comment c'était. » De son côté, Bahamut-Quetzal le colibri s'amusait à voleter entre les deux sœurs, vrombissant avec fierté. Puis il se posa sur l'épaule de Lou, gonflant son minuscules torse emplumé.

Jimmy pouvait sentir les émotions contradictoires qui s'agitaient chez leur père, partagé entre la joie, l'inconfort et la prudence, comme s'il se demandait s'il pouvait vraiment se permettre de profiter de la situation, des fois qu'elle cache quelque chose d'encore plus compliqué que prévu. La protection et le bien-être de ses filles était évidemment le sentiment prédominant. Et s'il était sans doute loin de s'en douter, Castiel pouvait certifier que les gamines avaient été aussitôt adoptées par toutes les autres personnes présentes. Au point qu'il y avait sans doute peu d'enfants aussi bien protégées au monde, désormais.

« J'ai appris à faire des cocktails dans un bar à Lima, il y a longtemps. » raconta-t-il sur le ton de la conversation en suivant les autres au salon pour l'apéritif. « Je voulais essayer d'en faire pour l'apéro, mais je me suis mis une rondelle de citron dans l’œil, et je n'ai toujours pas retrouvé où ont fini les glaçons. »

Leon et lui avaient cependant fait de leur mieux pour mettre au point cet étrange rituel, dont Castiel se réjouissait pour un détail précis : il avait acheté des petites ombrelles à mettre dans les verres. Il ne savait pas trop pourquoi cela se faisait, ni ce que c'était censé représenté, mais il trouvait que cela donnait effectivement un petit côté festif à l'ensemble, et puis il trouvait ça narrativement satisfaisant. Il observait Leon et les invités interagir, se tenant un peu en retrait afin de laisser les membres de la famille se retrouver, ne souhaitant pas s'imposer. Et puis il se faisait discret concernant Dahlia, des fois qu'elle trouve quelque chose d'autre à lui reprocher par principe. Il avait envie de réussir à s'entendre avec la sœur de son ami,mais il avait peur que s'il lui présentait ne serait-ce qu'un cube de fromage planté sur un cure-dents, elle déclarerait être allergique au lactose avant de lui balancer le contenu de son verre au visage (il avait la vague notion que c'était ce que l'on faisait dans ces cas-là). Il était plus aisé d'engager la conversation avec le directeur d'Arkadia, car ce dernier parlait beaucoup, ce qui arrangeait généralement Castie lorsqu'il s'agissait de papoter. Ellen l'intriguait, son attitude à la fois détachée et concentrée, comme si elle profitait du spectacle qui se déroulait pour en retirer les moments les plus savoureux, quitte à les provoquer si nécessaire. Matthew et les filles s'acclimataient petit à petit à l'ensemble, ce qui était de bonne augure.

Jusqu'à ce que le petit cube de melon dont le colibri s'était saisi atterrisse dans le verre de Dahlia avec un plouf sonore, avant de se mettre à flotter dans le breuvage. Il était difficile de savoir si le geste avait été calculé, ou si la prise avait simplement échappé à l'oiseau. Toujours est-il qu'après s'être posé sur le rebord d'un fauteuil, il réussit à avoir l'air aussi contrit que possible pour un colibri : ce qui n'ait guère brillant lorsqu'on était doté d'un bec. Acte prémédité ou non, le mystère resterait complet.

« Je suis désolé! » s'empressa de lancer un Castiel emprunté, qui se demandait si cela allait aussi lui retomber dessus, et pas dans son verre. « Il n'est pas aussi maladroit, d'habitude ; c'est plutôt à moi que ça arrive en général, de lâcher des trucs en volant. »
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Sam 27 Mai 2017 - 21:48

ELLEN


Pendant qu’Ellen servait un verre à Percy, je tâchais de ne pas trop focaliser mon attention sur Novak, et plutôt sur Léon afin d’être certaine que tout se passait bien pour lui. Avoir autant de monde chez soi à gérer, dont une partie qui allait bientôt arriver et qui nous était inconnue, cela demandait beaucoup d’énergie et de concentration. Mais mon frère semblait vraiment ravi de nous voir ici, ce qui me rassurait déjà un peu. Puis, le dernier invité arriva enfin.

Autant dire que l’arrivée de notre demi-frère et de ses filles ne pouvaient pas passer inaperçue, et tout le monde s’extasia immédiatement sur les petites. Je fus à moitié surprise d’apprendre que c’était l’ange qui avait guéri Any. Si cela avait pu lui donner quelques points en plus dans mon estime, il en perdit immédiatement avec son expression béate et perdue. Je me retins de rouler des yeux, mais il semblait bien qu’il ne restait que ma mauvaise foi contre cet individu. Mais dans ce genre de situation, j’avais un long travail à faire sur moi, et ce n’était pas demain la veille que j’allais me montrer amicale envers lui.

Après que Rose et Léon se soit présentés aux nouveaux arrivants, je fis de même. Devant la réaction surprise de Matthew, j’esquissai un léger sourire espiègle. Il n’était pas le premier, et à sa place, j’aurais sans doute fait pareil. Je posais une deuxième main sur la sienne, dans un geste chaleureux, et hochai la tête pour lui signifier que ce n’était pas grave. Et surtout, qu’il n’avait pas à être aussi gêné. Nous étions de la même famille, après tout.

"Tout le plaisir est pour moi, vraiment."

Sa sincérité me plut tout de suite, d’autant que je constatais qu’il avait eu autant d’appréhension que nous à cette rencontre. Sans raison, visiblement. Mais sa réaction ne fut rien comparée à celle d’Any et Lou, complètement abasourdie. Un peu inquiète au début, je finis par comprendre la raison de leur stupéfaction, et ne pus m’empêcher d’afficher un sourire à la fois amusé et attendri. C’était toujours touchant de rencontrer des enfants amateurs de Princesse Kaguya, et ce d’autant plus que c’était mes propres nièces. Une bonne surprise partagée, visiblement.

"Hum, mais alors, si nous sommes de la même famille, est-ce que ça fait de vous aussi des princesses ?" Je fis une moue pensive, avant de sourire et de poser un doigt devant mes lèvres en leur adressant un clin d’œil complice. "Ce sera notre secret alors."

"Ça veut dire que vous êtes trop adorables pour être de simples petites filles. Vous devez effectivement être des princesses aussi." affirma Ellen avec un sourire, et j’espérais sincèrement que Matthew n’allait pas croire qu’elle était déjà saoule aussi tôt. C’était juste… son état naturel, accentué un peu plus par l’alcool et la compagnie, sans doute. Au moins, cela amusait Léon, c’était toujours ça.

L’arrivée inattendue d’une boule de plumes surexcitée en la présence du colibri de Novak me força à revenir à une expression plus neutre. Ce qui ne dura pas longtemps, car mes deux pères appelèrent à cet instant pour nous saluer. Je leur passais notamment Léon, pour le leur présenter officiellement et pour qu’ils puissent le féliciter. Je ne savais pas vraiment comment il allait les trouver, tant mes pères pouvaient se montrer excentriques. Mais en sentant le bras protecteur de mon jumeau autour de moi, je me sentis rassurée. Ce qui fut également le cas de Jens et Stephen, dont le « Mooooow » résonna en chœur. De même, les salutations et remerciements de Rose obtint toute leur attention, et reçut deux grands sourires apaisés en réponse.

"Merci d’avoir mis notre Dahli au monde, et de vous occuper d’elle et de son frère. Vous semblez tous être de belles personnes, alors tout se passera sûrement bien !"

Je passais sur l’optimisme parfois enfantin de mes pères, ne voulant de toute façon pas gâcher ce moment d’une quelconque manière que ce soit. D’autant que le discours de Rose m’étonna, et l’espace de quelques instants, je ne sus pas vraiment où me mettre. Ou comment prendre ces affirmations. Heureusement, le bras rassurant de Léon m’aida à me sentir plus détendue, et plus prompte à recevoir ce genre de paroles.

"Je sais que vous… que tu ne veux pas les remplacer. Et que tu feras de ton mieux pour nous." répondis-je en regardant un bref instant sur le côté, avant de reporter à nouveau mon attention sur lui, un peu plus sûre de moi et avec un léger sourire. "Mais comme j’ai déjà deux pères, je pense qu’il y aura de la place pour un troisième. Et pour toute une nouvelle famille."

"J’aime les hommes éloquents." commenta Ellen avec un sourire moqueur en coin à l’attention de Castiel et de Matthew. Elle tendit ensuite un nouveau verre à Percy, une expression un peu plus sérieuse, mais toujours avec le sourire. "Toujours aussi amateur de beaux et longs discours. Mais qui sait, peut-être que mon instinct maternel m’a dit que cela faisait de bons pères."

Je roulais des yeux, plus amusée cependant qu’ennuyée. Je serrais Léon contre moi, avant de le laisser vaquer à ses activités d’hôtes. Il nous invita à venir prendre l’apéritif dans une grande pièce vitrée et lumineuse. Mais ce ne fut pas cela, ou même la table remplit de mets qui attira mon attention. Plutôt le tableau, puis le matériel de peinture. Ce qui n’échappa pas à Ellen non plus, qui en profita pour le faire remarquer à voix haute et demander l’approbation de notre père. Aussi talentueux que soit Léon, je le savais aussi réservé quant à ses créations, ce qui se confirma par son teint pivoine. Je glissai mon regard dans le sien, un sourire rassurant sur les lèvres, avant de m’approcher de quelques pas pour être à ses côtés.

"Peut-être qu’il tient de lui, tout simplement." glissai-je entre deux gorgées de boisson et avant de fixer Ellen. "Rappelle-moi la dernière fois que tu as tenu un pinceau ? Ce n’était pas plutôt pour peindre un mur ?"

Elle se contenta d’hocher les épaules avec nonchalance, la pique lui passant au-dessus comme souvent. Mais au moins, j’avais pu détourner un peu l’attention de mon frère et de son travail uniquement. Déjà, notre mère se tournait vers l’ange pour lui parler de son expérience avec les cocktails, qui semblait beaucoup l’intéressée.

C’est à cet instant qu’un cube de melon atterrit dans mon verre, et il ne fallut pas chercher bien loin pour trouver le coupable. Retrouvant une expression neutre, je fixais l’oiseau voleter, plissant légèrement des yeux.

"Vous m’en direz tant." répondis-je simplement à Novak, sans quitter le colibri des yeux. Je finis par hausser les épaules, et retirai simplement le morceau de melon pour le déposer au bord de la table, sur une serviette en papier. "Ce n’est pas grave. Je subis déjà tous les jours l’oppression du patriarcat. Un fruit dans mon verre, je pense que je peux survivre."

Que ce soit un accident ou non, je n’allais certainement pas perdre mon calme pour si peu. Et surtout pas en présence de toute la famille, et de Léon. Même si ça me coûtait, les efforts devaient être faits des deux côtés. Leçon que ce colibri ferait bien mieux d’apprendre vite, car je n’allais certainement pas être la première de nous deux à craquer.

"Dahlia et Léon savent tous les deux chanter, vous saviez cela ?" demanda alors Ellen à Matthew pour changer de sujet. "Ils devraient nous faire une démonstration en duo, vous ne trouvez pas, tout le monde ?"
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Jeu 15 Juin 2017 - 16:45
On ne pouvait pas dire que Perceval Rose avait réellement participé à une telle soirée familiale avant aujourd'hui. Pas depuis qu'il était devenu Perceval, pas depuis qu'il avait quitté la Russie, où il avait connu ses derniers moments simplement heureux, pleins de la chaleur des siens, le soir autour du feu tandis que la neige tombait à l'extérieure. Ils n'avaient pas grand chose, mais c'était alors suffisant. Avant qu'il ne découvre ce que le monde avait à offrir de plus, chassé par la révolution et la mort. Andrea, Agrafena et lui avaient laissé derrière eux leurs parents, et la sœur mortelle qu'ils avaient perdue. Peut-être avait-il essayé de s'en protéger par la suite, de ne plus se créer d'aussi bons souvenirs de peur de devoir s'y confronter encore et encore au cours de sa vie. Parfois, ce n'étaient pas les mauvais souvenirs qui étaient les plus terribles à revivre, mais les bons qu'on savait ne plus jamais pouvoir retrouver. Alors il s'était éloigné de tels liens, de ses sœurs, et la famille qu'il s'était créée alors n'en était pas vraiment une. Le lien que Marisa et lui avait partagé n'avait jamais vraiment été de l'amour, plutôt une passion née de leur attrait commun du pouvoir. Puis Matthew était arrivé, et son père avait choisi de s'en détacher, se convainquant que c'était ce qu'il y avait de mieux pour les préserver tous les deux. On ne pouvait donc pas dire que les rencontres familiales avaient revêtu de l'importance, ou même qu'elles étaient devenue une habitude. Matthew avait vécu une enfance solitaire, aseptisée, entre un père distante et une mère aimante qui n'avait pas pour autant placé son fils avant ses aspirations. C'était l'un des nombreux regrets de Percy, aujourd'hui. Surtout maintenant qu'ils avaient repris contact, et qu'il voyait à quel point c'était difficile pour son fils. Mais contre toute attente, ce dernier semblait enclin à lui donner une seconde chance, et il était décidé à ne pas la gâcher, aussi fragile soit elle. Le jeune homme avait fait un premier pas difficile, et Percy lui en était profondément reconnaissant. Plus encore maintenant qu'il avait enfin pu rencontrer ses petites-filles.

Et maintenant, il y avait les jumeaux. Une surprise qu'il n'aurait jamais été capable de prévoir de quelque façon que ce soit. Il avait d'abord été déstabilisé, notamment parce que le timing était très étonnant, avec le retour de Matthew dans sa vie. Le fait qu'il avait rencontré Daliah avant de connaître leur lien, par exemple, ne manquait pas de l'interloquer. Il n'avait jamais vraiment accordé beaucoup d'importance à la notion du destin, mais il devait avouer qu'il y avait parfois de quoi se poser des questions... Il avait cru perdre son seul enfant pour de bon, et maintenant, il en avait trois. Il n'avait jamais pensé avoir la fibre paternelle, mais il savait maintenant qu'il voulait faire son possible pour établir une bonne relation avec eux. Qu'il voulait faire partie de leur vie de la meilleure manière possible. Aussi laissait-il l'ambiance de la soirée le détendre petit à petit. Entre la présence des deux petites, d'Ellen et de Castiel qui apportaient un regard un peu différent à la tension qui pouvait en résulter, voilà qui facilitait le tout. De plus, Matthew et les jumeaux semblaient heureux de se rencontrer, bien qu'un peu prudents. Sauf dans le cas de Leon, dont la joie simple et sincère et la manière dont il acceptait directement tout ce petit monde faisait plaisir à voir.

« De rien, Leon. Je serai ravi que tu me montres ton travail, à l'occasion! »


Percy était effectivement curieux d'en découvrir plus sur le compte du jeune homme. Quelque part, c'était bien celui de ses enfants qui restait le plus mystérieux pour lui, vu qu'il venait vraiment de le rencontrer. Il avait eu l'occasion de côtoyer sa sœur en avance, après tout. Ceci dit, Daliah n'était pas vraiment plus facile à lire. Elle faisait preuve d'un talent particulier pour se construire un masque, ce qui pouvait se révéler utile et impressionnait son géniteur. Avant même qu'il apprenne qui elle était, il la considérait comme quelqu'un d'aussi secrète que compétente. Elle se montrait plus prudente quant à leur rapport maintenant qu'ils savaient la vérité, ce que Percy comprenait. Il ne s'attendait pas à ce qu'ils se tombent dans les bras l'un de l'autre, mais il espérait au moins instauré un rapport de confiance entre eux. Et il fut très touché de la voir faire un pas envers lui, en lui assurant avec un sourire qu'elle pensait pouvoir trouver de la place dans sa vie pour un père de plus.

« J'espère en être digne. » répondit-il avec un sourire sincère, résistant à l'envie de se relancer dans un long discours. S'il parlait autant, au fond, c'était sans doute parce qu'il cherchait encore comment exactement exprimer ses émotions sur la question, et qu'il voulait être aussi clair que possible. Mais trop en faire n'était pas non plus la bonne solution. Parfois, on ne pouvait que prendre le temps d'attendre et voir venir ; et puis sa longue vie lui avait appris la patience, indispensable dans son domaine. Il suivit tout ce petit monde au salon, acceptant le verre que lui tendit Ellen.

« C'est parce que je trop que tu essaies de me faire boire ? » En fait, il était également heureux de retrouver Ellen. Son esprit affûté et sa langue acérée lui avaient manqué, et elle était tout simplement de bonne compagnie. Il commença à se demander s'il y avait un moyen qu'ils puissent travailler ensemble sur certains points, maintenant qu'Arkadia avait une nouvelle direction. Ellen ferait une alliée de poids, surtout face aux complications qui risquaient de se produire sur le devant de la scène aussi bien qu'en coulisses. Mais ce soir n'était pas le moment de parle boutique ; il prit néanmoins note de la recontacter par la suite. « Comment vas-tu, Ellen ? Tu t'habitues à ton rôle de mère? Des conseils sur ce à quoi je dois m'attendre?» demanda-t-il néanmoins, avec autant de curiosité que d'amusement. Dans le même temps, il ne pouvait s'empêcher d'observer régulièrement ses petites-filles, empli d'une tendresse qui n'était pas encore habituelle chez lui, mais qu'il apprenait déjà à apprécier. Elles se pâmaient d'adoration devant leur tante, qui pour sa part s'était montrée aussi civile que possible face à l'attaque du volatile de Novak. Percy se demandait pourquoi sa fille semblait posséder un tel grief contre le guérisseur ; de ce qu'il en savait, il n'y avait pas plus inoffensif que l'homme ailé. Quoi qu'à bien y réfléchir et de ce qu'il avait réussi à discerner du caractère de la jeune femme, ce n'était peut-être pas si étonnant que cela...

Encore une fois, ce fut Ellen qui changea de sujet, comme pour distraire les personnes présentes des éventuelles tensions. Il leva un sourcil aussi amusé qu'intrigué à son annonce : « Des talents qu'ils ne doivent certainement pas leurs parents, à moins que tu caches un passif de chanteuse vedette. »

Pour sa part, Percy n'accordait que peu de confiance à ses capacités vocales lorsqu'il s'agissait de pousser la chansonnette ; en ce qui le concernait, il avait toujours préféré se contenter de la voix des autres, c'était sans doute mieux pour les oreilles de tout le monde.
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"Chaos is found in greatest abundance wherever order is being sought. It always defeats order, because it is better organized." Terry Pratchett
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Dim 17 Sep 2017 - 0:43
En dépit de toutes ses appréhensions, les présentations se déroulèrent au mieux et Matthew pu se détendre un peu. En revanche, ses filles, encore intimidées d'être sous l'attention des adultes, restaient très réservées. Mais que l'on ne s'y trompe pas, le jeune père savait que cela ne durerait pas. Aussi, lorsque Castiel s'enquit de savoir comment se passait l'école, les deux gamines s'échangèrent un coup d’œil consultatif, comme pour décider de laquelle se jetterait à l'eau et oserait répondre en premier. L'aînée estima finalement qu'elle devait jouer son rôle de grande sœur et prit les devant :

-Bien, répondit-elle avec une concision déroutante. Elle observa son interlocuteur en silence, attendant on ne savait trop quoi ; la suite peut-être. L'enfant n'avait pas encore acquis l'un des ressorts fondamental de l'art de la conversation ; celui de broder. Sa réponse était, de fait, honnête et allait à l'essentiel. N'est-ce pas ce que l'on attendait d'elle ? Pour faire bonne mesure et ajouta tout de même : 

-J'aime bien ma maîtresse mais elle est un peu sévère. Je sais lire et j'ai appris à écrire en attaché. En ce moment on apprend les additions et les soustractions, mais je préfère quand même la lecture...

-Et moi, avec ma maîtresse, on a fait des collages – et – et - on a découpé des papiers et on va les coller sur une grande feuille...

Anny posa sur sa sœur le petit regard condescendant des grandes qui savent que la vie ne se résume pas à du collage et de la pâte à modeler.

-Ma sœur est encore en petite section, avoua-t-elle à leur interlocuteur ailé, comme pour appeler à son indulgence. Alors c'est pas encore très très intéressant ce qu'ils font. Comment ça se fait que tu sois pas aller à l'école, toi ? Ça veut dire que tu sais pas lire ? 

Voilà qu'il s'agissait d'une révélation aussi étonnante qu’intriguante pour la fillette. Lou, pour sa part, bouda sa sœur qui l'avait coupé dans son récit passionnant. Elle s'apprêtait à aller voir ailleurs pour mettre de la distance avec Anny -qui était décidément trop embêtante - lorsque le colibri revint vers elles pour tourner joyeusement autour de leurs têtes blondes. Les filles eurent de nouveau des exclamations amusées en tentant de suivre du regard ce point de couleur flamboyante qui leur donnait un peu le tournis mais qui était, au final, source d'un grand amusement.
Le petit oiseau choisit finalement se poser sur l'épaule de la plus petite et Anny ressentit une pointe de jalousie. L'autre était heureuse comme pas permis, toute fiéraude, elle gonflait presque autant la poitrine que le petit animal ailé sur son épaule.

-On peut le caresser ? Demanda poliment l'aînée à son propriétaire avec envie. Elle n'osait pas le toucher sans permission mais en mourrait d'envie. Elle retenait ses petites mains comme pour s'empêcher de tendre un doigts vers la petite bestiole à plume parce que leur papa leur avait toujours appris qu'il fallait demander la permission et que les animaux, sous couvert de leur poils ou leur plumes qui invitaient aux caresses, n'aimaient pas toujours ça et même, pouvait se révéler méchant.

Matthew sourit en jetant un coup d’œil plein d'amour à ses filles. Les filles étaient comme des petits poissons dans l'eau, s'adaptant avec facilité à la situation. Les autres adultes présents semblaient, si ce n'étaient conquis, au moins tolérants envers les gamines. Un soulagement pour le père.
Il était indéniable que les fillettes, pour leur part, étaient sous le charme de Dahlia. Cette dernière leur avait laissé entendre en toute confidence qu'elles étaient peut-être, par extension, des princesses elles-aussi. Ellen en rajouta une couche, laissant les gamines coi de perplexité et d'incrédulité. Il n'en fallait pas plus pour aiguiser leur imagination débordante et les faire rêver de belles robes, châteaux et bal princier. Lou s'éloigna d'ailleurs, faisant virevolter sa robe dans des pirouettes désordonnées. Elle ne s'intéressa pas beaucoup à la petite parenthèse de l'appel des pères adoptifs de sa tante-princesse. Cet appel marqua un intermède pendant lequel le médecin resta quelque peu en retrait, observant avec bienveillance les jumeaux accolés. Il ne pouvait s'empêcher de se demander comme son géniteur avec vécu l'entrée de deux nouveaux enfants dans sa vie. Comment cela se serait-il passé s'il avait été au courant beaucoup plus tôt. Ses promesses de tenir son rôle sans chercher à remplacer les pères de Dahlia le laissait de marbre. Celà semblait convenir à tout le monde et s'était tant mieux, mais Lohen ne pouvait effacer d'un revers de main les près de trente années d'ignorance.

Ce fut Lou qui le tira de ses sombres pensées. Doucement, sa cadette tirait sur la manche de sa chemise pour attirer discrètement son attention. Notre protagoniste se tourna vers l'enfant qui abordait une moue concerné, à mi-voix il demanda :

-Qu'est-ce qu'il y a, Lou ?

-On peut donner nos cadeaux ? 

Le jeune père observa tour à tour ses filles. Anny avait la tête de celle qui avait envoyer sa sœur faire la corvée qu'elle n'osait faire elle-même. Matthew sourit intérieurement.

-Oui, bien sûr que vous pouvez donner vos cadeaux, mais je ne sais pas où vous les avez mis. Répondit-il avec sérieux. Cependant, l'aînée, qui avait une étrange capacité de planification, brandissait déjà un petit sac. Lou vint l'ouvrir et les deux blondinettes se dirigèrent comme un seul homme vers leur oncle et tendirent des feuilles colorées. Rouges comme des tomates, elles espéraient secrètement que leur dessins soigneusement réalisés seraient acceptés :

-C'est pour toi, précisa la grande à Léon.

-On les a fait toute seule ! Précisa fièrement la petite. 

Des larges sourires s'étiraient sur leur bouilles innocentes. Puis Lou tendit également un dessin pour Castiel.

-Et celui-là c'est moi qui l'ais fait pour toi. Là c'est toi, et là c'est Anny. Là c'est quand elle dit au revoir à l'hôpital et là c'est moi et papa et on est content que tu ais aidé ma grande sœur.

L'aînée. de son côté, s'était glissée aux côtés de Dahlia et lui murmura, un peu dépitée :

-On a pas de dessin pour toi, elle semblait déplorer avoir oublié de faire des chefs d’œuvre pour tout le monde, l'idée ne lui avait pas paru si pertinente sur le moment. Mais si tu veux, je serais ravie de t'en faire un dans la soirée, on a prit tout ce qu'il fallait ! [/color]

Invités par leurs hôtes à passer au salon, les convives s'exécutèrent. La large pièce était irriguée de lumière du couchant qui venait enflammer une immense toile aux couleurs chaudes. A écouter Ellen, Lohen comprit que l'époustouflant tableau était une création du jumeau et Matthew dû reconnaître qu'il avait du talent. La lumière qui s'en dégageait était incroyable. Il sourit sincèrement à la déclaration de Léon, qui les remerciaient d'être venus. 

-Merci pour l'invitation, répondit-il sobrement mais très sincèrement à son demi frère.

Le remerciant également pour le verre qui lui servit, il ajouta :

-D'ailleurs, si vous avez besoin d'un coup de main pour la suite, n'hésitez pas à demander, se proposa le jeune père qui, tout en l'observant faire, était prêt à mettre la main à la patte pour le repas si besoin était. Ce dernier ne semblait pas des plus à l'aise avec la tâche d'hôte, mais il s'en sortait très bien et les invités ne manquaient de rien.

Lohen chercha alors ses filles du regard pour s'assurer qu'elles ne planifiaient pas quelques bêtises.
Anny, avait, semblait-il, trouvé une nouvelle amie en la personne de Dahlia. Plus que sa cadette, qui, de par son âge n'était pas encore dans ces préoccupations d'amitié entre fille, Anny était dans cette période où se révélait le réel besoin d'une présence féminine. Aussi, elle restait à proximité de la vedette l'écoutant avec une attention toute particulière et la dévisageant avec une admiration non dissimulée. Surmontant ses appréhensions premières, elle semblait maintenant beaucoup plus à l'aise avec la jeune femme et n'aurait aucune mal à lui faire la conversation. 
Le regard de Lou, pour sa part, s'était arrêté sur les affaires que Zephyr avait cherché à ranger, stoppé par sa mère qui en profita pour faire l'éloge des talents de son fils. Les yeux de la plus petite s'étaient allumés de désir et de convoitise. Elle observait avec une curiosité non dissimulée les pinceaux bien entretenu et aux poils soyeux et le nombres incroyable de tubes de peinture. Elle même n'avait pas un aussi beau matériel pour exprimer sa créativité juvénile. 

-C'est à toi ? Demanda-t-elle entre la surprise et l'envie. Tu fais aussi de la peinture ? J'aime bien la peinture mais papa ne nous laisse pas souvent en faire.

Matthew plissa les yeux et se frappa la tête mentalement, les gamines avait une facilité déconcertante à dire la vérité et il n'était pas sûr de l'image du père qu'elle renvoyait. Heureusement, la conversation se tissa autour des talents picturaux de Léon, puis de ceux de barmaid d'Ellen, jusqu'à ce qu'un objet comestible non-identifié tombe avec un petit « plouf » dans le verre de la vedette. Si Anny rit au éclats, le prodige ailé s'excusa pour son animal de compagnie. Le visage de sa demi-sœur prit une expression parfaitement neutre et calme, une froideur qui contrastait avec son sourire radieux. Sa réplique laissa Matthew un peu mal-à-l'aise, ne sachant à quel degrés prendre les paroles de la jeune femme.
Heureusement, la mère des jumeaux vint à la rescousse du docteur qui porta un intérêt redoublé à ses paroles.

-Je. Non. Je. Je ne le savais pas, répondit-il en bafouillant légèrement sous la surprise couplé au malaise. Il n'osa cependant pas encourager leur mère à les pousser à se produire s'ils n'en avaient pas envie, il ne répondit donc rien avec ce petit air gêné et un sourire poli. Heureusement, elle avait harangué toutes les personnes présentes. Il n'aurait pas imaginé que ce serait Lou qui le tirerait de cette situation. La demoiselle aventureuse profitait de l'occupation des adultes -regarder des gens discuter ne l'intéressait guère- pour vagabonder entre les invités avant de céder à la curiosité de la baie vitrée, contre laquelle elle alla coller son nez pour observer avec un très grand intérêt l'extérieur.

-Lou, les mains sur les carreaux s'il te plaît, grinça Lohen qui ne savait pas où se mettre d'avoir élever une petite fille qui, sous ses aires d'ange lui apparaissait intenable. Il avait pris une serviette et essuyait un peu frénétiquement la vitre avant de récupérer sa fille la main pour l'éloigner. Déjà, elle s'en allait observer autre chose
Lohen
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