[Clos]Grey and blue [Caleb]

 :: Zone Membres :: Machine à remonter le Temps Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Dim 7 Mai 2017 - 21:18
Un simple rire marqua les paroles de ce nouvel ami. Puisque c'était ainsi que James les voyait. Il n'allait clairement pas le contredire, après tout, il était assez d'accord avec lui. Quelque part, tous les deux, avaient déjà créée ce lien qui n'allait pas se briser de sitôt. L'avantage de se croiser, à cette époque, en étant de la même... branche? Ayant tous deux des "pouvoirs" spécifiques, qui rapprochaient rapidement. Parce qu'il était difficile d'en parler et encore plus de trouver des camarades.

- Tu as tout compris.

Lui faisant une petite tape sur l'épaule, avant de le mener du côté de la cantine. Il était important que son nouvel équipier mange un peu. Vu la pâleur de son teint, il était important qu'il reprenne des forces. D'ailleurs, l'ange semblait d'accord. La bouffe du camp n'était clairement pas la meilleure, mais les cuistots faisaient ce qu'ils pouvaient pour la rendre un peu plus mangeable. Surtout quand les stocks devenaient un peu plus rares. Heureusement pour eux, aujourd'hui, tout était disponible.

- Je ne sais pas où je suis né officiellement, je n'ai jamais connu mes parents. Mais j'ai été élevé en Italie oui. C'est un beau pays. Il n'était pourtant pas nostalgique, ce qu'il y avait vécu l'empêchait encore - à son âge - de totalement le regretter. Cela arriverait par la suite, même s'il avait profondément aimé son père adoptif. Oui, pourquoi pas. Ce serait une bonne excuse d'y retourner. J'espère que tu n'as pas le mal de mer, car le voyage est plutôt long! Avec un petit sourire. Lui n'avait rien contre les bateaux, mais il avait son passé de pirate, les bateaux, il connaissait.

S'imaginer voler. C'était quelque chose que Caleb essayait de faire. Les sensations devaient être incroyables, en tous les cas, son nouvel ami le lui confirmait. Il l'observa un instant avec un regard pétillant, curieux. Oui, l'idée de faire un tour dans les airs avec lui, pourquoi pas. Il savait qu'il pouvait lui faire confiance, alors pourquoi ne pas essayer?

- Pourquoi pas. Ça me rend curieux. Si tu es sûr que cela ne te dérange pas ou nous mettent en danger, bien entendu. Pas qu'il avait peur de mourir, encore moins de la hauteur, mais bon, s'il pouvait éviter de disparaître de façon bête ça serait mieux quand même! Je ferai en sorte de parler au capitaine, au cas où, tu resteras en arrière et tu seras directement sur place pour t'occuper des blessés. Autant ne pas t'obliger à te battre, ça serait stupide...

Caleb était pour respecter les choix des gens. Mieux valait garder un excellent soigneur, plutôt que de l'obliger à monter au front et faire l'inverse de ce que son pouvoir lui permettait. Pourquoi tuer alors qu'il pouvait sauver? Qui sait, ça ferait peut-être venir quelques gris en plus dans leurs rangs. Finalement, plus ils seraient et peut-être que plus vite cette guerre sanglante serait finie.

- Un type bien, qui connait son travail... mais il est blasé, cynique et souvent de mauvais poil. Peut-être que grâce à toi, il changera un peu de caractère. Qui sait. Hochant de la tête. T'inquiète, ça devrait rapidement rentrer. L'important, c'est de savoir où se trouve ta tente, l'infirmerie, la bouffe et les gradés. Pointant d'un doigt chaque direction à prendre pour chaque tente nommée. Le reste, tu découvriras au fur et à mesure.

Dante attendait que son collègue soit servi pour ressortir de la tente et aller manger tranquillement assis à l'extérieur sur le tronc d'un arbre éclaté. Il préférait l'air frais de l'extérieur, plutôt que la chaleur ambiante de la tente de la cantine.

- Je suis pour la liberté de tout un chacun. Je ne supporte pas de voir des gens utiliser d'autres de cette façon. C'est donc important de se battre pour leur liberté. Soupirant, tout en faisant tourner la bouillie dans son bol. Hum, oui, j'en ai fait quelques-unes de guerre déjà... je n'aime pas beaucoup ça, mais parfois, il est bien difficile de faire autrement et je trouve ça triste. Mangeant une cuillerée. Tu as quel âge?

Autant savoir à quel genre d'immortel il avait affaire.

Codage par Libella sur Graphiorum
Caleb
Sphère Savoir
avatar

Messages : 152
Etat Civil : En couple avec Tohum
Pouvoirs : Empathie aiguë - Drainage de la force vitale des gens
Revenir en haut Aller en bas
Sam 13 Mai 2017 - 14:37
« J'essaie, en tout cas. »

A cette époque, la confusion que pouvait ressenir James quant à ses interactions avec les autres, il les devait à son inexpérience, ainsi qu'à une certaine naïveté. Mais son esprit était alors clair, et la guerre avait contribué à lui apprendre quelques dures vérités. Il était heureux d'avoir malgré tout réussi à conserver un certain optimiste, que sa rencontre avec Dante ravivait. Il retrouvait non seulement foi en lui, et en son droit à faire ses propres choix, mais il voulait aussi croire à l'humanité. Il voulait se dire que le conflit n'était pas inévitable. Et que lorsqu'il venait malgré tout, il était de son devoir de s'y opposer. Et de faire en sorte qu'il reste le plus limité possible.

« Oh... On a plus de points communs qu'on ne le croyait. Je n'ai jamais connu mes vrais parents non plus. Mon père adoptif m'a trouvé, bébé ; je ne sais pas plus que toi où je suis vraiment né. » Cela n'était pas un sujet particulièrement douloureux, parce qu'il n'avait jamais connu d'autre vie, mais il trouvait agréable de pouvoir en parler avec quelqu'un qui pouvait réellement comprendre une telle expérience. « J'ai été élevé dans une petite communauté religieuse, en Louisiane. Mon...père avait décrété que j'étais un ange que le ciel lui avait confié. Il s'en est servi pour cimenter son autorité sur les siens... Tu as...tu as eu des gens bien, pour s'occuper de toi ? »

Le lieutenant ressentait encore en lui un certain conflit lorsqu'il songeait à Jeremiah Smith, et à la vie qu'il avait connue sous la coupe de ce dernier. Il se rendait compte maintenant à quel point ce dernier l'avait utilisé pour mieux tenir les habitants sons sa coupe, et il n'avait jamais été une figure paternelle aimante. Mais pourtant, il s'était quand même occupé de lui, il l'avait recueilli quand il n'était qu'un bébé sans personne, destiné à mourir dans l'abandon... Rien n'était jamais tout noir ni tout blanc. Et quoi qu'il en soit, c'était à lui de faire ses propres choix, aujourd'hui.

« Je n'ai jamais navigué. A part en barque, sur le fleuve. Je ne suis même jamais allé plus loin que où je suis aujourd'hui. J'espère avoir l'occasion, après la guerre. J'ai envie de découvrir le monde. On ne se battra tout de même pas éternellement... » Il remua doucement ses ailes, qui s'habituaient encore au nouvel uniforme. « Il suffit de construire un harnais solide, et il n'y a pas de danger. »

Concernant le conflit, il était reconnaissant des égards que Dante était prêt à lui témoigner, et touché de sa sollicitude. Il était vrai qu'il n'aimait pas se battre, et qu'il répugnait à prendre des vies, même en cas de légitime défense. Mais il comprenait aussi qu'il y avait des causes qui valaient la peine qu'on lutte pour elle.

« Je te remercie. Mais je suis prêt à combattre s'il le faut. Je sais maintenant que parfois on n'a pas le choix, surtout si l'on veut rester fidèle à soi-même. Qui le ferait, sinon ? On ne peut pas se contenter de rester en arrière-plan, à observer et espérer que les choses s'arrangent seules. Pas si l'on peut faire quoi que ce soit pour empêcher plus de souffrance. J'accepterai tout assignation que vous jugerez nécessaire. »

Tout en parlant, il mangeait avec plaisir. La nourriture n'était peut-être pas des plus incroyables, mais elle était nourrissante, et cela lui redonnait des forces. Il s’imprégnait de l'ambiance tout autour de lui, gouttant à l'atmosphère du camp comme il découvrait son plat. C'était un véritable kaléidoscope d'émotions, où la fatigue et la résolution prenaient la première place. Elles étaient fortes, comme souvent en temps de guerre, mais aussi variées.

« C'est bien ce que j'avais ressenti. Peut-être que lorsqu'on commande, on a besoin d'un tel caractère... En tout cas, je ferai de mon mieux. A l'infirmerie comme ailleurs. Je suis...je suis content d'être là. Je me sens à ma place. Enfin. » Il suivit son compagnon à l'extérieur, sans s'arrêter de manger pour autant. Il avait englouti la quasi totalité de sa gamelle lorsqu'il s'assit en face de Carso. « Tu as raison... Je le sais, maintenant. On ne peut tout simplement pas rester les bras croisés. Je peux soigner autant de monde que je le veux, je n'aurais jamais pu me sentir réellement en accord avec moi-même avant d'avoir fait le bon choix. » Ainsi, Dante avait connu plusieurs guerres, ce qui n'étonnait guère James. Il y avait quelque chose dans le regard de l'homme qui le laissait penser ; plus encore, il pouvait le voir dans l'éclat de sa lueur d'âme, forgée par une longue vie et ses conflits, mais pas encore éteinte malgré sa part d'ombre. « Cela doit être difficile, de se retrouver au front encore et encore... A croie que l'humain n'apprendra jamais... Ne jamais avoir abandonné, c'est que tu as en toi grand force. J'espère trouver la mienne. Et j'ai vingt-trois ans. Je vieillis, du moins pour l'instant, mais...mon corps se guérit encore mieux que je guéris les autres. Je ne sais pas si je vivrai un jour aussi longtemps que toi... »

Quelque part, James l'espérait ; surtout maintenant qu'il avait trouvé un ami pour partager tout ça.
Castiel
Sphère Savoir
avatar

Messages : 117
Etat Civil : célibataire
Pouvoirs : immortalité - ailes (vol) - empathie - guérison/évacuation - empreinte
Revenir en haut Aller en bas
Sam 27 Mai 2017 - 17:09
Si Dante n'avait pas prononcé le mot "ami" en parlant du fait qu'ils étaient quittes, c'était peut-être parce qu'il ne voulait pas trop s'avancer. Mais à la réponse de l'ange, il eut un sourire plus franc. Oui, les amis ne se devaient rien. C'était bien étrange de se lier ainsi à quelqu'un aussi rapidement. Il n'était pas du genre misanthrope ou antisocial, mais cela ne changeait pas le fait qu'il fallait le temps de s'adapter à l'autre. Peut-être que leur pouvoir semblable, aidait à ce que ces barrières tombent beaucoup plus vite qu'à l'ordinaire et ce n'était clairement pas pour lui déplaire, bien au contraire.

Il écoutait James lui parler de sa propre enfance et fût surpris de voir qu'ils étaient encore plus semblables qu'il venait de le dire. Il soupira un peu d'apprendre qu'on utilisa un enfant à des fins de garder des croyants auprès de soi. Lui qui avait été un inquisiteur, un fidèle servant de l'église ne supportait pas ce genre d'hypocrisie crasse de la part de gens malhonnête et malintentionné. Ce n'était pas cela que prônait les saintes écritures.

- Hum... tu vas être surpris ou en rire,
lâcha-t-il avec un léger sourire amusé, mais j'ai aussi été trouvé bébé par des moines. C'est eux qui m'ont pris sous leur aile et m'ont éduqué. Le père supérieur m'avait quelque peu à la bonne. Il a été un vrai père pour moi. Bon et aimant. Sans aucune arrière-pensée.

Le père Carso avait quelqu'un de bon avec ce gamin perdu et qui n'avait rien fait d'autre que de venir au monde et d'être abandonné par ses parents. Il l'avait vu comme son propre fils et avait subi, comme tout parent, les affres de l'âge grandissant de ce garçon. Mais il l'a toujours guidé avec bienveillance, même quand ce dernier pouvait se montrer quelque peu... ingrat. Une pointe de tristesse marqua un instant ses yeux. Si Caleb ne regrettait pas totalement sa terre natale, il regrettait souvent sa façon d'avoir quitté cet homme. Enfin, c'était de l'histoire ancienne, il chassa bien rapidement tout ceci de son esprit.

- Non la guerre ne durera pas éternellement, mais elle peut encore s'étendre un moment... le fixant un instant. Je te ferai monter sur un bateau alors. Avec un petit clin d'oeil, observant ensuite ses ailes, il se demandait quelle sensation il ressentait. Comment il les voyait, les ressentait, les faisait marcher tout simplement. Alors quand on aura un peu de temps, tu me montreras comment en construire un. Parfois, la curiosité poussait à faire bien des choses.

Caleb tapota le dos de son frère d'arme, tout en hochant gravement de la tête.

- Bien, je te présenterai à notre capitaine alors. Il sera ravi de te compter parmi nous.

L'officier de cavalerie mangeait moins vite que son camarade. La fatigue et la faim étaient certes présentes, mais il faisait attention à ne pas avaler son plat trop vite. Il mâchait, tranquille, pour apprécier chaque bouchée. Après tout, ne disait-on pas qu'il fallait vivre l'instant présent comme si c'était le dernier? Depuis le temps qu'il vivait des conflits, Dante avait appris à surtout apprécier ces moments de calme avant la tempête.

- Tu avais faim dis-moi. Reprenant une cuillère du ragout. C'est bien. Maintenant que tu sais ce que tu dois faire et pourquoi tu le fais, plus rien ne t'arrêtera! Avec un petit air amusé. Avant de reprendre plus sérieusement. C'est presque horrible à dire, mais on finit par s'y faire. Chaque conflit est différent, pourtant, les morts, la peur et le reste, ne changent jamais. Haussant les épaules. C'est ainsi. En ancien homme de Dieu, voilà des paroles qui pouvaient choquées, heureusement que Castiel ne connaissait pas tout son passé. Une grande force ou une part de masochisme. Redevenant plus détendu et taquin. Oh mais t'es encore un gamin en fait. Tu as le temps de voir le monde et ses merveilles. Quand tu en trouves. Marquant un petit temps. C'est une chance d'avoir ce don de guérison. Peut-être me dépasseras-tu dans l'âge, qui sait.

Parce que lui, était mortel, il le savait.

- Tu as déjà reçu une blessure mortelle?

Un bon moyen de savoir si oui ou non, il pourrait lui survivre.

Codage par Libella sur Graphiorum
Caleb
Sphère Savoir
avatar

Messages : 152
Etat Civil : En couple avec Tohum
Pouvoirs : Empathie aiguë - Drainage de la force vitale des gens
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 1 Juin 2017 - 11:55
C'était peut-être triste à dire, mais James n'avait eu que bien peu d'amis. Même pendant l'enfance, peu des gamins de la congrégation de son père avaient osé réellement l'approche. Annie avait été l'exception, sa première réelle amie née de l'innocence de leur jeune âge. La maladie l'avait emportée peu après, quand le petit James n'avait pas encore la capacité de soigner de tels maux. Depuis, il ne s'était jamais vraiment lié à qui que ce soit d'autre, pas de la même manière. Jeremiah Smith avait su cultiver l'isolement de son fils adoptif, qu'il rendait solitaire pour mieux le garder sous sa coupe. Sa différence, ses ailes, le mysticisme qui lui avait été imposé : autant de facteurs qui ne poussaient pas vraiment les autres à se rapprocher du garçon tombé du ciel. Et une fois devenu un homme, il y avait eu la guerre, l'envoi au front. C'est là qu'il avait connu des premiers instants de camaraderie ; dans les tranchées, on comptait les uns sur les autres parce qu'on n'avait pas vraiment d'autre choix. Mais là aussi, il ne s'était pas réellement rapproché de qui que ce soit ; il y avait toujours eu une distance, née de l'habitude d'une vie passée dans la différence. Et puis peut-être était-il plus facile de ne pas trop se lier aux hommes qui pouvaient mourir autour de lui à n'importe quel moment, fauchés par des balles ou des boulets de canon. Il ne pouvait le sauver tous. C'était la première -et la plus difficile- leçon qu'il avait apprise pendant le conflit.

Mais avec Dante, il avait instinctivement senti que cela pouvait être différente. Le fait qu'ils soient tous deux dotés de dons, surtout aussi similaires sur certains points, y contribuait sans doute, mais c'était surtout la lueur d'âme de Carso qui encourageait James à déjà le considérer comme un ami. La manière dont il se comportait, ce qu'il dégageait, tout cela témoignait d'un être humain de valeur. Non, James Smith ne se liait pas facilement parce qu'il ne savait pas trop comment s'y prendre, mais lorsqu'il le faisait, il le faisait vite, et pour de bon. En ce qui le concernait, le lien qui venait de se créer était parti pour durer.

« A croire que les âmes semblables se rassemblent... »
Ils avaient encore plus de points communs qu'il ne l'aurait cru, ce qui contribuait à renforcer son opinion de la situation. « Une belle famille d'adoption, j'en suis heureux. Ils te manquent ? »

De son côté, malgré tout ce qu'il avait subi, James devait bien avouer que sa communauté lui manquait. C'était tout ce qu'il avait connu avant la guerre, après tout, d'autant qu'il n'y avait pas que des mauvais souvenirs. Il y avait eu quelques bons moments, qu'il avait su trouver où il pouvait, toujours optimiste. Et Jeremiah...son père était un homme difficile, mais il restait celui qui l'avait sauvé, qui lui avait donné une chance à la vie. Tout n'était pas mauvais.

« A nous la mer comme les airs, alors. » Il était agréable d'avoir des perspectives d'avenir, de penser à l'après. Car oui, la guerre ne pouvait pas durer éternellement. Parler avec Dante lui ouvrait de nouveaux horizons, où il se sentirait capable de prendre ses propres décisions. De faire ce qu'il voulait, pour une fois. Ou, déjà, de trouver ce qu'il voulait pour lui, pas pour quelqu'un d'autre. La mention du capitaine de cavalerie le ramena à d'autres pensées. « Je n'ai pas beaucoup d'expérience en tant que cavalier, mais j'ai toujours aimé les bêtes. Elles sont faciles à comprendre. »

Son empathie fonctionnait avec la plupart des créatures vivantes, ce qui lui permettait de mieux saisir leurs besoins et leurs attentes. Bon, il n'avait encore jamais vraiment tenté de communier avec des arbres, par exemple, mais il se demandait si ses pouvoirs le lui permettraient un jour. Qui sait ce que pouvait bien ressentir un sapin ? Les animaux avaient des âmes simples ; cela ne les rendait pas inférieures, juste...différentes. Et toujours plus sincères.

« Je peux aussi guérir les bêtes, je me suis occupé de plusieurs chevaux, de l'autre côté. Leurs vies vies sont précieuses, elles aussi. Ce sont de sacrés compagnons. Je pourrai vous aider de ce côté-là aussi, si besoin. » Sur le champ de bataille, il fallait souvent abattre les canassons qu'on ne pouvait vraiment tenter de sauver, lorsqu'il fallait privilégier la vie des hommes. Mais si James trouvait le temps, il était toujours prêt à aider toutes les créateurs vivantes.

« J'ai toujours faim, après une séance de guérison, surtout lorsqu'elle est intense. » Ce n'était pas la seule conséquences, il suffisait de voir les plumes noires qui gagnaient de plus en terrain dans ses ailes. Une guerre avait de quoi les faire progresser bien plus rapidement qu'il ne l'aurait voulu, mais il n'allait pas s'arrêter pour autant. Il n'aimait pas trop en parler de lui-même, de peur qu'on l'empêche d'utiliser ses talents. « Je te crois. Même si je ne sais pas si je serai capable de m'y faire un jour. Mais j'imagine qu'on se dit touts ça, au début... Alors tout ce que je peux espérer, c'est que les conflits seront moins nombreux, qu'on trouvera un moyen de ne pas toujours y revenir. C'est naïf, je sais, mais s'il n'y a pas de croyance en quoi que ce soit, il n'y a rien... »

Il prit quelques secondes pour réfléchir à la question de Carso, puis : « Plusieurs fois. Une chute lorsque j'étais enfant, et que je maîtrisais encore mal mes ailes. Elle aurait dû me tuer, mais on corps à guéri. Et si je n'ai pas beaucoup combattu pour le moment, j'ai déjà eu mon lot de blessures. Dont au moins une qui aurait dû me tuer, une baïonnette dans les tripes. Je m'en suis remis, je guéris plus rapidement que je guéris les autres, et de manière automatique. Je ne peux pas tomber malade, non plus ; je ne l'ai jamais été, en tout cas. Oh, et je suis incapable de m'enivrer, je crois. Et toi ? »
Castiel
Sphère Savoir
avatar

Messages : 117
Etat Civil : célibataire
Pouvoirs : immortalité - ailes (vol) - empathie - guérison/évacuation - empreinte
Revenir en haut Aller en bas
Mar 27 Juin 2017 - 17:10
Dante n'avait sans doute pas beaucoup plus d'amis que James. Après tout, il évitait de se lier trop profondément avec les gens. Pour le simple fait qu'il avait quelque peu peur de leur faire du mal. Si son don se mettait en route, s'il ressentait le besoin de reprendre un peu de force vitale il ne voulait pas se retrouver avec le cadavre d'un ami sur les bras, une fois ses esprits repris. Ensuite, puisqu'il survivait à quasiment tout le monde, il lui fallait, au bout d'un moment, mettre un terme à ses relations, simplement pour éviter de répondre à des questions trop gênantes. Que répondre? Surtout à cette époque...

- C'est possible oui. Il eut un petit sourire. Levant sa casquette de sa tête, il se passa une main dans les cheveux pour la remettre correctement en place. Mmm... ça remonte à loin tu sais... parfois... quand j'y pense oui.

Un petit rire marqua les paroles de l'ange, il n'avait pas tort. Mer et air pourraient leur appartenir. Enfin... leur appartenir. Cette pensée l'amusa au moins.

- A toi l'air et à moi la mer? Son côté pirate, bien que mis de côté, se réveillait parfois.

Mers, océans, il les aimait, profondément. Comme un vrai marin. Elle lui avait permis de s'évader. De découvrir le monde. Elle avait aussi manqué de le tuer, plus d'une fois. Mais c'était ainsi que la relation avec l'eau se passait. Ça lui manquait sans doute souvent plus que le cloître où il avait passé son enfance.

- Je t'apprendrai à monter, t'inquiète, si tu t'entends bien avec la bête, le reste va presque tout seul! Avec un petit clin d'oeil, mais il ne prendrait pas le risque de l'envoyer au front, si ce dernier n'arrivait pas à tenir sur une scelle... quoique, il serait peut-être intelligent d'utiliser le côté angélique de ce prodige pour faire fuir les ennemis. Sans rien dire, il l'observait tout en réfléchissant. En fait... tu n'as pas besoin d'un cheval, il te suffirait de voler et faucher les gens au vol? Hop tu l'attrapes et le fait tomber de cheval. On devrait finir rapidement les combats, si les gens prennent peur d'attaquer un ange. Il hocha doucement de la tête. Ce sera bienvenu, on en perd tellement de bêtes à chaque fois. Soupirant un peu. C'est moche la guerre... pour tout le monde. Tu seras apprécié oui, si tu nous sauves nos chevaux.

La réponse sur l'appétit d'ogre de ce nouveau frère d'arme était plus que logique.

- Je vois ça... et ces plumes noires? C'est normal? Curieux oui, toujours. Tu es optimiste, je te souhaite de le rester... tu me diras dans quelques années ce que tu en penses encore.

Allez savoir combien d'années encore ce conflit allait durer. Et puis quand celui-ci serait terminé, un autre commencerait. Peut-être pas au même endroit, mais ailleurs. Et aller savoir si nos deux immortels, ne s'y retrouveraient pas. Caleb savait que vu sa chance, il pouvait parfaitement se retrouver dans une guerre, bientôt, après celle-ci.

- Hum, c'est une "chance" ça. Fais attention quand même. En l'observant, terminant son bol de ragoût. Comme tu l'as vu, pas vraiment, je suis autant mortel que n'importe qui... sans toi, je serai dans une boîte en sapin en ce moment. Lui tapotant l'épaule. Oh quel dommage, c'est pourtant un moyen agréable d'oublier ce que l'on vit ici, l'alcool. Certes, ici c’n’est pas le meilleur qui existe, c'est même assez dégueu, mais ça fait du bien parfois. T'en as bu déjà au moins? Taquin.

Oui comme beaucoup, Dante ne crachait pas contre une bouteille d'alcool. Il avait aussi parfois ses démons et il aimait pouvoir s'enivrer pour oublier cette peur qui tiraillait les entrailles, malgré tout ce qu'il avait déjà pu vivre.

Codage par Libella sur Graphiorum
Caleb
Sphère Savoir
avatar

Messages : 152
Etat Civil : En couple avec Tohum
Pouvoirs : Empathie aiguë - Drainage de la force vitale des gens
Revenir en haut Aller en bas
Ven 7 Juil 2017 - 13:48
« C'est sans doute étrange, mais... je crois qu'ils me manquent aussi. Ceux du village. Mon père. Je me rends de plus en plus compte à quel point il m'a utilisé sur bien des points, et ce n'est pas un homme facile, mais... Il m'a recueilli, quand j'étais abandonné. Et...je peux sentir qu'il m'aime, à sa façon ; c'est quelque chose d'autre que je peux faire, ressentir les émotions des gens. Il est la seule famille que j'ai, finalement. Je...ne sais pas ce qui se passera ensuite, après la guerre, si elle se termine un jour... J'ai déjà failli à ses attentes en changeant de camp, et je réalise maintenant que j'ai envie de vivre ma vie pour moi. Mais je me vois mal ne jamais revenir, ne pas essayer de lui parler... Et toi, tu as en endroit où retourner, après tout ça ? »

James n'en savait toujours que bien peu sur son nouvel ami, et il était réellement curieux d'en apprendre plus sur lui. Il espérait ne pas le mettre mal à l'aise, ou le presser de trop de questions, mais c'était la première fois qu'il rencontrait quelqu'un capable de réellement comprendre ce que cela voulait dire que d'être aussi peu ordinaire. A ses yeux, la lueur d'âme du cavalier brillait avec une intensité bienveillante, l'attirant un peu à la manière d'un papillon de nuit pour la flamme ; il n'avait encore jamais rien vu de semblable, chez qui que ce soit.

« Naviguer, enfin! Il y a tellement de choses à faire dans ce monde ! J'ai l'impression de sortir enfin de ma caverne, et de découvrir la lumière du jour... Tout ne peut pas être aussi sombre que ce conflit, j'en suis convaincu ! Il doit y avoir plus, et j'ai envie de tout voir ! »

Ses ailes frémirent, accompagnant son enthousiasme. Malgré une ville difficile sous la coupe d'un homme qui l'était tout autant, et malgré le fait que la guerre était la première chose qu'il avait découverte après avoir franchi les limites de la congrégation où il avait grandi, il n'avait jamais perdu son optimisme. Si tout pouvait toujours être pire, cela voulait dire que tout pouvait être meilleur également, non ? Voilà ce en quoi il avait envie de croire, d'en faire sa cause personnelle.

« Je ressens aussi les émotions des bêtes, c'est pour ça que je m'entends bien avec elles. Je serai heureux que tu m'apprennes à monter, en tout cas. Je suis sûr que tu seras bon professeur ! » Il sourit à Dante, avant d'essuyer une trace de nourriture au coin de sa bouche ; il avait vraiment mangé sans retenue. Puis il s'assombrit quelque peu à la mention des combats. « Je n'aime vraiment pas me battre, mais je reconnais que c'est inévitable, pour que cette guerre se termine un jour... Je suis juste triste qu'on en soit tous arrivés là, une fois de plus. Mais je ferai ma part, ne t'inquiète pas. Qu'il s'agisse de soigner hommes comme chevaux...ou de prendre des vies s'il le faut. Et si mon envol peut s'avérer utile, même pour effrayer quelques hommes, je suis prêt à le faire. Cela vaut la peine d'essayer en tout cas, et tu t'y connais plus en tactique que moi... Peut-être que je pourrai vous aider à faire de la reconnaissance, également ? Survoler les lignes ennemies, s'assurer du terrain, de la disposition des troupes, ou pour apporter des messages, ce genre de choses. »

Quand Dante le questionna sur ses plumes noires, James hésita un instant. Il avait peur qu'en lui avouant la vérité, ce dernier refuse son aide ou, pire, se sente coupable d'avoir été sauvé. Mais il sentirait sans doute s'il lui cachait quelque chose, et il avait envie d'être honnête avec lui. Et puis, quelque part, c'était agréable d'avoir quelqu'un à qui se confier...

« Tu as remarqué, hein ? C'est lié à...ce que je fais. Plus je soigne de blessures, ou de maladies, plus mes plumes noircissent. Comme si...comme si elle stockaient le mal. Avant que tu ne t'inquiètes, je n'en souffre pas ! C'est juste que lorsque le noir prédomine...je dois décharger cette énergie, d'une manière ou d'une autre, pour ne pas qu'elle risque de me dévorer, ou simplement pour pouvoir soigner à nouveau. Et pour ça...il faut la déverser dans une créature vivante, c'est le seul moyen. Chez moi, on prenait des animaux, j'insistai pour que ce soit des bêtes malades, ou en fin de vie... Ici... Ici, j'ai déjà dû l'utiliser une fois en combat. Cela m'a sauvé la vie, mais ça a calciné mon adversaire. Je ne l'oublierai jamais, la première fois que j'ai dû prendre une vie... C'est le plus dur à apprendre, je trouve; comment vivre avec ça...»
Mais plutôt que de se laisser abattre, il décida de retrouver son entrain, ainsi que le sourire : « Optimiste ? Oui, je pense que ça me correspond. J'ai envie de croire qu'il y a toujours de l'espoir. Qu'il y a du bon en ce monde, pour peu qu'on abandonne pas l'idée de le chercher. »

James avait enfin terminé son bol, qu'il faisait distraitement tourner entre ses mains pendant qu'il parlait. Il avait toujours apprécié le sentiment particulier de satiété après s'être nourri suite à ses pouvoirs, qui traduisait pour lui le sentiment d'un vrai travail bien fait. De plus, il se sentait libéré, maintenant qu'il affrontait le fait de prendre ses propres décisions, et il était en très bonne compagnie.

« Alors je suis heureux d'avoir pu t'aider. Le monde se porte mieux avec un Dante Carso que sans, en ce qui me concerne. En tout cas, je me porte mieux. Pour l'alcool, au village, on ne peut pas vraiment dire que j'y avais accès... Mais une fois au front, dans l'autre camp, difficile d'échapper à l'une des beuveries organisées dès qu'il y avait du répit. Jusqu'à aujourd'hui, je n'ai rien trouvé qui fasse effet, en tout cas. Ce qui me semble un peu dommage, les gens ont souvent l'impression de bien s'amuser quand ça leur arrive ! Mais je me dis qu'il me reste sûrement plein d'autres choses à expérimenter !»
Castiel
Sphère Savoir
avatar

Messages : 117
Etat Civil : célibataire
Pouvoirs : immortalité - ailes (vol) - empathie - guérison/évacuation - empreinte
Revenir en haut Aller en bas
Dim 30 Juil 2017 - 0:31
- Tu verras, ils finiront par ne plus te manquer. Après tout, ceux qui nous font du mal ou se moquent de nous, on est mieux à vivre sans eux. Lui tapotant légèrement le dos. Mais c'est parce que tu n'as pas encore assez connu d'autres choses. Ça viendra au fur et à mesure. Et mieux vaut apprendre à vivre loin d'eux, simplement pour avoir l'esprit tranquille. Ils ne méritent clairement pas que tu sois encore triste de ne plus les voir.

A cette époque, Dante était moins prêt à pardonner qu'il ne le sera par la suite. Il avait encore un peu de rage en lui. Ses années de piraterie n'étaient pas si loin quand on y pensait et la guerre ne l'aidait pas toujours à voir le mieux du monde qu'être bon avait plus d'avantage qu'on pouvait le croire. Mais ça viendrait. Lui aussi, avait besoin de faire encre ses armes. Tout venait avec le temps. Et du temps, ils en avaient tous deux à foison! Enfin, si l'italien ne se prenait pas une balle mal placée entre temps. Et en ces temps de guerre... rien n'était vraiment certains.

Il avait bien noté que le jeunot avait donc un pouvoir semblable au sien, à pouvoir ressentir les émotions des autres. En était-il aussi dérangé que lui? C'était une question qu'il risquait bien de lui poser, un jour ou l'autre.

- Aha je te comprends angelot. Moi aussi j'ai eu envie de tout voir. Tu le feras, j'en ai la certitude. Puisque tu pourras sans doute survivre à toute cette guerre.

Posant le bol à ses pieds, il se gratta la barbe de quelques jours qu'il laissait pousser, par flemme de se raser. Après tout, quand il revenait des combats, s'était pour s'écrouler sur sa couche et dormir un peu. Car se battre en étant épuisé ne donnait pas toutes les chances de survie qu'il aurait en étant en forme.

- Si tu as cette capacité, ça devrait sans doute être plus facile de pouvoir monter à cheval. Au moins, tu pourras sentir si tu fais juste ou pas, ce qui est pas mal. Le regardant. Oh je ne suis pas un fin stratège, j'obéis surtout aux ordres, mais je glisserai un mot à nos supérieurs, s'ils n'y ont pas déjà pensé, bien évidement. Marquant un temps. Ah oui, ça serait pas con ça, mais tu sais te faire discret? Un homme volant c'est pas vraiment le truc qu’on ne remarque pas.

Vu la grosseur des ailes d'ailleurs, il se disait qu'il ne devait pas être silencieux, en plus du reste. Enfin, il pouvait toujours se tromper.

- Tes ailes se réparent aussi d'ailleurs? Si tu les blesse? D'ailleurs, ils en venaient à parler de ces plumes noirs qui tâchaient le blanc du plumage en général. Tu sais comment cela te consume? Enfin, je veux dire, ça risquerait de te faire quoi? Ce n'était aucunement de la curiosité morbide. Juste du vrai intérêt et pourquoi pas... une envie de l'aider à trouver une solution. Le fait que lui aussi, doive se décharger sur un être vivant, le fit encore plus compatir. Ils étaient deux à devoir parfois utiliser leur don / malédiction sur des êtres potentiellement innocents. Je ne peux que compatir. Mais peut-être trouverons-nous un moyen que tu n'aies plus besoin de le faire sur des êtres vivants. Il s'étira quelque peu. Ouais, c'est une façon de voir les choses.

Se levant pour regarder autour d'eux, rester sans bouger trop longtemps, ne lui convenait guère. Il avait l'impression de rouiller. Sans doute parce qu'il était plutôt du genre à être un poil hyperactif ces derniers temps.

- Merci très cher! Faisant une petite révérence. Ohh triste en effet. Parfois les effets sont assez agréables, surtout quand t'as envie de ne plus te souvenir de la journée.

C'était surtout sur le bateau qu'il avait bu comme un trou. Comme tout le reste de l'équipage d'ailleurs. Les souvenirs étaient assez présent encore, ces années passées sur les eaux, des océans aux mers et inversement. Mais ce temps était révolu. Maintenant, c'était à dos de cheval, qu'il parcourait des étendues sauvages, avant que la guerre ne l'embraquer à nouveau. Où irait-il après tout ça? Il n'avait pas encore répondu à James sur ce point, mais honnêtement, il n'en savait strictement rien.

- Et en fait, non j'ai pas vraiment d'endroit où aller ensuite. Je laisse mes pas me porter où bon leur semble. C'est un peu comme ça que tu peux découvrir des endroits incroyables!

Sans savoir que bientôt, ce serait au cœur d'une tribu qu'il ferait sa vie et qu'elle changerait beaucoup de chose pour la suite de son éternité.

Codage par Libella sur Graphiorum
Caleb
Sphère Savoir
avatar

Messages : 152
Etat Civil : En couple avec Tohum
Pouvoirs : Empathie aiguë - Drainage de la force vitale des gens
Revenir en haut Aller en bas
Lun 31 Juil 2017 - 11:02
« Peut-être... Mais je ne sais même pas si je le veux vraiment. Comme je l'ai dit, je n'ai pas que de mauvais souvenirs. Et ils ne sont pas mauvais, pas entièrement. Ils n'ont jamais vraiment su comment vivre autrement. Peut-être que je saurai leur montrer, un jour. Tout le monde a la capacité de changer. »

James pouvait se révéler naïf, mais il ne s'en rendait pas vraiment compte. Et quand bien même, cela n'aurait eu pour lui aucune importance. Il n'avait pas envie de penser autrement, il en avait même besoin pour avancer. La vie ne lui avait pas encore montré qu'il avait peut-être tort, et ce n'était pas certain qu'elle réussisse à le faire un jour. Car si les gens n'avaient pas tous de quoi être bons s'ils le voulaient... L'important, c'était le choix, justement. On ne pouvait pas forcer les gens à le faire, mais on pouvait au moins leur rappeler qu'il existait.

« Angelot ? »

Smith leva les yeux ; il n'était pas offusqué par le terme, il était simplement en train de le considérer comme s'il observait un curieux objet entre ses mains. Puis il décida qu'il l'aimait bien : ce n'était pas un sobriquet né d'une moquerie, mais d'un sentiment d'affection. Et c'était plutôt agréable, pas ce à quoi il était habitué. Il gratifia Dante d'un large sourire pour lui indiquer qu'il adoptait le surnom.

« J'espère. Et je m'assurerai de ta survie si je le peux. Je ne vais pas commencer à découvrir ça tout seul ! Je me demande bien où je vais commencer... La mer, bien sûr. Mais pour aller où ? »

Une perspective d'avenir, c'était tout ce qu'il fallait à bien des hommes pour trouver la force d'affronter une guerre. La possibilité qu'il existait autre chose, après le conflit. Quelque chose qui valait la peine de se battre pour survivre. Tout un éventail de possibilités s'offrait à lui après une existence de quasi servitude. C'était...effrayant, quelque part, mais d'une manière agréable, qui lui donnait presque le vertige. Il avait encore beaucoup à apprendre : en fait, il ne faisait que commencer.

« Il suffit de voler assez haut, et le bruit n'est pas un problème. Et j'ai remarqué que les gens n'ont pas toujours le réflexe de lever le nez. Je serai plus discret qu'un ballon, en tout cas, et je devrais pouvoir m'enfuir rapidement en cas de problème. Si je peux aider avec ça, je le ferai. On prend des risques quoi que l'on fasse, dans cette guerre. » Il réfléchit un instant, avant de continuer : « Mes ailes guérissent, comme le reste de mon corps. Je ne sais pas ce qui se passerait si elles devaient être arrachées, mais je n'ai pas très envie de le savoir... Pour la décharge, il faut que ce soit dans quelque chose de vivant. Et je répugne à le faire, même pour affronter un ennemi ; mais sinon, je risque d'être consumé tout entier...et de ne plus pouvoir aider qui que ce soit. Je peux canaliser l'énergie dans des plantes, mais ce n'est pas toujours évident... »

L'ancien confédéré pouvait sentir la compassion de Dante, et il en était touché ; mais il pouvait sentir autre chose derrière, une compréhension qui dépassait le simple intellect. Il était curieux, bien sûr, mais ce n'était pas encore le moment de le questionner sur le sujet. Ce serait pour plus tard, quand ils se connaîtraient mieux. Et quand l'officier déciderait de se confier à son nouvel ami. Quoi qu'il en soit, James serait là pour lui, il s'en fit le serment.

« Il paraît, oui. Mais ça reste distrayant de voir les autres boire. Ça peut être un sacré spectacle. Quant à l'oubli...parfois, j'ai de la peine à me souvenir où j'ai rangé mes chaussettes le matin. Je suis du genre distrait, mais je fais de mon mieux. Et après tout ça... Peut-être que tu me permettras de faire un bout de chemin avec toi ; histoire de me lancer dans le vaste monde. »

Oui, la vie de James Smith avait beaucoup changé en bien peu de temps : parfois, il suffisait d'une rencontre propice au bon moment pour tout changer. Dante avait été cette rencontre pour Jimmy, et il était bien décidé à ne pas gâcher cette chance. Parce qu'il comprenait maintenant quelque chose d'essentiel : la vie valait la peine d'être vécue, pour peu que l'on choisisse de la vivre selon ses termes.

Quelque part, elle ne faisait que commencer.

[Sujet terminé]
Castiel
Sphère Savoir
avatar

Messages : 117
Etat Civil : célibataire
Pouvoirs : immortalité - ailes (vol) - empathie - guérison/évacuation - empreinte
Revenir en haut Aller en bas
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Arche :: Zone Membres :: Machine à remonter le Temps-