[CLOS] Qu'il parle maintenant ou se taise à jamais ! [Scénario]

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Mar 18 Oct 2016 - 12:32
Je veux vivre, je ne veux pas mourir
Je veux vivre, je ne veux pas mourir
Je veux vivre, je ne veux pas mourir

Je veux vivre, je ne veux pas mourir
Je veux vivre, je ne veux pas mourir
Je veux vivre, je ne veux pas mourir

Je veux vivre, je ne veux pas mourir
Je veux vivre, je ne veux pas mourir
Je veux vivre, je ne veux pas mourir

Je veux...


Par groupe de trois, toujours, la phrase qui n'en était pas vraiment une tournait en boucle dans l'esprit d'Amelia Caine. Un mantra, plutôt, un mécanisme de défense qui la focalisait sur une seule angoisse et qui lui permettait d'oublier le reste du monde qui lui donnait l'impression de s'écrouler. Elle pouvait sentir le goût du médicament sur sa langue ; quelqu'un le lui avait donné ; Fawn, il lui semble. Mais où était passée Lexy ? Malgré la souffrance psychique qui menaçait de lui faire exploser le crâne, elle se raccrochait au fait que si sa compagne avait dû la laisser, c'était pour une bonne raison. Elle ne l'abandonnerait jamais, pas vraiment, pas comme ça. Elle avait l'impression que sa poitrine était prise dans étau, sursautant brusquement au rythme d'une respiration qu'elle n'arrivait plus à contrôler, s'arrêtant brutalement pour tout à coup repartir comme après une longue apnée. La tête lui tournait, le sang lui cognait dans les temps tandis que son cœur s'égarait dans une arythmie qui nourrissait son angoisse. C'était à peine si elle avait conscience de la violence autour d'elle, de Fawn qui s'apprêtait à réduire le journaliste à l'état de pulpe. Elle était de retour sur le pont du Loch Ness, pendant l'attaque des pirates ; avec les cris, les explosions, l'odeur du feu et du sang tandis que l'aéronef tremblait tout autour d'elle. Le visage sans vie d'une enseigne, pantin désarticulé sur son siège, ballotté derrière son harnais de sécurité.

Elle avait néanmoins réussi à se relever mais se tenait immobile, prostrée, les bras serrés sur la poitrine, attrapant ses épaules, la tête penchée et le regard rivé sur le sol. Elle tremblait comme une feuille, de ces frissons incontrôlable qu'on associait généralement au froid ou la la fièvre. Elle entendait des gens parler, et elle finit par reconnaître la voix d'Anna, la fiancée -non, l'épouse- de Lotte. C'était un bon signe, cela voulait dire qu'elle commençait à se stabiliser, et que le médicament faisait effet. Il s'agissait d'un comprimé d'appoint, uniquement destiné à essayer d'étouffer les crises d'angoisse dans l’œuf ; elle y recourait de moins en moins ces temps-ci et s'en était réjouie, mais elle s'en était félicitée bien trop tôt... Au moins retrouvait-elle des forces, et elle prit une grand inspiration avant d'exhaler tout doucement, concentrant son esprit sur une chose positive à laquelle se raccrocher, comme le lui avait appris le docteur Weston. Sur Lexy. Lexy, qui n'était pas là. Ce n'était pas du genre de la pilote d'abandonner Amelia dans un tel état ; elle en éprouvait un léger ressentiment, mais aussi de l'inquiétude. Puis elle vit l'état des mains de Fawn, et celui de l'homme qui avait déclenché la crise. D'un pas encore un peu hésitant, elle se rapprocha de son amie, et saisit très doucement ses mains dans les siennes :

« Fawn... Ça doit faire mal... Comment vas-tu ? Tu sais, tu n'as pas à tuer qui que ce soit pour moi, ce serait contraire aux règles... » Elle sourit faiblement, avant de reprendre : « Merci, mon amie. J'ai toujours su que je pouvais compter sur toi. Mais ça va aller, maintenant. Il le faut. Si je continue de réagir comme ça à la moindre provocation... » Elle déposa un léger baiser sur la joue de son amie, avant de se tourner vers Anna et son collègue :

« Je suis sincèrement désolée que vous ayez perdu quelqu'un au service de la flotte, monsieur. Je sais ce que ça fait. Et sachez que je m'en veux terriblement pour chaque vie perdue en son nom, qu'elle dépende ou non de mon commandement. Mais quoi que nous fassions, nous faisons notre devoir. Ne ruinez pas sa mémoire en vous comportant comme il n'aurait sûrement pas envie de vous voir agir. Et croyez moi si vous voulez, mais je comprends votre peine. » Puis, à Anna : « Je...serai ravie de profiter un instant d'un endroit calme. Et nous pourrons parler, si vous le voulez. Mais si ça peut déjà vous rassurer, je ne donnerai pas suite à cet incident. Cet homme et moi, nous avons tous les deux connu déjà bien assez de peine comme ça sans devoir encore en rajouter. »

Alex était là, aussi, prêt à la soutenir; elle lui sourit, reconnaissante et alla poser une main sur son bras: "Merci Alex. J'ai vraiment de la chance d'être si bien entourée. Ça va aller, promis."

Puis elle se laissa accompagner à l'intérieur, ses pensées revenant sur Lexy. Lexy qui, sans qu'Amelia ne le sache, se tenait toujours aux côtés des membres de sa division. Et intérieurement, Alexis Stone se sentait déchirée. Son cour lui hurlait de tout laisser en plan pour se précipiter vers sa compagne qui avait besoin d'elle, et sa raison était encline à lui donner raison : après tout, les autres maîtrisait la situation. Mais son sens du devoir l'en empêchait, ce même sens du devoir qui animait Amelia, bien que pour des causes et des maîtres différents. Peut-être était-ce qui leur avait permis de si bien s'entendre, quelque part. Mais cela ne rendait pas la situation actuelle plus facile. Le couple âgé qu'ils tenaient en respect n'avait pas l'air dangereux de prime abord, mais se fier aux apparences était une erreur fatale lorsqu'on avait affaire aux Lampeduza.

« Vos menaces ne nous impressionnent pas. » commenta Resolve d'un ton neutre. « Nous ne sommes officiellement reliés à aucun organisme, et puis nous ne faisons qu'assurer votre protection. Je vous déconseille simplement de nous réserver d'autres surprises. »

L'apparition du chien n'avait pas manqué de mettre les agents de la Sword Division encore plus sur le qui-vive. Mais leurs ordres restaient les mêmes : s'assurer que cette femme ne s'échapperait pas. Lexy avait terriblement envie de faire les cents pas, elle qui était toujours incapable de rester en place, et qui n'aimait pas les moments d'attente. Resolve accusa réception d'un message, et passa sur le réseau de communication privé des agents de sa Division : « Je vais faire un tour du périmètre, m'assurer qu'il n'y a pas d'autres surprises. Dagger, Saltz, Huan, avec moi. Ace, le patron fait dire que vous avez fait ce qu'il fallait ; allez rejoindre votre amie. Roan s'occupera de gérer ici.»

Sur ces mots, Resolve et les agents qu'elle avait appelés s'en allèrent, laissant huit membres de la division pour continuer de surveiller le couple d'aristocrate. Roan les rejoignit, avec son visage à moitié brûlé, son air implacable et ses yeux insondables derrière ses lunettes à monture épaisse. Il n'avait pas échappé à Alexis que tous les agents que Resolve avait retiré étaient des femmes. Rose connaissait les dons du conte, et il avait visiblement décidé de ne pas prendre de risques au cas où Cnossos finissait par permettre à nouveau l'usage des pouvoirs. Mais tout cela ne concernait plus Lexy directement ; elle se précipita vers le domaine, consultant le message qu'Amelia lui avait laissé pour dire où elle se trouvait. Elle fit irruption dans la chambre et se précipita dans les bras de son amie sans faire attention aux éventuelles autres personnes présentes. Le lieutenant était assise sur le rebord d'un lit ; elle semblait avoir repris le contrôle, même si elle était encore un peu pâle.

« Amy, je suis tellement désolée... Je n'aurais pas dû te laisser, mais... Je t'expliquerai, c'est promis. Je crois qu'il est temps. »

« Ça va aller. Je vais bien. Fawn, Alex et Anna m'ont aidée. Et puis tu es là maintenant. C'est tout ce qui compte. »

Amelia sourit à sa compagne, avant de l'embrasser. Elle se sentait déjà bien mieux en sa présence et, si elle ne lui en voulait pas vraiment, elle voulait effectivement comprendre ce qui s'était passé. Elles avaient beaucoup à se dire, mais cela pouvait attendre encore un peu...
Solaris
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Mar 18 Oct 2016 - 21:07



« La Quand il y a mariage sans amour, il y a amour sans mariage.»
Benjamin Franklin




    - Papa ? Pourquoi il y a des messieurs avec des armes ? On va mourir ?

    Claire se redressa vivement pour répondre à Andrew mais son regard fut attiré par le groupe rassemblé autour de la pilote. De là où elle se trouvait, la couturière ne pouvait pas entendre les propos échangés. Mais, quelque chose n’allait pas. Elle hésitait une seconde à les rejoindre. Le cliquetis du métal eut raison de son élan d’altruisme. Il était hors de question que les enfants restent à proximité du danger.

    Elle termina de rassembler leurs affaires avant d’exiger que chacun des jumeaux donne la main.

    - Charlotte ? Saoirse et toi devriez venir avec nous. Avec toutes ces armes autour… Élise, on y va.

    Charadh n’était pourtant pas spécialement une trouillarde. Quand la vie des enfants était en jeu, il était inutile de chercher à lui faire entendre raison. Oya venait à peine de ravager la capitale. Maintenant, les mariages étaient pris d’assaut par les forces militaires. Dans quel monde vivaient-ils donc tous ?

    - Élise !

    La tension qui résonna dans l’appel convainc enfin la jeune fille à obéir. Claire lui attrapa vivement la main pour ne plus la lâcher. Elle vérifia qu'Andrew était bien avec son père puis se mit en mouvement. Les filles zigzaguèrent au milieu de la foule fascinée par ce qui se passait. Claire entendait des échos des conversations. Ils étaient atterrés au mieux, excités au pire. Certains cherchaient même à filmer l’altercation.

    Elles arrivèrent devant des hommes de la sécurité. Ceux-ci évaluèrent la famille d’un regard professionnel avant de se décaler pour leur céder le passage. Au moins, il n’y avait pas eu de difficulté de ce côté. Claire serrait toujours fermement la main de sa fille. Elle accéléra le pas une fois à l’extérieur pour aller retrouver leur voiture. Sans répondre aux protestations de la petite, elle la fit monter et lui attacha elle-même la ceinture. Elle fit le tour pour s’assurer que son frère était aussi correctement installé.

    La main sur la portière, Claire s’arrêta une seconde. Elle venait d’apercevoir des hommes courir en direction du parc. Leur uniforme n’avait rien à voir avec celui des serveurs. L’endroit était en train de devenir un véritable champ de bataille. La fileuse monta derechef sur la place passager et enclencha le système de sécurité. Pendant que Lewis démarrait la voiture, elle se retourna pour s’assurer que tout allait bien à l’arrière. Elle afficha un sourire rassurant et s’imposa le plus grand calme.

    - Ca va aller mes poussins. On rentre à la maison. Vous pouvez dormir si vous voulez.

    Les Richards n’étaient pas les seuls à prendre la poudre d’escampette. Il fallut attendre avant de franchir le portail. Claire ne se détendit que lorsqu’ils eurent roulé sur une bonne vingtaine de kilomètres.

    - J’espère qu’ils n’auront pas d’ennuis….

    Ils n'oublieraient pas de sitôt ce mariage à la Tim Burton.
Charadh
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Mar 18 Oct 2016 - 22:44
QU IL PARLE MAINTENANT OU SE TAISE A JAMAIS !

Feat. Groupe

La vieille noble approuva son époux d’un sourire.

- Une question tout à fait pertinente mon ami.

Elle riva ses yeux dans ceux de la supérieure.

- Vous vous considérez donc comme en dehors de la Loi. Voilà qui s’apparente au chaos.

Strega suivit d’un œil le changement d’effectif de leur « protecteur ». Elle marqua son amusement d’un léger ricanement. Elle n’était pas surprise que l’adversaire connaisse leurs forces. Elle était néanmoins étonnée qu’il ne se présente pas de lui-même face à eux. La meilleure hypothèse à considérer était que Mr Rose soit retenu à d’autres affaires. De même, l’homme de main envoyé en pisteur mettait un temps anormalement long à revenir auprès de ses employeurs. Ces éléments n’étaient pas pour rassurer l’intrigante.

Et de quoi au juste nous protégez-vous ? Demanda la dame sur le ton de la conversation.

Une main cagneuse récupérait la pochette pendue au dos de la chaise. Indifférente aux pairs d’yeux concentrés dans sa direction, Nikolas sortait une petite trousse à maquillage. Elle manquait ses gestes d’une lenteur exagérée, consciente que cela excitait la défiance de son auditoire, tout en la préservant d’une brusque inspection. Qu’y avait-il d’alarmant à sortir son parfum.




Maurice Peletier


-Madame. Mr Wang est malencontreusement occupé à défendre sa vie contre une certaine Catherine Kent, ce médecin, jusqu'ici portée disparue.

Très bien. Merci Maurice. Restez ici. Assurez-vous que ces [b]messieurs{/b] fassent correctement leur travail. Un parfum de coquelicot embauma l’air.

L’essence de plante était assez puissante pour se faire sentir sur plusieurs mètres. Ces pétales rouges, préparés de façon adéquate produisaient un effet soporifique naturel. Ce n’était pas tout. À la troisième pression, la pointe d’une petite aiguille surgit de la fiole. La Duchesse saisie cette tige de métal et sans la moindre hésitation la planta au niveau de son bras droit. Une zone, qui quand on connaissait l’acuponcture, était favorable à l’apaisement corporel. Conjuguer à cela la langue de la sorcière murmura ce qui ressemblait à de l’arménien.

Vito, mon ami, il n’est plus utile de s’inquiéter à présent. Souligna la Sicilienne diabolique.

Mr Peletier observait tout cela du coin de l’œil. Il se plaça discrètement de façon à pouvoir secourir la Méchante Reine. Nikolas n’affichait aucun changement physique extérieur. Cependant, ces petites manipulations venaient de plonger sa carcasse dans un état second. Sans qu’elle soit, à proprement dit endormie, elle n’était pas non plus complètement éveillée. L’esprit était alors dans un semi état de repos. Certains moines avaient recours à cette méthode pour poursuivre leurs méditations sans avoir à dormir. Madame Lampeduza l’avait appris de celle dont elle se protégeait à l’instant Constance de Constantinople.

Strega apparaissait alors comme une statue de sel. Elle pouvait voir et entendre tout ce qui se passait, mais plus interagir avec les autres. Ce petit tour avait aussi coupé la connexion avec l’animal ensorcelé. Le sort d’Hécate n’était plus en son pouvoir pour le moment. Elle vit donc plus loin, l’une des acolytes hochées imperceptiblement de la tête. Luke prendre position au côté du Peintre. Maurice, qui conservait une attitude placide et impénétrable, prêt à intervenir au premier signe de menace. Il n’y eut que le hurlement de Xin pour perturber son regard goguenard.

-Monsieur le Duc veut-il que je fasse venir la voiture ? Tout cela était pour ainsi dire anodin aux yeux du bras droit de l’Immortel.

Une telle absence d’affecte ne pouvait indiquer que deux choses. Le Français était privé totalement privé d’empathie. Ou alors, il était convaincu de la nécessité du mal encouru. Dans l’un ou l’autre des cas, la disparition du Samouraï apparaissait comme inéluctable, voire calculée.
Strega
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Jeu 20 Oct 2016 - 12:16
Grimm s'abaissa vers son fils avec un vrai sourire rassurant alors qu'il lui posait la question. Il était un peu normal qu'un enfant de cet âge ait ce genre de questionnement. Il fallait tout de suite l'empêcher d'aller plus loin. Non, ils n'allaient pas mourir et surtout pas aujourd'hui.

- Bien sûr que non mon chéri. Mais il aurait été difficile de trouver une bonne excuse à pourquoi des hommes et des femmes en arme se permettaient d'entrer ainsi dans cette salle de fête. Ils sont là pour nous protéger. Ce qu'il espérait, être le cas.

Se relevant, le père prit la main de son fils et eut un nouveau sourire pour la petite Saroise, tandis que sa fille, bien entendu, plus téméraire, n'était pas réellement prête à suivre les ordres de sa mère. Bien entendu. Enfin, le ton de Claire ne lui laisse guère le temps d'en faire plus et la famille Richards fini finalement par réussir à sortir de la salle.

Ce qui n'était pas un mal, les parents respiraient déjà un peu mieux alors qu'ils étaient à l'extérieur et qu'ils rejoignaient la voiture. Lewis ouvrait la porte à Andrew pour qu'il s'installe à l'arrière, alors qu'il se mettait ensuite à la place conducteur pour ramener toute sa belle-famille à la maison.

Décidément, il était en train de se demander si réellement, ils referaient une sortie dans ce genre de soirée avec les enfants, si ça devait toujours tourner aussi court et finir par traumatiser ses gamins. Bien qu'en jetant un regard dans le rétroviseur, il les voyait déjà s'endormir petit à petit, la journée avait été longue et peu reposante pour ces deux petits monstres qui avaient dépensés toute leur énergie en courant dans tous les sens.

Il posa doucement une main sur le genou de sa femme, alors qu'elle faisait part de ses inquiétudes, pour la rassurer doucement.

- On prendra des nouvelles demain, ok? Avec un petit sourire. On y réfléchira à deux fois à la prochaine invitation de mariage, hein? D'un ton taquin.

Oh oui, ils ne l'oublieraient pas de sitôt, lui, espérait juste que les enfants, garderaient surtout un souvenir de ce qui avait été bien et sympa et non pas cette fin impressionnante et même gênante.

>> Portes ouvertes de la PH
Grimm
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Mer 26 Oct 2016 - 12:03
Les hommes et femmes de Percy, semblaient totalement sûrs d'eux et de leur droit. Mais retenir des gens contre leur gré, même si c'était pour leur "protection" - et encore, les hommes du couple Lampeduza faisaient déjà parfaitement le travail et sans doute, encore mieux qu'eux - n'avait rien de très légal. Il observa les gens de son regard félin, d'un air calme et tranquille. Vito n'était pas du genre à s'inquiéter facilement, même s'il était déjà en train de penser aux différentes raisons de cette manifestation de force dans un mariage où tout ceci n'avait rien à faire.

Son épouse, faisait évidement pareil. Ce n'était pas elle qui se ferait impressionner aussi facilement. Même s'il remarquait une légère contrariété chez elle, comme si elle comprenait qu'on l'avait utilisée contre son gré. L'avantage de vivre autant longtemps en couple. En tous les cas, les hommes d'arme, n'étaient pas prêts à répondre à leurs différentes questions, ils continuaient simplement à répéter qu'ils étaient là pour leur sécurité. Bah voyons.

Maurice venait apporter les réponses qu'ils attendaient. Que Wang soit en mauvaise posture, face à une revenante, n'avait vraiment rien de bon à entendre. Même si le Duc pouvait se dire qu'une belle femme comme Sveda, aurait été une perte si elle avait réellement disparue. Mais ça, c'était l'esprit du Don Juan qui s'égarait. Car il connaissait la relation entre les deux femmes et elle n'était vraiment pas au beau fixe. Attaquer le Chinois, c'était aussi, quelque part, attaquer sa compagne. Lui, n'était jamais contre un peu de ménage chez ses adversaires de "commerce".

Aux paroles de Nikolas, Beleth compris rapidement ce qu'il était en train de se passer, dans un mouvement calme, alors qu'une partie de leurs gardes quittaient la place, il se leva, avec assurance, un sourire charmant aux lèvres, il n'y avait certes plus que des hommes, mais qu'importe, il aurait l'air on ne peut plus sympathique, même à eux. D'un mouvement de la tête il faisait signe à Maurice que oui, il était temps d'aller chercher la voiture.


- Messieurs, nous vous remercions de votre abnégation, mais ma femme a besoin de repos. Lui prenant doucement la main. Et ce n'est pas ici que cela pourra se faire.

Qu'ils soient d'accord ou non, les Lampeduza allaient de toutes les façons partir.

- Luke? Alors que ce dernier prenait avec une certaine délicatesse sa patronne, pour l'amener donc à la voiture, qu'ils puissent s'en aller. Au plaisir, messieurs. Tout en regardant l'homme au visage à moitié brûlé droit dans les yeux, un petit sourire en coin.

Ses dons étaient plus forts, puisque Strega n'avait plus réellement d'emprise sur personne, puisqu'elle s'était mise en stase. Ils partirent donc sans plus attendre. Et Lampeduza, allait demandé un rapport complet à ses hommes, pour savoir ce qu'il s'était réellement passé cette nuit-là.

Beleth
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Mar 1 Nov 2016 - 20:51


Qu'il parle maintenant ou se taise à jamais !
Et paf. Je me suis arrêtée trop vite, et c'est le mini-crash. Je prends mon courage à deux bras et je lui déballe tout. Si vite que je suis pas sûre qu'ils sortent tous complètement. Ou dans le bon sens. Les mots. Je suis même pas sûre que ça veuille dire quelque chose. J'ai plutôt un lama mâchouillant une patate en guise de cerveau qu'autre chose sur le moment. Pourtant je sais que c'est la vérité qu'est sortie de ma bouche. Je la voie enfin, même si je suis pas sûre de ce que ça implique vraiment. La vie est étrange parfois.

Tout ce que je sais, c'est que je cache mon visage tout contre lui. Et si la chaleur de mes joues était désagréable, celle de ses bras m'apaise. Tout comme ses mots. Puisqu'on est les deux à pas savoir, on va apprendre ensemble.

▬ Une belle paire de boulet, hein ? Je ris, les yeux humides, et je me recule quand il le fais aussi. Je promets de faire de mon mieux aussi!

Mon sourire se fait plus doux. Son regard dans le mien, je me sens encore un peu plus bizarre. Mais pour l'heure, on nous attend, qu'il me rappelle. Je secoue la tête et acquiesce. Surtout quand il précise que ce serait dommage de rater le dessert. Je peux qu'être d'accord après tout; le sucre, c'est la vie!

Prenant ma main, il nous ramène dans la salle. Et si la sensation étrange m'a quittée le temps de penser sucreries, maintenant que j'observe sa main sur la mienne, voilà qu'elle est de retour. Comme un frisson. Agréable.

Finalement, le bal démarre et Alex commence par inviter Saoirse. J'ai un instant l'idée de l'embêter en lui faisant croire que ça me vexe au plus haut point mais je les laisse filer, juste avec un sourire. Et c'est trop chouuu! Je les regarde danser, en me dandinant le plus discrètement possible. Autant dire que chez moi, la discrétion c'est un talent de naissance. Je suis heureuse. Encore plus que d'habitude. C'est étrange, comme sentiment. Et je suppose que je m'interrogerai un long moment sur tout le nouveau qui m'attend et le reste à découvrir. Mais est ce que c'est si grave que ça? Autant se laisser porter!

Du coup, quand la musique s'arrête et qu'ils reviennent j'ai de réponses pour aucune des questions qu'on poppées sous mon crâne et ça me va très bien comme ça. Les joies de l'exploration et des découvertes. A la fois participante et observatrice. Surtout quand il m'invite pour la deuxième danse. Même si au final, c'est autre chose, qu'on se retrouve tous les deux à observer. Comme pas mal de gens en fait.

Dans un coin de la salle une Amazone est nettement en train de régler son compte à son adversaire. A califourchon sur sa proie, je reconnais son expression. C'est celle d'une Berserk. D'une colère bestiale. Et y a fort à parier que si on l'avait laissée continuer, l'autre aurait plus pu manger que des soupes. Pour le restant de ses jours. La punition ultime! Reste à savoir si elle serait mérité ou pas. Et c'est ce que va vérifier Alex, en s'excusant de remettre notre danse à plus tard. Son regard est inquiet.

Je le laisse donc filer, pas plus fâchée que ça, avant de me baisser à la hauteur de Saoirse. Je lui souris doucement, replaçant un de ses mèches de cheveux derrière son oreille.

▬ Alors, Chaton, ça t'a plu ? je lui demande, irradiant malgré moi.

▬ Oui! Alex m'a appris à danser la Valse! Sur ses pieds, c'était amusant! qu'elle commence par me répondre, surexcitée, alors que je la prends dans mes bras.

▬ C'est cool ça, tu pourras m'apprendre du coup!

▬ Tu ferais mieux de demander à ton amoureux, ce sera plus simple! C'est ton amoureux maintenant, hein?

Et pour toute réponse, je me contente de sourire. Encore. Comme une bêta. Décidément, j'aurais beaucoup sourit comme ça, aujourd'hui. Après avoir pleuré comme une madeleine, faut bien équilibrer, non? Je le quitte pourtant pour m'intéresser au brouhaha qu'à rempli la salle d'un coup. J'entends Andrew demander pourquoi y a des gens armés qui viennent de débarquer et je dois avouer que je suis pas rassurer par la réponse. Ni même l'idée, en fait. Alors quand Claire nous propose de nous embarquer, je saute sur l'occasion. Pas parce se je crains pour ma sécurité, mais bien parce que j'ai peur pour celle de Saoirse. Les armes à feu, je les fuis comme la peste. Un accident est si vite arriver. Et c'est pas la blessure à l'arrière de ma cuisse qui viendra prouver le contraire. Je cherche Alex du regard et quand j'arrive enfin à le trouver, je me dépêche vers lui.

▬ On dansera une prochaine fois, si tu veux bien?

Saoirse serrée contre moi, je doute pas qu'il comprenne pourquoi. Après tout, si y en a bien un d'entre nous deux qui a le sens des responsabilités et des priorités, c'est bien lui! Je rejoins rapidement les Richards et on décolle pour l'hôtel. Une chose est sûre, la journée n'aura pas manqué de surprises!

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If opposites attract we must be the exact same person.
 

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Mer 2 Nov 2016 - 14:13
Un peu plus tôt.

Alors que me j’hésitais quant à la suite et à ce que je devais faire à présent, Sersen se matérialisa à mes côtés. Surpris, je l’écoutais cependant me proposer une danse, et, retrouvant un léger sourire, acceptais d’un hochement de tête. Je me laissais alors emporter par la musique, me concentrant sur mes gestes plus que de mesure, afin d’éviter de penser à tout le reste. Je n’avais pas souvent eu l’habitude de danser avec un homme, surtout pour la valse que j’avais apprise lors de mon voyage au milieu du XIXème siècle. Mais par la suite, Gear m’avait appris le rock et en échange, je lui avais donné des leçons de valse, qu’il avait oubliée à force de ne plus pratiquer. Étonnamment, il était très doué pour la danse, mais venant de lui, plus rien ne me surprenais vraiment.

Pour en revenir au présent et à Sersen, ce fut également un moment agréable, et plus reposant que je l’aurais cru. Un des nombreux effets conjugués de la musique et de la danse, sans doute. Et mon excellent cavalier, bien sûr.

"Merci Søren, je crois que j’en avais effectivement besoin. J’ai… quelques soucis de cœur, on peut dire ça. Mais qui n’en a pas, finalement ? Je devrais pouvoir surmonter ça." Je lui offris un léger sourire, qui trahissait sans doute le fait que j’essayais de me convaincre aussi de ce que je disais. Je l’observais ensuite, un peu plus soucieux à son égard. "Et toi ? J’espère que tes problèmes sont moins sentimentaux ? Ou y a-t-il autre chose que le moteur qui te tracasse actuellement ?"

Le moins que je puisse faire, c’était de l’écouter et de l’aider, si c’était dans mes moyens. Une fois la danse terminée, je le remerciais encore une fois chaleureusement, lui rappelant que je n’avais pas oublié son avion. Si cette soirée avait une fin, je viendrais volontiers l’aider. En le quittant, je me vis soudainement alpagué par une dame pour le moins âgée…

***

Ce mariage ne se passait pas vraiment comme prévu, mais… je n’allais pas m’en plaindre. Finalement, après tout ce stress et ces angoisses, je devais donner raison à Gear : ça s’était plutôt bien passé. Du moins, je le déduisais, alors que j’avais l’impression de n’avoir jamais été aussi heureux et apaisé. Je serrais doucement Charlie dans mes bras, profitant de cet instant de calme plus que bienvenue. Je n’avais aucune idée de comment aller se dérouler la suite, et peut-être que je ne serais pas l’homme le plus doué pour gérer sa –première- vraie relation, mais au moins, je me sentais motivé à faire mon possible pour que ce soit le cas. Il fallait sans doute voir cela comme une aventure, mais j’étais totalement confiant.

"Ah ça, je te le fais pas dire. Mais il faut croire que ça n’empêche rien, heureusement." Je la rejoignis en riant légèrement, et profitai de l’avoir en face pour essuyer à nouveau ses larmes. Sauf que cette fois-ci, je dus aussi faire un effort pour ne pas m’y mettre aussi, sans pouvoir empêcher le coin de mes yeux de briller légèrement malgré tout. D’aussi loin que je me souvienne, je n’avais jamais pleuré de bonheur. Mais là encore, je n’allais pas m’en plaindre.

Lui prenant délicatement la main, je lui proposais de retourner à l’intérieur, où la suite de la soirée et surtout le dessert nous attendait. Lorsque le bal commença, je décidais d’inviter Saoirse en premier, et manquai de regretter mon choix avant de comprendre que Charlie était faussement vexée. Je lui adressai un nouveau sourire, avant de laisser la jeune lanceuse de fleurs monter sur mes pieds et de lui montrer comment valser.

Un incident plus loin me força cependant à les abandonner un instant pour me diriger vers Fawn et Amelia. L’homme qui a vraisemblablement blessé la seconde d’une manière ou d’une autre et attiré les foudres de la première n’était pas parti pour bien s’en tirer, jusqu’à l’intervention d’Anna. Me calmant soudainement devant son expression navrée, je m’en voulus de m’être laissé emporter de la sorte, surtout à son mariage. Je posais une main compatissante sur l’épaule de la mariée, affichant un sourire désolé.

"Ce n’est la faute de personne, juste de mauvaises circonstances. Je m’excuse d’avoir réagi ainsi, je n’aurais pas dû. Si je peux faire quelque chose pour aider, n’hésitez pas…"

Amelia de son côté semblait également se remettre, et Fawn était relâchée, il n’y avait donc plus de raison d’insister. D’autant que quelque chose semblait se passer dans la salle, au vue de l’agitation qui y régnait désormais. Je m’excusais rapidement auprès d’Amelia et de la mariée, les prévenant que je revenais de suite, puis me lançais à la recherche de Charlie. On finit par se retrouver, et elle m’expliqua que Claire et Lewis leur avais proposé de les ramener, Saoirse et elle. Même si cela m’attristait légèrement de terminer cette soirée ainsi, j’acquiesçai doucement. S’il y avait des armes qui circulaient, mieux valait qu’elles aillent se mettre en sécurité avec les Richards.

"Bien sûr. Soyez prudent, et on se contacte plus tard. Tenez-moi au courant quand vous serez arrivés." Je m’approchais pour la serrer brièvement contre moi, et déposai un rapide baiser sur son front. "Promis, on trouvera une autre occasion pour danser."

Je saluai ensuite Saoirse, la félicitant encore pour sa participation au mariage et ses talents en danse, avant de les laisser toute deux s’éloigner pour retrouver Grimm et sa famille. Je poussais un léger soupir, avant de me ressaisir. Après tout, ce n’était pas comme si nous nous retrouvions dans quelques heures. Mais Charlie me manquait déjà…

Rassemblant mes esprits, je retournais auprès d’Amelia et m’installais devant la porte de la salle où elle se trouvait, au cas où on aurait besoin de moi. J’en profitai également pour essayer de comprendre ce qui était en train de se passer. Peut-être que l’avion de Sersen devrait attendre, finalement…
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Mer 2 Nov 2016 - 15:52
Accompagnant Dastan sur la piste de danse, Sersen décida de mener. Il leur fallut quelques mesures pour trouver leur rythme, mais ils s’accordèrent assez rapidement, étant tous deux de bons danseurs.

"Alex, tu les surmonteras et si tu en as besoin, tu peux toujours venir m’en parler. Tu me connais, je serai incapable de te réconforter mais je te promets un avis sincère au besoin. Et étrangement, ce soir ce sont aussi les soucis sentimentaux qui me préoccupent... Une vieille histoire qui vient me rendre visite, je ne sais pas encore qu’en penser. Si j’arrive à démêler tout cela, je ne dirai pas non à quelques conseils de ta part. Autour d’un moteur démonté, ce sera bien plus rassurant d’avoir un prétexte."

Une fois la danse terminée, Sersen posa la main sur l’épaule de son cavalier et le remercia.

"Il est temps de retourner à cet étrange mariage, la soirée ne semble pas vouloir rester tranquille… Il faut que j’aille prendre un peu l’air. Trop de monde, ici. Je passerai à la PH un de ces jours, cela fait longtemps que je n’y ai pas fait un tour."

*****

Il ne s’était pas trompé, la soirée était loin d’être finie. Il avait dû faire le deuil de sa chemise, et voilà qu’une nouvelle partenaire se proposait à lui. Bien qu’il n’ait pas l’habitude de tant de contacts physiques dans une même soirée, il ne refusait jamais une danse.

"Med stor fornøjelse. Kan jeg?"

Sersen n'avait pas souvent l'habitude d'entendre parler sa langue maternelle. Il était cependant à chaque fois surpris non seulement de comprendre les mots qu'on lui adressait, mais aussi d'être capable de répondre du tac-au-tac à son interlocuteur. Il présenta son bras à Dahlia Anderson et l'accompagna sur la piste de danse. Les musiciens entamaient une valse légère, de celles dont on ne savait jamais s'il fallait les compter à un temps ou à trois, et les deux danois se mirent à tourner en harmonie. Sersen ne se considérait pas comme un excellent danseur, mais avait néanmoins le sens du rythme et une certaine aisance dans ses mouvements qui lui permettait de n'écraser aucun pied quand il se risquait à danser avec quelqu'un d'autre. Il n'arrivait cependant pas à se départir d'une certaine raideur (qui convenait parfaitement à la valse et à nombre d'autres danses "convenables" mais qui le désavantageait par contre dès qu'il fallait faire montre d'un peu de souplesse et de laisser-aller dans ses mouvements).

Sa cavalière souriait. D'un sourire franc, chaleureux. Un sourire agréable, qui donnait envie à Sersen de sourire à son tour. Qui lui donnait envie de ne pas se poser de questions sur les circonstances dans lesquelles il avait surpris la jeune femme sur la terrasse quelques instants plus tôt. Qui lui donnait envie de tourner, profiter de la part de beauté à laquelle il pouvait s'associer le temps d'une danse. De murmurer de simples "Oui" à toutes ses demandes, de ne répondre à ses menaces à peines camouflées que par un simple sourire.

"Mademoiselle Anderson, je ne sais ce que vous espérez obtenir par ces menaces à moitié avouées. Si vous désirez mon silence, il vous suffit de le demander. J'ai certes bien des travers, mais on ne pourra jamais m'accuser de ne pas être un Gentleman. Sachez toutefois que vos menaces n'ont aucun poids: mon commerce a déjà fait ma richesse, j'en possède d'autres. Je n'ai aucun proche que vous seriez en mesure de blesser, il n'est rien dans ma vie sur quoi vous pourriez faire pression. Voyez-vous, cela fait maintenant dix ans que je m'en assure. Au mieux, vous pouvez me "faire taire", mais d'après ce que j'ai constaté, si vous aviez jugé cela nécessaire nous ne serions pas en train de valser ensemble. J'ai vu et entendu beaucoup de choses ce soir, mais rien que j'irai répéter à des oreilles indiscrètes. Je vous demanderai simplement, si cela devenait nécessaire un jour, de vous souvenir de ma coopération ce soir et de la présente discussion."

Le morceau se termina en même temps que la tirade de Sersen, qui s'inclina pour déposer un baiser léger sur la main de sa cavalière, à qui il dit une dernière phrase dans leur langue partagée:

"Chère Mademoiselle, maintenant que nous avons des raisons de nous connaître mieux et que l'apriori que j'avais sur vous s'est dissipé, j'espère que vous me ferez l'honneur de fréquenter mon établissement de temps à autres. Au plaisir."

Rhabillé, couvert en vue du vol de nuit qu'il allait avoir à accomplir, Sersen monta dans son biplan bleu pétrole dont il venait de faire démarrer le moteur. Il décolla, prit un peu d'altitude, et commença son ascension dans le ciel étoilé. L'air était froid et humide, sans nuages. L'atmosphère était lourde.

*****


*****

À la faveur d'un rayon de lune, Sersen vit tout à coup une silhouette se détacher sur le fond uniforme du sol.

"J'aurais pu jurer que c'était Lotte dans les bras d'un homme. À cette altitude? Soit elle a subitement perfectionné ses grands jetés, soit il faut que j'arrête de boire de l'alcool."

Très fier se sa boutade adressée à lui-même, il rit à gorge déployée alors qu'il dépassait une grange et vira de bord, prenant la direction de l'Arche d'Édimbourg où il savait que l'attendaient son bar, son bureau et son piano.

"Pour une fois, je ne regrette pas d'être sorti."
Sersen
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Mer 2 Nov 2016 - 17:49


Qu'il parle maintenant
.....................ou se taise à jamais.
..........................Scénario

      Une chose est assurée, il est fort dommage de me voir ainsi muselé par la présence de la Vieille Sorcière. Car il est fort à parier que le journaliste qui nous fait face n'aurait pas fait long feu. Au lieu de cela, voilà que Fawn se retrouve obligée d'exercer sa colère de ses griffes. Rudement. Et finalement, son feu ne dure que peu, contrairement à celui de son assaillante. La justice existerait-elle réellement dans ce monde fou ?

      Eh bien, pas entièrement. Deux paires de bras viennent ainsi la saisir, la coupant dans son élan. Et si son feu est contenu, il n'en continue pas moins de brûler dans ses yeux. Dans ses mouvements tentant de la libérer de ses étraves. Pour autant, elle ne porte même pas un regard aux deux gorilles qui viennent de l'éloigner de sa cible. L'appel du sang est plus fort, aussi ne déloge-t-elle pas ses iris de celle-ci. Elle n'a pas finit de lui régler son compte. Il n'a pas suffisamment payé. Pour Amelia, mais également pour tous ses congénères.

      S'approche, finalement, le Cavalier Blanc. Refermant son caquet à un journaliste bien trop bavard. Avec la Potential Home en soutien, voilà qui pourrait la sauver d'un jugement faussé. Sa tête restera sur ses épaules, et c'est appréciable. Que ferait-je donc sans mon Alice ? Que les deux gardes libèrent enfin de leur étau. Pour autant, elle ne bouge plus. Quelque chose a sauté. Et lorsque la rage a tout consumer, il faut toujours quelques temps pour retrouver ses marques dans son propre corps. Ou d'une voix. Familière, si possible. Celle de Dastan, pour cette fois ci. Lui indiquant qu'elle devrait amener son amie dans un endroit plus calme, et suggérant sa chambre. Elle secoue la tête, comme pour finir de remettre ses idées en place et acquiesce à celle de son ancien professeur.

      ▬ Bonne id...

      Sa phrase reste en suspens sur ses lèvres alors que la dite amie lui attrape doucement les mains. Cependant, aussi délicate soit son intention, l'entendre prendre des nouvelles de sa santé alors qu'elle était clairement la plus à plaindre déclenche un rire jaune dans la gorge du chaton. D'autant plus qu'elle renchérit en lui rappelant tendrement qu'elle n'a nul besoin de tuer pour elle. Elle se ressaisit néanmoins assez rapidement, retrouvant le sérieux qui lui est davantage reconnu.

      ▬ J'ai pas fait ça pour toi, c'est juste sa voix qui m'énervait. Et j'en ai rien à foutre des règles, uh.

      Son ton est sombre, et le mensonge en teinte la moitié. Pourtant, Amelia connaît certainement suffisamment son amie pour savoir lire entre les lignes. Elle ne veut tout simplement pas être prise en défaut d'attachement. Et c'est ainsi qu'elle s'en défend. Bien idiotement, certes, mais que serait-elle sans son grain de folie ?

      La suite de son discours n'est pas pour l'arranger. Elle l'a remercie. Elle sait qu'elle peut compter sur elle, mais ça ira pour cette fois. Alors Fawn retire ses mains. Cependant, le Lieutenant est plus rapide et dépose un baiser sur sa joue. Et si elle aurait pu se détendre légèrement face à cet acte de tendresse, ce n'est clairement pas le moment. La mécanicienne profite donc de la suite de sa tirade pour se rappeler à l'ordre. Serrant ses mains, ses doigts sur les plaies ouvertes, elle appuie la ou ça fait mal. Littéralement. Son regard s'en durcit. Pourtant, elle ne part pas encore. Paradoxe humain, quand tu nous tiens. Elle devrait fuir, maintenant qu'elle n'est plus d'utilité par ses actes, mais lorsque Solaris lui annonce que cela lui ferait du bien de se retrouver au calme, elle en décide autrement. Ne prenant nullement en compte la moue de la mariée, mais ne cherchant plus la guerre. Pour le moment.

      ▬ Allons dans cette chambre. lâcha-t-elle du ton le plus neutre qu'elle le peut.

      Et peu de temps après leur arrivée dans celle-ci, une autre fuyarde les rejoint. Une Lexy se précipitant dans les bras de sa bien-aimée. Elle s'excuse de son abandon soudain et Amelia lui pardonne sans l'ombre d'une hésitation. C'était serait presque touchant. Si seulement.

      ▬ C'est assurément pas mes affaires, mais ça mérite explication, oui.

      Elle n'avait guère apprécié se retrouver seule en défenses, de manières aussi inopinée. Alors si elle n'exigeait pas qu'on lui livre un quelconque secret -comme elle ne livrerait pas les siens, elle l'ordonne pour Amelia. Et ses mains encore meurtries sont la preuve qu'elle ne rit point. D'ailleurs ne serait-il pas temps d'aller les soigner? Il serait dommage que cela s'infecte.
Cheshire
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Mer 2 Nov 2016 - 19:48


Hecate



    Une douleur foudroyante irradia dans la cuisse de la prodige. Une lame venait de se ficher dans sa chair fraîche. Un cri de souffrance jaillit de sa bouche, tandis que sa main relâchait sa prise sur la gorge de la jolie princesse. Hecate poussa un juron en essayant de reprendre le contrôle. Malheureusement le pas en arrière lui fit un mal de chien. Elle vit le corps de la mariée lui échapper alors qu'elle perdait l'équilibre et s'effondrait sur le sol. Une sueur glacée mouilla sa nuque. Elle puisa dans ses forces pour se relever ou plutôt essayer car une masse lourde lui tombait dessus.

    -Tiens salut Anderson.

    Les lèvres d'Hécate se retroussérent en un sourire sarcastique. Mais, le mouvement du poignard la fit déchanter très vite. Elle hurla de rage. Son rythme cardiaque augmenta brusquement. D'instinct la belle s'apprêtait à faire la métamorphe inverse étant beaucoup trop vulnérable sous forme humaine. Elle eu tout juste le temps de voir un bel ange vengeur trucider l'un des derniers hommes de Mrs Wang avant de sombrer dans l'inconscient.

    ***



    L’héritier de l’Empire Wang ne pouvait détacher ses yeux du cadavre décapité. Rien ne lui paraissait plus réel. Les sons lui parvenaient assourdis et déformés. Il était comme ivre... Il ne sentait pas la pression des autres corps autour de lui. Il était comme anesthésié. C’était comme si son être était déchiré en deux.

    L’homme en lui était soulagé. Mais le fils, l’enfant, ne pouvait s’empêcher de pleurer la mort de l’homme qui l’avait élevé. Une présence auprès de lui le força à émerger. Kim reprit pied dans la réalité. Il mit quelques secondes à remettre tout à sa place. Il reconnu l'odeur particulière du sang. Son regard passa, des cadavres amoncelé sur le sol, au regard fou d'un homme armé, puis au visage de l'homme qui était en train de lui parler.

    Est-ce que Lotte va bien ?

    Il se désintéressait de Perceval Rose pour chercher la danseuse du regard. Il remarqua vaguement la femme blonde postée à côté de l'immortel. Il pouvait sentir la présence de sa belle-mère dans son dos.

    Il faut le débiter.

    Enfin son regard capta le déplacement du trio dont faisait partie la mariée ensanglantée. Un discret soupire de soulagement souleva sa poitrine. Bien qu'il avait remarqué sa mère un peu plus loin, il l'évita du regard, elle. Aucune joie ne lui venait à l'idée de la savoir en vie. Il lui en voulait pour ce qu'elle venait de faire.

    Oui, je vais m'en occuper... Xin... Où est Xin ?


    *



    La veuve de Jao Wang avait les traits déformés par une haine sans limite. Sous sa peau de lait de dessinait lentement les lignes noir d’une rune ancestrale. La magie circulait dans ses veines. Ses yeux rouges étaient concentrés sur la femme blonde. La seule responsable du trou dans sa poitrine. Un filet d'énergie jaillissait des mains vengeresse de Xin.

    * Non ! *

    Xin mâchoire serrée scrutait son ennemie. Elle ne désirait qu'une chose... achever son existence de cette putain. La faire souffrir, de mille feux, pendant l'éternité. N'était-ce pas ce que Strega voulait elle aussi ? Liquider leur plus vieille adversaire ! Ce serait si facile. Sveda était en état de choc. Il suffisait d'une seule petite formule pour la réduire en miette. Personne ne serait assez rapide pour l'arrêter.

    * Tu aura ta vengeance. Mais pas tout de suite. L'odre a besoin de toi.*

    Le dernier agonisant poussa son ultime soupire. Mrs Wang contempla le champ de bataille indifférente. Elle fixa un instant le dos de Kim. L'idée de se venger sur lui lui traversa l'esprit. Si elle ne pouvait pas avoir la mère... Mais, de nouveau la voix présombtoire coupa court à son fantasme meurtrier.

    *Xin-Quan. Part maintenant. Viens chez moi. Tu y sera à l’abri.*

    Le flux lumineux s'arrêta. L'Asiatique réprima un grondement dans le fond de sa gorge. Après un dernier regard en direction du cadavre de feu son compagnon elle déclencha son don de téléportation. Un battement de cil et la splendide veuve du Samouraï n'était plus là.

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Mer 2 Nov 2016 - 19:58




Sveda accepta avec reconnaissance l’assistance de la jeune femme qui s’était approchée. La voix de cette dernière lui disait vaguement quelque chose, sans qu’elle ne sache d’où elle tenait cette impression. Encore en état de choc, après ce qu’elle venait de faire, Tohum avait du mal à reprendre ses esprits. Ses sens étaient brouillés par la peine et la fatigue. Elle esquissa un « merci » d’une voix éteinte, avant de la regarder s’éloigner. A peine la demoiselle se fut-elle éloignée qu'un autre haut de cœur força Sveda à se plier en deux. Elle devait se reprendre au plus vite. Nikolas était encore sur les lieux et avec un peu de chance elle pourrait l'atteindre.

Il ne fallut guère plus de quelques minutes avant que la cavalerie n’arrive de tous les côtés. Tohum tenta de faire bonne figure. Elle laissa les hommes se charger de surveiller le corps du Samouraï. C'était son fils que Sveda voulait retrouver à présent. Elle le retrouva à plusieurs mètres de là prés de Xin-Quan. Un frisson d'effroi la parcourue quand elle remarqua les cadavre qui jalonnait le périmètre autour d'eux. Le combat n'avait pas uniquement concerné les anciens amants. Une houle de remord assomma la rose du désert. Elle du faire un effort pour contrôler un autre flot de larmes.

Dans le soir, la rose reconnu la silhouette du chevalier Perceval. La nomade lui offrit un sourire las et sans joie. Ses yeux teintés de gris par l’épuisement et la culpabilité. Elle ne savait trop que lui dire. Mais heureusement Percy eu la parole pour deux. Une lueur de compassion transparu dans le regard de Sveda quand elle apprit que cet homme avait vécu un calvaire similaire. Elle songea qu'ils étaient bien souvent confrontés aux mêmes horribles dilemmes. Quelque soit le temps et le lieu la bataille était encore et toujours la même. N'était-ce pas ce qu'ils s'étaient dis quelques semaines auparavant ?

« Oui, je suis navrée Percy. J'ai fais ce qui semblait le moins prévisible. L'un de mes informateurs m'a appris que votre sœur et Strega... Enfin, je suis désolée d'avoir dû vous laisser en dehors. C'était à contre cœur croyez-moi. »

Sveda tendit la main pour presser le bras de l'Immortel. Une profonde confiance se lisait sur son visage. C'était à regret qu'elle avait agit en catimini. Mais, elle n'avait pu prendre aucun risque. Le bras se relâcha lentement le long du corps.

La prochaine bataille sera différente. Maintenant que Nikolas sait que je suis ici, nous allons devoir redoubler de ruse. La surprise ne fonctionnera plus. Si vous le voulez bien, cette fois, nous agirons ensemble. Et il faudra faire... »

Un vertige rattrapa la belle dans son élan. Elle dû arrêter de parler et failli tourner de l’œil. D'une main elle alla maintenir une pression contre sa blessure abdominale. La perte de sang devait probablement amenuise ses forces. Il lui fallait des soins. L'un des hommes de main du milliardaire Allemand venait dans leur direction.

Nous en reparlerons  dans trois jours ?

Un autre vertige la pris par surprise. Elle était pâle. Quelqu'un la rattrapa juste à temps. Sveda s'excusa. Elle voulu aller voir Kim mais les deux hommes l'amenaient en direction de l'hélicoptère qui venait d’atterrir dans le parc du château. Elle refoula sa peine et se concentra pour ne pas tomber. La confrontation avec la Sorcière elle aussi devrait attendre. Tohum parvint seulement à croiser le regard d'Alexander avant de monter dans l'appareil.
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"Le bonheur c'est mieux quand on le partage."


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Sam 5 Nov 2016 - 18:16
Je serrai mon frère contre moi lorsqu’il vint m’étreindre, souriant doucement.

"Merci Léon."

Je m’éclipsais ensuite pour emmener Jensen à l’intérieur et m’occuper de lui. D’un pas joyeux, j’entraînais le chimiste sur la piste de danse, avec un sourire aussi grand que mon désir de m’assurer qu’il ne dirait rien de ce qu’il venait de voir dehors. Il était d’ailleurs dommage que cela soit ma principale motivation, car la danse fut bien agréable, je devais l’admettre. Et je n’avais pas souvent l’occasion de parler danois, ce qui me rappelait inévitablement mes souvenirs d’enfance. Mais lorsque la sécurité de mon frère était en jeu, je n’avais guère de remords. C’est pourquoi, sous couvert d’un sourire charmant, je lui glissais qu’il serait dommage qu’il arrive malheur à sa personne ou à son établissement, si par hasard il venait à dévoiler ce à quoi il avait assisté par erreur.

Mais à ma surprise, il sembla plutôt bien prendre ces menaces. J’écoutais donc avec attention sa réponse, passant de l’étonnement à un sourire en coin, plus sincère et plus intéressé, quittant ainsi mon masque d’innocence et de fausse naïveté pour dévoiler une expression plus sérieuse et attentive.

"Eh bien, on ne croise pas souvent un vrai gentleman, du moins dans mon milieu. C’est tout à votre honneur. Dans ce cas, permettez-moi de me reprendre : pourriez-vous gardez ce que vous avez vu pour vous, s’il vous plaît ? Je m’en souviendrai, c’est une certitude." Mes pieds suivirent son rythme et ses mouvements précis avec légèreté, compensant ainsi la raideur dont mon partenaire faisait preuve. A la fin de la danse, je m’inclinais légèrement, le remerciant pour ces moments. "Je prends note, et je passerai certainement dans votre établissement pour continuer cette discussion. Vous pouvez en être assuré, Monsieur le coupeur de faufil."

Je lui envoyai un baiser du bout des doigts, quittant cet individu plus intriguée que je ne l’aurais pensé. Voilà qui méritait assurément que l’on se retrouve, à l’occasion. Pour l’heure, j’estimais qu’il m’avait dit la vérité, et choisis de ne plus me faire de souci à ce sujet concernant Léon. Je me dépêchais de retrouver ce dernier. On se répartit ensuite les différentes affaires qu’il avait ramenées, avant de nous rendre sur le champ de bataille, chacun à notre manière.

Ma priorité fut de neutraliser la femme qui menaçait mon ancienne amante, ce que je fis sans vraiment retenir mes coups. Je préférais toutefois éviter de la tuer, imaginant qu’Arkadia aurait sans doute envie de l’interroger par la suite. J’arquais simplement un sourcil en l’entendant prononcer mon nom, mais cela ne m’empêcha pas de la mettre K.O. Comment m’avait-elle reconnue ? M’avait-elle déjà croisée par le passé ? Sa tête ne me disait pourtant rien, quoique j’avais une étrange impression de déjà-vu à son sujet. Peut-être que la suite me donnerait des réponses, pour l’heure, je la laissais aux bons soins des autres agents. J’allais ensuite aide la femme qui venait visiblement de décapiter un homme, Jao Wang comme j’aurais le temps de l’apprendre.

Je la laissais ensuite pour retourner vers Percy, aux côtés de mon frère. L’état déplorable du costume de ce dernier attira mon attention, mais je préférais d’abord en venir au fait avec notre père. Il nous devait bien des explications, après tout. Mais la remarque de mon frère détourna momentanément mon attention, soudainement inquiète de l’entendre demander un médecin. Mais l’attitude rassurant de mon jumeau me força à remettre pour plus tard mon inquiétude, alors que Rose entamait sa –longue, très longue- réponse.

"Je suis ravie d’apprendre que vous êtes humain et failible." marmonnais-je, ironique. Au moins semblait-il avoir bien analysé notre situation, et semblait plutôt satisfait de notre travail, aussi, je repris une expression plus sérieuse et professionnelle. Je l’écoutais nous expliquer ce qui s’était passé ici, jetant de temps à autres un regard à mon frère. Apprendre que Feuerbach y était mêlé ne m’étonna qu’à moitié, mais la femme blonde m’intriguait tout de même davantage. "Merci pour les explications. Je dois admettre que vous avez raison : nous sommes non seulement une famille, mais des collègues. Aussi, si vous faites de votre mieux pour nous protéger ainsi que Lotte, j’en ferais de même. Vous pourrez compter sur moi, Monsieur. Je suis heureuse d’avoir pu vous aider, et je regarderai avec Ellen et Léon en rentrant."

Laissant ensuite notre paternel s’en aller pour continuer sa mission, je me tournais vers Léon et restais à ses côtés tandis que le médecin commençait ses soins. J’hésitais un instant à rester, sachant que cela voulait dire que mon frère ressentait la douleur. Mais d’un autre côté, c’était généralement ce qu’il attendait, et il ne semblait présentement pas s’en plaindre. Je glissais ma main dans la sienne, le fixant avec intensité.

"Je vais rester avec toi, si ça te va. Mais si la douleur te dérange trop, dis-le moi et je m’éloignerais." Je retrouvais un léger sourire. "Et on regardera pour te trouver un nouveau costume. Mais vu son état, j’aurais bien aimé voir ce que tu as fait de ces hommes."

Ce fut à ce moment que l’on put admirer notre père en pleine action, ce qui ne manqua pas de me faire sourire, et de m’impressionner, il était vrai. Au moins, on pouvait se douter de qui nous tenions cela. Du regard, j’essayais ensuite de voir où se trouvait Lotte. Il me semblait qu’un jeune homme était venu la récupérer. Mais, en dehors de son prince charmant, je ne doutais pas que la danseuse avait assez de personnes ici pour veiller sur elle. Et elle méritait certainement de se reposer. Notre rencontre devrait encore attendre, mais j’y comptais bien. En attendant, je passais le reste de la soirée aux côtés de mon frère, ce qui m’apaisa bien après ce mariage de folie.
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Mer 30 Nov 2016 - 10:09
Le calme. Amelia avait juste eu besoin d'un peu de calme, le temps de retrouver ses esprits, et de se recomposer une façade tranquille. Elle donnait l'impression qu'elle allait bien mieux, ce qui était tout un art. A l'intérieur, elle restait passablement bouleversée par l'événement, mais cela n'aurait rien changé que de l'exprimer maintenant. Elle ne voulait pas inquiéter ses proches plus que de raison, et puis elle avait bien dû apprendre à vivre avec cette part d'elle-même. La part qui se déchirait entre le doute et l'angoisse, sa fragilité intrinsèque contre laquelle elle luttait depuis toujours. Elle s'en voulait terriblement d'avoir réagi ainsi ; l'attaque de cet homme avait été inattendue, et elle avait su percer les défenses qu'elle avait consciencieusement appris à mettre en place ces derniers mois. C'était un programme qu'elle avait mis au point avec l'aide du docteur Weston et d'un traitement approprié, qui lui avaient petit à petit permis de reprendre le contrôle. Un contrôle qui restait néanmoins fragile, comme aujourd'hui l'avait prouvé. Et c'était bien là ce qui inquiétait le plus le lieutenant : que se passerait-il si elle s'effondrait ainsi sur le pont de l'aéronef qu'elle était supposée commander ? Elle n'osait imaginer ce que cela pourrait donner en situation de combat, là où elle aurait besoin de toutes ses facultés. Son médecin et la flotte l'avaient jugée apte à reprendre le service, mais ce qui venait de se passer faisait planer le doute.

Ce qui était certain, c'est qu'elle avait autour d'elle des personnes sur qui elle pouvait compter quoi qu'il arrive. Et qui lui permettait de s'ancrer à une réalité dans laquelle elle se sentait acceptée, peu importe ses problèmes. Leur soutien était ce qui lui permettait d'avancer, de se focaliser sur la force qu'elle avait à l'intérieur, et qui réagissait à tous ses proches qui lui permettaient de continuer à avancer. Elle espérait surtout qu'elle n'avait pas provoqué une scène trop importante au mariage de son amie ; elle irait s'excuser auprès de Lotte et Anna plus tard. Dans l'intervalle, elle avait pu compter sur Fawn et Alex. Et Lexy, bien sûr. Si sa compagne n'avait pas pu rester à ses côtés tout du long, c'était qu'elle avait une bonne raison. Mais Amelia devait avouer qu'elle était curieuse d'en savoir plus. Elle avait bien réalisé qu'il y avait une part de la vie d'Alexis qui lui restait dissimulée, et elle avait attendu qu'elle décide de lui en parler. Amelia avait elle-même mis du temps avant de se confier à la pilote concernant tous ses problèmes. Leur relation était bâtie sur une confiance qui leur accordait à chacune le temps non pas de faire confiance à l'autre, mais de se sentir prête à révéler ce qui leur était difficile.

Et puis il y avait Fawn, la plus vieille amie d'Amelia. Les deux femmes s'étaient rencontrées à la Potential Home lors de leurs études, et leur souci de l'excellence les avait rapidement rapprochées. Et depuis ce qui lui était arrivé, Fawn avait...changé. Le contraire aurait été impossible, c'était un fait. Amelia ne connaissait pas tous les détails, et elle ne pouvait qu'imaginer ce que son amie avait traversé. La mécanicienne était devenue réservée, furieuse, et donnait l'impression de ne plus se soucier de ce qui pouvait bien lui arriver. Pourtant, elle n'avait pas hésité un seul instant à défendre Amelia. Son amie était toujours là, malgré tout ce qu'elle avait traversé, et Amelia était bien décidée à tout faire pour lui apporter le soutien nécessaire. Fawn l'avait accompagnée jusqu'à la chambre, où elle avait monté la garde. Elle avait beau proclamer n'avoir agi que sur l'impulsion du moment, cela ne trompait pas Amelia ; elle savait pouvoir compter sur elle, et elle espérait que Fawn réalisait que c'était réciproque.

Enfin, Lexy finit par les rejoindre. Son inquiétude était palpable, et elle se sentait manifestement coupable d'avoir dû s'éclipser ainsi tout à l'heure. Amelia n'avait pas tardé à la rassurer, lui accordant le temps nécessaire pour qu'elle puisse enfin lui expliquer de quoi il s'agissait. Fawn se montrait moins compréhensive, mais c'était à prévoir. Elle était en colère contre le monde entier depuis son retour, et Amelia espérait pouvoir un jour l'aider à retrouver un peu de paix.

« Il es temps que nous parlions, oui. Chez nous. J'attendais juste...que tu décides que c'était le moment. »

« Je suis désolée, Amy. Et Fawn...peut-être que tu devrais nous rejoindre, si tu le veux bien. Ce que j'ai à dire pourrait t'intéresser. Je m'en veux d'avoir dû vous cacher ça toutes les deux, mais...il est temps. »

Elle effleura la joue d'Alexis avec tendresse, tout en réprimant sa curiosité pour le moment. Elle se sentait véritablement mieux, et il était temps pour Alexis et elle de rentrer. A l'extérieur de la chambre, elles purent découvrir Alex qui montait la garde. Une autre personne sur qui Amelia savait pouvoir compter, et qui lui rappelait à quel point elle avait de la chance.

« Alex ! Merci pour tout. Ça va aller, maintenant. » Caine le serra dans ses bras. « On se revoit aux portes ouvertes ? Je me réjouis d'y assister. »

Il était temps de rentrer. Elle espérait retrouver Lotte avant, mais elle était inconsciente du grabuge qui s'était déroulé à l'extérieur ; oui Alexis avait décidément beaucoup à lui raconter...
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Mar 3 Jan 2017 - 17:07
La violente douleur à son épaule gauche empêchait Zephyr de se concentrer correctement sur les dires de son père. Il fut toutefois touché des compliments qu'il lui fit sur ses « performances » et par le soutien qu'il leur offrait, sans condition aucune. N'était-ce pas là ce que faisaient les parents en règle générale ? Bien sûr il en allait de même pour Ellen, mais il avait pris le temps de la connaître alors que Perceval venait tout juste d'entrer dans sa vie. Se pourrait-il qu'il se sente aussi rapidement responsable de leur sécurité ? De leur bien-être ? Etait-il motivé par l'instinct paternel ou par la culpabilité de découvrir seulement maintenant qu'il avait deux autres enfants ? Toutes ces questions se bousculaient dans son esprit ralenti par les vagues de douleur mais aussi de plaisir, qu'il ressentait à l'instant. Le fait que sa soeur se trouve à ses côtés aurait du lui permettre d'y voir plus clair, mais il sentait à présent les conséquences de chaque coup qu'on lui avait porté et cela avait beau lui faire plaisir, son visage de plus en plus pâle ainsi que ses tremblements incontrôlés trahissaient son état physique. Il ne fut donc pas mécontent qu'un médecin soit appelé pour s'occuper de lui.

En attendant que ce dernier soit prêt à passer à l'action, Rose leur expliqua la situation qui se fit quelque peu plus claire aux yeux de Leon. Il ne comprenait pas tous les tenants et aboutissants et certains noms ne lui disaient absolument rien. Cependant il ne pouvait qu'admirer la perspicacité de son géniteur et la manière dont il avait géré une situation qui aurait pu devenir bien plus chaotique s'il n'avait pas fait intervenir Arkadia. Il avait toujours pensé qu'il tenait son efficacité de sa mère, il était heureux de constater que son père n'avait rien à lui envier ! Le sourire timide qui s'étirait sur ses traits s'élargit encore un peu plus lorsqu'une réunion de famille fut mentionnée. Ce n'était pas des paroles en l'air ! Leur père avait réellement l'intention d'apprendre à les connaître, de remplir la place qu'il avait laissée vide durant tant d'années. D'enfin faire partie de leur vie. S'était un cadeau au-delà de ses espérances et s'il l'avait pu, il l'aurait à nouveau enlacé. Mais le devoir l'appelait et c'est avec un pincement au coeur qu'il le regarda s'éloigner après lui avoir murmuré un merci et se laissa entraîner vers le médecin qui attendait à présent de pouvoir s'occuper de lui.

Il fut soulagé que Dahlia reste à ses côtés, pas seulement à cause de l'effet qu'elle avait sur sa perception de la douleur, mais plutôt pour le soutien qu'elle lui apportait. Il se débarrassa de son pansement improvisé et laissa le médecin constater les dégâts. Assis sur un muret, il serra la main de sa soeur avec douceur tandis que son autre poing se contractait si fort que les jointures avaient pris une couleur aussi pâles que son visage.


- Non, restes s'il te plaît. Il sourit à sa remarque mais d'un sourire crispé par les élancements qu'il sentait dans son épaule. Je crois que celui-ci est effectivement hors d'usage. Tout comme les hommes dont je me suis occupé. Il ne vaut mieux pas que tu saches ce qui leur est arrivé ceci-dit.

Il lui fit un clin d'oeil et posa un baiser sur sa main avant de se retourner pour constater que leur père n'avait rien perdu de son énergie. A nouveau, Zephyr fut empli d'admiration et il ne put s'empêcher une remarque à sa jumelle.

- Il se débrouille pas mal Papa en fait. Il ne lui manque plus qu'une ou deux lames pour être au top !

Il lui en parlerait sûrement un de ces jours, mais ils auraient bien d'autres sujets à aborder d'ici-là. Et pour le moment, le plus urgent était de sortir la balle qui, heureusement, ne s'était pas logée trop profondément dans sa chair. Le secouriste était tombé des nues lorsque Leon lui avait fait signe qu'il refusait l'anesthésie locale qu'il comptait lui faire. Mais devant son regard déterminé, il ne prit même pas la peine de lui faire changer d'avis et retira le projectile avec dextérité avant de recoudre la plaie. Une prescription de médicament et la promesse d'un suivi médical plus tard, l'artiste pu enfin s'isoler avec Dahlia, enfiler des vêtements propres et passer le reste de leur soirée à parler de leur incroyable et éreintante journée.
Zephyr
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Pouvoirs : Dissociation de molécules - Asymbolie à la douleur


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Mar 3 Jan 2017 - 21:54
Cela aurait pu être pire, voilà ce que disait Percy tandis qu'il reboutonnait nonchalamment son gilet. Un peu d'exercice ne faisait jamais de mal, et il était tout de même gratifiant de se dire qu'il était encore capable de rosser un manant lorsque l'occasion se présentait. Qu'on ne lui dise jamais qu'il était trop vieux pour aller sur le terrain ! Oui, cela aurait pu être pire... D'accord, il aurait préféré être tenu au courant des détails d'une telle opération avant son commencement, mais il avait su s'adapter, et c'était sans doute là-dessus qu'avait compté Catherine Kent. Et, dans une certaine mesure, Alexander Feuerbach. Quoi qu'il en soit, le directeur d'Arkadia comprenait pourquoi l'un et l'autre avaient agi ainsi, et puis il avait pu repérer les signes avants. Non, il n'était pas encore tout à fait rouillé. Ses équipes avaient réagi rapidement, sans faire de vagues inutiles, et le final avait été satisfaisant. Pas parfait -cela l'était rarement- mais diablement satisfaisant. Voir la tête de Jao Wang rouler sur le sol avait été des plus appréciables. Non pas que Percy fut homme à se réjouir de la violence, mais la fin de Wang signifiait la fin des souffrances pour bon nombre de personnes qui avaient été incapables de s'en défendre. C'était un pas de plus sur la route de l'ordre sur l'Arche, même s'il lui faudrait rester très vigilant pour faire face au chaos qu'un tel vide allait d'abord provoquer. Feuerbach allait sans aucun doute chercher à en profiter, tandis que la vieille Lampeduza n'allait sûrement pas tarder à exprimer son mécontentement. Qu'à cela ne tienne, il serait prêt pour s'opposer à elle, et il était ravi de la voir avec un allié en moi. Deux même, en comptant la métamorphe qui avait été mise hors combat et que les hommes de l'allemand récupéraient. Percy n'aurait pas été contre s'en charger, mais il était sur le terrain d'Alexander, et il voulait bien lui concéder ce petit avantage. Du moment qu'on le laissait s'assure de la disparition définitive de Wang. On lui donna son accord à ce sujet, et ses traits s'adoucir face à Kim Wang. Il n'était pas étranger à ce genre de drame : un parent qui volait la vie de l'autre aux yeux d'un enfant... Aussi attendit-il que Kim s'en aille avant de continuer. Il comprenait aussi Caherine Kent, et savait sans doute mieux que quiconque ce que pouvait compter un tel acte.

« Vous avez tout mon soutien, mademoiselle Kent. Nous reparlerons de la suite plus tard, et...pour ce que ça vaut, vous avez fait ce qu'il fallait. Cela ne rend pas la chose plus facile, mais...C'est ainsi que nous sommes. » Il lui serra brièvement le bras dans un geste de compassion sincère, avant de se retourner vers ses agents. Ace était partie rejoindre le lieutenant Caine, tandis que Resolve et Roan géraient les équipes. Il s'assura que son fils -diable, voilà qu'il en avait véritablement deux, maintenant!- était bien pris en charge par un médecin d'Arkadia, avant d'ordonner à une agent d'approcher.

« Torche, vous savez ce que vous avez à faire. »

La femme aux cheveux roux hocha la tête. Elle était vêtue d'une combinaison isotherme spécialement conçue par Arkadia pour contrôler son don. Elle était en effet incapable de contact avec qui que ce soit, sa peau calcinant tout ce qu'elle touchait. Au moins, la tenue lui permettait-elle d'interagir avec autrui sans risque, et aussi de canaliser l'énergie dévorante qui menaçait de la détruire. Perceval ne désespérait pas de l'aider encore plus un jour, pour lui permettre d'avoir la vie la plus normale que possible. Le Percy qu'il était devenu aujourd'hui se souciait sincèrement de chacun de ses agents, qu'il voyait comme des partenaires et non comme des pions. Deux autres agents tirèrent les restes de Jao Wang à l'écart du public, où Torche fit son office : ses flammes intenses détruisirent les chairs et les os, allant jusqu'à détruire le moindre atome de celui qui avait été l'un des plus terribles seigneurs du crime de l'Arche. De Wang, il ne resterait plus que le nom.

« Dahlia, Léon... » Il était retourné auprès des jumeaux. « Merci de votre aide, sincèrement. Et pour ce que ça vaut...je suis heureux de faire enfin votre connaissance, même si ce n'est que maintenant. J'espère... j'espère que nous aurons l'occasion d'apprendre à nous connaître. Si vous le voulez bien. Il faudra voir ça avec Ellen, mais...oui, ce serait bien que nous puissions tous nous revoir. » un peu gauchement, il tapota l'épaule indemne de son fils, avant de tendre discrètement son pistolet à sa fille : « Il est clean comme jamais, on a ce qu'il faut pour ça à Arkadia. Merci de votre confiance, j'imagine bien que ça ne doit pas être évident. Je ferai de mon mieux pour être à la hauteur. »

Puis il les regarda s'éloigner, Miranda à côté de lui. La présence silencieuse de son bras droit le rassurait, de même que le soutien muet et mais indéfectible qu'elle lui témoignait. Tout d'abord, Matthew qui revenait dans sa vie, et maintenant, il avait des jumeaux. Il réalisait à quel point tout ceci était délicat, et qu'il ne tenait qu'à lui de faire pour que les choses se passent au mieux. Quelque part, la vie lui donnait enfin une chance d'être ce qu'il n'avait pas su incarner : un père.

« Et bien, un sacré mariage, vous ne trouvez pas, Miranda ? »

« Pas pire que celui en Grèce, monsieur. »

« Ah oui, la mission sur l'archipel grec, avec ce groupe de musique horripilant ! Quel dommage qu'on n'ait jamais repêché leurs corps... »

« Et pour la suite ? »

« La duchesse devient notre priorité numéro un. Et Feuerbach est à surveiller ; le gamin a de la ressource, mais je ne lui ferai jamais confiance pour autant... Miss Hoffmeister ? »


« Je vais aller me renseigner. »


« Ne vous inquiétez pas, je suis sûr qu'elle va bien. »


« Nous avions promis de la protéger. »

« Et nous continuerons. Allez-y, ne perdons pas de temps. »

« Bien. » Puis la blonde poussa un bref soupir, tandis qu'elle contemplait tristement la pièce montée, renversée pendant le grabuge : « Je n'aurai même pas eu l'occasion de goûter le gâteau... »

Oui, tout bien considéré, cela aurait pu être pire...
Percy
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Thème: Everybody Wants To Rule The World - Lorde




"Chaos is found in greatest abundance wherever order is being sought. It always defeats order, because it is better organized." Terry Pratchett
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