Il ritorno del giovane pittore / Beleth

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Dim 29 Jan 2017 - 14:42
Il ritorno del giovane pittore

Feat. Beleth




Cousine Natalia Lampeduza


Strega s'écarta de la fenêtre, de laquelle elle contemplait le jardin endormi, sous une neige de deux jours. L'heure était à la leçon pour Nikiya. Mais, Nikolas, ou Natalia, n'avait aucune disposition pour jouer les précepteurs. Elle peinait à contenir la nervosité qui l'avait prise en otage depuis le petit matin. La concentration lui manquait cruellement. Elle se sentait irascible et impatiente. Maurice était parti, pour la ville, depuis une heure. Vers l'homme que la Sorcière espérait revoir. Vito revenait à Édimbourg.

Un homme en costume gris s’arrêta au centre de l’aérodrome privé. Il devait avoir autour de la cinquantaine, cheveux grisonnants, mâchoire mince, regard d’aigle. Un petit renflement au niveau de sa taille trahissait la présence d’une arme de poing. Un calibre 10, à balles à noyau en acier semi-chemisé, capable de transpercer le gilet pare-balles d’un agent de Scoland Yard. Il portait sur la foule un regard professionnel, capable de discerner la plus petite anomalie. Il s’avança à l’encontre de deux individus qui venaient de descendre d’un appareil de vol privé.

Un petit homme au teint olivâtre et au style soigné et ce qui paraissait être son homme de main, un militaire massif aux épaules carrées. La situation était plus incongru que ne l'indiquait le calme du trio. Le premier homme n'était autre que le Duc Vito Lampeduza, responsable du Duchet du même nom, peintre émérite, veuf de la belle et glaciale Nikolas Lampeduza. Pourtant ses quatre-vingt dix ans n'étaient plus, un demi-siècle c'était effacé de ses traits. Une mystification qui laissait l'employé de marbre malgré sa part d'iréelle.

Le Français, mécanique, s’arrêta à un mètre du duo pour les saluer en silence. Le premier contact depuis deux mois. Maurice Pelletier n’était pas un homme loquace par nature. Le métier qu’il exerçait depuis prés de vingt ans lui avait donné un certain goût pour le silence. Il escorta les voyageurs, jusqu’à un véhicule personnel, aux vitres blindés. Il se chargea lui-même de mettre les bagages au coffre, avant de prendre place face au volant.La voiture, fila à une allure régulière, quitta la périphérie de la capitale écossaise.

Une enveloppe de lin blanc se trouvait sur la banquette en cuire noir. Une écriture enlevée élégante indiquait "Vito" sur son dos. Une lettre lui étant adressée se trouvait à l'intérieure. Elle était courte. Telle qu'aimait à en faire l'auteure. La dame du Sicilien s'était donc tenue en retrait pour le retour de son aimé. La pudeur n'était pas à la base de cette discretion intime. Jamais Madame ne s'était montrée pudique avec Monsieur. L'acceptation, avait conduit ce geste d'ouverture, bien rare pour Cnossos.

Vito,

Maurice a pour ordre de vous conduire où vous le désirez.
Je vous attendrez. Le temps qu'il faut.

A vous.
N.


Le Français attendit que le Duc relève les yeux. Il l'observa depuis le rétroviseur.

Où Monsieur veut-il être conduit ?
Strega
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Mer 1 Fév 2017 - 11:39

Les deux mois qui venaient de s'écouler, n'avaient pas passés aussi vite qu'on aurait pu le croire. Pas pour Vito en tous les cas. Car ce qu'il avait vécu entre les murs du scientifique, n'avait clairement pas été des plus agréables. Avoir la jeunesse éternelle, quand on n’était pas un immortel, demandait des sacrifices, des douleurs difficiles à retranscrire, il se demandait comment il avait réussi à survivre. Mais il était là, à respirer encore, à voir, à ressentir des sensations oubliées. Il avait bien gagné 40 ans et ce n'était pas rien!

Se frottant la barbe alors qu'il observait l'arche d'Edimbourg qui apparaissait au lien, il sentait une certaine excitation à enfin être de retour. Finalement, ce qu'il vivait, valait toutes les souffrances accumulées. Sur son corps, quelques traces resteraient à jamais, mais il s'en moquait. L'important était encore d'être là. Il avait l'impression que vraiment, une nouvelle vie s'offrait à lui. Il avait plein de chose à faire, à peindre, à dire. Son inspiration était revenue encore plus forte. Il n'y avait donc que du positif à tout cela?

Vito avait fait en sorte de couper le contact avec Nikolas, pour la simple et bonne raison qu'il ne souhaitait pas qu'elle se mêle trop de ce qu'il pouvait vivre et il avait eu besoin de ce temps, pour faire son deuil, pour accepter que la femme qu'il allait retrouver aujourd'hui, ne serait plus totalement celle qu'il avait connu. En tous les cas, d'apparence, en profondeur, peut-être n'avait-elle pas tant changé que cela. Il lui avait juste fallu le temps de l'accepter, voilà tout. Il savait que Luke avait dû, parfois, lui dire qu'il n'était pas mort, mais c'était bien toutes les informations qui filtraient de l'arche américaine.

Descendant de l'aéronef, le duc remis son veston d'un geste sûr. Il prit une grande respiration, un sourire satisfait sur les lèvres.


- Luke, je pense que nous allons faire de grandes choses. D'un ton assuré, son regard perçant reconnaissant rapidement Maurice, qui était venu les chercher.

Il s'en approcha donc, toujours sourire, le saluant plus chaleureusement que sa femme ne le ferait, puis monta dans la voiture qui l'attendait. Il attrapa la lettre qui était posée à ses côtés. La lisant avec attention.

- Amenez-moi voir Madame, Maurice. Il est temps.

Plus que temps même. La séparation avait assez durée. Il était temps que le couple se retrouve et se redécouvre, bien entendu. Les choses seraient sans doute un peu différentes, mais Lampeduza, était suffisamment confiant, pour se dire que tout irait bien. Ensuite, il se mettrait au courant des dernières nouvelles. Mais sa femme était sa priorité, comme elle l'avait toujours été.
Beleth
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Lun 6 Fév 2017 - 16:38
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Feat. Beleth


Brown hocha du chef. Il sentait la joie du Patron de revenir au bercail. Il lui rendit un sourire, encore un peu déstabilisé par ce rajeunissement extraordinaire. Bien entendu, comme les autres, il avait espéré que ça marche. Voir le résultat était quand même d'un autre accabit. Ils revenaient en vainqueurs ! Luke n'était d'ailleurs pas mécontent de revenir en Ecosse. Il comptait profiter, des quelques prochains jours de congés accordés, pour s'amuser.

De très grandes Monsieur ! Sac jeté par dessus l'épaule, Luke suivit le Duc dans le hall.

A la franchise du noble le Français eu un furtif sourire. Il était moins expressif que son confrère Américain mais n'en pensait pas moins. Il était content de savoir les deux hommes de retour et en bonne santé. D'autant que la Villa manquait d'homme depuis l'installation des deux amies de Madame. Maurice était également content que monsieur revienne en forme et disposé à s'occuper de sa “cousine”. Il était temps que l'équilibre revienne.

Bien Monsieur. La voiture s'extraya vite du périphérique pour retrouver les voies externes.

A bonne allure presque une heure séparait le centre-ville à la propriété des Lampeduza. Maurice Pelletier laissa la radio écossaise sous silence connaissant le goût de leur employeur pour la tranquillité. Les nouvelles de l'arche arriveraient bien assez rapidement à ses oreilles aiguisées. Brown ne fut cependant pas aussi avare en paroles. Il réclama une mise à jour, concernant la vie du service, sachant que le Sicilien n'en serait pas gêné. La vie dans la demeure était régulièrement le fait de rebondissements à la limite du romanesque. Ainsi à demi-mots Pelletier leur apprit comment la petite Julia était sous le charme d'Evrett le jardinier.

A leur arrivée, dans la cour, les employés étaient là pour les accueillir. Luke descendit de voiture pour aller ouvrir la portière au Duc, pour renforcer le côté princier de la chose. Il adressa un sourire taquin, à son employeur, avant de se mettre en retrait. La quelques trentaine d'employé affichait une joie teintée de soulagement, au retour du peintre. Les plus jeunes des filles du service échangèrent même des murmures impressionnés, devant son allure plus que séduisante. La plus anciennes des cuisinières fendille la foule pour aller enlacer l'homme en lui promettant un festin. Ce qui ne manqua pas de provoquer un bon fou rire général.

Au milieu de l'agitation une silhouette était immobile. Une femme dont se dégageait un étrange charisme. Elle était élégante, comme seuls le permettent l'assurance et la richesse. Elle s'était faite plus belle que d'ordinaire pour saluer le retour du maître des lieux. Sous une façade plutôt calme et patiente, se contenait une joie profonde. Chaque jour, de ces deux mois, avaient été fait d'appréhension et d'espoir. Strega ne s'était pas permit de soulagement avant cet instant précis. Vito était bel et bien en vie, ici. Il avait contré le Destin.

Vous avez réussi. Souffla-t-elle avec un respect plein de fierté.

La force, de son nouveau corps, avait d'abord redonné de la confiance en l'avenir à la Sorcière. Le la présence de l'artiste sous ses yeux, rappelait à ce vieux coeur avec quel force ils s'étaient aimé. Mais aussi avec quel force ils s'aimaient encore, même si différemment peut-être. Et soudain un sourire se dessina sur le visage de Nikolas. La jeunesse et la passion retrouvaient leur chemin dans la vieille âme. Lentement, précautionneusement, une vague s'agitait, pour effacer les ombres du passé. La duchesse tendit alors une main et effleura la barbe noire du bel italien. Son sourire se teinta d'une sorte d'émerveillement mystique.

Nous avons tout le temps à présent. Nikolas s'avança pour embrasser le coin des lèvres de son vieil amant, complice, intime.

Autour d'eux le service s'agitait tandis qu'une musique festive résonnait dans le jardin. Madame, avait fait de ce jour, un jour de paix et de grâce. Personne ne travaillerait avant le lendemain. Chacun était libre de son temps. A commencé par ce qui leur était revenu. Brown partait déjà à la conquête d'une bière tandis que Maurice allait retrouvé sa chambre. Nikolas attrapa la main de Vito la plus proche, pour leur trouver un endroit tranquille, où ils pourraient se retrouver.
Strega
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Ven 17 Fév 2017 - 21:53
Oh oui, Vito était heureux d'être de retour. Finalement, c'était une bonne chose que Viktor ait réussi ses expériences. Quoi de mieux que de rentrer, en sachant que tout s'ouvrait à nouveau à lui? Que ce soit les affaires, l'inspiration, voir même les femmes! Quoique... peut-être qu'avec cette nouvelle chance, le couple Lampeduza changera... que l'homme serait moins un chasseur et resterait plus fidèle à son épouse. Mais ça... personne ne pouvait le parier. Ce fût avec un sourire franc qu'il accueilli la remarque de son garde du corps, oh oui, Luke avait raison, ils feront de grandes choses.

L'homme était finalement pressé de rentrer chez lui. Voilà trop longtemps qu'il en était loin. Plus long que les deux mois qu'il venait de passé à New York pour ce rajeunissement presque miraculeux. Après tout, l'eau dans le gaz de son couple, ne datait pas d'hier. Au fond, il espérait que ces changements, autant chez son épouse, que chez lui, ramènerait un peu de paix, entre eux. Il avait écouté d'une oreille les questions de Luke et les réponses de Maurice, presque amusé des petites histoires qui se déroulaient chez leur personnel. Si madame n'appréciait guère que le personnel fricote, lui, n'y voyait pas d'inconvénient. A ses yeux, cela démontrait que finalement, ils se trouvaient bien à leur service. Et puis... ça pouvait toujours servir.

La maison se voyait enfin au loin, le Duc sentit une sorte de petite excitation au creux du ventre, les retrouvailles seraient déterminantes. Même si les messages que lui avait envoyé son épouse, montrait qu'elle voulait quand même le revoir. Il ne fût pas étonné de voir qu'une haie d'honneur l'attendait devant les portes du manoir. Il laissa son homme de main lui ouvrir la porte, et en sortit avec un sourire de prince, comme il savait si bien en avoir. Une petite tape amicale marqua l'épaule de celui qui l'avait suivi sur l'arche américaine, avant qu'il ne salue le reste des employés, sourire et serrage de main à la clé. Après tout, il était important de se faire apprécier de ses employés. D'ailleurs, Vito accueilli dans un rire la cuisinière qui vint la serrer dans ses bras, faisant de même, avant de lui déposer un baiser bienveillant sur le front. Tout en répondant qu'il ne doutait pas une seule seconde qu'elle saurait les gaver.

Si le peintre avait pris le temps de saluer les employés, voir même d'en charmer quelques-unes, son regard termina par se porter sur la maîtresse de maison. Bien que ce ne soit plus la Nikolas qu'il eut connu, le charme que cette nouvelle enveloppe dégageait, le marqua bien rapidement. S'il n'y avait pas prêté attention quand elle avait fait son échange, trop prit par le fait qu'il avait bel et bien perdu son épouse. Au jour d'aujourd'hui, tout avait changé. Vito pouvait réellement apprécier le choix de son épouse, oui, elle lui plaisait, encore. Il s'approcha lentement d'elle, lui prit doucement une main, pour y déposer un baiser, gentleman.


- Ma dame. Avec un sourire, charmant, toujours. Son regard se plantant dans le sien. Il était important que je vous revienne. Faisant alors référence à l'un des messages qu'elle lui avait envoyé.

Lampeduza laissa sa compagne le toucher, il y avait quelque chose dans ce geste qui lui fit du bien. Son regard ne la quitta pas une seule seconde. Ce sourire qu'elle lui offrit, ne manqua pas de faire pétiller son regard. Caressant doucement son bras, il hocha un instant de la tête.


- Et nous en avons à rattraper.

Son attention fût un instant attirée par les festivités qui étaient en train de se mettre en route. Décidément, le personnel était gâté. Il revint alors sur son épouse, quand cette dernière attrapa sa main, pour l'amener un peu plus loin, qu'ils soient seuls, ce qui n'était pas une mauvaise idée.

- Ce corps vous va bien, Nikolas. L'arrêtant dans leur marche, pour l'attirer plus proche de lui. Me pardonnerez-vous de vous avoir quitté ainsi? Il savait bien qu'il ne lui avait laissé aucun choix, qu'il avait fui comme un voleur. Mais je voulais vous revenir changé, moi aussi. Ou jamais. C'était sans doute brut, mais c'était ce qui l'avait motivé. Et il n'avait pas pour habitude de mentir à cette femme qui partageait sa vie, en tous les cas pas sur des points aussi importants.
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Mar 21 Fév 2017 - 13:06

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Les Maîtres s'écartaient du centre de l'activité. Ils furent suivis du regard par leur garde du corps Américain. Luke Brown était attentif. Il surveillait l'évolution du couple de prés. Une main ne tarda pas à l'attraper pour l'attirer vers les musiciens. Un rire tonna sous le ciel gris. Plus loin, Nikolas ralentit et s'arrêta sous la demande de Vito. Elle conservait quelques centimètres de plus que lui. Elle porta l'oreille pour écouter ce qui ressemblait à des excuses.

La proximité -nouvelle- qui leur été imposée par la situation la déstabilisait un peu. La brise transporta le parfum du Duc aux narines féminines. La Sorcière redécouvrait des réactions sensitives. Elle fut surprise, par l'émotion que lui procura la mélodie de cette voix, qui lui parlait avec patience et respect. Elle devait faire face à se retour également.

Sans même un adieux. Le visage de Strega exprima le reproche sous-jacent. Vous êtes-vous seulement imaginé ce que cela fait ?

La dureté de ce ton indiqua à quel point la séparation avait perturbée Nikolas. Elle avait été prise de court. Or elle détestait ne pas avoir le contrôle sur ce qui se passait. Le Peintre avait décidé pour deux. Il avait agit en homme de bon sens. Mais, si la dame avait été fâchée, c'était surtout parce qu’elle trouvait cette réaction plus commode à la peur. La peur de perdre Vito trop vite l'avait toujours mise devant sa propre faiblesse.

J'ai crus vous perdre. Gronda-t-elle tout bas.

La main gauche remonta lentement caresser le bras du Sicilien. Elle retrouvait un bras plus fort. Une force qui la rassura inconsciemment. Beleth était de nouveau fort. Il ne craignait plus rien. Nikolas s'adoucit. Elle prit le temps de suivre chaque ligne du visage de son vieil amant. Elle y chercha le moindre changement. La plus infime transformation qui eu pu lui indiquer la nature de l'opération. Elle posa de nouveau une main sur sa joue barbue. Un doigt suivit la courbe de sa machoir. Elle se rapprocha lentement et sentit la chaleur de l'artiste à travers ces vêtements.

Vous êtes...

Beaux disaient les yeux clairs de Madame. Elle voulait voir le corps au complet. Viktor n'était pas un mauvais scientifique. Néanmoins, l'Immortelle n'avait pas perdu sa part de paranoïa. Elle serait totalement apaisée lorsqu'elle saurait enfin si son compagnon subirait des effets secondaires. Elle lui fit tourner la tête sur le côté, regarda sa carotide puis sa nuque. La nature du touché changea sensiblement sur la fin, alors qu'elle se souvenait de tous les baisers déposés à cet endroit.

Vos organes ? Strega baissa les yeux pour trouver chercher la zone du foie. Elle passa une main sous le veston pour le palper. Puis, elle pressa. Rentrons.

A l'est un passage permettait d'entrer dans la villa par les jardins. Ils n'eurent qu'à tirer sur la porte coulissante. L'ouverture donnait sur l'un des petit-salons. La pièce avait visiblement été préparée pour le retour du noble. Elle était propre, rangée, agencée pour le confort. Sur l'une des tables basses se trouvait un plateau d'argent plein des victuailles favorites de l'homme. Nikolas s'avança vers sofa le plus proche. Elle demeura pourtant debout, pour passer dans le dos de son complice et l'aida à faire glisser sa veste, le long de ses épaules. Elle déposa le veston sur le dos d'un fauteuil. Et ensuite profita de sa positon pour palper le dos du miraculé. Une fois l'examen de cette partie terminée la Sorcière caressa le dos.

Avez-vous un traitement à suivre ?
Strega
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Jeu 6 Avr 2017 - 17:55
Cette conversation devait avoir lieu rapidement. Les excuses, le pardon, si elle le lui donnait. Il était important qu'ils puissent passer à autre chose. Recommencer. Se redécouvrir, en profiter. Voilà pourquoi Vito entrait dans le vif du sujet aussi rapidement et il le voyait à l'air de sa compagne, sa démarche ne lui avait pas vraiment plu. Certes, ce n'était plus le visage de Nikolas qu'il connaissait, pourtant, il entrevoyait une petite moue qu'elle avait souvent et ce regard... au fond, elle n'avait presque pas changé. Il lui prit doucement une main, pour la caresser tranquillement, comme s'il cherchait vraiment à se faire pardonner.

- Je suis désolé Nikolas... je n'étais pas en état. L'observant, admirant ses nouveaux traits, cherchant les similitudes. Je me doute que ça n'a pas été facile pour vous. Caressant sa joue. Je saurai me faire pardonner. Il avait compris à son ton, qu'elle n'avait vraiment pas aimé ce qu'il s'était permis de faire. Y voyait-il de la peur de sa part? Totalement, il aurait sans doute été dans le même état. Il ne pouvait que comprendre son épouse. Et je suis là, devant vous, bien vivant. Et rajeunit. D'un sourire charmeur, alors qu'il lui embrassait la main tendrement, l'autre venant tranquillement se poser sur sa hanche pour l'attirer plus proche de lui.

Monsieur Lampeduza avait quelques connaissances des points faibles de sa compagne, le fait qu'elle aussi ait retrouvé une deuxième jeunesse, il se disait qu'ils pourraient, avec un peu de chance, se retrouver complètement. Voilà pourquoi il se permettait de la toucher ainsi. Sans compter qu'il avait envie de connaître cette nouvelle enveloppe. Son nez respirait lentement sa peau, pour découvrir sa fragrance, un peu changée. Même si le parfum était toujours le même.

Puis ce fût sa compagne qui décida de redécouvrir son corps, le tâtant, le touchant, cherchant à trouver les différences, ce que Viktor aurait pu changer sur lui, mais le scientifique n'en avait rien fait. Ou presque, les petites cicatrices qui marquaient son corps, étaient bien cachées. L'une d'entre elle se trouvait derrière son oreille, à la base. Ce n'était qu'une ligne, toute fine, peu visible si on n’y prêtait pas attention. L'homme souriait doucement à sa compagne, pour la rassurer, il allait bien, il avait survécu. Sa peau frissonna au contact de sa main, si elle continuait ainsi, il risquait de ne plus se tenir.


- Oui? Il savait ce qu'elle voulait dire, mais c'était plaisant de l'entendre. Vous aussi. Avec un sourire.

Il se retrouva à tourner la tête sous les mains expertes de madame, pour qu'elle puisse encore mieux l'observer, ce qui ne manqua pas de le faire rire un peu.


- Nikolas, le travail a été très bien fait. Gardant son air amusé. Ils sont tous à leur place, sans aucun problème. J'ai le corps d'un homme de mon âge. Le travail de Viktor est remarquable.

Vito suivit sans se faire prier, en effet, il valait mieux qu'ils rentrent tous les deux. Le bruit de la fête devenait de plus en plus lointain, quand ils se retrouvèrent dans la maison, tout était silencieux. Il observa la table, appréciant ce qu'on avait fait pour lui. Mais avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit, il sentit à nouveau les mains de la duchesse, qui l'aidait à enlever son veston, il se laissa faire, encore. Elle avait besoin de se rassurer, alors qu'elle se rassure.

- Je dois encore prendre quelques médicaments pour les trois prochaines semaines, ensuite, tout sera fini. Se retournant alors pour lui faire face à nouveau, se plongeant dans son regard, ses mains revenant sur ses hanches, l'attirant au plus proche de lui. Mais je suis prêt à faire face à cette nouvelle vie, à vos côtés, mi Amore. L'embrassant avec passion, comme il l'avait fait dans leur jeunesse. Montrant à quel point elle lui avait manqué, elle lui plaisait et qu'il voulait prendre à pleine main tout ce que cette nouvelle chance lui apportait.

Dans le mouvement, il avait fait s'étendre sa belle sur le canapé, pour profiter pleinement de ce baiser passionné.
Beleth
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Mar 18 Avr 2017 - 19:47
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Le dialogue se faisait dans le calme. La froideur naturelle imposée sur les traits de la dame, était moins glaçante, que sur son ancien visage. La métamorphose lui avait rendue une part de son « humanité ». Malgré cela, Nikolas conservait un tempérament entier. Elle n'esquivait en rien l'échange et chercha à exprimer ses reproches, sans se montrer tyrannique.

Cependant que les approches tactiles du Duc rallumait d'anciens circuits dans l'esprit de la Sorcière. La dame avait la sensation d'émerger après une trop longue hibernation. Une impression étrange et déstabilisante.

Jurez que nous ne disparaîtrez plus jamais de la sorte.

Les yeux onyx de Strega retrouvait le sourire du félin. Elle lui abandonna sa main, intriguée. La douceur de l'artiste n'était pas sans lui plaire. Ces gestes de séduction étaient agréables. Dans les pensées de la Duchesse se mêlaient le souvenir de leurs partages charnels et les sensations physiques directes. Ce cocktail sensitif, ajouté à la sensation de manque créé par la séparation, facilitait les choses.

Même si, pour l'instant son esprit était encore un peu focalisé sur l'état de cet homme. Aucun signe extérieur de dénaturation n'était visible. Pourtant la sorcière avait le regard aiguisé pour débusquer ce genre de chose.

Cela je le vois, oui.

La main passa dans la crinière ébène qui avait retrouvé une texture elle aussi. Les cheveux étaient fournis et beaux. Nikolas se prit à imaginer toute la pilosité de son vieil amant. L'érotisme de cette pensée la prit par surprise.

Beau. Accepta-elle de lui préciser avec plaisir.

L'homme examiné riait de la prudence de sa femme. Le sorcière écoutait le rire sans se braquer. Elle appréciait même de l'entendre résonné car là était un signe de bonne santé. Elle suivit la ligne blanche à la base de l'oreille du bout du doigt toujours décontenancée.

Comment diable a-t-il fait ? Je ne saisie pas.

Sur la volonté du Duc, les époux se retrouvèrent de visu. Nikolas rencontra les yeux de Vito. Pendant un instant elle retrouva la sensation de vertige, que lui procurait naguère ces yeux sombres comme deux abîmes. C'était comme de retrouver une ancienne impression.

Strega devait appréhender les réactions qu'il provoquait sur ce nouveau corps. Un désir diffus et encore inexprimé se réveillait le long de sa peau. Il était encore timide. Cependant, il existait. Il renaissait des cendres de la vieillesse. Au premier baiser, la dame goûta à ce nouveau contact. Elle mouva lentement ses lèvres pour redécouvrir celles du Sicilien. Les mains de la sorcière cessèrent d'être passives mues par la curiosité. La dame retrouvait instinctivement les courbes ses côtes.

La passion insufflée par le félin se transmit à la renaissante. Une vague dévala pour effacer les résistances purement psychiques et inconscientes. Nikolas rendit son baiser à son amant, de nombreux autres suivirent. Elle avait naturellement été le prendre par la nuque d'un geste possessif. Au moment où leurs lèvres se séparaient son regard baignait d'une flamme qui n'avait pas pu briller depuis longtemps.

Strega susurra un mot magique. Un souffle d'air parti dans la pièce. Chaque volet aux fenêtres s'étira pour les occulter. Strega caressa le visage de Beleth à deux mains. Elles descendirent défaire la chemise. Un sourire d'une toute autre nature retroussaient les lèvres de la Duchesse. Elle embrassa le peintre pendant que ses doigts faisaient glisser le tissu. A présent, le regard de la belle dégageait une chaleur particulière.

Bienvenue chez vous mi Amor.
Strega
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Sam 27 Mai 2017 - 19:03
Vito avait toujours su y faire avec Strega. Toujours. Et il devait bien être le seul, mais il savait comment parler à cette femme. Sans même utiliser son don, qui de toutes les façons, n'était pas actif sur elle. Il avait appris à comprendre comment elle voyait les choses, les pensaient. Bien entendu, cela n'avait jamais totalement évité des engueulades entre eux, mais cet amour qui les liait, était plus fort que tout. Il suffisait de voir la dernière décennie qu'ils avaient passés ensemble. Même si sur la fin, les choses s'étaient bien dégradées. Aujourd'hui, le duc était prêt à repartir, à tenter de bâtir quelque chose de neuf, de mieux peut-être aussi. En tous les cas, il ne laisserait pas passer cette deuxième chance, c'était une certitude.

Le sicilien connaissait suffisamment son épouse pour saisir les reproches qu'elle lui faisait. Ce n'était pas la première fois qu'il en recevait, ce ne serait sans doute pas la dernière, il les prenait avec le sourire. Félin tranquille, qui savait qu'il avait toute l'éternité devant lui pour se rattraper. Il hocha lentement de la tête, solennel.


- Je vous le jure ma dame.

Viktor était un maître en la matière pour cacher les choses, même à l'oeil le plus aguerri. Le processus avait été long et pénible, mais finalement, il en avait valu la peine. Le peintre ne regrettait finalement pas son choix. Surtout qu'il pouvait ainsi retrouver sa belle. Changée elle aussi, mais toujours aussi belle. Maintenant que son deuil était fini, il pouvait enfin apprécier ce nouveau corps qu'elle s'était choisi. Et elle avait bien choisi. Bien que pour le moment, ce fût lui qui était le centre des attentions et des regards, puisque Nikolas ne semblait pas prête à lâcher l'affaire et cherchait encore à comprendre comment ce diable de scientifique avait fait.

Au moins, le trouvait-elle beau. Un fin sourire marqua ses traits à ce compliment.


- L'important était de vous plaire. Avant de tourner un peu la tête pour qu'elle puisse suivre plus facilement la cicatrice. Je ne pourrais pas vous expliquer en détail. Je n'ai pas tout compris moi-même. Sans compter qu'il était souvent endormi quand Viktor exerçait son art. Mieux valait que le duc ne subisse pas les douleurs des changements opérés, sans une petite anesthésie. Vous devriez lui poser les questions directement, Nikolas.

Bien que l'homme fût du genre secret, il pourrait bien faire part d'une partie de sa façon de procéder, non? Enfin, notre homme ne souhaitait plus penser à lui, il voulait être tout entier à son épouse. Les retrouvailles étaient primordiales. Il la fixait de son regard noir, ronronnant presque à cette main passée dans ses cheveux, alors que lui l'attirait contre lui, les mains sur ses hanches. Si Strega vivait des réminiscences de certain corps à corps qu'ils avaient pu avoir tous les deux, elle n'était pas la seule. Il fallait bien avouer que Lampeduza était curieux de découvrir ce nouveau corps, sous toutes les coutures.

Il se demandait même, si la psyché de sa compagne avait un peu changée, si quelque part, quelques restes de l'hôte, étaient accrochés à l'esprit et pouvaient, d'une manière qu'il ne pourrait expliquer, changer un peu le caractère ou... des façons de faire de madame. Et le duc allait le découvrir sans doute assez rapidement, en tous les cas, sur certains points. Si au départ, il sentait qu'elle était plutôt passive, ça ne dura que l'espace d'un instant, les mains de sa femme sur son corps, qui ne cherchaient plus les cicatrices, mais bien à le toucher pour le plaisir démontrait que toutes les barrières étaient tombées. Depuis combien de temps? Mieux valait ne pas y penser.

Un rire se fit entendre alors que toutes les fenêtres se fermaient les unes après les autres. Démontrant ainsi ce qu'il se passait dans l'esprit de madame. Ils étaient sur la même longueur d'onde, enfin! C'était presque grisant, avec un sourire félin, allant lui voler un baiser, virant sa chemise une fois que celle-ci fût ouverte, pour découvrir un torse redevenu plus ferme lui aussi, marqué de très légères marques, toujours sur les côtés, près des aisselles, sans doute pour tendre à nouveau la peau, rien que cela.


- J'en suis ravi. L'embrassant à nouveau avec fougue, se permettant lui aussi, de la déshabiller. De plus en plus envieux de voir ce nouveau corps.

Croyez bien, que Vito ne fût en aucun déçu. Il ne manqua pas de l'admirer sous tous les angles, jusqu'à l'épuisement le plus total. Embrassant cette peau humide, alors que son souffle chaud glissait sur elle. Ses mains caressant encore le grain, apprenant à le reconnaître et à l'apprécier à sa juste valeur. Le nez dans le cou de Strega, il eut un soupire de bien-être.


- Vous êtes... magnifique. Je dois vous peindre.

Comme mué par ces paroles, le duc se releva alors comme un seul homme, passant son pantalon, il alla chercher un crayon et un bout de papier, pour venir s'asseoir sur une chaise face au canapé où était encore étendue la sorcière.

- Surtout, ne bougez plus.

Car oui, elle était encore plus belle après l'amour et cette nouvelle ère, se devait d'être croquée, à l'instant, sur le vif. Il ne voulait en perdre aucune miette. Avec une nouvelle aisance, le crayon glissa sur le papier marquant d'une précision quasiment chiurgicale les traits de son modèle.
Beleth
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Mar 6 Juin 2017 - 0:47
Il ritorno del giovane pittore

Feat. Beleth



Nikolas secouait la tête. Une moue dubitative pinçait sa bouche.

Il ne voudra jamais partager ses secrets. Ce vieux sorcier... Marmonna l’Immortelle, en laissant sa main glisser le long de l'épaule du Sicilien.

Les volets calfeutrent le salon dans une pénombre au parfums familier. L'heure de la journée, le mois de l'année, la chaleur, pouvaient rappeler aux deux amants cette minuscule arche au milieu du ciel. Celle-là même où se trouvait l'histoire première de ce couple étrange. Bientôt, comme naguère, une ancienne mélodie s'éleva dans la bise de l’après-midi. Le bonheur des amants transfigurait l'atmosphère dans la villa Sofia.

Le personnel ne goûtait pas son plaisir. Il s'était accaparé le lieu de travail avec une joie de vacancier. Une première, pour les plus jeunes recrues de l'équipe. Une fort belle occasion de briser les règles. La musique montait dans l'air avec entrain, couvrant par la même les soupires passionnés de madame Lampeduza. Maurice Pelletier, droit et silencieux, au mile de ses subalterne esquissa un sourire amusé.

Un parfum lourd et ouateux flottait dans le petit salon. Les habits éparpillés sur sol et meubles témoignaient de fructueuses retrouvailles. Strega était étendue sur le sofa, dans son plus simple appareil. Elle exposait sa nudité sans réserve ou contrainte. Elle assumait ce corps, cette chair, dans laquelle son esprit siégeait depuis quelques semaines. La peau blanche, encore ferme, luisait d'une sueur libidineuse.

Est-ce vraiment le moment ? Nous ne sommes pas même dans votre atelier ! S'exclama la Duchesse dans un rire surprit. Elle retrouvait dans cette improvisation naturelle quelque-chose qui avait failli disparaître de sa mémoire.

Un sourire lumineux éclaira le visage de la dame. Elle éprouvait une joie incongrue à reprendre le rôle de la muse pour l'artiste. Cela ne lui était pas arrivé depuis des années. Cet après-midi là, Strega appréhendait de nouveau le plaisir de sentir les yeux de Vito Lampeduza se poser sur elle. Elle était capable de voir tout l'érotisme qui se dégageait de son époux en cet instant. Aussi, la beauté dans les mouvements souples de ses épaules, de ses bras, de ses poignais.

Puis-je parler ?

Un fourmillement extérieur, une agitation, perturba leur tranquillité. Des voix étouffées se succédaient, mais elles étaient trop indistinctes les unes des autres pour être compréhensibles. Strega arquait un sourcil en signe de curiosité. Cependant, l'état de langueur dans laquelle elle était plongée, la retenait couchée. Bientôt les bruits ne furent plus.

Vito ? Le prénom sonnait sans heurt. Il reprenait sa teinte de complicité.

La dame patienta jusqu'à ce que le visage du Duc lui soit visible. Elle vint cueillir son regard. Elle lui livrait une attention accrue par leur rapprochement physique et leur nouvelle intimité. La passerelle invisible s'étendait, encore un peu bringuebalante, mais en construction. La réparation de leur relation était en cours. Telle toute relation humaine, elle exigeait un engagement de chacune des parties. Cnossos le savait et à présent qu'elle ne souffrait plus de sa chair, son esprit était libéré, de nouveau apte à aimer et choyer autrui.

Je tiens à ce que vous sachiez que je suis lucide. J'ai conscience d'avoir manqué aux devoirs d'une épouse. Rien n'excuse la cruauté dont j'ai pu faire preuve à votre encontre ces dernières années. Je ne désire qu'une chose à présent... Nikolas souriait humaine et sincére. Vous offrir à nouveau cette vie qui vous a manqué.
Strega
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Mar 27 Juin 2017 - 20:32
Vito n'eut qu'un rire à la remarque de son épouse. En effet, Viktor n'allait sans doute jamais lâcher ses secrets. Surtout pas ceux-là. Mais peut-être qu'ensemble, les deux hommes, pourraient peut-être en discuter. Après tout, le Duc était une réussite pour le scientifique. Ce dernier voudra le revoir, bien entendu, pour voir son travail, prendre des notes et s'assurer que tout allait bien. Viktor avait le souci du détail, c'était bien pour cela que Strega l'avait contacté lui et personne d'autre. Vito le savait parfaitement.

Mais pour l'instant, le plus important était bien de profiter de ces nouvelles retrouvailles. Lampeduza était réellement en demande, il voulait tout découvrir de son épouse, de cette nouvelle épouse même. Ce corps le rendait finalement aussi fou que l'ancien, il prenait un plaisir certains à en découvrir toutes les facettes, le grain, le goût. Voilà pourquoi il voulait la dessiner alors qu'ils sortaient juste tout deux des vagues du plaisir qu'ils avaient eu ensemble. La peau encore un peu luisante de sueur, il était concentré sur son croquis, son regard la fixant parfois avec intensité.


- C'est bien pour cela qu'il est impératif que je vous croque maintenant, mi Amor! Là est tout le plaisir du dessin! L'improvisation! Et vous savez que j'obéis à l'inspiration quand elle me prend. Surtout quand vous en êtes la muse.

Tout ce qu'il disait, il le pensait et il était presque surpris de retrouver cette inspiration au quart de tour. Finalement, ça n'avait pas été une si mauvaise idée que cela, de prendre une nouvelle jeunesse. N'auraient-ils pas dû le faire plus rapidement? Non, c'était important qu'ils aient ce passé en commun, qu'ils voient tous deux, comment ils devaient changer les choses entre eux.

- Bien entendu. Vos lèvres n'ont jamais à être scellées, vous le savez.

Un modèle qui parlait, ne le dérangeait jamais. Surtout pas son épouse, bien au contraire, il était important que dans ce couple, ils se parlent, à nouveau, réellement. La communication n'avait pas été leur fort quand il y pensait. C'était une chose qu'il voulait changer. Une des nombreuses choses qu'il voulait changer. Lui ne fit pas attention aux bruits extérieurs, mais il releva doucement les yeux quand son nom raisonna dans la pièce.

- Oui Nikolas?

Intéressé, il l'écouta avec attention. Décidément, ils allaient de surprise, en surprise. Posant son carnet et son stylo à terre, il se leva pour revenir vers elle. S'asseyant sur le tapis, il attrapa doucement l'un des pieds de sa dame pour embrasser la jambe, lentement, tout en la regardant.

- Je ne suis pas blanc comme neige de mon côté, mi Amor. Mais si nous sommes prêts à travailler tous deux sur ces problèmes que nous nous sommes créées... je pense que nous serons encore plus forts ensemble. Embrassant ses cuisses, montant sur son ventre, profitant de gouter à nouveau à cette peau chaude, jusqu'à son menton, ses lèvres. Je vous aime ma dame.

Trois petits mots qu'il était important de dire. Surtout à cet instant. Comme s'il scellait à nouveau leurs vœux.

- Pensez-vous que nous pourrions rejoindre la fête? Avec un petit sourire amusé. La musique qui entrait dans la pièce, lui donnait l'envie de rejoindre le personnel, pour en profiter, fêter ce retour et qui sait... finir cette nuit à nouveau entre les bras de son épouse, comme à l'époque.
Beleth
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Dim 2 Juil 2017 - 18:21
Il ritorno del giovane pittore

Feat. Beleth


Nikolas Lampeduza n'avait pas de don pour lire dans les pensées. Elle devait se fier à son sens de l'observation et aussi à son intuition. Pendant que le peintre faisait une première esquisse de cette nouvelle silhouette Strega essayait de déterminer l'état d'esprit de son époux. Le sexe était un biais intéressant pour appréhender l'état d'esprit d'un individus. Cependant Beleth était un homme qui savait dissimuler ses ressentis, ses intentions. Un point essentiel et qui lui avait assuré le contrôle de la mafia sicilienne depuis quatre décennies.

Il en va de même pour les vôtres. Vous en souvenez-vous ?

Les amants se retrouvaient l'un prés de l'autre. L'approche de l'homme déclenchait les sens de la dame qui était étendue et abandonnée aux assauts. Elle sentait un frisson passer sur sa peau. Dés que Lampeduza revenait toucher cette chair nouvelle, sa compagne se mit en alerte. Elle hochait doucement du chef pour montrer qu'elle était dans des dispositions différentes. Vito lui avait manqué. Strega ne s'était jamais attachée à un homme comme à celui-ci. Elle chérissait cette deuxième chance.

Travailler de concert. Une main se perdit dans les cheveux bruns du Sicilien. La jeune femme accompagnait son compagnon dans son approche, quittant tranquillement son état de langueur.

Mmm. Oui. Cette journée a été préparée pour votre retour Duc. Nous ferons ce que vous voulez. Nikolas attira le visage de Vito à sa hauteur pour cueillir un baiser. Son front posé contre le sien trahissait une tendresse pleine de pudeur.

Il se peut que vos frères passent dans la soirée.

Madame Lampeduza connaissait l'affection qui liait les membres de la fratrie de Beleth. Elle avait donc fait connaître la date de son retour à Édimbourg aux trois frères et sœurs. Giulia étant à Florence, pour affaire, n'avait pas pu se libérer. Mais, elle avait fait la promesse de venir leur rendre visite dès que possible. Silvio avait modifié l'itinéraire de sa tournée pour pouvoir s'arrêter sur l'Arche. Quant à Ezio, il n'avait pas été difficile à convaincre, puisque depuis un moment, il multipliait ses séjours dans la capitale.

De nouveaux éclats de voix perçaient dans l'air. Il semblait que leur chère cuisinière tentait de convaincre Mr Pelletier de venir danser. Strega écoutait distraitement le personnel, tout cela en passant ses vêtements, l'esprit léger. Elle vint aider son mari à fermer les boutons de sa chemise, plus par envie, que pour apporter une réelle assistance. Ses mains à plat sur la poitrine du peintre elle lui souriait. Il semblait que le plaisir charnel avait évacué toute la nervosité des derniers jours.

Ils quittèrent la pièce en l'état pour retrouver le cœur de la fête populaire. Leur arrivée créa d'abord un petit effet de surprise. Strega n'était pas dupe, elle eu la sagesse de ne rien dire, allant jusqu'à reculer pour se placer en retrait et laisser le maître du lieu donner le ton. Les derniers venus dans l'équipe voyaient pour la première fois Madame donner les rennes à Monsieur. Une nouveauté qui aida probablement à rendre l'atmosphère paisible.

Ils sont tous heureux que vous soyez de retour... Duc.

Les chiens de chasse de Strega étaient présents également. Hécate ayant été assassinée, un jeune mâle lui avait succédé. Ils étaient posés à l'ombre d'un mur de la maison. Trois énormes molosses qui l'observait avec la sagacité de métamorphoses au repos. Là, présents, en gardiens et protecteur du Prince Italien. C'était comme si rien et tout avait changé en même temps.
Strega
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