[CLOS] Il ritorno del giovane pittore / Beleth

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Dim 29 Jan 2017 - 14:42
Il ritorno del giovane pittore

Feat. Beleth




Cousine Natalia Lampeduza


Strega s'écarta de la fenêtre, de laquelle elle contemplait le jardin endormi, sous une neige de deux jours. L'heure était à la leçon pour Nikiya. Mais, Nikolas, ou Natalia, n'avait aucune disposition pour jouer les précepteurs. Elle peinait à contenir la nervosité qui l'avait prise en otage depuis le petit matin. La concentration lui manquait cruellement. Elle se sentait irascible et impatiente. Maurice était parti, pour la ville, depuis une heure. Vers l'homme que la Sorcière espérait revoir. Vito revenait à Édimbourg.

Un homme en costume gris s’arrêta au centre de l’aérodrome privé. Il devait avoir autour de la cinquantaine, cheveux grisonnants, mâchoire mince, regard d’aigle. Un petit renflement au niveau de sa taille trahissait la présence d’une arme de poing. Un calibre 10, à balles à noyau en acier semi-chemisé, capable de transpercer le gilet pare-balles d’un agent de Scoland Yard. Il portait sur la foule un regard professionnel, capable de discerner la plus petite anomalie. Il s’avança à l’encontre de deux individus qui venaient de descendre d’un appareil de vol privé.

Un petit homme au teint olivâtre et au style soigné et ce qui paraissait être son homme de main, un militaire massif aux épaules carrées. La situation était plus incongru que ne l'indiquait le calme du trio. Le premier homme n'était autre que le Duc Vito Lampeduza, responsable du Duchet du même nom, peintre émérite, veuf de la belle et glaciale Nikolas Lampeduza. Pourtant ses quatre-vingt dix ans n'étaient plus, un demi-siècle c'était effacé de ses traits. Une mystification qui laissait l'employé de marbre malgré sa part d'iréelle.

Le Français, mécanique, s’arrêta à un mètre du duo pour les saluer en silence. Le premier contact depuis deux mois. Maurice Pelletier n’était pas un homme loquace par nature. Le métier qu’il exerçait depuis prés de vingt ans lui avait donné un certain goût pour le silence. Il escorta les voyageurs, jusqu’à un véhicule personnel, aux vitres blindés. Il se chargea lui-même de mettre les bagages au coffre, avant de prendre place face au volant.La voiture, fila à une allure régulière, quitta la périphérie de la capitale écossaise.

Une enveloppe de lin blanc se trouvait sur la banquette en cuire noir. Une écriture enlevée élégante indiquait "Vito" sur son dos. Une lettre lui étant adressée se trouvait à l'intérieure. Elle était courte. Telle qu'aimait à en faire l'auteure. La dame du Sicilien s'était donc tenue en retrait pour le retour de son aimé. La pudeur n'était pas à la base de cette discretion intime. Jamais Madame ne s'était montrée pudique avec Monsieur. L'acceptation, avait conduit ce geste d'ouverture, bien rare pour Cnossos.

Vito,

Maurice a pour ordre de vous conduire où vous le désirez.
Je vous attendrez. Le temps qu'il faut.

A vous.
N.


Le Français attendit que le Duc relève les yeux. Il l'observa depuis le rétroviseur.

Où Monsieur veut-il être conduit ?
Strega
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Mer 1 Fév 2017 - 11:39

Les deux mois qui venaient de s'écouler, n'avaient pas passés aussi vite qu'on aurait pu le croire. Pas pour Vito en tous les cas. Car ce qu'il avait vécu entre les murs du scientifique, n'avait clairement pas été des plus agréables. Avoir la jeunesse éternelle, quand on n’était pas un immortel, demandait des sacrifices, des douleurs difficiles à retranscrire, il se demandait comment il avait réussi à survivre. Mais il était là, à respirer encore, à voir, à ressentir des sensations oubliées. Il avait bien gagné 40 ans et ce n'était pas rien!

Se frottant la barbe alors qu'il observait l'arche d'Edimbourg qui apparaissait au lien, il sentait une certaine excitation à enfin être de retour. Finalement, ce qu'il vivait, valait toutes les souffrances accumulées. Sur son corps, quelques traces resteraient à jamais, mais il s'en moquait. L'important était encore d'être là. Il avait l'impression que vraiment, une nouvelle vie s'offrait à lui. Il avait plein de chose à faire, à peindre, à dire. Son inspiration était revenue encore plus forte. Il n'y avait donc que du positif à tout cela?

Vito avait fait en sorte de couper le contact avec Nikolas, pour la simple et bonne raison qu'il ne souhaitait pas qu'elle se mêle trop de ce qu'il pouvait vivre et il avait eu besoin de ce temps, pour faire son deuil, pour accepter que la femme qu'il allait retrouver aujourd'hui, ne serait plus totalement celle qu'il avait connu. En tous les cas, d'apparence, en profondeur, peut-être n'avait-elle pas tant changé que cela. Il lui avait juste fallu le temps de l'accepter, voilà tout. Il savait que Luke avait dû, parfois, lui dire qu'il n'était pas mort, mais c'était bien toutes les informations qui filtraient de l'arche américaine.

Descendant de l'aéronef, le duc remis son veston d'un geste sûr. Il prit une grande respiration, un sourire satisfait sur les lèvres.


- Luke, je pense que nous allons faire de grandes choses. D'un ton assuré, son regard perçant reconnaissant rapidement Maurice, qui était venu les chercher.

Il s'en approcha donc, toujours sourire, le saluant plus chaleureusement que sa femme ne le ferait, puis monta dans la voiture qui l'attendait. Il attrapa la lettre qui était posée à ses côtés. La lisant avec attention.

- Amenez-moi voir Madame, Maurice. Il est temps.

Plus que temps même. La séparation avait assez durée. Il était temps que le couple se retrouve et se redécouvre, bien entendu. Les choses seraient sans doute un peu différentes, mais Lampeduza, était suffisamment confiant, pour se dire que tout irait bien. Ensuite, il se mettrait au courant des dernières nouvelles. Mais sa femme était sa priorité, comme elle l'avait toujours été.
Beleth
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Lun 6 Fév 2017 - 16:38
Il ritorno del giovane pittore

Feat. Beleth


Brown hocha du chef. Il sentait la joie du Patron de revenir au bercail. Il lui rendit un sourire, encore un peu déstabilisé par ce rajeunissement extraordinaire. Bien entendu, comme les autres, il avait espéré que ça marche. Voir le résultat était quand même d'un autre accabit. Ils revenaient en vainqueurs ! Luke n'était d'ailleurs pas mécontent de revenir en Ecosse. Il comptait profiter, des quelques prochains jours de congés accordés, pour s'amuser.

De très grandes Monsieur ! Sac jeté par dessus l'épaule, Luke suivit le Duc dans le hall.

A la franchise du noble le Français eu un furtif sourire. Il était moins expressif que son confrère Américain mais n'en pensait pas moins. Il était content de savoir les deux hommes de retour et en bonne santé. D'autant que la Villa manquait d'homme depuis l'installation des deux amies de Madame. Maurice était également content que monsieur revienne en forme et disposé à s'occuper de sa “cousine”. Il était temps que l'équilibre revienne.

Bien Monsieur. La voiture s'extraya vite du périphérique pour retrouver les voies externes.

A bonne allure presque une heure séparait le centre-ville à la propriété des Lampeduza. Maurice Pelletier laissa la radio écossaise sous silence connaissant le goût de leur employeur pour la tranquillité. Les nouvelles de l'arche arriveraient bien assez rapidement à ses oreilles aiguisées. Brown ne fut cependant pas aussi avare en paroles. Il réclama une mise à jour, concernant la vie du service, sachant que le Sicilien n'en serait pas gêné. La vie dans la demeure était régulièrement le fait de rebondissements à la limite du romanesque. Ainsi à demi-mots Pelletier leur apprit comment la petite Julia était sous le charme d'Evrett le jardinier.

A leur arrivée, dans la cour, les employés étaient là pour les accueillir. Luke descendit de voiture pour aller ouvrir la portière au Duc, pour renforcer le côté princier de la chose. Il adressa un sourire taquin, à son employeur, avant de se mettre en retrait. La quelques trentaine d'employé affichait une joie teintée de soulagement, au retour du peintre. Les plus jeunes des filles du service échangèrent même des murmures impressionnés, devant son allure plus que séduisante. La plus anciennes des cuisinières fendille la foule pour aller enlacer l'homme en lui promettant un festin. Ce qui ne manqua pas de provoquer un bon fou rire général.

Au milieu de l'agitation une silhouette était immobile. Une femme dont se dégageait un étrange charisme. Elle était élégante, comme seuls le permettent l'assurance et la richesse. Elle s'était faite plus belle que d'ordinaire pour saluer le retour du maître des lieux. Sous une façade plutôt calme et patiente, se contenait une joie profonde. Chaque jour, de ces deux mois, avaient été fait d'appréhension et d'espoir. Strega ne s'était pas permit de soulagement avant cet instant précis. Vito était bel et bien en vie, ici. Il avait contré le Destin.

Vous avez réussi. Souffla-t-elle avec un respect plein de fierté.

La force, de son nouveau corps, avait d'abord redonné de la confiance en l'avenir à la Sorcière. Le la présence de l'artiste sous ses yeux, rappelait à ce vieux coeur avec quel force ils s'étaient aimé. Mais aussi avec quel force ils s'aimaient encore, même si différemment peut-être. Et soudain un sourire se dessina sur le visage de Nikolas. La jeunesse et la passion retrouvaient leur chemin dans la vieille âme. Lentement, précautionneusement, une vague s'agitait, pour effacer les ombres du passé. La duchesse tendit alors une main et effleura la barbe noire du bel italien. Son sourire se teinta d'une sorte d'émerveillement mystique.

Nous avons tout le temps à présent. Nikolas s'avança pour embrasser le coin des lèvres de son vieil amant, complice, intime.

Autour d'eux le service s'agitait tandis qu'une musique festive résonnait dans le jardin. Madame, avait fait de ce jour, un jour de paix et de grâce. Personne ne travaillerait avant le lendemain. Chacun était libre de son temps. A commencé par ce qui leur était revenu. Brown partait déjà à la conquête d'une bière tandis que Maurice allait retrouvé sa chambre. Nikolas attrapa la main de Vito la plus proche, pour leur trouver un endroit tranquille, où ils pourraient se retrouver.
Strega
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Ven 17 Fév 2017 - 21:53
Oh oui, Vito était heureux d'être de retour. Finalement, c'était une bonne chose que Viktor ait réussi ses expériences. Quoi de mieux que de rentrer, en sachant que tout s'ouvrait à nouveau à lui? Que ce soit les affaires, l'inspiration, voir même les femmes! Quoique... peut-être qu'avec cette nouvelle chance, le couple Lampeduza changera... que l'homme serait moins un chasseur et resterait plus fidèle à son épouse. Mais ça... personne ne pouvait le parier. Ce fût avec un sourire franc qu'il accueilli la remarque de son garde du corps, oh oui, Luke avait raison, ils feront de grandes choses.

L'homme était finalement pressé de rentrer chez lui. Voilà trop longtemps qu'il en était loin. Plus long que les deux mois qu'il venait de passé à New York pour ce rajeunissement presque miraculeux. Après tout, l'eau dans le gaz de son couple, ne datait pas d'hier. Au fond, il espérait que ces changements, autant chez son épouse, que chez lui, ramènerait un peu de paix, entre eux. Il avait écouté d'une oreille les questions de Luke et les réponses de Maurice, presque amusé des petites histoires qui se déroulaient chez leur personnel. Si madame n'appréciait guère que le personnel fricote, lui, n'y voyait pas d'inconvénient. A ses yeux, cela démontrait que finalement, ils se trouvaient bien à leur service. Et puis... ça pouvait toujours servir.

La maison se voyait enfin au loin, le Duc sentit une sorte de petite excitation au creux du ventre, les retrouvailles seraient déterminantes. Même si les messages que lui avait envoyé son épouse, montrait qu'elle voulait quand même le revoir. Il ne fût pas étonné de voir qu'une haie d'honneur l'attendait devant les portes du manoir. Il laissa son homme de main lui ouvrir la porte, et en sortit avec un sourire de prince, comme il savait si bien en avoir. Une petite tape amicale marqua l'épaule de celui qui l'avait suivi sur l'arche américaine, avant qu'il ne salue le reste des employés, sourire et serrage de main à la clé. Après tout, il était important de se faire apprécier de ses employés. D'ailleurs, Vito accueilli dans un rire la cuisinière qui vint la serrer dans ses bras, faisant de même, avant de lui déposer un baiser bienveillant sur le front. Tout en répondant qu'il ne doutait pas une seule seconde qu'elle saurait les gaver.

Si le peintre avait pris le temps de saluer les employés, voir même d'en charmer quelques-unes, son regard termina par se porter sur la maîtresse de maison. Bien que ce ne soit plus la Nikolas qu'il eut connu, le charme que cette nouvelle enveloppe dégageait, le marqua bien rapidement. S'il n'y avait pas prêté attention quand elle avait fait son échange, trop prit par le fait qu'il avait bel et bien perdu son épouse. Au jour d'aujourd'hui, tout avait changé. Vito pouvait réellement apprécier le choix de son épouse, oui, elle lui plaisait, encore. Il s'approcha lentement d'elle, lui prit doucement une main, pour y déposer un baiser, gentleman.


- Ma dame. Avec un sourire, charmant, toujours. Son regard se plantant dans le sien. Il était important que je vous revienne. Faisant alors référence à l'un des messages qu'elle lui avait envoyé.

Lampeduza laissa sa compagne le toucher, il y avait quelque chose dans ce geste qui lui fit du bien. Son regard ne la quitta pas une seule seconde. Ce sourire qu'elle lui offrit, ne manqua pas de faire pétiller son regard. Caressant doucement son bras, il hocha un instant de la tête.


- Et nous en avons à rattraper.

Son attention fût un instant attirée par les festivités qui étaient en train de se mettre en route. Décidément, le personnel était gâté. Il revint alors sur son épouse, quand cette dernière attrapa sa main, pour l'amener un peu plus loin, qu'ils soient seuls, ce qui n'était pas une mauvaise idée.

- Ce corps vous va bien, Nikolas. L'arrêtant dans leur marche, pour l'attirer plus proche de lui. Me pardonnerez-vous de vous avoir quitté ainsi? Il savait bien qu'il ne lui avait laissé aucun choix, qu'il avait fui comme un voleur. Mais je voulais vous revenir changé, moi aussi. Ou jamais. C'était sans doute brut, mais c'était ce qui l'avait motivé. Et il n'avait pas pour habitude de mentir à cette femme qui partageait sa vie, en tous les cas pas sur des points aussi importants.
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Mar 21 Fév 2017 - 13:06

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Les Maîtres s'écartaient du centre de l'activité. Ils furent suivis du regard par leur garde du corps Américain. Luke Brown était attentif. Il surveillait l'évolution du couple de prés. Une main ne tarda pas à l'attraper pour l'attirer vers les musiciens. Un rire tonna sous le ciel gris. Plus loin, Nikolas ralentit et s'arrêta sous la demande de Vito. Elle conservait quelques centimètres de plus que lui. Elle porta l'oreille pour écouter ce qui ressemblait à des excuses.

La proximité -nouvelle- qui leur été imposée par la situation la déstabilisait un peu. La brise transporta le parfum du Duc aux narines féminines. La Sorcière redécouvrait des réactions sensitives. Elle fut surprise, par l'émotion que lui procura la mélodie de cette voix, qui lui parlait avec patience et respect. Elle devait faire face à se retour également.

Sans même un adieux. Le visage de Strega exprima le reproche sous-jacent. Vous êtes-vous seulement imaginé ce que cela fait ?

La dureté de ce ton indiqua à quel point la séparation avait perturbée Nikolas. Elle avait été prise de court. Or elle détestait ne pas avoir le contrôle sur ce qui se passait. Le Peintre avait décidé pour deux. Il avait agit en homme de bon sens. Mais, si la dame avait été fâchée, c'était surtout parce qu’elle trouvait cette réaction plus commode à la peur. La peur de perdre Vito trop vite l'avait toujours mise devant sa propre faiblesse.

J'ai crus vous perdre. Gronda-t-elle tout bas.

La main gauche remonta lentement caresser le bras du Sicilien. Elle retrouvait un bras plus fort. Une force qui la rassura inconsciemment. Beleth était de nouveau fort. Il ne craignait plus rien. Nikolas s'adoucit. Elle prit le temps de suivre chaque ligne du visage de son vieil amant. Elle y chercha le moindre changement. La plus infime transformation qui eu pu lui indiquer la nature de l'opération. Elle posa de nouveau une main sur sa joue barbue. Un doigt suivit la courbe de sa machoir. Elle se rapprocha lentement et sentit la chaleur de l'artiste à travers ces vêtements.

Vous êtes...

Beaux disaient les yeux clairs de Madame. Elle voulait voir le corps au complet. Viktor n'était pas un mauvais scientifique. Néanmoins, l'Immortelle n'avait pas perdu sa part de paranoïa. Elle serait totalement apaisée lorsqu'elle saurait enfin si son compagnon subirait des effets secondaires. Elle lui fit tourner la tête sur le côté, regarda sa carotide puis sa nuque. La nature du touché changea sensiblement sur la fin, alors qu'elle se souvenait de tous les baisers déposés à cet endroit.

Vos organes ? Strega baissa les yeux pour trouver chercher la zone du foie. Elle passa une main sous le veston pour le palper. Puis, elle pressa. Rentrons.

A l'est un passage permettait d'entrer dans la villa par les jardins. Ils n'eurent qu'à tirer sur la porte coulissante. L'ouverture donnait sur l'un des petit-salons. La pièce avait visiblement été préparée pour le retour du noble. Elle était propre, rangée, agencée pour le confort. Sur l'une des tables basses se trouvait un plateau d'argent plein des victuailles favorites de l'homme. Nikolas s'avança vers sofa le plus proche. Elle demeura pourtant debout, pour passer dans le dos de son complice et l'aida à faire glisser sa veste, le long de ses épaules. Elle déposa le veston sur le dos d'un fauteuil. Et ensuite profita de sa positon pour palper le dos du miraculé. Une fois l'examen de cette partie terminée la Sorcière caressa le dos.

Avez-vous un traitement à suivre ?
Strega
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Jeu 6 Avr 2017 - 17:55
Cette conversation devait avoir lieu rapidement. Les excuses, le pardon, si elle le lui donnait. Il était important qu'ils puissent passer à autre chose. Recommencer. Se redécouvrir, en profiter. Voilà pourquoi Vito entrait dans le vif du sujet aussi rapidement et il le voyait à l'air de sa compagne, sa démarche ne lui avait pas vraiment plu. Certes, ce n'était plus le visage de Nikolas qu'il connaissait, pourtant, il entrevoyait une petite moue qu'elle avait souvent et ce regard... au fond, elle n'avait presque pas changé. Il lui prit doucement une main, pour la caresser tranquillement, comme s'il cherchait vraiment à se faire pardonner.

- Je suis désolé Nikolas... je n'étais pas en état. L'observant, admirant ses nouveaux traits, cherchant les similitudes. Je me doute que ça n'a pas été facile pour vous. Caressant sa joue. Je saurai me faire pardonner. Il avait compris à son ton, qu'elle n'avait vraiment pas aimé ce qu'il s'était permis de faire. Y voyait-il de la peur de sa part? Totalement, il aurait sans doute été dans le même état. Il ne pouvait que comprendre son épouse. Et je suis là, devant vous, bien vivant. Et rajeunit. D'un sourire charmeur, alors qu'il lui embrassait la main tendrement, l'autre venant tranquillement se poser sur sa hanche pour l'attirer plus proche de lui.

Monsieur Lampeduza avait quelques connaissances des points faibles de sa compagne, le fait qu'elle aussi ait retrouvé une deuxième jeunesse, il se disait qu'ils pourraient, avec un peu de chance, se retrouver complètement. Voilà pourquoi il se permettait de la toucher ainsi. Sans compter qu'il avait envie de connaître cette nouvelle enveloppe. Son nez respirait lentement sa peau, pour découvrir sa fragrance, un peu changée. Même si le parfum était toujours le même.

Puis ce fût sa compagne qui décida de redécouvrir son corps, le tâtant, le touchant, cherchant à trouver les différences, ce que Viktor aurait pu changer sur lui, mais le scientifique n'en avait rien fait. Ou presque, les petites cicatrices qui marquaient son corps, étaient bien cachées. L'une d'entre elle se trouvait derrière son oreille, à la base. Ce n'était qu'une ligne, toute fine, peu visible si on n’y prêtait pas attention. L'homme souriait doucement à sa compagne, pour la rassurer, il allait bien, il avait survécu. Sa peau frissonna au contact de sa main, si elle continuait ainsi, il risquait de ne plus se tenir.


- Oui? Il savait ce qu'elle voulait dire, mais c'était plaisant de l'entendre. Vous aussi. Avec un sourire.

Il se retrouva à tourner la tête sous les mains expertes de madame, pour qu'elle puisse encore mieux l'observer, ce qui ne manqua pas de le faire rire un peu.


- Nikolas, le travail a été très bien fait. Gardant son air amusé. Ils sont tous à leur place, sans aucun problème. J'ai le corps d'un homme de mon âge. Le travail de Viktor est remarquable.

Vito suivit sans se faire prier, en effet, il valait mieux qu'ils rentrent tous les deux. Le bruit de la fête devenait de plus en plus lointain, quand ils se retrouvèrent dans la maison, tout était silencieux. Il observa la table, appréciant ce qu'on avait fait pour lui. Mais avant qu'il ne puisse dire quoi que ce soit, il sentit à nouveau les mains de la duchesse, qui l'aidait à enlever son veston, il se laissa faire, encore. Elle avait besoin de se rassurer, alors qu'elle se rassure.

- Je dois encore prendre quelques médicaments pour les trois prochaines semaines, ensuite, tout sera fini. Se retournant alors pour lui faire face à nouveau, se plongeant dans son regard, ses mains revenant sur ses hanches, l'attirant au plus proche de lui. Mais je suis prêt à faire face à cette nouvelle vie, à vos côtés, mi Amore. L'embrassant avec passion, comme il l'avait fait dans leur jeunesse. Montrant à quel point elle lui avait manqué, elle lui plaisait et qu'il voulait prendre à pleine main tout ce que cette nouvelle chance lui apportait.

Dans le mouvement, il avait fait s'étendre sa belle sur le canapé, pour profiter pleinement de ce baiser passionné.
Beleth
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Mar 18 Avr 2017 - 19:47
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Le dialogue se faisait dans le calme. La froideur naturelle imposée sur les traits de la dame, était moins glaçante, que sur son ancien visage. La métamorphose lui avait rendue une part de son « humanité ». Malgré cela, Nikolas conservait un tempérament entier. Elle n'esquivait en rien l'échange et chercha à exprimer ses reproches, sans se montrer tyrannique.

Cependant que les approches tactiles du Duc rallumait d'anciens circuits dans l'esprit de la Sorcière. La dame avait la sensation d'émerger après une trop longue hibernation. Une impression étrange et déstabilisante.

Jurez que nous ne disparaîtrez plus jamais de la sorte.

Les yeux onyx de Strega retrouvait le sourire du félin. Elle lui abandonna sa main, intriguée. La douceur de l'artiste n'était pas sans lui plaire. Ces gestes de séduction étaient agréables. Dans les pensées de la Duchesse se mêlaient le souvenir de leurs partages charnels et les sensations physiques directes. Ce cocktail sensitif, ajouté à la sensation de manque créé par la séparation, facilitait les choses.

Même si, pour l'instant son esprit était encore un peu focalisé sur l'état de cet homme. Aucun signe extérieur de dénaturation n'était visible. Pourtant la sorcière avait le regard aiguisé pour débusquer ce genre de chose.

Cela je le vois, oui.

La main passa dans la crinière ébène qui avait retrouvé une texture elle aussi. Les cheveux étaient fournis et beaux. Nikolas se prit à imaginer toute la pilosité de son vieil amant. L'érotisme de cette pensée la prit par surprise.

Beau. Accepta-elle de lui préciser avec plaisir.

L'homme examiné riait de la prudence de sa femme. Le sorcière écoutait le rire sans se braquer. Elle appréciait même de l'entendre résonné car là était un signe de bonne santé. Elle suivit la ligne blanche à la base de l'oreille du bout du doigt toujours décontenancée.

Comment diable a-t-il fait ? Je ne saisie pas.

Sur la volonté du Duc, les époux se retrouvèrent de visu. Nikolas rencontra les yeux de Vito. Pendant un instant elle retrouva la sensation de vertige, que lui procurait naguère ces yeux sombres comme deux abîmes. C'était comme de retrouver une ancienne impression.

Strega devait appréhender les réactions qu'il provoquait sur ce nouveau corps. Un désir diffus et encore inexprimé se réveillait le long de sa peau. Il était encore timide. Cependant, il existait. Il renaissait des cendres de la vieillesse. Au premier baiser, la dame goûta à ce nouveau contact. Elle mouva lentement ses lèvres pour redécouvrir celles du Sicilien. Les mains de la sorcière cessèrent d'être passives mues par la curiosité. La dame retrouvait instinctivement les courbes ses côtes.

La passion insufflée par le félin se transmit à la renaissante. Une vague dévala pour effacer les résistances purement psychiques et inconscientes. Nikolas rendit son baiser à son amant, de nombreux autres suivirent. Elle avait naturellement été le prendre par la nuque d'un geste possessif. Au moment où leurs lèvres se séparaient son regard baignait d'une flamme qui n'avait pas pu briller depuis longtemps.

Strega susurra un mot magique. Un souffle d'air parti dans la pièce. Chaque volet aux fenêtres s'étira pour les occulter. Strega caressa le visage de Beleth à deux mains. Elles descendirent défaire la chemise. Un sourire d'une toute autre nature retroussaient les lèvres de la Duchesse. Elle embrassa le peintre pendant que ses doigts faisaient glisser le tissu. A présent, le regard de la belle dégageait une chaleur particulière.

Bienvenue chez vous mi Amor.
Strega
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Sam 27 Mai 2017 - 19:03
Vito avait toujours su y faire avec Strega. Toujours. Et il devait bien être le seul, mais il savait comment parler à cette femme. Sans même utiliser son don, qui de toutes les façons, n'était pas actif sur elle. Il avait appris à comprendre comment elle voyait les choses, les pensaient. Bien entendu, cela n'avait jamais totalement évité des engueulades entre eux, mais cet amour qui les liait, était plus fort que tout. Il suffisait de voir la dernière décennie qu'ils avaient passés ensemble. Même si sur la fin, les choses s'étaient bien dégradées. Aujourd'hui, le duc était prêt à repartir, à tenter de bâtir quelque chose de neuf, de mieux peut-être aussi. En tous les cas, il ne laisserait pas passer cette deuxième chance, c'était une certitude.

Le sicilien connaissait suffisamment son épouse pour saisir les reproches qu'elle lui faisait. Ce n'était pas la première fois qu'il en recevait, ce ne serait sans doute pas la dernière, il les prenait avec le sourire. Félin tranquille, qui savait qu'il avait toute l'éternité devant lui pour se rattraper. Il hocha lentement de la tête, solennel.


- Je vous le jure ma dame.

Viktor était un maître en la matière pour cacher les choses, même à l'oeil le plus aguerri. Le processus avait été long et pénible, mais finalement, il en avait valu la peine. Le peintre ne regrettait finalement pas son choix. Surtout qu'il pouvait ainsi retrouver sa belle. Changée elle aussi, mais toujours aussi belle. Maintenant que son deuil était fini, il pouvait enfin apprécier ce nouveau corps qu'elle s'était choisi. Et elle avait bien choisi. Bien que pour le moment, ce fût lui qui était le centre des attentions et des regards, puisque Nikolas ne semblait pas prête à lâcher l'affaire et cherchait encore à comprendre comment ce diable de scientifique avait fait.

Au moins, le trouvait-elle beau. Un fin sourire marqua ses traits à ce compliment.


- L'important était de vous plaire. Avant de tourner un peu la tête pour qu'elle puisse suivre plus facilement la cicatrice. Je ne pourrais pas vous expliquer en détail. Je n'ai pas tout compris moi-même. Sans compter qu'il était souvent endormi quand Viktor exerçait son art. Mieux valait que le duc ne subisse pas les douleurs des changements opérés, sans une petite anesthésie. Vous devriez lui poser les questions directement, Nikolas.

Bien que l'homme fût du genre secret, il pourrait bien faire part d'une partie de sa façon de procéder, non? Enfin, notre homme ne souhaitait plus penser à lui, il voulait être tout entier à son épouse. Les retrouvailles étaient primordiales. Il la fixait de son regard noir, ronronnant presque à cette main passée dans ses cheveux, alors que lui l'attirait contre lui, les mains sur ses hanches. Si Strega vivait des réminiscences de certain corps à corps qu'ils avaient pu avoir tous les deux, elle n'était pas la seule. Il fallait bien avouer que Lampeduza était curieux de découvrir ce nouveau corps, sous toutes les coutures.

Il se demandait même, si la psyché de sa compagne avait un peu changée, si quelque part, quelques restes de l'hôte, étaient accrochés à l'esprit et pouvaient, d'une manière qu'il ne pourrait expliquer, changer un peu le caractère ou... des façons de faire de madame. Et le duc allait le découvrir sans doute assez rapidement, en tous les cas, sur certains points. Si au départ, il sentait qu'elle était plutôt passive, ça ne dura que l'espace d'un instant, les mains de sa femme sur son corps, qui ne cherchaient plus les cicatrices, mais bien à le toucher pour le plaisir démontrait que toutes les barrières étaient tombées. Depuis combien de temps? Mieux valait ne pas y penser.

Un rire se fit entendre alors que toutes les fenêtres se fermaient les unes après les autres. Démontrant ainsi ce qu'il se passait dans l'esprit de madame. Ils étaient sur la même longueur d'onde, enfin! C'était presque grisant, avec un sourire félin, allant lui voler un baiser, virant sa chemise une fois que celle-ci fût ouverte, pour découvrir un torse redevenu plus ferme lui aussi, marqué de très légères marques, toujours sur les côtés, près des aisselles, sans doute pour tendre à nouveau la peau, rien que cela.


- J'en suis ravi. L'embrassant à nouveau avec fougue, se permettant lui aussi, de la déshabiller. De plus en plus envieux de voir ce nouveau corps.

Croyez bien, que Vito ne fût en aucun déçu. Il ne manqua pas de l'admirer sous tous les angles, jusqu'à l'épuisement le plus total. Embrassant cette peau humide, alors que son souffle chaud glissait sur elle. Ses mains caressant encore le grain, apprenant à le reconnaître et à l'apprécier à sa juste valeur. Le nez dans le cou de Strega, il eut un soupire de bien-être.


- Vous êtes... magnifique. Je dois vous peindre.

Comme mué par ces paroles, le duc se releva alors comme un seul homme, passant son pantalon, il alla chercher un crayon et un bout de papier, pour venir s'asseoir sur une chaise face au canapé où était encore étendue la sorcière.

- Surtout, ne bougez plus.

Car oui, elle était encore plus belle après l'amour et cette nouvelle ère, se devait d'être croquée, à l'instant, sur le vif. Il ne voulait en perdre aucune miette. Avec une nouvelle aisance, le crayon glissa sur le papier marquant d'une précision quasiment chiurgicale les traits de son modèle.
Beleth
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Mar 6 Juin 2017 - 0:47
Il ritorno del giovane pittore

Feat. Beleth



Nikolas secouait la tête. Une moue dubitative pinçait sa bouche.

Il ne voudra jamais partager ses secrets. Ce vieux sorcier... Marmonna l’Immortelle, en laissant sa main glisser le long de l'épaule du Sicilien.

Les volets calfeutrent le salon dans une pénombre au parfums familier. L'heure de la journée, le mois de l'année, la chaleur, pouvaient rappeler aux deux amants cette minuscule arche au milieu du ciel. Celle-là même où se trouvait l'histoire première de ce couple étrange. Bientôt, comme naguère, une ancienne mélodie s'éleva dans la bise de l’après-midi. Le bonheur des amants transfigurait l'atmosphère dans la villa Sofia.

Le personnel ne goûtait pas son plaisir. Il s'était accaparé le lieu de travail avec une joie de vacancier. Une première, pour les plus jeunes recrues de l'équipe. Une fort belle occasion de briser les règles. La musique montait dans l'air avec entrain, couvrant par la même les soupires passionnés de madame Lampeduza. Maurice Pelletier, droit et silencieux, au mile de ses subalterne esquissa un sourire amusé.

Un parfum lourd et ouateux flottait dans le petit salon. Les habits éparpillés sur sol et meubles témoignaient de fructueuses retrouvailles. Strega était étendue sur le sofa, dans son plus simple appareil. Elle exposait sa nudité sans réserve ou contrainte. Elle assumait ce corps, cette chair, dans laquelle son esprit siégeait depuis quelques semaines. La peau blanche, encore ferme, luisait d'une sueur libidineuse.

Est-ce vraiment le moment ? Nous ne sommes pas même dans votre atelier ! S'exclama la Duchesse dans un rire surprit. Elle retrouvait dans cette improvisation naturelle quelque-chose qui avait failli disparaître de sa mémoire.

Un sourire lumineux éclaira le visage de la dame. Elle éprouvait une joie incongrue à reprendre le rôle de la muse pour l'artiste. Cela ne lui était pas arrivé depuis des années. Cet après-midi là, Strega appréhendait de nouveau le plaisir de sentir les yeux de Vito Lampeduza se poser sur elle. Elle était capable de voir tout l'érotisme qui se dégageait de son époux en cet instant. Aussi, la beauté dans les mouvements souples de ses épaules, de ses bras, de ses poignais.

Puis-je parler ?

Un fourmillement extérieur, une agitation, perturba leur tranquillité. Des voix étouffées se succédaient, mais elles étaient trop indistinctes les unes des autres pour être compréhensibles. Strega arquait un sourcil en signe de curiosité. Cependant, l'état de langueur dans laquelle elle était plongée, la retenait couchée. Bientôt les bruits ne furent plus.

Vito ? Le prénom sonnait sans heurt. Il reprenait sa teinte de complicité.

La dame patienta jusqu'à ce que le visage du Duc lui soit visible. Elle vint cueillir son regard. Elle lui livrait une attention accrue par leur rapprochement physique et leur nouvelle intimité. La passerelle invisible s'étendait, encore un peu bringuebalante, mais en construction. La réparation de leur relation était en cours. Telle toute relation humaine, elle exigeait un engagement de chacune des parties. Cnossos le savait et à présent qu'elle ne souffrait plus de sa chair, son esprit était libéré, de nouveau apte à aimer et choyer autrui.

Je tiens à ce que vous sachiez que je suis lucide. J'ai conscience d'avoir manqué aux devoirs d'une épouse. Rien n'excuse la cruauté dont j'ai pu faire preuve à votre encontre ces dernières années. Je ne désire qu'une chose à présent... Nikolas souriait humaine et sincére. Vous offrir à nouveau cette vie qui vous a manqué.
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Mar 27 Juin 2017 - 20:32
Vito n'eut qu'un rire à la remarque de son épouse. En effet, Viktor n'allait sans doute jamais lâcher ses secrets. Surtout pas ceux-là. Mais peut-être qu'ensemble, les deux hommes, pourraient peut-être en discuter. Après tout, le Duc était une réussite pour le scientifique. Ce dernier voudra le revoir, bien entendu, pour voir son travail, prendre des notes et s'assurer que tout allait bien. Viktor avait le souci du détail, c'était bien pour cela que Strega l'avait contacté lui et personne d'autre. Vito le savait parfaitement.

Mais pour l'instant, le plus important était bien de profiter de ces nouvelles retrouvailles. Lampeduza était réellement en demande, il voulait tout découvrir de son épouse, de cette nouvelle épouse même. Ce corps le rendait finalement aussi fou que l'ancien, il prenait un plaisir certains à en découvrir toutes les facettes, le grain, le goût. Voilà pourquoi il voulait la dessiner alors qu'ils sortaient juste tout deux des vagues du plaisir qu'ils avaient eu ensemble. La peau encore un peu luisante de sueur, il était concentré sur son croquis, son regard la fixant parfois avec intensité.


- C'est bien pour cela qu'il est impératif que je vous croque maintenant, mi Amor! Là est tout le plaisir du dessin! L'improvisation! Et vous savez que j'obéis à l'inspiration quand elle me prend. Surtout quand vous en êtes la muse.

Tout ce qu'il disait, il le pensait et il était presque surpris de retrouver cette inspiration au quart de tour. Finalement, ça n'avait pas été une si mauvaise idée que cela, de prendre une nouvelle jeunesse. N'auraient-ils pas dû le faire plus rapidement? Non, c'était important qu'ils aient ce passé en commun, qu'ils voient tous deux, comment ils devaient changer les choses entre eux.

- Bien entendu. Vos lèvres n'ont jamais à être scellées, vous le savez.

Un modèle qui parlait, ne le dérangeait jamais. Surtout pas son épouse, bien au contraire, il était important que dans ce couple, ils se parlent, à nouveau, réellement. La communication n'avait pas été leur fort quand il y pensait. C'était une chose qu'il voulait changer. Une des nombreuses choses qu'il voulait changer. Lui ne fit pas attention aux bruits extérieurs, mais il releva doucement les yeux quand son nom raisonna dans la pièce.

- Oui Nikolas?

Intéressé, il l'écouta avec attention. Décidément, ils allaient de surprise, en surprise. Posant son carnet et son stylo à terre, il se leva pour revenir vers elle. S'asseyant sur le tapis, il attrapa doucement l'un des pieds de sa dame pour embrasser la jambe, lentement, tout en la regardant.

- Je ne suis pas blanc comme neige de mon côté, mi Amor. Mais si nous sommes prêts à travailler tous deux sur ces problèmes que nous nous sommes créées... je pense que nous serons encore plus forts ensemble. Embrassant ses cuisses, montant sur son ventre, profitant de gouter à nouveau à cette peau chaude, jusqu'à son menton, ses lèvres. Je vous aime ma dame.

Trois petits mots qu'il était important de dire. Surtout à cet instant. Comme s'il scellait à nouveau leurs vœux.

- Pensez-vous que nous pourrions rejoindre la fête? Avec un petit sourire amusé. La musique qui entrait dans la pièce, lui donnait l'envie de rejoindre le personnel, pour en profiter, fêter ce retour et qui sait... finir cette nuit à nouveau entre les bras de son épouse, comme à l'époque.
Beleth
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Dim 2 Juil 2017 - 18:21
Il ritorno del giovane pittore

Feat. Beleth


Nikolas Lampeduza n'avait pas de don pour lire dans les pensées. Elle devait se fier à son sens de l'observation et aussi à son intuition. Pendant que le peintre faisait une première esquisse de cette nouvelle silhouette Strega essayait de déterminer l'état d'esprit de son époux. Le sexe était un biais intéressant pour appréhender l'état d'esprit d'un individus. Cependant Beleth était un homme qui savait dissimuler ses ressentis, ses intentions. Un point essentiel et qui lui avait assuré le contrôle de la mafia sicilienne depuis quatre décennies.

Il en va de même pour les vôtres. Vous en souvenez-vous ?

Les amants se retrouvaient l'un prés de l'autre. L'approche de l'homme déclenchait les sens de la dame qui était étendue et abandonnée aux assauts. Elle sentait un frisson passer sur sa peau. Dés que Lampeduza revenait toucher cette chair nouvelle, sa compagne se mit en alerte. Elle hochait doucement du chef pour montrer qu'elle était dans des dispositions différentes. Vito lui avait manqué. Strega ne s'était jamais attachée à un homme comme à celui-ci. Elle chérissait cette deuxième chance.

Travailler de concert. Une main se perdit dans les cheveux bruns du Sicilien. La jeune femme accompagnait son compagnon dans son approche, quittant tranquillement son état de langueur.

Mmm. Oui. Cette journée a été préparée pour votre retour Duc. Nous ferons ce que vous voulez. Nikolas attira le visage de Vito à sa hauteur pour cueillir un baiser. Son front posé contre le sien trahissait une tendresse pleine de pudeur.

Il se peut que vos frères passent dans la soirée.

Madame Lampeduza connaissait l'affection qui liait les membres de la fratrie de Beleth. Elle avait donc fait connaître la date de son retour à Édimbourg aux trois frères et sœurs. Giulia étant à Florence, pour affaire, n'avait pas pu se libérer. Mais, elle avait fait la promesse de venir leur rendre visite dès que possible. Silvio avait modifié l'itinéraire de sa tournée pour pouvoir s'arrêter sur l'Arche. Quant à Ezio, il n'avait pas été difficile à convaincre, puisque depuis un moment, il multipliait ses séjours dans la capitale.

De nouveaux éclats de voix perçaient dans l'air. Il semblait que leur chère cuisinière tentait de convaincre Mr Pelletier de venir danser. Strega écoutait distraitement le personnel, tout cela en passant ses vêtements, l'esprit léger. Elle vint aider son mari à fermer les boutons de sa chemise, plus par envie, que pour apporter une réelle assistance. Ses mains à plat sur la poitrine du peintre elle lui souriait. Il semblait que le plaisir charnel avait évacué toute la nervosité des derniers jours.

Ils quittèrent la pièce en l'état pour retrouver le cœur de la fête populaire. Leur arrivée créa d'abord un petit effet de surprise. Strega n'était pas dupe, elle eu la sagesse de ne rien dire, allant jusqu'à reculer pour se placer en retrait et laisser le maître du lieu donner le ton. Les derniers venus dans l'équipe voyaient pour la première fois Madame donner les rennes à Monsieur. Une nouveauté qui aida probablement à rendre l'atmosphère paisible.

Ils sont tous heureux que vous soyez de retour... Duc.

Les chiens de chasse de Strega étaient présents également. Hécate ayant été assassinée, un jeune mâle lui avait succédé. Ils étaient posés à l'ombre d'un mur de la maison. Trois énormes molosses qui l'observait avec la sagacité de métamorphoses au repos. Là, présents, en gardiens et protecteur du Prince Italien. C'était comme si rien et tout avait changé en même temps.
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Sam 29 Juil 2017 - 18:41
Vito n'était un livre ouvert pour personne, même pas pour sa femme, ou peu, dirons-nous. Ce n'était pas ainsi au début de leur histoire, il se confiait plus facilement, il parlait avec son épouse. Mais le temps passant, la lourdeur qu'avait prise leur relation au sein de leur couple, l'avait rendu un peu plus renfermé. Maintenant que les choses avaient changées, peut-être ferait-il à nouveau l'effort de vouloir communiquer plus avec son épouse. C'était ainsi qu'il pouvait comprendre les paroles qu'elle venait d'avoir. Il hocha doucement la tête.

- Je ferai des efforts. Lâcha-t-il, plutôt tranquille. Depuis combien de temps, n'avaient-ils pas réellement parlé, de choses plus intimes que leurs affaires? C'était bien là une question qui lui trotta dans la tête quelques instants. Mais tout fût rapidement effacé, alors qu'il reportait toute son attention sur sa dame.

Comme promis, il parlait à son tour, faisant comprendre qu'il était prêt à faire tous les efforts possible pour que leur histoire marche à nouveau comme avant. Bien entendu, il ne pouvait pas le faire seul et il fallait absolument que Nikolas devait aussi, de son côté, faire des efforts. Mais nos deux félins semblaient prêts à repartir sur le bon pied. Ce qui ne manquait pas de plaire au duc, qui - quelque part - espérait pouvoir revenir un jour sur une conversation assez tabou au sein de leur couple, une descendance, un enfant. Un rêve qu'il caressait au plus profond de lui et puisque cette nouvelle jeunesse leur ouvrait les bras, pourquoi ne pas tenter? Il estimait que n'étant pas maudit, ce prochain descendant pourrait parfaitement survivre, grandir et s'épanouir, de quoi - peut-être - panser cette blessure qui n'avait jamais réellement cicatrisée. Mais ce jour n'était pas encore venu et il le savait, chaque chose en son temps, pour le moment, il voulait profiter, se redécouvrir, la redécouvrir.

Madame acceptait donc de rejoindre leur personnel, ce qui ne manqua pas de faire sourire son époux, il se redressa rapidement après avoir répondu au baiser qu'elle lui volait.


- Très bien! Attrapant leurs habits éparpillés dans la pièce. Oh, comment vont-ils? Silvio n'est pas en tournée en ce moment?

En partant chez Viktor, le peintre s'était réellement coupé de tout, même de sa famille, il lui fallait donc revenir aux nouvelles, savoir un peu ce qu'il s'était passé. Ce qui risquait de prendre le plus de temps, serait sans doute de se mettre au fait des affaires, mais il avait une toute confiance en sa soeur, qui savait parfaitement prendre en main la tête de toutes les opérations quand il n'était pas en état. Guilia était une tueuse, en affaire. Il se sentait heureux de savoir que ses frères seraient sans doute là dans la soirée.

- Et Guilia?

Puisque Nikolas n'en avait pas parlé, cela voulait bien dire que la petite soeur devait être particulièrement occupée et sans doute bien loin de l'arche Edimbourgeoise. Il serait patient. Terminant de s'habiller, il apprécia d'avoir son épouse qui venait l'aider à finir de fermer ses boutons, dans un sourire tranquille, il lui vola un baiser. Juste par envie. Des choses qu'ils n'avaient guère fait depuis longtemps. Puis il était temps de sortir et rejoindre le reste de la maisonnée.

Bien entendu, le fait que les patrons débarquent à la fête, ne manqua pas de surprendre tout le personnel. Mais notre ami n'était pas là pour faire de remontrance, juste profiter, comme eux, de ce retour presque miraculeux. Avec un air pétillant et malicieux, il observa un instant tous ces gens qui travaillaient pour lui, la remarque de son épouse n'était clairement pas un mensonge.


- Et je suis ravi d'être de retour. S'approchant d'une charmante demoiselle, car c'était les plus jeunes d'abord, qu'il fallait rassurer, il lui tendit la main. Une danse, demoiselle? D'un ton on ne peut plus charmeur. Bien que Nikolas n’ait pas à s'inquiéter, il ne faisait cela que pour le plaisir, sans aucune envie de faire quoi que ce soit dans des draps avec cette petite cuisinière. Maurice ne soyez pas si timide et accepter l’invitation à danser ! Fit-il avec un ton taquin, alors que la demoiselle finissait par prendre sa main tendue, rouge comme une tomate, pour qu’il l’attire sur la piste de danse, faisant un petit signe au groupe pour que la musique soit un peu plus de tempo.

Bon danseur, il entraîna donc la jeune femme dans quelques pas de danse vifs, avant de la laisser dans les bras d'un autre pour aller vers sa belle et avec un sourire de vainqueur, légèrement essoufflé, lui tendit la main.


- Ma dame?
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Dim 30 Juil 2017 - 22:12
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La femme au sang noble alla vérifier son reflet dans un miroir accroché au mur est du petit salon. Le visage anguleux avait perdu en dureté. La pupille était encore un peu dilatée par les effets du plaisir. La démarche avait une souplesse nouvelle grâce à l'échauffement musculaire. De plus la Duchesse touchait son corps avec différemment. La sensualité s'exprimait à la façon qu'elle avait d'effleurer une mèche de ses cheveux. Ou encore dans sa façon de faire glisser le tissu de la robe contre ses hanches.

Il s'en est arrangé. Ainsi nous rattrapons le repas de fin d'année manqué. Lorenzo devrait être présent également. Nikolas se retourna pour croiser le regard de son époux. Ils seront bien heureux d'avoir un public sur lequel tester leurs derniers morceaux.

Ezio était déjà en ville quoiqu'il en soit. L'humour glisser dans cette remarque ne lui donnait aucune légèreté. Strega était un être de raison et de calcul. Tout changement, était intégré à sa grande équation, avant d'être appréhendé sous un angle émotionnel. Les rencontres, et relations qui pouvaient en découler, comptaient par l'influence qu'ils avaient sur le grand schéma. Le vigneron s'était entiché d'une petite américaine, une roturière, une divorcée, mais qui avait un intérêt, pour ses nombreuses connexions dans la sphère commerciale internationale. Il hésite à soutenir la campagne d'un des candidats de la prochaine élection.

Le mandas, du président ex exercice, s'achevait dans un peu moins de trois mois. L'arche entrerait dans une période électorale dans moins de trois semaines. L'Ordre, était sur le front depuis des mois, pour faire émerger une candidate. Cnossos n'avait, quant à elle, aucun rôle politique avéré. Cependant, comme tous marionnettiste qui se respecte, la question l'intéressait aussi. Néanmoins les conjectures quant à l'avenir de l'arche écossaise ne pesèrent pas plus dans la conversation.

Ils vont bien. Ils ont demandez après vous quelques fois. Mais, ils vous le dirons eux-même.

La dame se rapprocha alors d'un fauteuil pour s'y asseoir et chausser ses souliers. Asse au bord de l'assise dans une posture élégante, elle se pencha pour caresser sa jambe droite du bout des doigts. Puis sa main redescendit enclencher le fermoir. Tout en se redressant, elle reprit :

Elle est à Florence jusqu'à vendredi. Mais elle nous envois Antonio en émissaire et vous embrasse.

En public, le duo plaçait leur intimité au second plan. Ils ne partageaient pas ou peu leurs joies les plus privées avec le reste du monde. Cependant, le personnel des Lampeduza avait un statu particulier dans l'entourage du couple. Toutes ces personnes étaient présentes dans le quotidiens des félins. Ils les voyaient agir autant à la lumière que dans l'ombre. Il s'agissait d'équilibrer la donne, en venant à leur tour dans l'univers de ces petits gens.

Miss Child était entrée au service des Lampeduza quatre ans plus tôt. Elle était la second en cuisine de la demeure. Elle était donc en charge des commissions et de la confection de certains plats. Vingt-huit ans à peine, mais cette jeune femme était efficace et très très appréciée par le reste de l'équipe.

- Oui !

[

Julia Child



Monsieur Pelletier quitta son observation passive lorsque l'on l’appela. Il hocha du chef à l'intention du maître de la Villa.

Mais certainement, monsieur. Déclara le Français tout en s'avançant face à la cheffe cuisinière.

Le monde fit de la place pour que les duos aient de l'espace pour danser. Les spectateurs se mirent à rire en voyant le majordome, d'ordinaire très carré, faire une démonstration de quelques pas rapides. Maurice était agile, vif. Certains de souvenaient peut-être encore de son père et de sa mère. Ils avaient été au service de Strega et Beleth avant lui. Madeline, épouse Pelletier, avait été une grande danseuse dans ses jeunes années. Puis elle avait suive son mari en Sicile. Elle avait élevé son fils dans l'amour de la danse. Malheureusement, Maurice ne s'exerçait plus à cet art depuis son veuvage. Il cédait pourtant emporté par la joie collective.

Une fois que la musique descendit la foule se mit à applaudir. Pendant cette défervescence la Duchesse s'était faufilée jusqu'à l'orchestre.


Musique!



Vous souvenez-vous de cet été à Madrid ? Le nom de cette ville raisonnait comme un mot de passe secret.

1973 revenait hanter les pas au rythme de ce tango amoureux. Celui qu'ils avaient danser un soir, une nuit, il y a une éternité. Le décor s'effaça autour de la Sorcière. A chaque mesure l'immortelle s'imprégnait davantage de la passion ressentie alors. Elle revivait le bonheur de cet instant de folie. Le parfum entêtant d'un amour sur leurs peaux humides. Cette jouissance pure de la vie. Elle dansait, libre, et sur les dernières notes, son regard s'accrocha à l'âme du peintre. Le souffle court Madame s'arrêta et fixa Vito avec dans les yeux une dérision doucereuse.

Un silence suspendu régna dans la cour.

- Qu'est-ce qu'ils sont beaux !! La chef cuisinière houspilla vivement la jeunette.

- « Julia! »

- Quoi ? C'est bien vrai qu'ils sont beaux ! La demoiselle avait encore le regard émerveillé par la scène.

- «Vas plutôt chercher le champagne. Oust ! »

Strega n'avait pas prêté attention à cette scénette charmante. Elle était encore immobile à fixer son -éternel- cavalier. Elle ressentait au fond de sa poitrine le sang battre. La fureur dans les muscles des jambes. Une adrénaline nouvelle pulsait dans ses veines. A présent, c'était la lumière au fond de ses pupilles qui la rajeunissait et non plus la disparition des rides.

Organisons un bal. Ce renouveau avait sauvé bien plus qu'un artiste vieillissant.
Strega
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Lun 31 Juil 2017 - 12:06
Terminant de passer sa veste, le duc observait son épouse. Cette nouvelle jeunesse, ce nouveau corps. Ces nouvelles manières. Il la trouvait magnifique. Ce qui était, il fallait bien le dire, un plaisir à observer. Lui qui avait, très clairement, eu peur de perdre tout ce qu'il avait construit avec elle, le jour où elle changerait d'hôte. Toute cette peur, n'avait jamais eu lieu d'être, finalement, parce que même ainsi, il l'avait retrouvé. Et de ça, il en était heureux, vraiment. Ces retrouvailles étaient la preuve la plus puissante que leur relation allait bien au-delà de tout et ça... ça... c'était le plus important.

- Et notre personnel sera ravi d'avoir droit à un concert gratuit. Haussant légèrement un sourcil à la remarque sur son autre frère. Ah oui? Comment ça se passe avec son américaine?

Vito était bien loin d'être un idiot, il n'y avait guère de raison que son frangin reste sur cette arche, s'il n'avait pas quelqu'un en vue. Et c'était important, car il était rare que cet homme-ci, s'entiche réellement de qui que ce soit. C'était un solitaire, qui appréciait sa vie de célibataire pour toute la liberté qu'elle lui offrait. Alors s'il commençait à voir quelqu'un, plus d'une ou deux fois, c'était bien que quelque chose de sérieux se passait dans l'air.

- Hum... en qui faut-il mettre ses espoirs à votre avis?

Il n'avait pas plus suivi la politique que cela de son côté. Mais il ferait bien de recommencer à s'y intéresser, pour le simple fait que c'était aussi ses affaires qui pouvaient risquer d'avoir un problème. Autant y faire attention et se remettre un peu réellement dans le business.

- Bien, parfait. Je serai patient alors.

Lampeduza avait bien demandé aux siens de l'être, puisqu'il avait disparu tout un mois. Il pourrait donc faire le même effort. De toutes les façons, le temps allait passer vite, avec tout ce qu'il avait à faire. Et le couple se retrouva donc parmi leur personnel. Un simple sourire marqua le fait de voir Maurice se détendre et accepter de rejoindre la fête. Tant mieux, plus que les autres, il méritait de pouvoir se détendre un peu. Un coup aux alentours et il n'eut guère la possibilité de voir Luke. Ce dernier avait déjà dû prendre à la lettre le fait qu'il était en congé. Pas étonnant.

Si la danse avec Julia, qu'il avait toujours trouvée extrêmement charmante, avait été plaisante, avec Nikolas c'était bien différent. La musique ne manqua pas de le ramener, lui aussi, sur l'arche espagnole. Il attrapa fermement la main de sa compagne, posant l'autre sur sa hanche, tout en hochant doucement la tête.


- Comment l'oublier?

La plus belle nouvelle qu'elle ne lui avait jamais faite. Les souvenirs les plus douloureux aussi, mais aujourd'hui, il ne se laisserait pas dérangé par ce genre de souvenirs, simplement profiter de l'instant. Concentré sur la danse, sur sa partenaire, ils démontrèrent une habilité au tango qu'on ne leur connaissait que peu. Qu'on n'avait pas vu depuis longtemps. La nouvelle jeunesse faisait des miracles. Son regard restait accroché au sien, un air plutôt serein sur le visage, il l'embrassa sans se soucier qu'on les regardait. Parce qu'il en avait juste eu envie.

Le champagne venait couper court à ce moment, le maître de maison attrapa la bouteille avec un petit clin d'oeil pour sa belle, lui faisant comprendre qu'ils reprendraient, plus tard. Ouvrant alors le bouchon pour le faire sauter, sans attendre plus loin. Il partit bien loin dans le parc et versa dans les verres qu'on lui avait amené, les tendant ensuite aux autres.


- Trinquons! Allant vers Nikolas, plantant à nouveau son regard dans le sien. Fauve. A nous.

Parce que cette nouvelle vie qui commençait, les rendrait plus forts encore. Ils étaient des conquérants et cette fois-ci, plus rien ne les arrêterait. Il en était persuadé. Sur ce, il but d'un trait son verre et repris madame par la taille, pour un nouveau pas de danse. Ils avaient toute la nuit, comme cet été à Madrid.

Beleth
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Mer 2 Aoû 2017 - 10:40
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La Sicilienne s'écarta du miroir. Elle gardait le silence le temps de choisir la réponse à donner à son partenaire. Au sein de cette famille au sang chaud, Cnossos avait formé des liens plus ou moins complexes avec les membres. Il lui avait été aisé de conquérir Guilia par le genre, la lutte des femmes. Mais, les hommes, eux étaient plus difficiles à séduire. Ezio était un homme indépendant, réfléchi, calme. Cette romance, dont il se cachait encore, était une démonstration de faiblesse tout à fait surprenante.

Bien. Il y avait pourtant dans ce mot son sens inverse.

De fait, Nikolas n'était pas une femme aisée à satisfaire. Elle avait eu des doutes concernant la femme en question. Miss Clark était entrée dans l'Ordre pour des raisons égoïstes. Maurice avait confirmé son accointance avec Arkadia. Les agents triple comme elle étaient destinés à mourir jeunes. Néanmoins, la Duchesse se garda de partager cette partie de son évaluation. Vito n'avait pas besoin de tout savoir ce jour. Il lui fût plus aise de prendre au vol le sujet de la politique.

Hum. Le choix est compliqué. Je dirais que nous savons plutôt lesquels nous devons éviter.

Les divers catastrophes -naturelles ou non- survenues pendant l'année, avait bouleversé l'équilibre général. Le peuple avait peur. Dans la peur, il faisait parfois de mauvais choix. Strega, connaissait si bien l'humanité, qu'elle avait déjà anticipé la prochaine montée au pouvoir d'un adversaire coriace. Il y avait beaucoup à dire sur ce lord écossais. Là encore, la belle sorcière ne s'étendit pas plus sur le sujet. La politique ne devait pas intervenir davantage, pendant un jour de fête. Beleth étant revenu, le temps de parler ne manquerait pas.

Durant les dernières notes du morceau, Strega attrapa une lueur, dans le fond du regard de l'artiste peintre. Elle ne la lui renvoya pas car elle savait dissimuler ses pensées et ses émotions les plus profondes. Là était l'une des clefs de son talent pour la manipulation d'autrui. Un tel retour vers le passé avait évidement éveillé des souvenirs de Sofia. Nikolas ne pouvait s'en défaire. Il n'y avait pas de charme, de filtre, assez puissant pour effacer l'emprise qu'avait eu cet être sur son cœur. Au moins, cette douloureuse expérience avait fait son travail. L'Immortelle demeurait d'une grande prudence.

A la périphérie de son regard la Duchesse vit Maurice baiser la main de sa cavalière. Cette image lui remémora, elle aussi, cette autre époque passé ensemble. Pierre et Madeline Pelletier s'étaient retirés, sur l'arche de Paris, où ils coulaient leurs vieux jours. Ils avaient été de bons et loyaux serviteurs. Ils avaient été d'une discrétion et d'une dignité dont Madame voyait de moins en moins de signes dans la nouvelle génération. Ridley avait au fond de son cœur la fois d'une rebelle. Quant à la nouvelle apprentie de Strega. Nikolas percevait déjà chez elle l'ombre d'une future trahison. Mais, il fallait laisser le temps au temps. Les affaires reprendraient à l'aurore.

Alors la dame de Lampeduza se saisit de la coupe de champagne et la leva à l'adresse de la foule.

A nous. L'écho fût entendu par la petite Child qui frappa vivement dans ses mains. Mi Amor. L’œil rieur soufflait la promesse d'une ère paisible.

Les musiciens jouèrent un air traditionnel italien en sourdine pendant que le champagne était partagé. Le bruissement des conversations était plus intense. La démonstration des patrons avait libéré la Villa de sa chape de plomb pour un temps. Même les canidés semblèrent se détendre. Nikolas observait cette allégresse collective avec ce qui ressemblait le plus à de la compassion. Le Duc était revenu comme un prince dans son château.

Dansons. Alla lui murmurer l’intrigante en le débarrassant de son verre. Tant qu'ils en avait la liberté, le mieux était encore de danser.
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