[CLOS] Les accidents du travail. / Lohen

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Ven 28 Oct 2016 - 11:58



“Il aimerait voir le monde entier guéri, mais le monde est grand, alors il a commencé par un petit hôpital de province.”
Baptiste Beaulieu




    Claire enclenche la deuxième au carrefour. Elle a le pied sur l’accélérateur. L’Édimbourg's Secret quitté en catastrophe, après que l’une des filles fasse une mauvaise rencontre avec le fer à repasser. C’est Chloé l’une des dernières recrues qui s’est blessée. L’avant-bras brûlé au troisième degré n’est pas beau à voir. La pauvre a mal. Elle tient son bras en geignant. Claire conduit aussi vite que le permet le Code de la route dans une zone urbaine. Ce n’est pas le moment de se faire arrêter par la police. Elle arrive à éviter une zone de travaux. Un coup d’œil dans le rétro lui fend le cœur.

    - On arrive Chloé... Courage ma belle.

    Heureusement une enfilade de places est libres se présentent juste devant l’entrée des Urgences du Edinburgh public hospital. Charadh se dépêche de descendre pour aller ouvrir la portière à la petite couturière. La jeune fille a les larmes aux yeux. Elle est blanche comme une revenante. Claire la soutient pour traverser le parking et entrer par les portes en verre.

    L’endroit est plein de lumières, de bruit d’agitation. Claire scrute les panneaux de signalisation pour essayer de se repérer. Elles doivent trouver l’accueil. Chloé n’a pas l’air très bien. Un brancard passe sur leur droite à toute vitesse. Un homme recouvert de sang hurle de douleur. La jambe droite est séparée du reste de son corps. Un garrot peine à contenir l’hémorragie. C’est un trop pour la jeune fille qui tombe dans les pommes.

    - Oh Non, Non no no, non nonnn. Reste avec moi !

    Claire la tient comme le peut pour ne pas que la petite tombe par terre. Le corps inerte pèse son poids. Charadh se dit qu’elle aurait peut-être dû demander à Fanny de les accompagner. L’effort lui donne soudain très chaud. Elle sent les muscles de ses bras commencer à tirer. Il va lui falloir de l’aide. Elle cherche une assistance du regard. Justement, un homme en pyjama vert arrive dans leur direction. Claire assure sa prise sur le torse de la demoiselle et alpague le monsieur.

    - Ici De l’aide ! elle vient de perdre connaissance !! S’il vous plaiiiit ! Monsieur ! Par Ici !

    Chloé amorphe dans les bras de sa patronne est blanche comme un linge. Ses cheveux auburn lui recouvrent le visage. Elle est plutôt petite et enrobée. Quand elle ne souffre par le martyr c’est une fille très souriante ! Claire remercie l’urgentiste du regard. A deux il déplace la petite jusque dans une des salles de soin. Mme Richards s'avance pour expliquer les circonstances.

    - Un accident au travail. On travail avec des fers à repasser. Je n’ai pas réussi à la soigner…

    Claire ne se rend pas compte que sa remarque n'a pas de sens quand on ne sait pas qu'elle est une prodige. Le stress et l’état de panique général se sentent chez la patronne. Claire ne quitte pas la jeune fille des yeux. La culpabilité se lit dans son regard protecteur. Elle se reproche quelque-chose. En effet, pourquoi diable n’avait-elle pas réussi à soigner cette brûlure ? Pourquoi son don n’avait pas fonctionné ? Ce n’était pas normal… Cette situation n'aurait même pas dû arriver.
Charadh
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Lun 5 Déc 2016 - 21:36
-Ah ! Docteur Emerson, vous êtes là. Morgenstern vous cherche, ça a l'air urgent. Sinon, un nouvel externe est arrivé ce matin et ... Oh ! Mais c'est la petite Lou qui est là, salut la puce !

Matthew n'avait pas eu le temps de faire trois pas dans le hall des urgences qu'il était déjà alpagué par la secrétaire des admissions qui se pressait de transmettre au chef des internes tout ce qui avait bien pu se passer depuis les dix (courtes) dernières heures pendant lesquelles le jeune Dr. Emerson s'était absenté.
Sa cadette dans les bras, son manteau encore sur le dos, le concerné sourit calmement à la quinquagénaire replète qui gérait les entrées des patients, le standard, mais aussi les messages à transmettre en plus de dizaines d'autres tâches moins dans ses attributions que par nécessité, ici aux urgences où le personnel manquait cruellement et où chacun avait appris à être polyvalent et débrouillard.

-Oui, je suis enfin là, Maggie. Le trafic était perturbé et ma fille au paire a été malade toute la nuit, alors j'espérais que Lou puisse rester un peu en salle de repos le temps que sa grand-mère arrive...

Le jeune médecin déposa sa plus jeune fille sur le comptoir des admissions et déjà elle recevait baisers et compliments des infirmières et secrétaires médicales présentes qui s'était étrangement rapidement regroupé autour du petit bout de chou : : 

-Oh, c'est qu'elle est trop mignonne ! S'exclamait une infirmière vêtue de rose.

-Qu'est-ce qu'elle a grandit ! Rétorquait une autre qui l'avait vu le jour même de sa naissance.

Timide, la fille du docteur rougissait alors et plongeait son visage dans le manteau de son père qui lui caressa amoureusement les cheveux. La cheffe des infirmières, qui connaissait bien la fille de son collègue s'approchait déjà pour venir la prendre dans ses bras

-Lou, tu te rappelles de Sarah, n'est-ce pas ? La môme hocha doucement la tête.

-Je l’emmène en salle de repos.

-Elle a des livres et quelques jeux dans son sac à dos, sembla bon de préciser Matthew. Sarah hochait la tête en s'éloignant. La trêve était finie, aussi, à peine s'était-il délesté de sa fille qu'on se chargeait de lui remplir les bras de dossiers de patients confiés aux internes à vérifier et à signer.

-Vous êtes attendu en en salle de trauma 1. Vous avez aussi trois patients en occultation. Une douleur thoracique chez une jeune femme, des points de sutures pour un ivrogne qui est tombé dans une poubelle et une vieille femme avec des vertiges... Et n'oubliez pas de passer voir Morgenstern !

Matthew se garda bien de soupirer, mais la journée commençait bien. Il se garda également de demander comment l'ivrogne avait bien pu faire son compte, et jeta un coup d'oeil à la ronde pour tenter de trouver un jeune interne à qui donner quelques tâche. Malheureusement, pas une blouse blanche de flânait dans les environs. Où diantre était son nouvel externe ?

D'un pas décidé, le nez déjà dans ses dossiers, il alla se changer, passant ses vêtements du vert réglementaire -qui lui allait plutôt étrangement bien au teint ndlr. Quelques minutes plus tard, il avait déjà passé en revue la moitié de sa pile de paperasse et sans levé le nez il se dirigeait vers la salle de trauma. Mais puisqu'aux urgences, rien ne se passait jamais comme prévu, il ne fut pas le moins du monde surpris d'être intercepté par une femme qui tenait dans ses bras une autre femme, visiblement inconsciente. Laissant une pile de dossier branlante dans un coin, il accourut pour soulager la pauvre femme qui supportait mal le poids de son fardeau.
Matthew interpella une infirmière :

-Trouvez moi des poches de froid ! Et prévenez que la trauma 1 devra se passer de moi. A Charadh. Venez avec moi, on va l'installer ici. Que c'est-il passé ?

D'une main, il avait passé son stéthoscope autour de son cou et de l'autre, avait aider à installer l'inconsciente sur un lit d’auscultation. Il écoutait les explications de celle qui l'avait amené jusqu'ici tout en écoutant son pouls. Une infirmière entrait dans la pièce et Matthew lui fit signe de venir placer les poches fraîches sur la blessure de la blessée et de lui poser une perfusion de glucose pour qu'elle reprenne doucement ses esprits. Déjà, il avait préparait une feuille qu'il s’apprêtait à remplir du nom de la patiente, mais il stoppa sa réflexion pour une seconde.
A peine quelques secondes s'étaient écoulée depuis qu'il avait pris en charge la brûlée et les premiers gestes les plus importants avaient été prodigué. Il devait prendre un temps, alors son regard doux vint se poser sur la femme à ses côtés, elle semblait relativement paniqué. Il vint lui poser une main réconfortante sur l'épaule :

-Tout va bien, ne vous inquiétez pas, la situation est sous contrôle, vous avez fait ce qu'il fallait. Qu'entendez-vous pas « vous n'avez pas réussit à la soigner » ?

Matthew avait déjà sa petite idée, mais il ne voulait pas la forcer à dire quoi que ce soit.

-Vous êtes une collègue de travail, c'est ça ? Quel est son nom ? Il était la douceur incarnée.
Lohen
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Dim 8 Jan 2017 - 14:28



“Il aimerait voir le monde entier guéri, mais le monde est grand, alors il a commencé par un petit hôpital de province.”
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    Charadh se décala pour ne pas gêner le médecin. Elle suivait avec attention ce que faisait l’infirmière. Ses yeux verts allaient du personnel à Chloé. Elle scruta les expressions du visage de l'infirmière pour savoir si elle avait plus de raison de s'inquiéter. Ils avaient visiblement pris la situation en main. Le diagnostic du docteur fut un réel soulagement. Claire lui adressa un sourire.

    Merci. Répondit-elle détendant ses mains.

    Officiellement l'Arche écossaise ne faisait aucune discrimination envers les prodiges. Mais officieusement, il y avait encore des personnes qui étaient anti-prodiges dans la société. Le drame d'Ayo avait réactivé les hostilités, ne serait-ce que sur le plan politique. Il était difficile de connaître la position de chacun sur le sujet. Il y avait donc un risque à l'aborder.

    Claire marqua un temps d'arrêt. Une expression de doute apparue dans le fond de son joli regard. Elle étudia les deux soignants, le temps d'évaluer jusqu'à quel point elle pouvait leur faire confiance. Le jeune interne avait l'air fiable. Il dégageait quelque chose de positif. Il faisait un métier destiné à aider les gens sans faire de distinction.

    Je suis une prodige déclarée. Je suis dans la catégorie magnétisme. Niveau 1. Je résorbe les blessures cutanées légères. La fileuse tendit ses mains. Mais depuis quelques temps je n'y arrive plus autant.

    Ils revenirent sur le sujet central, l'employée qui venait de se brûler dans l'atelier de la boutique. Madame Richard retrouva spontanément son assurance professionnelle. Claire avait certes tendance, à faire travailler ses employés d'arrache pied, mais elle était souvent la première arrivée et la dernière partie. Son métier était une passion. Les filles de l'atelier la considéraient avec respect. L'inverse était réciproque. L'équipe fonctionnait avec les mêmes codes qu'une famille. Un peu comme dans l'école où travaillait son mari.

    Oui, oui ! Elle s'appelle Chloé Sulivan. Elle est couturière dans une boutique de confection de vêtement. Je suis son employeur Claire Richards. Je les incite toujours à prendre une bonne mutuelle. Elle couvrira une bonne partie des frais médicaux, et je payerais le reste, bien sûr.

    Lewis et Claire étaient consciencieux et prévoyants. Ils ne dépensaient pas l'argent qu'ils n'avaient pas. Ils avaient apprit à gérer des budgets très serrés quand Claire avait débuté son affaire. Sans cette gestion rigoureuse jamais ils ne s'en seraient sortis. Depuis que la boutique rapportait assez ils épargnaient chaque mois. Le fonds servait justement à gérer ce genre d'imprévu. Mais, ce n'était pas pour les sous que la Française était nerveuse.

    Il va y avoir des sequels ?

Charadh
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Ven 27 Jan 2017 - 22:00
L'hésitation qui retint Charadh pour quelques secondes fut palpable. Matthew, en bon observateur l'avait évidemment remarqué, mais puisqu'il avait déjà sa petite idée, il avait bien compris de quoi il en retournait avant même que la patronne de sa patiente ne réponde à sa question. Son explication justifiait la réticence, aussi, en retour, et pour la rassurer immédiatement, le médecin lui sourit avec douceur. Il comprenait parfaitement les incertitude de la couturière car, il le savait bien, en dépit des lois, que la mentalité vis-à-vis de ceux qui montraient des facultés particulières n’était malheureusement pas toujours très tolérante et encore moins bienveillante. Le plus, le système de recensement des prodiges était un outil à double tranchant, qui stigmatisait d'autant plus les prodiges qu'il ne les protégeait.
C'est avec douceur et prévention que le jeune urgentiste répondit à Mrs Richards. Prenant ses mains dans les siennes, il voulait la rassurer au mieux :

-Je comprends votre inquiétude, en fait, il semblerait que ce phénomène se soit répandu au sein des prodiges depuis le dernier ouragan. Je ne crois pas qu'il y ait d'explication pour le moment.


Le docteur eut un petit sourire navré pour la femme. Il lui rendit ensuite ses mains pour reprendre le dossier de sa patiente qui sortait peu à peu de l'inconscience pour retrouver ses esprits et y noter les quelques informations que lui avait fourni son employeur.

-Très bien, madame Richards.
S'approchant de la jeune couturière et lui prenant de nouveau le pouls, il s'adressa ensuite à cette dernière, qui reprenait doucement, mais sûrement, quelques couleurs.

-Miss Sulivan, comment vous sentez vous ?


Il nota les constantes de sa patiente dans son dossier avant de le reposer sur le bord du lit d’auscultation. Passant de nouveau son stéthoscope autour de son cou, et parce que sa mission semblait bientôt fini, il se tourna une dernière fois vers les deux femmes pour répondre à la question de Clair :

-Je vais appeler un coupeur de feu. Nous avons, nous aussi, quelques prodiges qui travaillent au sein de l’hôpital. Expliqua le médecin avec un petit sourire. Ils peuvent faire des merveilles, et vous n'aurez absolument aucune séquelle, assura-t-il à Chloé

Interpellant une infirmière qui passait non loin, Matthew lui demanda s'il était possible d'envoyer ledit prodige dans la salle de consultation où ils se trouvaient actuellement.

-En revanche, vous me paraissez bien pâle, j'aimerais, si vous le pouvez, que vous restiez ici quelques heures, je me débrouillerais pour qu'on vous fasse porter un repas, je vous arrête pour le reste de la journée.

La jeune patiente hocha doucement la tête, un peu penaude, et regardant avec une petite mine désolée, sa patronne.
Lohen
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Dim 29 Jan 2017 - 17:10
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“Il aimerait voir le monde entier guéri, mais le monde est grand, alors il a commencé par un petit hôpital de province.”
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    Mrs Richard ne suit comment réagir à la nouvelle que lui apprit l'urgentiste. Elle ne savait rien de ce phénomène. Elle reprit ses mains tout en réfléchissant à ce que cela impliquait. Plusieurs personnes étaient touchées. Mais si cela était un problème général pourquoi le gouvernement n'avait-il pas fait d'annonce sur le sujet ? Claire ne pensait pas se tromper en pendant que le Conseil était responsable du bien-être de ses concitoyens. Encore un point que les réactionnaires cherchaient à étouffer.

    Vous ne savez pas si le problème va partir ?

    Le moment n'était pas très bien choisi pour s'attarder sur des questions politiques. Mais le sujet réveillait tout de même l'esprit engagé de la prodige. Elle se tempéra, car les employés de l'hôpital, n'étaient pour rien dans les directives étatiques. Une chose était sûr cependant, c'est que Claire allait fouiller.Très vite l'esprit de Charadh se focalisa sur la jeune fille. Elle s'approcha pour que celle-ci la voit alors qu'elle s'agitait.

    Je... je, ça va. J'ai juste mal au bras.

    Le sourire du docteur fut partagé par les fileuses. Elles étaient toutes les deux soulagées de savoir l'apprentie tirée d'affaire. Le teint était encore un peu maladif, mais son regard était moins imprégné par la douleur. Le plus dur était passé. La jeune fille devait maintenant se remettre. Ce ne serait bientôt qu'un mauvais souvenir à raconter. Du moins, c'était ce qui lui était proposé. Mais le sens du devoir paru d'abord prendre le dessus sur la santé.

    Quelques heures ? Mais c'est le montages des... Charadh la coupa derechef dans ce raisonnement.

    Ne t'occupes pas de ça Chloé. C'est à moi de gérer ce genre d'imprévu. On va trouver une solution. Toi, tu écoutes ce que dit le médecin et tu restes ici. Je viendrais te récupérer à ta sortie. D'accord ?

    Après avoir pesé le pour et le contre Miss Sullivan parue céder aux arguments de la cheffe d'atelier. Elle avait encore la tête qui lui tournait un peu. Elle avait un peu de mal à s'imaginer travailler, dans la boutique jusqu'au soir, dans cet état. Le mieux était d'écouter. Elle hocha doucement du chef et remercia sa patronne, avec un air penaud. Elle n'aimait pas abandonner les filles à la tache ainsi, mais cette fois, c'était pour une bonne raison.

    Claire lui souriait avec réconfort. Elle n'avait qu'à appeler l'une des filles en extra pour remplacer Cholé le temps nécessaire. Le plus important était que la petite n'ait rien. La dame contourna le lit pour se rapprocher du jeune homme. Elle voulait lui parler encore un peu, et avoir son avis, quant à la conduite à tenir. Ce qu'il lui avait annoncé concernant les prodiges n'était pas anodin. Aussi Claire vérifia, qu'il n'y avait personne d'autres qu'eux dans la pièce, avant de se lancer.

    Monsieur ... ? Je ne sais pas votre nom désolée. A propos de ce que vous m'avez dit sur les prodiges. Mon mari travaille avec des jeunes prodiges. À la Potential Home. Là bas personne n'est au courant pour ce "phénomène". Est-ce que quelqu'un de votre équipe ne pourrait pas contacter le directeur ? Alex Mason. Il y a surement des procédures ? Je ne sais pas quelque-chose à faire ?

    Ils devaient bien penser à tous ces enfants qui avaient déjà du mal, souvent, à vivre avec leurs dons. Madame Richards pensait d'ailleurs aux siens d'enfants. Dès ce soir, elle ferait le point avec chacun d'eux pour s'assurer que tout allait bien de ce côté. Elle attrapa son téléphone portable, pour pouvoir dicter le numéro du bureau de Dastan, à l'urgentiste.
Charadh
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Lun 20 Fév 2017 - 0:04
A son grand désespoire, le docteur Emerson dut reconnaître qu'il était dans l'incapacité de répondre à la question de son interlocutrice. Le sentiment de sa propre ignorance sur une telle question n'était pas vraiment un sentiment qu'il appréciait tant il le revoyait à une forme d'impuissance.

-Je n'en ai pas la moindre idée, dut-il avouer en secouant doucement la tête avec une mine désolée.

Plus tôt dans la semaine, il avait lu un rapport du Haut Conseil Médicale d'Edimbourg sur les effets de la dernière tempête magnétique et de ses effets les dons de la population de prodige. Force était de reconnaître que l'article, pourtant signé de la plume des plus grands chercheurs sur le sujet, était bien pauvre en information. Pour le moment, les statistiques parlait d'un peu moins d'un pour cent de la population des prodiges recensés, seulement, le manque de communication du gouvernement sur le sujet faussait les chiffres dans le sens ou beaucoup n'était même pas au courant du phénomène et/ou n'osait pas le reporter dans les centres médicaux. De plus, la recherche concrète sur l'influence des orages sur les talents de certains était encore balbutiante. Beaucoup d'effets sans explications, d'interrogations sans réponse. Aussi, le rapport concluait que pour le moment, qu'il était impossible de quantifier et de maîtriser cette fluctuation.
Ce n'était pourtant pas la première fois que cela arrivait. Dans les dernières décennies, on relevait ce genre de symptômes suite à une tempête, seulement, ils demeuraient toujours autant mystérieux. La ligne de conduite demeurait toujours la même : rassurer les patients.Voilà tout ce que pouvait faire Matthew pour le moment. Il attendait le communiqué qui serait rendu par le conseil scientifique chargé d'analyser le phénomène, seulement, en attendant les conclusions, l'état ne faisait pas grand chose et le grand public était tenu à l'écart.
Pourtant, le jeune médecin s'interrogeait de savoir si c'était une bonne chose que de prévenir la population tant qu'on ne pouvait davantage la rassurer ! Les hôpitaux ne verraient-ils pas affluer une vague de prodige et non-prodige inquiets à qui on ne pourrait donner de réponse et qui ne ferait qu'exacerber le climat d'inquiétude envers la population dotée... là était toute la question.

Pour en revenir à la patiente brûlée, Emerson approuva d'un regard qui ne laissait pas de place aux compromis, la fermeté de Mrs Richards.

-Le coupeur de feu ne devrait plus tarder, je vais vous prescrire un anti-douleur si la douleur venait à s'attarder, avait-il ajouté avec une expression douce.

Puis, il s'éloigna de quelques pas, maintenant que le prodige était arrivé et allait exercer son pouvoir. Autant pour lui donner de l'espace que parce qu'il avait sentit chez la couturière, le besoin d'échanger quelques mots avec lui. Elle avait sur les traits une mine inquiète, aussi devait-il s'employer à la rassurer. Elle lui fit par de la situation de son mari ainsi que celle des enfants avec lesquels il travaillait.
Matthew connaissait de toute évidence la Potential Home, bien qu'il n'y ait fait ses études. C'était une école réputée, qui accueillait les prodiges de tous horizons, et leur offrait de tout temps une sécurité et une éducation exemplaire. Aussi, la question était d'autant plus pertinente lorsqu'il s'agissait d'enfant et d'adolescents qui ne maîtrisait pas encore, ou pas totalement leurs dons, aussi Matthew fut de nouveau envahi par ce sentiment d'impuissance. Il hésita un instant. Il n'aimait pas beaucoup l'idée de ne pouvoir faire plus, seulement, il n'était lui même pas en position de pouvoir se faire le porte parole du Haut Conseil. La décision fut rapidement prise :

-Suivez-moi, invita-t-il Charadh.

Traversant une bonne partie du service des urgences, bondé comme à toute heure, Matthew leur fit rejoindre un bureau en évitant habilement d'être interpellé au passage. Ce bureau était, plus ou moins le sien. En temps que chef des internes, il lui était en partie réservé pour s'occuper de toute la paperasse dont il était chargée – l'autre partie de son travail. Il fouilla dans les dossiers éparpillé qu'il avait à peine eut le temps de lire et dénicha ce qu'il cherchait : des publications médicales datant des derniers jours dans lequel avait été publié les différents rapports de la situation ainsi que plusieurs témoignages du phénomène dans différents hôpitaux. Il les tendis à la styliste avec un sourire désolé :

-Voilà tout ce que je sais sur le sujet. Vous verrez, c'est maigre, mais peut-être pourrez vous les transmettre à la PH ? Je ne peux malheureusement pas faire beaucoup plus, à part interpeller les médecins en charge de cet hôpital, qui eux-seul, peuvent avoir du poids sur le gouvernement.

Il allait ajouter quelque chose, mais il fut interrompu dans le fil de sa pensée par une infirmière qui entra en trombe dans le bureau :

-Je vous cherche depuis dix minutes ! On a besoin de vous !

Concentré sur les informations délivrées à toute vitesse par la femme en rose, Emerson dut détacher son attention de Charadh.

-Je dois vous abandonner, je suis désolé... il l'observa encore une seconde avant de la saluer et de sortir d'un pas rapide, presque proche de la course. Sa blouse voleta derrière lui. Le travail ne s'arrêtait jamais.
Lohen
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