[CLOS] Benvenuti all'Arena Mr.MacBeathag / Le prochain Président

 :: Édimbourg :: Old Town :: Autres lieux Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Lun 20 Mar 2017 - 15:20
Benvenuti all'Arena Mr.MacBeathag

Feat.Domhnall




Natalia Lampeduza


Old Town comptait son lot de charmants petits restaurants. Au croisement d'un temple aoelien et d'une épicerie fine se trouvait le Meriggio. Il occupait le rez-de-chaussé d'un ancien marché. Le restaurant était souvent bondé. Le service pouvait aller jusqu'à dresser 80 couverts simultanés. Il servait de vitrine aux personnalités de la capitale. Les hautes classes de l'arche venaient conclurent leurs affaires à ses tables. On appelait communément cet endroit la « cantina ».

Le succès du lieu était justifié. Une grande qualité était apporté dans chaque détail. L'agencement était fait de façon à ce que les conversations ne se parasitent pas les unes les autres. La température ambiante de 22° ne changeait pas. La luminosité suivait la course naturelle du soleil. Un jardinier s'occupait d'entretenir les plantes vertes. Chaque soir une équipe de trois personnes nettoyaient le commerce de fond en comble. Le personnel avait pour ordre de ne rien entendre, de ne rien voir, et de servir. Une incartade était durement réprimandée par le propriétaire. Un sicilien qui avait migré en Écosse, peu après la guerre des cultes.

Le retour du printemps amenait les clients à occuper de nouveau la terrasse. La rue piétonne était donc privée de la moitié de sa largueur pour accueillir les tables supplémentaires. Deux d'entre elles avaient été accolées afin de contenir un groupe de 8 personnes. Huit dames partageaient un déjeuner d'affaire. Elles portaient à la boutonnière la fleure du parti politique ultra-féministe.

Toutes, à l'exception de la brune aux cheveux courts, qu'un journaliste avait identifié comme Natalia Lampeduza. Madame Lampeduza était une femme publique recement arrivée en ville. Elle était une parente de la famille noble du même nom. Depuis deux mois son visage se retrouvait régulièrement dans les pages culturelles des journaux. Elle semblait reprendre le flambeau de sa défunte cousine d’alliance et elle injectait beaucoup d'argent dans la culture.

A l'inverse de ses paires, la mécène refusait de parler de la campagne présidentielle, ou de donner son appui à un candidat en particulier. Elle ne s'était affichée à aucun des meeting, alors que la candidate féministe était -selon la rumeur- une amie proche. Le cellulaire à portée de main, pour suivre le second tour des votes, Natalia écoutait ses compagnes faire des pronostics. Les résultats officiels étaient attendu pour 18 heure. Les politologues étaient tous en désaccord.

Natalia fut amenée à se retirer pour répondre à un impératif physique. Elle donna à sa voisine la commande d'une partisanerie glacée, avant d'abandonner sa chaise. Elle profita de de cette coupure pour aller saluer le directeur, qui se trouvait être un cousin éloigné de la famille. Il procurait l'assurance d'une protection ce qui permettait à la dame de venir sans chien et sans garde du corps. Une courte conversation apprit à la dame une chose intéressante. Monsieur MacBeathag, candidat du parti indépendantiste dégustait un café en compagnie de son directeur de campagne.

Strega remercia son parent d'un sourire amusé et repartie vers la salle principale. Elle repéra facilement le cinquantenaire et le rejoignit avec une assurance décuplée. Le regard pétillant d'ironie elle étudiait la posture du politicien alors qu'il parlait. L'homme avait fait une campagne impeccable. Nikolas avait compris assez tôt qu'il serait le vainqueur. Aussi s'était-elle informée sur tout ce qui le concernait. Elle connaissait ses intentions.

Mr. MacBeathag. Bonjour. Natalia Lampeduza. Je profite de l'occasion pour vous adresser mes félicitations ... Débuta-t-elle sur le ton neutre d'un adversaire. pour cette campagne.

Une vibration interne confirma à l'Immortelle que cet homme était un Prodige. Un éclat plus vif étincela une seconde dans son iris. Elle retenue un ricanement dans le creux de sa gorge et le considéra avec une pointe de curiosité. Puis, la dame sembla revenir à son introduction. Le sourire disparu brusquement de son visage. Le masque d'amabilité glissa pour montrer le visage d'une ennemie de ce nouveau pouvoir.

Je suis tout à fait impatiente de voir ce que vous allez faire pour cette arche. Confirma-t-elle, toute amabilité envolée.
Strega
Sphère Artistique
avatar

Messages : 285
Etat Civil : Mariée au Duc Lampeduza
Pouvoirs : Inibition du gène x chez autrui
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 23 Mar 2017 - 16:10

STREGA

DOMHNALL

Benvenuti all'Arena Mr.MacBeathag
~ Premier post ~

Le jour de l'élection était finalement arrivé. Si autour de lui, le monde semblait être une fourmilière, Alastair restait plutôt confiant et calme. Sans doute dû à son tempérament de base, qui le faisait être ainsi en beaucoup de circonstance. A quoi bon s'inquiéter, de toutes les façons, le pouvoir d'élection appartenait au peuple, les dés étaient jetés, il ne pouvait plus qu'attendre de voir ce que les électeurs allaient décidés. Peut-être que cette fois, ils l'avaient entendu et se rallieraient à sa cause. Ce qui serait une excellente chose, pour eux et l'Arche.

C'était son directeur de campagne qui était sans doute le plus stressé, ce dernier pensait mettre sa carrière en jeu, alors que le Lord connaissait ses facultés et ne le virait pas, si les choses ne se passaient pas comme prévu. Rien n'indiquait, encore, pour le moment, qu'il serait élu. Ils étaient quelques candidats à être au coude à coude, autant dire que rien n'était gagné, tant que les dépouillements ne seraient pas terminés. Ils avaient donc décidés d'aller se sustenter, à quoi bon attendre en tournant comme des lions en cage au QG, alors que le temps passerait sans doute plus rapidement autour d'une table.

Même si l'Ecossais n'était pas le plus grand adepte de ce restaurant, bien trop prisé par une partie de la population dont il se méfiait quelque peu, il avait accepté de venir y boire un café, ce n'était pas loin du bureau, s'ils se devaient de s'y rendre rapidement. Oui, ils étaient bien traités, il n'y avait rien à redire à cela, mais Domhnall pouvait sentir toute l'hypocrisie de l'endroit et surtout, des clients qui se trouvaient aux différentes tables. Enfin, pour le moment, il était plutôt en conversation au téléphone avec une personne qu'il aurait préféré éviter aujourd'hui... sa sœur. Cette dernière n'en manquait jamais une pour se rappeler à son bon souvenir et comme bien souvent, ce n'était pas pour lui lancer des fleurs, mais plutôt des piques, bien senties. A voir le visage fermé et la mâchoire contractée, pas de doute que ce qu'échangeait frère et sœur, n'avait rien d'agréable. En tous les cas, pas pour l'aîné, qui supportait de moins en moins de l'entendre.

Une haine familiale et de longue date, peu explicable et qu'aucun membre de la famille MacBeathag n'expliquait. Son regard se porta alors sur la silhouette d'une femme qui s'approchait de la table. Si à une autre table, deux hommes, en costumes, ne la quittaient pas des yeux, personne ne bougea et on la laissa s'approcher du candidat. Ce dernier ne manqua pas alors l'occasion, pour se débarrasser de ce membre de la famille fort déplaisant.

- Nous en reparlerons. Fit-il d'un ton froid.

- Gareth! Elle était bien la seule à l'appeler par ce deuxième prénom. Ne vous avisez pas de me ra... elle n'entendrait plus que la tonalité du téléphone. Oui, il lui avait raccroché au nez, sans plus de regret.

La dame ne manqua pas de rapidement se présenter pour le féliciter, il la fixait d'un air suspicieux, Lampeduza, c'était un nom qu'il connaissait et pas que pour les bonnes choses. Il savait que l'homme avait quelques acoquinances avec la mafia, mais cette nouvelle tête, ne lui disait rien. Il avait entendu l'annonce du décès de la Duchesse, mais n'en avait pas été plus ému que cela. Ces gens faisaient partie d'une espèce, dont il se méfiait, comme la peste.

- J'imagine que vos liens de parentés avec la famille du même nom n'est pas à prouver, n'est-ce pas? Prenant sa tasse de café. Hum, je vous remercie. Sans même son pouvoir, ce qui était étrange pour le coup, il avait été suffisamment entraîné, pour savoir quand les gens ne pensaient pas un traitre mot de ce qu'ils disaient et il se rendait bien compte que ce n'était pas une alliée. Vraiment? La fixant d'un regard interrogateur. Rien n'est fait encore pour le moment, qui sait, votre candidat a toujours une chance de prendre la tête et ainsi, continuer à arranger les lois à votre bon gré.

Son directeur de campagne eut une légère moue, c'était vraiment le genre d'Alastair de rentrer dans le lard de ses interlocuteurs, surtout quand il ne les appréciait guère... il fallait espérer que cette femme ne soit pas trop susceptible et ne leur fasse une scène, ce n'était vraiment pas le moment.
Domhnall
Sphère Dirigeante
avatar

Messages : 45
Etat Civil : Marié
Pouvoirs : La Vérité
Revenir en haut Aller en bas
Lun 27 Mar 2017 - 18:07
Benvenuti all'Arena Mr.MacBeathag

Feat. Domhnall


Strega bifurqua une seconde sur le bras droit de MacBeathag. Elle jaugea l'individu dans son entièreté. Cela sembla suffire. La dame tira ses premières conclusions en silence. Un homme de pouvoir s'illustrait aussi dans le choix de son entourage. Césars avait fait les frais de ses erreurs par exemple. Il y avait aussi ceux que l'Histoire s'était dépéchée d'oublier.

Tout à fait.

Natalia n’eut qu'à fixer un employé pour que celui-ci accourt et tire la chaise libre devant l’Écossais. La femme s'accapara confortablement cette place. Assise en biais, ses longues jambes blanches collées l'une contre l'autre, alors que ses chevilles se croisaient à la base. Elle agita une main dans l'air. Un serveur s'approcha pour débarrasser la table et la dresser à nouveau. Il avait l'air intimidé et admiratif. La naïveté de la jeunesse le rendait presque maladroit. Strega attendit d'être seule avec le roux pour répondre à sa remarque.

Voyons, Lord, ne faisons pas comme si nous ne savions pas. Le peuple vous a choisi. Elle déplaça le cendrier pour qu'il soit à sa portée. Tout ironique que soit ce choix il est sans surprise.

Une volute de fumée s'échappa de la bouche de l'Italienne. Elle écarta la cigarette du visage de son interlocuteur. Les yeux gris s'attardèrent alors un instant sur le nœud de la cravate qu'il portait. Ils revirent ensuite étudier les lignes de son visage maintenant plus prés. Ils n'étaient pas de véritables inconnus. Nikolas et lui se rencontraient parfois aux moments des bals de charités, des divers vernissages. Tout ce qui faisait réagir la haute société Edembourgeoise.

Vous êtes le reflet de cette époque. Tout à fait dans l' « air du temps ».

L'expression, quoique consensuelle, était formulée comme une insulte. Strega était trop mûre et expérimentée pour s'attacher aux effets de mode. Elle avait regardé l’essor du XXI siècle sans illusion. La société contemporaine était sur le point de s'effondrer. Pareille à toutes les chutes, celle-ci connaissait des soubresauts nostalgiques. A présent, il fallait être beau, « engagé », avec une sexualité débridée, un goût pour la fête. Quand demain on admirerait les esthètes coupés du monde.

Vos discours ont un certain attrait pour le tout venant. Lampeduza marqua son « compliment » d'un sourire mesquin. La mise en œuvre me paraît d'ailleurs assez utopique !

Le rire ne se libéra pas. Mais, c'était inutile car il se lisait au fond des iris de la sorcière. Elle était embêtée de voir un « Saint Louis » sur le trône. Pour autant elle n’éprouvait pas de crainte véritable à l'encontre de ce petit sang bleu. Les incorruptibles ne duraient qu'un temps. Le temps que le peuple se rende compte du prix que leur coûterait un monde Juste.

Un autre serveur se présenta et sans un mot servit Madame Lampeduza d'un martini blanc, exactement comme sa défunte cousine. D'un geste véloce la femme se l'appropira et y trempa les lèvres. Le verre retrouva sa place sur la table. Natalia approcha nonchalament le cigarillo de sa bouche en reprenant sur le ton de l'évidence:

Vous allez avoir besoin de conseils Lord.
Strega
Sphère Artistique
avatar

Messages : 285
Etat Civil : Mariée au Duc Lampeduza
Pouvoirs : Inibition du gène x chez autrui
Revenir en haut Aller en bas
Sam 1 Avr 2017 - 17:19

STREGA

DOMHNALL

Benvenuti all'Arena Mr.MacBeathag
D'un regard, Alastair faisait comprendre à son directeur de campagne de prendre le large. S'il devait avoir une conversation avec la lady, autant qu'ils soient entre eux. Simplement pour qu'il puisse se permettre de dire ce qu'il avait à lui dire, sans qu'on vienne ensuite lui faire comprendre qu'il aurait mieux fait de se comporter autrement. Même si l'homme ne semblait pas d'accord, il termina par s'excuser auprès des deux, pour prétexter avoir des téléphones à faire. Bon quelque part, il devait commencer à suivre comment se passait le comptage des bulletins, voir ce qu'il se passait au niveau des statistiques, bref, il fallait suivre un peu l'élection du prochain président de l'arche.

Le regard sombre du politicien fixait sans ciller la dame face à lui, jugeant sa façon de se déplacer, de parler, de le regarder, de le jauger. A les voir ainsi, on pouvait imaginer deux félins prêts à se bouffer, mais qui, comme des gens civilisés, observait les forces de l'adversaire, avant de taper. Et qui sait, si l'un des deux grognait assez fort, les griffes resteraient rentrées.

- Vous semblez bien certaine de l'issue de ce vote. Reprenant une légère gorgée de son café. Avez-vous des dons de voyance? Presque moqueur. Lui ne vendait pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Il estimait que rien n'était joué, tant que tous les bulletins n'étaient pas comptés. Un tour de force de la part de l'un de ses adversaires pouvait toujours faire tomber les votes en sa défaveur. Ironique? Pourquoi ça?

Sans être plus curieux, il était prêt à entendre les pensées de son interlocutrice, tout simplement pour retourner ses arguments contre elle, quand elle le lui permettra. Et il n'en doutait pas, il trouverait le moyen. Dieu qu'il ne supportait pas ce genre d'air hautain de la part de cette caste de la population. Cette femme représentait tout ce qu'il combattait, quand bien même étaient-ils du même milieu social. Le simple fait qu'elle s'assoit sans qu'on l'y invite, le fit serrer un instant la mâchoire, mais il resta calme, courtois... aussi courtois qu'il savait l'être, quand il n'aimait pas les gens... autant dire que son directeur de campagne pouvait réellement craindre ce face à face.

- Au moins, l'un de nous sait encore avoir du goût. Lâcha-t-il avec le même ton. Et je n'ai guère de temps à perdre avec des gens comme vous, madame Lampeduza. D'une froideur extrême. Mes discours sont le reflet de ma pensée et rien n'est utopique quand on sait comment mener à bien ses promesses, chose que beaucoup de mes confrères ont oublié depuis longtemps.

Il leva la tête vers le serveur qui apportait le verre et lui tendit sa tasse de café vide, il avait assez bu pour le moment, attrapant la serviette, il s'essuya les lèvres et la barbe de façon efficace, d'un geste vif, mais reposa rapidement son bras droit sur la table, serrant légèrement le poing, il sentait une petite rigidité, qui n'était pas réellement une bonne nouvelle pour la suite de la conversation. Ces crises le rendaient encore moins aimable qu'à l'habitude.

- Et clairement pas les vôtres, madame. Fit-il pour couper net à la conversation. Son ton semblait vouloir lui dire de dégager, avant qu'il ne devienne désagréable.
Domhnall
Sphère Dirigeante
avatar

Messages : 45
Etat Civil : Marié
Pouvoirs : La Vérité
Revenir en haut Aller en bas
Dim 2 Avr 2017 - 18:44

Benvenuti all'Arena Mr.MacBeathag

Feat. Domhnall


La dame considéra son interlocuteur, le temps d'une rèflexion silencieuse. Au fond de son iris noire se devinait les signes d'une intélligence. Une intélligence qui se basait avant tout sur la parfaite connaissance des rouages de l'archipel. Strega était née bien avant que la planète implose. Elle serait encore là quand les os du comte auront été réduits en poussière. Aussi était-elle souvent lassée de voir les schémas se répéter sans cesse. Madame avait déjà vu de nombreux justicier s'éffrondrer au premier véritable combat.

Vous n'avez rien à voir avec les prolétaires qui ont voté pour vous.

L'ambiance se rafraichissa à la table. La politesse ne tenait plus qu'à un fil. Les nobles étaient à couteau tirés. Ils n'en viendraient pas aux poings. Ce n'était pas dans les manières d'une personne d'éducation. L'homme était trop persuadé de la puissance du mécanisme judiciaire. Natalia Lampeduza n'était pas affectée par les réactions de son vis-à-vis. Elle les écoutait, comme on écoute un bourdonnement agaçant, dont on aimerait bien se débarrasser. Une fois la répartie terminée elle sonda un court instant le visage de l'Ecossais et l'informa.

Édimbourg n'est pas faite pour ce que vous cherchez à faire.

Le verre moitié vide retrouva la table. La riche femme secoua nonchalament le baton de nicotine pour faire choir les cendres dans le réceptacle. Un sourire félin s'étira sur ses lèvres. Elle ouvrit la bouche pour réagir, mais intercepta la contraction musculaire sur les traits du politicien. Un éclat amusé trahit la conscience de la prodige, quant à la situation. Elle avait eu connaissance des mésaventures médicales de monsieur MacBeathag. Un point que Domhnall confirma sans avoir à dire un mot.

Vous ne tiendrez pas trois mois. Lui annonça-t-elle avec une condescendance amusée.

Heureusement le sac d'une sorcière regorgeait toujours de quelque magie. Une fois le sourire effacé la femme passa la main sous la table pour saisir son sac. Elle plongea la main à l'intérieure pour en tirer un boitié circulaire en argent. Il était finement cicelé et pesait le poids de sa valeur. Le contenant était de la conception même de la Sorcière. Les gélules rouges faites à base de plantes étaient un puissant analgégique naturel. Il y avait là de quoi soulager beaucoup de maux physiques. La noble déposa l'objet devant son adversaire. Un présent qui par son efficacité rappelait au nouveau duéliste la puissance de ses ennemis.

Croire au manichéeisme est une erreur Comte. Vous allez découvrir combien nous sommes tous dépendants les uns des autres. Espérons que ce ne soit pas au détriment des édimbourgeois. Les griffes invisibles de Strega semblaient soudain s'étirer sur la table.

Puis, l'intriguante brune écrasa la fin du cigarillo dans le cendrier. Elle attrapa son sac et se leva avec la souplesse d'une louve. Sous les atours d'une dame de cour se trouvait une reine meurtrière sous la main de laquelle des royaumes avaient tremblé. Fou serait celui qui ne prendrait pas ses paroles au sérieux.
Strega
Sphère Artistique
avatar

Messages : 285
Etat Civil : Mariée au Duc Lampeduza
Pouvoirs : Inibition du gène x chez autrui
Revenir en haut Aller en bas
Mer 5 Avr 2017 - 19:17

STREGA

DOMHNALL

Benvenuti all'Arena Mr.MacBeathag
Fallait-il vraiment qu'un candidat ait le profil des gens qui allaient voter pour lui? N'était-ce pas là toute la réussite d'un homme politique intelligent, qui arrivait à rallier suffisamment de monde derrière sa bannière, pour qu'enfin, les choses changent? Domhnall observait la dame face à lui, toujours d'un air plus ou moins neutre. Un simple sourcil était légèrement relevé. Comme si sa remarque l'amusait. Mais tout ce qu'il voyait, c'était la condescendance avec laquelle elle s'adressait à lui et tout le mépris qu'elle avait pour toute cette classe moyenne qui votait pour lui.

- Au moins, cela démontre qu'ils ont su voir au-delà d'une simple image, ils sont sans doute plus intelligent qu'on voudrait bien leur accorder, n'est-ce pas?

Moqueur? Peut-être un peu. Il détestait cette classe de noble qui se pensait au-dessus de tout. Alors si ces "prolétaires" pouvaient leur faire un gros doigt d'honneur, il était ravi d'être leur porte-drapeau. Quoi de mieux que de les faire grincer des dents? C'était son petit plaisir personnel. Bien entendu, ce n'était vraiment pas la raison première du pourquoi il s'était présenté. Son discours était réel et il avait pensé tous les mots du programme qu'il avait promis de suivre, s'il devait être élu aujourd'hui.

- C'est ce que vous pensez, madame. Nous verrons bien.

Alastair semblait être bien sûr de lui. Ce qui était le cas. Il savait parfaitement que rien ne serait facile, mais c'était un combattant, qui ne lâcherait rien, autant dire que les jours à suivre, risquaient bien d'être sportif. Mais c'était là tout le défi de la chose et il n'allait pas se dégonfler, son électorat pouvait ainsi compter pour lui. La douleur dans son bras n'allait vraiment pas aider au débat entre les deux nobles et cet air suffisant avait de quoi l'agacer profondément.

- Encore une fois, ce ne sont que vos croyances, vous verrez que vous pouvez vous tromper. Et plus souvent que vous ne le croyez. Lâcha-t-il d'un ton sec et cassant. Pourquoi voudrait-il devenir agréable? Surtout avec cette femme? Qu'il ne connaissait ni d'Eve, ni d'Adam d'ailleurs, autant la vieille duchesse était morte et enterrée - enfin - autant cette "jeunette", n'avait pas encore la réputation de celle dont elle voulait prendre la place.

Son attention se porta un instant sur le boitier posé devant lui. Il le repoussa de sa main valide, avec facilité, après tout, il avait cet avantage d'être ambidextre, chose qui lui permettait de parer ses paralysies soudaines. Le futur président n'acceptait aucun présent, surtout pas de gens comme elle. Qu'elle le comprenne. Les dernières paroles de son interlocutrice ne manquèrent pas de lui faire serrer les dents. Il se leva en même temps qu'elle, ce qu'on aurait pu croire pour une politesse, ce n'était pas vraiment le cas, il ne souhaitait simplement pas qu'elle se permette de le regarder de haut, comme elle le faisait depuis qu'elle avait squatté sa table.

- Sont-ce des menaces, madame Lampeduza? Autant jouer carte sur table, tout de suite.
Domhnall
Sphère Dirigeante
avatar

Messages : 45
Etat Civil : Marié
Pouvoirs : La Vérité
Revenir en haut Aller en bas
Mar 18 Avr 2017 - 19:48
Benvenuti all'Arena Mr.MacBeathag

Feat. Domhnall


Les clients des tables voisines avaient des regards furtifs en direction des belligérants. Ils se penchaient ensuite pour chuchoter à l'oreille de leur comparse. Un homme à la moustache proéminente réclama alors, l'un des carnet de l'établissement, à l'un des garçons de service. Il y inscrivit une missive de trois mots à peine. Le restaurant possédait un fax qui pouvait être mit à la disposition d'une certaine partie de la clientèle. Le jeune homme repartit avec le feuillet qui ne tarderait pas à atterrir sur le bureau du rédacteur en chef de l'Edinburgh post, le quotidien le plus diffusé dans la capitale et sur l'arche en général.

Il vous faudra le croire pour les 7 prochaines années.

Strega laissa l'homme exprimer ses hypothèses sans lui apporter de réponses quant à son opinion. Elle préférait le laisser faire les supputations, imaginer, ce qu'elle pouvait répondre. Ainsi, elle se faisait une idée sur le mode de réflexion du politicien. Face au silence l'être humain avait tendance à se dévoiler. Nikolas devait s'assurer que ce petit homme n'allait pas se mettre sur son chemin. Or, il paraissait un peu trop sur de lui pour être des prudents de ce monde.

Cela dépendra de vous.

Une fois debout, le Lord domina d'une poignées de centimètre la Duchesse. Mais, cette différence de taille n’amenuisait en rien la superbe de la Sorcière. Un sourire froid, voir machiavélique, se dessina sur son visage rajeunit. Le temps d'une inspiration le voile fût légèrement levé, dévoilant la profondeur d'une âme aussi noire que la nuit. De celle que la morale n'atteint pas. Strega n'avait aucune limite autre que celle de sa propre chair et de sa magie. Toute menace proférée était appliquée à la première occasion.

Je suis convaincue que monsieur Dunbar saura vous démontrer le bien fondé de ce conseil.

Il allait de soit que l'entourage de candidat si "prometteur" était étudié de prêt depuis quelques mois. A l'approche du résultat des élections Madame Lampeduza avait préparé ses armes. Car quelque soit le régime politique en vigueur sur ce bout de roche une seule et unique loi primait: œil pour œil dents pour dents.

Soudain, le visage de la louve se métamorphosa, tandis qu'une manifestation épidermique lui annonça l'arrivée de quelqu'un. Le frisson à la nuque s'acheva lorsque Vito Lampeduza quitta le seuil de la pièce, pour venir à l'encontre du futur président et de sa dame. Le peintre avait toute l'allure, d'un bel homme, à la quarantaine épanouie. Le charisme si particulier qui se dégageait de lui affectait les personnes présentes à différents degrés.

Le véritable cousin du Duc alla à sa rencontre pour lui faire une embrassade chaleureuse. Quant au directeur de campagne de monsieur MacBeathag il sembla momentanément plus détendu à l'approche de l'Italien. « Natalia » darda son regard sur ce dernier. Un infime éclat de malice passa entre eux puis la dame fit les présentations.

Vous arrivez à point nommé mon ami. Voyez le jeu du hasard m'a fait croiser monsieur MacBeathag. Vous n'êtes pas sans savoir que Lord MacBeathag est en bonne liste pour la présidentielle du Conseil. Monsieur MacBeathag sans doute aurait vous entendu parler du talent du Duc Vito Lampeduza. Des talents, ce prodige en avait de toutes sortes. Un fait connus de tous et qui rendait la rencontre tout à fait délicieuse.
Strega
Sphère Artistique
avatar

Messages : 285
Etat Civil : Mariée au Duc Lampeduza
Pouvoirs : Inibition du gène x chez autrui
Revenir en haut Aller en bas
Mar 2 Mai 2017 - 21:10


Quand Vito avait reçu le sms de son épouse pour qu'ils se retrouvent au repas, lui était déjà en ville depuis le petit matin. Des affaires, encore et toujours des affaires. Puisqu'il avait disparu quelques mois, il lui fallait maintenant montrer qu'il n'était pas mort, bien au contraire. Et à ceux qui lui posait la question, il répondait toujours la même chose, la chirurgie faisait maintenant des progrès incroyable. A voir sa tête, certains étaient tentés de le croire. Pour le reste, grâce à son don, les gens ne posaient pas plus de questions et le Duc était ainsi tranquille.

Il avait donc fait l'effort de terminer son rendez-vous plus tôt que prévu, pour rejoindre Nikolas au restaurant. Seulement pour le café, mais l'important était de pouvoir passer un moment ensemble. Ils retrouvaient tous deux, une complicité qu'ils avaient perdu et c'était au plus grand plaisir du peintre. Qui n'avait de cesse de découvrir cette nouvelle Strega. Et, finalement, il n'en était pas déçu. Il regrettait juste le fait qu'elle avait déjà pris pour nom d'emprunt le sien, Lampeduza, les obligeant ainsi à jouer au jeu des cousins, plutôt que des époux ou des nouveaux amants. Même si les mauvaises langues pouvaient dire que de toutes les façons, chez les nobles, on couchait ensemble sans y réfléchir plus loin, ce n'était pas une image que Vito souhaitait réellement voir collé à sa réputation. Alors il faisait en sorte de faire attention quand tous deux, étaient en public.

L'homme gratifia d'un sourire charmeur la tablée de dames qui l'avaient reconnu sans trop de problème, puisqu'elles étaient des connaissances à Nikolas et il prit sur lui de les saluer avec tranquillité, tout en demandant où son ép... sa cousine se trouvait. On lui fit comprendre que madame était allé à l'intérieur, il suivit donc le mouvement. Déjà pour saluer son vrai cousin et ensuite pour retrouver sa femme. Après une embrassade chaleureuse, le tenancier pointa du doigt la table où la sorcière s'était installée, elle semblait en pleine discussion avec un homme, qu'il connaissait et qu'il n'appréciait guère. Le futur Président de l'Arche était un homme bien trop intègre à son goût, dangereux pour ses affaires. Il ne faudrait pas trop qu'il vienne lui chercher des poux, où il finirait avec des chaussons en béton, à quelques mètres en dessous du niveau 0.

Mettant donc son plus beau masque, il s'approcha du duo, un sourire affable aux lèvres, pour les saluer. Se faisant d'abord connaître de la dame, il lui posa doucement une main sur le dos, plutôt familier mais sans trop montrer le lien qui pouvait les lier.


- Vous voici! Vos amies ont cru que vous vous étiez perdue en chemin. Avec un air taquin, avant qu'elle ne l'introduise auprès de l'autre noble. Ce dernier, au regard qu'il avait, ne semblait vraiment pas content, sans doute que Nikolas avait dû appuyer sur les sujets sensibles, comme elle savait si bien le faire. Monsieur MacBeathag, c'est un plaisir! Lui tendant une main franche. Pas de doute que son interlocuteur ne souhaitait guère la serrer, mais pas de chance pour lui, son don le rendait sympathique, quoi que soit ses pensées sur sa personne en général. Je ne doute pas de votre réussite. J'espère ne pas arriver au mauvais moment? D'un air on ne peut plus innocent.

En plus d'avoir des talents de peintre, il en avait quelques-uns de comédien, un homme polyvalent!
Beleth
Sphère Artistique
avatar

Messages : 127
Etat Civil : Marié à Strega
Pouvoirs : Charme surnaturel, télépathe
Revenir en haut Aller en bas
Mar 2 Mai 2017 - 21:43

STREGA

BELETH

DOMHNALL

Benvenuti all'Arena Mr.MacBeathag
Le peu de considération que cette femme pouvait avoir pour le peuple le dégoutait passablement. C'était bien contre des gens comme elle qu'il se battait. Et qu'importe qu'ils fassent tout deux parti de la même "caste". Il ne supportait pas ces gens-là. Il fallait bien dire qu'elle pouvait lui faire penser, sous certains attraits, à sa sœur, ce qui ne permettait pas de le mettre dans le meilleur des états pour leur face à face. La fixant de son regard sombre, il ne sourcilla pas une seule seconde.

- Pourquoi le croire, quand je sais que j'ai raison?
Fit-il d'un ton plein d'assurance. Quelque part et même s'il le cachait le plus souvent, Domhnall était un sacré... utopiste? Il savait pourtant que si l'on donnait les bonnes armes aux "petites gens", à ce peuple écossais, ce dernier saurait se montrer digne et fort. Il fallait juste lui faire confiance et lui montrer qu'en échange, il pouvait aussi faire confiance à ceux qu'il avait élus. Voilà pourquoi cet homme allait se battre contre toutes les formes de corruption qui gangrénait l'arche Edimbourgeoise.

Il ne pouvait pas sauver le monde et ce n'était pas son but non plus, mais faire le ménage chez lui, pourrait peut-être, à moyen terme, donner des idées à ses confrères et qui sait... les autres oseraient à leur tour, mettre la main à la pâte et arrêter de ne bosser que pour leur nombril. Oui, c'était beau de rêver... de quoi faire écrire des pages et des pages à son cher et tendre, s'il décidait de le psychanalyser. Bon... c'était déjà fait, bien sûr.

Qu'elle se permette de parler d'Erend ne rendit pas le Lord plus sympathique, bien au contraire, c'était comme si la pièce venait de perdre quelques degrés. Une chose était certaine, on ne touchait pas à son compagnon. Les menaces étaient prises très au sérieux. Même si elle n'avait rien dit de tel, le simple fait qu'elle ose prononcer son nom, allumait toutes les alarmes chez MacBeathag et il ne lui ferait pas le plaisir de la laisser aller au bout de ses plans.

- Il n'a pas besoin que vous soyez sa porte-parole... d'un ton plutôt sombre. Heureusement pour tout le monde, le Duc Lampeduza fit son apparition dans la pièce. Ce qui obligea les félins à ranger leurs griffes, pour le moment en tous les cas.

Domhnall l'observa, surpris, comme beaucoup, de le voir aussi jeune. Il avait entendu des rumeurs mais n'y avait guère cru. Voir finalement cet homme face à lui, avec 40 ans de moins, était... surprenant. Pourtant, la surprise ne devait pas faire oublier au futur président, qui était cet homme. Qu'importe qu'on le présente comme un peintre, doué, il savait que les affaires dans lesquelles trempait Lampeduza n’étaient pas aussi lumineuses que ses tableaux. Pourtant, il n'arrivait pas à le trouver désagréable, même si au fond, il ne l'aimait pas. Quand ce dernier tendit la main, il prit quelques secondes pour l'observer, avant de la prendre - à contre cœur, mais se sentant obligé - pour lui rendre une poignée franche. Démonstration de son honnêteté, ce qui n'était guère le cas de son interlocuteur.

Heureusement pour lui, ses muscles avaient décidés de répondre à nouveau aux commandes de son cerveau.

- Monsieur le Duc. Oui ils se croisaient parfois à des galas. Vous semblez en pleine forme... d'un ton quelque peu cynique, après tout, il doutait que ce rajeunissement soit si naturel que cela, mais quand ce dernier s'enquit de savoir s'il dérangeait. Nous en avions fini...

Son directeur de campagne s'approcha dans son dos, il ne quitta pas des yeux le couple de sicilien.

- Madame, monsieur...
les saluant d'un simple mouvement de la tête, il attrapa son manteau pour le passer, alors qu'il croisait le regard de son homme. Ce dernier semblait silencieusement demander si tout allait bien. Petit mouvement de la tête, ce n'était pas encore le temps d'ouvrir plus publiquement les hostilités.
Domhnall
Sphère Dirigeante
avatar

Messages : 45
Etat Civil : Marié
Pouvoirs : La Vérité
Revenir en haut Aller en bas
Lun 15 Mai 2017 - 15:12
Benvenuti all'Arena Mr.MacBeathag

Feat. Domhnall & Beleth


Strega conserva un air impassible. il fallut la connaître intimement pour s'apercevoir de sa joie vicieuse. Il n'avait pas fallu plus que cette conversation pour lui indiquer la façon d'opérer. Monsieur MacBeathag avait quelques difficultés à cacher son humeur. Cnossos savait maintenant quel était le talon d'Achille de l’idéaliste. Il pouvait donc partir sans autre nécessité. Le combat qui les opposerait devrait attendre, en encore quelques heures, avant de réellement commencer.

Face au tandem le noble n'avait guère plus de chances. Les Lampeduza avaient retrouvé une sorte d’harmonie. Les sentiments qui les avaient liés naguère étaient ravivés. La passion qui en résultait était aussi folle que secrète. Ces transports n’étaient pas non plus sans conséquence sur l’Immortelle. Nikolas avait gagné en force, tant physiquement, que moralement. elle était plus déterminée, plus vindicative. Les menaces qui planaient au-dessus de ses épaules n'étaient que pacotilles face. Elle adressa un sourire félin au Duc.

Ce fut, l'homme qui entrait en scène, qui permit à la Duchesse d'observer un spectacle divertissant. Nikolas pouvait sentir et voir combien "Domhnall" était contraint par le pouvoir de l'Italien. Elle riait intérieurement de voir ce petit fanfaron réduit en marionnette. Cela ne la rendait que plus impatiente de le regarder patiner.

J'en ai fini en effet. Déclara la femme en regardant l'écossais battre en retraite. Au revoir Lord MacBeathag.

Le patronyme avait été dit avec une attention très claire de parachever la victoire du Cobra.

Le politicien parti, la salle reprit une animation ordinaire. Les gens se remirent à causer politique en toute liberté. Ils ignoraient que les dés étaient pipés. Les élections étaient une petite mascarade démocratique. Le Conseil avait déjà choisi son gagnant. Il en avait informé l’Ordre sans même le savoir. La Duchesse pouvait donc tirer sur les ficelles dés à présent. Puisqu'elle ignorait encore les ravages qu'un petit journaliste était en train de créer en rédigeant son frauduleux article à son sujet.

Hum. Cela fait longtemps que nous n'avons pas vu Lady Andrews. Un nom qui provoqua le sourire de la Sorcière.

Nikolas songea vaguement à cette nièce sur laquelle Pelletier faisait une enquête. Cependant, la présence de Vito Lampeduza écarta naturellement son esprit de de son homme demain. Ils échangèrent un regard. Il était clair à présent, qu'ils avaient de quoi rendre le nouveau jeu politique encore plus divertissant. Même si ce n'était la sphère dans laquelle ils avaient le plus d'influence. Strega approcha et passa son bras à celui du peintre.

Pensez-vous pouvoir finir vos toiles pour le mois prochain ? Un vernissage, voilà qui serait parfait, pour poursuivre leurs petites intrigues.

Le cousin les salua alors qu'ils prenaient le chemin de la sortie. Quant aux partisanes de Natalia Lampeduza, elles finiraient seules ce déjeuner. Madame n'avait clairement pas l'intention de revenir feindre un intérêt, pour les jérémiades revendicatrices d'une jeunesse fatiguée. Aussi la sicilienne quittait le restaurant en bonne compagnie, imaginant une agréable façon de partager cet après-midi.
Strega
Sphère Artistique
avatar

Messages : 285
Etat Civil : Mariée au Duc Lampeduza
Pouvoirs : Inibition du gène x chez autrui
Revenir en haut Aller en bas
Sam 27 Mai 2017 - 19:47
Lampeduza était bien loin d'être un idiot, il voyait à quel point cela coûtait au futur président de devoir simplement lui serrer la main. Ainsi que de devoir être vu en sa présence. Ce qui l'amusait, bien entendu. Il avait toujours apprécié mettre mal à l'aise ces grands de la politique, de la justice et de la loi en général. Il connaissait le programme de cet homme en particulier et son honnêteté si proche du fanatisme, ne donnait guère une bonne réputation à ce monsieur, chez ceux qu'il devrait apprendre à avoir comme amis. Même s'ils étaient des criminels. Enfin bon, ils auraient sans doute l'occasion d'en reparler, un jour ou l'autre. Pour le moment, c'était son épouse qui semblait réellement importuné l'homme politique. Ce qui n'avait rien d'étonnant, Strega avait toujours voulu montrer à ces gens qu'elle était la plus forte.

- Je suis en pleine forme, en effet, vous êtes observateur! Avec emphase. Se moquait-il de lui ? Sans doute un peu.

En tous les cas, le duc arrivait au bon moment. Les deux interlocuteurs terminaient donc leur petit face-à-face. Ou alors, c'était MacBeathag qui y mettait fin. A choix. Sa compagne ne semblait pas plus dérangée que cela. Le couple de noble se détourna donc du politicien.


- C'est vrai, nous pourrions l'inviter à notre prochaine soirée. Fit-il en substance. Il avait toujours trouvé fascinant sa façon de penser. Tout était plus que chaotique avec cette femme. Mais c'était là tout l'intérêt de la croiser. Et vu la haine viscéral qu'ils se portaient dans cette fratrie, il y avait de quoi créer encore quelques drames en plus, qui pouvaient - avec un peu de chance - déstabiliser le futur Président, donnant plus de poids aux organisations criminelles, qui risquaient quand même d'être mise à mal face à un chevalier blanc pareil.

Le bras sous le sien, le fit revenir à la réalité et il eut un petit sourire pour Nikolas.


- Sans doute oui. Voulez-vous lancer les invitations pour ce fameux vernissage dont vous me parler depuis quelques temps? Il n'avait pas oublié les conversations poste changement de corps et rajeunissement.

Il faudrait aussi à Vito prendre le temps de discuter avec son épouse de sa rencontre avec Sveda. Mais il estimait que ce n'était pas encore le moment pour cela. Madame semblait vouloir passer une après-midi agréable en sa compagnie. Il n'allait clairement pas lui offrir une quelconque désillusion à ce niveau.

C'est ainsi que le couple Lampeduza sorti du restaurant, pour profiter pleinement de cet après-midi qui s'offrait à eux. Comme les conquérants qu'ils savaient très bien être.




Beleth
Sphère Artistique
avatar

Messages : 127
Etat Civil : Marié à Strega
Pouvoirs : Charme surnaturel, télépathe
Revenir en haut Aller en bas
Sam 27 Mai 2017 - 21:48

STREGA

BELETH

EREND

DOMHNALL

Benvenuti all'Arena Mr.MacBeathag
Alastair n'était pas vraiment connu pour savoir ou en tous les cas, vouloir, cacher le ressenti qu'il avait face à certaines personnes, surtout quand cela touchait des gens comme ce couple de noble. Qu'il ne pouvait clairement pas supporter. Leur façon de faire, de penser, ne lui convenait pas. Il le montrait et il serait présent pour leur mettre des bâtons dans les roues, s'il était élu. La duchesse semblait penser que les jeux étaient déjà faits. Lui, ne vendrait pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Il préférait d'abord en être certains.

Pour le moment, son but était de partir d'ici au plus vite. Il était venu prendre son repas dans ce restaurant pour être tranquille, surtout pas pour devoir converser avec des gens dont il ne voulait rien savoir. Certes, c'était raté, heureusement, les résultats allaient tombés, une excuse comme une autre pour mettre un terme à cette mascarade. Oui, il savait qu'une fois Président, il lui faudrait faire plus d'effort, pour le moment, il ne leur devait rien... mis à part ce serrage de main avec le mafieux qui ne lui plut que très peu. Mais comment aurait-ce pu être autrement?

Domhnall ne préféra rien relever et partir de son côté, avant d'exploser. Son bras droit s'approcha alors pour savoir ce qu'il en était, il lui fit comprendre que tout allait bien, mais suivi d'un regard noir le couple qui sortait du restaurant alors qu'on lui ouvrait la porte de sa propre voiture. Une fois installé à l'intérieur, son téléphone sonna... encore... franchement si c'était sa sœur qui insistait, elle risquait de se faire recevoir en bon et due forme. Mais le nom qui s'afficha à l'écran le fit s'adoucir un peu.

- Oui Erend?
- Bravo, monsieur le Président. D'une voix taquine et affectueuse.
- Hum?
- Oh, je fais donc le travail de Doug? Il est pas à la page ton chef de cabinet. T'es élu Gareth. C'est fait.
- Merci.
- Cache ta joie surtout.
- ... je t'expliquerai. Je suis content.
- Je vous rejoins au QG.
- Ok, à toute.
- Des bisous! Amusé.
- C'est ça.

Il raccrocha alors, se frottant lentement la barbe.

- Monsieur?
- De combien?
- 67%
- C'est un bon score.
- En effet.

Son regard accrocha encore une fois le couple d'italien.

- Mettez Lampeduza sous surveillance, je veux savoir ce qu'il cache derrière ses peintures.
- Ce sera fait.
- Erend nous attend au QG.
- On y file déjà.
- Bien.

Et la voiture disparu dans la circulation. Maintenant qu'il était élu, le Président MacBeathag avait du pain sur la planche... et pas qu'un peu.

Domhnall
Sphère Dirigeante
avatar

Messages : 45
Etat Civil : Marié
Pouvoirs : La Vérité
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Arche :: Édimbourg :: Old Town :: Autres lieux-