[CLOS] La femme est une inspiratrice. [Une tigresse]

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Mer 27 Juil 2016 - 0:01

Il y avait des activités que Vito pratiquait depuis des années. Le sport à grande vitesse était un bon exemple. La moto faisait partie de ses favoris. Il s’était donc renseigné et avait finalement trouvé un endroit où voir des bolides. Deux trois coups de fils à des camarades de courses et il avait trouvé son lieu. Water of Leith Walkway en plus de proposer les balades habituelles du dimanche après-midi, avait un espace réservé aux deux roues.

Il avait donc profité que Nikolas fasse ses petites affaires en ville pour aller faire un tour là-bas avec Luke. Le garde du corps avait garé la voiture sur un parking et ils avaient fait un bout de chemin à pied. Vito lunettes sur le nez marchait de son petit pas tranquille de félin décontracté. Il humait l’air avec un sourire aux lèvres. Il aimait l’été. Les fleurs sortaient de la terre et les jambes de sous les jupes. De quoi lui inspirer de jolis tableaux.

Le bruit des moteurs lui indiqua qu’ils n’étaient plus très loin. Une dizaine de motos étaient parquées le long d’une piste. Dans le fond il y avait un petit bois pour aller faire du tout terrain. Une partie des motards s’étaient rassemblés autour d’une grande table de pique-nique. Avec leur veste en cuire et leur bouteilles de bières ils inspiraient déjà notre peintre. Vito avança jusqu’à eux tout en remontant ses lunettes sur son crâne. Son sourire s’agrandit quand il reconnu l’une des filles.

- Quel agréable surprise. Il l’approcha avec un sourire en coin. Comment allez-vous depuis cette seconde soirée chez nous Miss Kreizler ?

Vito prenait déjà ses aises à la table. Aucun des hommes présents ne l’empêcha de s’installer. A se demander s’ils n’avaient pas saisi qui était vraiment le duc Lampeduza. A une autre époque il avait eu son moment de gloire sur les circuits. On lui avait même donné un surnom il diavolo.

Beleth
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Jeu 28 Juil 2016 - 15:54




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V.LAMPEDUZA


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La femme est une inspiratrice

Rix n'était pas du genre sociable, pourtant, il y avait certaines occasions qui la poussaient à se mélanger à ses semblables. Le plaisir de la moto en était une. Elle ne pouvait malheureusement pas être la seule à vouloir aller s'éclater sur les "circuits", quand le temps le lui permettait. Elle tentait de s'offrir, au moins une fois toutes les deux semaines, une journée entière sur son destrier métallique, dans la boue et la poussière. Le cross était une discipline qui lui plaisait particulièrement. Elle demandait plus de technique que d'être simplement sur de l'asphalte et l'adrénaline qu'elle pouvait obtenir quand son bolide prenait parfaitement les sauts et décollait à quelques mètres du sol, devenait indispensable parfois.

Après tout, qui ne sait pas encore à quel point notre protagoniste aime jouer avec les risques?

Elle avait donc retrouvée le groupe de motard avec qui elle passait sa journée et ils avaient fait chauffer les moteurs toute la matinée déjà. Il avait été temps de prendre une pause. Casque posé à côté d'elle, blouson sur le dos, mais ouvert à cause de la chaleur, elle avait profité de piquer une bouteille d'eau glacée, pour se la poser sur l'arrière de la nuque. Ce n'était pas maintenant qu'elle allait boire de l'alcool. Elle savait mesurer les risques quand même.

Discutant tranquillement avec la personne assise face à elle, une voix connue se fit alors entendre. Kreizler tourna la tête, pour découvrir le Duc Lampeduza. Elle haussa légèrement les sourcils de surprise, elle ne s'était pas attendue à le croiser ici. Les autres lui firent la place, qu'il puisse s'assoir à ses côtés et elle l'observa, un petit sourire en coin.

- Je n'ai pas à me plaindre. Et vous? Vous vous êtes perdu? Fit-elle taquine. C'était surprenant de le voir ici, non?

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Rix
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Mar 23 Aoû 2016 - 16:17
Pendant que Beleth se posait avec le groupe, son garde du corps se trouva un endroit d’où monter une garde discrète. Lui non plus n’aurait pas été contre un peu de sensation forte sur un deux roues. Mais le boulot passait en premier. Et puis, il était assez curieux de voir le patron en selle. Il se posta pour assurer le sécurité du duc et ne bougea plus.

Un léger rire prit les motards quand ils entendirent la question moqueuse de l’agent de police. Vito était bien conservé c’est vrai. Mais, même avec cet atout dans sa manche il avait l’air trop vieux pour monter sur une bécane. Il hocha du chef et inclina la tête sur le côté, un sourire aux lèvres.

Je vais bien, je vous remercie. C’est amusant de se croiser ici. Un rire accentua la bonne humeur du peintre. Il n’avait pas l’air d’avoir mal pris la répartie de la dame, au contraire. Eh bien, au risque de vous étonné, je suis précisément à l’endroit désiré. Il se trouve que j’ai un penchant… pour la vitesse. En particulier avec un moteur.

Il imita la jeune femme en attrapant une bouteille d’eau pétillante qu’il décapsula d’un geste vif. Il en but une bonne rasade avant de la reposer sur la table devant lui. Il faisait chaud en ville. Il y avait des piques de températures. On commençait même à parler de canicule à la radio. Ils devaient tous faire attention de ne pas tomber en déshydratation. Les vielles branches comme lui encore plus.

En fait, j’ai fait du circuit professionnel étant plus jeune, en formule 1. J’ai d’ailleurs fait quelques bons scores en sur l’Arche de Palerme.

Un des gars, celui assis en diagonale par rapport au duc, le reconnut d’un seul coup. Il poussa une exclamation de surprise. Le voisin frappa amicalement dans le dos du noble en signe de reconnaissance. L’artiste les remercia d’un sourire charmant. Il avait définitivement conquis la tablée après ça. Vito adressa un sourire complice à la jeune femme avant d’apaiser les hommes d’un geste de la main. Il lança à la cantonade.

Qui pour une course ? Deux tours de circuits. Le perdant offrira le prochain plein à l’autre.

Lampeduza était venu sans moto. Il en avait cependant une belle collection dans l’un des garages de sa propriété natale et même deux ou trois à la villa. Il demanda aimablement à ce que quelqu’un lui en prête une. Comme son charme agissait toujours sur la bande, il eut plusieurs propositions. Il sélectionna celle qui lui parut la plus adaptée à ses habitudes. Il mit un casque et fit chauffer le moteur.

Par le rétro de droite, il croisa le regard de la protégée de Strega et lui fit un clin d’œil. Allait-elle se laisser tenter par ce petit défi ?

Beleth
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Sam 27 Aoû 2016 - 16:15




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Ses potes motards ne manquèrent pas de rire à sa boutade. Même si ce n'était rien méchant, il était évident que tout le monde pensait pareil. Qu'est-ce que ce vieil homme faisait par ici. Ce n'était pas vraiment un endroit pour lui. C'était certes un jugement un peu facile, mais quand même. Le duc ne sembla pas prendre mal sa remarque, tant mieux. Au moins montrait-il qu'il avait un peu d'humour.

- En quoi est-ce amusant?
De se croiser sur ce terrain donc. S'il était surpris de la voir sur un circuit de motocross, c'était bien qu'il n'avait pas totalement cadrée cette femme. Elle haussa légèrement un sourcil. Vraiment? Puis l'écouta avec attention, un fin sourire aux lèvres, amusée encore, d'apprendre que ce monsieur avait donc fait du circuit. En professionnel. Peut-être que si elle n'était pas devenue flic, aurait-elle appréciée de devenir pilote. Je vois, je vois. Mais la F1 n'est quand même pas pareil à la motocross. Vous pensez pouvoir tenir sur un circuit de la sorte?

Mieux valait que ce vieil homme ne se casse pas des os maintenant. Ce serait sa duchesse d'épouse qui risquait de ne pas apprécier. Gabrielle jeta un regard à celui qui venait alors de reconnaître l'homme. Elle eut un petit rire.

- Vous avez donc des fans.


Les mecs semblaient discuter des courses qu'ils avaient pu voir, étant plus jeune, du fameux Lampeduza, ce qui ne manqua pas de faire garder son sourire à la profileuse, alors qu'elle s'allumait une clope, après avoir bu à nouveau une gorgée de son eau. Le noble décida alors de lancer un défi, qui ne manqua pas de motiver les troupes, et tout le monde était prêt à lui prêter sa moto.

Elle en aurait ri. Parce qu'il savait parfaitement y faire et se montrer sous son meilleur jour. C'était assez impressionnant. Même elle le trouvait assez sympathique. Chose étrange quand même, quand on savait combien cette femme était méfiante en général. Le voyant monter sur son cheval de fer, lui jetant un regard, elle secoua la tête. Monsieur espérait la voir participer, très bien.

- Préparez-vous à sortir votre porte-monnaie. J'espère que vous ne l'avez pas laisser chez vous, comme votre moto. Tout en gardant son ton taquin, alors qu'elle fermait son blouson, pour passer ensuite son casque, rejoignant son propre bolide.

L'adrénaline de la course allait lui faire du bien. Vito aurait intérêt à se cramponner à son guidon, car Rix était partie pour gagner. Comme souvent dans ce genre de course d'ailleurs. Rejoignant la ligne de départ, avec d'autres concurrents, elle fit rugir le moteur, comme tous les autres, avant que le départ ne soit donné.

Les motos partirent au quart de tour, dans un bruit sourd. La poussière de la piste masqua la vue des spectateurs quelques instants. Elle, se concentrait sur la route. Manœuvrant avec une certaine dextérité, elle tentait de rejoindre la tête du peloton, au coude à coude avec le duc un moment, elle finit par le dépasser, pour rejoindre celui qui était en tête, mais un saut prit un peu à l'arrache, les firent décoller plus haut que prévu.

Il fallait gérer l'atterrissage, sans se péter la gueule, la roue avant partie un peu en vrille, manquant de lui faire manger la poussière, mais elle récupéra au dernier moment, perdant de précieuses secondes et sa place dans les premiers. Mais elle n'irait pas à l'hôpital tout de suite, ce qui n'était pas un mal. Peut-être arriverait-elle à remonter tous les concurrents, mais la ligne d'arrivée semblait bien proche.

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Rix
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Mer 31 Aoû 2016 - 18:05
Beleth sentait que cela amusait la jeune femme. Il ne s’en offusquait pas au contraire, car pardessus tout, il aimait quand une femme sourirait. Celui de Gabrielle –de sourire- était tout à fait charmant. Il lui inspirait même des idées de tableaux pour plus tard. Mais, ce n’était pas le moment de parler de ça.

J’aurai pensé que vous étiez plus à l’aise en solo. Un sourire taquin au coin de la bouche.

De ce qu’il avait pu en juger, cette femme avait plus le tempérament de la tigresse solitaire, que celle qui traînait en meute. Après, il pouvait tout aussi bien se tromper. Mais quelque chose dans les pensées qu’il arrivait à entendre le mettait sur cette route.

Rix décida de relever le défi du duc. Parfait, c’est bien ce sur quoi il comptait. Il était curieux de voir ce que cette femme avait dans le ventre. De ce que lui en avait dit Nikolas elle avait du caractère. C’était toujours intéressant de pouvoir regarder quelqu’un conduire. Ça en disait souvent long sur la personne.

Ne vous en faites pas pour ça darling. On se voit de l’autre côté de la ligne.

Au coup d’envoi, toutes les deux roues foncèrent à toute berzingue. Le peintre n’avait pas trop mal négocié son départ. Il tenait la route. Très vite, les sensations procurées par la vitesse se firent ressentir. Il en profita à fond. Il avait beau avoir passé un certain âge ses muscles se souvenaient encore de tout ça. Il avait en plus, pour lui l’expérience des terrains et des courses.

Les autres avaient tendance à vouloir distancer leurs concurrents au début de la course. Vito faisait plus en sorte de garder son cap et une vitesse régulière. Il adressa un autre clin d’œil à la profileuse quand ils furent voisins avant de la laisser filer. C’est sur les derniers mètres qu’il poussa le moteur du bolide. Comme les cyclistes le duc opéra une remontée. Il se raccrocha au peloton de tête. Il grappilla centimètre après centimètre. Il arriva second à trois secondes près.

Un public improvisé salua les coureurs. Lampeduza ôta son casque et leva la main pour saluer les inconnus. On aurait dit qu’il venait de gagner la course. Les gens sourirent, rires, et applaudit le noble. Vito descendit tranquillement de la moto. Il la rendit à son propriétaire. Puis, il se rendit près de Gabrielle. Il fouilla dans ses poches pour trouver de quoi noter.

Voici. Envoyez-moi votre prochaine facture d’essence à ce numéro.

Le garde du corps s’était discrètement approché du duo. La sécurité avait été renforcée depuis le mariage de la belle Etoile. Madame avait donné des ordres très stricts. Vito n’avait pas discuté. Ça n’était pas non plus très encombrant et si cela pouvait rassurer madame, il n’avait pas de raison de dire non. Il adressa un sourire à son garde du corps et le congédia en douceur.

Je vais rester encore un peu Luke, merci. Il invita l’agent à prendre les devants jusqu’à leur table.

Une fois installé, le peintre sortit un mouchoir de sa poche pour s’essuyer le front. Mine de rien tout ça donnait chaud.

Beleth
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Dim 4 Sep 2016 - 10:25




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Le duc n'avait pas tort, elle préférait ce qui se faisait en solitaire. Mais n'était-ce quand même pas un peu le cas de ce genre de course? Certes, elle sociabilisait un tant soit peu avec les motards entre les tours, mais ce n'était pas pour autant, qu'elle finirait la soirée en leur compagnie. Un simple sourire marqua donc les paroles du noble, il voyait clair dans son jeu. De quoi le rendre toujours un peu plus, intriguant.

Elle ne pouvait s'empêcher de trouver étrange d'avoir autant de sympathie pour cet homme, qu'elle ne connaissait que si peu et qui représentait toute une catégorie de la population qu'elle ne supportait que très peu, voire pas du tout. Il lui faudrait un jour creusé un peu plus cette question.

Pour l'heure, mieux valait se concentré sur la route et les différentes sensations qu'offrait son bolide. Si son esprit partait se balader ailleurs, elle pourrait réellement finir dans un mur, sans le voir totalement arriver. Pour l'heure, elle tentait tant bien que mal de remonter la file des concurrents, mais réussi, au millimètre près à passer la ligne d'arrivée la première. Ça avait presque tenu du miracle pour le coup! Mais cela démontrait aussi à quel point Rix, quand elle voulait quelque chose, était prête à tout pour l'obtenir. C'était bien ce genre de petite compétition, ça travaillait son besoin de gagner. C'était ainsi qu'elle menait aussi ses enquêtes, cette obstination à vouloir aller jusqu'au bout, coute que coute, qu'importe ce qui arrivera. C'était aussi, ce qui l'avait perdu bien souvent. Mais pas totalement, puisqu'elle était encore là. Pour le moment.

Serrant la main de son concurrent, Gabrielle observa le petit spectacle du duc et ne manqua pas de secouer la tête, malgré un fin sourire amusé. Il savait décidément comment se faire apprécier des foules. Son regard le suivit jusqu'à ce qu'il soit à sa hauteur et prit le papier qu'il lui tendait.

- Merci. Je n'y manquerai pas.


La profileuse ne manquait pas non plus d'argent, surtout pour se payer un plein. Mais elle se doutait que si elle ne faisait pas l'effort de lui demander le remboursement, l'homme pourrait bien se vexer. Enfin, elle repéra le garde du corps un peu plus loin, qui semblait vouloir venir dire à son patron qu'il était peut-être temps de rentrer. Ce dernier ne le vit pas de cet œil et le congédia. Bien, le monsieur semblait être en bonne compagnie à croire.

Rix lui proposa alors de les suivre, ils retournaient à la table, elle lui posait une bouteille d'eau devant lui. Alors que son casque était posé sur la table, et qu'elle virait son blouson.

- Ne vous laissez pas déshydrater. Ouvrant sa propre bouteille qu'elle vida de moitié en une gorgée. Oui, il faisait chaud et soif.

Certains motards venaient s'installer avec eux, ils se permirent alors de demander à Vito ce qu'il faisait ici et s'il pensait revenir rouler avec eux de temps en temps. A la vue de certains visages, pas de doute qu'il serait toujours le bienvenu maintenant. Déjà parce qu'il était une ancienne star des circuits et surtout, parce qu'il venait de faire ses preuves sur la course. Ce qui ne manqua pas d'amuser encore une fois l'inspectrice, qui se disait que les mecs n'avaient vraiment pas besoin de beaucoup pour avoir des étoiles pleins les yeux, ils étaient presque mignons ainsi.

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Rix
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Lun 5 Sep 2016 - 17:50
Vito observa la jeune femme pendant qu’elle retournait vers la table. Maintenant qu’il pouvait l’observer, dans un autre environnement que celui de la villa, il voyait ce qui avait séduit Nikolas. Gabrielle avait ce petit quelque chose de différent. Peut-être que cela lui venait de son pouvoir ? Il n’en était pas certain. C’était plutôt cette petite flamme qu’un passionné chez voir chez un autre.

Je m’en voudrait de contrarier notre bel après-midi. Le duc attrapa la bouteille pour en liquider un bon quart d’une traite.

L’ambiance était bonne. Les motards discutaient tranquillement du prochain tournoi. Il y en avait pas mal avec l’expo qui s’était installée en ville. Vito se disait qu’il pourrait aller voir ça de plus près. Peut-être même pourrait-il proposer au jeune Colm Richards de l’accompagner. Si ses parents donnaient leur accord. Il est vrai que dans le domaine, il n’avait toujours pas repris contact avec Verstand. Il laissait ça aux soins de son épouse après tout elle savait mieux que lui ce qu’elle voulait tirer de l’infirme.

Et puis, depuis quelques semaines la communication entre les Lampeduza était compliquée. Nikolas se montrait encore froide avec lui. Tout cela à cause d’une querelle qui n’avait pas lieu d’être. L’histoire avec Susan était finie depuis longtemps. Notre ami le peintre n’avait pas l’intention de recommencer. Même si des fois la paranoïa de Strega lui tapait sur les nerfs. Enfin, mieux valait ne pas trop y penser. Surtout que pour le moment il était en plutôt bonne compagnie.

Nous possédons une jolie collection de bolides. À votre prochaine visite à la villa je vous les montrerai si vous voulez.

Les yeux de l’artiste suivaient le mouvement de la lumière dans les cheveux de la motarde. Ce jour d’été leurs donnait un éclat particulier. Il grava cette couleur sur sa prunelle pour pouvoir la retrouver plus tard dans l’atelier. Il croisa alors le regard de Rix et lui adressa un sourire amical. Elle lui rappelait quelqu’un.

Alors, Gabrielle, nous n’avons jamais vraiment eu l’occasion de discuter en tête à tête. Dites-m’en un peu plus sur vous… Qu’aimez-vous faire dans la vie ? À part battre les vieux motards à la course bien sûr.

Luke avait compris qu’ils n’étaient pas prêts de partir. Il quitta son arbre pour aller prendre une chaise en plastique et se poser à une table un peu plus loin. Il gardait un œil sur la femme aux cicatrices attendant de voir si Monsieur allait vouloir la ramener dans son atelier ou non. Au moins, avec elle, il ne faisait plus sa mauvaise tête. C’était déjà un progrès. Et puis, il n'y avait pas de mal à prendre un peu de bon temps.


Beleth
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Lun 19 Sep 2016 - 14:31




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- Oui, il serait dommage de vous emmener d'urgence à l'hôpital, alors même que vous avez survécu à une course. Répondit-il de manière taquine.

Oui, Rix n'y pouvait rien. C'était sa façon de communiquer. Enfin, Vito pouvait au moins découvrir que l'agent avait un certain sens de l'humour et était sans doute un peu plus ouverte à la conversation, quand elle ne portait ni son badge, ni son arme. Elle était dans un milieu qu'elle appréciait et où, elle se sentait plutôt en confiance, voilà pourquoi quelques barrières étaient baissées. Ce ne serait pas tous les jours qu'il pourrait la voir ainsi.

Assise à la table, Gabrielle se passait une main à l'arrière de la nuque, sentant la chaleur du soleil taper sans remord sur sa peau. Elle termina par poser son blouson sur le banc et sorti une casquette, qu'elle posa sur sa tête. Mieux valait se protéger un peu.

- Pourquoi pas. En avez-vous qui datent d'avant le cataclysme?
Pas qu'elle estimait qu'il soit si vieux pour avoir vu des motos de l'époque de la Terre, mais au moins, avait-il l'argent pour sans doute en avoir récupérer à prix d'or. Vos bolides roulent-ils tous encore?

Si elle n'avait pas fait son chemin dans la police, peut-être serait-elle devenue mécanicienne. Kreizler appréciait de pouvoir mettre son nez sur d'anciennes motos et tenter de les réparer au mieux. Elle faisait parfois un service complet à sa bécane, juste pour le plaisir d'avoir les mains recouvertes de cambouis et autres joyeusetés. Cela lui permettait aussi une parfaite et totale déconnexion avec son travail de tous les jours.

- Vous risquez d'être déçu par les réponses à vos questions, Duc. Je ne suis pas la femme la plus intéressante qui existe. Sortant son paquet de sa poche, elle le posa sur la table devant eux. Servez-vous. Prenant une cigarette, elle l'alluma avec la force de l'habitude. Mon boulot me prend le plus clair de mon temps. Qu'elle soit en pause ou pas d'ailleurs, son pouvoir ne l'aider pas à totalement l'oublier. Mais j'aime boire une bonne bouteille de scotch, de temps en temps, en bonne compagnie. Avec un fin sourire.

Ce qui lui parut étrange, c'était bien le fait qu'elle joue quelque peu avec cet homme, qu'elle ne connaissait que peu. Mais quelque chose chez ce vieil homme l'attirait. Sans que Rix ne puisse vraiment dire pourquoi. Ce n'était pas son genre d'être aussi amicale avec un inconnu, homme de surcroît. Sans doute que l'agent était dans un bon jour.

Alors qu'elle recrachait la fumée qu'elle venait juste de tirer, son regard croisa celui de l'homme de main du noble, elle haussa légèrement un sourcil, puis reporta son attention sur le plus vieux.

- Votre homme a-t-il peur que je vous morde? Toujours sur un ton de plaisanterie. Proposez-lui de se joindre à nous, au moins pour boire quelque chose. Je serais tout aussi embêtée, de devoir l'amener lui, aux urgences.

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Rix
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Lun 26 Sep 2016 - 16:08
Lampeduza haussa un sourcil à la question de la jolie blonde. Il n’avait pas entendu parler de modèle prêt 1915. Mais peut-être était-il face à une experte !

Avant 1890 ? Non. Mais j’ai l’une des plus belles collections pour les années 30. Le duc sourit avec un air plutôt fier. Toutes oui. À l’exception d’une.

La moto dont parlait Beleth avait eu un destin particulier. Elle était d’ailleurs en très mauvais état suite à un accident de la route. Personne n’avait encore réussi à la remettre sur pied. Il y avait de fortes chances qu’elle ne roule plus jamais. Mais tant pis, Vito avait lui aussi des côtés sentimentaux. Il ne voulait pas s’en séparer. Elle faisait partie de son histoire. Et puis, peut-être que la petite Fawn arriverait à en faire quelque chose. Nikolas lui avait dit que la nouvelle domestique était plutôt douée en mécanique.

Mais j’espère bien la revoir rouler un jour.

Puisqu’on lui proposait si gentiment, notre peintre ne se priva pas de prendre une cigarette. C’était l’un de ses péchés mignons. Il se fournissait principalement chez « Clark&Co » dont les produits étaient reconnus pour leur qualité supérieure. Il l’alluma avec son propre briquet qu’il sortit de sa poche. En bon fumeur il reconnut assez vite la marque du tabac. Un sourire appréciateur détendit sa bouche. Cette jeune femme avait décidément de bons goûts.

Qu’est-ce qui vous fait penser que c’est décevant ? Une vie n’a pas besoin d’être trépidante pour retenir mon attention. D’ailleurs, moi aussi je suis un adapte de ce genre de soirées. Nous devrions en faire une tous les deux à l’occasion.

Puis, la remarque de Gabrielle attira l’attention du Sicilien sur son homme de main. Vito vira son regard sur le grand noir en train de patienter un peu plus loin. Pourquoi pas ? Lui était plus flexible que son épouse concernant les règles. Ça ne le dérangeait pas de partager un moment avec un membre du personnel.



Il appela Luke à leur table et lui désigna l’Agent.

Cette jeune femme tenait à ce que vous vous hydratiez en bonne compagnie. Prenez un verre Luke. Luke Gabrielle. Gabrielle, Luke. Peut-être vous êtes-vous croisés à la villa ? Luke est mon homme de main particulier. À l’égal de Maurice qui sert plus volontiers ma dame.

L’homme de main du duc passa une jambe par-dessus le banc. Il se posa avec eux. Il ne dirait pas non à une petite pause surtout avec cette chaleur. Il chopa une bouteille pour se désaltérer lui aussi. Il leva la bouteille pour saluer la motarde.

Bonjour. Merci. C’est sympa. Jolie course. Ça fait plaisir de voir quelqu’un tenir la route.

A force de la regarder, Luke arriva à savoir pourquoi il avait une impression de « déjà vu » avec cette nana. Madame la Duchesse l’avait déjà invitée à la villa. Et il l’avait aussi remarqué quelques soirs un pub où il allait souvent pendant ses soirs de congés. Une arche c’était petit au final.
Beleth
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Ven 7 Oct 2016 - 23:01




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V.LAMPEDUZA


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Rix s'y connaissait en moto, elle n'était pour autant pas une experte. L'homme face à elle, devait sans doute en savoir beaucoup plus qu'elle sur ces bécanes.

- Sait-on jamais, vous semblez vous y connaître en moto, peut-être que vous auriez pu me surprendre avec un modèle totalement inconnu. En tous les cas, il l'intriguait, elle était vraiment curieuse de voir sa petite collection. Et bien, bravo. Vous êtes un as de la mécanique, quand vous n'avez pas les doigts recouverts de peinture, ils le sont par de l'huile de moteur? Gabrielle était taquine, bien entendu.

Mais c'était pourtant avec un amusement bon enfant, qu'elle l'imaginait le nez dans un moteur à s’arracher les cheveux pour comprendre ce qui pouvait bien empêcher l'un de ses bébés de rouler. Enfin, vu l'homme, il devait sans doute avoir assez de thune, pour se payer un type qui faisait cela à sa place.

-Que lui est-il arrivé?
A la moto donc, puisque c'était bien de cela qu'ils parlaient encore, tous les deux. Un accident sans doute, mais de quel type, pour qu'un véhicule ne roule plus, c'était bien que ça avait pu être grave.

- Oh, je sais que cela n'intéresse pas grand monde. L'observant. Ah oui? Hum, si vous avez du bon scotch, nous pourrons faire une soirée ensemble.

Avec un sourire, elle observait l'homme de main qui venait jusqu'à eux. Au moins le duc démontrait qu'il était un peu plus ouvert que beaucoup de ses "collègues". Son ange gardien avait le droit de boire un coup et d'être un peu tranquille avec eux. Rix tendis alors une main en direction de l'armoire à glace.

- Enchantée, Luke.
Elle jeta un regard au plus vieux. Maurice, oui bien sûr, le français. Pas difficile de se souvenir de cet homme, qui malgré le fait qu'il était une vraie ombre, était efficace et bien entendu, jamais très loin de madame Lampeduza. Elle l'avait bien remarqué. Luke, avait été plus discret, mais elle avait moins souvent eu l'occasion de croiser le peintre, que son épouse.

- Pas d'quoi, j'aimerai surtout ne pas avoir à vous emmener d'urgence à l'hôpital. D'un petit clin d'oeil, alors qu'elle reprenait une bouteille d'eau. Il faisait vraiment super chaud. Merci, vous conduisez aussi un peu? Face à votre patron par exemple.

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Rix
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Dim 16 Oct 2016 - 15:32
Beleth observa la jeune femme face à lui légèrement rieur. Elle avait l’air beaucoup moins sombre que ce que lui en avait dit sa coéquipière de vie. Pourtant, Nikolas était plutôt bon juge en général. Mais, Vito savait aussi que les femmes se laissaient volontiers laisser aller en sa présence. Il appréciait particulièrement cette capacité qu’il avait à les mettre à l’aise. Cela permettait de passer des moments agréables en leur compagnie.

Oui en effet. C’est une autre façon de se salir les mains. Il n’évoquerait pas devant une policière quelles autres activités rendaient ses mains sales. Mais, une chose était sûre, le Sicilien n’avait rien d’un nobliau propre sur lui. Même si j’y passe sans doute moins de temps à présent.

Évidemment, la belle Gabrielle se montrait curieuse. Le peintre pouvait le comprendre. D’ailleurs, il n’avait pas évoqué cette moto sans raison non plus. Il savait que cette histoire marchait avec les femmes. Elles avaient souvent une préférence pour la fin. Vito ménagea son effet. Il plongea son regard dans celui de ses voisins et enfin de l’agent. Il accentua sa voix pour lui donner un côté mystérieux.

Une mauvaise rencontre. C’était durant l’hiver 1951. Un hiver particulièrement rigoureux. Il avait neigé pendant pratiquement deux jours. Mes frères et moi roulions dans la province de Messine. Notre but était de rejoindre le pied du « Munti Piluritani » pour ensuite le gravir. Un défi de jeunesse. Une voiture a croisé notre route, à quelques kilomètres de l’arrivée, au crépuscule. Le chauffeur s’était assoupi… Vito tapa d’un coup sec sur la table pour simuler le son du carambolage. Je n’ai pas eu le temps de l’éviter totalement. La moto a volé sur trois mètres. J’ai eu la chance de tomber dans l’herbe qui même si elle était couverte de neige à amorti ma chute. Mon frère, Silvio a pu aider l’homme à sortir de la voiture. Avant que Vito frappât dans ses mains pour provoquer une frayeur. Boum ! Le la voiture explose ! Il se redressa et acheva d’une voix tranquille. Notre père nous a envoyé des secours. Le pauvre homme venait rendre visite à sa sœur qui venait d’accoucher. C’était un jardinier. Prometteur. Nous l’avons embauché. Son fils vient de prendre sa relève chez nous.

Ils en revenaient à parler de la prodige. Vito savait encore une fois, par son épouse, que cette femme avait un don. Mais, il n’en savait pas plus. Ce n’était pas ce qui lui importait le plus quand il rencontrait une femme. Il laissa un sourire félin flotter sur ses lèvres et promit de lui offrir un bon verre un de ces jours.

Puis, bientôt Mr Brown se joignit à eux. Le duc regarda son homme de main interagir. Il activa alors sa télépathie pour connaître les premières impressions de la jeune femme à son égard. Luke lui résista à l’envie de sourire devant le clin d’œil de cette fille. Ses yeux se firent rieurs. Il ne put s’empêcher de faire une remarque.

Oui, je me déplace principalement en moto quand je suis en ville. Je tiens bien en selle.

Le garde du corps planta alors son regard dans celui de Gabrielle pour qu’elle saisisse clairement le message qu’il était en train de lui passer. Sans être un Don Juan comme son patron, Brown était un mec expéditif. Il s’était fait un bon tiers du service de la villa. La majorité des habituées, de ses bras préférés, avait eu le droit à un moment avec son calibre. En bref, il profitait des cadeaux de la vie.

Excusez-moi. Les interrompit Lampeduza en attrapant son téléphone.

Le peintre lut le nom de l’interlocuteur avant de décrocher dans un italien autoritaire. Il passa par-dessus le banc et s’éloigna de plusieurs mètres. La conversation avait l’air d’être sérieuse. Luke vérifia la position de son employeur. Il tourna se tourna de façon à pouvoir garder un œil sur lui. Il attrapa la bouteille d’eau pour boire.

Sans regarder la blonde, il s’adressa à elle, sur un ton beaucoup moins formel.

Je t’ai déjà vu au Golden. T’as une bonne descente.
Beleth
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Sam 5 Nov 2016 - 11:55




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V.LAMPEDUZA


La femme est une inspiratrice

Rix gardait son petit sourire en coin, amusée de le voir répondre ainsi du tac-o-tac. Cet homme avait quelque chose de charismatique, c'était un fait.

- La peinture vous prend-t-elle autant de temps que cela?

Les questions n'étaient pas simplement pour tenir la conversation. Après tout, Gabrielle ne faisait jamais la conversation par respect, car si cette femme ne voulait pas discuter, elle mettait fin aux échanges rapidement. C'était ainsi. Donc, elle prenait plaisir à discuter avec ce noble, sans réellement se rendre compte, qu'elle aussi, est quelque peu sous le pouvoir de ce prodige.

Elle écouta d'ailleurs avec intérêt sa petite histoire, non sans trouver tout cela amusant. Surtout sa façon de raconter les choses. Lui aussi, aurait pu être conteur. Elle ne manqua pas de se rallumer une clope à la fin du récit, un petit sourire en coin.

- Intéressant. Mais vous savez, c'est surtout dans les films que les voitures explosent en général. Lui faisant un petit clin d'œil.

Elle comprenait bien les effets que le duc faisait, pour rendre son récit plus captivant encore. En tous les cas, il avait réussi à captiver son audience. En tous les cas, les autres motards avaient été pris dans l'histoire, comme des gamins.

L'homme de main était beaucoup moins... subtil. Kreizler s'amusa de sa remarque. Elle était loin d'être stupide et comprit plutôt très rapidement son sous-entendu, ce qui ne manqua pas de la faire sourire un peu plus.

- Tiens donc? Même quand tout s'emballe?
Autant continuer sur cette lancée non? Son regard suivit Lampeduza qui s'éloignait de la table pour répondre au téléphone, elle écouta d'un œil l'italien qui coulait avec facilité de ses lèvres, alors que le fameux Luke, reprenait son attention.

Alors comme ça, ils s'étaient déjà croisés? Vrai que Rix ne prêtait pas très attention aux autres qui se trouvaient dans les bars où elle pouvait se rendre pour boire. Elle hausse un sourcil en l'observant, crachant un peu de fumée.

- Et tu n’as jamais pensé à venir m'offrir un verre?
Bon, elle le cherchait sans doute un peu. Mais c'était l'endroit qui la rendait ainsi, elle était plus tranquille, moins sur ses gardes, bien entourée, alors on pouvait la découvrir sous un autre jour.

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Rix
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Mer 9 Nov 2016 - 22:52
Le Duc se déplaça sensiblement. Il eu un sourire pour la jeune femme. Pendant une fraction de seconde il échangea un regard avec elle. Il connaissait assez les femmes pour savoir quand l'une d'elle était rusée. Celle que l'on surnommait Rix faisait partie du nombre. Rien d'étonnant à ce que Nikolas garde un œil sur elle. Vito aussi allait garder un œil sur elle.

La peinture et bien d'autres choses. Le mystère resterait entier. En plus les femmes aimaient toujours que les hommes gardent une par d'ombre. Le peintre avait aussi l'expérience de ça depuis le temps.

Gabrielle, une fois de plus, ne manqua pas d'avoir le bon mot. Le Vito lui rendit un sourire tout aussi amusé. Il se reprit à vouloir la croquer, au sens artistique du terme, cela va de soi. Quoique, il n'aurait sans doute pas dit non à une nuit. Enfin, ce n'était qu'une pensée, un petit fantasme, car notre homme n'allait pas si souvent jusqu'à l'acte de chair avec ses compagnes fantasmées. Quoi qu'en pense son épouse...

Il se leva pour aller prendre sa communication. Autant laisser les deux jeunes entres eux.

En particulier quand tout s'emballe.

Le petit sourire du ricain le faisait passer pour un vantard. Il n'en était rien ! Aucune femme ne s'était jamais plainte de lui. Enfin, si, il y avait eu une exception. Mais toute règle en a une n'est-ce pas ? Celle-ci continuait de lui compliquer la vie. Elle y prenait parfois un malin plaisir. Luke faisait avec. Il compensait sans trop de problème sur son temps libre. Parce que travailler pour les Lampeduza ce n'était quand même pas de tout repos.

Tu n'avais pas l'air d'avoir envie de compagnie. Notre homme ne plaisantait qu'à moitié.

Il avait bien vu comment l'agent de police installait le silence autour d'elle. Ce n'était jamais une bonne idée de vouloir aller trop vite en besogne, en tous cas pour la première étape. Mais, à présent le contact était fait. Brown passerait sans doute de nouveau dans le sillage de la motarde. Mais, le sicilien revenait déjà vers eux. A sa tête, Luke comprit qu'ils n'allaient pas faire long feu dans le coin. Il se mit sur ses pieds.

Messieurs et madame, le devoir appel.

Comme prévu le duo prit congé des backeurs. En bon Don Juan Vito ne manqua pas de faire un dernier hommage à la seule femme présente. De bonne humeur il se plia dans une révérence exagérée et adressa un clin d’œil humoristique. Il enfila de nouveau sa paire de lunettes en se détournant. Une façon élégante de donner à son homme de main le temps de plier bagages correctement. Luke saisi la paume de Rix et armé d'un stylo il marqua son numéro privé sur sa peau.

Le patron ria en sentant le petit manège dans son dos. Mais il ne fit aucun commentaire. Après un ultime salut à la cantonade, ils repartirent dans la direction par laquelle ils étaient venus. Le pas léger du peintre se transforma au fur et à mesure que disparaissaient les échos de la petite réunion. Le pas du félin était alors celui d'un chef de meute. Il marchait avec assurance pour rejoindre le véhicule garé un peu plus haut dans la rue. Il y avait peu de femmes sur cette terre qui pouvaient le faire accourir auprès d'elle sans discuter. Toutes deux portaient son nom, l'une l'avait pour mari et l'autre pour frère.

Nous allons au Bureau.

Tout de suite monsieur. Ce qui voulait dire que la journée ne faisait que commencer.

Beleth
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Ven 18 Nov 2016 - 10:45




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Éveiller ainsi la curiosité de l'agent, pouvait être dangereux pour un homme tel que le Duc. Après tout, s'il avait des choses à cacher, elle pourrait parfaitement les trouver et mettre son nez là où il ne l'aurait pas souhaité. Surtout que Rix, avait bien compris qu'elle n'avait pas affaire à un couple de nobles tout à fait dans la norme que leur titre demandait. Elle se méfiait de Nikolas et donc, d'instinct, de son mari. Ce dernier ne devait pas être tout blanc, bien au contraire, mais elle n'avait pas non plus dans l'idée qu'elle échangeait tranquillement avec un parrain de la pègre.

- Tiens donc, vous attisez ma curiosité, Duc. D'un ton un peu amusé. Qu'il ne lui lance pas le défi d'en trouver plus, elle serait bien capable de le faire.

L'homme n'était pas plus vexé que cela, qu'elle casse sans doute un peu son récit. Il en semblait même amusé. Mais c'était ainsi que faisait Gabrielle et quand bien même, cette dernière se retrouvait à parler avec le garde du corps, elle gardait un œil sur le plus vieux.

L'assurance de l'ours ne manqua pas de la faire sourire, elle haussa un sourcil, nullement impressionnée par ses paroles.

- Ah oui? Je suis comme Saint Thomas, je ne crois que ce que je vois. Était-ce un défi? Peut-être, il y avait le ton en tous les cas.

Au moins, cet homme était intelligent, en effet, au bar, elle n'était pas du genre à vouloir qu'on l'approche, à moins d'avoir un certain nombre d'alcool dans le sang. Il démontrait donc qu'il pouvait être un peu digne d'intérêt. Ce n'était pas pour rien qu'elle se permettait de lui parler ainsi.

- Tu as raison. Avec un sourire, presque reconnaissant. Avant de lever les yeux vers Vito, qui revenait vers eux. Votre homme est au moins observateur. Mais voyant la tête du patron, elle comprit, elle aussi, rapidement, qu'ils ne resteraient pas.

- Ce fût un plaisir de vous accueillir parmi nous. Le laissant la saluer comme il en avait envie, alors que les autres motards lui serraient chaleureusement la main.

Kreizler ne s'attendait pas à ce que Luke se permette de lui passer son numéro ainsi, elle en eut un petit rire, observant le numéro, avant de le saluer d'un petit sourire, tandis que le duo s'éloignait, l'équipe ne manqua pas de taquiner la dame, avant de se dire qu'ils avaient quand même eu, parmi eux, une star des circuits.

- Bon les gamins, au lieu de vous extasiez, on retourne sur la piste?
Avec entrain, alors qu'elle attrapait son casque, pour retourner vers son bolide. Ce n’était pas tout ça, elle était aussi là pour rouler.

Mais qui sait, peut-être qu'un garde du corps recevrait de ses nouvelles, si elle était d'humeur. Finalement, la journée était plutôt cool et agréable, c'était un changement bienvenu dans son quotidien plutôt noir.


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