[CLOS] Qu'il parle maintenant ou se taise à jamais ! [Scénario]

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Jeu 21 Juil 2016 - 0:10


QU' IL PARLE MAINTENANT OU SE TAISE A JAMAIS

Lieu :

Propriété d'Howard Castle

Date de l'événement :

Juillet 2016

Participants :

Scénario de groupe.

Précédemment :

Pas de fête sans Carnaval

A suivre :

La Belle et le Génie





Le temps n'aurait pu être plus parfait. Un soleil magnifique brillait dans le ciel presque immaculé où ne paressait qu'ici et là quelques nuages cotonneux et sans conséquences. Une brise jouait doucement dans les arbres du parc et apportait à l'air de cette fin de juillet une atmosphère légère, respirable. 
D'ici, un calme parfait semblait régner sur l'immense propriété d'Howard Castle. Une apparence trompeuse.

Impassible, le visage fermé et les doigts serrés sur son smartphone, Feuerbach fixait un point dans le vide. Une légère ride s'était creusée sur son front pâle, unique indice des préoccupations de son esprit sans repos. Il jeta un dernier coup d'œil à sa montre avant de ranger son cellulaire dans la poche intérieure de sa veste et quitta le perron de la petite chapelle, située à l'écart du château, où il était venu s'isoler pour régler quelques détails non sans importance. 

L'heure de la cérémonie approchait et bientôt, le parc de remplirait d'invités venus témoigner de l'union des deux promises. L'allemand descendit les quelques marches qui le séparaient du chemin de graviers blancs qui liait le château à l'impressionnant mausolée à colonnades qui servirait de décors à la cérémonie laïque. Aux pieds des marches de pierres avait été dressé une arche et des milliers de fleurs – des pivoines de différents roses pales et blanches - bordaient le chemin jusqu'à cette tenture dressée. De part et d'autre de cette allées de senteurs envoûtantes avaient été installées des chaises, blanches également. 
En silence, deux femmes en livrées plaçaient à la dernière minutes des fleures fraîchement coupées sur les dossiers, tandis qu'un homme disposait, non loin de là des pupitres pour accueil un quatuor à cordes et deux deux sopranos.
Alexander couvrait de son œil implacable les environs. Tout avait été préparé avec une minutie et un soucis accru du détail.

L'allemand rejoignit alors le château, joyaux du début du 18ème, lui aussi plongé dans le silence appliqué des derniers préparatifs. Depuis l'entrée monumentale, il jeta un coup d’œil à la grande salle de réception où avaient été dressées des tables rondes et un ballet silencieux de domestique s'affairait à vérifier la disposition millimétrique de la vaisselle de porcelaine. Il en allait différemment en cuisine, transformée en fourmilière énergique, où le chef étoilé distribuait de sa voix de stentor des ordres précis à ses cuisiniers.
Mais le milliardaire ne s'attarda pas et gravit les marches de marbre de l'escalier à double révolution pour rejoindre les étages.

Pensif, il traversa le long couloir de l'aile est. Son pas, lent et mesuré, était étouffé par les tapis persans au sol. Il fallait cependant noter l'absence d'une canne et de claudication. Résultat d'une folie dont il avait été prêt à encourir les risques pour le privilège de donner à son corps une assurance depuis longtemps oubliée. Un nouveau traitement drastique qu'il prenait depuis des semaines et dont il connaissait aussi bien les effets secondaires que les probabilités de rechute. Des contre-parties qu'il assumait en échange d'un corps fonctionnel.

Notre protagoniste s'immobilisa finalement devant la porte de l'une des plus grande suite de la propriété, frappa deux fois avant que la porte ne s'ouvre sur une femme de chambre. Il fit un pas à l'intérieur de la pièce lorsqu'une petite voix l'invita à entrer. La mariée était ravissante, coiffée d'un chignon sobrement piqué d'un peigne d'argent et de nacre. Pièce de collection d'un probable héritage de famille. Elle s'était maquillée avec sobriété mais son teint rayonnait, ainsi que son sourire apaisé. Une seconde femme de chambre était occupée à lacer sa robe de tulles et de dentelles.

-Je voulais m'assurer que tout ce passait pour le mieux. 

La future mariée hocha la tête doucement en signe d'acquiescement. Les deux protagonistes échangèrent un long regard, comme si l'un avait cherché à déchiffrer les véritables pensées de l'autre. 

-Anna... Est-ce vraiment ce que...

-Oui, je le veux... Coupa la concernée avec la même intensité que si elle répondait à la question cruciale devant un homme de loi. C'est ce qu'il faut faire. Ce n'est, de toute façon plus le moment de revenir en arrière.

L'œil de l'allemand était sombre et durcissait l'expression pourtant neutre de ses traits. Il s'apprêtait à poser une nouvelle question mais la jeune femme semblait l'avoir deviné et le devança :

-Je sais.

Oui, elle savait qu'il n'avait jamais réellement approuvé cette idée de mariage, pourtant, s'il s'y était réellement opposé, il n'en aurait jamais financé l'intégralité. Le milliardaire trouverait, lui aussi, son compte dans l'histoire. 

-La cérémonie commence dans une demi-heure, conclut-il en observant la jeune femme intensément.

-Je serais prête, assura-t-elle.

Alexander tourna alors les talons, laissant la future épouse finir de se préparer. Reprenant sa marche, son regard accrocha son propre reflet dans un miroir. Il s'observa quelques secondes, pale mais élégant dans ce nouveau costume coupé pour l'occasion. Il passa une main dans ses cheveux sombres et, non sans un brin de narcissisme, se trouva beau. Sans s'y attendre, une porte s'ouvrit dans le couloir et sans se retourner, il observa le reflet de la silhouette gloussante d'une des demoiselles d'honneur dans sa robe de pêche. D'un œil noir, il l'épia se recoiffer et remettre en ordre le jupon de sa robe. Il la suivit du regarde jusqu'à la perdre au détour du couloir puis, gardant pour lui un soupire, il alla frapper à la porte d'où s'était éclipsée la jeune femme. Invité entrer, il s'exécuta... avant d'étouffer un juron et de détourner le regard :

-Au nom du ciel, un peu de pudeur !

Poitrine nue, la seconde future mariée s'extirpait des draps de coton qui la couvraient à peine.

-Dois-je rappeler que l'échange des vœux à maintenant lieu dans moins d'une heure ? Souffla-t-il, glacial, à l'infidèle chronique. Je fais envoyer une femme de chambre et la coiffeuse, déclara-t-il ensuite en jetant un coup œil à la longue robe blanche encore sur son cintre accroché à un paravent. La danseuse avait finit par se glisser dans une robe de chambre et il vint fixer son regard acéré dans le sien, si naïvement provocant. Il chercha les signes mais n'en trouva aucun. Sa mâchoire se décrispa légèrement mais il lâcha un dernier mot sec à la ballerine franco-allemande :

-Peu importe le prix, les invités, Anna et le reste, j'aurais tout annulé... Le sous-entendu n'avait nul besoin d'être exprimé, il savait que la jeune femme l'avait parfaitement compris.

Lorsqu'il descendit le grand escalier, de nombreux convives se dirigeaient déjà vers le parc. 



Pour ce qui était des convives, accueillit devant l'immense demeure par un service de voiturier, une hôtesse venait ensuite à eux avec son sourire et sa liste des invités. Elle ne demandait aucun noms, mais au contraire, s'appliquait à saluer chacun par son nom ou son titre afin de leur donner quelques informations, comme le chemin à prendre, l'endroit où ils leur était recommandé de s’asseoir en fonction de leur lien avec les mariées, elle récupérerait également les cartons d'invitation, afin qu'aucun indésirable ne se faufile. Une fois cette formalité passée, les invités étaient conviés à se diriger vers dans le parc où ils pourraient s'installer en attendant le commencement de la cérémonie d'engagement.
Les salutations se multipliaient sur le chemin, dans un monde si petit où, bien souvent, tout le monde se connaissait – et où, si tel n'était pas le cas, on s'empressait de vous introduire. Cette entrée en matière s'apparentait à un défilé de grandes pontes et de mannequins plus lookées et filiforme les unes que les autres. Les grands noms de la mode côtoyait ceux du journalisme, de la communication, mais aussi du show-business, de la danse. Un monde de sourires et d'embrassades, de compliments et d'apparence dans lequel... certains nageaient mieux que d'autre.
Heureusement pour tout le monde, cette ambiance très surfaite ne durerait que le temps de la cérémonie et du cocktail. La liste des invités avait ensuite été réduite à deux cent invités. C'était presque à ce demander si ce mariage était un réel engagement de deux âmes sœurs ou une opération marketing... 
Les plus avertis remarqueraient la sécurité accrue mais discrète, les autres seraient émerveillés par le luxe élégant et le bon goût.

Peu à peu, la famille, les proches, les amis, les connaissances et les autres furent invité à prendre place. Le silence s'installe sur l'assemblée. Les musiciens s'installent et la soprane entame son chant.

Au bout de l'allée, Arturo était diablement attirant dans son costume sombre et son regard de braise. Le méditerranéen était pourtant d'un sérieux à tout épreuve, prêt à officier.
Verstand
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Jeu 21 Juil 2016 - 0:15
Qu'il parle maintenant ou se taise à jamais.

Lieu :

Propriété d'Howard Castle

Date de l'événement :

Juillet 2016

Participants :

Scénario de groupe

Précédemment:

Studio Petipa

A suivre:

Valley of the Dolls



***


La situation avait peut-être légèrement dérapée. Elle avait été sur le point de céder à la tentation. A demi nue, dans les drap frais, elle aurait pu se laisser aller à des plaisirs coupables dans les bras de Fawn. Cette dernière savait comment y faire mais Niki lui avait résister. Elle était maintenant seule. A une heure de son mariage.
La tête cachée dans l'oreiller, l'étoile avait étouffé un cri de détresse. Elle-même ne savait parfois ce qu'elle faisait, ce qui la poussait a agir ainsi. Elle s'était su capable d'aller jusqu'au bout et, étrangement, c'était ce qui l'avait retenu. Elle pouvait se haïr au plus haut point. Haïr cette comédie en laquelle elle avait transformé sa vie. Jeu perpétuel. Jeu de séduction, jeu sans conséquence, jeu de l'insouciance. Aujourd'hui encore serait un spectacle, une pièce particulièrement comique...

La jeune femme se reprit. Elle respira trois fois très profondément. A quoi bon ces réflexions sarcastiques... elle ne pouvait céder à l'amertume de son destin. Au moins avait-elle encore un chance de rendre Anna heureuse, au moins honorer sa parole. Elle ne pouvait baisser les bras maintenant, la partie n'était pas tout à fait finie.

La future épouse s'était extirpée du lit et glissée dans sa robe d'une simplicité qui soulignait sa beauté naturelle. Ses cheveux, coupés dans un carré long, tombaient en mèches ondulantes sur ses épaules parées de dentelles. Elle sourit. L'ombre était passée. Elle était maintenant dans le présent.

Une fois prête, elle se rendit dans le lobby où l'attendait ses parents, fraîchement arrivés de l'ambassade. Son père, la cinquantaine, grisonnant, coupe strict et l’œil invariable, l'avait observé descendre les marches avec une certaine retenue. Il était difficile de savoir si ce mariage lui semblait, ou non, un heureux événement. Il devait s'imaginer que le parti qu'elle avait choisi n'était pas si mauvais ; une famille aux origines et au patrimoine intéressant. Seulement, aurait-il probablement préféré un homme d'affaire, une avocates, ou peut-être même un diplomate, mais il devait être soulagé qu'elle ne s’entiche pas d'un danseur ! Sa mère, collée au téléphone, l'accueillit d'une embrassade distante. Elle était très distinguée, dans son tailleur gris perle, mais également très occupée. Au moins ses parents ne dénotait pas de leur caractères : élégants mais parfaitement ennuyeux.

Au bras de son géniteur, elle remonta l'allée sur les notes solennelle de quatuor. Elle laissa son cœur battre à tout rompre. Sourire aux lèvres. Son père la laissa au pied de l'arche, auprès de ses demoiselles d'honneur. Mais elle n'avait d'yeux que pour sa compagne qui venait maintenant à sa suite. Délaissée par sa famille en ce jour spéciale, elle avait été conduite auprès de sa future femme par Feuerbach. Elle était resplendissante. Heureuse. Lotte sut alors pourquoi elle l'avait aimé. Elle comprenait mieux cette passion, aujourd'hui fruit du passé, mais alors si ardente. Elle comprenait également pourquoi elle s'était lassée et soudainement su qu'elles étaient, malgré tout, des âmes sœurs. Et voilà qu'elle allait lui jurer une fidélité éternelle. Mais il existait plusieurs types de fidélités.

Maintenant côte à côte, les deux femmes se prirent la main de façon presque instinctive. Paume contre paume. Une dernière pression, un dernier sourire, elles étaient prêtes. La cérémonie pouvait débuter.
Nikiya
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Lun 25 Juil 2016 - 13:46
Miranda Lockhart n'avait jamais assisté à un mariage. Du moins, pas en tant qu'invitée ; elle était passée à travers un mariage au Pérou, dans le cadre d'une mission mouvementée, mais elle était à peu près sûre que cela ne comptait pas. Sa sœur était sa seule famille, même éloignée, et se lier à un autre être humain de cette manière était probablement fort bas sur la liste des priorités de Lucy. Quant à ses amis, il fallait bien avouer que Miranda n'en avait que depuis peu. Avant qu'Arkadia ne lui permette d'échapper aux griffes de son père, elle n'avait jamais eu l'occasion de sociabiliser. Aujourd'hui, elle n'en avait guère plus, mais c'était bien parce qu'elle était un véritable bourreau de travail. Aussi n'avait-elle tout d'abord pas trop su comment réagir à l'invitation de Lotte. Non pas qu'elle en fut agacée ; elle n'avait tout simplement pas l'habitude qu'on la sollicite ainsi pour une raison qui n'avait rien à voir avec son travail. Elle avait finalement décidé de s'en sentir heureuse et honorée, deux sentiments qui ne lui venaient pas naturellement. Elle connaissait Lotte depuis peu, mais elle avait apprécié leur rencontre à la soirée donnée par Nikolas Cnossos, et elle était ravie que sa nouvelle amie ait décidé de la convier à un tel événement. Elle avait rapidement répondu par l'affirmative, ne voulant en aucun cas rater une occasion pareille. Du peu qu'elle avait côtoyé Lotte, elle l'imaginait mal se faire passer la bague au doigt, mais elle savait d'expérience que les gens étaient plein de surprises inattendues. Elle espérait simplement que c'était sincèrement ce que souhaitait la jeune femme.

Elle avait opté pour une longue robe bleue, simple et élégante, et portait ses longs cheveux détachés. Elle avait longuement hésité pour choisir sa tenue, désireuse de s'intégrer à la cérémonie de la meilleure façon possible. Histoire de faire un effort, elle n'avait caché sur elle que trois armes létales, ce qui lui donnait l'impression de se balader un peu nue. Elle doutait d'avoir l'occasion d'en utiliser ne serait-ce qu'une lors du mariage, mais on n'était jamais trop prudent ; et puis il y avait des concessions qu'elle ne pouvait tout simplement pas faire. D'autant qu'elle ne venait pas seule : le directeur Rose l'accompagnait. Il ne connaissait lui-même l'heureuse élue que depuis moins de temps encore, mais semblait disposé à l'intégrer d'une manière ou d'une autre dans son organisation. Ce qui n'étonnait pas Miranda tant que ça ; il n'était as homme à gâcher du talent, quel qu'il soit. Et Lockhart devait bien avouer que la danseuse étoile en avait à revendre. Elle avait néanmoins insisté pour que son patron ne profite pas de l'occasion pour parler boutique, et résiste à l'idée de se lancer dans un interminable toast impromptu. Il avait hoché la tête en souriant, ce qui avait excédé Miranda ; mais l'un comme l'autre se connaissaient maintenant assez pour savoir que cela faisait partie des petits rituels qui jalonnaient leur étroite et singulière relation. Rose portait un smoking sur mesure, et se déplaçait avec l'aisance d'un homme à l'aise dans un tel milieu. En réalité, il aurait été difficile de retenir Percy d'assister à un tel événement mondain : qui sait ce qu'on pouvait y apprendre ?

D'autant qu'il y avait des invités pour le moins dignes d'intérêt. Les Lampeduza, notamment, ce qui allait retenir la plus grande attention de son patron, ainsi qu'Alexander Feuerbach. Miranda gardait un souvenir fort médiocre de sa rencontre avec l'estropié à Amsterdam, et elle regrettait encore de ne pas lui avoir enfoncé une de ses foutues seringues dans le cou. Au fond, elle s'en voulait surtout de s'être d'abord fait surprendre par l'attaque ; son métabolisme accéléré l'avait aidée, mais elle aurait dû être plus prudente. L'allemand ne la piégerait pas deux fois de la même manière, et ce n'était pas parce que c'était un éclopé qu'elle allait se priver de le mettre hors combat si cela devait s'avérer nécessaire. Ceci dit, malgré les tensions sous-jacentes entre plusieurs des invités, elle imaginait bien qu'aucun d'entre eux ne s'attaquerait directement aux autres aujourd'hui. Elle allait y veiller, ne serait-ce que pour assurer à son amie la cérémonie la plus paisible possible. Elle n'était peut-être pas la copine avec qui faire les magasins ou s'échanger des confidences, mais elle était au moins celle qui pouvait briser les os de ceux qui s'en prenaient à ses proches ; mine e rien, voilà qui pouvait toujours être utile. Elle savait que Dahlia était l'une des demoiselles d'honneur. Ses deux amies partageaient un passé compliqué, mais Miranda n'avait pas essayé de leur tirer plus que ça les vers du nez. Il y avait aussi la présence de Kreizler, l'agent de Scotland Yard avec qui Percy entretenait...elle ne savait pas vraiment quoi, mais elle était à peu près sûre qu'ils entretenaient quelque chose. Elle n'avait pas envie d'y penser outre-mesure, jugeant que c'était là une des parties de la vie du boss dont elle n'avait pas à se mêler.

Se mêlant aux invités, Percy et elle avait pris place dans les rangs pour la cérémonie. Quand Lotte fit son apparition aux bras de son père, Miranda lui décocha un franc sourire au passage, et alla même jusqu'à lever le pouce, ce qui provoqua un haussement de sourcils confus de la part de Rose. La danseuse était une femme magnifique, Miranda s'en rendait d'autant plus compte en ce jour spécial, et elle semblait aussi à l'aise que possible dans une telle situation. Puis ce fut au tour de sa promise de remonter l'allée, accompagnée de Feuerbach. Percy avait évidemment monté un petit dossier sur cette femme et sa famille, ne serait-ce que par principe ; d'autant qu'elle partageait un lien avec Kreizler... Lorsque les deux futures épouses se tinrent l'une au côté de l'autre, Miranda se dit qu'elles formaient un beau couple. Elle n'était en aucun cas experte dans les voies de l'amour, et ne pouvait se permettre de juger du leur, mais elles avaient l'air heureuses d'être là, toutes les deux. Il ne restait plus à espérer que la suite de la cérémonie se déroule sans incident. Et si quelqu'un essayait de s'y opposer.. et bien, disons que Miranda Lockhart avait plus d'un moyen de faire en sorte qu'il se taise à jamais.
Percy
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Thème: Everybody Wants To Rule The World - Lorde




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Lun 25 Juil 2016 - 15:31

Jao Wang Kim Wang Xin Wang


    Mrs et Mr Wang étaient arrivés sur la propriété en début d’après-midi, pour que Xin ait tout le temps de se préparer sur place. Elle était sans aucun doute la plus heureuse des trois invités à l’idée de ce mariage. Lotte était devenue une vraie amie et elle se réjouissait de son bonheur. Tout comme elle était flattée de compter parmi ses demoiselles d’honneur, en ce jour si particulier. Elle ne s’attardait donc pas sur l’humeur de son mari, qui de toute façon était insupportable depuis quelque temps. Elle l’avait planté là pour rejoindre la salle de préparation avec entrain.


    *

    Jao, avait laissé sa femme à ses affaires féminines avant le début de la cérémonie. Pour patienter, il alla tranquillement marcher dans le parc d’Howard Castle. Le luxe du lieu correspondait à l’homme caché derrière l’organisation de l’événement. Le Chinois et l’Allemand ne s’étaient encore jamais vus de façons frontales. Mais, ils commençaient à bien se connaître. Ce n’était pas sous un angle agréable. Alexander marchait sur les plats de bande du samouraï. De plus, il avait récemment fait alliance avec les mauvaises personnes. Cela faisait plusieurs mois que les deux hommes se faisaient une guerre froide, dont la dernière bataille lui avait coûté cher.

    Mais, sur ordre de sa femme, Jao avait juré de ne pas relancer les hostilités ce jour-là. Il espérait secrètement que Feuerbach lui donnerait une bonne raison d’agir. Il guettait. D’abord solitaire dans sa déambulation, l’Asiatique ne tarda pas à retrouver certaines connaissances parmi les invités. Les événements publics de cette sorte étaient toujours l’occasion de faire des bonnes affaires.

    Ses trois gardes du corps se rapprochèrent de quelques mètres, de sa position, pour assurer la protection de l’homme d’affaire. Avec les Cavalieri et les Lampeduza présents, prudence serait plus que mère de sûreté. Jao fixa sa montre. Les gens commençaient à se placer. L'heure était proche. Il était grand temps de s'approcher. L'Immortel s'avança tel le félin au milieu des agneaux. Ce qui n'était pas si éloigné de la réalité.


    **

    Kim était dans un tout autre état d’esprit que son père, partagé entre déception et amertume. Il avait bien failli se désister une dizaine de fois depuis qu’il avait répondu à l’invitation de Lotte. Mais, repousser la réalité ne lui servirait pas à grand-chose. La ballerine était sur le point de se marier. Wang devait se faire à cette idée au plus vite pour en être affecté le moins possible. Étouffer dans l’œuf les sentiments que commençait à lui inspirer cette jeune femme.

    D’ailleurs, en étant lucide, le fils de Sveda devait reconnaître que s’était mieux ainsi. Il évoluait dans un monde beaucoup trop dangereux pour une étoile. En plus, Jao aurait fini par se servir de cette affection contre eux. Donc, oui, tout était probablement pour le mieux et Kim était là. Il avait bien songé à demander à sa jeune sœur de l’accompagner. Mais, l’état général d’Ava l’en avait dissuadé. Riley n’avait pas l’air dans son assiette. Le jeune mafieux avait un mauvais pressentiment à ce sujet.

    Il arriva alors que le quatuor venait d’entamer le morceau d’ouverture. Il rangea sa moto non loin de l’entrée principale, pour pouvoir repartir rapidement. Il attrapa la veste de son costume, qu’il enfila tout en avançant dans le parc, le cœur lourd. C’était pour elle qu’il s’était fait beau. Quoique jamais il ne l’avouerait. Il distingua les silhouettes des hommes de Verstand et ceux du Samouraï aux alentours de l’arche. Sans compter les hommes de main de Perceval Rose. L’endroit était déjà une véritable poudrière.

    Il remarqua ensuite le sourire de sa belle-mère au milieu des dames d’honneur. Pour une fois Xin avait l’air sincère. Puis, son regard osa enfin s’attarder sur les deux femmes en robe blanche. Lotte et Anna étaient belles comme des princesses. Kim s’arrêta derrière le dernier rang des convives. Il préférait rester debout. Il voulait la voir, de plein pied, jusqu’au bout.[/justify">


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Lun 25 Juil 2016 - 15:38
QU IL PARLE MAINTENANT OU SE TAISE A JAMAIS !

Feat. Groupe


La propriété s’étendait encore sur plusieurs dizaines d’hectares. Elle était apparemment entretenue avec zèle. Les prémices du XVIII siècle avaient laissé de beaux bâtiments derrière eux. Vestiges d’une époque troublée dans les Royaumes désunis. Une gigantesque allée donnait accès à un château du style d’Anne 1re. La lumière de l’été faisait briller les pierres grises. Une brise adoucissait le fond de l’air. Le cadre était parfait pour officier une cérémonie.

Parmi les convives venus célébrer la future union se trouvait un couple d’un certain âge. L’hôtesse d’accueil les salua sous les titres du Duc et de la Duchesse Lampeduza. Régulièrement présents, lors des mondanités édimbourgeoises, ils firent une fois de plus acte de présence. Très élégants l’un comme l’autre, dans leurs tenues sur mesure, ils avaient fait le déplacement. Quand bien même, ils ne connaissaient qu’une seule des deux mariées. Un cadeau, à l’intention des jeunes femmes, avait été porté par l’un de leurs gardes du corps dès leur arrivée.

La cérémonie n’aurait lieu qu’une demi-heure plus tard. Le temps de saluer les connaissances présentes sur la liste. Nikolas identifia plusieurs visages féminins pour les avoir eus chez elle. Elle salua d’un signe de tête les sœurs de la Famille quand ils passèrent à leur hauteur. Un sourire fugace atténua la neutralité de Madame au moment où elle aperçut Mira Cavalieri.

- Quel joli paysage vous pourriez nous peindre Mastro. Taquina sereinement la vieille femme.

Une présence perturba momentanément la tranquillité de la dame. Elle porta son regard au plus loin. Elle vit l’homme responsable de l’infime dérèglement de son pouvoir. Le directeur d’Arkadia était des leurs.

L’assistance était d’ailleurs chargée de plusieurs ondes de fortes magnitudes. Strega devait, une fois encore, composer avec la densité de Prodige présents sur l’Arche. Elle s’arma intérieurement pour supporter la tension. Afin de rien donner à voir à son compagnon, elle donna à divertir, en abordant un jeune homme.

- M. Scoltly. Comment allez-vous ? Avez-vous reçu le coffret que je vous ai fait parvenir ? La dame tourna alors son regard en direction de son époux pour préciser. Voici Kevin Scoltly. Un historien prometteur. Il a eu l’amabilité de me guider dans les méandres de la renaissance italienne. Son père était un scientifique reconnu. Souligna-t-elle pour signifier aux deux hommes qu’elle savait bien de qui elle parlait. Nous nous recroiseront sans doute au cocktail ?

Du coin de l’œil la Sorcière remarqua l’un de ses alliés. Elle échangea un regard glacial avec le Samouraï. Leurs dernières affaires n’avaient pas donné les résultats escomptés. Leur ennemie commune n’avait toujours pas été retrouvée. Nikolas détendit néanmoins ses traits pour saluer la charmante chanteuse et mannequin Anderson. Une jeune femme tout à fait prometteuse. Il faudrait revenir vers elle un peu plus tard.

Saviez-vous que votre sœur envisage de renouveler ses vœux ? Ironique quand vos frères n’ont pas été capables de le faire une seule fois. N’est-il pas ? Nota la lady en arrivant à hauteur de leur rangée.

A trois mètres de là Maurice Pelletier montait une garde attentive. Il observa le duo s'asseoir et nota une fois de plus la lenteur de Madame. Le silence se fit peu à peu dans l'assistance. La musique s'éleva dans les airs. La beauté des jeunes femmes sucita quelques réactions approbatrice. La Duchesse jaugeait la charmante mise en scène. Elle se rappela de la musique sur laquelle elle ils s'étaient eux-même mariés. Une autre vie lui semblait-il.

Strega
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Lun 25 Juil 2016 - 15:44



« Quand il y a mariage sans amour, il y a amour sans mariage.»

Benjamin Franklin






    - Lewis attend !

    Claire arriva devant le coffre à moitié refermé. Elle adressa un sourire à son mari avant de fouiller se pencher pour récupérer un paquet rigide. La raison pour laquelle les Richards n’arrivaient pas avant cette heure-là. La couturière avait absolument tenu à achever ses cadeaux pour le grand jour. Elle en avait tenu un pendant le voyage, mais le second avait atterri derrière. Elle plaça ledit paquet sous son bras droit, puis récupéra l’autre des mains d'Andrew.

    - Merci poussin. C’est bon on a tout ?

    Il faisait beau. Voilà ce que se disait Claire tandis qu’ils entraient dans la vaste propriété écossaise. Elle ralentit le pas en découvrant la bâtisse. Époustouflée, elle chercha le regard du conteur pour un échange complice. Les enfants eux aussi étaient impressionnés. Ils étaient loin, très loin, du standing dont ils avaient l’habitude. Claire avait accepté l’invitation de miss H surtout parce qu’elle avait été touchée par l’attention. Elle avait momentanément oublié dans quel monde vivait cette jeune prodige de la danse. Ce n’était pas le même que le leur en tous les cas.

    Quand une charmante dame les salua, Claire en profita pour faire sa demande.

    - A qui donne-t-on les cadeaux ?

    Claire voulait être certaine que les mariées auraient le sien à temps pour l’emporter à leur lune de miel. En voyant la marque sur le paquet, l’hôtesse eut une lueur espiègle. Visiblement, elle connaissait la boutique !

    Une fois les deux paquets remit entre de bonnes mains la couturière se sentit beaucoup plus légère. Cette fois, c’était bon. Elle s’était interdit de prendre sa trousse de couture avec elle. Ou de venir plus tôt pour aider les filles à s’habiller. Depuis le début de l’été, ils allaient partout, entre l’expo universelle et les sorties. Mais là, c’était le week-end et bientôt les vacances !

    Ils marchèrent paisiblement en direction des chaises. Claire alla chercher la main de Lewis, pour la presser, tout en suivant les enfants des yeux. Ils avaient l’air content. Colm n’était pas venu lui. Il avait préféré rester en ville avec ses copains. Comme il s’était bien repris ses derniers temps, Claire n’avait pas insisté.

    Elle alla appuyer son épaule contre celle de Grimm pour lui parler à l’oreille. Elle lui désigna du regard un plateau chargé de flûte de champagne.

    - Tu te souviens ? Le champagne.

    Claire et Lewis s’étaient eux aussi mariés en été. Ils l’avaient fait à l’église. Avec toute la cérémonie. Elle y avait tenu. Claire était intimement croyante. Ça n’avait pas été aussi grandiose bien entendu ! Mais c’était bien l’un des plus beaux souvenirs de la couturière. Elle avait adoré le préparer, le vivre, et le consumer. Tout en y repensant, ses yeux verts erraient sur la foule élégante. Elle reconnut alors le dos de Charlie et sourit en voyant qui lui servait de cavalier.

    - J’était sûr qu’ils allaient finir ensemble ceux-là.

    Comme dirait le vieux père de Claire : "Toi tu vois de la romance à tous les coins de rue !" Il fallut rapidement prendre place sous l’arche. La petite famille se rassembla pour s’installer sur les chaises attitrées. Andrew avait déjà de la terre sur son pantalon. Sa mère lui fit les gros yeux et lui donna un mouchoir pour essuyer une partie des dégâts. Mais cela faisait partie des risques quand on faisait une cérémonie en extérieur !

    L’arrivée des futures mariées captiva l’attention de tout ce beau monde. Claire souriait émue par la grâce de ces deux jeunes femmes en fleur. Les demoiselle d'honneur étaient très jolie. C'était une belle réussite. Claire était contente. Elle se tourna vers sa fille et partagea un regard excité. Les mariages avaient quelque chose de magique.
Charadh
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Lun 25 Juil 2016 - 16:22


« Ainsi la belle étoile filante d'Edimbourg s'est trouvée une douce nuit pour briller à jamais de milles éclats »


Tout intimidait Kevin : l’endroit historique, l’idée de rencontrer beaucoup de monde et le mariage en soi. Pourtant, il mettait un point d’honneur à y assister pour faire plaisir à la danseuse étoilée. Leur relation était étrange. En effet, ils sont fort différents de caractère. Kevin est plutôt du genre intraverti alors que Nikiya est rayonnante et ouverte aux autres. Le jeune homme l’admirait par ce qu’elle représente : l’apologie de la liberté. Depuis quelques temps, elle lui donnait avec grande gentillesse des cours de danse. C’était à chaque fois pour lui des instants de bonheur même si la danseuse ne l’épargnait pas. Finalement, il s’était demandé si elle n’était pour lui comme une grande sœur…

Comme à son habitude, le jeune homme avait été des plus pointilleux pour choisir sa tenue de mariage. Il avait passé commande à la boutique de Mme Richards à qui il faisait entier confiance. Depuis étant au courant de sa phobie, elle prenait milles précautions lors des mesures et des essayages. Au final, le résultat était flamboyant : un costume trois pièces digne de la haute couture ! Pour quelqu’un qui voulait rester transparent ça serait raté, car il n’avait aucun doute que les jeunes filles célibataires auraient leur regard happé par la beauté et le charisme du jeune homme.

L’autre point est non des moindres pour un mariage est le choix du cadeau. Et là on peut dire que Kevin avait du se creuser les méninges et le porte monnaie pour trouver ce qui serait à la hauteur de l’événement. A défaut de connaître Anna, il avait ciblé ce qui pourrait faire plaisir à Nikiya. Ce cadeau avait fait l’objet d’une vraie quête et il avait usé tous ses contacts du muséum pour y parvenir. Son père l’avait aussi aidé, amusé par le choix extravagant de son fils. Mais quand Kevin a quelque chose en tête, rien ne l’arrêté. Cet étrange cadeau était des chaussons de danse datant de 1940 d’une célèbre danseuse au nom de Lycette Darsonval, une des premières danseuses à porter le titre d’étoile de l’opéra de Paris. Son nom était gravé dessus. Un document notarial attestait son origine. C’était un cadeau inestimable pour ceux qui savent apprécier la danse.

Parmi les invités, Kevin reconnut quelques invités, ce qui le rassura jusqu’à ce qu’il tombe nez à nez avec le couple des Lampeduza. Il les salua avec politesse mais fut perturbé un bref instant par la référence faite par la duchesse à son père scientifique. Comment la duchesse l’avait elle apprise ? Il resta calme, ne préférant pas s’en formaliser plus que cela. C'est dans un italien parfait, qu'il la remercia :

-Madame la duchesse, le muséum a été fort honoré de ce cadeau qui figure maintenant dans sa collection. Je n'avais pas encore eu le temps de vous en remercier, honte à moi. J'espère que j'aurai d'autres opportunités de vous servir de guide

Et puis au hasard des rencontres, il passa devant Jao Wang. Il ne l’avait jamais rencontré et pourtant sa tête ne lui était pas inconnue. Il avait une petite clochette dans sa tête qui lui sonnait « alerte » mais il ne savait pas pourquoi…Il préféra s’éloigner à la recherche de tête plus connue jusqu’à ce qu’il tombe nez à nez devant Miranda. Il ne put retenir un sourire généreux en la découvrant, épaté par sa beauté à la fois simple et brute. Il pensa tout de suite au magnifique tableau d’un jeune artiste rencontré au muséum. Ce peintre surdoué avait magnifié le bleu dans toute sa splendeur.

-Bonjour Miranda, vous permettez que je m’asseye à cette place qui est libre. Avec ce bleu, vous semblez épouser la beauté du ciel et de la mer à merveille.

A ce compliment, il ne put s’empêcher de rougir. Que lui avait –il pris de le dire tout haut ? Il se rendit compte de son audace en voyant l’expression du directeur Percy qu’il n’avait pas encore aperçu. Il le salua rapidement d’un signe de tête car les mariées commençaient leur entrée.



Iron Will
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Mar 26 Juil 2016 - 15:08
« On va être en retard... » A peine eut-elle prononcé les paroles qu'elle sut qu'elle avait eu tort. Amelia s'agrippa aux accoudoirs de son fauteuils, se préparant à l'accélération qui n'allait certainement pas tarder à se produire.

« Mais non, t'inquiète, je maîtrise ! » Alexis Stone se cala elle-même dans son siège, ses mains pressant les commandes sur les manettes de vol. Elle remonta légèrement pour rejoindre la voie aérienne de circulation, et le VAP se précipita en avant d'un coup sec. L'accélération plaqua encore plus les deux femmes contre leurs dossiers, et Amelia ferma les yeux un instant, le temps de reprendre sa respiration. A côté d'elle, Lexy affichait un large sourire, l'expression de son visage reflétant la félicité qu'elle affichait à chaque fois qu'elle pilotait. Qu'elle pilotait vraiment, ne se contentant pas de suivre le rythme de la circulation. Le code de la route n'était pour elle qu'une vague notion sécuritaire, ce qui avait plus d'une fois poussé Amelia à lui en toucher deux mots. C'était sans doute le plus vieux sujet de contention du couple, et celui qui suffisait à générer la plupart de leurs bisbilles. Et ce n'était pas près de changer ; Amelia savait que sa compagne n'allait jamais pouvoir abandonner les sensations d'un vol à toute vitesse. Ce qui convenait plus ou moins au lieutenant Caine, quand elle ne s'inquiétait pas de la sécurité de Lexy. Elle avait au moins parfaitement confiance dans les talents de la jeune pilote, qui savait ce qu'elle faisait malgré son attitude de casse-cou. D'un point de vue purement rationnel, Amelia savait que voler avec Alexis était plus sûr qu'avec la plupart des gens, en raison de son don. Mais la raison n'avait pas toujours le même poids lorsqu'on fonçait à plus de cent kilomètres à l'heure entre les immeubles,

« Tu vois ! » lança joyeusement Lexy tandis qu'elle garait le VAP avec adresse sur l'aire d'atterrissage prévu à cet effet. Elle avait construit elle-même son appareil, le bichonnant et le modifiant sans cesse au fil des ans ; unique, atypique et performant, il était devenu une véritable extension d'elle-même.

« Super. » marmonna Amelia tandis qu'elle se dépêtrait de sa ceinture de sécurité pour sauter à terre. « Un moment, je me suis demandée si tu n'allais carrément pas atterrir devant l'autel. »

« Ah bon ? Je n'y avais pas pensé. Voilà qui aurait été géant, non ? »

« Pas au mariage de quelqu'un d'autre, chérie. » Caine vint déposer un baiser sur la joue de sa partenaire ; l'enthousiasme débordant dont faisait preuve Lexy était communicatif, et lui faisait beaucoup de bien. « On y pensera si on saute le pas à jour. »

« Promis ? » Les yeux d'Alexis se mirent à étinceler tandis qu'elle envisageait une telle possibilité.

« Promis. »

Les deux jeunes femmes se dirigèrent vers l'entrée, hâtant le pas. Amelia était -une fois n'est pas coutume- en civil ; elle avait opté pour une robe turquoise qui s'arrêtait un peu au-dessus des genoux, et pour des talons aérés qui sanglaient ses pieds nus. Elle se sentait toujours un peu empruntée lorsqu'elle devait s'habiller pour une occasion qui ne demandait pas l'uniforme de cérémonie, et sa sœur avait dû lui prêter des chaussures. Alexis portait pour sa part un chemisier noir et blanc doté de plusieurs poches (où elle avait sans doute rangé quelques micro-outils, incapable de sortir sans eux), ainsi qu'une jupe noire et des escarpins blancs. Aux yeux d'Amelia, elle était magnifique aussi bien ainsi que dans sa combinaison de mécano, les habits et la peau constellées de tâches d'huile et de graisse de moteur. Quant à une hypothétique officialisation de leur union, disons que la question planait dans l'air ; pour le moment, aucune des deux n'était pressée, mais Amelia ne doutait pas qu'elles finiraient par en arriver là un jour. Peut-être qu'assister à ce mariage leur donnerait des idées, qui sait ; et puis ce n'était pas comme si les parents Caines n'y glissaient pas régulièrement des allusions...

Amelia s'arrêta un instant pour déposer le cadeau là où on les attendait ; elle avait opté pour une traditionnelle et ancienne tenue de danse indienne en parfait état, qu'une relation de sa mère avait pu lui faire parvenir. Elle espérait que cela plairait à Lotte, n'ayant pas le chic pour toujours trouver les meilleurs présents. Pour le couple, Lexy et elle avaient également fait un bon pour un vol privé au-dessus de l'Arche et ses alentours, afin d'en découvrir toutes ses facettes sans oublier les sensations fortes qui allaient avec.

Elles se glissèrent ensuite parmi les invités, cherchant des places libres. Elles finirent par rester debout, à l'arrière ; Amelia avait renoncé à s'avancer plus loin dans les rangs. Il y avait quelque chose dans leur agencement qui ne lui convenait pas, elle n'aurait su dire pourquoi ; comme s'il n'y en avait pas eu le bon nombre, ou... Elle ne le sentait pas, c'était très difficile pour elle de le sentir autrement, et elle s'était retrouvée comme momentanément paralysée à l'entrée d'une des allée, ne sachant plus quoi faire. Heureusement, Lexy avait tout de suite sentit sa nervosité et lui avait gentiment mais fermement pris la main pour l'entraîner un peu à l'écart. A l'arrière, Amelia avait pu reprendre contenance, mortifiée de voir que ses lubies se déclaraient même aujourd'hui. Elle dirigea ses pensées vers Lotte, et vers la joie qu'elle ressentait à l'idée d'être présentant pour partager celle de sa nouvelle amie. D'autant que Lotte traversait quelque chose de bien plus difficile qu'elle, Amelia pouvait difficilement faire autrement que de songer aux révélations de la danseuse sur son état... Elle se demanda si sa fiancée était au courant, mais chassa ces sombres pensées de son esprit. Ce n'était pas le jour pour s'inquiéter, cela viendrait de toute façon plus tard ; aujourd'hui était pour la célébration. Elle échangea un sourire avec Lexy, avant d'apercevoir un visage familier parmi les gens qui se tenaient debout.

« Heureuse de vous revoir. » salua-t-elle Kim Wang, avec un sourire. Mais elle ne put aller plus loin, la cérémonie commençant pour de bon. Elle reconnut Dahlia parmi les demoiselles d'honneur, mais son attention fut vite retenue par les deux futures mariées, magnifiques dans leurs robes respectives. Elle les suivit du regard tandis qu'elles se dirigeant vers l'autel, serrant la main de Lexy dans la sienne, se concentrant sur la magie de l'instant.


PNJ: Alexis Stone:
 
Solaris
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Mer 27 Juil 2016 - 18:55
Par la fenêtre d’un salon, j’observais les allers et venues incessantes dans le jardin, preuve que le moment fatidique approchait inéluctablement. Pour la énième fois depuis notre arrivée, je poussais un nouveau soupire étouffé. Je ne savais toujours pas vraiment ce que je faisais là, ni à quoi tout cet événement rimait. Je n’éprouvais pas la jalousie mal placée de l’ex-amante, ni n’enviais Lotte pour la concrétisation de son union. C’était juste… que tout cela me semblait étrange, et pas vraiment en raccord avec la Lotte que j’avais connue. Et puis, qu’attendait la mariée en me nommant demoiselle d’honneur ? En avait-elle parlé à sa promise avant de faire ce choix ? D’un autre côté, notre histoire datait, et nous avions changées toutes les deux, moi la première. Je me réjouissais du bonheur de mon amie, espérant que ce mariage lui apporte tout ce qu’elle désirait. Mais… Était-ce vraiment le cas ? Nous n’avions jamais vraiment eu le temps d’en discuter seule à seule, elle et moi, et en dehors de nos petites piques. Mais aujourd’hui n’était plus un jeu, et de toute manière, cela faisait bien longtemps que je ne jouais plus dans cette cour…

Chassant ces pensées d’un hochement de tête, j’ajustais ma robe avant de me tourner vers mon frère. Même si je connaissais une partie des invités – à défaut de connaître Anna, ironiquement-, j’avais préféré me tenir le plus à l’écart possible de la foule et de l’organisation. Rester avec Léon m’apaisait, et de toute manière, le temps d’être projeté dans la tempête de ce mariage viendrait bien assez tôt. Je m’étais d’ailleurs bien vite débarrassée de mes cadeaux pour les mariées (un service en cristal ainsi qu’une boîte à musique surmontée d’une ballerine et une enveloppe contenant une petite somme qu’elles dépenseraient à leurs bons plaisirs) dans le lieu prévu, et avais fait en sorte que ma préparation ne dure que le strict nécessaire pour rester le plus souvent avec mon frère.

"Merci d’avoir accepté de m’accompagner, Léon. Ça m’aide beaucoup." Je lui souris doucement. J’imaginais que ça ne devait pas forcément être évident pour lui, avec tous ces inconnus. Mais je lui avais dit pour Lotte et moi, et qu’en conséquence je ne pouvais refuser cette invitation. Et je me sentais réellement plus sereine et préparée en le sachant à mes côtés. Capable d’afficher une nouvelle fois un masque de circonstance, même en ne sachant pas comment toute cette histoire allait se terminer. La porte s’ouvrit à ce moment, et on m’appela à mes devoirs. Lançant un dernier regard complice à mon frère, je l’invitai à me suivre. "Allez, on y va ?"

Arrivés dehors, je sortis mon plus beau sourire, saluant les connaissances tout en veillant à ne pas m’éloigner trop de Léon. Je lui avais dit de ne pas hésiter à venir me voir s’il avait un problème. Et si quelqu’un avait le malheur de l’ennuyer, mariage de mon ex ou non, il risquait de repartir avec un bras cassé, tout simplement.

Je reconnus Claire Richards, et la saluai d’un petit signe de main, ne souhaitant pas la déranger alors qu’elle était occupée avec toute sa petite famille. De même, j’inclinai poliment de la tête en croisant la Duchesse Lampeduza, accompagnée de son mari, ne doutant pas que nous trouverions un moment pour discuter après la cérémonie. Cette dernière commençait d’ailleurs, et je laissais à regret Léon s’installer parmi les autres invités, tandis que j’attendais près de l’autel. Lotte fit alors son entrée, sans doute plus belle qu’elle ne l’avait jamais été. Je m’autorisais un petit sourire rassuré, laissant mes craintes et mes interrogations s’envoler alors que la mariée observait sa mariée la rejoindre. Quoiqu’il ait pu se passer entre Lotte et moi, et même si cela ne s’était pas terminé de la meilleure des manières, je lui souhaitais sincèrement d’être heureuse, et de toujours rayonner comme elle le faisait maintenant. Elle le méritait. Je doutais de pouvoir un jour me marier –cela ne faisait certainement pas partie de mes plans-, et ne croyais pas vraiment en cette institution ; mais qu’importe, le bonheur de Lotte et de sa future femme suffisait à faire le mien aujourd’hui.

Je les quittais des yeux un instants pour trouver Léon du regard et vérifier que tout allait bien pour lui. Je remarquais alors Miranda et Rose, que je saluais discrètement, la première plus spontanément et amicalement que le second, forcément. Je vis également Amelia et celle qui devait être Alexis, et les saluai en me promettant d’aller discuter avec elles plus tard. Il y avait également Charlie, et ce bon vieux Jensen. Je reportais finalement mon attention sur Feuerbach, qui avait accompagné Anna en lieu et place de sa famille, lui adressant un sourire entendu. Le moins qu’on puisse dire, c’était que les discussions durant le cocktail et le repas ne manqueraient pas de rebondissements.

En même temps, je n’en attendais pas moins du mariage de Lotte.
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Jeu 28 Juil 2016 - 15:21





SCENARIO


<< Invité surprise
Qu'il parle maintenant ou se taise à jamais.


Eileen&Kylian


Il faisait suffisamment chaud et beau, pour que les mouches leur tournent autour de façon intempestive et plus que désagréable. Gabrielle les empêchait de se poser sur elle d'un mouvement régulier de la main, tandis qu'elle observait le cadavre à ses pieds.

Il avait été découvert à l'aube par un promeneur et son chien. Vu l'état de décomposition, il était là depuis quelques temps déjà. Elle venait voir s'il ne correspondait pas aux disparitions de l'un de ses dossiers. Gants de protection sur les mains, elle se permettait quelques délicates manipulations pour trouver quelques signes distinctifs qui lui diraient si oui ou non, le dossier viendrait sur son bureau.

Prise dans le feu de l'action, Rix avait totalement oubliée qu'aujourd'hui, elle était attendue ailleurs. Après tout, son boulot étant sa vie généralement, elle pouvait out mettre de côté pour arriver au bout de ses enquêtes.

- Je vais prendre la relève Gab'. La voix masculine venait d'un peu plus loin. Kilyan O'Roark était un collègue de longue date, voir un ami, en tous les cas, un homme qui pouvait se targuer d'être dans les proches de la profileuse, même si elle n'en montrait que très peu.

Elle releva d'ailleurs la tête, pour voir le duo de choc qu'il faisait avec une autre femme, Eileen MacCullen, une collègue qu'elle estimait et respectait tout autant que l'irlandais.

- Je pense pouvoir m'en sortir avec celui-ci, Kilyan.
- Et arriver à l'heure à ton mariage?
- Peut-être qu'elle ne veut tout simplement pas y aller, le travail est une bonne excuse.

Rix jeta un regard à l'agent, tandis que l'homme avait un petit sourire en coin, amusé. Eileen n'était pas du genre à garder les choses pour elle, on pouvait même dire que son manque de tact était touchant parfois. C'était pire que Kreizler d'ailleurs.

- Merde! Rix sortait de la fosse avec souplesse. Merci de me le rappeler... Ce n'était pas qu'elle ne voulait pas se rendre à ce truc, ce n'était juste pas une priorité et donc, elle avait réussi à le mettre soigneusement dans un coin de son esprit, pour l'oublier dès que son téléphone sonna.

Ce n'était rien contre sa nièce, qu'elle ne connaissait que fort peu. Mais les fêtes de famille... quelles qu'elles soient, n'étaient vraiment pas sa tasse de thé. Enfin, elle avait promis d'être présente, elle pouvait encore arriver à l'heure. Ou en tous les cas, juste à temps pour le début du mariage. Il n'était pas encore trop tard. Laissant alors ses deux collègues au cadavre, elle partait au pas de course pour rejoindre son VAP, afin de se rendre au plus vite au lieu de rendez-vous.

Heureusement que notre agent avait une certaine maîtrise de son véhicule, elle arriva sans encombre devant les grilles du château, pensant intérieurement que décidément, elle ne côtoyait que cela en ce moment. Autant dire que sa nièce semblait avoir quelques goûts de luxe, ainsi que sa compagne. Tout ce qu'espérait Gabrielle, c'était bien de ne rencontrer aucun des autres membres de sa famille. Ils étaient en froid et pour d'excellentes raisons.

Ce qui l'avait d'ailleurs surprise, quand Anna l'avait contactée, elles qui ne se connaissent ni d'Eve, ni d'Adam, puisque jamais les deux sœurs ne s'étaient vraiment côtoyées. Gabrielle avait appris la naissance de cette jeune femme, parce qu'elle gardait un œil sur les siens, sans doute, surtout, pour venir cracher sur la tombe de son père le jour où ce dernier passera enfin l'arme à gauche.

Se changeant en vitesse dans le véhicule, pour porter quelque chose de plus correct, qui ne sentira pas la mort, son arme de service ainsi que son badge, rangés dans un coffre sécurisé à l'arrière, elle pouvait enfin se rendre à l'endroit de la célébration. Où pas mal de monde se pressait déjà.

Préférant rester le plus discret possible, elle resta à l'arrière, du côté des représentants de la famille d'Anna, les mains dans le dos, observant la foule, où elle reconnut quelques têtes. Les Lampeduza, bien entendu, plus surprenant, Percy... elle irait le saluer une fois que la cérémonie serait terminée, car à peine installée, que la musique se faisait entendre.

C'était moins une Kreizler!

Codage par Libella sur Graphiorum
Rix
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Tu ne t'intéresses aux gens
qu'une fois qu'ils sont morts!
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Jeu 28 Juil 2016 - 17:50
<< Faire un portrait


La petite danseuse avait donc prit le risque d'inviter les vieux félins à son mariage. Voilà qui était une attention presque touchante. Bien évidemment, Nikolas avait pris cela pour une attaque, puisqu'elle croyait sûrement, à tort pour le coup, qu'il se passait quelque chose entre elle et son Don Juan de mari. Étonnamment, le peintre n'était pas intéressé charnellement par la demoiselle. Mais il était parfois difficile de le faire comprendre. Il s'était donc occupé, comme demandé par sa duchesse, du cadeau pour les mariées. Ca n'était rien de grandiose, mais une attention qui serait sans doute suffisamment utile pour elles.

Il fût rapidement intéressé par l'endroit où allait se dérouler la cérémonie, un château digne de ce nom, qu'il n'avait pas cru capable la française de posséder. Mais certains cachait bien leur jeu. Ou alors la plus grande fortune appartenait à l'autre demoiselle à l'honneur aujourd'hui, allez savoir.

Rapidement, ses pensées durent quitter les images idylliques pour se concentrer plus sûrement sur les invités en présences. Certains n'étaient pas là pour lui faire plaisir. Il y avait quelques familles adverses, dont il valait mieux se méfier. Et contrairement à elles, les Lampeduza n'avaient pris que le strict minimum en termes de sécurité, Luke et Maurice étaient suffisant. Il salua d'un petit mouvement de la tête, le chinois, avec qui son épouse avait quelques différents et comme elle, son attention resta plus longtemps portée sur la dame Cavalieri. Voilà une femme qui pouvait bien plus l'attirer. D'ailleurs, son épouse, ne manqua pas d'en faire un sous-entendu. Mais ne serait-ce pas un mal de la faire tomber dans ses filets, pour mettre sa famille au pas?


- Il y a de quoi être inspiré, en effet.
Fit-il alors, tout en suivant la plaisanterie de sa compagne de vie.

Toujours à son observation, il ne manqua pas de sourire à cette femme, quand celle-ci rencontra son regard. Ils auraient tout le temps d'échanger un peu au pot. Elle ne voudrait sans doute pas, mais il ne lui laisserait pas le choix. La possibilité d'approcher la concurrence et de la jauger était toujours un petit jeu qui l'amusait grandement. Nikolas ne manqua pas de le tirer à nouveau de ses pensées, pour lui présenter un jeune homme, qui sembla plus que mal à l'aise en leur présence. Il est vrai que ce couple de vieux nobles, pouvait intimider. Mais ils semblaient se connaître tous les deux.


- Enchanté jeune homme. S'il est si doué que cela, je serai intéressé de me faire guider à mon tour. Lâcha-t-il poliment, avant que ce dernier ne disparaisse aussi rapidement qu'il était apparu. Lui avez-vous fait peur ma chère? Taquin. Son père peut-il vous être utile? Redevenant plus sérieux alors, il n'avait pas manqué les sous-entendus qu'elle avait lancés.

- J'ai parfois l'impression que vous en savez plus sur ma sœur que moi, Nikolas. Savez-vous la raison d'une telle envie? Il secoua légèrement la tête. Ironique, non. Vous savez bien qu'Ezio est un éternel célibataire, qui ne changera jamais. Et il me semble que Silvio, s'est lié depuis longtemps à son conjoint. Certes, ils ne sont pas mariés, mais c'est un peu tout comme. Marquant un temps. Pourquoi cette remarque? Est-ce que ma sœur ne déteindrait pas sur vous, à vouloir voir tous ses frères avec la bague au doigt?

Vito était mi-sérieux, mi-amusé. Il plaignait ses frères de devoir subir l'interrogatoire à chaque fois. Lui n'y avait guère eu droit, puisqu'il avait quitté la famille jusqu'au jour où, madame à ses côtés rencontrée, il était revenu parmi les siens, en fiancé.

Remettant un peu plus correctement les manches de sa chemise, il s'installa sur le banc qui était prévu pour eux, la musique s'éleva dans les airs et ses yeux de prédateur se posèrent sur les mariées, belles à croquer. Il se souvenait alors du moment où il avait vu apparaître Nikolas dans sa robe à l'entrée de l'Eglise, une vision quasiment divine. Tout était un peu pâle, à côté de ces souvenirs d'une autre époque.
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Sam 30 Juil 2016 - 1:11
Installé dans un petit salon de la splendide demeure, Zephyr se sentait tel un éléphant dans un magasin de porcelaine et il suffisait qu'il regarde autour de lui pour se demander ce qu'il faisait là. A vrai dire, si ce n'était pas pour soutenir sa sœur, jamais il n'aurait mis les pieds dans un tel endroit. Cela ne lui déplaisait pas d'être entouré de tant de beauté : l'architecture, les peintures et différents objets éparpillés dans le salon où il attendait avec Persona, les jardins entretenus avec soin qu'il voyait par la fenêtre, tout cela était splendide. Cependant il se sentait mal à l'aise. Il voyait le luxe que tout cela représentait, la danse constante des différents employés qui allaient et venaient afin de terminer des préparatifs de dernière minute. Ca lui donnait le tournis lui qui avait généralement un esprit qui aimait la simplicité. Tout cela sans compter la foule des invités qui n'allaient pas tarder à débarquer sur la pelouse verdoyante et qu'il redoutait. Bien qu'il soit en présence de sa jumelle et que son autisme ait en conséquence disparu, cela ne voulait pas dire qu'il appréciait d'être entouré d'une centaine d'inconnus qui, s'il n'était pas chanceux, viendrait peut-être lui parler. Il allait très certainement devoir prendre sur lui et se joindre aux mondanités, ce qu'il appréhendait déjà. Il avait eu un petit moment pour s'acclimater lorsque Dahlia était partie se préparer et maintenant qu'elle se trouvait à ses côtés, il sentait qu'il n'était pas le seul à être préoccupé.

Il connaissait l'histoire passée entre sa sœur et Lotte et c'était pour cette raison qu'il avait accepté de l'accompagner. Il avait compris qu'elle aurait besoin de lui durant cette journée, sans en saisir la réelle raison. Il savait que ce n'était pas le fait de voir son ex se marier qui la perturbait, mais il n'avait pas voulu lui poser plus de questions et avait simplement accepté d'être son cavalier. Pour l'occasion, il avait revêtu un magnifique costume gris clair et une chemise d'un blanc éclatant, le tout faisant ressortir son regard d'un bleu intense. Il avait même offert l'une de ses peintures aux mariées, ne sachant pas quoi leur faire d'autre comme cadeau. C'était une petite toile toute simple aux couleurs orange et rouge clairs qu'il avait soigneusement emballée dans un papier de soie blanc et déposé avec précaution à l'endroit prévu pour les présents. A présent la cérémonie n'allait pas tarder à commencer et avant qu'on vienne les chercher, Persona réitéra ses remerciements auxquels il répondit avec un large sourire.


- Je t'en prie, ça me fait plaisir d'être là avec toi.

Ce qui n'était pas totalement faux, car même si d'être en présence de tout ce beau monde le faisait quelque peu angoisser, il était heureux de pouvoir apporter son soutien à sa sœur. Lorsqu'un instant plus tard on vint les appeler, il tendit son bras à Dahlia et ils sortirent ensemble dans le soleil éclatant de juillet. Sa cavalière saluait ça et là des visages qui lui étaient totalement inconnus et il accrocha son plus beau sourire pour faire honneur à sa jumelle, jetant des coups d’œil aux alentours pour voir s'il connaissait quelqu'un. Il reconnu Kevin un peu plus loin en conversation avec un couple âgé mais n'eut pas le temps d'aller lui dire bonjour. La cérémonie allait commencer et il prit place au bout d'une rangée de chaises en fixant son regard sur Persona. Le silence se fit soudain, le quatuor commença alors à jouer et il vit Lotte s'avancer jusqu'à l'autel d'un air quelque peu émerveillé. Il n'avait jamais été à un mariage avant, mais il sentait quelque chose dans l'air qui lui plaisait. Une sorte de beauté qui le touchait. Tout avait l'air serein. Et lorsqu'il vit la seconde mariée rejoindre sa future femme, il ne put s'empêcher de sourire et de chercher le regard de sa sœur.

Sa nervosité avait beau ne pas avoir disparue, ses muscles s'étaient quelque peu relâchés. Le fait de connaître une autre personne en-dehors de sa jumelle le rassurait et dès qu'il sentait l'angoisse le saisir à la gorge, il se contentait de la regarder afin de s'apaiser. Il n'y connaissait rien en mariage mais il espérait sincèrement que la cérémonie ne durerait pas trop longtemps et qu'il pourrait rapidement retrouver la compagnie de sa cavalière. Il savait qu'elle allait devoir discuter avec les autres invités, mais il avait besoin de sa présence rassurante de temps à autre, ne serait-ce que pour s'acclimater définitivement à cet environnement si particulier pour lui.
Zephyr
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Sam 30 Juil 2016 - 23:49
<< Expo universelle où comment survivre à une tempête

Monsieur Richards était toujours prêt à se mettre en quatre pour sa dame. Là, il se contentait seulement, donc, de ne pas fermer le coffre du véhicule trop rapidement. Elle avait encore des paquets à prendre. A croire qu'elle aimait gâter les gens en général, mais c'était dans la nature généreuse de son épouse. Son fils se faisait un devoir de tenir avec sureté le paquet que sa mère lui avait donné. Ce petit l'amusait particulièrement, il se demandait souvent comment il allait devenir en grandissant.

L'invitation l'avait un peu surprise, c'était plutôt rare que son épouse se voit invitée à des mariages où elle n'avait même pas été à la base de la création des robes et surtout de cet acabit. Enfin, ce n'était pas non plus la première fois qu'ils se retrouvaient à évoluer dans un monde un peu plus mondain, justement, entre certaines coutures de sa femme et les soirées où lui-même pouvait être invité parfois. Enfin, c'était une attention plutôt sympathique de la part de la jeune femme.

Le père de famille lança un regard à ses enfants, alors que le jardin se dévoilait devant eux. Autant dire, qu'ils risquaient bien rapidement de les perdre de vue et autant dire que leurs belles tenues... enfin, c'était le propre des enfants de ne surtout pas rester propre et puis, une journée sans finir avec des genoux écorchés et de l'herbe dans les cheveux, ne pouvait pas être une bonne. Surtout dans un endroit pareil. Comme prévu, les jumeaux se permirent de filer à toute bombe dès qu'ils en eurent la permission, laissant leurs parents un peu tranquille à deux.

Sa main se serra autour de celle de Claire, il eut un petit sourire à sa question, bien sûr qu'il se souvenait. De tout, ou presque. Mais cette journée avait été exceptionnelle.

- Bien sûr! Peut-être moins prestigieux que celui-ci, mais ce n'est pas vraiment le faste qui fait un mariage réussi, n'est-ce pas? Avec un petit sourire en coin. Son regard suivi celui de la couturière, pour en effet, reconnaître Alex et Charlie, il haussa un sourcil. Tu ne m'en avais pas fait part! Comme s'il était réellement outré d'une telle chose. Avec un petit mouvement de la tête, il saluait son directeur, ainsi que celle à son bras.

Le monde était finalement petit, quand on voyait qui était présent. Installés sur le banc, il ne marqua pas le fait que voir ses enfants déjà sales l'amusa. Il aurait dû le parier. D'autres enfants étaient dans les parages, autant dire que ça risquait de mal finir pour les costumes de ces derniers. Au moins, ils ne s'ennuieraient pas et eux, parents, pourraient un peu profiter de la fête. Il repéra rapidement les silhouettes des Lampeduza, rien d'étonnant à les voir par ici.

Mais pas le temps de réellement se concentrer plus, voici que la musique démarrait, que les mariées faisaient leur apparition. Autant dire qu'ils entraient déjà dans le vif du sujet. Posant doucement une main sur la tête de son fils, il lui fit un léger sourire quand ce dernier leva les yeux sur lui, tout en faisant remarquer qu'elles étaient belles les dames, de vraies princesses! Ça, on ne pouvait le nier, mais tout comme le Duc, Lewis était sans doute en train de se dire que la plus belle jamais vue dans cette tenue, était celle qui lui avait dit oui, il y a bien longtemps de cela.
Grimm
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Dim 31 Juil 2016 - 15:16
[justify]Tout se passait bien, les appareils de mesure étaient stables. Les vrombissements de moteur du biplan bleu pétrole s’entendaient de loin, la journée était claire et le ciel peu nuageux. Survoler la campagne, dans ces conditions, était un vrai bonheur. Aller contre le vent, utiliser les courants, projeter son ombre sur le sol. Le moteur tournait bien, mais il devait être possible de le régler plus finement, de le pousser encore un peu plus. Il faudrait demander l’avis de Dastan, il connaissait l’appareil et avait toujours été de bon conseil. D’après le plan de vol, il ne faudrait pas tarder à amorcer la descente, en principe à la fin de ce bois… C’est sûrement un souci de synchronisation des cylindres, assez simple à régler pour peu qu’on soit à l’écoute des conseils données par la mécanique, mais la tâche nécessitait d’être deux. Le vert mousseux de la forêt commençait à se clairsemer, laissant apparaître l’herbe du Yorkshire, si différente des étendues d’un vert fluorescent qu’on trouvait en Écosse. Amorcer la descente, doucement, et viser la piste. Même si ce n’en était pas vraiment une, n’importe quelle étendue plane ferait l’affaire, et la pelouse du Howard Castle remplirait parfaitement le rôle de piste d’atterrissage de fortune. Se poser avec douceur et fermeté, comme l’archet doit entrer en contact avec la corde : Sans à-coups, franchement, un geste répété, travaillé pour atteindre la pression parfaite où le crin met la corde en vibration sans la faire grincer. À chaque fois, quelle que soit la nuance.



Une fois le moteur coupé, Sersen descendit de l’appareil, défroissant négligemment les manches de son complet.

« Chère Madame Richards, il me faut vous passer commande d’une tenue de deuil. Noire, évidemment, avec un gilet croisé. Chemise à col cassé, et une Lavallière. Mettez une pince au pantalon, je devrai la porter pour voler et ne peux pas me permettre d’arriver avec une tenue froissée. »

Il retira son casque en cuir et ses lunettes, qu’il laissa dans l’aéroplane. Il salua d’un bref signe de tête (comme il le faisait toujours) les quelques personnes, pour la plupart des couples, qu’il connaissait dans l’assistance. Tout le monde s’était mis sur son trente-et-un, ce qui remplissait Sersen d’une forme de sérénité : pour une fois, les tenues étaient à la hauteur de ses attentes esthétiques. Il passa à côté de la Duchesse de Lampedusa et de son mari et sentit, en les saluant discrètement, une bouffée d’enthousiasme et de légèreté l’envahir. Il lui semblait même pouvoir sentir l’odeur de l’herbe fraîchement coupée et celle des fleurs qu’on avait disposées là pour la cérémonie. Il décida que, si le champagne que l’on servirait avait des bulles suffisamment fines pour en compenser l’absence de goût, il en boirait quelques coupes. Son agueusie obligeait Sersen à choisir ses aliments, quand il en consommait, en fonction de leur texture. La solennité du lieu, l’harmonie des tenues, l’élégance sobre et puissante de l’ensemble, tout était accordé à la perfection. Il félicita mentalement la personne qui était derrière ces préparatifs, et prépara une tirade de félicitations à lui dire si d’aventure il avait l’occasion de la croiser, quelle qu’elle fût.

En passant devant l’espace réservé aux cadeaux de mariage, il déposa le rouleau de papier à musique sur le dessus d’une pile. Une fois le manuscrit achevé, il avait tracé à la plume le titre sur la page de garde :


Langsame Walzer für Viola und Klavier in c-Moll
Komponiert für die Hochzeit des Fräuleins Hoffmeister


Avec la dédicace suivante :


J’ai consigné ici les notes qu’il me fallait évacuer afin de pouvoir « enterrer la hache de guerre ». Recevez mes sincères vœux de bonheur, pour le meilleur et pour le pire.
Søren Jensen



Et il s’installa dans l’assemblée au moment où les archets du quatuor se posaient, en douceur, sur les cordes.

Sersen
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Lun 1 Aoû 2016 - 12:14


Qu'il parle maintenant ou se taise à jamais !
Si je suis maladroite, j’en connais une autre qui l’est tout autant. Après tout, la première fois qu’on s’est croisée avec Lotte, elle s’encoublait tellement qu’elle a fini la main sur mon sein. Deux fois de suite, en plus ! Mais c’est sa maladresse fait son charme. Après ça, j’ai du mal à me souvenir si c’est encore arrivé, mais la chose dont je suis sure, c’est qu’elle est rapidement devenue mon amie. Tellement que je me retrouve maintenant invitée à son mariage. A trépigner dans ma petite robe verte d’eau. Faut célébrer l’amuuuur!

A mon bras, Darkstan, mon cavalier pour la journée. Après tout, mon carton spécifiait que je pouvais. Pas que j’ai eu peur de m’ennuyer toute seule, mais à deux c’est toujours mieux, non ? Et pis je suis contente qu’il soit là avec moi. Sa compagnie est toujours pire cool, alors si je peux l’embêter toute une journée en dehors de l’école, je vais pas m’en priver, hein. Ce serait bien bête de ma part. Alors je l’ai invité. En lui rentrant dedans. Littéralement. C’est qu’avec ses trente-cinq centimètres de plus, il est difficile à voir, parfois. Ça aurait pu être un mur ou un meuble, autant que je sache, vu que j’avais le nez rivé sur la carte à ce moment-là. Après m’être frotté le nez, la question est partie naturellement, et il a accepté.

Et si à deux, c’est toujours mieux, alors à trois, je vous dis même pas ! Surtout quand c’est Saoirse qui complète notre trio. La petite demoiselle est au moins aussi excitée que moi à l’idée du mariage et apparemment elle s’y connait bien mieux. De quoi récupérer quelques explications et combines ! En attendant, elle se dandine dans son beau tutu blanc, un petit panier à la main. Pourquoi cet accoutrement ? Je suppose que c’est le costume assigné aux petites lanceuses de fleurs. Rôle qu’elle a réussi à obtenir en jouant de ses jolis petits yeux avec Lotte. Futée la gamine ! Et tellement contente que la mariée lui aurait surement proposé d’elle-même lorsqu’elles se sont croisées, de toute façon.

Mais si je ramène deux invités, mon cadeau de mariage n’est pas encore prêt. Pas que je sois en retard ou quoi ! Non, c'est qu'il doit se faire dans le vif. Et si d'habitude, c'est plutôt des tribus lointaines que j'immortalise par l'aquarelle, aujourd'hui ce sera ce moment magique. Pas que je dénigre le travail des photographes. C'est juste que certaines émotions vaillent la peine d'être aussi communiqué autrement. En vérité, c'est la seule chose que je trouvais intéressante à offrir. Hormis un appareil à fondue au chocolat; mais on m'a dit que ça le faisait moins. Alors je peindrai. Tout du moins si j’arrive à pas pleurer tout le long. J’ai beau ne pas me rappeler avoir déjà assisté à ce genre de mariage, je sais que je vais jouer les madeleines. Et bien comme il faut en plus. Mais c’est que c’est tellement beau. Heureusement, j’ai eu la bonne idée de ramener la réserve de mouchoirs. Je devrais donc pour étancher tout ça assez facilement pour éviter l'inondation.

En attendant, notre petite troupe s’approche de la Richards, dirigée par une Saoirse fusée. Pas de perte de temps, quand il s’agit de rejoindre ses coupains!

▬ Bonjour Monsieur Richards! Le monde est petit, hein ? je fais, en riant, les mains jointe sous mon menton. Claire ! j’agite ma main avant de me baisser vers les jumeaux. Hello guys ! Je compte sur vous pour prendre soin de mon Chaton aujourd’hui, hein ? je finis, en passant ma main dans les cheveux de la demoiselle désignée.

Qui me sourit grand en retour. Je suis contente de les voir ici. J’ai beau adorer découvrir les rites occidentaux, c’est toujours plus fun quand on est plusieurs pour les partager. Après tout, plus on est de fous, plus on rit, non ?


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