Daggers in men's smiles || Hunter

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Sam 18 Mar 2017 - 10:09
Beaucoup pourrait rapidement lever les yeux au ciel de voir face à quelle genre de femme il se trouvait. Une fameuse défenderesse des droits de la femme à croire. Ce n'était pas le cas de Zenon. Croyez-le ou non, il pouvait être un don Juan et parfaitement respecter la femme dans son ensemble. Il entrait rarement dans le jeu d'un homme totalement imbécile et se pensant au-dessus de celles qu'il pouvait avoir à son bras ou contre lui, comme ses face-à-face avec la fameuse Clark. Bien au contraire.

- Pourquoi cela ne m'étonne pas? Fit-il avec un petit sourire. Il ne manqua pas de rire aussi à la répartie de son interlocutrice. Elle sautait sur l'occasion. A croire que finalement, sa présence ne l'emmerdait pas autant que cela. Bien, nous avons donc déjà un deuxième rendez-vous, faites attention, je pourrai peut-être y prendre goût. Avec un air mutin. Même s'il savait parfaitement que ça n'arriverait pas, mais elle n'avait pas à le savoir et il savait qu'en général, cela pouvait faire reculer certaines.

- Je m'en doute, mais nous serons sans doute d'accord sur le fait que la monotonie de venir dans ce fast-food, n'est vraiment pas quelque chose qui doit nous manquer.

De Lascelle y venait vraiment en dernier recours. La bouffe n'avait rien de succulent et ne nourrissait pas un homme. Surtout pas comme lui, qui avait quand même le goût pour des choses qui avaient du goût, justement. Le fade des hamburgers de cet endroit, ne faisait que lui donner envie de manger plus, ailleurs et mieux, bien entendu.

- Oh quelle chance j'ai d'avoir l'occasion de pouvoir faire plus souvent la une des journaux grâce à vous. D'un air qui se voulait vraiment redevable. Au moins avait-il noté que peut-être sans le vouloir, elle lui avait quand même fait un compliment, reconnaissant qu'il pouvait être reconnu dans leur milieu, pour son travail, qu'il accomplissait avec professionnalisme.

A la réponse de Persona, Zenon se disait qu'il était bien content de ne surtout pas faire partie des stars du coin. Même s'il pouvait être connu par les gens de la presse, c'était moins le cas des quidams. Et il ne cherchait vraiment pas à ce que cela change, même si quelque part, se retrouver en première page au bras de cette dame, risquait bien de changer un peu sa paix.

- Bien dommage. Terminant sa boisson. Ne vous inquiétez pas pour moi, je sais parfaitement en profiter. Il eut un petit rire à sa répartie. C'est vous qui le dites, personnellement, je sais que je ne suis pas difficile à vivre. D'un même sourire. Elle le cherchait, elle le trouvait, c'était bien ça qui était amusant, non? Vous voulez encore des frites? Gentleman.
Hunter
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Mar 9 Mai 2017 - 12:47
[Encore désolée pour le retard >>]

Cette prolongation de notre rendez-vous professionnel s’était révélée riche en imprévus, et surprises. Et c’était en toute honnêteté que j’avais déclaré que cela me changeait de ma routine, même si mon interlocuteur semblait avoir de la peine à y croire. L’espace d’un instant, j’imaginais la liberté dont lui pouvait jouir. Celle de rentrer dans un fast-food au milieu de la nuit s’il le voulait, de ne pas devoir se plier à un planning strict et à l’attention constante que demandait une double vie. L’espace d’un bref, très bref instant, je l’enviais.

Encore une chose que je n’avouerai jamais. Tout comme le fait que cette sortie était plus agréable que je l’aurais imaginée.

"Est-ce un nouveau défi ?" demandai-je, un sourire en coin. "Enfin, le vrai défi sera de trouver de la place dans mon agenda, mais avec vos talents indéniables, vous arriverez sûrement à convaincre mon agent d’annuler quelques rendez-vous pour visiter les fast-foods de la ville."

Et imaginer De Lascelle face à Ellen m’amusait beaucoup. Quoique, les deux étaient encore capables de s’entendre. Au moins, cela me ferait des vacances. Et des changements de décors. Plus que pour la nourriture, à dire vrai. Sur ce dernier point, il n’y avait pas à tergiverser : c’était immonde.

"Je crois que j’ai encore de la marge avant de décrire mes venues dans ce genre de restaurants comme une routine. Une cage dorée reste une cage." ajoutai-je, un brin plus pensive tout en sirotant mon soda dilué aux glaçons. Il était clair que si j’avais eu la liberté d’être normale, je n’aurais pas porté mon choix constamment sur ce genre d’endroits. Mais il y avait un goût d’interdit et de contraire total à venir ici. Un goût de vie ordinaire, que je cherchais sans doute un peu dans la nourriture terne et sans saveur. Enfin, peut-être que mon interlocuteur ne comprendrait pas. Je devais paraître comme une petite fille gâtée qui se plaignait de la cuillère en or dans sa bouche. Je retrouvai un léger sourire amusé, puis lui adressai un clin d’œil : "Vous n’avez pas à me remercier. Cadeau de la maison pour vos bons et loyaux services."

Les désavantages de mon style de vie faisaient partie des choses que j’avais dû accepter. Au moins, j’avais pu, dans la mesure du possible, faire mes propres choix et les assumer. Je n’aurais jamais choisi de vivre ce genre d’existence si la vie et ses épreuves ne m’y avaient pas poussée. Si mon père n’avait pas été malade, je ne me serais sans doute jamais lancée si jeune dans le monde pour payer ses soins. Et si Sacha avait encore été là, je n’aurais pas dirigé mes efforts uniquement dans le but de faire payer la société entière qui avait contribuée à sa mort.

Sans tout cela, où est-ce que je serais aujourd’hui ? Mais c’était là des choses que je savais inutiles et dangereuses à ressasser.

"Je ne m’en fais pas pour vous étonnamment. Et pour savoir si vous êtes facile à vivre, je préférais m’en référer aux personnes qui partagent votre vie. Ou votre lit. Mais peut-être faut-il garder cela pour notre prochain rendez-vous ?" Un autre sourire amusé. Je secouai doucement la tête pour refuser sa proposition. "Non merci. Je vous offre les miennes par contre. En gage de bonne amitié."

Je déposai le paquet devant lui, où j’avais picoré quelques frites. J’avais fini mon sandwich, et pour être franche, je n’avais plus faim. Ellen disait toujours que j’avais un appétit d’oiseau, et ce n’était pas faux. Mais j’avais aussi horreur du gaspillage.

"En revanche, je vais devoir mettre fin à ce charmant rendez-vous." dis-je en consultant ma montre. Retour à la réalité du travail. "Je suis attendue ailleurs. Mais merci pour cette sortie culturelle très enrichissante. J’attends de vos nouvelles pour une autre escapade culinaire ? Je compte sur vous pour nous trouver un endroit aussi… exotique. Et la prochaine fois, c’est moi qui invite."

Nouveau clin d’œil. Finalement, ça ne s’était pas si mal passé. Mais à voir s’il continuerait à tenir le rythme à l’avenir. Cela promettait d’être amusant, dans tous les cas.
Persona
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Dim 14 Mai 2017 - 21:02
Finalement, ces deux devaient trouvés quelque chose de sympathique à cet échange. Après tout, l'échange était courtois, bien que remplis de piques, mais tout ceci amusait très clairement le comte. Et puis, comme pour elle, c'était une sorte de pause bienvenue dans la monotonie d'une journée. Il eut un petit sourire à sa question.

- Pourquoi pas? J'adore ce genre de défi, tiré une femme en détresse de son emploi du temps de ministre. Prise sous le joug de son amant tyrannique! D'un ton qui se voulait très clairement ironique. Il savait combien cette femme n'était clairement pas en détresse, mais vu comment elle tiquait dès qu'il se permettait de faire ce genre de remarque, il aimait bien enfoncer le couteau. C'était ainsi. Quitte à s'en prendre une, mais c'était de bonne guerre, non? Plus sérieusement, j'essaierai.

Et Persona pouvait donc compter sur la parole de cet homme. Car oui, il trouverait sans doute le moyen de faire un trou dans son planning. Il avait les moyens non?

- C'est bien ce que je disais. Parlant donc de la routine de venir dans un tel endroit, lui avait tourné la phrase dans le sens que ce ne sera jamais un manque. Enfin, l'important était qu'ils soient d'accord. Il pouvait comprendre que quelque part, cette femme devait se sentir enfermé dans quelque chose qui ne devait pas être mieux. Lui était bien heureux d'en être sorti.

Car si on réfléchissait, lui aussi, s'était retrouvé dans une cage, entre son mariage fort peu heureux, ses obligations de comte, bref que des choses dont il s'était toujours foutues. Maintenant libre de tout ceci, il estimait qu'il vivait enfin pleinement. Il ne pouvait donc que souhaiter la même chose aux autres. Mais peut-être que cette femme, même si elle pouvait parfois en avoir marre, aimait quand même cette vie et faisait avec.

- Vous savez faire des cadeaux qui font plaisir, madame. Avec un petit air taquin.

De Lascelle saura faire avec cette mauvaise pub. Les gens finiraient par oublier, dès qu'ils verraient miss Anderson au bras d'un nouveau cavalier. Ainsi allait la peuplade, n'est-ce pas? Parfois il trouvait dommage que les gens se laissent ainsi manipuler par les médias. Penser par soi-même était parfois difficile dans cette civilisation. Peut-être que l'un des présidents en lice, ferait changer les choses.

- Pourquoi pas? Faites seulement, menez votre petite enquête et revenez me voir. Vous verrez, je crois que peu de personne on a redire sur moi... dans un rire.

Ce que pouvait dire les autres ne l'intéressait guère, mais il serait pourtant curieux de voir ce que son interlocutrice pourrait relever sur sa personnalité. Si par hasard, elle croisait le chemin d'Amélia Clark, pas de doute qu'il se verrait enfoncer sans l'ombre d'un doute, mais pour le reste... il ne devrait pas y avoir beaucoup de personne qui cracherait sur lui.

Oui, Zenon était assez sûr de lui, c'était un fait. Il attrapa les frites et en mangea quelques-unes, puisque madame n'en voulait pas plus. Elle prenait congé. Il était vrai que le temps passait et vite même, quand on était en bonne compagnie. Il se leva pour la saluer, comme un gentleman, prenant les plateaux où se trouvaient les restes du repas.

- Bien entendu, je ne veux pas que vous arriviez en retard à votre prochain rendez-vous. Avec un sourire. Vous pouvez compter sur moi, vous aurez bientôt de mes nouvelles, avec une heure de rendez-vous pour un prochain repas. Jetant les restes de nourriture. Pour aller lui ouvrir la porte, l'accompagnant jusqu'à l'extérieur. A bientôt donc. Lui prenant la main pour lui faire un baisemain dans les règles de l'art. Miss Anderson. A bientôt.

Ainsi, nos deux joueurs mettaient donc fin à leur rendez-vous. Remettant correctement sa veste, de Lascelle prit le chemin inverse de son invitée, pour retourner à son bureau. Lui aussi, avait encore un peu de boulot à faire. Mais il revint au bureau, avec le sourire, ce qui ne manqua pas de rendre curieux son collègue, qui ne manqua pas de demander les détails de la rencontre, surtout que comme beaucoup par la suite, il avait déjà vu les photos qui traînaient sur les réseaux... bien évidemment!

Et que croyez-vous que notre ami a fait? Juste laisser planer le mystère, pour encore quelques temps.

Hunter
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