Encore vous ?! | Rix

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Jeu 6 Avr 2017 - 20:38




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Doc'Emerson


Encore vous!?

Qu'importe les regards que le médecin pouvait avoir. Rix savait qu'elle n'avait pas des séquelles de sa commotion, que c'était son don qui venait de se déclencher et qui lui offrait ce magnifique mal de crâne. Bien qu'elle puisse comprendre qu'en l'occurrence, vu ce qu'elle venait de passer comme tests, l'homme pouvait s'inquiéter de ne peut-être pas avoir vu ce qu'il fallait. Il fallait donc le rassurer un minimum et son explication... oui elle n'était pas très convaincante, mais Gabrielle se disait qu'elle allait être prise pour une folle et surtout... elle ne souhaitait pas que l'individu au volant du taxi n'apprenne ce qu'elle venait de vivre.

Ses yeux se plantèrent dans ceux de son interlocuteur. Il semblait plus que déterminé à connaître le fin mot de cette histoire et le démontra, en redonnant l'adresse de Scotland Yard à leur chauffeur.

- Bien...

Elle comprenait, elle n'allait pas se battre contre lui. Mais vu sa tête, il ferait vraiment mieux d'aller dormir. Enfin, c'était son choix, elle ne l'obligeait à rien. Maintenant, tout ce qu'elle voulait, c'était arrivé au plus vite à sa destination, en espérant que son chef serait rapidement là lui aussi. En attendant d'arriver, la profileuse avait fermé les yeux, ses doigts plaqués contre ses tempes, elle repassait les images qu'elle avait vécues dans sa tête pour trouver des indices, des pistes, qui les mèneraient là où le tueur pouvait avoir tué sa victime.

Ce fût la voix du taximan qui l'a sortie de ses pensées. Le prix de la course était fixé, elle sorti un billet et le lui tendit, faisant comprendre au doc' que c'était pour elle, pour cette fois et ouvrit la porte, pour prendre une grande bouffée d'air. Fouillant dans ses poches, elle sortit son paquet de clope et s'en alluma directement une, juste pour faire passer le goût de bile qui était resté accroché au fond de sa gorge. Le temps d'arriver devant le bâtiment de la police d'Édimbourg. Écrasant le mégot sur un cendrier prévu à cet effet à l'extérieur, elle ouvrit la porte et invita Emerson à entrer. Puis l'amena à son bureau, bien qu'il fasse nuit, le commissariat était encore en pleine effervescence, comme les urgences, ces endroits ne dormaient jamais vraiment. Elle salua quelques collègues, presque pas surpris de la voir encore traîner en ces murs, alors qu'elle avait eu une arrestation mouvementée quelques heures plus tôt.

- C'est ici. Ouvrant la porte, elle le laissa entrer à nouveau. Sur un tableau à sa droite, se trouvait plusieurs photos fort peu agréables à regarder, une carte de la région, des notes, et autres informations qui montraient le suivi d'une affaire. Ne faites pas attention au désordre. Dans un mouvement, elle faisait descendre un cache sur le tableau, afin de ne pas déranger plus que cela le docteur, même si en tant que tel, il devait être habitué à voir des cadavres, ou quelques morceaux. Café? Quand même?

Attrapant deux capsules, deux tasses et lançant la machine, elle posa ses fesses contre le rebord de la table et croisa les bras, pour faire face à son interlocuteur.

- Je vais faire simple. J'ai un don, une capacité à pouvoir me projeter dans la tête de certains individus peu recommandable. Sauf que ce don à un coup et vous en avez été le témoin. C'est comme si je vivais une crise, mais ça finit par passer. Ce n'est pas le coup que j'ai pris à la tête tout à l'heure, qui m'a fait vomir, je vous le jure.

Kreizler avait parlé calmement, mais distinctement et en toute franchise, il fallait juste espérer que l'autre croit ses dires. Au pire, George, une fois arrivé, pourrait affirmer le résumé succinct qu'avait fait son agent à Lohen.

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Mar 25 Avr 2017 - 23:44
Jetant des regards réguliers à la flic assise à ses côtés, Emerson n'était pas tout à fait serein. S'il restait tout à fait silencieux, son cerveau ne cogitait pas moins.

Les paroles de l'inspectrice, si déterminée et sûre d'elle en dépit de son état affaibli, le laissait partagé au sujet de ce qui venait de ce passer. Il demeurait alerte, attentif aux moindres signes indicateurs d'un nouveau malaise, d'une nouvelle crise, de quelque chose en somme. Mais en réalité, Matthew ne savait pas à quoi il devait faire face, ni de quoi il en retournait réellement.

Il comprenait cependant qu'il puisse y avoir des choses dont on ne pouvait aisément parler à l'arrière d'un taxi, mais le fait que Kreizler voulait spécifiquement se rendre à Scotland Yard n'était pas sans l'intriguer. Il ravalait néanmoins sa curiosité et, conscient qu'il ne savait pas à quoi s'attendre, sa seule réticence résidait dans la peur d'avoir affaire à un comportement complètement délirant lié, ou non d'ailleurs, au coups qu'elle avait reçu. Certes, les probabilité restaient faibles, mais demeuraient présentes dans l'esprit du médecin.


Le dernier ne sut dire si le trajet qu'ils emprunterent ensuite lui paru plus long ou plus court qu'il ne l'avait imaginé. Il se fit devancer par Rix pour le règlement de la course mais comprit que ce n'était pas forcément le moment de protester, et ne fit aucune remarque lorsqu'elle alluma une nouvelle clope. A vrai dire, il n'y avait guère prêté attention, soudainement absorbé par ses pensées. Il s'immobilisa une seconde devant le bâtiment.
A aucun moment il n'avait fait le lien. Peut-être parce qu'il n'avait aucun souvenir, ni des lieux, ni de la façon dont il était venu (ou même reparti), ni de la personne qui l'avait pris en charge ou le chemin qu'ils avaient emprunté. En fait, son esprit s'était chargé d'effacer tous les détails pénibles, aussi, il avait cette étrange impression de venir pour la première fois tout en détestant viscéralement cet endroit.

Le trouble passé, le jeune homme se ressaisit. Invité par Kreizler, il pénétra à l'intérieur du commissariat, dont, quatre ans plus tard, il ne reconnaîssait effectivement rien, ni la disposition de l'accueil, ni la couleur indéfinissable de la peinture aux murs. Inconsciemment, il avait jeté des coups d'oeil aux alentours, comme pour chercher des points de repère, en vain. Le souvenir douloureux de son passage éclair en ce lieu rejaillit et il dut lutter pour ne pas se laisser happer.

Aussi, il suivit la profileuse, fixant son regard intense sur son dos pour ne penser à rien d'autre. Le médecin pouvait sentir que Kreizler était familière des lieux, encore animés d'un vie nocturne, grouillante mais plus feutrée qu'en journée. Elle le fit entrer en premier dans un bureau, son bureau peut-être. Immédiatement, son regard fut entièrement capté par tous les éléments qui s'y trouvaient. La pièce était organisée de façon à ce que l'oeil ait à disposition tous les éléments d'un même schémas, comme une grande toile qui se tissait presque sur les quatre murs. Même sans indiscrétions, le regard était sollicité par tout ce qui environnait. S'il ne pouvait en saisir l'organisation précise, le jeune médecin ne doutait pas qu'il y avait une logique à tout cet assemblage éclectique de photos, cartes, notes, etc. Par ce qui devait être une forme de décence, la flic avait tiré un filtre devant les photos les plus crues. Certes, Matthew avait pu, dans sa jeune carrière, faire face à des visions toutes aussi violentes, mais la comparaison n'était pas vraiment possible, et si la vision de ces crimes n'avait physiquement rien de choquant, c'était l'idée morale qui mettait profondément mal à l'aise le médecin.

- Avec plaisir, répondit-il sobrement mais avec un léger accent de soulagement qu'elle lui propose un café.

Les signes de fatigue qui avait pu s'emparer du jeune homme à la fin de son service avait maintenant disparu mais un peu de caféine et de chaleur ne serait pas de refus pour le maintenir dans cet état.

Aussi, sans tarder, elle avait lancé la machine et l'odeur des grains moulus se répendait déjà dans le bureau. N'attendant qu'il soit fini de passer, l'inspectrice lui expliqua alors exactement de quoi il en retournait et, durant toute la révélation, Matthew ne quitta pas la femme des yeux. Professionnel, sa mine sérieuse et concentré ne laissait presque jamais transparaitre ses émotions au premier abord, ainsi, il reçu l'information avec la neutralité du docteur. Il en était cependant différemment à l'intérieur. Il ne pouvait jamais juger au premier coup d'oeil une personne et déterminer si elle était, ou non, un prodige. Beaucoup ne se targuaient pas de posséder des habilités hors du commun, aussi, il était un peu surpris d'apprendre que la jeune femme était de ce nombre. Mais le plus perturbant était probablement la nature de son don. Il avait d'ailleurs du mal, aussi spontanément, à envisager tout ce que cela pouvait avoir comme conséquences.

Il n'imaginait pas une seule seconde le fardeau que cela pouvait représenter, ni la difficulté psychologique d'un tel don. Il en venait tout de même à penser que la nature, aussi inexplicable soit-elle, faisait des choses bien étranges. Pourquoi un tel lien, en de telles circonstances, avec des esprits criminels en particulier... Autant de questions auquel la science ne pouvait -pour le moment - répondre et que, peut-être la religion ou certaines pratiques spirituelles auraient trouvé à expliquer sans pour autant détenir une vérité. Quoi qu'il en soit, Matthew ne pouvait plus vraiment mettre sur le compte de la blessure à la tête ce qui venait de se passer. C'était donc ce qu'elle faisait à Scotland Yard ? Traquer des déséquilibrés grâce, ou plutôt, à cause de visions d'événements sordides ? Lohen ne savait pas réellement quoi répondre à cela. Il voulait seulement lui faire comprendre qu'il la croyait.

Et ce que vous avez vu, tout à l'heure dans le taxi, c'était lié à tout ça ? Demanda-t-il en désignant vaguement du menton la pièce tapissée d'indices. La question était formulée moins par la curiosité que pour lui prouver qu'il était enclin à la croire sur paroles. Il réfléchissait rapidement, tentant de comprendre le mécanisme de la crise, voir s'il n'y existait pas un moyen de l'aider. Ca vous arrive souvent ? De façon régulière ?
Lohen
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Sam 27 Mai 2017 - 21:19




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Doc'Emerson


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Que Matthew se rassure, il n'était clairement pas le seul à ne pas savoir ce qu'il fallait attendre ou chercher avec Rix. Personne n'arrivait réellement à mettre des mots sur ce qu'elle vivait, sur la façon dont son don procédait, sur ce que l'on pouvait faire pour le contrôler. Tout était si compliqué. Ce qui rendait notre agent un peu plus maussade, bien entendu. Et pourtant, elle en avait vu des spécialistes. Mais même des prodiges dont les dons consistaient à toucher à l'esprit, n'avaient guère réussit à expliquer plus quoi que ce soit, ou l'aider dans un sens ou dans l'autre. Tout ce qu'elle devait faire, c'était subir ces saletés d'attaque psychiques et attendre que ça passe. Enfin, c'était ainsi qu'elle le ressentait à chaque fois qu'elle en vivait une, une attaque d'un esprit malade, contre le sien. Le pire, c'était bien de devoir vivre les séances de torture et mise à mort, sans pouvoir faire quoi que ce soit d'autre qu'être observateur.

Si Kreizler avait remarqué le trouble du médecin quand ils se retrouvèrent, enfin, devant le bâtiment de Scotland Yard, elle n'en fit rien. Ce n'était pas vraiment le moment de poser des questions et c'était surtout lui qui voulait des réponses. Ensuite, il faudrait qu'elle se mette au travail, qu'importe le coup qu'elle avait pris à la tête quelques heures plus tôt. Le tueur était en train d'agir maintenant, il fallait battre le fer pendant qu'il était encore chaud. Voilà pourquoi Lohen se retrouva en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, dans le bureau de l'agent Kreizler.

Heureusement que son soigneur accepta le café qu'elle avait déjà lancé, sinon... et bien sinon elle aurait bu les deux pour simplement ne pas le gâcher et surtout, s'aider à tenir la nuit. Pas dit que ce dernier apprécie réellement les plans de sa patiente s'il l'apprenait. Mais il n'était pas obligé de le savoir, n'est-ce pas?

Il n'était jamais évident de parler de ses dons en tant que prodige, encore moins quand son don était comme le sien. Gabrielle savait pertinemment qu'on pouvait la prendre pour une folle. Après tout, difficile de croire une chose pareille, n'est-ce pas? Voilà pourquoi elle évitait passablement d'aborder le sujet. Mis à part avec ceux qui le savaient ou qui se retrouvaient, comme son vis-à-vis, à être les témoins malgré eux, de l'une de ses crises. Qui pouvaient être parfois, assez impressionnantes. Tout dépendait de ce qu'elle pouvait voir dans cette vision. L'air du médecin ne lui indiquait rien, il semblait surtout être vraiment à l'écoute.

- Je sais, ça sonne comme quelque chose de délirant, mais c'est toute la vérité. Soupirant un peu, elle alla chercher les tasses de café pleines et en tendit une à l'homme, qui décida de se montrer curieux. Elle comprit, par ses questions, qu'il la croyait. Ou en tous les cas, était prêt à donner de la véracité à ses propos. Sans doute oui. Je ne sais jamais vraiment avec lequel je me connecte... mais quand je prends ensuite le temps d'y repenser, je peux trouver des similitudes. Le but étant de pouvoir trouver des indices visuels qui nous permettraient de les retrouver et... si possible sauver ceux qu'ils peuvent avoir entre leurs mains.

Un travail éprouvant, éreintant. Mais qui avait toute son importance. Parce qu'elle pouvait sauver des vies... si elle n'avait pas pu le faire avec Simon, au moins tentait-elle de le faire avec les autres. Autant dire que tout raté était considéré comme un cuisant échec de sa part. Son psy pourrait sans doute vous en parler pendant des heures. Il avait parfois bien du mal à lui enlever un peu de cette culpabilité qui ne la quittait que très peu.

- Non rien n'est régulier. Je peux avoir des visions tous les jours pendant un mois, puis plus rien, ou quelques fois... le fixant un instant, prenant une gorgée de sa boisson. N'essayez pas de comprendre, beaucoup se sont déjà cassées les dents là-dessus, sans succès. J'ai appris à vivre avec.... j'aimerai parfois simplement avoir la possibilité de les sentir arrivés. Ce serait déjà un grand pas en avant.

La porte s'ouvrit à la volée.


Un homme de grande stature, l'air un peu austère entra dans le bureau. C'était George Briggs, le patron de Kreizler. Un de ses rares amis aussi.

- Gab', même si tu as eu une vision, crois pas que tu pourras rester ici cette nuit. Se rendant alors compte qu'elle n'était pas seule. Excusez-moi. Tendant alors la main vers le docteur. George Briggs.

- Mon boss. Reprenant une gorgée de café. Parce que tu crois sans doute que je vais vous laisser bosser en croisant les bras?

Là était toute la problématique avec l'agent Kreizler. Une fois qu'elle avait un os, elle ne le lâchait plus, quitte à se foutre la santé en l'air mais ça... c'était secondaire non?

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Mer 14 Juin 2017 - 0:46
Peu de choses étaient, pour Matthew, aussi réconfortantes qu'un café brûlant lorsqu'une nuit s'annonçait longue. En ce qui concernait cette nuit là en particulier, elle avait déjà atteint son quota de "long", elle était en passe de franchir la barre du "interminable". Mais Lohen le voulait bien, n'est-ce pas ? Sinon, il aurait écouté Kreizler, serait rentré chez lui. Il aurait même pris un taxi seul pour rentrer sans faire de détour. Et peut être même qu'il serait parti à l'heure pile de la fin de son service, pendant qu'on y était... Mais ça, ce n'était pas le jeune médecin que l'on connaissait. Celui qui nous était familier avait tendance à vouloir faire son maximum. Même s'il devait avouer qu'il n'avait jamais vraiment imaginé que son maximum puisse le conduire dans l'antre de la police d'Édimbourg, à être le témoin d'événements sordides par profileuse-prodige interposée.

Remerciant la flic d'un signe de tête, il prit la tasse tendue. Son contenu laissait échapper une délicieuse odeur corsée, celle que son cerveau associait facilement à ses rares moments de pause à l'hôpital. Portant ses lèvres au breuvage encore brûlant, il souffla précautionneusement sur sa boisson en écoutant les réponses de Gabrielle avec attention. A chaque explication, Matthew devait se retenir d'imaginer un peu plus le calvaire qu'imposait un don de cet envergure. Un don ? Une malédiction, plutôt. La jeune femme n'avait que le choix de fermer les yeux ou de faire son possible pour mettre à profit ces visions cauchemardesques, quel genre de choix était-ce que cela ? Quelle vie arrivait-elle à mener ?

A mesure qu'elle décrivait ce phénomène étrange de connexion aux esprits de dangereux criminels, un souvenir naquit dans la mémoire du jeune docteur. Sans vraiment réfléchir, il laissa sa pensée jaillir sur ses lèvres.

-J'ai rencontré un jeune homme qui possédait un don semblable au vôtre, laissa-t-il échapper. C'était en Mauritanie.

Lohen se mordit l'intérieur de la joue comme pour s'interdire d'en dire plus. D'une part, parce que ça lui ferait une belle jambe, à Kreizler, de savoir ça, de l'autre, parce qu'il se remémorait maintenant tout à fait l'événement

C'était lors de l'un de ses premiers voyages humanitaires. Une campagne de vaccination dans des villages reculés du désert mauritanien. Un jeune homme d'une quinzaine d'année qui, d'après ce qu'il avait réussi à comprendre grâce au traducteur, semblait en contact avec l'esprit d'une vieille sorcière recluse qui, depuis des mois, semait la désolation sur toute la régions. Le bétail mourrait inexplicablement, l'eau potable était contaminée, les champs devenaient devenaient stériles. Et le garçon prédisait toute ces choses avant même qu'elles n'arrivent. Tenu à l'écart du village, il en venait à croire que c'était lui-même qui commettait toutes ces exactions, comme il "voyait" au travers des yeux de la Sorcière.
A l'époque, Matthew n'avait su quoi penser, entre croyances locales, pouvoir de pré-cognition et déséquilibre mental. Aujourd'hui, il reconnaissait une possible ressemblance entre ce qu'il avait rencontré là bas et le discours de l'enquêtrice.
Seulement, quelques jours après son passage, il avait appris que le jeune mauritanien s'était suicidé, ne supportant plus les visions ni les regards des siens...

Matthew n'eut heureusement pas l'occasion d'affronter plus amples questions de la part de la profileuse, qu'un homme entrait à la volée dans le bureau. Son ton bourru surpris le chef des interne un peu, mais il y avait tout de même quelque chose de paternel dans son comportement.

-Matthew Emerson, répondit le jeune homme en retour de salutation et serrant la main ferme du supérieur de sa patiente. Ne sachant trop comment il était sensé se présenter, Lohen s'abstint d'ajouter quoi que ce soit. Que dirait le patron s'il savait que son employé avait un docteur collé aux bask', c'était pour le coup que Rix serait renvoyé fissa chez elle, ce dont elle semblait ne pas avoir la moindre intention. Aux dernières paroles de l'inspectrice, le chef des internes ne pu que lui lancer un petit regard désapprobateur. Il était tard, quelques heures de sommeil ne pourrait lui faire de mal après ce qu'elle avait vécu, elle pourrait être d'autant plus en forme pour reprendre l'affaire ensuite ?
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Mar 27 Juin 2017 - 21:55




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Au regard que lui lançait le médecin, Rix captait bien qu'au moins, il ne la prenait pas pour une folle et qu'il semblait compatir à ce qu'elle vivait. Enfin, personne ne pouvait réellement s'imaginer ce que c'était. Sans compter le Chuchoteur qui se faisait un plaisir de lui pourrir la vie. Mais ça, elle le gardait pour elle. Aucunement besoin d'inquiéter un peu plus son entourage. Mais à certaines questions que se posait Matthew, elle aurait répondu - peut-être - qu'à une époque, elle avait pu vivre avec ce don, plus facilement en tous les cas. Que son compagnon avait trouvé un moyen de la calmer elle, de l'aider, de la soutenir. Ça avait été presque une vie de couple normal qu'ils avaient eu tous les deux, presque. C'était bien le mot à utiliser. Maintenant qu'il était mort, c'était une autre affaire, Gabrielle estimant qu'elle n'avait plus rien à perdre et à faire sur cette planète, autre que mettre la main sur cette enflure de fantôme, elle se laissait totalement happer par ses visions et tout le mauvais qu'il en ressortait sans plus espérer être soignée un jour. Pourtant, la remarque de son interlocuteur la prit par surprise, elle l'observa avec des grands yeux quelques secondes. Il était rare d'apprendre que d'autres pouvaient vivre la même galère.

- Ah oui? Et... comment s'en sort-il avec?

Elle ne saurait sans doute jamais la fin de l'histoire, puisque Briggs déboula dans son bureau sans frapper. Comme à son habitude. Enfin elle ne lui en voulait pas, après tout, c'était elle qui l'avait appelé. Il était normal qu'il débarque.


Lui sembla sans doute un peu plus prit au dépourvu, ne s'attendant pas à la voir accompagnée. Qui était ce type? Un nouvel amant? Ce n'était guère le genre de la profileuse de les amener sur son lieu de travail. Un témoin peut-être, ce qui serait parfait.

D'abord, il fallait le régler le cas de la tête de mule qui se trouvait dans le bureau et qui faisait bien entendre qu'elle ne prendrait pas le repos qu'elle était normalement OBLIGÉE de prendre. Il poussa un soupire, en fixant son regard noir sur elle. Pas fâché, mais juste exaspéré, cette femme était parfois impossible.

- Parce que tu penses avoir le choix? Je sais ce qu'il s'est passé aujourd'hui. Qu'est-ce que ton médecin dirait s'il apprenait que tu ne veux même pas prendre quelques heures de repos? Hum?

Étonnamment, cela tira un petit sourire presque cynique à Rix, qui trouvait la situation cocasse. Elle pointa alors Emerson de sa tasse de café.

- Bah demande-lui, il est juste là. A voir son air, je dirai qu'il est de ton avis et qu'il estime que je devrai aussi me reposer.

George se tourna alors à nouveau sur l'inconnu et se frotta vivement les yeux. Lui, il avait l'air d'avoir sauté du lit pour venir voir ce qu'il en était, ou alors il avait juste quitté le lit de camps qui trônait dans son propre bureau. Au comportement des sciences, personne ne comptait ses heures. A part quand la famille commençait à grincer des dents de ne pas les voir pendant une semaine. C'était un problème que Kreizler n'avait clairement plus.

- Désolé doc', je n'avais pas fait le lien. Je suis d'avis qu'à deux, on aura sans doute plus de chance de faire se reposer cette tête de bois.

- Une fois que j'aurai fini mon analyse, George. Rajouta l'inspectrice en buvant son café.

- .... il jetait un regard au médecin, en espérant trouver un allié inespéré.

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