[Clos] Portes ouvertes : sujet principal [scénario]

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Mar 29 Nov 2016 - 18:47
Par une belle matinée de novembre, l’animation était à son comble à la Potential Home. Des gens venus de toute l’arche, voire même de plus loin, se pressaient devant le portail d’entrée pour venir assister aux portes ouvertes annuelles de la fameuse école. Il n’était pas encore dix heures, moment de l’ouverture officielle de l’événement, mais déjà, une longue queue s’était formée devant l’entrée. Un contrôle strict était mis en place pour s’assurer que les visiteurs ne venaient pas avec des armes, ni que des personnes recherchées n’essaient d’entrer pour assister à l’événement. Mais l’organisation avait été particulièrement soignée, et l’attente n’était donc pas trop longue pour les visiteurs.

Une fois passé ce contrôle nécessaire, on parvenait immédiatement dans le parc de l’école, endroit où se déroulait la plus grande partie des animations. Des grandes tentes avaient été plantées un peu partout, et toute une flopée de stands se présentaient aux invités. Ils leur offraient soit une présentation de travaux des étudiants ou collaborateurs de l’école, soit étaient plus festifs, en leur proposant des activités créatrices ou informatives. Sans oublier, bien sûr, les habituels stands de nourritures et autres plaisirs gustatifs.

Mais pour l’heure, avant l’ouverture officielle, tout le monde était invités à se diriger vers la grande scène, à côté de l’entrée de l’école. De plus en plus impatient, le public faisait passer le temps en admirant le bâtiment, ou la grandeur du parc et des installations. Le beau temps était heureusement de la partie, et la température augmentait doucement de minute en minute. Des élèves et collaborateurs passaient d'ailleurs à travers les visiteurs pour leur proposer gratuitement du café ou du thé, afin de les réchauffer un peu plus rapidement.

Finalement, à dix heures tapantes –une horloge résonna quelque part pour en témoigner-, le rideau se leva sur la scène, dévoilant l’orchestre de l’école. Après les premiers applaudissements, un homme monta sur scène pour rejoindre l’estrade du chef d’orchestre. Sebastian McGregor portait un costume avec une élégante queue de pie, ainsi qu’une paire de lunette. Ses cheveux avaient été consciencieusement tirés en arrière, et il avisa de l’état de l’orchestre. Peu après, une femme élégamment vêtue monta à son tour, et se plaça à côté du chef. Aurore De Villier, nommée également Sahar pour les plus intimes, salua le public, puis les musiciens avec un grand sourire. Les applaudissements se turent alors, et après un échange de regards entre le chef et la chanteuse, les premières notes commencèrent à résonner.

♪ Concert d’ouverture : Ave Maria de William Gomez ♪


DASTAN


Une fois la musique terminée, je montais sur scène pour aller serrer la main du chef d’orchestre, puis embrasser sur la joue Sahar, avant de prendre le micro de cette dernière.

"Bienvenue à tous. Et merci à l’orchestre de l’école, ainsi qu’à Sebastian McGregor et Aurore de Villier pour cette belle introduction musicale. Nous sommes heureux de pouvoir les compter parmi nous aujourd’hui. Merci de leur participation, et pour leur contribution à la renommée de l’école de par le monde, comme beaucoup d’autres anciens élèves ou collaborateurs."

Je les laissais sortir de scène, me joignant aux applaudissements du public avant de reprendre le micro pour enchaîner.

"C’est un énorme plaisir pour moi de vous accueillir pour les portes ouvertes de cette école dont je suis honoré d’être le directeur général. Que vous soyez familiers ou non de la Potential Home, j’espère que vous découvrirez ici des choses qui vous émerveilleront, et qui vous amuseront. Je remercie tout particulièrement les élèves et les collaborateurs, qui ont travaillé dur pour mettre sur pied cet événement. De plus, nous avons la chance d’avoir trois de nos fondateurs parmi nous pour cette édition, et j’espère que, si vous avez l’occasion de les croiser, vous leur témoignerez chaleureusement des remerciements qu’ils méritent. Sur ce, je ne vous fais pas davantage attendre, et déclare officiellement les portes ouvertes 2016 ouvertes !"

De légères explosions retentirent ainsi qu’un coup de klaxon, et je quittais la scène pour me joindre au public et saluer les personnes que je connaissais. Du moins, si j’en avais le temps. Car je ne doutais pas que j’aurais beaucoup à faire durant toute la journée. A travers la foule, j’essayais de trouver Saoirse et son père pour les saluer, ne sachant toujours pas vraiment comment me comporter avec ce dernier. Mais pour l’heure, j’avais clairement d’autres choses à penser.


SAHAR


Même après toutes ces années, Sahar sentit la petite boule au ventre caractéristique qui se manifestait avant de monter sur scène. Elle resta néanmoins calme, et inspira profondément avant de se lancer pour rejoindre le directeur de la PH et l’orchestre, faisant voler la traîne de sa robe blanche derrière elle. Elle les salua tous, puis, après un signe de tête avec le chef –un très bon ami-, elle commença à chanter. Le morceau était court, mais malgré tout intense et riche en émotions. Elle y mit toute la douceur dont elle était capable, et ne faisant qu’un avec la trentaine d’élèves qui se trouvaient derrière elle et avec leur instrument.

Ces dernières années, il était devenu rare qu’elle se produise en public, préférant laisser la scène pour se concentrer sur les leçons de musique. Mais elle n’avait pas pu refuser la proposition de la Potential Home, surtout en sachant que c’était Sebastian qui dirigerait ce concert d’ouverture. Il avait l’air d’être un peu plus sûr de lui, ce qui ravit la musicienne. Depuis leur rencontre en France, elle s’était beaucoup attachée à lui, et elle lui souhaitait de pouvoir obtenir la carrière dont il rêvait.

Une fois le morceau terminé, Dawn salua le public, puis les autres musiciens avant de descendre de scène, un sourire doux sur les lèvres. Elle accueillit humblement les félicitations, tout en écoutant le discours d’ouverture du directeur général. Une fois que les portes ouvertes furent officiellement lancées, elle se dépêcha d’aller se changer, le programme de la journée étant encore chargé. Ceci étant fait, elle se fraya un passage dans la foule pour retrouver finalement Sveda et la serrer dans ses bras.

"Je suis heureuse que tu sois de retour." dit-elle à sa mère avec un grand sourire. Être rancunière ne faisait pas partie de son caractère, et elle était davantage heureuse de savoir sa mère saine et sauve ainsi qu’à ses côtés aujourd’hui.


GEAR


Assis aux premières loges pour le concert d’ouverture, Gear ne perdit pas une miette du spectacle. Il fut ravi de revoir Sahar, et il lui semblait que cela faisait une éternité qu’il n’avait pas vu la fille de Sveda. Le retour de cette dernière avait d’ailleurs été une surprise, même pour lui, mais il ne pouvait pas cacher le plaisir qu’il avait à retrouver cette vieille collègue. Surtout pour fêter une telle occasion dans l’école qu’ils avaient créée, il y a plus d’un demi-siècle de cela.

Même si ce n’était pas vraiment son style de musique, il écouta avec attention le concert, car entendre Dawn était toujours un plaisir rare et unique. Le discours d’Alex le fit sourire, et il ne manqua pas de lever la main lorsque le directeur mentionna les trois fondateurs présents aujourd’hui, histoire qu’on le remarque bien. Wisdom devait se cacher quelque part dans la foule, il était vraiment doué pour passer inaperçu, le vieux. Quant à Sveda, elle aurait certainement beaucoup à faire, tout comme lui d’ailleurs.

Il profita donc d’un instant après l’ouverture pour se glisser dans la foule, ne manquant pas d’adresser un salut rapide à ceux qu’il connaissait, et Castiel eut même droit à un clin d’œil amusé. Il finit par trouver Tohum, et alla la saluer avec un sourire.

"Il faut tout de même que je te félicite pour ça." dit-il finalement tout bas en pointant son ventre. Difficile pour lui de manquer ce qu’il s’y passait, alors qu’il pouvait voir à travers la matière. "Et que tu me dises un jour qui est l’heureux élu, à l’occasion."

Voyant Sahar arriver, il s’éclipsa après un nouveau sourire, laissant la mère et la fille ensemble pour se mêler au reste de la foule. Avant qu’il ne lui faille aller s’occuper de la House Arts, il avait encore un peu de temps devant lui.
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Mar 29 Nov 2016 - 18:53
Je serrais et relâchais sans cesse ma cravate, ne sachant jamais si elle était placée correctement. Ou simplement pour avoir quelque chose pour occuper mes mains, et laisser mes fausses-lunettes-qui-me-donnent-l-air-de-savoir-ce-que-je-fais en paix. J’avais cassé la dernière paire à force de les remettre en place, et Adrian avait dû m’en chercher d’autres, achetant tout un stock au cas où cela se reproduirait. Mon agent continuait à maintenir qu’elles me donnaient une classe et une élégance incomparable, même si je trouvais surtout qu’elles étaient inconfortables. Quoi qu’il en soit, j’en étais affublé aujourd’hui. Je jetais un regard derrière moi dans le fond des coulisses et vit Adrian m’encourager en me levant le pouce. Je parvins à esquisser un drôle de sourire, qui devait davantage relever de la grimace qu’autre chose. Je me retins de me passer une main dans les cheveux, ces derniers ayant dû être recouverts d’au moins trois pots de gel pour parvenir à les coiffer en arrière. Je craignais que, si je les touchais, ma main y resterait collée.

Lorsque vint le moment de monter sur scène, j’inspirais profondément et y entrait du pas le plus maîtrisé et déterminé dont je sois capable. Le tract de jouer en public n’était pas vraiment le problème, je le faisais depuis suffisamment longtemps pour m’y être fait. Mais cette fois-ci, je ne jouais pas, je dirigeais. Et c’était là toute la différence. Je débutais dans ce domaine, et devais encore faire toutes mes preuves. J’avais hésité lorsque la Potential Home m’avait demandé de diriger l’orchestre pour ce concert d’ouverture, avant de finalement accepter. J’avais fréquenté l’école pendant de longues années pour mes cours de musique, et continuais à y venir de temps en temps pour une masterclasse ou pour des interventions ponctuelles. A croire que je n’avais pas réussi à les faire fuir, donc c’était toujours bon à prendre, comme expérience. Je connaissais de plus assez bien leur orchestre, ce qui était toujours un peu plus rassurant.

Mais surtout, la présence d’Aurore continuait de me convaincre que j’avais fait le bon choix. Je la connaissais depuis plusieurs années maintenant et donner un concert avec elle était un honneur, même si ce n’était que pour une chanson. Je saluais d’abord le directeur, puis elle, avant de me concentrer vers l’orchestre. J’observais les musiciens, puis, après un moment de silence et un coup d’œil en direction de la chanteuse, je lançai le signal pour débuter. Mon bras s’élança dans un geste souple et doux, et mon regard passa d’Aurore aux musiciens, puis mon autre bras s’ajouta, créant des mouvements amples pour soutenir la musique.

Dans un état second, complètement absorbé par ma tâche et la musique, mais également dans un autre monde, j’eus l’impression que le morceau dura une éternité. J’avais préparé la partition, dûment annotée, mais je ne la regardai pas un seul instant, emporté par la voix d’Aurore et les instruments. Et, jusqu’au dernier moment, je ne quittais pas cet état de transe, avant de brutalement revenir à la réalité lorsque la musique se tût et que les applaudissements vinrent la remplacer. Un peu surpris et perdu, je secouai la tête pour revenir à l’instant présent, me rappelant de justesse qu’il fallait saluer avant de sortir de scène. Je vis Aurore m’adresser un sourire, et pus à peine agiter la main dans sa direction, comme si j’étais encore en train de rêver.

Il fallait pourtant que je m’habitue à ces nouvelles sensations, si je voulais continuer dans cette voie. Mais pour l’heure, je me sentais déjà soulagé et satisfait que tout se soit bien passé, ce qui me laissait plutôt optimiste pour l’avenir. Adrian se précipita alors sur moi, me serrant dans ses bras de toutes ses forces en me félicitant. Après quelques tentatives, je finis par me dégager, en profitant pour respirer. Puis, pour me diriger vers l’école, où je pourrais me changer pour une tenue plus confortable. La queue de pie, c’était très bien, mais seulement pour la scène. Et surtout, j’allais pouvoir libérer mes cheveux de cette colle.

Une fois que ce fut fait, et que j’avais retrouvé mon jeans, une chemise et un pull, je me demandais ce que j’allais bien pouvoir faire jusqu’à ce soir, où ma présence était encore demandée pour la clôture du festival, en tant que pianiste cette fois. Je me rappelais soudainement que James devait sans doute être quelque part, et me mis à le chercher. Lorsque je vis la paire d’ailes qui devait certainement être la sienne, je me dirigeais dans sa direction.

"Bonjour James." lui adressai-je de mon ton plat habituel. "J’espère que tout se passe bien pour toi." J’hésitais quelques instants. "Je n’ai pas pu prendre Liszt aujourd’hui. Mais mon agent est là. Enfin, quelque part. Tu n’aurais pas vu un drôle de type avec des cheveux frisés qui boit beaucoup et rit très fort ?"

Comme pour illustrer mes propos, un rire sonore éclata tout près de nous, et je pus constater qu’Adrian se trouvait non loin de nous, en train de discuter avec quelques-uns des musiciens de l’orchestre. Il semblait bien s’amuser, mais d’un autre côté, Adrian s’amusait toujours beaucoup et dans n’importe quelle situation. Je poussais un soupir, me voyant déjà passer le reste de la journée avec lui, me fatiguant à essayer de le suivre. Ou à ne pas savoir quoi faire lorsqu’il trouvait des personnes susceptibles de m’engager pour des contrats ou des évènements. D’un autre côté, c’était le seul agent que j’avais réussi à avoir et garder, même après toutes ces années. Et le seul qui semblait encore croire en moi. J’avais fini par m’y faire.
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Mer 30 Nov 2016 - 23:32

ABYGAEL ÉLIAS




Le froid n'avait pas découragé les curieux puisqu'une foule plutôt dense entrait sur la propriété de l'école. Parmi elle s'étaient glissés Aby et Elias. Ils marchaient côte à côte tout en discutant. Attirés par l'odeur du café ils ralentirent pour faire la queue en attendant que les discours commencent. Le frère et la sœur s'étaient peu vus au cours des dernières semaines. Elias occupé à préparer son prochain départ pour l'Asie. Abygaël toujours à donner des cours de sport à la PH. Cela ne les empêchait pas d'être régulièrement en contact par téléphone et par SMS.

De tous les enfants de Tohum ces deux là restaient les plus proches. Ils partageaient plus que d'autres. Ils avaient le même père et un tempérament similaire. Quand Joachim et Kim avaient été très/trop rapidement séparés de leur mère, les blonds avaient grandis avec elle, tout comme Sahar et dans une moindre mesure Ava. Ava, ou Riley, se trouvait être le sujet de leur discussion.

Alors elle va venir ?

Aucune idée... Elle en m'a pas répondu. Ils avancèrent simultanément de deux mètres dans la file. Apollons venus d'autres époques.

... Elle pourrait quand même faire une effort. Quoi ? C'est pas vrai ? Ca va faire quoi 4 mois.

Laisses lui le temps... Répétait l'aîné.

Toute façon je en sais pas pourquoi j'use ma salive. Joachim et toi vous l'avez toujours protégée.

Justement non, on aurait voulu la protéger. Tu sais qu'elle a eu une vie dfficile.

Parce qu'elle a été facile la notre peut-être ? D'un sourire Aby remercia la collègue qui lui tendait un gobelet chaud.

...

Ca va. Ne fais pas cette tête. On en peut rien dire. De toute façon, elle m'agace à faire sa tragédienne. Et puis ça fait de la peine à maman encore.

Elles vont se retrouver. Il faut juste... Le Viking s'arrêta de lui-même.

Les Blonds échangèrent un sourire. Ils savaient qu' “Aurore” allait chanter pour l'inauguration des Portes ouvertes. Cela avait été l'une des principales motivations pour qu'ils viennent dès l'ouverture. Même s'ils n'avaient pas grandis ensemble, même si un grand écart d'âge les séparaient, ils partageaient ce sens aigue de la famille. Sveda y avait veillé. Ils avaient plaisir à se revoir. A l'exception de Wang qui s'était construit en opposition. D'ailleurs, le seul membre de cette “famille” pour qui ce Prodige avait une sincère considération était celle dont ils parlaient, la Russe.





Loin, de l'autre côté de l'estrade Catherine Kent profitait elle aussi du récital de la charmante De Villier. Emmitouflée dans plusieurs couches de laines elle rentrait les épaules pour ne pas avoir froid. Derrière sa grosse écharpe ses yeux se mouillèrent d'émotion en quelques secondes. Déjà sensible à la beauté de la voix de sa fille Sveda était émotive avec les hormones. Le regard brillant de joie et d'amour elle applaudit l'ensemble musical avec ferveur.

Elle regarda Sahar quitter la scène avant de se tourner vers les portes ouvertes de la Maison. Pour la énième fois de la matinée ses pensées se dirigèrent vers ses enfants. Une douce nostalgie concernant Joachim dont la place aurait été ici avec eux. Et de l'inquiétude évidement pour ses deux rebelles. Elle porta discrètement la main sur son petit ventre pour une tendre caresse et chuchota complice.

« Ne t'en fais pas mon ange. Un peu de patience. Nous y arriverons. »

Assez rapide ou pas Tohum était consciente qu'elle ne pouvait pas garder ce secret pour l'homme qui venait dans leur direction. Elias (et oui, deux pour le prix d'un) prenait la vie avec une décontraction étudiée. Ils en connaissait aussi les dessous. Il était ceci dit des milliers de kilomètres du sérieux de leur comparse Iris (volatilisée). Et encore très loin du regard analytique de ce cher Henry (discret comme un Sioux). Sveda appréciait ces trois -vieux- partenaires, pour des raisons totalement différentes.  Dewey, par exemple, n'était pas s'en lui rappeler l'un de ses premiers amants, Zac le père de Joachim. Mais ce qu'elle aimait vraiment c'était cette profondeur d'âme caché derrière les jeux et les clin d’œil.

« Bien sur, je ferais les présentations. En attendant peux-tu garder ça pour toi ? On attend le bon moment. »

Un moment qui viendrait tôt ou tard car un petit embonpoint déformait maintenant les habits de la scientifique. Caleb et elle étaient allés à la seconde écho le mardi. ( Gearwheel aurait pu vous confirmer que le diagnostic est le bon.) Kent sourit, imaginant la réaction de certains de leurs proches à la nouvelle. Une bouffée de bonheur l'envahit alors. Elle eu instinctivement envie de la partager avec le futur papa. Dante et Sveda vivait ensemble depuis la fin de l'été. Ils continuaient de mutuellement se découvrir. C'était une expérience fantastique pour notre rose. Elle ne s'était pas sentit si épanouie depuis longtemps. Plus de bataille, plus de recherches, plus de pression. Comme une trêve après une longue quête. Cela lui permettait -enfin- de retrouver les siens.

« Moi aussi je suis contente d'être là ma Tourterelle. C'était très beau. Avec une belle direction ! Il faudra que je le félicite aussi ce jeune homme. J'en ai eu les larmes aux yeux. » Sveda n'avait pas honte de reconnaître que le morceau l'avait touchée. Elle contempla sa fille avec ce mélange d'amour et d'admiration que lui provoquait les enfants. Ses yeux clairs brillèrent de plus belle. « C'est un vrai bonheur de pouvoir te voir ainsi.»

Le sourire du frère aîné de la Marocaine traversa la mémoire de leur mère. Il n'y avait sans doute pas un jour sans que Sveda ne songe à chacun d'eux. Elle les avait porté, vue naître et chéri, chaque seconde passée avec eux. Fort heureusement, le temps adoucissait les peines les plus solides. Aujourd'hui lorsqu'elle pensait à Casablanca elle pensait à leurs rires d'enfants. Aujourd'hui elle attendait l'arrivée du petit ange.

« As-tu croisé tes sœurs ? J'aurais aimé vous parler des fêtes de fin d'année. »

Une masse blonde passa à quelques mètres d'elles. Ce devait être Elias. Un éclat de voix confirma l'intuition de la lionne. Elle sourit pour elle-même, avant d'échanger un sourire fugace avec Fuji, qui menait si bien la jeunesse sur les pas de la science. Quel réconfort de savoir les nouveaux prodiges entre de ces bonnes mains.
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Jeu 1 Déc 2016 - 11:41
« C'est une belle journée pour l'occasion. » commenta miss Novak, tandis qu'elle cheminait d'un pas vif, au bras de Castiel. La vieille femme avait tenu à faire le déplacement pour l'occasion, et il aurait bien impossible de lui faire changer d'avis. Malgré l'âge, elle restait une femme déterminée et solide, toujours en mouvement. De plus, elle n'était pas venue seule : une dizaine d'enfants et d'adolescents l'accompagnaient pour l'occasion. Elle avait décidé d'y emmener tous les jeunes du foyer, afin qu'ils puissent profiter de la journée. Découvrir la Potential Home, surtout lors de ses portes ouvertes, avaient de quoi les intéresser, même si aucun des pensionnaires actuels n'étaient prodiges. Après tout, l'école était aussi là pour permettre à tous de vivre en commun, et c'était un message important ; elle souhaitait que les gamins dont elles avaient la charge puissent en être témoin. Naturellement, Castiel leur servait de guide, et il était lui-même ravi qu'ils puissent tous le voir dans son élément.

« Arthur ! Joachim ! Lisa ! Pas de bêtises ! »
Miss Novak ponctua son appel d'un coup de cane sur le sol, avec fermeté mais sans la moindre méchanceté. Les trois enfants qui s'étaient déjà éparpillés hochèrent la tête avant de reprendre leurs jeux. La discipline du foyer était stricte, mais juste, et sa gérante n'avait encore jamais empêché un gamin de s'amuser lorsque le moment s'y prêtait.

« Je suis heureux que vous ayez pu tous venir. Nous vous avons préparé une belle fête, vous verrez. »

« Je n'aurais manqué ça pour rien au monde ! Tu sembles te plaire ici, James. J'en suis contente. »

« C'est un endroit fantastique. Je m'y sens à ma place, c'est...agréable. »

Pour l'occasion, Castiel n'avait pas cherché à dissimuler ses ailes, qui se déployaient paresseusement dans son dos. Il se sentait accepté, parmi les siens, et il avait effectivement l'impression d'avoir enfin trouvé sa voie. Une qu'il pouvait emprunter en accord avec sa nature profonde, sans avoir à devenir quelqu'un qu'il n'était pas. Il était à la maison, tout simplement. Cela, il le devait à miss Novak, qui l'avait encouragé, ainsi qu'à Alex et à ses collègues qui l'avaient accepté au sein de l'établissement. Il s'y était tout de suite senti chez lui, et ils l'avaient tous bien aidé à s'intégrer, lui montrant les ficelles. Et puis il y avait les élèves, bien sûr ; le plus important dans tout ça. Enseigner était quelque chose d'incroyablement gratifiant, d'autant qu'il apprenait presque plus d'eux qu'ils n'apprenaient de lui. Leur donner la chance de vivre dans un monde dont ils n'auraient pas à avoir peur, leur permettre de s'intégrer, de ne pas avoir peur de leurs dons : autant d'objectifs dont il s'efforçait d'assurer la réussite chaque jour.

« Cas ! » Il tourna la tête, avisant les deux femmes qui se dirigeaient vers lui. Lucy lui accorda un de ses rares sourires, et il était heureux de voir qu'elle s'habituait de plus en plus à l'école et à cette nouvelle vie. La grande blonde à l'air sévère qui se tenait à ses côtés était sa sœur, que Castiel avait pu apercevoir une fois ou l'autre. Miranda se montrait protectrice et s'assurait régulièrement du bien-être de sa jeune sœur, et elle devait bien avouer que la Potential Home lui réussissait. Elle salua le guérisseur d'un hochement de tête : « Monsieur Novak. »

« Est-ce que tu as vu Kevin ? Je voulais lui demander comment il comptait commencer, il a prévu une sacrée animation. »

« Pas encore, mais il doit être dans le coin, »

Kevin et Lucy s'étaient rapidement entendus, et le jeune homme était l'une des rares personnes avec qui elle acceptait de baisser sa garde. Miranda elle-même avait une bonne opinion d'Iron Will, dont elle jugeait l'influence plus que favorable. Les deux sœurs se mirent donc à sa recherche, laissant Castiel et ses accompagnants pour assister à l'ouverture. C'était Sahar -l'une des filles de Sveda - qui chantait et Sebastian qui dirigeait, deux personnes pour qui Castiel avait beaucoup d'estime. Sans surprise, la voix et la musique se mêlèrent pour un véritable moment de magie qui ne manqua pas de saisir son public d'émotion. Pour un empathe, c'était toujours un moment intense que de ressentir les réactions de toute une foule lors d'une occasion pareille, comme s'il condensait en lui toutes les émotions environnantes, les conjuguant en lui pour un véritable moment d'apothéose. A côté de lui, miss Novak s'essuya discrètement le coin des yeux de son mouchoir, toujours émue par la grande musique ; elle prit néanmoins soin de ne pas se faire apercevoir des enfants à sa charge, bien décidée à garder sa dignité, ainsi que son aura de directrice. Puis Alex prononça quelques mots, et Castiel pouvait sentir la fierté et la joie qui émanaient de son ami, qui avait travaillé d'arrache-pied pour permettre de réaliser ces portes ouvertes.

Suite à l'ouverture, les gens se mêlèrent les uns aux autres, et Castiel ne manqua de saluer ceux qu'il connaissait, leur présentant miss Novak. Gear adressa un clin d’œil au guérisseur, qui y répondit par un sourire amusé, tandis que la directrice du foyer lui demandait : « Mais qui est donc ce ravissant jeune homme ? J'espère que nous trouverons l'occasion de nous introduire l'un à l'autre. »

Sauvé par son incompréhension générale des doubles sens, Castiel n'y vit là qu'un commentaire des plus anodins. Gear alla rejoindre Sveda, et Castiel réalisa une fois de plus à quel point il était heureux du retour de sa vieille amie. Elle n'avait plus à se cacher maintenant, elle était de retour parmi les siens, sur les terres de l'école à la naissance de laquelle elle avait contribué, et elle avait Dante à ses côtés. Malgré les troubles qui agitaient la ville et la tragédie qui avait frappé l'arche non loin, Castiel voyait dans cette journée un véritable symbole d'espoir, son optimisme plus fort que jamais. Puis ce fut Sebastian qui vint à leur rencontre. Depuis leur rencontre quelque temps auparavant, James avait appris à apprécier ce singulier personnage, à l'âme triste mais belle. Castiel s'en voulait encore de ne pas avoir pu l'aider, même s'il n'y pouvait finalement pas grand chose ; il ne désespérait pas de trouver un moyen, un jour...

« Félicitations pour le concert, c'était super ! Oh, et j'ai suivi tes conseils sur Liszt, j'ai beaucoup aimé, merci beaucoup! »


« Oui, bravo jeune homme ! Miss Novak. Un Ave Maria de toute beauté ! Et c'est que vous faites de notre ange un mélomane! James me dit que vous vous lancez enfin en tant que chef d'orchestre ; n'hésitez pas à faire appel à moi, j'ai des contacts dans de nombreux cercles en ville qui pourraient faire appel à un homme de votre talent. »

« Je crois que ton agent est là. » Ils s'étaient tous retournés pour suivre la trace des éclats de rires sonores, découvrant l'homme qui en était responsable. Castiel le trouva instantanément sympathique. « Il a une jolie couleur ; fantasque, vivante, je l'aime bien. »

« C'est donc votre agent ? Il faudra que vous nous mettiez en contact, mon jeune ami ! » Puis, parce qu'une bonne directrice se devait d'avoir des yeux non seulement derrière la tête mais aussi dans le dos, sur les coudes et même sur les murs, elle ajouta : « Hilda ! Bernard ! Ne grimpez pas sur ce mur, vous allez encore vous faire mal ! »

Oui, la journée promettait d'être belle, et riche en émotions !

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Castiel
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Dim 4 Déc 2016 - 14:35






Colm, le fils adolescent de la famille des Richards, était sur le pied de guerre. Depuis un moment, il collaborait avec Kevin pour préparer un spectacle de grande ampleur sur la reconstitution d'un tournoi médiéval. Il n'avait jamais envisagé qu'il soit motivé et capable de s'employer à une telle tâche. La patience et la capacité de mettre en avant les qualités des autres de Kevin n'y étaient sans doute pas pour rien. Kevin lui faisait une totale confiance. C'est pourquoi Colm ferait tout pour ne pas le décevoir.

Mais où est passé Kevin ? Lui qui est tout le temps à l'heure, il n'était pas au rendez-vous fixé pour l'ouverture des portes ouvertes. Il avait déjà quinze minutes de retard. Colm commençait à être inquiet. Il hésita à continuer à attendre ou à se lancer à sa recherche. Il lui envoya quelques messages sur son téléphone mais il n'eut aucun retour. Il se décida finalement à le rechercher. Le spectacle avait déjà commencé. Et toujours pas de Kevin en vue. Colm alla à l'encontre de Castiel qu'il reconnut aussitôt avec ses ailes non dissimulées. Il alla droit au but, oubliant toute formule de bienséances ou de politesse

- Kevin est en retard. Ce n'est pas son genre. Je le trouve nulle part. Suis inquiet. Personne ne l'a vu ?

Kevin était dans le noir complet, tremblant comme une feuille, recroquevillé sur lui en position de fœtus. Son front était couvert de sueurs, comme s'il brûlait de fièvre. Il s'était caché dans un placard à balais, le refuge qu'il avait trouvé au plus vite à la Potential Home. Tout était en miette comme s'il s'était battu contre des flammes imaginaires qu'il ne pouvait pas éteindre. Il était complètement déconnecté de la réalité, en pleine crise d'angoisse. Cela faisait un moment que cela ne lui était pas arrivé. Le récent incident avait été au gymnase avec la danseuse Nikiya où des gymnastes avaient touché son épaule. Il s'était enfoui comme un voleur pour se plonger dans une douche froide. Ah oui, il y avait eu aussi l'expérience dangereuse à Arkadia où on avait ravivé ses souvenirs d'enfance, notamment ceux de l'incendie dans lequel ses parents avaient décédé. On lui avait proposé d'effacer ses souvenirs mais il avait refusé. Peut être à tort car il faisait de plus en plus de cauchemars et sa phobie du contact s'était réveillé de plus belle. Kevin pensait qu'il avait progressé et qu'il pourrait affronter toute une foule venue assister au spectacle d'ouverture de la Potentiel Home. Il faut croire qu'il avait surestimé ses progrès car lorsqu'il se retrouva bousculé par quelques invités, un flot de pensée l'envahit avant qu'il revive totalement de façon réelle d'être brûlé par des flammes comme son père l'avait été.



Iron Will
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Dim 4 Déc 2016 - 16:15
Pour Amelia Caine, c'était toujours un plaisir que de retrouver la Potential Home. Elle se sentait toujours à l'aise au sein de l'école, qui avait jouer un rôle déterminant dans son intégration à la société et l'acceptation de la femme qu'elle était, ainsi bien sûr que de ses dons de prodiges. C'était là qu'elle s'était découvert un intérêt certain pour le monde de l'aviation et des aéronefs. Et si elle avait fait ses classes à la House Mechanics, c'était la vie à la bord et le commandement de tels engins qui avaient fini par l'intéresser plus que son fonctionnement. Puis, grâce aux programmes de liaison entre l'école et la flotte de l'Arche, elle avait pu entrer au service de la flotte dès la fin de son cursus principal. Elle avait dix-huit alors, et presque douze ans plus tard, elle ne regrettait pas son choix malgré les difficultés. Si aujourd'hui elle était le lieutenant de vaisseau Amelia Caine, c'était en bonne partie grâce à l'enseignement de la Potential Home, et elle n'oublierait jamais ce qu'elle devait à l'institution. Elle y refaisait des interventions avec plaisir, au nom de la flotte ou en tant qu'ancienne Golden Cog, et elle avait gardé de bons contacts avec les responsables actuels, comme Alex qui en était devenu le directeur.

Du coup, il avait été hors de question pour elle que de rater ces portes ouvertes, d'autant qu'Alex et le reste de l'équipe avaient mis les bouchées doubles pour offrir au public un événement à la hauteur de leur réputation. Oui, Amelia était fière d'avoir appartenu à la PH, et c'était en ancienne élève qu'elle s'y rendait aujourd'hui plutôt qu'en officier. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas pu se rendre à une sortie de ce genre sans qu'elle soit officielle et au nom de la flotte, aussi se sentait-elle un peu étrange dans une simple tenue civile, constituée d'un chemisier crème, d'une jupe perle et de bas, plus le blouson pour faire face à la fraîcheur automnale. Alexis l'accompagnait, et Amelia était heureuse de pouvoir partager ce moment avec elle. Sa compagne n'avait pas fréquenté la Potential Home, ses dons ayant été découverts sur le tard, mais elle en pensait le plus grand bien et se montrait très curieuse à l'idée de la découvrir ainsi. Sans compter que les deux jeunes femmes avaient besoin de partager de bons moments plus simples, après tout ce qui s'était passé au mariage de Lotte et à l'ouverture de l'exposition universelle. Toutes deux avaient eu une longue discussion, où Alexis lui avait finalement dévoilé le dernier pan de sa vie qu'elle lui avait jusqu'ici tenu secret. La pilote n'était pas allée dans tous les détails, mais elle n'en avait pas eu besoin. Amelia l'avait écoutée avec intérêt, et cela n'avait pas modifié son opinion sur Lexy, un point sur lequel elle l'avait aussitôt rassurée. Après tout, en tant que militaire, elle comprenait parfaitement l'impératif d'un tel secret, tout en se révélant soulagée de voir enfin cette barrière brisée. De ce qu'elle pouvait savoir, Alexis faisait ce qu'elle avait besoin de faire, et œuvrait pour une cause en quoi elle croyait. Il faudrait sans doute un peu de temps à Amelia pour cohabiter cette nouvelle réalité avec son respect inné des règles, mais elle était confiante : toutes deux sauraient comment faire fonctionner tout ça, et leur relation n'avait pas à s'en souffrir. C'était un monde nouveau, et certaines choses se devaient de changer ; elles y œuvraient toutes les deux, chacune à leur façon. Repenser au mariage lui rappelait également Fawn, l'amie qu'elle avait rencontrée dans les couloirs de la Potential Home, où une saine rivalité les avait rapidement rapprochées. Elle se demandait si la mécano allait venir aux portes ouvertes ; elle espérait l'y voir.

Le concert d'ouverture s'avéra des plus agréables, entre la musique maîtrisée et la voix magnifique, et le discours d'Alex sonna le véritable coup d'envoi de la fête. Tout autour d'elle, Amelia pouvait voir aussi bien des anciens élèves que des actuels, avec leurs familles, leurs amis, et tous ceux qui s'étaient intéressés à l'événement. L'ambiance était au beau fixe, et elle se sentait quelque part de retour chez elle. Les deux femmes déambulaient parmi la foule, et lorsqu'elles pénétrèrent dans l'enceinte de l'école proprement dite, Amelia passa un bras autour des épaules d'Alexi, déposant un baiser sur sa joue : « Je vais faire un petit tour de mon côté ; une sorte de pèlerinage dans les couloirs. Je te retrouve après, et je te fais visiter ! »

« Du moment qu'on passe à ces fameux ateliers, tout me va ! Pèlerine bien ! »

Avec un sourire, Amelia se glissa dans la foule, puis dans l'établissement, heureuse d'être là à nouveau. Elle avait besoin d'un petit moment rien qu'à elle pour ces retrouvailles, une fenêtre sur son passé. Pour le moment, la plupart des gens étaient encore dehors, à se rencontrer, à s'organiser, à flâner parmi les stands, aussi l'intérieur était-il relativement tranquille. Quelques élèves et membres du personnel traversaient les couloirs d'un air décidé, s'affairant pour l'organisation. D'un geste qui la ramenait loin en arrière, elle frôlait les casier du doigts, retrouvant celui qu'elle avait occupé douze ans durant. Elle en connaissait chaque marque, chaque entaille, chaque patine, ou du moins s'en rappelait-elle malgré le coup de peinture et les autres rénovations. Des souvenirs se succédaient dans sa tête, la plupart agréables, certains plus difficiles. Elle avait toujours adoré apprendre et étudier, afin de donner le meilleur d'elle-même, mais réussir à composer avec sa personnalité plus angoissée n'avait pas toujours été de tout repos, surtout pour s'intégrer socialement. Heureusement, elle avait rencontré Fawn, ainsi que d'autres, qui lui avaient permis de vivre au mieux cette période charnière de sa vie.

C'est en passant devant un placard à balai qu'elle connaissait bien qu'elle s'arrêta soudain, persuadée d'avoir entendu un bruit à l'intérieur. Elle l'ouvrit délicatement, désireuse de ne pas surprendre la personne qui devait se trouver à l'intérieur. Et elle vit qu'elle n'avait pas rêvé : elle y découvrit un jeune homme, recroquevillé dans l'obscurité et en proie à ce qui ressemblait à une bonne grosse attaque de panique. Un terrain sur laquelle elle était loin de manquer d'expérience, aussi se sentit-elle aussitôt emplie de compassion pour cet inconnu. Sans gestes brusques, elle entra dans le placard, et s'assit en tailleur en face de l'homme, tout en laissant une certaine distance entre eux pour éviter de l'oppresser plus que nécessaire.

« Je sais qu'on ne le croit jamais quand ça arrive, mais...ça va aller. Ça finit toujours par passer, même si on croit mourir. » Elle lui sourit, sans tenter de l'approcher plus encore. Elle savait bien que ce n'était généralement pas la chose à faire, même si elle ignorait à quel point pour ce jeune homme en particulier. « Je m'appelle Amelia, j'ai étudié ici. Et je connais bien ce placard, c'est un bon endroit pour s'y réfugier, quand ça arrive. J'y ai passé plusieurs crises, à l'époque. On peut dire que nous sommes de vieux amis, lui et moi. »

Souvent, plutôt que de chercher absolument à assurer à la personne que tout allait bien, parler de tout et de rien s'avérait plus efficace. Ramener un sentiment de normalité, sans affoler plus encore la situation. En tout cas, c'était quelque chose qui l'aidait lorsque cela lui arrivait, et elle espérait qu'elle pourrait faire de même pour l'inconnu. Parfois, simplement avoir une personne à ses côtés, surtout quelqu'un qui comprenait -du moins en partie- pouvait s'avérer salutaire.

« Je vais rester avec vous jusqu'à ce que cela aille mieux, si vous le voulez bien. Et si je peux aller chercher quelqu'un pour vous aider, n'hésitez pas. Ou nous pouvons juste partager notre placard. C'est vraiment un bon placard, d'ailleurs. Je ne peux pas prétendre savoir ce que vous traversez, mais j'ai eu mon lot de crises d'angoisses et d'attaques de panique. Parfois, il y a un truc tout simple qui peut aider un peu : compter jusqu'à trois, et voir qu'à trois, on est toujours là. Puis jusqu'à quatre, puis cinq. Si cela marche à trois, cela devrait marcher pour la suite. Jusqu'à dix, et réaliser que là aussi, on est toujours là. Ou on peut juste...attendre. »

Quoi qu'il en soit, elle était déterminée à faire de son mieux pour aider ce jeune homme ; elle ne pouvait s'empêcher de se retrouver dans cette situation, et même sans ça, elle ne pouvait tout simplement pas le laisser tout seul dans le noir. Si elle pouvait au moins lui tenir compagnie, lui montrer qu'il n'était pas seul, le ramener petit à petit au calme, c'était la moindre des choses. Et comme souvent dans ces cas-là, on ne pouvait qu'attendre. Elle lui sourit à nouveau, sans pitié, mais avec compassion. La compassion de quelqu'un qui n'avait sans doute pas traversé exactement la même chose, mais quelque chose de similaire. Et elle attendrait le temps qu'il faudra.
Solaris
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Dim 4 Déc 2016 - 23:38


Lieu :

Potential Home

Date de l'événement :

Novembre 2016

Participants :

Scénario

Précédemment :

Au royaume des enfants

A suivre :

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PORTES OUVERTES

♦ ♦ ♦

---------------------------------------------------

Le monde avait une teinte différente.
Les couleurs étaient plus vives, la luminosité plus franche, les contrastes plus marqués. Comme si le voile qui s'était posé depuis si longtemps sur son univers s'était finalement levé.
Même l'air, qui avait pris milles parfums, paraissait plus doux sur sa peau.
La légère brume qui enveloppait de coton son monde avait disparu en même temps que l'emprise de son géniteur sur son esprit et la drogue sur son organisme.
Le monde était différent parce qu'elle se sentait différente...

Elle n'arrivait pas encore à déterminer si, oui ou non, elle préférait cette nouvelle vision du monde, elle appréciait cependant cette clarté dans son esprit. Ni le temps ni ses souvenirs ne filaient plus entre les doigts. Maîtresse de ses pensées et de ses actes, elle ne se laissait plus piéger par ses capacités incontrôlables.
Mais avec ses facultés, elle avait également retrouvé sa mémoire, celle qu'elle avait tenté de diluer dans l'héroïne, mais le choix ne lui avait pas réellement été donné. Elle aurait préféré que ses terribles souvenirs restent là où elle les avait enfouis, mais c'était la contrepartie du sérum qui inhibait son don. Et pourtant, elle de sentait la force de les affronter...
Ceux qu'elle n'avait pas eu la force d'affronter,en revanche, était les membres de sa famille...
Elle en voulait à Pietro autant qu'elle pouvait s'en vouloir. Elle s'en voulait de s'être laissée manipuler aussi facilement, de n'avoir su lui tenir tête, se ranger du côté de ceux qui étaient véritablement les siens, elle le voyait maintenant.

C'était probablement en partie pour cette raison qu'elle avait fait le choix de se présenter aux portes ouvertes de la Potentiel Home, car si elle était restée parfaitement silencieuses face au retour de leur mère et aux différentes sollicitations des membres de sa fratrie, il lui apparaissait que moment pouvait s'avérer propice aux retrouvailles. Du moins, l'espérait-elle.

La fraîcheur de novembre ne semblait l'atteindre. Elle était une fille de l'hiver et appréciait l'air vivifiant sur des bras nus.
Elle s'était présentée à l'aube avec l'espoir de voir le soleil se lever sur le parc encore désert derrière les grandes grilles de fer forgé. Elle aimait les premières lueurs du matin et ne les loupait pour rien au monde. Assise en tailleur sur un muret, un livre sur les genoux, elle s'était plongée dans sa dernière lecture en attendant l'ouverture des portes.
Elle s'était découvert une passion pour la littérature. Elle avait toujours aimé lire mais depuis qu'elle avait retrouvé ses esprits, elle dévorait les livres, passait des journées entières à la bibliothèque, découvrait de nouveaux mondes, de nouveaux héros... Elle vivait milles vies pour compenser celle qu'elle avait loupé. Mais le moment était venu de changer son destin.

Elle était dans les premières personnes à pénétrer dans l'enceinte de l'établissement sans vraiment se rendre compte de la file qui s'était accumulée derrière elle. Discrète, elle avait refusé les boissons chaudes, comprenant mal le besoin de chacun à se réchauffer. Elle s'était installée dans un coin, de façon à rester inaperçue mais avoir une bonne vue sur la scène. Sahar allait se produire et elle ne voulait surtout pas manquer ça. Elle aurait voulu avoir l'occasion de la remercier pour ce qu'elle avait fait pour elle. Peut-être l'occasion se présenterait plus tard dans la journée.

Elle gardait un œil sur les alentours. Elle avait repéré l'arrivée des Tanit et s'était débrouillée pour ne pas attirer leur attention. Aurore était allée saluer leur mère et déjà une petite troupe s'était formée autour de la rose des sables. Son cœur s'était serré dans sa poitrine à la vue de la belle du désert. C'était la première fois qu'elle la revoyait depuis sa disparition et ses sentiments au sujet de son retour étaient profondément mitigés. Qu'allait-elle faire ? L'éviter encore et encore, rester silencieuse aux messages n'était pas un choix fait de bon cœur... peut-être cette journée serait-elle celle où tout cela changerait.

Riley
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Lun 5 Déc 2016 - 12:12



“Pour instruire le peuple, trois choses sont nécessaires : des écoles, des écoles et encore des écoles. ”

Léon Tolstoï




    Claire était arrivée, une bonne heure avant l'ouverture officielle des portes ouvertes, pour donner un coup de main. Après avoir passé les soirées de la semaine à finir les écussons en tissu, elle était contente de pouvoir faire autre chose, même si cela consistait à préparer des litres de café et de thé. Le but était d'éviter toute pégnerie de boissons chaudes. Elle se faufilait entre les tables pour remplacer les cafetières vides par des pleines, les bouteilles de lait et le sucre. Alex avait fait une estimation globale du nombre de visiteurs pour la journée. Claire s'était dit qu'il avait peut-être vue un peu grand mais elle était entrain de revoir son opinion.

    Dis donc les pates de fruits ont du succes.

    Les poubelles se remplissaient à vue d’œil. La fileuse connaissait bien ce genre de situation. Avec un flux aussi tendu il valait toujours mieux d'intervenir sur le vif. Autrement c'était une porte assurée vers le chaos et une nuit blanche pour le rangement. Claire attrapa le rouleau de sacs et fit l'échange avec les deux receptacles les plus critiques. Un sac plein dans chaque main elle longea les tables à l'égyptienne.

    Tom ! Relais-moi !

    Dans les micros se fit le premier appel. La foule alla se rassembler devant l'estrade. Madame Richards en profita pour progresser plus vite. Concentrée sur son objectif elle remarqua un peu trop tard la fillette qui était accroupie sur le sol. Alors que toutes les lois de la physique prévoyait une collision entre ces deux corps en mouvement, rien ne se passa. Claire battit les paupières le temps de se remettre de sa surprise. Voilà qu'elle se retrouvait à deux mètres de sa position initiale !



    Conrad Harding - Yule Harding- Ōmatsu Harding



    -Madame Richards... C'est moi qui vous ait déplacé.

    Oh ! Oh... Haha. C'est déroutant. Vous avez bien fait... Conrad ? C'est ça ?

    - C'est ça oui. Prof de sport des Golden Cog. Je vous présente mon épouse Ōmatsu. Et voici notre fille ici, Yule.

    Claire salua aimablement ces deux jeunes femmes. Elle connaissait le jeune militaire de nom bien sûr. Cependant, elle ne venait pas assez souvent à la Potentiel Home pour pouvoir connaître tous les membres de l'équipe pédagogique. D'autant qu'il y avait des changements à chaque rentrée scolaire. Elle se souvenait du nom des Harding parce qu'elle était allée testé le cours de chi gong de Misao Harding l'année passée, et qu'elle lui avait alors parlé de sa petite -fille Yule, qui aimait tant dessiner.

    -Est-ce que le papa de Luke va raconter une histoire aujourd'hui ?

    Si quelqu'un le lui demande je pense qu'il essayera de trouver le temps oui. Excusez-moi, il faut que je m'occupe de ces poubelles. Profitez bien de la journée !

    -Merci !

    La fileuse reprit sa route vers les centenaires en songeant qu'elle n'avait pas vue les jumeaux. Elle se dépêcha de se débarrasser de ses ordures pour retourner dans le cœur de l'action. Un groupe de jeunes créait de l'animation dans les parages. Claire se rapprocha dans l'espoir de trouver Elise ou son frère parmi eux. Elle sourit en reconnaissant James et celle qui l'avait tant aidé. Enfin, la dame avait pu faire le déplacement jusqu'à la PH ! Claire les salua avec joie.

    Madame Novak ! C'est un plaisir de vous rencontrer ! J'ai entendu parlé de vous. Quelle énergie ! Bonjour James. Je vois que vous n'êtes pas venus seuls ! Vous n'auriez pas aperçus les jumeaux ?

    Il était déjà 10h20 et il n'y avait toujours pas de trace d'Hugo non plus. Claire n'était pas réellement étonnée son cher frère ne savait décidément pas être à l'heure. Il n'y avait plus qu'à espérer qu'il allait arriver à temps pour voir son neveu monter sur scène. Colm y tenait vraiment et Charadh aussi !
Charadh
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Mar 20 Déc 2016 - 14:10





Comme d'habitude, pour ses événements si attendus, je m'étais habillé avec classe, faisant honneur à la mode britannique. Bon c'est vrai, je ne suis pas forcément objectif, mais je me trouve tout de même beau gosse.

Je venais à contre cœur à cette journée des portes ouvertes du Potential Home. Je devais faire mon travail de journaliste, un point c'est tout. En temps normal, j'aurai aimé assister à cet événement mais là je craignais de me retrouver nez à nez avec le gamin que j'avais sauvé d'un accident de voiture et qu'il se mette à dévoiler à tous le secret de mon pouvoir. Suis parano, on ne se refait pas.

En ce moment, j'avais la tête un peu ailleurs. J'étais contrarié et même inquiet. Il avait fallu de peu pour que Poil de Carotte soit kidnappé par les traqueurs du mafieux russe. Et dans son sauvetage, j'avais été gravement blessé. Maintenant je cherchais une solution de secours pour mettre mes amis à l'abri. Nous avions opté pour prendre contact (message adressé à Percy) avec le directeur d'Arkadia. J'étais réticent car je méfie toujours de ces gens de pouvoir. Mais avais je d'autres choix ? La récente agression avait été à deux doigts de devenir une tragédie. Si le directeur de la PH n'avait pas été là pour me soigner de ma blessure, qu'est ce qui se serait passé ? Je devais une grande chandelle au sang froid du directeur du Potentiel Home. Cet homme m'épate. On a beaucoup de points communs. Et pourtant il a l'air avoir fait quelque chose positive de sa vie. Alors que moi j'affronte dans les ombres les mécréants ? Ai je fait le bon choix ? Je secouai la tête pour chasser ses idées noires. Mes oreilles furent d'un coup captivé par la musique et la voix de la diva. C'était une belle rentrée en matière pour ouvrir ces journées.

Je suivis du regard ce qui devaient être surement des jeunes prodiges. Mon esprit s'échauffait pour trouver des idées pour mon prochain article. J'essaierai d'être plus lisse que le précédent qui avait engendré quelques réactions et mêmes menaces. Cet article portait sur les étranges phénomènes d'ombres qu'ont touché la ville. J'en avais profité pour y glisser une petite griffe contre ce que j'appelle les argentiers...Je pensais notamment à ce jeune prétentieux milliardaire allemand qui se croit le roi du monde. Je ne peux pas le piffer.

Pour mon article, je cherchais à qui j'allais donner un interview. Mon regard inquisiteur tomba sur une belle femme quadragénaire. Sa tête me disait quelque chose. Ah mais oui c'est Katherine Kent, une grande scientifique. Il y a un moment qu'on ne l'avait pas revu. Ma curiosité de journaliste venait de prendre le dessus. J'allai à son rencontre.

- Madame Kent, je me présente Logan Finn, journaliste à The Edinburgh Post. Heureux de faire votre rencontre. Votre présence se fait plutôt rare en ce moment.

En gentleman, il sortit un mouchoir brodé avec ses initiales de sa poche de veste pour le tendre à la scientifique qui avait l'air ému.

- J'espère que ce n'est pas notre rencontre qui vous met aux larmes. Je plaisante ! J'avoue que la voix de cette jeune diva peut toucher les plus insensibles d'entre nous. Vous allez contribuer vous aussi à ces journées ?



Shadow
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Jeu 5 Jan 2017 - 14:26

GEAR


Cela faisait longtemps que les trois fondateurs restants ne s’étaient pas retrouvés ensemble au même endroit. Mais, quelle meilleure occasion que les portes ouvertes pour cela ? Enfin, Wisdom avait encore montré sa capacité à passer complètement inaperçu, pour l’instant. Mais sans doute trouveraient-ils un moment pour se réunir au calme et se raconter mutuellement ce qu’ils avaient vécu chacun de leur côté ces dernières années. Mais assurément, Tohum avait certainement le plus de surprises à dévoiler.

Gear devait admettre que la maternité était un domaine qui lui était en grande partie inconnu, avoir des enfants impliquant des responsabilités et une stabilité incompatibles avec son mode de vie actuelle. Mais il s’était tout de même occupé de plusieurs centaines d’enfants durant ses années à l’école, et avait toujours considéré que c’était sa manière à lui d’être parent, ou ce qui s’en rapprochait le plus.

Quoique, le futur avait encore bien des choses imprévues, pour lui comme pour Kent.

"Motus et bouche cousue." répondit-il en mimant la fermeture de sa bouche avec une tirette invisible. "Je garde ça comme moyen de chantage pour que tu n’oublies pas de me présenter Monsieur. Et que tu viennes voir ton vieux collègue un peu plus souvent, maintenant que nous sommes sur la même arche."

Après un dernier clin d’œil, il la laissa à ses autres obligations mondaines pour aller lui-même profiter de la fête avant la course cet après-midi. Peut-être aurait-il même l’occasion d’aller ennuyer Alex. Gentiment, comme d’habitude.



SAHAR


La musicienne sourit en entendant les compliments de sa mère, un nuage carmin colorant la peau pâle de ses joues. Il était désormais rare que Tohum assiste à ses concerts, du moins en direct, chacune ayant un agenda parfois bien chargé qui les amenait à des endroits éloignés à travers la planète. Il était loin le temps où, enfant, elle restait constamment entourée d’elle, de son père et de son frère. Un échange de regard avec la scientifique confirma qu’elles pensaient à la même chose, à ce passé sous le soleil marocain, tous ensemble.

"J’en suis d’autant plus ravie si nous avons pu te toucher à ce point, c’est le but de tout musicien." répondit-elle, émue à son tour par le bonheur de sa mère. "Je te présenterai Sebastian, c’est un jeune homme vraiment prometteur."

Sahar sourit alors à son frère lorsqu’il passa à leurs côtés, avant de fixer à nouveau Tohum.

"Pas encore." répondit-elle en secouant la tête et en faisant danser les boucles qui s’échappaient de sa coiffure. "J’espère que Riley est venue, et qu’on arrivera à fixer une date pour tous se voir."

Les événements de ces derniers mois avaient été éprouvants, entre la disparition de Tohum, les agissements de ses ennemis, et l’irruption du père de leur plus jeune sœur chez la musicienne. Un repas de famille au calme et pour faire le point ne serait pas de trop. Dawn allait demander à sa mère si le fameux Caleb l’avait accompagnée aujourd’hui, lorsqu’un nouvel interlocuteur se joignit à elles.

Elle sourit poliment à l’homme qui se présenta comme étant un journaliste, un certain Logan Finn. Elle lui fit un signe de tête reconnaissant lorsqu’il mentionna sa voix et sa prestation, son regard bienveillant se posant tour à tour sur lui et sur sa mère.

"En parlant de contribution, le devoir m’appelle. Le concert n’était que le début, nous avons encore beaucoup de choses à vous présenter. Veuillez m’excuser, Monsieur Finn, Ami’. J’espère que vous passerez une belle journée parmi nous."

Elle leur adressa un sourire, avant de prendre la direction de l’école, où l’attendaient encore de nombreuses activités. Dont une pièce de théâtre.
Dastan
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Jeu 5 Jan 2017 - 19:13
Je ne savais pas trop quoi faire d’autre, en attendant la fin de la journée et le concert de clôture. Bien sûr, j’aurais pu aller vers tous ces gens de l’école que je connaissais ou avait croisé, que cela soit durant mes cours ou les interventions que je donnais de temps à autre. Mais tout le monde semblait occupé. Surtout Aurore, qui était en train de discuter avec l’une des fondatrices. Je ne voulais donc pas la déranger, surtout en sachant qu’elle devait certainement connaître tout un tas de monde ici, et avait donc mieux à faire que de discuter avec un de ses musiciens, mal à l’aise en société qui plus est. Mais bon, malgré tout cela, on s’entendait assez bien pour que je puisse la considérer comme une amie. Contrairement à d’autres personnes qui avaient autant vécu –ne parlons même pas de la Duchesse, dont notre rencontre me faisait encore me réveiller en sursaut au milieu de la nuit, et où je m’armais d’un métronome avant de parcourir l’appartement afin d’être certain qu’elle ne soit pas entré par effraction chez moi-, Aurore avait cette simplicité et ce calme qui me rassurait et me faisait oublier qu’elle avait plusieurs siècles.

Quoiqu’il en soit, je remarquais alors James, et il ne me semblait pas trop occupé. Ou alors, je voulais tout simplement prendre de ses nouvelles malgré tout. Peu importe. Je m’approchais de lui, et ne remarquai la femme qui l’accompagnait qu’après.

"Je suis… content si ça t’a plu. Et Lizst aussi. Enfin, pas mon écureuil." Je fronçais légèrement les sourcils, essayant de trouver un moyen de m’exprimer plus clairement, mais finis par renoncer lorsque la femme prit la parole. Un peu surpris de l’entendre me parler de ses contacts, je clignais plusieurs fois des yeux avant de me rappeler qu’on attendait de moi que je réponde : "Merci, Miss Novak… Et je n’ai pas fait grand-chose pour l’ange, enfin James… Mais si vous avez des contacts, je serais ravi d’en discuter avec vous, oui. C’est gentil de votre part de proposer…"

Je n’étais pas très à l’aise pour gérer ce genre de détails. C’était clairement le boulot d’Adrian, qui avait disparu de la circulation. Enfin, jusqu’à ce que son rire si particulier ne résonne derrière moi. Au moins, le timing était parfait, je supposais.

"Si seulement tu savais." soupirai-je en direction de James. Je réfléchis quelques secondes, avant de répondre à la vieille femme : "Je peux essayer de le faire approcher. On ne sait jamais vraiment, avec lui."

La réprimande qu’elle lança d’un seul coup me fit sursauter, mais je parvins à calmer les battements de mon cœur pour faire un signe en direction d’Adrian. Et comme par miracle, il se retourna à cet instant, esquissa un large sourire avant de s’excuser auprès des personnes avec lesquelles il discutait jusque-là. Puis, d’un pas joyeux et sautillant, il s’approcha de nous.


ADRIAN


"Hey, Seby ! Quoi, tu as trouvé des petits copains ? Ou c’est pour le travail ?" Il se tourna pour fixer James et Miss Novak avec son grand sourire étincelant, avant de leur tendre la main pour les saluer. "Adrian Shelley, je suis l’agent de ce grand garçon. Il est fantastique, n’est-ce pas ? Un peu réservé, mais bon sang, j’ai dû me battre pour l’avoir ! Si vous saviez comme il était convoité lorsqu’il est sorti du conservatoire. Mais je sais repérer de bons artistes quand j’en vois, et j’étais prêt à tout pour ne pas le laisser partir !"

On pouvait clairement dire qu’il m’avait harcelé jusqu’à ce que j’accepte de le prendre. Mais bon, je n’avais jamais regretté ce choix, professionnellement en tous cas. Et je n’étais pas certain que quelqu’un m’ait supporté aussi longtemps qu’Adrian, alors, je supposais que notre duo marchait plutôt bien. Mise à part le fait qu’il parlait beaucoup trop et m’embarrassait la plupart du temps. Un peu comme maintenant.

Il fixa le soigneur durant quelques instants, se rapprochant même de lui pour l’observer d’une manière qui m’aurait certainement mis très très mal à l’aise. Avant de taper son poing dans sa paume.

"Aaaah, mais c’est lui ! L’ange soigneur de l’école ! Je croyais que c’était une blague ! Vous savez, Seby ne rigole jamais, alors je n’étais dit que c’était pas plus mal qu’il commence. Mais bon, je comprends mieux maintenant ! Merci en tous cas d’avoir pris soin de lui, il en a bien besoin, pas vrai !"

Il m’ébouriffa les cheveux, et je poussais un nouveau soupir. Voilà, il m’embarrassait.
McGrenouille
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Sam 7 Jan 2017 - 19:41

Le rire de Tohum s'envola avec un peu de buée. Il faisait écho à d'autres dans la cour de la PH. Une atmosphère bonne enfant dominait autour et dans le manoir. C'était revigorant. Alex avait bien fait de maintenir ces portes ouvertes, malgré les inquiétudes du Conseil d'Edumbourgr. C'était le meilleur moyen d'avancer. Sveda savait que ses collègues et elle partageaient la volonté rester dans l'action. La vie devait prévaloir sur le reste.

« Haha oui! C'est un bon deal. Je viendrais oui. » De la tendresse teinta la voix de la Rose quand elle ajouta douce. « Je suis contente que l'on se retrouve. »

Un baiser arriva par surprise sur la joue du directeur, avant que la nomade ne se détourne dans un petit rire. Avant que vos esprits ne commencent à spéculer. Oui. Même par leur passé leur relation était restée purement et simplement amicale. Kent faisait office de bonne copine voir de grande sœur quand Gear dépassait les bornes. Ce qui enfin de compte, leur correspondait à chacun. Tout comme Kent faisait une très bonne admiratrice pour les musiciens.

« Enchantée Sébastien. Aurore ne fait pas de compliment de ce genre très souvent et oui, je suis d'accord avec elle vous nous avez donné un très beau moment musical. J'espère que vous allez réussir à percer. »

Sveda fixa ensuite sa fille dans les yeux. Elle hocha distinctement du chef. Elle était au courant des tensions entre les sœurs les plus jeunes. Elias avait retrouvé le rôle de rapporteur qu'il avait toujours eu avec leur mère. Il lui avait confié combien Abygaël était hargneuse. Tohum n'en était malheureusement pas si surprise que cela. Elle savait qu'elle allait devoir intervenir. Mais une part d'elle repoussait la confrontation avec la plus âgée des filles.

« Ce serait bien oui. »

Un jeune homme ramena les prodiges dans le feu de l'action. Il avait l'air Le docteur Kent accepta le mouchoir du journaliste et essuya le bord de ses yeux avec un sourire léger. Le temps de se remémorer le dernier article qu'elle avait lu de lui dans le quotidien. Le ton d'un journaliste était toujours bon à connaître cela évitait de faire un impaire et de se retrouver avec une mauvaise publicité.

« Oui. Je fais une courte intervention en fin de journée pour évoquer les partenariats avec les universités extérieures. Nous encourageons à désenclaver les prodiges et à participer au mélange des populations. »

Un discours qui n'avait rien de nouveau dans la bouche de l'Immortelle. Le métissage était son crédo depuis les premières heures. Il y avait eu des progrès. Mais la guerre des années 90 avait énormément affectée les esprits. Les Prodiges devaient une fois encore prouver qu'ils pouvaient vivre ensemble en bonne entente. La véritable menace ne venait pas des Ordinaires mais de l'intérieur même de la communauté des mutants. Tohum ne perdait pas espoir que la paix l'emporte.
Tohum
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Mar 10 Jan 2017 - 13:09
Le temps était agréable, l'ambiance au beau fixe, et Castiel accueillait avec plaisir les émotions qui se dégageaient de la foule. Les lueurs d'âme des gens se mêlaient les une aux autres dans un spectacle de couleurs saisissant qui aurait pu lui donner le tournis s'il n'en avait pas eu l'habitude. Miss Novak à son bras, il était content de lui faire redécouvrir la Potential Home sous le signe de la fête, et il pouvait sentir la joie mesurée mais sincère de la vieille femme à en être témoin. Elle prenait soin de ne jamais se montrer trop exubérante, mais sa canne frappait régulièrement le sol avec emphase pour ponctuer son enthousiasme.

« Liszt n'est pas heureux ? » s'inquiéta aussitôt Castiel, qui avait pris au mot la tournure de phrase employée par Sebastian. « Attends, je crois qu'il doit me rester des noisettes dans la poche... » Il en sortit trois bouts de ficelles, un bouchon en plastique, cinq vis, le chapeau d'un nain de jardin et, enfin, quatre noisettes qu'il plaça dans le creux de sa paume avant de les présenter au chef d'orchestre. « Tu les lui donneras de ma part ! »

« Un écureuil ? Voilà qui est original. J'avais une amie qui se promenait avec un zèbre, ceci dit. Elle est morte bien sûr, cela arrive souvent aux personnes de mon âge. Margaret, cesse tes bêtises et tiens toi un peu tranquille, je te prise ! »

Elle s'était adressée à une gamine de dix ou onze ans qu'elle avait jugé trop dissipée ; l'enfant se calma aussitôt, avant d'aller continuer ses jeux un peu plus loin. Les rappels de discipline de Miss Novak étaient ce qu'ils étaient : des rappels. Elle laissait toujours les jeunes s'amuser comme des gamins de leur âge, en s'assurant simplement qu'ils n'oublient pas son autorité. Le système marchait, la plupart du temps.

« Ben, j'ai fait ce que j'ai pu. » répondit Castiel à Adrian, lorsqu'il eut enfin le temps de placer quelques mots. L'exubérant agent était venu à leur rencontre, et son enthousiasme était tellement communicatif que l'émotion était venue donner une tape sur l'épaule du guérisseur avant de lui proposer d'entrer, d'enlever ses chaussures et d'aller se détendre sur le grand fauteuil du salon le temps qu'on lui apporte des pantoufles et un journal. Il était parfois difficile de suivre le débit d'Adrian, mais Castiel l'apprécia tout de suite, et il était heureux que Sebastian ait un tel ami dans sa vie.

« Ainsi, vous êtes l'agent de ce talentueux jeune homme qui ne sait plus où se mettre ! » Miss Novak saisit Adrian par le bras avec l'inexorabilité que lui conférait son âge. « Il faut absolument que nous lui trouvions des scènes ! Et peut-être que nous lui apprenions à sourire, même si je sens que cela risque d'être peine perdue. Enfin, le style de l'épouvantail triste plaît beaucoup aussi, notamment aux grandes romantiques, et j'en connais certaines. Je suis sûr qu'entre mes contacts et les vôtres, nous allons réussir à le mettre sur le devant de la scène. »

Quand Miss Novak commençait à parler affaires, il était pratiquement impossible de la détourner de son but. Adrian s'était désormais trouvé une partenaire indéfectible dans sa mission de révéler Sebastian McGregor. Colm apparut alors, demandant à James s'il avait aperçu Kevin. Le prodige ailé sentait l'inquiétude du jeune homme, et fronça les sourcils : « Non, je ne l'ai pas vu. Mais la foule ne lui réussit pas toujours, peut-être qu'il avait besoin d'un peu de calme... J'espère que tout va bien. Je t'avertirai si je le vois ! »

Puis une élève se précipita vers Castiel, pour lui dire que Kender avait désespérément besoin de volontaire pour son Colisée. Il haussa les ailes avec un sourie à l'adresse de Sebastian, puis demanda à l'un des pensionnaires du Home d'avertir Miss Novak, pas qu'elle s'étonne de sa disparition. Il était temps pour lui d'entrer dans l'arène...
Castiel
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Jeu 12 Jan 2017 - 11:42






Kevin n'avait plus le sens des réalités. Sa phobie l'avait plongée dans un monde de souvenirs douloureux. Il avait l'impression d'être plongé au cœur de flammes brûlantes. Il avait beau savoir que tout était imaginaire cela ne changeait rien à la douleur qu'il ressentait.

Il se concentra, cherchant à focaliser son esprit sur autre chose. Il repensa aux conseils de Natasha qui lui avait écrit par téléphone d'essayer de chanter ce que l'un de ses parents faisaient lorsqu'il était enfant. Il pensa tout de suite à une berceuse que sa mère ou sa nourrice lui chantaient pour s'endormir. Il se mit à la chanter tout doucement, tout en ignorant encore la présence de la jeune femme à ses côtés.



- Chiudi gli occhi mio tesor,
Dolce amor, dolce amor,
Fa la nanna sul mio cuore,
Dolce amor, dolce amor.
Fa la nanna sul mio cuore.

Fa la ninna, fa la nanna
Fa la ninna nanna a Gesù.
Gli angioletti su nel Cielo
Veglieran su te Gesù.


(Traduction):
 

A la fin de cette petite cantine, il ouvrit les yeux pour découvrir la présence de la jeune femme. Il était encore perdu, ne sachant plus où il était. Au début, il était sous la défensive mais il prit peu à peu confiance avec les paroles rassurantes de Solaris qui l'aidèrent à penser à autre chose.

- Ce placard a donc une histoire, moi qui pensais en avoir eu l'exclusivité. C'est un peu ridicule qu'un jeune homme comme moi s'y cache encore ...Mais c'est plus fort que moi. C'est le seul refuge que j'ai trouvé lorsque ma phobie du contact se réveille, à défaut de pouvoir m'enfuir dans les airs. Merci pour votre aide, c'est vraiment très gentil de votre part. C'est cela la magie de ses lieux c'est que nous sommes tous là pour nous entraider. Je m'appelle Kevin

La tête de la jeune femme évoquait quelque chose à Kevin. Il l'avait déjà vue quelque part mais il mit un petit moment à se rappeler où pour enfin se rappeler du mariage. Il allait sortir du placard quand l'adolescent Colm qui le cherchait depuis un moment tomba sur eux. L'ado avait mis ses mains sur hanche, imitant un professeur qui allait passer un savon à un élève.

- M. Scoltly, moi qui vous cherche, très inquiet, je vous trouve dans un placard avec une jeune femme. Ah bah si je m'attendais à cela ! Petit coquin !!!

Les joues de Kevin devinrent rouge tomate. Il avait de nouveau envie de s'envoler au plus haut des nuages pour s'y cacher. Il réalisa d'un coup ce pourquoi il était là. Il se leva d'un bond.

- COLM !!! On a encore du pain sur la planche. Désolé, suis beaucoup en retard ? Et sois respectueux s'il te plaît avec cette dame qui a eu la gentillesse de venir m'aider car j'ai encore fait une crise comme tu sais...

L'ado changea d'attitude d'un coup car il avait déjà expérimenté une crise de Kevin. Et cela n'avait rien de drôle. L'ado qui d'habitude est surprotégé par sa mère pouvait jouer le rôle inverse en aidant Kevin qui n'avait pas hésité à lui confier de nombreuses responsabilités. Du coup là il s'en voulait de cette plaisanterie idiote. D'un regard, il comprit que Kevin l'avait déjà oublié et pardonné. Avant de partir, Kevin afficha son grand sourire d'ange à l'intention de la jeune femme.

- Si vous avez le temps, venez nous voir au spectacle du tournoi des chevaliers. Ça fera me plaisir de vous y voir. Encore merci pour votre gentillesse.





Iron Will
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Sam 14 Jan 2017 - 12:21
Dans la pénombre du placard, Amelia n'avait pas tout de suite reconnu le jeune homme, qu'elle avait croisé il y a peu au mariage de Lotte. Elle avait appris qu'il avait été d'un grand soutien à la danseuse, ce qui avait d'autant plus contribué à le rendre sympathique à ses yeux. Et puis même sans ça, elle n'aurait pas pu laisser quiconque traverser une telle crise sans au moins tenter de l'aider. Parfois, la seule chose à faire était d'attendre que ça passe, mais ça ne voulait pas dire qu'on ne pouvait pas rester dans le coin, en simple présence de soutien. Elle avait vécu assez d'épisodes difficiles pour savoir que ce dernier pouvait s'avérer inestimable. Il était parfois bon de savoir que l'on n'était pas seul, tout simplement.

« Il n'y a pas de souci. »
assura-t-elle avec un sourire, heureuse de voir que Kevin reprenait du poil de la bête tandis qu'apparaissait son ami. « Cela peut prêter à confusion, si vous saviez tout ce qui s'était passé dans ce placard... Il accueillait bien des types de pose. »

Après tout, la Potential Home restait une école peuplée de jeunes gens, et il y avait des choses que l'on ne pouvait guère éviter. Et puis, il y avait bien pire que ce bon vieux placard. Quoi qu'il en soit, elle n'avait aucune raison d'en vouloir au jeune homme qui venait d'arriver, d'autant que son attitude changea du tout au tout lorsqu'il appris ce qui s'était réellement passé. Son inquiétude était touchante, et elle pouvait voir à quel point il se sentait désolé de s'être montré aussi léger. Elle lui sourit pour le rassurer, tandis qu'il s'approchait de son ami.

«Ne vous inquiétez pas, il n'y a pas de mal. Et puis je suis sûr que vous aurez l'occasion de le surprendre dans une situation embarrassante un de ces jours, c'est un beau garçon. » Après tout, autant s'amuser de la situation ; d'expérience, elle avait appris que cela contribuait à ne pas alourdir la chose plus que nécessaire. « J'étais simplement au bon endroit au bon moment, voilà tout. »

Elle ne savait pas ce que traversait exactement Scoltly, mais elle avait beaucoup de compassion pour lui ; elle savait ce que c'était que d'être à la merci de quelque chose qui vous poussait à vous enfermer dans un placard, accablé par un poids énorme qu'on était pas sûr de pouvoir supporter. Elle ne pouvait qu'espérer qu'il puisse trouver la paix dont il avait besoin. Au moins, il semblait bien entouré. Et ça, c'était sans doute l'un des éléments les plus importants pour traverser tout type de crise. Savoir que l'on était pas seul.

« Je ne vais pas vous retenir plus longtemps. J'espère que les préparatifs se passeront bien ! Et je serai ravie de venir y jeter un coup d’œil. Et vous n'avez pas à me remercier ; ce que j'ai fait est normal. Courage, monsieur Scoltly. Et je vous souhaite le meilleur, aussi bien pour votre tournoi que pour le reste. »

Le lieutenant en civil les regarda s'éloigner d'un pas pressé dans le couloir, puis elle resta là quelques instants à contempler le placard, son esprit ramené à des années en arrière. Les souvenirs de son temps à la Potential Home se succédaient et, malgré les moments difficiles et les angoisses, elle devait bien reconnaître qu'il y en avait bien plus de bons que de mauvais. Elle se sentait bien entre les murs de cette école, aussi à sa place que sur le pont d'un aéronef. Quelque part, les deux étaient indissociables, l'un ayant amené à l'autre. Oui, au fond, elle avait beaucoup de chance, même avec les cartes compliquées qu'elle avait eu en main. Aussi était-elle d'autant plus heureuse d'être là aujourd'hui, pour fêter l'établissement qui lui avait tant apporté, et sans qui elle ne serait jamais devenue la personne qu'elle était aujourd'hui. Avec un sourire empreint d'une nostalgie bienvenue, elle referma doucement la porte du placard, embrassa le couloir du regard, s'imprégnant de l'atmosphère qui s'en dégageait et se souvint l'arpenter, livres et études sous le bras, bavardant avec Fawn et d'autres camarades.

Puis elle prit le chemin de la sortie, impatiente de retrouver Alexis et de profiter de ce que ces portes ouvertes avaient à leur offrir.
Solaris
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