SOS habits troués [CHARADH]

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Jeu 6 Avr 2017 - 14:33
<< Soirée mondaine

Beaucoup vous diront que la garde-robe était une affaire de femme, voir une futilité dont l'intérêt était une perte de temps. Des arguments qui ne manqueraient pas de faire sourire notre comte, qui trouvait que justement, à l'inverse, prendre soin de sa tenue, démarquait plus qu'on voulait bien le croire. Et ce dernier, portait une attention toute particulière sur ce qu'il portait. Que ce soit pour rencontrer des clients d'affaire ou aller dans des soirées, il savait parfaitement comment se mettre en valeur. Il savait aussi où trouver ceux qui étaient capable de sublimer de simples tissus. Claire Richards était une costumière plus que douée dans son domaine et il appréciait de se faire habiller par ses soins.

Mais aujourd'hui, ce n'était pas pour un nouveau costume qu'il passait la porte de l'atelier. Non, c'était plutôt pour une réparation. Avec une vie comme la sienne, ses chemises et autres habits avaient parfois tendances à se retrouver avec des trous, voir en lambeau, quand les partenaires étaient un peu trop... enthousiastes. Qu'importe, il avait de quoi payer et donnait ainsi un peu plus de travail à une boutique qui méritait que sa clientèle reste et l'aide à vivre.

Portant un costume plus simple qu'à l'accoutumée, Zenon passa la porte, avec un sourire charmant pour la demoiselle qui l'accueillait au comptoir. Il tenait dans une main le sac contenant les pauvres habits martyrisés. Bon rien ne disait qu'il ne ressortirait pas d'ici avec un nouvel achat sous le bras. Après tout, ce comte était bien loin d'être avare et vu ce qu'il avait réussi à se faire avec l'affaire Anderson, il pouvait bien se permettre d'en dépenser un peu.

- Rachel, vous êtes toute en beauté aujourd'hui! En tant que bon et loyal client, de Lascelle avait appris à connaître le personnel et à s'attacher sa sympathie, après tout, mieux valait se montrer agréable et charmant avec ceux qui pouvaient se permettre de vous laisser des aiguilles dans les manches, si vous vous permettiez d'être odieux avec eux. Ce serait pour remettre en état un costume. Il a grandement souffert le pauvre. Posant le sac sur la table, pour lui permettre d'y jeter un œil.

Quant à son regard, il se porta un instant sur les nouvelles collections qui se trouvaient sur les présentoirs. Décidément, madame Richards ne manquait pas d'inspiration et d'imagination. Il appréciait particulièrement ses innovations dans le domaine et était toujours prêt à jouer les cobayes pour de nouvelles coupes.
Hunter
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Mer 19 Avr 2017 - 11:55



“– J'ai toujours éprouvé une fascination pour l'aiguille et son pouvoir magique. ”

Louise Bourgeois




    En ce frileux jour d'avril la boutique était plutôt calme. Autrement dit que personne ne courait dans tous les sens. Les clients s'étaient fait rares depuis le début de l'après-midi. L'équipe avait donc entreprit de débuter le ré-étiquetage de la dernière collection, ça pour correspondre aux toutes nouvelles normes, éditées par le CSN le mois passé. Les portes étaient restées ouvertes pour faciliter la circulation entre la salle d'exposition et l'atelier de confection. Rachel se trouvait au comptoir, où elle faisait la caisse. Elle leva les yeux des liasses de livres quand les clochettes annoncèrent l'arrivée d'un client.


    Rachel



    -Monsieur de Lascelle ! Vous aimez ?!

    La jeune femme recula d'un pas pour donner une vue plus large de la veste violine qu'elle portait, sa première création personnelle faite de A à Z par ses soins. Rachel était la dernière arrivée mais elle apprenait vite et bien. C'était une bonne recrue que Madame Richards avait eu le nez de dénicher. L'indienne adressa un sourire enchanté au client fortuné, avant de s'emparer du sac qu'il venait de déposer.

    Elle en sortie une chemise en mauvais état et l'étendit sur le comptoir pour faire un rapide diagnostic. Heureusement, Fanny l'avait avertie sur le comte et ses habits déchirés, ce qui lui évita de faire une mine surprise devant une chemise en piteux état. La demoiselle attrapa donc le grand cahier des commandes et entra manuellement les informations : date, nom du client, demande, réception. Rachel entreprit ensuite de chercher un bac en bois derrière le comptoir où elle disparue un instant.

    - Ah voilà ! Réapparue-t-elle victorieuse.

    Claire Richards arrivait alors de l'atelier, les bras chargés par ce qui semblait être des jupes. La pile était haute, au point de la cacher à moitié. Malgré ce chargement et une paire de talons, Charadh avait une démarche sûre et dynamique. A la fleur de l'âge, la fileuse était une jolie femme, qu'on ne voyait jamais sans une faute d'élégance. Ce jour là elle portait un pantalon jeans vert et un chemisier blanc, avec un ceinturon doré qui mettait en avant sa taille de femme. Trois heureuses grossesses avaient rendu ce corps mûr plantureux, qui même s'il ne correspondait pas aux canons, était très bien assumé.

    « Rachel ? Où as-tu... Oh ! Monsieur de Lascelle ! Bonjour ! »

    Rachel se pencha par dessus le comptoir pour récupérer les vêtements et libérer les bras de la patronne. La couturière en chef la remercia. Les cheveux, tenus dans une coiffure plutôt élaborée à base de nattes en couronne, cherchaient à s'échapper et auréolait son visages de quelques mèches folles. D'un seul coup d’œil, la belle approuva silencieusement l'apparence de leur habitué. Certains clients leur donnait moins de souci que d'autres. Zenon de Lascelle faisait partie des clients faciles. Il connaissait la mode, le style et il était curieux. Claire aimait ce sens de l'aventure vestimentaire qui lui permettait aussi de faire des tentatives.

    « Rachel s'occupe bien de vous ? Je me disais il y a peu de temps que vous n'étiez pas encore venus faire faire les retouches du printemps ! Oh d'ailleurs ! Si vous avez une minute j'aimerais vous montrer une des dernières création. »

    Il était agréable de partager les nouveautés avec les connaisseurs. Et parfois cela permettait de vendre un peu plus vite, ce qui n'était pas un mal non plus.
Charadh
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Dim 7 Mai 2017 - 16:53
Zenon souriait à la jeune femme, tout en l'observant tourner sur elle-même. En effet, il aimait ce qu'elle portait et la demoiselle en elle-même, bien évidement. En bon appréciateur de la vie et de ses plaisirs, Zenon ne manquait jamais d'apprécier les femmes qu'il pouvait côtoyer. Ce n'était pas pour autant qu'il les voulait toutes dans son lit. Mais... rien n'empêchait de jouer un peu. Il se frotta le menton, tout en hochant de la tête tranquille.

- Beaucoup oui. Vous faites déjà la pub de la nouvelle collection?

Le talent des créatrices de mode de ce petit atelier n'était plus à prouver, en tous les cas, pas aux yeux de de Lascelle, qui se faisait un plaisir de porter leurs créations, ainsi que de leur faire de la pub. Autant que son argent aide ceux qui le méritaient, réellement. Les mauvaises langues pouvaient bien dire qu'il jetait son argent par la fenêtre et qu'il était bien futile de ne s'intéresser qu'au paraître. Zenon répondait en général que tout le monde avait ses priorités et que si beaucoup préférait faire la morale et faire croire qu'ils donnaient à des institutions qui aidaient les plus démunis, lui, estimait que faire ce genre de mécénat était tout aussi important. C'était ainsi que la société tournait, et puis, au moins permettre à des gens talentueux de pouvoir continuer à faire leur métier, presque en toute quiétude.

- Je suis navré de vous donner autant de travail. Dit-il d'un air tranquille et charmeur.

Son ouïe repérera le pas sur de la patronne, avant que cette dernière ne fasse son apparition et que sa voix ne se fasse entendre. De Lascelle était toujours impressionné de voir à quel point cette femme maîtrisait la difficulté de son métier mélangé à l'élégance de son maintien, qu'importe ce qu'elle faisait. Oui parce qu'il avait eu l'habitude de la voir travailler. Il appréciait son regard sur les tenues qu'elle portait et voyait sur lui. Intelligente, audacieuse, c'était ce qui lui plaisait le plus.

- Madame Richards. Prêt à aider la plus jeune à faire tenir la pile droite, il se permit de saluer la patronne avec plus de civilité. Rachel s'occupe parfaitement de moi, ne vous inquiétez pas. Prenant sa main pour un baisemain digne d'une reine, comme il savait si bien le faire. J'ai été quelque peu occupé. Mais je reviens enfin vers vous! D'un petit sourire, tout en se redressant pour la regarder droit dans les yeux. Bien entendu, vous savez que je suis toujours curieux de voir ce que vous avez créé. Déboutonnant son veston, pour être plus à l'aise. Démontrant ainsi par la gestuelle qu'il avait tout son temps, pour une fois.
Hunter
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Ven 26 Mai 2017 - 13:03



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    Rachel


    L'ambiance dans la boutique était plutôt agréable en particulier dans ces moments de creux. Cela permettait de prendre plus de temps avec les clients et d'entretenir la bonne entente. Dire que le client était roi n'était pas exagéré. Contrairement aux plus grands établissement cet atelier refusait des gens quand le personnel n'était pas en capacité de faire les entretiens individuel. Cela les privait d'une partie des curieux mais ils comptaient sur la qualité du service avant tout. C'était d'ailleurs l'une des raisons pour laquelle la patronne envisageait de déménager dans un local plus grand. Il était temps que cette équipe ait les moyens de leur ambition. Le projet était encore très confidentiel pour le moment.

    Rachel replaça le bac rempli dans l'espace prévu avant de se tourner vers le noble. Elle ne manqua pas de remarquer son petit air de séducteur. Comme à chaque fois, elle se demanda quel pouvait être l'âge de ce client. C'était un petit jeu qu'ils avaient entre eux. Tout comme de deviner quelle allait être la commande des clients les plus réguliers de l'atelier. Pour ce qui était de Zenon de Lascelle c'était manqué pour cette fois.

    On est là pour ça !

    Les manières du comte n'étaient pas sans avoir déjà troublé quel qu’uns des oisillons sous la protection de Charadh. Les messes-basses n'en finissaient pas dans l'atelier, après le passage du chasseur de tête. Les filles jacassaient. Leur grand jeu était de faire des prévisions sur la future conquête du libertin. Claire était à même de comprendre pourquoi il leur plaisait. Ce noble ne manquait jamais de politesse. Il avait un charme certain et surtout il savait s'en servir. Mais, elle devait quand même les rappeler à l'ordre de temps en temps.

    Charadh inclina la tête en signe d'assentiment alors que la jeune ouvrière s'éloignait. Cela faisait déjà quelques semaines que le gestionnaire et Claire travaillaient sur les termes d'un contrat de travail permanent. Ils n'allaient pas laisser filer un talent comme le sien.

    « Très bien, oui. C'est une perle que nous avons dégoté là. » Une fois sa main récupérée la patronne rendit son sourire au client. « Très bien ! Est-ce que je vous offre un café ? »

    Il y avait des petits rituels à ne pas manquer. Madame Richard y tenait, car elle voulait que les gens se sentent ici chez eux. D'autant qu'un essayage pouvait s'avérer long dépendamment de la demande faite. Il était donc important que tout le monde se sente à son aise. Concernant le comte ce n'était jamais un problème. Il avait pris ses marques en très peu de temps. Aussi, la commerçante ne perdit pas de temps et amena l'homme du monde dans l'espace de réception tout en soufflant à l'une des filles d'amener différents modèles.

    « Comment allez-vous Comte ? Qu'est-ce qui vous a maintenu éloigné de nous si longtemps ? » L’œil vert de Claire pétillait. Bien entendu les filles ne manquaient jamais de lui raconter ce qu'elles découvraient dans la presse concernant la clientèle. « Nous avons lancé un partenariat avec une créatrice indépendante. Elle fait des merveilles en accessoirs, notement en boutons de manchette. Je vous montre ? »

    Une longue boîte de bois laquée se retrouvait dans les mains de la fileuse.
Charadh
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Sam 27 Mai 2017 - 20:46
Zenon gardait son sourire, il savait bien que ces dames étaient là pour ça, mais c'était par politesse qu'il s'excusait de leur donner ce genre de travail. Il y avait quand même plus intéressant que simplement devoir recoudre des chemises qui semblaient en mauvais état quand même.

- Je vous remercie quand même de le faire, Rachel.

C'était ça aussi, d'être un bon client. Respecter le travail des autres, leur montrer leur importance et les remercier. Ce n'était pas parce qu'il était un noble, qui avait à peu près tout ce qu'il voulait, qu'il n'était pas capable de se montrer agréable quand il le fallait. Il avait été éduqué quoi. Et dans le bon sens, ce qui était rare. Ou alors, il le devenait avec l'âge. Il n'avait sans doute pas été aussi sympa dans sa jeunesse, les enjeux étaient - bien entendu - différents.

Ce fût donc au tour de madame Richards de prendre le relais de la conversation. Entre les deux protagonistes, l'entente et le respect étaient de mise. De Lascelle ne souhaitait surtout pas finir en mauvais terme avec cette créatrice. Il aimait trop ce qu'elle faisait pour se voir privé de son travail.

- En effet, une perle. Rachel avait de quoi ravir les clients. De plus, lui sentait, qu'elle en voulait. Elle semble être très impliquée en tous les cas. Autant dire que Claire ne devait pas trop se plaindre de cette demoiselle. Enfin, l'homme ne connaissait pas non plus tous les tenants et les aboutissants de cet atelier. Avec grand plaisir.

Il suivit donc la patronne au salon où ils pourraient échanger en toute tranquillité. Saluant d'un petit mouvement de la tête la demoiselle qui était prise à partie pour venir leur amener les différentes pièces de vêtement que Charadh voudra lui présenter. Les mains dans le dos, le comte observait les tissus qui se trouvaient à porter de regard.

- Je n'ai pas à me plaindre. Et vous? Comment se passe le travail ici? Vous vous en sortez? Les clients viennent en grand nombre j'espère! Avec un air sincère. Il ne manquait jamais de lui faire de la pub en tous les cas. Oh, beaucoup de travail. Avec cette élection et l'exposition universelle, ça n'arrête pas. Les gens semblent se réveiller à certaines périodes de l'année, vous ne trouvez pas? Sans parler de son travail pour le gouvernement, il était connu que les de Lascelle tenait une volière d'oiseau de proie reconnu sur plusieurs arches. On venait de loin pour acheter leurs oiseaux.

La curiosité s'afficha rapidement sur son visage, alors qu'il apprenait donc que madame Richards faisait affaire avec une autre créatrice. Encore plus quand elle parla de bouton de manchette.

- Bien entendu! Je comptais justement faire l'acquisition bientôt d'une nouvelle paire.

Comme quoi, les grands esprits se rencontrent toujours!
Hunter
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Ven 9 Juin 2017 - 22:20



“– J'ai toujours éprouvé une fascination pour l'aiguille et son pouvoir magique. ”
Louise Bourgeois



    Madame Richards indiquait la direction d’une main ouverte vers le ciel tandis qu’ils parlaient. Elle conservait son sourire en écoutant le commentaire. L’avis des clients pesaient aussi un poids au moment des embauches, cat cela permettait de savoir si la façon de travailler convenait à l’esprit défendu par l’Embourg’secret.

    « Vous avez raison. Elle a beaucoup d’ambition. Si cet atelier peut lui servir de tremplin, ce serait une réussite. »

    Les ambitions de Charadh ne dépassaient par les frontières de l’Arche écossaise pour sa part. La seule grandeur à laquelle elle aspirait touchait à un domaine plus intime. La seule et unique chose qui pouvait la motiver était l’éducation des enfants, pour qu’ils deviennent des individus droits et autonomes. Et la stabilité de son mariage dans lequel, elle trouvait l’équilibre et la paix.

    Claire poussa la porte du salon pour y faire entrer l’habitué des lieux. La pièce ne changeait pas beaucoup. Le manque de place les contraignait à garder un aménagement spécifique. La fileuse se dirigeait d’un pas lest vers la table où se trouvaient une bouilloire et une cafetière.

    « Nous n’avons pas à nous plaindre non plus. La demande est constante et plus intense depuis quelques moi. J’ai même pu embaucher deux nouvelles filles en intérim cet hiver. » Cela faisait deux ou trois ans que les affaires étaient rentables pour la boutique. Il avait fallu du temps pour convaincre les écossais qu’une Française savait se servir d’une aiguille. « En fait, j’aimerais racheter un local plus grand ! » Les banques d’Edimbourg fonctionnaient avec énormément de prudence. Le dossier de Charadh devait être évalué par un nombre incalculable de personnes. « Mais, j’aimerais aussi passer en coopérative... » Les principes de l’économie solidaire émergeaient tout juste dans l’esprit des financiers alors que les petits entrepreneurs comme Claire n’attendaient que ça.

    La cafetière faisait un son rassurant. Claire retirait le torchon dessus la réserve de biscuit. Avec la fin de l’année les jumeaux avaient moins de cours le lundi matin. Comme s’était le jour de coupure pour la couturière, ils en avaient profité pour faire de la cuisine. Claire posa tranquillement les victuailles sur la table basse.

    « C’est vrai que c’est un peu les montagnes russes. Mais c’est fort bien que cela vous ramène de la vente. Ce qui me fait penser que nous n’avons toujours pas amené les enfants voir votre volière ! J’espère que nous aurons plus de chance pendant l’été. » La cadence était moins intense pour Grimm pendant les vacances d’été. Il aurait peut-être une après-midi pour emmener les petits voir ça. « Notre dernier, adore les bêtes. A l’écouter, il faudrait que la maison devienne un refuge pour tous les animaux. »

    Claire souriait en pensant à son fils. Elle n’était pas dupe quant à la provenance de cette fascination pour la faune. Elle n’avait qu’à regarder Lewis jouer avec la chienne pour savoir d’où le petit tenait cette affection. Guillaume, l’aîné, avait lui aussi beaucoup d’intuition avec les bêtes. « Il aurait bien pu reprendre la ferme, plutôt que d’aller risquer sa peau à l’autre bout du monde » avait déclamé un jour le père Chevalier. Ce n’était pas si mal pensé. Mais, devenir un fermier n’avait jamais fait parti des rêves du jeune et fougueux reporter.

    « Eh bien, il suffisait d’y songer pour que l’occasion se présente. » Le coffret fût délicatement ouvert. Il ne contenait pas moins, d’une vingtaine de modèles, différents et uniques en leur genre. L’artiste faisait un travail très minutieux. C’était observable au premier coup d’œil. « Peut-être quelque-chose comme cela ? » Claire attrapa avec finesse la paire à laquelle elle pensait. Les boutons étaient d'une teinte sobre. Le côté classique était néanmoins contredit par la finesse des incurvés dans la matière.



    Chloé Sulivan


    Une demoiselle frappa poliment à la porte. Elle attendait un signal pour entrer aussi Madame Richards l’encourageait d’un appel joyeux. Chloé entrait dans la pièce de son pas léger, alors qu’elle avait dans les mains au moins six cintres. La jeune femme vira son regard sur le charmant lord et piqua en phare, avant de s'occuper de ses affaires.

    « Merci Chloé ! » La joliette ne décocha pas un mot, trop intimidée sans doute. La costumière en chef haussait un sourcil en riant. « Vous la connaissez, une grande timide. Bien, que pensez-vous de... » Au premier abord, une chemise classique, cientrée... mais en regardant de plus prés, on voyait des ornements verticaux d'un fil bleu profond.

    L'ouvrière était restée prés des présentoirs. Ellle tentait visiblement d'imaginer monsieur de Lascelle avec la chemise choisie par la patronne. A voir la lueur au fond de ses mirettes l'image n'était pas déplaisante. Charadh qui avait encore le dos tourné ne voyait rien.
Charadh
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Dim 18 Juin 2017 - 21:48
- J'espère qu'elle restera encore un peu avec vous avant. Fit notre comte avec intérêt, bien évidement. Il l'appréciait la petite Rachel. Sans avoir le besoin de finir au lit avec toutes les femmes qu'il croisait, il avait toujours plaisir à discuter en bonne compagnie. Surtout dans cet atelier qui lui était réellement plaisant.

Il suivait donc avec aisance la patronne, pour rejoindre ce salon d'essayage qu'il connaissait si bien. Ce n'était pas comme revenir à la maison, mais un endroit familier était toujours agréable à visiter de temps en temps. Zenon était ravi d'apprendre que cet atelier ne manquait pas de travail, il était important qu'il reste dans la course et que les clients affluents. Pourquoi cette femme ne mériterait-elle pas de se faire connaître comme elle le méritait? Après tout, son travail était plus que défendable. Il portait ses créations avec fierté et le faisait entendre à qui le voulait.

Les envies, voir les besoins de madame Richards, étaient entendues par ce noble. Il notait silencieusement ses paroles et se disait qu'il pourrait voir à faire quelque chose pour elle. Après tout, de son côté, tout marchait bien, alors pourquoi ne pas investir dans une affaire qu'il estimait être rentable et surtout, qui valait la peine?

- Je sais que vous ne me le dites pas avec des idées derrière la tête, mais sachez que je serai ravi de vous aider avec vos financements, si les banques ne sont pas prêtes à vous suivre.

De Lascelle avait fait sa proposition avec un petit sourire. Connaissant la dame, elle risquait bien de refuser son aide, mais il insisterait un peu. Sans réelle contrepartie, si ce n'est pouvoir continuer à profiter des avant-premières comme ces boutons de manchettes qu'elle lui proposait. Son regard se porta sur les biscuits posés sur la table, amusé de voir que la petite famille avait eu le temps de faire un peu de cuisine. Vu la forme des biscuits, pas de doute que les enfants avaient mis leur grain de sel. Il avait croisé les enfants quelques fois, lors de ses essayages.

- Ma porte vous est ouverte quand vous aurez le temps. Il eut un nouveau sourire. Parfait, il pourra peut-être avoir l'avantage de venir voir les petits qui sont nés.

La volière marchait bien, les couples pondaient parfois, les oisillons n'étaient pas une rareté chez lui. Chaque animal était soigné avec application. Il était important que tous soit en bonne santé et bien traité. Zenon y mettait un point d'honneur. C'était aussi pour cela que son nom, parmi les ornithophiles, était aussi connu et respecté.

Doucement, il attrapa les boutons de manchette pour en observer le métal, la forme, la taille. C'était fin.

- Cette femme semble avoir un certain talent. Il tourna la tête pour saluer la nouvelle venue. Connaissant un peu toutes celles qui bossaient par ici, il eut - à nouveau - un sourire charmant pour elle. Chloé! Quel plaisir! Avant de revenir sur ce que tenait madame Richards devant lui. Une chemise. Décidément, aucunement besoin de dire quoi que ce soit, pour que tout vous tombe dessus. Hum... Il attrapa le tissu d'une main experte, pour en toucher la texture, tout en observant la coupe. Intéressant. Osé même. Laissez-moi essayer.

Zenon enlevait déjà son veston qu'il posait sur le dossier de la chaise qui était présente. Puis se dirigeait vers la cabine d'essayage, il était important de porter les tissus pour réellement se rendre compte de ce qu'ils offraient. La coupe était parfaite, comme si elle avait été faite sur mesure, il ressortait alors que les boutons étaient fermé jusqu'en haut de sa poitrine. Il attrapait les boutons de manchette. Qu'il passait avec une certaine facilité, on voyait l'habitude de l'homme du monde qui sait parfaitement comment s'habiller avec rapidité.

- Chloé, votre avis, en plus de celui de votre patronne, bien entendu. Avec un petit clin d'oeil.
Hunter
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