[CLOS] Qu'il parle maintenant ou se taise à jamais ! [Scénario]

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Mer 24 Aoû 2016 - 23:43


Qu'il parle maintenant ou se taise à jamais !
Le bonheur. C'est bien une des constantes dans toutes les cérémonies unissant l'Amour. Et apparemment les mariages occidentaux y font pas défaut. Je sens déjà que l'effet madeleine sera assez... tsunamesque. Mais l'heure est pas encore venue. Plus que quelques minutes certes mais en attendant, on salue la compagnie. Les Richards en l’occurrence. Claire salue Saoirse et la complimente sur sa tenue. A défaut de pouvoir l’entendre, le Chaton lit sur ses lèvres. Et son sourire se fait grand quand elle comprend qu’elle est jolie. Elle se permet une génuflexion pour marquer le coup. Je ris. Elle est pleine d’humour cette petite !

Et une cloche sonne. Déjà.

La cérémonie va pas tarder à commencer. Encore quelques minutes seulement. Le bon moment pour qu’Alex me suggère d’aller nous dégoter une bonne place pour peindre. Parce que ce serait vraiment dommage d’avoir un mauvais angle pour immortaliser l’instant ! Je hoche donc la tête et on part en quête d’un bon spot. Pas trop près pour pas gêner les proches, mais pas trop loin pour ne pas peindre qu’un dos. On finit par trouver un compromis entre tout ça. L’endroit parfait. On s’installe, moi avec mes aquarelles, Darkstan avec les paquets de mouchoirs. Ce sera mon distributeur personnel pour la cérémonie, et il risque d’avoir du boulot… Je suis légèrement émotive parfois. Juste un peu. Mais les émotions c’est cool, surtout quand elles sont portées par la joie ! D’ailleurs, Alex semble heureux de m’accompagner pour la journée. Je lui souris. Je suis aussi contente qu’il soit là.

▬ Le plaisir est pour moi, j’aime ta compagnie ! je lui lance, sans réaliser que mes paroles pourraient recouvrir d’autres sens. Maintenant prépare-toi à voir un spectacle assez drôle : je vais me transformer en gargouille-fontaine !

Et je mens pas. Ca a beau être la joie qui va faire jaillir les larmes, j’en aurai pas moins l’air monstrueux, avec les yeux gonflés et tout le toutti. Ca a qu’à pas être aussi touchant, d’abord ! Pis c’est pas comme si je m’en fichais de savoir si j’ai l’air d’une citrouille au mois de décembre dans ce genre de truc, hein. Je préfère vivre l’instant, plutôt que de me soucier de ce qu’on dira de moi. Ce qui est une des raisons pour lesquelles j’ai jamais participé à ce genre de mariage. Si on oublie le fait, bien sûr, que j’étais pas sensé exister, à l’époque. Y en avait que pour l’asperge, alors qu’ils m’ont quand même cherchée, en le foutant sous l’orage le pauvre potiot.

Bref, le mariage commence. Saoirse ouvre la marche avec ses petites fleurs et les mariées sont pas encore débarquées que ce qui devait arriver arriva. Je verse les premières larmes, submergée par les émotions de la masse ; alors que c’est pas moi l’empathe. J’ose même pas imaginer ce qu’auraient ressentis Caloup et Cas s’ils s’étaient retrouvés par là. En tous cas, Alex dégaine les mouchoirs à une vitesse impressionnante. Le John Wayne des Kleenex, et pour le coup ça me sauve assez la mise ! Grâce à ses réflexes de ninja j’arrive finalement à peindre, entre deux flots de larmes tant je trouve le discours chou.

A son terme, j’ai tout ce qu’il me faut. J’ai réussi à pas abimer l’aquarelle avec de grosses gouttes et je suis plutôt satisfaite du résultat. Mes émotions, au moins, se retrouvent toujours dans mes peintures et les dernières ont été plutôt belles. Contrairement à mon visage. Ce qui me fait assez rire. Je montre le rendu à Dastan, avec un petit clin d’œil, pour le remercier de son aide fort utile, les yeux piquants encore assez.

On finit par sortir pour attendre les mariées dehors et notre chemin croise à nouveau celui des Richards. Evidemment, le petit chat se précipite dans leur direction. D’abord pour parler à Lewis, ensuite pour rejoindre ses coupains. Elle a cette famille en amour. C’est rare qu’elle puisse être complètement naturelle. Parfois, ça fait du bien d’être parfaitement comprise sans avoir à faire d’efforts ! Je lance un regard vers l’endroit où ils se rendent et l’endroit où ils se rendent à de quoi attirer mon attention. Des… des…

Des glaces ! Des glaces, gratuite ! Hiii, décidemment, j’aime ce mariage !

Je suis interrompue quelques secondes dans mon analyse de cette information cruciale par un homme qu’alpague Dastan. Le temps d’une tirade à laquelle je comprends absolument rien. Un peu surprise, le temps quelques seconde, la machine se remet en marche. Je finis par lancer un regard à Alex. Un de ceux qui veulent tout dire et je fonce à la suite des enfants. Crèmes glacées, me voilà !

Mais j’ai même pas encore atteint le Graal, que je me fais devancée par l’homme de tout à l’heure. Toujours aussi étrange, pour vouloir des glaces pareilles ! Enfin soit, chacun ses gouts, ça laissera plus de sucrées pour les autres. Et pour moi. Le museau contre la vitre pour observer les différents parfums à portée de cuillère, je le relève sur le marchand qui me demande ce qui me ferait plaisir. C’est là que je me dis qu’y a un truc qui cloche. Comment ça pourrait déjà être à mon tour alors que les jumeaux et Saoirse se sont pressés avant moi. J’observe donc autour de moi et je vois la queue de petits et de grands. Les suivants étaient bien la petite troupe.

▬ Euh…Je crois que c’était plutôt à eux, en fait ! que je fais, en désignant les petits bouts, avant de me baisser pour m’excuser d’avoir failli les doubler.

Finalement, élevez comme ils l’ont été, ils insistent pour que je prenne ma glace d’abord. Parce qu’ils savent que j’ai un léger faible pour ses petites choses. Très léger. Des amours ces gosses ! Je prends donc pastèque et marshmallow pour moi, mais je reste pour les aider à commander plus facilement. Echanges de bons procédés, comme on dit ; même si avec ma taille, j’aide qu’à moitié. Mais au moins, je peux les porter pour une meilleure vue d’ensemble des gouts qui s’offrent à eux. Ce serait dommage qu’ils loupent un truc qui pourrait éduquer leurs jeunes palais à l’amour du sucre. Après tout, ça me réussit bien, non ?
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Jeu 25 Aoû 2016 - 21:11
Tandis que l’artiste préparait son matériel, je m’occupais des paquets de mouchoirs. Mieux valait pleurer de joie que de tristesse, mais je m’étonnais tout de même du nombre important de mouchoirs prévus pour l’occasion. Enfin bon, ce n’était pas important finalement. Je profitais du moment pour dire à la jeune femme à quel point j’étais heureux d’être en sa compagnie, et sa réponse franche ne manqua pas de me faire détourner le regard, légèrement gêné mais aussi étrangement heureux. Heureusement, le début de la cérémonie me permit de me concentrer sur autre chose, et entre autre mon rôle de distributeur de mouchoir.

Car effectivement, comme elle m’avait prévu, Charlie se mit à pleurer à chaude larme dès le début du mariage. Un peu pris au dépourvu au début, je m’assurais de lui tendre des mouchoirs propres régulièrement, m’occupant ensuite de la débarrasser des usagers. Je finis par prendre la main, et, tout comme Charlie parvenait également à peindre, je suivis la cérémonie en même temps. Je n’étais clairement pas habitué aux mariages, et ne connaissais en outre pas les deux mariées, mais il y avait toujours quelque chose d’émouvant dans ce genre d’événements, et ce n’était pas l’exception à la règle. Je suivis donc le tout d’un regard extérieur, écoutant attentivement les discours du maître de cérémonie ainsi que des intervenants.

La fin arriva finalement, je portais finalement mon attention sur l’aquarelle terminée et félicitais l’artiste avec un grand sourire, tout en séchant les dernières larmes avec un mouchoir. Les mariées semblaient respirer le bonheur, mais c’était également mon cas.

Après nous être rendus en direction de la réception, nous croisâmes Lewis et sa femme, cette dernière profita de l’occasion pour appeler un photographe et immortaliser ce moment. J’aidais Saoirse à ajuster sa tenue, lui faisant signe qu’elle était parfaite, avant de prendre place à côté de Charlie pour faire face à l’objectif, un visage serein. Les clichés pris, je remerciais Claire pour cette initiative.

"C’est aussi une surprise de vous voir ici." répondis-je avec un sourire à Lewis. "En fait, c’est Charlie qui connaît l’une des mariées, je suis venu en accompagnateur. Et vous ? Ce sont des connaissances à vous ?"

L’autre surprise de la journée fut l’arrivée de Sersen. Décidément, ces demoiselles avaient invité un certain nombre de mes connaissances, il faudrait tout de même que j’essaie de les connaître davantage elles. Même si j’avais bien conscience que, le jour de leur mariage, cela allait peut être compliqué.

"Bonjour Søren. Qu’est-ce qu’il…" Mais le regard du chimiste interrompit ma phrase, et l’homme se mit alors à tirer sur ma cravate pour resserrer le nœud. A moitié étranglé, je parvins cependant à garder un sourire un peu surpris. "Ah euh, merci… Non, je n’avais pas remarqué… Du Baudelaire ?" Je faisais de mon mieux pour suivre la pensée de mon ami. Heureusement, lorsque je compris qu’il voulait qu’on aille jeter un coup d’œil à son moteur après, je me sentis reprendre un peu contenance. J’acquiesçai doucement de la tête, et répondis avec un sourire : "Bien sûr, on ira regarder ça après." Mon sourire disparut cependant lorsqu’il termina son discours, et mon teint devint légèrement pivoine, mon regard passant de Charlie à Sersen. "Ah mais je ne touche personne ! Enfin pas de cette manière…"

Mais l’homme était déjà reparti. J’inspirais profondément pour me calmer. Pourquoi je montais tout de suite sur mes grands chevaux ? Je reposais mon regard sur Charlie, et vis que cette dernière semblait particulièrement intéressée par le stand de glaces. Retrouvant un léger sourire, je lui fis un signe de tête, l’observant se diriger avec joie vers ce qui devait faire son plus parfait bonheur maintenant. Et le mien.

L’espace d’un instant, je me rappelais ce que Gear m’avait dit, avant que nous ne partions pour ce mariage. Je l’avais chargé de quelques tâches pour la PH en notre absence, et en échange, je devais lui céder ma chambre pour les nuits où j’étais loin. Je n’avais pas vraiment envie d’en apprendre plus, et savais qu’il valait mieux céder. Puis, avant de nous quitter, son regard malicieux s’était fait plus doux et il m’avait ébouriffé les cheveux avant de tapoter ma poitrine à l’endroit où se trouvait mon cœur.

"Tu n’as plus d’excuses, maintenant. Sois un peu sincère envers toi-même et arrête de réfléchir Ne laisse pas le petit Koala s’en aller."

Il avait peut-être raison… Je devrais essayer de me laisser aller plus, et de suivre davantage mes émotions. Après les avoir étouffées pendant de longues années, je n’étais pas encore certain de savoir comment agir, mais je devais sans doute arrêter de me prendre la tête.

Cependant, mon regard tomba à nouveau sur Sersen, dont le comportement semblait pour le moins… étrange. Il remarqua que je l’observais, et m’adressa un clin d’œil, puis un autre. Au bout du troisième, je détournais le regard, à la fois gêné de l’avoir fixé ainsi et dubitatif vis-à-vis de son attitude. Comme cela arrivait parfois avec lui, même si cela ne m’empêchait nullement de l’apprécie et d’avoir de passionnantes discutions avec lui. Plus discrètement, je l’observais du coin de l’œil continuer son manège, et tourner autour d’un jeune homme qui accompagnait, me semblait-il, l’une des demoiselles d’honneur. Je me figeais littéralement en voyant mon ami se baisser pour ramasser sa cuiller, avant d’attraper la veste du garçon pour sectionner un fil de son costume. Surpris et perplexe, je le regardais me lever le pouce, et je l’imitais, un peu hésitant et pas certain de ce que je faisais. Son pointillisme sur certains points et son ingéniosité faisaient également partie de ses charmes, mais j’espérais qu’il n’aurait pas d’ennuis pour ce sauvetage pour le moins… original.

Je me rapprochais néanmoins du stand de glaces, au cas où et pour retrouver Charlie. Elle aidait les enfants à choisir, et je fis de même, les portant pour qu’ils puissent mieux voir les parfums et pour qu’ils attrapent leur glace. Lorsque tout le monde fut servi, je pris à mon tour une commande, puisque j’y étais. L’instant d’après, je me retrouvais avec une glace chocolat noir, observant ma partenaire dévorer la sienne.

"Il faudrait tout de même que l’on aille saluer les mariées, et que tu me les présentes. Elles ont l’air très sympa." Prenant mon courage à deux mains, je lui demandais, rougissant légèrement : "Euh Charlie, est-ce que… En fait, j’ai quelque chose à te demander… à te dire… enfin, les deux…"

Je ne savais pas où commencer, mais peut-être que, comme par miracle, je trouverais les mots pour exprimer clairement ce que je voulais. Et ce que je ressentais.
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Ven 26 Aoû 2016 - 1:01


Qu'il parle maintenant
.....................ou se taise à jamais.
..........................Scénario

      Un défi, Fawn ne résiste jamais à un défi. Et quel étrange défi ! Qui donc inviterait une âme à être l'un des témoins d'honneur de son mariage pour pareille raison ? Certes, l'amusement est souvent de mise avec ces deux-là, mais tout de même, cela pourrait soulever quelques questions. Ou quelques roches cachant l’agitation de quelques anguilles.

      En tous les cas, la voilà livrée aux bras d'une future-mariée bien frivole. Qui plus est le jour de son mariage. En voilà donc de bien vilaines manières, Fawn ; mais pour ce genre de jeu, il faut être deux. Et la promise ne semble pas plus frileuse que cela, à voir les agrafes de son soutien-gorge céder sous les griffes du Chat noir.

      Pour autant, la partie doit s’arrête soudainement lorsque Fawn se détache enfin. Non pas qu’elle se dégonfle, mais elle s’en voudrait de lui faire rater la cérémonie. La culpabilité, ça la connait. Ou non. Peut-être souhaite-t-elle simplement la laisser en plan. C’est tellement plus amusant, ainsi. Se redressant sur ses pattes sans lui laisser d’autres choix, elle se saisit de sa robe pour l’enfiler de nouveau, un sourire félin sur le visage.

      ▬ Il serait dommage que tu rates ton propre mariage, n’est-il pas ? lance-t-elle, avec une désinvolture à faire pâlir un calamar.

      Et le timing semble parfait puisqu’elle n’a de temps que pour atteindre la porte, lui envoyer un baiser et filer à l’Anglaise alors qu’un estropié entre dans la chambre. Une ombre lui aurait-elle soufflé ? Mystère. Et si elle se serait bien arrêtée pour le saluer d’un sourire le nouvel arrivant, elle a mieux à faire. Après tout, on ne joue pas avec Nikiya sans laisser échapper une mèche ou deux.

      Remettre les choses à leurs places n’est pas si complexe, puisqu’elle s’est contenté de relever un côté de sa chevelure. Difficile pourtant de remonter le zip d’une robe si compliquée seule. …Misère ! Jamais elle n’aurait dû laisser la mariée choisir. Avec une mousseline aussi fine, elle peut bien se tordre dans tous les sens, rien n’y fait. Elle va devoir demander un coup de main ; joie.

      Arrivée dans la grande salle, elle cherche du regard une bonne âme pour l’aider à résoudre son problème vestimentaire. Si possible une autre demoiselle d’honneur qui saurait comprendre son désarroi. Cependant c’est sur tout autre chose que ses yeux se posent. Un visage peu familier mais pas moins connu. Un certain Zephyr, si elle ne se fourvoie pas. Un aspirant. Un membre de la XIII. Ici. Elle n’est pourtant pas au courant d’une quelconque mission en ce lieu. Suspicieuse, elle s’approche pour tirer les choses au clair. Un vif coup d’œil à sa montre lui indique cependant que le premier échange devra être court. Ce sera suffisant, si un simple message est à transmettre.

      S’approchant à grandes enjambées, elle lui lance un sourire des plus éclatants.

      ▬ Bonjour ! Excusez-moi de vous déranger, est-ce que je pourrais vous demander un peu d’aide, je n’arrive pas à remonter ma fermeture. Ses yeux se faisant de biche au fur et à mesure de sa phrase.

      Lui tournant alors le dos, sans réellement lui donner le temps de répondre, elle dégage sa nuque pour lui montrer le nœud du problème. Qui fut rapidement résolu, après quelques secondes d’hésitation et du rouge aux joues. C’est mignon. Pas de message, cependant. Elle le retrouvera plus tard, car la cloche sonne. Elle est attendue; mais n’en oublie pas ses manières pourtant et le remercie. De paroles et d’un baiser sur la joue. Simplement car elle sent que cela serait amusant.

      La cérémonie est touchante. Respire l’ironie, certes, mais touchante tout de même. Comme si le Maitre de Cérémonie ignore les réels sentiments qui unissent les deux promises. Et pourtant, même en sachant qu’une des deux joue bien trop pour être pleinement dans son mariage, ses mots paraissent vrais. Comme s’il les destinait à quelqu’un d’autre, si du moins il était dans la confidence. Le monde est si compliqué. Les humains, surtout. C’est accablant.

      Son esprit de nouveau concentré sur la présence d’un membre de la rébellion sur les lieux, c’est distraite qu’elle se prête au jeu des photographies. Pour quelqu’un qui n’a de patience pour rien, l’exercice s’avère compliqué. Pour autant, elle offre un beau sourire. Et ne peut s’empêcher de remarquer le contact entre Nikiya et l’une des autres demoiselles d’honneur. Décidemment, les a-t-elle choisit sur ce critère ? Irrécupérable. Elle a une rire.

      Une fois parvenue aux jardins, c’est plus après l’aspirant que les mariées qu’elle se met en chasse. Ne l’a-t-il pas reconnue ou n’est-il tout simplement pas là pour ça ? La question pourrait paraitre légitime après tout. Le monde est petit et nous y sommes tous fous. Si fou que Fawn ne prend pas même la peine de réellement observer la débandade de mets et de boissons à disposition. Ni même la beauté des lieux. Ou ses boss dans le coin. Car tant qu’elle n’aura pas eu le fin mot de son histoire, celle-ci la taraudera.

      Pourtant, lorsqu’on essaye de fuir la réalité. Soit on tombe dans le terrier du lapin, soit celle-ci nous rattrape. C’est la deuxième option, à ce point-ci. Son nom, prononcé par une voix bien trop connue. L’idée lui vient un instant de tenter d’ignorer l’appel mais elle connait la persistance de son amie. Ce serait une mauvaise idée. Ou une bonne, s’il s’agit d’attirer l’attention sur elle. Alors elle prend le temps de profiter un peu. Si elle doit être prévenue de quelque chose, après tout, le petit saura la trouver.

      ▬ Amy ? Qu’est-ce que tu fous là ? elle commence, surprise. T’es venue pour tenter d’attraper le bouquet, avoue!

      Après tout, elle est venue accompagnée de Lexi, elle peut bien l’embêter un peu. Ce n’est pas comme si la présence de celle-ci à ses coté l’en avait jamais empêché. Et n’allez pas croire qu’elle n’apprécie pas ce petit couple. C’est tout à fait le contraire. Et c’est bien pour cela qu’elle se le permet sans attaque.
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Sam 27 Aoû 2016 - 19:17
L'étoile radieuse avait volé au secours du bel apollon. Elle avait craint que, sans son intervention, la situation ne prenne un tour fâcheux. La ballerine n'avait pas été très surprise d'observer ce rapprochement un peu cavalier de la part de son ami et chorégraphe. D'une part, parce que celui-ci avait toujours montré un attrait certain pour les belles choses – d'autant plus lorsqu'elle était musclée et fringante -, de l'autre, parce que sa curiosité s'était forcément trouvée piquée par ce garçon qui avait capté l'attention de son étoile au point qu'elle le prenne sous son aile. Mais dissuadé par la danseuse française, le créateur avait pris ses distances, se promettant silencieusement d'en apprendre plus sur le bellâtre, plus tard dans la soirée, tout en le regardant s'éloigner avec envie.

Du reste, Nikiya avait sourit avec attendrissement aux paroles bienveillantes du jeune historien cependant, avant de pouvoir répondre quoi que ce soit ni même de manifester sa surprise, Kevin s'était éclipsé ne laissant sur son front que le souvenir d'un baiser furtif. A la fois amusée et impressionnée par ce geste qui traduisait tous les progrès réalisés par le prodige, son regard, pensif avait balayé la foule pour tenter d'y apercevoir l’athlète, en vain. Au lieu de cela, elle avait croisé les prunelles sombres d'Alexander, dont la lueur caractéristique laissait entrevoir cette satisfaction discrète qu'elle était la seule à pouvoir saisir. Leurs regards s'étaient accrochés pour une seconde avant que chacun ne soit appelé ailleurs.

Lotte avait profité de cette seconde de répit où personne n'accaparait son attention pour aviser un serveur qui lui offrit une coupe de champagne. Mais en cette journée particulière, elle ne pouvait aspirer à trop de répit. En parlant de répit, son regard semblait ne jamais vraiment pouvoir totalement se détacher de la silhouette délicate de son ancienne amante et son œil se trouvait constamment happé par cette agréable vision. Sans le vouloir, elle suivait sa progression. Elle se remémorait maintenant le discours touchant que la belle avait préparé pour la cérémonie et s'en voulant de ne pas l'avoir remercié, plus tôt, d'avoir eu ces quelques mots si chaleureux.

A ce moment, Anna lui toucha doucement le bras pour la ramener avec douceur à la réalité. Surprenant ses œillades vers Dahlia, la seconde épousée avait doucement glissé sa main dans celle de sa femme et, l'air de rien, lui avait fait part de son plaisir à rencontrer, enfin, l'artiste aux multiples facettes. Néanmoins, les mots d'Anna s'étaient perdus dans l'esprit divagant de la française qui avait imperceptiblement froncé les sourcils. Perplexe, elle avait suivit du regard l'intervention d'une femme – dont la mine contrariée contrastait avec la bonne humeur et la légèreté générale - auprès de Perceval Rose, intervention qui avait attirée l'attention de Persona et de son frère.

Lotte aurait voulu pouvoir suivre à distance l'échange qui avait lieu entre cet étrange quatuor mais ce fut le moment qu'avait choisi Xin pour venir féliciter les mariées, tirant définitivement la ballerine de ses réflexions. Derrière ses attitudes neutres de beauté asiatique, la femme de Jao laissait entrevoir aux deux princesses du jour un réel bonheur partagé. La chinoise en avait profité pour s'excuser au nom de son beau fils qui s'était fait remarqué pendant les engagements. Si Anna avait assurée avec politesse que ce n'était rien, Nikiya s'étonnait intérieurement de n'avoir rien saisi de cette perturbation au final sans conséquence. Pourtant, à cette mention, son cœur s'était très légèrement contracté et ses yeux s'étaient, en réponse, instinctivement posés sur Wang père comme si elle eut peur qu'il ne puisse saisir le vacillement de son être. L'homme était clairement posté en retrait, dans une attitude froide et distante. Nikiya se rappelait de leur dernière rencontre, échange aussi bref qu'éprouvant pour la jeune femme qui en gardait un souvenir désagréable. Mais voilà que le patriarche devait se montrer satisfait, puisqu'elle s'était liée à une autre, il n'avait plus rien à craindre pour son précieux fils.

Lotte n'avait eu le temps que de saisir une nouvelle coupe de champagne, que c'était au tour de la belle Amelia de venir la saluer. Le sourire de l'étoile s'était instinctivement fait plus sincère. Elle était heureuse de voir la militaire, en ce lieu, en ce jour. A son bras se trouvait une beauté presque sauvage, qu'elle devina sans se tromper être Lexy. Les deux amies présentèrent leur moitié respective et se fut comme une bouffée d'air frais pour Nikiya. Amelia aussi, apparaissait resplendissante et plutôt à l'aise malgré la foule. La jeune mariée se doutait que la présence d'Alexis devait jouer dans l'équation de son bonheur. Puis, la lieutenant sembla reconnaître Fawn et notre protagoniste s'étonna de voir que ces deux caractères si différents semblaient se connaître et s'apprécier. A vrai dire, elle ne connaissait pas vraiment la petite peste provocatrice – mais également terriblement attirante – à qui elle avait offert, par simple défi, une place de demoiselle d'honneur, c'était donc avec une certaine curiosité qu'elle les observa échanger. Pourtant, le sourire sur les lèvres de la ballerine se terni pour une seconde et Lotte s'excusa auprès de sa femme et de ses amies.

La danseuse s'était éclipser en direction du château où elle avait reprit son souffle. Un éclair était passé devant ses yeux et un vertige avait pesé sur son front. S'adossant à une colonnade de pierre, elle avait fermé un instant les yeux. Dans le silence de la vieille bâtisse, elle fut surprise par Kim qui était venu la trouver. D'une moue, elle l'avait écouté exprimer son désaccord contre cette alliance qui était, de toute façon officialisée. Elle lui en voulu de ne pas chercher à comprendre mais n'avait pas la force de relancer un débat déjà évoqué. Le prodige avait tout de même finit pas l'enlacer et hésitante, elle avait collé son corps frêle contre le siens avant de glisser ses mains autour de son torse rassurant. Une fois son présent donné, Lotte l'avait observé s'éloigner jusqu'à ce qu'il disparaisse totalement.
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Et v’la que je te fous la main sur le sein!
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Dim 28 Aoû 2016 - 23:59
Les deux belles épousées se prêtaient au jeu des salutations avec une facilité presque désinvolte, répondant aux compliments et aux félicitations avec des sourires radieux et des remerciements en apparence sincères.
Si une partie de l'attention de l'homme d'affaire était venue se porter sur Kevin Scoltly, Alexander n’en demeurait pas moins extrêmement attentif à ce qui continuait de se dérouler non loin, au coin de son champ de vision.

Gardant un œil sur Rose et les Lampeduza tandis que le jeune homme venait le saluer et lui transmettre son avis sur la cérémonie, le génie n’avait rien perdu de l’échange, certes courtois mais bref, entre les deux parties – pour le moment - les plus intéressantes de l'Arche. Le directeur d'Arkadia s'était trouvé distrait par l'intervention d'une femme qui ne lui était pas inconnu mais qu'il associait à l’intrigante Dahlia Anderson. Ce rapprochement dressa chez le génie une liste de probabilités et d'hypothèses nouvelles.
L'allemand avait écouté son jeune assistant avec une mine impassible, répondant à ses politesses sans trop d’effusions, il était venu fixer son regard de jais dans celui de Kevin :

-Les Italiens ont ce romantisme désuet dans le sang, en effet.

S'était-il contenté de répondre sans même jeter un regard au méditerranéen qui avait conduit la cérémonie et qui s'entretenait, plus loin, avec une styliste édimbourgeoise.
D'un œil légèrement désabusé, le milliardaire avait suivit d'une moue légèrement méprisante le comportement excentrique de l'entrepreneur danois dans le dos du jumeau de miss Anderson.

Dans le même temps, il s'était rapproché des Cavalieri tout en gardait un œil sur chacune des mariées et tout particulièrement vers le château où Nikiya s'était échappée. Avec flegme, l'industriel avec lancé un regard à Jao qui, plutôt satisfait, s'éloignait, abandonnant une Mira, mâchoires serrées, regard noir et sourire crispé. Son cadet avait tenté de la calmer et de désamorcer la situation. Ce n'était pas le moment de lancer une guerre ouverte.

Dans le parc, Anna avait continué seule les salutations qui n'en finissaient plus. Elle s'était approchée du couple des Lampeduza avec une curiosité teintée d'appréhension mais dissimulée derrière les larges sourires de la cordialité. Saluant le couple, elle s'était ensuite adressée au mari :

-La rumeur laisse à penser que vous préparez une nouvelle exposition pour le courant de l'automne ? Le retour de Vito de Lampeduza dans les galeries de la capitale est un événement à ne pas manquer, elle glissa un petit clin d’œil au couple. Avec un peu de relation, Anna obtiendrait quelques invitations pour le vernissage et un article à écrire sur l'artiste pour MADs. La belle épousée s'était ensuite adressée à la duchesse, ventant son élégance toujours à la pointe des tendances.

-J'espère que vous partagerez un jour le secret de votre jeunesse, l'avait complimenté l'américaine avec cette aisance toute outre-Atlantique, mais à la réponse de la vieille femme, la jeunette avait légèrement pâli. Elle avait avisé un autre couple profitant pour s'éloigner des Lampeduza avec un certain malaise.

La directrice artistique s'était alors approchée de ce petit couple ravissant, reconnaissant le directeur de la Potential Home et curieuse à l'idée d'en apprendre plus sur cet homme discret. Sans le savoir, elle l'avait interrompu le professeur dans sa déclaration :

-Monsieur Mason, enchantée, et vous devez être Charlie ! La... tante de la petite Saoirse. Le ton était légèrement interrogatif. Lotte était restée un peu vague au sujet de cette petite blonde aux airs de femme-enfant. Merci d'avoir répondu à l'invitation de Lotte, j'avoue que j'étais très excitée d'apprendre que le directeur de la PH serait de nos invités. Je sais que ce n'est pas forcément le moment, mais accepteriez-vous que MADs fasse un numéro sur l'école ? J'aimerais particulièrement faire un portrait sur l'homme qui se cache derrière cette école, surtout avec la perspective des Portes Ouvertes !

Tout en suivant de loin ces diverses interaction, Alexander s'était doucement penché à l'oreille de l'élégante italienne, avant de lui murmurer quelques paroles. Tandis qu'il prononçait ces quelques mots, Wang fils était sorti de la grande propriété, la mine sombre. Verstand avait alors imperceptiblement hoché du chef à l'attention de l'un de ses hommes qui allait raccompagner le jeune immortel jusqu'à son véhicule puisque son désir était de quitter la fête. Le génie voulait s'assurer qu'aucun Wang n'interfère pas dans ses plans, surtout pas aujourd'hui.

Lotte était réapparue sur les larges marches du manoir, quelques secondes plus tard, légèrement plus pâle, dans sa robe immaculée. Sa main refermée autour d'une nouvelle coupe de champagne tremblait très légèrement.
Instinctivement, l’œil de milliardaire s'était assombri à cette vision, ses traits étaient demeurés impassibles mais la légère tension de ses muscles trahissait une irritabilité. Il s'était dirigé d'un pas mesuré vers sa sœur qu'il avait prise avec une poigne que celle-ci ne lui connaissait pas, l'attirant un peu à l'écart. Son ton était glacial :

-Tu me fais mal, s'était-elle plaint à voix basse, presque entre ses dents... De toute l'intensité de son regard, il l'observait avec une précision froide qui faisait toujours détourner les yeux de la jeune femme. Elle avait ouvert la main gauche, révélant de cellulaire de Kim, qu'Alexander avait pris avec un geste preste pour le glisser dans la poche intérieur de son veston.

-A quoi tu joues ? Il ne l'avait toujours pas lâché. Il pouvait sentir la colère mêlé de culpabilité qui émanait de sa cadette.

***

Dans le ciel, le soleil allait bientôt toucher l'horizon, nimbant le parc de couleurs chaudes et ambrées. Les fontaines semblaient couler d'or et le chant des hirondelles plongeait cette fin d'après-midi dans une atmosphère hors du temps.
Avec la fraîcheur du début de soirée s’éclipsait les derniers convives du cocktail pour ne laisser flâner dans le parc que le cercle des amis proches des mariées – ce qui équivalait tout de même à deux centaines de personnes. Une ambiance plus intimiste s'était créée, même les enfants semblaient s'être calmés après une après-midi à gambader sous l’œil plus ou moins vigilant des parents.
Verstand
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Lun 29 Aoû 2016 - 0:04
L'un des désavantages des événements mondains, c'était qu'on était souvent obligé de se coltiner la présence d'individus qu'on aurait préféré voir uniquement de loin, de préférence derrière plusieurs épaisseurs de verre blindé. Ou éventuellement, dans le cas de Nikolas Cnossos, dans un musée au rayon des momies. Mais toute une vie de mondanités avait appris à Perceval Rose qu'il était important de savoir maintenir les apparences, et qu'il était appréciable d'aller à la rencontre de ses adversaires comme de ses alliés sur un terrain neutre. Et puis il devait bien avouer que son aversion pour la duchesse était avant tout liée au danger qu'elle représentait pour ses plans ; au-delà de ça, il respectait ses compétences. Tous deux s'adonnaient à l'un des jeux le plus ancien du monde, et étaient prêts à beaucoup pour gagner la partie. Il admettait aussi qu'elle avait bien plus d'expérience que lui en la matière, ce qui était aussi menaçant que stimulant. Il était bon de se rappeler qu'il y avait potentiellement toujours un plus gros poisson que soi, et faire en sorte de ne pas se laisser aveugler par son propre talent. Une leçon qu'Alexander Feuerbach ferait bien de prendre à cœur.

« La vie comme les affaires sont un peu comme un grand jardin : il faut savoir le cultiver de manière à ce qu'il croisse, et faire en sorte de disposer des mauvaises herbes, d'une manière ou d'une autre. Votre talent pour la culture est renommé, en tous les cas ; je suis sûr que nous aurons d'amples occasions d'y revenir ces prochains temps. »

Il était tout aussi capable de jouer le jeu de la conversation à deux niveaux, d'autant qu'il était appréciable d'avoir en face de soi une adversaire aussi redoutable. En d'autres circonstances, ils auraient sûrement pu s'entendre. Le Percy d'il y a vingt ans aurait sûrement trouvé un moyen de travailler avec elle plutôt que de s'y opposer. A côté de lui, Miranda observait l'échange avec son attention coutumière. Lorsque Cnossos s'adressa à elle, elle lui rendit son regard, un léger sourire sur les lèvres. Elle faisait confiance à Percy lorsqu'il disait que cette femme était dangereuse mais, comme son patron, elle respectait la force de son esprit.

« Très bien, madame la duchesse. Vous pouvez compter sur moi. »

Car il aurait été idiot de ne pas se montrer à la prochaine soirée de l'Ordre. Miranda n'était pas encore certaine de la conduite qu'elle adopter le concernant, mais elle ne pouvait pas nier que ses idéaux représentaient un certain attrait. Ce serait l'occasion d'en savoir plus, de prendre la température, afin de voir ce que cachait réellement cette organisation. Elle pouvait sentir la frustration de Percy d'être pour le moment ainsi exclu de cette affaire, mais uniquement parce qu'elle le connaissait si bien. Elle la devinait plus qu'elle ne le sentait, en fait, et ça ne manquait pas de l'amuser. Elle observait également le duc, et ne put s'empêcher de lui retourner son sourire ; l'homme dégageait un charme presque magnétique.

Mais le couple d'aristocrates n'était pas les seuls à surveiller aujourd'hui. La présence de Jao Wang et de son entourage à la réception n'était en aucun cas à négliger. La blonde pensait comme Rose lorsqu'il disait que Wang ne tenterait rien lors d'une occasion aussi publique, mais ce n'était pas une raison pour relâcher son attention. Les gens étaient parfois imprévisibles, et Wang était dangereux. Le kidnapping de Natasah Nabov n'était qu'un exemple de ce dont il était capable. Miranda avait participé à l'opération qui avait permis la libération de la femme, et si la mission s'était déroulée avec succès, l'opposition avait été féroce. Les hommes du chinois étaient pour la plupart bien entraînés ; elle avait repéré l'un deux aujourd'hui, sans nul doute affilié à la protection de son patron. Elle l'aperçut à nouveau de l'autre côté du parc, et il la vit également. Elle pouvait sentir la haine dans son regard : elle l'avait forcé à fuir lors du sauvetage, et cela lui était manifestement resté en travers de la gorge. Les muscles de Miranda se tendirent, son corps se préparant instinctivement à l'action, la menace émise par le gorille étant palpable. Elle se demanda presque s'il allait perdre toute contenance pour lui sauter dessus. Elle ne l'espérait pas, pour sa santé à lui mais surtout pour Lotte ; Lockhart n'avait aucune envie de devoir tuer quelqu'un le jour du mariage de son amie. Ceci dit, si il devait y avoir confrontation, il suffisait de l'attirer dans un endroit discret, et de trouver le meilleur endroit pour y dissimuler un corps... Mais heureusement, elle n'eut pas besoin d'en arriver là : l'autre se contenta de la fixer méchamment quelques secondes de plus, avant de glisser son pouce le long de sa gorge, ce signe universel démontrait chez cet homme plus de bravade que de réel courage. Miranda se contenta de lui rendre un regard imperturbable ; il en faudrait bien plus pour l'impressionner. Elle décida de rester néanmoins sur ses gardes, histoire d'éviter la moindre mauvaise surprise.

Et voilà qu'une femme venait s'adresser à Percy. L'air autoritaire de quelqu'un habitué aux positions d'autorité, elle demanda à lui parler seul à seul, ce qui rendit aussitôt Miranda bien soupçonneuse. Un geste de son patron lui indiqua cependant qu'il la connaissait, aussi ne s'interposa-t-elle pas. Dahlia accompagnait la femme, ainsi qu'un jeune homme que Miranda ne connaissait pas, et dont la question indiqua qu'il était le fils de la nouvelle venue. La blonde adressa un regard interrogateur à Dahlia, tandis que Percy répondait : « Ellen ? Cela fait bien longtemps... »

Il la suivit à l'écart, et Miranda les accompagna, de même que Dahlia et l'homme.

« Miss Anderson. » salua Percy. « Et je ne crois pas avoir le plaisir de vous connaître, jeune homme. Qu'y a-t-il, Ellen ? Pour que tu débarques ainsi après tout ce temps, j'imagine que c'est important. Oh, et tu peux parler devant l'agent Lockhart : je n'ai rien à lui cacher, et j'en réponds comme de moi-même. »

Comme toujours, Miranda était touchée de la confiance totale que lui faisait Percy, et qu'elle lui rendait bien. Une telle entente était rare, et elle comptait bien y faire honneur. Elle adressa un bref signe de tête à la dénommée Ellen, restant silencieuse, attendant de savoir de quoi il retournait.
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Thème: Everybody Wants To Rule The World - Lorde




"Chaos is found in greatest abundance wherever order is being sought. It always defeats order, because it is better organized." Terry Pratchett
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Lun 29 Aoû 2016 - 1:00



    - Monsieur Wang ? Je vous escorte vers la sortie ?

    Kim, jaugea l’homme de main du milliardaire allemand, semblant vouloir déterminer s’il était une menace ou non. Puis, apparemment assuré qu’il n’aurait pas d’ennui, dans l’immédiat, il reprit son trajet jusqu’à sa moto. Il plia et rangea sa veste en cuir dans le coffre arrière. Il enfila mécaniquement lunettes de soleil et casque de protection avant monter sur la selle et de démarrer l’engin. Le moteur émit un ronronnement réconfortant à l’oreille de l’immortel contrit. Kim s’installa confortablement et leva le pied du sol pour filer.

    Il quitta ainsi le mariage sans demander son reste. Un nuage de fumée accompagna sa fuite en direction de la capitale de l’Arche. Les routes étaient dégagées pour la première partie de sa cavalcade. Comme la soirée était encore jeune, Kim décida de se rendre directement dans son club. Là-bas, au moins aurait-il forcément de quoi se distraire en attendant le jour suivant.

    Arrivé dans le quartier où se trouvait la Potentiel Home, l’héritier des Wang changea d’avis. Il gara son gros cube dans une rue adjacente à l’école. Il mit un pied à terre pour assurer la stabilité du véhicule. Il ôta son casque pour mieux observer les alentours. Ava Baker n’était pas visible au sommet de l’immeuble, où il la retrouvait parfois. Kim tenta sa chance un peu plus loin dans le quartier. Il espérait trouver sa sœur. Riley pourrait sans aucun doute le convaincre qu’il avait agi au mieux concernant l’Étoile.

    *



    Jao contempla le visage de Mira Cavalieri se contracter sous le coup de la colère. Il savoura intérieurement le déplaisir qu’il provoquait chez la dame italienne. Il lui adressa un regard perçant avant d’aller retrouver sa compagne pour saluer les princesses de la journée.

    Derrière son attitude calme, passive, le Samouraï surveillait les ennemis en présence. L’un de ses hommes approcha discrètement pour venir lui annoncer que son fils venait de quitter les lieux. Wang acquiesça sans un mot. Kim lui épargnait ainsi d’avoir à intervenir. D’autant qu’il avait déjà beaucoup à faire ce soir.

    C’est également à ce moment qu’il échangea un regard avec son employeur Nikolas Lampeduza. Sur un signe quasiment imperceptible de cette dernière, le prodigue envoya l’un de ses hommes explorer les alentours du château. Après la mésaventure survenue, une semaine plus tôt, à l’encontre de Pietro Kassianov, ils devaient tous redoubler de prudence.

    **



    Xin se rendit à l’intérieur du château pour trouver des toilettes. Une serveuse lui indiqua une lourde porte en bois sculpté. Une jeune femme se trouvait déjà là. Mrs Wang la reconnue pour être Charlotte E. l’une des dernières cibles visées par l’organisation féministe l’Ordre. La jeune femme ne lui avait pas laissé un souvenir très marquant. Mais, Xin savait que la Doyenne ne choisissait personne au hasard.

    Elle s’avança devant les lavabos, probablement, dans l’intention de se refaire une beauté. Elle déposa sa pochette Dior sur le rebord en marbre, pour en extraire un poudrier hors de prix. Tout en observant son reflet dans le miroir, Xin adressa un sourire de connivence à la demoiselle.

    C’est vous qui aviez résolu l’énigme. Je me souviens. Ça a été une jolie cérémonie n’est-ce pas ?

    Plutôt que de se maquiller, Xin, vida reste de son sac à main sur le rebord du lavabo. Elle la retourna complètement pour atteindre les coutures du fond. Une fermeture éclair était cachée dans la doublure. L’espace était suffisamment grand pour y dissimuler un objet d’une vingtaine de centimètres sans déformer l’aspect de la pochette. Mrs Wang usait très souvent de ce genre de tactique pour ne pas être ennuyée.

    Elle plongea la main dans la poche pour en extraire une arme blanche. Un poignard. Un dragon était gravé sur le manche en bois noir. Ce n’était pas n’importe quel dragon, puisqu’il représentait l’une des plus vielle familles de Samouraï de l’Histoire. Xin alla ensuite appuyer son talon gauche contre le mur opposé. Le tissu soyeux de la robe remonta jusqu’à sa cuisse, pour révéler un holster, dans lequel elle inséra la lame. Elle se remit en équilibre et rajusta sa tenue.

    Ce qu’elle venait de faire n’avait pas perturbé son allant le moins du monde, comme s’il s’agissait de quelque chose de tout à fait ordinaire. Une fois satisfaite du résultat, Xin retourna ranger le maquillage dans la pochette allégée. Elle se repassa tout de même un peu de rouge à lèvres.

    Nous nous recroiserons sûrement Charlotte. Passez une bonne soirée.

    Sur ces entrefaites quelque peu mystérieuses, Mrs Wang, s’en retourna à la soirée de Lotte et Anna.

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Lun 29 Aoû 2016 - 10:45
QU IL PARLE MAINTENANT OU SE TAISE A JAMAIS !

Feat. Groupe

Une fois les sujets à discordes momentanément écartés, les nobles entamèrent leur ronde. Ils avaient fort heureusement réussi à trouver un terrain de conciliation après la soirée d’inauguration de l’exposition. Ils avaient tout intérêt à se montrer unis devant leurs ennemis. Ils s’exerçaient donc à rester soudés, conscients que les prochaines semaines allaient amener d’énormes changements dans leur vie.

La Duchesse se saisit de la flûte tendue par son mari, avec un sourire poli. Elle n’y toucha pas dans l’immédiat. L’attention accaparée par la protectrice de celui qui se faisait appeler « Percy ». Elle inclina du chef en signe d’assentiment. Les invitations ne tarderaient pas à suivre les pas de cette cérémonie. Sur la remarque de la jeune femme, Strega annonça leur sortie de la discussion. Ils avaient encore beaucoup de monde à voir ce soir.

- A vous revoir, messieurs dames.

L’antique duo reparti tels les princes en parade. La remarqua du peintre attira l’attention de sa compagne sur l’étrange trio. Elle observa plus intensément Dahlia. Elle faisait partie des recrues obtenues à Édimbourg. Elle avait particulièrement piqué la curiosité de la Sorcière. Le sens de la mise en scène de « Persona » pouvait tout à fait servir les objectifs de l’Organisation secrète.

- Que ceux-ci déséquilibrent notre homme. Nous saurons en tirer partie. Lui répondit-elle sans sourciller.

Quelques pas plus loin, à son tour, la dame remarqua l’attitude de l’une des demoiselles d’honneur. Cette jeune personne était bien celle qui venait d’entrer au service de la Villa Sofia. Nikolas détourna le regard. Elle but une gorgée du champagne du bout des lèvres.

- Décidément, cette arche est petite.

Un simple besoin corporel força la dame à les rapprocher de la bâtisse. Alors qu’elle s’avançait vers le château, dans l’espoir de trouver des commodités, Nikolas croisa, le chemin de Gabrielle Kreizler qui allait dans la direction opposée. Elle susurra son nom pour attirer son attention le temps d’échanger quelques mots. Elle étudia son attitude et devina rapidement ses intentions. Un sourire vint déformer le coin de sa bouche.

- Gabrielle, très chères vous partez déjà. Attendez un instant. Faisons quelques pas j’ai à vous parlé. La Duchesse baissa sensiblement la voix, suggérant ainsi le caractère secret, de ses futures paroles. J’ai la preuve que la jeune femme dont je vous parlais est en exilé à Édimbourg en ce moment même. Il faut intervenir au plus vite, avant qu’elle ne soit hors de portée juridique.

Strega prit un air grave.

- Voyons nous dans quelques jours. Mon bras droit vous fera parvenir un lieu et une heure. La noble darda ses yeux noirs dans ceux de l’Agent. Pourquoi ne viendriez-vous pas dîner à notre table ?

L’assemblée entamait lentement un repli en direction des grandes tables prévues pour le souper. Un souper auquel les Lampeduza avaient été conviés par l’une des hôtesses quelques minutes plus tôt. Un oubli qui n’était pas loin de frôler l’indélicatesse. La première faille dans l’organisation s’était révélée devant l’invitée la plus critique. Celle-ci ne manquerait pas d’en faire la remarque à la richissime fratrie.

Pour autant la dame s’arrêta avant les marches du perron. Une nouvelle fois, une intuition étrange la mettait en garde. Instinctivement, elle chercha le Duc du regard. Alors que le ciel était clair et sans aucun nuage, un courant d’air chargé de sable souffla sur le parc. Une bise tiède et presque amicale en ce début de soirée estivale. Elle retomba presque aussitôt.

Cnossos, porta alors son regard au loin, à la recherche de son acolyte asiatique. Wang père, rencontra les yeux sombres de la Sorcière. Ils trahissaient la même interrogation. L’un comme l’autre fixèrent leurs yeux en direction de l’horizon, habités par un terrible soupçon. Celui-ci fut néanmoins étouffé par la suite des festivités.

Strega retrouva la présence de son compagnon.

- Où se trouve Luke ? Lui murmura-t-elle.
Strega
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Lun 29 Aoû 2016 - 12:18



« La Quand il y a mariage sans amour, il y a amour sans mariage.»
Benjamin Franklin


    Claire sourit amicalement à Alex et Charlie. Elle répondit avec sa bonne humeur naturelle.

    - J’ai connu l’une des mariées via mon travail à l’opéra. Elle m’a même fait la commande des robes des demoiselles d’honneur.

    Le soliloque, de l’ami commun à Claire et au directeur, provoqua l’étonnement de tous. Les yeux verts de la fileuse suivirent le dos de Sersen sur plusieurs mètres. Il avait l’air légèrement ivre. Il était tôt pourtant. Voyant qu’il se dirigeait vers quelqu’un d’autre, ne voulant pas le mettre dans l’embarras, elle décida d’attendre de voir s’il avait besoin d’une aide. Claire reposa son regard sur le groupe avec une expression amusée.

    - Il a peut-être un peu abusé sur le champagne.

    Claire et Mr Cavalieri se séparèrent au bout de quelques minutes, tous les deux souriants. Même si le sourire du meneur de la cérémonie s’atténua instantanément à l’approche d’un Asiatique aux airs froids. La fileuse retourna avec sa famille. Les enfants en avaient profité pour réclamer une glace. Claire chercha les yeux de Lewis avant de parler, pour qu’il puisse la comprendre sans avoir trop d’effort à fournir.

    - Il travaille pour la Fondation Feuerbach. Il veut me proposer un chantier, en Centre Afrik. Ils ont déjà une équipe sur place. Cette fois ce serait pour creuser des puits.

    Claire avait déjà été en Fédération des Indes, cinq en plus tôt, quand l’ouragan Gang avait détruit les îlots du sud. Elle y était restée quelques mois pour aider à la reconstruction de maisons. Cette expérience l’avait énormément dépaysée et bouleversée aussi. Elle avait toujours dit qu’elle était intéressée à l’idée de retourner faire des missions humanitaires à l’étranger. Mais, ce n’était peut-être pas la période la plus appropriée pour les Richards. Ils en reparleraient, plus tard, au calme.

    Une fois la sucrerie dévorée, les petits demandèrent la permission de retourner jouer dans le parc. Ils avaient raison de profiter de ce superbe terrain pour s’amuser. Claire surveilla de loin que la plus jeune du groupe n’était pas trop perdue. Mais Saroise avait l’air à son aise au milieu des arbres et des bosquets. Claire riait en voyant les gamins courir dans tous les sens. Elle remarqua alors que Charlie et Alex étaient un peu plus loin, plus isolés. Elle sourit et attira son cavalier préféré un peu plus loin.

    - On pourrait prendre Saroise à la maison, un de ces soirs ?

    Claire aimait avoir les petits chez eux. Certains des élèves de Lewis la touchaient particulièrement. C’était le cas de cet enfant à la vie pas si simple que ça. De plus, le sourire de Claire suggérait aussi que Charlie pourrait sans doute apprécier d’avoir une soirée de libre.

    Quand Claire appela le trio infernal pour venir se mettre à table, les enfants accoururent vers eux, en criant quelque chose d’incompréhensible. Ils avaient l’air à la fois effrayés et très excités. Claire tenta de comprendre quelque chose de leur charabia accéléré. Elle lança un regard perplexe à Lewis. D’un regard elle encouragea Élise et Andrew à ralentir la cadence.

    - On ne comprend rien, Andrew. Calmes-toi. Voilà respirer un bon coup. Expliquez-nous, un à la fois, et doucement.

    Le jeune Richards obéit à sa mère. Il inspira à fond. Il ouvrit grand la bouche et commença à déblatérer à une vitesse grand V.

    - Voilà on jouait à cache-cache avec les autres. C’était moi qui comptais. Je cherchais les filles et là j’ai vue un monsieur en noir, il avait sabre ! Papa j’te jure, je l’ai vu. Un sabre comme dans le film Tigre et Dragon ! Tout blanc avec un pompon rouge qui pendait. On va avoir un spectacle de cirque, c’est ça ? Hein ? Papa ? Demanda-t-il avec des yeux plein d’espoir.

    - Moi aussi je veux du cirque à mon mariage !

    - Bon d’accord, vous avez bu combien de verres de coca tous les deux ? Mmm ? Je ne penses pas qu'il y ait du cirque de prévu chéri. C’était sûrement pour décorer et ils ont voulu le mettre à l’abri pour ne pas le casser. Élise...

    Claire retient un petit soupire devant l’état de la robe de sa fille. C’était à parier que les tenues de tiendraient pas la soirée. La fileuse proposa sa main à Saroise avec un sourire rassurant. S’il y avait bien eu un sabre quelque par ici, c’était très certainement un objet de collection. Il n’y avait pas à s’en inquiéter pensait-elle. Elle chercha Charlotte des yeux. Elle lui fit comprendre d’un signe qu’ils accompagnaient la petite jusqu’aux tables. Cela permettrait aux tourtereaux de finir ce qu’ils avaient commencé.

    La petite troupe de la PH se dirigea tranquillement en direction du château et du dîner.
Charadh
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Mar 30 Aoû 2016 - 17:10
Après l’avoir retrouvé à la fin de la cérémonie, j’offris un sourire doux à mon jumeau, heureuse d’entendre que cela n’avait pas été une longue et interminable attente, comme l’était parfois les mariages. Non, le moins qu’on puisse dire, c’était que Lotte et Anna avaient mis les petits plats dans les grands. Attrapant son bras, nous nous dirigeâmes vers la suite des festivités avec calme, la présence de Léon m’apaisant encore un peu plus. Je m’excusais cependant auprès de lui pour aller saluer Amelia et sa compagne, autres visages sympathiques et sincères de cet événement.

"En effet, et c’est tout ce que je leur souhaite." commentai-je avec un léger hochement de tête lorsqu’elle mentionna Lotte. Je portais mon attention sur la fameuse Lexy dont j’avais déjà beaucoup entendu parler. Une autre bouffée d’air dans cette assemblée. Je serrai sa main avec tout autant de franchise, avant d’afficher un sourire amusé. "C’est une façon de voir les choses, en effet. Mais j’accepte l’invitation avec plaisir, ce serait l’occasion de profiter de davantage de liberté et de tranquillité qu’aujourd’hui. Amelia sait comment me joindre, votre heure sera la mienne."

Lotte et Anna choisirent ensuite cet instant pour venir nous remercier, et après les avoir saluées et accepté la discrète proposition de mon ancienne amante, je décidais de retourner vers Léon, légèrement songeuse. Mais j’étais à peine arrivée à ses côtés qu’un nouveau contretemps vint nous déranger sous les traits déformés par l’alcool d’une de mes anciennes victimes. J’aurais encore pu laisser passer la scène que David me fit, et qui n’était pas complètement injustifiée. Mais qu’il dérange mon frère, ça, il allait le regretter. Malgré le regard noir qu’il lui lança, je parvins à convaincre Léon de s’éloigner quelques instants, le temps de me débarrasser de ce fouteur de troubles dans les règles. Quelques larmes et cris émus plus tard, David se faisait escorter un peu plus loin en se faisant pointer du doigt. Et selon toute probabilité, il partirait de cette fête avec plus que sa simple fierté blessée.

Mais pour l’heure, je préférais retrouver mon frère. J’eus à peine le temps de remarquer sa coupe de Champagne déjà à moitié vide que le manège d'un homme derrière mon frère attira mon attention. Profondément perplexe, je vis Sersen se relever fièrement après avoir coupé un morceau de fil et faire des signes plus loin. Je ne le connaissais pas particulièrement l'individu, mais son comportement était pour le moins... suspect. Arquant légèrement un sourcil, je laissais mon frère gérer cette affaire jusqu'à ce que mon regard accroche autre chose. Surprise, je désignais à Léon notre mère qui se dirigeait d’un pas direct vers Miranda et Rose. Entraînant mon frère à ma suite sans même prendre le temps d’attraper le verre qu’il m’avait préparé, je fixais Ellen en fronçant les sourcils. Qu’est-ce qu’elle faisait là ? Nous arrivâmes peu après elle, et je saluais les membres d’Arkadia avec un bref hochement de tête.

"Monsieur Rose, Miranda." Puis, me tournant vers notre mère, je demandai en croisant les bras et en la fixant avec agacement : "Oui, qu’est-ce que tu fais là, Maman ?"

Le dernier mot avait été accentué avec ironie, Ellen sachant pertinemment que j’avais pris l’habitude de l’appeler par son prénom. Je n’appréciais cependant pas qu’elle s’incruste dans une fête à laquelle elle n’était pas conviée, soupçonnant que cela nous concernais forcément de près ou de loin, mon frère et moi. Et je détestais quand elle essayait de s’immiscer dans notre vie, surtout professionnelle. Si elle eut un regard doux pour mon frère, celui qu’elle posa sur moi se fit soudainement plus sévère. Bien que nous nous fussions mis à l’écart, elle observa les invités plus loin, avant de reporter son attention sur le directeur d’Arkadia.

"Est-ce que tu étais au courant ?" lui demanda-t-elle en me pointant du doigt, ignorant le reste. J’arquais un sourcil. Est-ce qu’elle avait fini par apprendre, pour mon rapprochement avec Arkadia ? Dans ce cas, pourquoi en parler à lui, et pas à moi directement ? Mais visiblement, ils se connaissaient. Et je sentais que la suite ne risquait pas de me plaire… J’attrapais instinctivement la main de Léon, sans quitter des yeux la scène.

Fixant intensément l’homme, Ellen finit par pousser un soupir. La réaction du directeur devait lui avoir semblé être sincère, et pour elle qui savait détecter les mensonges, cela devait être suffisant. Du bout des doigts, elle se massa légèrement la tempe, comme prise d’une grosse migraine, avant de reporter son attention sur Percy et Miranda, une expression plus neutre sur le visage.

"Très bien. Faites ce que vous voulez. Mais j’ose espérer Perceval que tu sauras mettre en place les moyens nécessaires à la protection de ta fille, et celle de ton fils."

Le silence qui suivit fut comme une gifle. Ecarquillant les yeux, je fixais Ellen puis Rose tour à tour, alors que l’information parvenait pleinement à mon esprit. L’espace d’un seconde, un flot de pensées et d’émotions me traversèrent, avant que je ne parvienne à reprendre contenance et une expression plus fermée. Me tournant vers mon frère, je pris enfin la coupe de champagne qui m’était destinée et lui déclarai en ignorant volontairement les autres :

"Pour les présentations. Léon, voici Perceval Rose. Notre père, visiblement. Je te préviens, il aime porter des bas résilles pour passer l’aspirateur."

Je bus la moitié de ma coupe d’un coup. Finalement, je fixai Ellen et Rose dans les yeux, une lueur plus neutre qu’autre chose. J’avais besoin d’un peu de temps pour digérer complètement cette nouvelle et ses implications, et surtout, j’avais besoin qu’eux fasse leur preuve. En tous cas en ce qui concernait Ellen, elle n’avait pas vraiment été jusque-là une mère très exemplaire. Et le peu de confiance que je commençais à lui accorder vacillait dangereusement avec cette nouvelle annonce. Effectivement, si notre sécurité était désormais davantage compromise, ils avaient intérêt à tout mettre en œuvre pour protéger mon frère. Ou je le ferais moi, et sans leur aide. On ne leur devait rien, après tout.

A cet instant, un cri se fit entendre à nos côtés :

"Hey la petite famille, faites-moi un grand sourire pour la photo !"

Un flash suivit immédiatement après, mais le photographe dû rapidement remarquer que ce n’était peut-être pas le bon moment et il s’éclipsa rapidement. Peut-être avait-il tout spécialement croiser mon regard noir et complètement blasé, qui suffisait largement à mettre n’importe qui en fuite.

"Je suggère un autre moment et un autre endroit pour la réunion de famille."dis-je finalement laconiquement et en réalisant que tout le monde était invité à passer à table. Mon regard croisa celui de Miranda, et pour la première fois depuis ces dernières minutes, je lui adressai un petit sourire navré. Cela devait être une drôle de situation pour elle… Pour nous… Non mais quelle famille… "Sur ce, excusez-moi."

Lançant un dernier regard à Léon, je les quittais sans demander mon reste, ayant absolument besoin d’air et de calme pour réfléchir. Je m’éloignais sans vraiment savoir où aller, lorsque j’aperçus Lotte et Alexander sur les marches du manoir. Interrogative, je m’approchais d’un pas vif en tenant un pan de ma robe, contente de pouvoir penser à autre chose, même si ce n’était que pour quelques instants.

"Excusez-moi de vous déranger…" J’interrogeais du regard l’homme d’affaires puis la danseuse, avant de focaliser mon attention uniquement sur cette dernière. "Tout va bien ?"
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Sam 3 Sep 2016 - 19:12


Qu'il parle maintenant ou se taise à jamais !
Les larmes. Certains disent que c’est une marque de faiblesse. Moi, je pense que c’est plutôt de la force. Celle de pouvoir montrer aux autres qu’on est humain. C’est bien plus difficile de montrer ça, que l’inverse. Parce que c’est accepter l’idée que les autres peuvent nous faire mal. Ou au contraire nous remplir de joie. Dans un cas comme dans l’autre, les autres ont un pouvoir, et ça, peu de personnes l’admettent. C’est du moins ce que nous a montré une des dernières études ethnologique qu’on a fait avec le Professeur. Tout ça pour dire, que je pleure comme une madeleine, et que j’en suis fière. J’ai jamais eu de soucis à cacher mes émotions, et je préfère que ce soit comme ça. Au moins, je suis toujours vraie ! Et je suis d’ailleurs pas la seule à avoir pleuré face à la cérémonie. A côté de moi, un grand benêt sèche ses dernières larmes. Bon, ça a pas été aussi violent, mais quand même. Il a montré son cœur, comme d’autres d’ailleurs, et je trouve ça beau.

▬ Je vois que je suis pas la seule à avoir un peu pleuré, merci. je souligne donc, en riant.

C’est fou ce que j’aime bien l’embêter.

Le temps de ranger mes affaires, on rejoint le reste de la troupe dans le jardin. C’est dire les Richards, qui nous alpaguent pour une photo. Pourquoi pas, ça fera un autre genre de souvenir ! Alex se baisse pour ajuster la tenue de Saoirse, il a le don avec les enfants. Et ils sont chous tous les deux. Je souris. Je suis contente qu’ils s’entendent aussi bien. Et c’est peut-être le mariage qui me fait cet effet, mais je suis aux anges. Je finis par me placer à ses côtés, et mon sourire s’agrandit. Pour la photo, évidemment.

Une fois qu’elle est prise, j’observe autour de nous, pendant qu’on discute avec le couple. Apparemment, Claire est comme moi. Elle en connait surtout une. Lotte. Décidemment. Et j’aurais bien poussé la réflexion plus loin, à lui demandé si avec elle aussi la mariée avait été maladroite mais je remarque un truc qui me déconnecte complètement. Mon estomac prend la place de mon cerveau. Des glaces. Je trépigne sur place un moment, avant de me décider à faire un pas vers le stand. Tout ça pour être interrompue tout de suite par un homme étrange. Un ami d’Alex, à en croire la suite. Et qui précise que je peux les accompagner, pour éviter de toucher. Ce qui fait rougir Alex. Quoi, il avait prévu de toucher à ma glace ? Tututut, pas touche. S’il en veut une, il a qu’à venir en prendre une. Ma glace c’est sacré !

Claire finit par mentionner que ça pourrait être les effets du champagne et je ris. Eh bah, c’est ça de vouloir boire cette boisson ignoble. Le sucré c’est tellement bien. D’ailleurs en parlant de sucré, je file au stand, et je me retrouve propulsée au début de la file par erreur. Au final, j’aide tous les petits à récupérer un saint graal. Et Dastan vient en renforts. Parce que bon, je peux bien les porter, ils vont pas monter très haut, vu ma petite taille. Une fois toutes les commandes passées, je récupère mon cornet et je laisse le deuxième aideur récupérer sa récompense.

Leur glace engloutis, les petits retournent jouer sur le terrain prévu pour, et je me retrouve seule avec lui. Le nez rivé sur les boules de glaces dans ma main, je relève un museau plein de crème glacée vers lui quand il prend la parole.

▬ Ah oui, ce serait pas mal ! C’est comme ça, la tradition, ici, non ? Tu vas voir, Lotte est hyper sympa ! Mais fait attention à cette zone, (que je fais en lui montrant celle de son ventre entre mes deux bras parallèles au sol), elle tombe tout le temps. On part en chasse dès qu’on a fini nos crème glacées ?

On va quand même éviter de les félicitées la bouche pleine, hein ! Je suis pas toujours très occidentale, mais je doute que ce soit une chose à faire. Je me pose donc contre le tronc de l’arbre sous lequel on se tient, et je regarde le ciel. Tout sourire et les joues rosies par le gout tellement excellent de la sucrerie dans ma paume. Le silence dure quelques instants puis je vois Alex changer de comportement. Mon regard vient se poser sur lui, un peu perplexe. Un truc à me demandire ?

▬ Oui ? je lui réponds ; puis comme il semble hésiter, je relance. Tu sais que tu peux tout me dire, hein ?

Mon sourire se fait plus grand, comme pour l’encourager. Puis je finis pas m’interroger sur les raisons d’une telle façon d’agir. …Qu’on me dise pas qu’il veut me virer ou une autre nouvelle aussi horrible, quand même ? Nooon, il aurait attendu qu’on soit à la PH, hein. Qu’est-ce qu’il peut bien avoir à me demander, du coup ? Je me creuse les méninges, le regard toujours porté sur lui. En cherchant la réponse dans ses yeux.

Finalement, on est interrompus par une des mariées. Celle que je connais pas vraiment. C’est dire pas autrement que par son nom et les histoires racontées par Lotte. Ce qui semble être pareil pour elle, puisqu’elle me demande si je suis la tante de Saoirse. Et j’avoue que la question me fige un peu, façon potoo sur son arbre. Jusqu’à ce que ça me revienne au cerveau : aux yeux de tous, je suis sa tante. Même aux siens. Et parfois, ça me rend un peu triste. Surement parce que je suis son père. Mais l’important, c’est surtout qu’on puisse profiter de moment ensemble. Parce que je l’aime bien cette petite. C’est un amour ! Je me décide finalement à ouvrir la bouche.

▬ Sa tante, oui. e jette ma serviette en papier, maintenant que j’ai englouti ma glace et je m’approche d’Anna. Toutes mes félicitations en tous cas, c’était très émouvant!

Et je la prends dans mes bras. Je sais pas si c’est ce qu’il faudrait faire, mais je suis mon instinct. Tant pis pour le reste. Parfois, il faut savoir s’écouter. Et vu qu’elle me repousse pas, ça semble pas être un gros impair. Les compliments terminée, elle bifurque vers un autre sujet, qui concerne plutôt mon cavalier. Elle veut l’interviewer pour son magazine. Je les laisse donc discuter les deux, pour me concentrer sur les signes de Claire, un peu plus loin. Elle emmène les enfants pour rejoindre les tables. Je lui fais un thumb’s up et je retrouve le Directeur dès que l’une des reines du jour s’est éloignée.

Je vais pour redemander à Dastan ce qu’il avait voulu me dire plutôt, vu que maintenant ça me perturbe mais le vent se lève. La poussière avec. Et vu que mes yeux étaient grand ouverts vers le grand dadet, y a une poussière qui en profite pour fourbement attaquer mon globe. C’est pas très agréable. Je tente de frotter mon œil mais rien y fait. Alors plutôt qu’une question, c’est une annonce qui sort de ma bouche.

▬ Je reviens, j’ai quelque chose dans l’œil !

Et je fuis. Je savais pas que je pouvais partir aussi vite, mais je rejoins les toilettes en deux minutes. Je tente de noyer mon œil pour faire partir la poussière mais ça ça prend un peu plus de temps. Au final, quand je réussi enfin, je me rends compte qu’il y a une dame avec moi. Très élégante, et qui se souvient de moi. On s’est croisées pour la fête chez la Sorcière. Je cherche dans ma mémoire si je retrouve son nom, pendant qu’elle cherche dans son sac. Et si je trouve rien, elle elle en sort une arme pour l’attacher à sa cuisse. Elle semble si naturelle que je la regarde faire sans ciller. A la limite d’hausser les épaules. C’est pas parce que j’avais encore jamais vu quelqu’un faire ça que c’est pas la coutume. Après tout, la fête semble plutôt huppée. Je me renseignerai mais en attendant, je me contente de la saluer. Pour aller rejoindre Alex, et les Richards.

▬ Hé dis voir, que je lance distraitement. c’est commun par ici, les gens qui sortent des poignards ?

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Dim 4 Sep 2016 - 23:05


« Ainsi la belle étoile filante d'Edimbourg s'est trouvée une douce nuit pour briller à jamais de milles éclats »


Kevin décida de se mettre en retrait car à son goût il commençait y avoir trop de monde. Il choisit de s'asseoir sur un banc en pierre à une cinquantaine de mètres où finalement il avait vue sur tout le monde. Il avait l'impression d'être le spectateur d'une pièce de théâtre dans laquelle il y avait des allées et venues sans cesse. Il fut amusé de voir les enfants avec leurs mains dégoulinants de glace. Que d'efforts avaient du faire leurs parents pour leur trouver une tenue digne de ce mariage et voilà qu'une glace faisait voler en éclats tout cela...Mais le plus amusant était la jeune femme blonde qui semblait voué une dévotion à ses petites choses sucrées. Le bonheur est finalement si simple quand on le veut. Son visage ne lui était pas inconnu. Il l'avait déjà croisée au museum et à la PH. Il aperçut également un peu plus loin Léon, le jeune peintre doué qu'il avait rencontré lors d'une exposition. Il se nota dans un coin de tête d'aller le saluer plus tard et de lui demander poliment ce que vaut sa présence ici. Il aurait au moins quelqu'un avec qui parler. A vrai dire, il ne sentait vraiment pas à l'aise ici. il s'étonnait de voir autant de monde guindé et surtout la présence de gens vraiment pas fréquentables comme le chinois et la duchesse...Quels liens avaient ils avec les mariés ? Pourquoi le directeur d'Arkadia était il également présent ? Il remarqua également la forte implication du millardaire allemand, qui agissait comme le maître de cérémonie. Ce n'était pas son genre...

Kevin fut tiré de ses pensées car un ballon en plastique atterrit à hauteur de ses pieds. Alors qu'il se baissa pour le prendre, il se retrouva nez à nez devant une frimousse blonde entre 13 à 14 ans. Cette frimousse avec ses grands yeux bleus le dévisagea. Il se retourna, ameutant d'autres compagnons de jeux. Kevin se trouva alors encerclé.

- C'est le monsieur de la télé qui s'est fait agressé ! Le journaliste a dit que c'est un héro !

Kevin était donc, lui qui doit faire 80 kg de muscles, à la merci de ses bambins. Certains le touchèrent. Kevin inspira fortement pour contrôler la douleur certes fantomatique que chaque touché pourrait engendrer. Il était devenu pale comme du linge blanc. Il devait trouver une solution. Il prit donc une initiative, que lui avait inspirée son expérience à la PH.

- Oui c'est bien moi. Allez tout le monde s'assoit comme cela vous pourriez mieux entendre l'histoire que je vais vous raconter. Je la connais de mon père qui est une sorte d'indiana jones des temps modernes. Il a parcouru tout le monde entier à la recherche du Graal....

Kevin trouva les mots pour tous les captiver, leur faisant partager sa passion commune avec son père des chevaliers de la table ronde. Leurs parents les rejoignirent, cherchant où leurs bambins étaient passés. Certains râlèrent quand leurs parents leur annoncèrent qu'ils devaient partir car ils avaient envie d'entendre la suite.

Finalement la soirée s'annonçait déjà. Kevin se retrouva seul, cherchant du regard des têtes connues pour les rejoindre. Il retrouva rapidement le groupe de la PH qui s'était formée, avec en main probablement la dernière glace que le vendeur avait : une double chocolat noir et blanc. Lui aussi avait ce regard d'enfant devant ce petit cornet. Cela lui rappelait la glace italienne que sa mère sicilienne faisait elle même. Il n'en mangerait sans doute jamais d'aussi bonne. Mais là, il se contenterait de cette glace et le petit bonheur qu'elle lui procure. Il avait des traces de chocolats tout autour de ses lèvres comme s'il avait embrassé le cul d'une vache (expression de son père qui se moquait de lui).

- Tout le monde s'amuse bien ici ? Hmm ces glaces, un délice !




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Lun 12 Sep 2016 - 19:31
Avant même que sa sœur ne lui fasse remarquer la présence incongrue de leur mère à ce mariage, Leon avait senti quelque chose s'affairer aussi rapidement que furtivement derrière lui. Un léger frôlement lui fit comprendre que quelqu'un s'en prenait à sa veste pour une raison qui le dépassait complètement. Et là, peut-être était-ce sous le coup de la surprise ou alors était-ce simplement son corps qui relâchait la pression qu'engendrait cette journée ? Quoiqu'il en soit, sans qu'il puisse rien y faire, une légère brise silencieuse s'échappa de son fessier avant que le malotru ait eu le temps de se relever. Le rouge lui monta instantanément aux joues et alors qu'il se tournait pour contempler la personne qui se permettait de l'approcher de trop près, Dahlia lui désignait leur génitrice et se dirigeait déjà vers elle. Il eut le temps de jeter un regard éberlué sur cet homme qu'il ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam, puis il la suivit, trop heureux qu'elle ne se soit pas éternisée pour sentir ses effluves quelque peu gênantes. Quand à celui qui avait trifouillé son costume, cela lui apprendrait une bonne leçon !

Il avait rapidement rejoint sa famille et le couple et s'est ainsi qu'ils se retrouvaient tous à présent à se regarder d'un air interrogateur, hormis Ellen qui semblait plus remontée qu'autre chose. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'ambiance du petit groupe qu'ils formaient était pour le moins tendue. L'artiste ne cessait d'observer l'homme et la jeune femme qui se trouvaient face à eux et qui, de toute évidence, connaissaient sa jumelle. Zephyr avait la désagréable sensation qu'il était le seul à ne pas comprendre tous les enjeux, mais un coup d’œil à Persona le rassura sur ce point. Elle avait beau connaître ce Monsieur Rose, elle semblait aussi interrogative que lui sur la relation qui l'unissait à leur mère. Elle semblait même passablement irritée de trouver cette dernière ici, sans qu'il puisse en saisir la raison. Il détestait être ainsi dans le flou, il aimait que les choses soient claires. Peu importait le pourquoi du comment, il espérait que la situation s'éclaircirait au plus vite. Il avait réussi à garder sa contenance jusqu'à présent, mais l'intrusion du dénommé David et l'épisode du veston l'avaient quelque pu perturbé. Il ne manquait plus qu'un drame familial survienne... Sur ce point, malheureusement pour lui, il allait être servi.

Après que Rose ait salué Dahlia et fait une remarque sur l'identité de son frère, il laissa tomber les banalités et posa la question dont tout le monde voulait connaître la réponse, à savoir : qu'est-ce qu'Ellen pouvait bien fiche ici ? Contrairement à sa sœur, Zephyr était heureux de la voir, car ce n'est pas comme s'ils se faisaient des dîners de famille chaque semaine. Il ne comprenait cependant pas pourquoi elle était arrivée en trombe dans cette réception, sans même leur dire bonjour qui plus est. Sans prendre de gants, de sa manière directe qui la caractérisait, leur mère répondit par une question qui désarçonna complètement son fils. Au courant de quoi ? Qu'est-ce que cet homme aurait bien pu savoir qui était si important pour qu'elle vienne faire irruption comme ça dans leur soirée ? Le regard empli de douceur qu'elle lui avait lancé ne l'avait pas pour autant calmé et, à nouveau, tous ses muscles s'étaient tendus, comme s'il présageait quelque chose. Il fut content de sentir la main de sa jumelle se glisser dans la sienne et il lui rendit son étreinte, peut-être un peu trop fort. Décidément cette journée n'avait rien de calme !

L'échange de regard qui suivit paru durer une éternité jusqu'à ce qu'enfin, après un long soupir, Ellen ne reprenne la parole et lâche la bombe qu'elle était venue leur apporter. La réaction de Leon fut, à peu de choses près, la même que sa sœur. Il regarda les personnes présentes tour à tour d'un air incrédule, se demandant s'il avait bien entendu ce que leur mère venait d'affirmer. Il se concentra ensuite sur Dahlia qui s'était emparée de son verre et lançait des présentations qui ne firent qu'embrouiller un peu plus l'esprit déjà peu clair de son frère. Des bas résilles ? Pour passer l'aspirateur ? Était-ce à prendre au premier degré ou y avait-il un sens caché à cette phrase ? Il n'eut pas le temps de dire quoique ce soit qu'un photographe immortalisait ces retrouvailles avant de fuir devant les visages peu amènes qui lui faisaient face.

Zephyr ne savait plus où donner de la tête, il se sentait comme anesthésié et n'arrivait plus à penser clairement, ce qui ne s'arrangea pas lorsque Persona, après avoir clairement fait comprendre que ce n'était pas le moment, tourna les talons et s'éloigna d'eux, le laissant planté là entre leurs parents. Avec un pincement au cœur, il la regarda s'éloigner, emportant avec elle une grande partie de sa lucidité. Il avait besoin de sa présence pour garder les idées claires, elle le savait, et pourtant elle le laissait dans le brouillard. Il comprenait son besoin de digérer la nouvelle et bien qu'il ne lui en veuille pas, cela n'arrangeait en rien son état. Il avait tant d'informations à digérer. Cet homme non seulement était leur père, mais en plus il connaissait sa fille avant cette rencontre. Quelles étaient leurs relations ? Pourquoi était-il accompagné d'un agent ? Un agent de quoi d'ailleurs ? De protection ? Cela avait-il quelque chose à voir avec le fait qu'ils étaient apparemment en danger à présent ? Les yeux perdus dans le vague faisaient des mouvements frénétiques comme si les réponses que le jeune homme cherchait pouvaient se trouver dans l'herbe à ses pieds. Il avait besoin de se calmer et sans y réfléchir, il vida lui aussi sa flûte de champagne.

Les picotements sur son palais lui firent étrangement du bien. Il ferma ses paupières pour les apprécier un peu plus, respira profondément, puis posa enfin son regard sur son père. Cette appellation lui paraissait si saugrenue ! Il avait toujours été entouré de femmes dans sa vie, c'était la première fois qu'un homme y prenait une place si importante, qui plus est d'un seul coup. Après un sourire à sa mère pour la rassurer, il dévisagea Rose en quête d'un signe de ressemblance. Il avait fait la même chose avec Ellen et Dahlia lorsqu'ils les avait rencontré pour la première fois. C'était une manière comme une autre de s'accrocher à la réalité et de ne pas perdre pied. Il s'approcha de l'homme et lui serra la main en se présentant.


- L-l-leon.

Maintenant que sa sœur était partie, son bégaiement était revenu et pour la première fois de sa vie, il en eut honte. Lorsqu'il avait rencontré le reste de sa famille, il avait pu leur parler sans barrière mentale, elles l'avaient vu comme il était sans son autisme. Mais pour sa première interaction avec son père, il était incapable de se présenter sans crocher sur ses mots. Bien évidemment, tout ceci ne s'était pas encore formé dans l'esprit de Leon, il sentait simplement ce sentiment nouveau qui l'envahissait. Son cerveau était déjà en ébullition, il était incapable de se poser plus de questions pour le moment. Son esprit se vidait et laissait place à un torrent d'émotions diverses qui le submergeaient par vagues. C'est donc sans réfléchir et sans retenue aucune, poussé par son simple instinct, qu'il passa son bras libre autour des épaules de Perceval, l'autre lui tenant toujours la main et qu'il l'attira à lui dans une étreinte qui oscillait entre la fermeté et l'hésitation. Il prenait peut-être l'homme au dépourvu et peut-être bien que ce dernier se serait passé de ce contact. Tant pis. Zephyr était un jeune homme en vrac à cet instant et la seule chose tangible à ses yeux était qu'il tenait son père dans ses bras pour la première fois de sa vie. Comme pour sa mère, il comprenait à quel point cela lui avait manqué maintenant qu'il pouvait le faire.

Il resta ainsi un temps indéterminé. Cela aurait pu durer cinq secondes comme une minute entière. Il finit pourtant par se dégager, la respiration plus calme et les yeux humides. Il sourit tour à tour à ses parents avant de prendre congé.


- J-j-je v-vais r-r-ret-t-trouv-ver D-dahlia.

Il ne laissa pas le temps à Percy, Ellen ou l'agent Lockhart de dire quoique ce soit et après avoir déposé un baiser sur la joue de sa mère, il s'en fut faire un tour dans le jardin afin de calmer ses nerfs. Il n'avait aucune idée de l'endroit où s'était réfugié sa sœur, mais il avait jeté un œil au plan de table et savait qu'il la retrouverait là-bas pour le repas. Il allait cependant prendre quelques minutes pour reprendre contenance avant de devoir affronter des mondanités pour lesquelles il aurait encore moins envie de participer qu'auparavant.
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Mar 13 Sep 2016 - 12:55
Oui, Amelia était heureuse d'être là pour Lotte. Parfois, il n'y avait pas besoin de connaître quelqu'un depuis longtemps pour s'en sentir proche, et la danseuse était tout de suite devenue pour elle une amie avec qui elle sentait aussi proche qu'à l'aise. Aussi se sentait-elle privilégiée à l'idée de se retrouver présente en un jour aussi particulier, et elle espérait que les deux nouvelles mariées seraient heureuses. Elle semblaient plutôt heureuses toutes les deux, et il n'y avait pas de doutes sur la complicité qui les unissait. Loin de se douter des raisons qui les avaient véritablement poussées à s'unir, Amelia n'aurait probablement pas pensé différemment si cela avait le cas : après tout, chacun trouvait son bonheur à sa manière, c'était le plus important.

La militaire l'avait elle-même trouvé en Lexi, qu'elle était contente d'avoir pu présenter à Lotte et Dahlia. L'amour qu'elle portait à sa compagne était aussi entier que sincère, et voilà longtemps qu'elle n'aurait pu imaginer sa vie sans elle. Avant de la rencontrer, Amelia ne s'était jamais sentie très à l'aise lorsqu'il était question de sa vie sentimentale ; elle avait fréquenté quelques personnes, mais ses relations avaient toujours été courtes. Soit ses partenaires finissaient par être trop décontenancées par l'étrangeté de son esprit, soit elle finissait par rompre elle-même, incapable de s'imaginer faire subir à qui que ce soit les épreuves par lesquelles elle pouvait passer. Avec Alexis, ça avait tout de suite été différente. Amelia s'était sentie complètement à l'aise en sa présence, capable d'être elle-même comme elle ne l'avait encore jamais été dans l'intimité d'une relation. Elle se sentait non seulement acceptée, mais aussi aidée comme jamais, stimulée même ; Lexi savait comment la pousser à se dépasser sans jamais l'y forcer pour autant. De son côté, elle savait qu'elle apportait à sa compagne une stabilité, un ancrage dont cette dernière avait besoin. Leurs caractères se complimentaient à merveille, et leur couple n'en était que plus fort.

Et en parlant de personnes dont Amelie se sentait proche, voilà qu'elle avait la surprise de tomber sur celle qui était probablement sa plus ancienne amie. A la vue de Fawn, le sourire du lieutenant s'élargit. Elle était toujours ravie de tomber sur sa vieille camarade de la Potential Home, avec qui elle avait fait les quatre cents coups. Les deux femmes s'étaient rencontrées à l'école des prodiges, où elles avaient vite sympathisé, se lançant dans une saie rivalité sur bien des sujets. Fawn avait toujours su pousser Amelia à dépasser ses limites, et cette dernière avait fait de son mieux pour rappeler à la mécanicienne qu'elles étaient parfois nécessaires. Toujours est-il qu'elles étaient restées amies. Après la terrible épreuve qu'avait traversée Fawn, et qui l'avait changée, Amelia était restée à ses côtés, refusant de s'éloigner d'elle quoi qu'il arrive. Ce n'était pas du genre d'Amelia de laisser tomber qui que ce soit, et encore moins une amie aussi proche. Lexi et Fawn s'entendaient bien également, réunies par leur amour des machines volantes.

« Je ne voudrais pas te priver d'une telle occasion. » rétorqua Amelia à Fawn, amusée. A la mention du bouquet, elle échangea un regard tendre et entendu avec Alexis. Si elles ne ressentaient pour le moment pas le besoin d'officialiser leur union à travers le mariage, elles savaient toutes les deux qu'elles avaient envie de passer leur vie en compagnie de l'autre. Elles en avaient souvent parlé, et peut-être qu'elles finiraient par sauter le cap un jour, qui sait. « Lotte est une amie. »

Fawn portait la tenue des demoiselles d'honneur, ce qui ne manquait pas d'intriguer Amelia. Décidément, entre Dahlia et Fawn, le monde était petit, et les connaissances qu'Amelia et Lotte avaient en commun était surprenantes. Peut-être y avait-il vraiment des gens destinés à se rassembler... Tandis que Lexi et Fawn babillaient -sans doute d'un des derniers modèles de VAP ou de leurs dernières trouvailles en mécanique- Amelia s'était innocemment approchée du bassin. Les filles n'en étaient pas loin, et elle avait une idée derrière la tête. S'adonner à ce genre de malice n'était habituellement pas son genre, mais s'il y avait bien une personne qui pouvait l'y pousser, c'était Fawn. Et puis elle lui devait au moins bien ça, depuis la dernière fois que son amie lui avait joué un des innombrables tours pendables dont elle avait le secret. Y plongeant ses mains en coupe, elle fit un rapide demi-tour sur elle-même, l'eau s'envolant en un bel arc de cercle pour venir gicler Fawn de plein fouet.

« Ah ah! » s'exclama Amelia. Elle n'était pas très douée pour faire des blagues, mais le cœur y était. Et elle n'avait sans doute aucune idée de la guerre aquatique qu'elle était sur le point de déclencher.
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Jeu 15 Sep 2016 - 11:41





SCENARIO


Qu'il parle maintenant ou se taise à jamais.

Gabrielle était sur le point de partir, toujours son téléphone collé à son oreille, quand elle se fit arrêter par la noble. Mettant la main sur le combiné, elle fit comprendre à son collègue qu'elle n'en avait pas pour long. Elle salua donc respectueusement le couple, en espérant que personne n'essayerait de la faire rester plus longtemps.

- J'ai du travail, oui.


Elle n'allait pas mentir, ils avaient trouvés un corps ce matin, les enquêtes ne l'attendaient pas, les tueurs, encore moins. Elle observa la vieille dame, en se disant qu'elle aussi, était assez du genre tête de mule.

- Je crois vous avoir dit, que je n'avais aucun pouvoir à ce niveau, je ne fais pas parti de ce département. Mais je ferai passer le mot...

Pas dit que cela plaise à Nikolas, mais mieux valait ne pas mélanger les genres et Rix estimait qu'elle avait bien assez à faire avec ses propres affaires. Donc si la dame souhaitait tant que ça récupérée une fugitive qu'elle s'adresse aux affaires compétentes. Qu'importe que cela lui plaise ou pas.

- Faites...

Si cela lui faisait plaisir de la mettre sur le coup. Kreizler secoua légèrement la tête à l'invitation.

- Je ne peux pas. Une prochaine fois peut-être. Duchesse, Duc. Elle les salua d'un signe de la tête puis s'en alla, sans attendre.

Il était temps de partir, elle chercha sa nièce du regard, mais ne la trouvant pas et surtout, ne voulant pas plus la déranger que cela, elle donna un mot à un serveur, avant de quitter l'enceinte, pour récupérer sa moto et quitter la place pour de bon, sans se douter, que les choses allaient peut-être dégénérées dans les parages.


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Rix
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Tu ne t'intéresses aux gens
qu'une fois qu'ils sont morts!
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