Exposition universelle - partie 1

 :: Édimbourg :: Westside :: Autres lieux Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Ven 30 Sep 2016 - 12:06
Si Castiel venait de rencontrer pour la première fois le fameux Gear -une véritable légende pour la Potential Home- il l'appréciait déjà beaucoup. L'avantage d'être empathe, c'était qu'on pouvait rapidement se faire une idée de la plupart des gens, et le guérisseur était séduit par la lueur d'âme de l'inventeur, d'une chaude couleur cuivrée. Et puis il devinait une réelle gentillesse derrière la bravade ; Gear se souciait des autres, et il était prêt à tout pour leur venir en aide. Il connaissait Castiel depuis quelques minutes, et il était disposé à lui venir en aide si besoin. De plus, de le voir interagir avec Alex et Charlie ne manquait pas de faire sourire : on pouvait voir à quel point ces trois là s'entendaient bien.

« Comptez sur moi ! Je ne voudrais pas rater ça. » répondit un Castiel amusé. Il ne se risqua pas pour autant au clin d’œil, une arcane pour lui quasi mystique qu'il était encore loin de maîtriser en société. Il savait vaguement qu'un tel mouvement pouvait signifier bien des choses selon le contexte, mais il s'y perdait la plupart du temps et, quand il s'y essayait, on avait généralement l'impression que son sourcil faisait une attaque.

« Et puis je... » mais il ne peut continuer sa phrase, interrompu par le poignet de Charlie qui se collait contre l'une de ses joues. Il se demanda quelle pouvait bien être cette étrange coutume, qu'il avait jusqu'ici peu eu l'occasion d'observer en société. C'était peut-être un truc d'ethnologue, qui sait ? Interloqué, il décida de ne pas l'interrompre. Il pouvait voir sa lueur d'âme devenir d'un rose de plus en plus vif, et il sentit soudain une douceur chaleur se répandre via ce curieux contact physique, pour venir l'atteindre jusqu'au plus profond de lui-même. Il comprit que la petite blonde devait utiliser son pouvoir sur lui, ce fameux don au fonctionnement si particulier. Castiel savait qu'elle était parfois capable de guérir des blessures avec, et il se demandait ce qu'elle essayait de faire. Quel que fut son but, elle dût l'atteindre, car elle se mit à sautiller de joie, ce qui demandait une certaine technique en gardant sa main collée contre le visage de quelqu'un ; mais Charlie était une experte du sautillement en tout genre. De sa main libre, elle finit par désigner les ailes de Castiel, qui en allongea une vers l'avant afin de mieux la contempler. C'est alors qu'il vit une plume noire terminer de blanchir, et puis une autre, et puis une autre. Le spectacle lui parut d'abord tellement incroyable qu'il resta planté là sans réagir ; il pouvait sentir la noirceur quitter son âme elle aussi, au fur et à mesure que ses ailes s'éclaircissaient un peu plus. Lorsque Charlie mit fin à l'expérience, plusieurs plumes avaient retrouvé leur état de base, et le prodige ailé se sentit empli d'une grande joie, comme lorsque Kevin l'avait aidé d'une manière similaire quelques jours auparavant.

« Et ben ça alors. Elle en a, la petite ! »
commenta un Jeremiah Smith impressionné, et il lui en fallait beaucoup pour qu'il oublie même de se fendre d'un commentaire sarcastique ou agacé.

« Wow ! C'est... C'est...incroyable ! Merci ! »


Sans plus attendre, Castiel attira son amie contre lui pour la serrer dans ses bras. Il rayonnait comme jamais, et se sentait plus léger, revigoré par l'expérience. Il s'était cru condamné à un fardeau impossible à éviter, et voilà que deux de ses nouveaux amis avaient déjà réussi à lui redonner espoir en lui montrant que tout était possible. Pour lui, c'était d'une importance capitale, et il tenait à ce qu'ils comprennent à quel point cela comptait à ses yeux.

Mais il dut couper court aux réjouissances lorsque les annonces sur la tempête se mirent à retentir. Encouragé par l'aide qui lui avait été apportée, il se montra plus déterminé que jamais à aider le plus de personnes possible. Comme dans la plupart des situations de crises, il était passé en mode sérieux, où le Castiel habituel s'effaçait pour révéler un homme beaucoup plus sûr de lui et concentré, sans pour autant perdre de sa douceur lorsqu'il rassurait les gens qui en avaient besoin. Avec les vents forts qui se levaient, voler devenait difficile, mais il ne se laissait pas décourager pour autant, et il put récupérer plusieurs personnes en difficulté de cette manière. Après un bref passage au musée pour s'assurer de la sécurité de ses proches, il repartit à l'extérieur, continuant d'aider de son mieux, à l'image de Kevin. Ce dernier avait mis de côté ses appréhensions quant au toucher par pur abnégation, et il n'avait pas hésité un seul instant. Le jeune homme semblait néanmoins soucieux, s'inquiétant du sort d'un des enfants de Claire et Lewis.

« Je suis certain que ça va aller. Colm est un garçon intelligent, et où qu'il soit, s'il garde son calme et suit les directives, il saura se mettre à l'abri. Et si nous avions besoin d'aller le chercher, où qu'il soit, tu peux compter sur moi pour t'y aider. »

Enfin, l'évacuation de la population à l'intérieur des bâtiments de l'Arche fut jugée la plus complète possible, et James retourna au musée pour retrouver son groupe. Malgré l'inquiétude qui émanait d'autant de personnes rassemblées dans la bâtisse, il pouvait aussi sentir la résolution et l'espoir qui prenaient le dessus. Les habitants comme les voyageurs venus pour l'exposition s'étaient rassemblés pour présenter un front aussi calme et uni que possible face à l'adversité, ce qui faisait plaisir à voir. La nuit passa et, une fois le matin arrivé et l'alerte levée, il était temps pour tous de rentrer. Castiel n'avait pas dormi, et il pouvait sentir la fatigue habiter chacun de ses mouvements. Il accepta la proposition d'Alex et Gear, et monta dans leur véhicule pour rejoindre la PH. C'est en leur compagnie qu'il apprit la terrible nouvelle : une petite arche non loin était tombée pendant la nuit, frappée de plein fouet par l'ouragan. Des milliers de vies avaient été perdues en quelques instants. Le choc frappa James de plein fouet, comme si toutes ces lueurs d'âmes qui s'éteignaient d'un coup était quelque chose qu'il pouvait ressentir à retardement. Une telle horreur lui paraissait si inconcevable à imaginer qu'il dût se raccrocher à son siège pour ne pas trembler, tandis que ses yeux se remplissaient de larmes. Il resta silencieux, incapable de dire quoi que ce soit, tandis que son cœur assombri se déchirait pour toutes ces vies perdues.

Il ne prononça plus un mot jusqu'à leur destination, puisant sa force dans les proches qui l'entouraient. Ils auraient besoin de rester unis pour affronter les jours à venir : le travail n'allait pas manquer à la Potential Home s'ils voulaient affronter cette nouvelle crise qui les menaçait tous.
Castiel
Sphère Savoir
avatar

Messages : 123
Etat Civil : célibataire
Pouvoirs : immortalité - ailes (vol) - empathie - guérison/évacuation - empreinte
Revenir en haut Aller en bas
Lun 3 Oct 2016 - 11:39
Avec la musique en fond, finalement, l'ambiance dans le musée était moins terrible que prévue. Les gens pouvaient oublier leurs craintes concernant l'ouragan qui se passait à l'extérieur. Grimm profitait de la musique, pour continuer de signer avec ses enfants, tandis que Claire les rejoignait finalement. La conversation était intense, le père sachant comment faire pour que ses enfants se concentrent uniquement sur un seul sujet, qui les passionnait.

Si le conteur semblait tranquille, ce n'était bien sûr qu'en apparence. Mais il ne voulait surtout pas stresser ses enfants, plus qu'ils ne l'étaient déjà. Et puis, c'était son travail de père, de faire comme si tout allait bien, même en pleine catastrophe. Il était surtout inquiet de ce qui pourrait arriver. Il avait confiance en ses deux fils aînés, pour être certains qu'ils avaient trouvés un coin tranquille pour être en sureté. Car finalement, qui disait que la tempête n'était tombée que sur l'Arche d'Édimbourg?

La radio n'annonça, bien évidemment, pas que du bon, son épouse eut sans doute une idée plutôt bonne. Il hocha de la tête et se redressa, tout en caressant la tête de ses enfants, avec un petit sourire en coin. Leur demandant ce qu'ils estimaient être la meilleure histoire à raconter ce soir. Prenant un peu ses aises, il alluma l'un de ses cigares, pas pour fumer dans un endroit où c'était assurément interdit, mais surtout pour créer suffisamment de fumée, qu'il puisse donner à son histoire un peu plus de corps.

Le dragon gagna l'unanimité auprès de ses gamins, ce qui ne manqua pas de l'amuser. Il était vrai que c'était une histoire qui avait souvent pas mal de succès. Un mini dragon de fumée prit alors forme et alla voler entre les gens qui étaient présents, attirant ainsi leur attention, tandis que Lewis se mettait alors à parler, pour que les têtes se tournent vers lui, plutôt que la radio. Sa voix était suffisamment intrigante et forte, pour que l'animateur radio, perde peu à peu, de l'intérêt. Notre homme réussissait à subjuguer une partie de son public et c'était tant mieux. Le temps passerait plus vite et les angoisses, encore une fois, étaient mises de côté.

Heureusement qu'il y avait des gens talentueux autour d'eux. Grimm se permit même, de demander aux musiciennes, si elles pouvaient, parfois, mettre un peu plus d'ambiance dans son histoire, en l'accompagnant avec leur musique. Bref, autant dire que le peuple du musée, avait droit à un show gratuit, parce qu'ils étaient finalement tombés au bon moment, au bon endroit. Dans un moment terrible.

Il voyait d'un oeil ses enfants participer un peu à l'aide communautaire, ils avaient l'air content de le faire. Parfait, ça continuait à les occuper. Quand il eut fini son histoire, il rejoignit à nouveau les plus jeunes, pour jouer avec eux, leur raconter encore des histoires, car ces derniers, ne le lâchaient plus si facilement. Il avait, autour de lui, un groupe de gamins, assis en tailleur et totalement à l'écoute. Autant en profiter.

Mais la fatigue prenait quand même le dessus sur le reste, il s'était endormi avec ses mômes contre lui, ça n'avait rien de confortable, c'était même plus rudimentaire de dormir sur du sol de musée, mais au moins, ils auraient quelque chose à raconter. A peine les portes ouvertes à nouveau, qu'il voyait filer son épouse à l'extérieur, alors qu'il s'étirait comme un chat, pour tenter de détendre son dos, qui lui, n'avait clairement pas apprécié le sol. Comme tous les autres, il apprit la chute de l'Arche.

Ce fût un choc, bien entendu et il eut une pensée pour toutes ces vies perdues, mais fût pourtant soulagé que ce ne soit pas arrivé à eux. Il accueillit son épouse contre lui, l'embrassant alors sur la tempe.

- Ça ira Claire... ça ira.

Ils trouveraient comment faire et puis, les gouvernements n'allaient quand même pas rester sans rien faire? La menace était suffisamment pesante pour qu'ils arrêtent de se tourner les pouces... le père fût soulagé d'apprendre que le fiston allait bien.

Son téléphone sonna alors qu'ils sortaient, tenant la main de sa fille avec fermeté pour ne pas la perdre dans la foule. L'aîné venait aux nouvelles, il ne manqua pas de le rassurer.

>> Mariage
Grimm
Sphère Artistique
avatar

Messages : 102
Etat Civil : Marié à Claire Richards
Pouvoirs : Smoke Master
Revenir en haut Aller en bas
Lun 3 Oct 2016 - 23:22


« Heureux les yeux qui n'ont pas besoin d'illusion pour voir que le spectacle est grand. »


Kevin se résilia finalement à rentrer dans le muséum car l'ouragan pointait rapidement le bout de son nez. Castiel lui avait donné les mots justes pour le rassurer au sujet de Colm. Il avait raison : ce n'est plus un enfant et il est intelligent.

Il reçut deux messages sur son téléphone : l'un de Colm et l'autre de Mylénia. Il eut à peine le temps de répondre à la jeune femme pour la prévenir du danger. Le réseau venait d'être coupé. Il lança un juron mais il était soulagé d'avoir des nouvelles rassurantes de l'ado, qu'il fit partager à sa famille Richards dès qu'il les retrouva.

En rentrant dans le muséum, il découvrit l'inquiétude sur chaque visage, et notamment sur les plus jeunes. Kevin était lui aussi très inquiet mais il ne devait pas le montrer pour éviter la panique. Madame Richards avait eu une idée de génie en proposant des petits jeux pour occuper tous ces enfants apeurés. Kevin y participa également. C'était un bon remède pour passer le temps et chasser son angoisse. Il leur démontra ses talents de gymnaste avec quelques acrobaties très impressionnantes. Cela les occupa un certain temps. Il leur sous tira souvent des grands O sur leur visage, tellement qu'ils étaient impressionnés par la souplesse et l'agilité de Kevin. C'était un de ses talents cachés dont il faisait rarement démonstration. Nikiya avait pu déjà le voir à l'oeuvre. Cela avait été leur première rencontre.

Pour finir la soirée, il proposa de faire une petite visite guidée à ceux qui le souhaitaient. Il choisit quelques pièces du muséum encore accessibles, tout en leur narrant quelques passages de l'histoire dont elles témoignaient. Lorsque les enfants trouvèrent enfin le sommeil, Kevin s'isola un instant. C'était le moment d'adresser une prière pour que cet ouragan épargne le plus grand nombre. Il rejoint les adultes, découvrant leurs visages déconfis. Lorsqu'il apprit la nouvelle de la destruction d'une petite arche, il sentit le plancher lui dérober sous ses jambes. Il se rattrapa à temps sur le bord d'une statue. ll ne put s'empêcher de vomir tellement que la nouvelle l'avait touché et contrarié. Il s'isola en s'asseyant par terre contre un mur. Il n'avait plus la force de quoique ce soit.

Il lui fallut une volonté à toute épreuve pour surpasser cette terrible nouvelle. C'est lorsque son regard croisa un enfant endormi qu'il comprit qu'il devait se battre pour les générations futures. Il se leva, déterminé à aider du mieux. Il inonda de messages ses proches pour avoir de leurs nouvelles. Il fit un signe à ses amis de la PH pour qu'il ne l'oublie pas. Le silence s'était installé comme jamais mais il n'y avait pas besoin de paroles pour que chacun se comprenne.





Iron Will
Sphère Savoir
avatar

Messages : 400
Etat Civil : Célibataire
Pouvoirs : Tactile télékinésie et télépathie, Biokinésie (sur lui-même)
Revenir en haut Aller en bas
Mar 4 Oct 2016 - 13:50
« Je ne doute pas que tu fasses de ton mieux, c'est tout toi. Évite simplement de te tuer à la tâche, et n'oublie pas de souffler de temps en temps. Il paraît que c'est bon pour la santé. » Je disais cela en souriant, témoignant tout le soutien dont j'étais capable à l'égard de Dastan. Je savais qu'il faisait sans nul doute un excellent directeur, mais je savais aussi qu'il avait tendance à s'enfoncer dans le travail au point d'oublier tout le reste. C'était son sens aigu des responsabilités qui l'y poussait, et sa crainte de ne pas en faire assez pour tous ceux qui dépendaient de lui. C'était noble de sa part, mais il fallait faire attention à ce que cela ne le dévorer pas non plus. Il était plus utile à la Potential Home en forme et aussi détendu que possible plutôt que perpétuellement stressé et épuisé. Mais je lui faisais confiance pour déterminer ce qui était bon pour lui, et pour apprendre petit à petit à poser les limites nécessaires. En attendant, j'étais contente de voir qu'il était si bien entouré à l'école ; rien qu'entre Gear, Castiel et Charlie, il avait des amis proches capable aussi bien de l'épauler que de lui forcer à lâcher un peu de lest si nécessaire. En tout cas, Gear semblait plus que disposé à lui rappeler qu'il était important de s'amuser un peu de temps en temps, ce en quoi je ne pouvais qu'être d'accord. Et tout en me disait que je n'aurais rien contre l'idée de m'amuser avec ce fameux Gear un de ces jours, je continuais de suivre la conversation, contente de faire partie de ce petit groupe.

« Je viendrai alors, c'est promis. J'avoue que je suis curieuse de voir comment fonctionne une telle école. Je me demande comment les choses auraient changé, si de telles institutions avaient été mises en place plus tôt. » Tout en parlant, je donnai un discret coup de coude dans les côtes de mon frère, qui semblait de nouveau regarder le vide d'un air distrait.

« Ouille ! Oui, enfin, je veux dire oui. Je serais ravi de voir votre école, jeune rêveur. Rien ne se compare à la splendeur du monde des rêves, mais je suis sûr que vous avez fait de votre mieux. »

Il fit de son mieux pour présenter un sourire qui se voulait engageant, ce en quoi il n'était pas particulièrement doué. Et s'il manquait comme toujours de tact dans ses rapports avec les autres, au moins faisait-il un petit fort. Et il s'en sortirait toujours mieux que Destiny à ce petit jeu-là... En pensant à notre aîné, je me demandais à quoi il pouvait bien s'occuper à sa soirée vip. Sans doute écrivait-il dans son carnet, quand il ne nouait pas de mystérieux contrats avec divers contacts influents. Notre grand frère restait un mystère, mais au moins sa compagne et lui étaient-ils à l'abri de la tempête qui s'annonçait. J'espère que Death aussi.

Death qui, de son côté, continuait de fortement apprécier la compagnie d'une certaine Dahlia Anderson. Elle se sentait vraiment à l'aise en compagnie de la jeune femme, et discuter avec elle était aussi facile qu'agréable.

« Rien n'est immuable, en effet. Selon moi, c'est ce qui fait la beauté du monde... et des gens. Surtout de ceux dont la vie est courte ; certains immortels ont la fâcheuse tendance à devenir en partie immuable, enfermés dans leurs buts anciens, incapable de voir autre chose et oubliant petit à petit leur humanité... Quant à toi...et bien, ça me paraît aussi contradictoire que juste, quand j'y pense. Je crois qu'il va falloir que je te garde à l’œil quelque temps, histoire d'en apprendre plus. Je suis sûr que tu dois avoir de véritables trésors à...révéler.»

Sur ces mots, Death s'était fait plus malicieuse, taquine, ce qui témoignait d'autant plus de l'intérêt sincère qu'elle portait à Dahlia. Ma sœur n'était aucunement du genre à jouer avec les gens, en tout cas ; c'était une manière de faire qu'elle trouvait répugnante. Elle préférait toujours se montrer sincère ; facétieuse, parfois provocante, mais toujours sincère, et dans le but d'aider celles et ceux pour qui elle se prenait d'affection. La manière dont l'actrice réagit aux révélations de sa nouvelle amie sur ses dons ne manqua pas d'impressionner -et, quelque part, de rassurer- Death. Bien des humains s'étaient tout de suite senti très mal à l'aise, voire avaient réagi méchamment, rappelant les accusations d'antan à l'encontre des sorcières. Mais pas Dahlia, jamais Dahlia. Death serra elle aussi plus fort la main d'Anderson dans la sienne, savourant la chaleur de ce simple contact humain, simple et pourtant si important.

« Je te remercie, Dahlia. D'être toi. Tout le monde ne réagit pas comme ça, quand ils apprennent pour mes pouvoirs. Souvent, ils prennent peur ; et presque personne n'aime se retrouver en compagnie de quelqu'un capable de plus ou moins prédire le moment de leur mort. Pour eux, c'est comme se balader avec un compte à rebours. Mais je pense...je pense que tu vois juste, et j'admire comme tu vis d'autant plus que tu sais ton existence vouée à se terminer un jour. Quelque part, je crois que c'est quelque que je vous envie, à vous les mortels -et je n'utilise pas ce terme par condescendance, je te l'assure- cette faculté que vous avez de mordre dans votre vie à pleine dents, de la savoir limitée. Tandis que nous, les immortels, nous devenons parfois bien trop immuables, incapables de prendre les bonnes décisions au bon moment, condamnés par trop de temps... C'est pourquoi j'essaie toujours de ne jamais oublier que je suis humaine malgré tout. Et rencontrer des gens comme toi... » Elle se pencha en avant, son visage se retrouvant à quelques centimètres de celui de Dahlia, tandis qu'elle dégageait une mèche de cheveux de l'actrice. Elle approcha ses lèvres de son oreille : « ...me rappelle qu'il y a toujours bien de belles surprises en ce monde. »

Puis elles furent interrompu par la jeune femme qui cherchait sa sœur et, une fois les deux réunies, elles se rendirent toutes au musée pour affronter la tempête. C'est là que je revis enfin Death, qui m'aperçut aussitôt et me rendit mon sourire. J'étais heureuse de savoir ma sœur et mon amie à l'abri, et plus encore qu'elles semblaient si bien s'entendre. Quand Dahlia se mit à jouer et Death à chanter, je fis partie du public, me laissant même aller à joindre ma voix à celle de ma sœur ici et là, imitée par plusieurs autres réfugiés, unis dans la chanson. Puis ce fut au tour de Dahlia de pousser la chansonnette, et je me laissais envoûter par sa voix magnifique. Elle rendit ensuite la guitare à son propriétaire, qui reprit le concert improvisé, accompagné par plusieurs habitants et touristes ayant leurs propres instruments ou, tout simplement, leurs voix. J'échangeai un regard amusé avec ma sœur, décidant de la laisser tranquillement discuter avec Dahlia. Dream observait tout ce qui passait dans le musée avec son air étrange de professeur absent, et il se joint même à la visite improvisée lancée par un jeune homme qui s'était présenté comme historien et affilié à la Potential Home. Quant à moi, je passai le reste de la nuit à discuter joyeusement avec Alex, Gear et tous les autres membres de la Potential Home, dont le couple formée par Lewis et Claire, à qui je promis un solide brunch à Chez Reggie, de même que pour leurs enfants.

Enfin, le jour vint poindre le bout de son nez, et l'alerte fut levée : les gens pouvaient rentrer chez eux, l'Arche avait survécu à l'ouragan. Tous les réfugiés du musée semblaient unis par cette nuit passé ensemble, à s'encourager mutuellement face aux terribles rugissements du vent nocturne, et l'ambiance ce matin était porteuse d'un espoir qui me faisait plaisir à voir. Mon pouvoir de Delight rayonnait, attisant les sourires et facilitant la joie dans leur cœur de ceux qui m'entouraient, véritable extension de comment je me sentais moi-même, entourée d'amis, de famille et de gens bien. Je vis que Dahlia s'était endormir sur l'épaule de ma sœur, qui n'avait pas bougé pour ne pas la réveiller ; elle semblait même plutôt ravie de la tournure qu'avait prise la situation, et nous échangeâmes un clin d’œil entre sœurs.

« Va retrouver les tiens, j'espère qu'ils auront passé une bonne nuit malgré tout. Et compte sur moi pour t'appeler : je compte bien continuer ce qu'on a commencé. »
Puis, tandis que Dahlia l'embrassait sur la joue, elle reprit : « Au fait, tu es toute mignonne quand tu dors. Paisible. Et j'ai l'impression que ça ne t'arrive pas souvent. Sache que tu peux me redormir dessus quand tu veux ; d'ailleurs... » Cette fois-ci, ce fut Death qui déposa un baiser, doux et léger, sur les lèvres de Persona ; après tout, ma sœur avait toujours été directe, sans pour autant se montrer invasive. Et puis, elle aimait bien voir les réactions des gens. « ...j'y compte bien ! »

Elle lui adressa un dernier clin d’œil joyeux, avant de nous rejoindre avec Dream. Nous avions accepté l'offre de Gear et Alex, qui allaient donc nous déposer Chez Reggie. Nous apprîmes la terrible nouvelle en même temps que le reste de nos compagnons. Nous échangeâmes tous les trois un regard grave, particulièrement empli de tristesse pour Death et moi tandis que Dream restait songeur. Une chose était sûr : il nous fallait nous réunir au nom de la Famille, avec Destiny. Penser à mon grand frère m'assombrit, et je sentis bouillir en moi les débuts de la colère : si la chute de cette arche était quelque chose qu'il avait prédit et qu'il n'avait rien fait... Oui, la Famille aurait beaucoup à faire, et j'étais plus décidée à faire ma part maintenant que j'y avais retrouvé ma place.
Delight
Sphère Economique
avatar

Messages : 72
Etat Civil : célibataire
Pouvoirs : modifie la réalité autour d'elle à travers ses émotions
Revenir en haut Aller en bas
Mer 12 Oct 2016 - 11:28
En dépit des sirènes qui déchiraient la nuit, des messages d'alertes qui se répétaient en boucle et des éclaires qui commençaient à déchirer le ciel sans pour se faire encore entendre, Nikiya tentait de rester la plus calme possible. Elle ne nourrissait pas de peur irrationnelle des ouragans, elle était cependant suffisamment consciente de la dangerosité de la situation - d'autant plus avec la foule qui s'était accumulée à Édimbourg ses dernières semaines - pour éprouver un vague sentiment de panique, au plus profond d'elle-même. L'instinct. 

Alors, elle rationalisait au maximum les événements afin de garder la tête froide et les idées claires. Alexander avait été, d'une façon ou d'une autre, au courant du phénomène météorologique qui se profitait, il avait chargé l'homme a qui il confiait sa propre vie pour la sortir de là et il avait plus que très certainement calculé toutes les possibilités pour qu'elle soit ramenée saine et sauve dans un lieu sûr avec suffisamment de marge pour que tous aléas dans son plan soit pris en compte. Sans oublier qu'il avait également dû ajouté à ses probabilités le paramètre de son caractère peu enclin à se plier à ses exigences : Aussi, elle avait pleinement le temps de réussir à convaincre son amie, ainsi que sa famille, à la suivre avant qu'il ne soit trop tard. 

Respirer. Raisonner. Montrer un exemple de calme et d'assurance en toutes circonstances. Quelques phrases qui tournaient en boucle dans son esprit pour rester maîtresse d'elle-même. Peut-être n'était-elle pas aussi sereine qu'elle tentait de le montrer.

Seulement, avant même qu'Amelia n'ouvre la bouche, sa mine résolue n'avait pas vraiment plu à Lotte. Elle savait déjà ce qu'elle allait répondre. Elle ne connaissait pas la militaire depuis bien longtemps et pourtant, elle n'était pas le moins du monde surprise par sa réaction et son choix. Comme si le peu qu'elle avait pu apprendre sur la jeune femme lui était suffisant pour la comprendre. Paradoxalement, Caine était une jeune femme complexe, que Lotte aurait, sous certains aspects, bien du mal à cerner... Mais voilà, elle sentait comme un lien,  affectif, invisible, qui lui donnait à certains moments, l'impression de la connaître depuis toujours.
Quoi qu'il en soit, la situation demeurait la même. Amelia avait bien l'intention de tenir son rôle de lieutenant et d'appliquer son devoir, celui de servir, et cela qu'importait la gravité et les risques de la situation. Son ordre était indiscutable et ses parents, comme sa jeune sœur ne trouvèrent à protester. La danseuse aurait bien tenté de la dissuader mais elle savait déjà que ç’aurait été la perte d'un temps tout de même précieux. 

Elle avait à son tour sauté au cou d'Amelia. Une éteinte aussi spontanée que chargé d'émotion. 

-Je t'en supplie, fait attention à toi... Appelle-moi dès que tu es en sécurité, promis ? Je viendrais te chercher quand tout ça sera fini, d'accord ? 

Elle avait lâché la militaire un peu à contre cœur mais il était plus que temps de partir. Les regards insistants du garde du corps sur sa personne et sur les alentours en était un signe plus que flagrant.
Une réelle inquiétude était montée dans la poitrine de la française. Non pas pour elle, mais pour son amie, et c’était en chassant deux larmes d'un revers de matin qu'elle avait abandonné Amelia à son devoir. 

Pour la suite, la jeune femme s'était laissée guidée par la montagne, qui, avec la précision des hommes entraînes et parfaitement rodés à la situation, les avait conduit jusqu'à un véhicule, fendant la foule, s'assurant qu'aucun membre de leur petite troupe ne s'égarait du chemin précis qu'il leur avait tracé.
Instinctivement, sans même réellement s'en rendre compte, sa main était venue se glisser dans celle d'Anna. Après tout, elle avait promis à sa grande sœur de prendre soin de la petite en lui assurant la mettre en sécurité. C'était comme son devoir personnel à elle. Et puis, c'était une présence réconfortante.
 
Le vent s'était largement levé et à l'extérieur, une pluie battante dégringolait comme un déluge, mais ils avaient encore quelques minutes avant que le gros de l'orage ne soit sur eux. Dans les parkings, Lars les avait fait monté dans un véhicule au volant duquel Lotte retrouva l'un des meilleurs pilotes qu'elle connaissait, aussi bien que la route que dans les airs. Le bel italien, amant du milliardaire, ne tarda pas une seule seconde. Il emprunta des route désertes, qu'elle ne connaissait pas. Les limitations de vitesse – qui n'avait déjà rarement beaucoup de sens lorsqu'Arturo était à la place du conducteur – furent totalement ignorées. En quelques minutes à peine, tout le monde se trouvait en parfaite sécurité chez le milliardaire Allemand.

Nikiya n'avait plus qu'à se charger de faire du thé pour tout le monde et essayer d'oublier le temps absolument affreux à l'extérieur, oublié qu'Amelia était là-bas sans savoir si elle était en sécurité. Sans savoir où était ses amis, son frère, ses parents, qui eux aussi étaient au stade. Malgré le sourire poli sur ses lèvres et ses petites attentions d'hôtes, elle était dévorées par l'inquiétude et ne cessait d'essayer de joindre quiconque par téléphone, mais les réseaux étaient définitivement hors services.
Nikiya
Sphère Artistique
avatar

Messages : 420
Etat Civil : Mariée
Pouvoirs : Conscience et contrôle du fonctionnement physiologique de son corps


Always comes a time when you need to take tough decisions.
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 13 Oct 2016 - 15:17
Amelia était touchée par l'inquiétude qu'éprouvait Lotte à son égard, et plus encore par le fait qu'elle avait spontanément proposé à toute sa famille de se mettre à l'abri. Mais le lieutenant ne pourrait pas se laisser convaincre : elle avait son devoir à accomplir, celui qui impliquait de protéger ceux qui en avaient besoin. Et son devoir ne s'arrêtait pas à son temps de service ou au pont d'un aéronef, mais faisait intégralement partie d'elle, aussi fort que les angoisses qui étreignaient encore trop souvent son esprit. Il était en grande partie ce qui permettait de les tenir en respect, la plupart du temps. Le sentiment qu'elle appartenait à quelque chose de plus grand qu'elle-même et, paradoxalement, c'était se laisser absorber par ce tout qu'elle arrivait à mieux garder le contrôle. Elle répondit à l'étreinte de la danseuse, et garda ses mains sur ses épaules tandis qu'elle lui renvoyait un regard qu'elle espérait aussi rassurant que possible. Dans le feu de l'action, Amelia pouvait se montrer bien plus décidée que le reste du temps.

« Je serai aussi prudente que possible, je te le promets, et je te contacterai dès que j'en aurai l'occasion. Je ne prendrai pas de risques inutiles, mais je ne peux pas aller me mettre à l'abri sans apporter mon aide, pas si quelqu'un peu en avoir besoin. Lexy est dehors elle aussi, très probablement en train de faire de son mieux pour aider de son côté...et si je sais qu'elle peut se débrouiller, me ronger les sangs loin de l'action n'aidera personne. » Elle lui sourit : « Merci pour ma famille, Lotte. Ça compte beaucoup, et je te remercierai jamais assez. Prends soin d'eux, tu as toute ma confiance. »

Elle serra une nouvelle fois son amie dans ses bras, avant de venir embrasser sa sœur et ses parents. Ils auraient très certainement pu se trouver une place à l'abri, surtout entre les contacts de sa mère dans l'armée et ceux de son père au gouvernement, mais l'offre de Lotte était immédiate, et Amelia savait qu'elle pouvait lui confier les siens sans hésiter. Au moins serait-elle sûre qu'ils avaient pu se protéger dès le début, ce qui rendrait sa tâche plus facile. Ils n'eurent pas besoin d'échanger un mot ; tous savaient qu'il était inutile d'essayer de la convaincre de rester, et si sa mère avait encore eu toute sa mobilité, il aurait été presque aussi impossible de la retenir. L'amiral échangea un bref regard avec sa fille, dans lequel se partageaient le soutien, l'inquiétude et la fierté. Amelia n'avait pas besoin de plus.

Elle attendit leur départ, guidés par l'homme aux allures de garde du corps qui menait l'évacuation. Le lieutenant ne le connaissait pas, mais le fait qu'il soit avec Lotte lui suffisait. Puis elle se lança dans l'autre sens d'un pas rapide et déterminé, fendant la foule à contre-courant. Elle s'arrêtait ici et là pour aider et rassurer ceux qui semblaient en avoir besoin, le plus souvent parmi les visiteurs venus pour l'exposition et qui n'étaient pas au fait des procédures exactes de cette arche-ci. Caine utilisait le prestige de son uniforme avec efficacité, profitant de l'autorité qu'il lui donnait dans ses directives. Dans le même temps, elle se concentrait pour rester maîtresse d'elle-même et garder son calme. Elle était heureuse de voir qu'elle avait réagi au quart de tour, n'hésitant pas vraiment avant de proférer son intention d'aider. Elle était bien placée pour savoir que chaque seconde comptait en situation de crise, et si elle ne pouvait s'empêcher de repenser à ce jour fatidique sur le pont du vaisseau dont elle avait dû assumer le commandement dans l'urgence, elle faisait aujourd'hui preuve d'un sang froid quasi total. Bien sûr, ce n'était pas tout à fait la même chose, et le type d'urgence et ses responsabilités n'étaient pas semblables, mais elle avait décidé de ne pas les traiter différemment.

L'officier ne tarda pas à joindre ses efforts à un groupe de policier et de militaires envoyé en intervention, rejoignant officiellement la chaîne de commande, et contribuant à la rassurer d'autant plus. Elle rejoignit un petit groupe chargé de faire des tours de plus en plus excentrés à partir du stade, afin d'essayer de s'assurer de mettre à l'abri le plus possible de retardataires potentiellement retenus ici ou là dans les rues de la ville. Amelia pouvait entièrement se concentrer sur sa tâche, une rue après l'autre, un ordre après l'autre, essayant de ne pas trop s'inquiéter pour Alexis. Elle avait l'intime conviction que sa compagne était dehors elle-aussi, à faire de son mieux, et s'inquiétant pour elle. Finalement, les heures passèrent, puis la nuit, et la fin de l'alerte fut donnée, l'ouragan ayant continué son chemin. Et c'est dans un transport de la flotte qu'elle appris la terrible nouvelle, maintenant que les communications étaient rétablies. La perte de la petite arche fut pour elle un choc, mais un choc qu'elle sut tenir à distance, profitant d'être encore en service pour s'en distancer, comme au cours d'une bataille d'aéronefs, quand on ne pouvait prendre le temps de s'apitoyer sur la douleur et la mort tant qu'il y avait un combat à mener. Et si pour le moment, le combat était fini, Amelia ne pouvait encore se permettre d'affronter tout ça directement ; pas tant qu'elle ne serait pas de retour auprès des siens, de Lexy, de Lotte. Afin qu'ils puissent affronter cette tragédie tous ensemble. Respirant un grand coup, elle sortit son téléphone, dans le but de contacter tout ce petit monde, afin de les rassurer sur son sort, et vice-versa. Ils en avaient tous bien besoin...
Solaris
Sphère Militaire
avatar

Messages : 76
Etat Civil : en couple
Pouvoirs : absorbtion et projection d'énergie
Revenir en haut Aller en bas
Sam 29 Oct 2016 - 21:10


Exposition universelle - partie I
Et un poignet sur la joue, un. Avec des plumes qui retrouvent bien vite leurs couleurs d’origines. A ma plus grande joie. Je sautille sur place, trop contente de voir que ça fonctionne. Et une fois que la brûlure a disparue, je me recule pour admirer le travaille. Un Castiel aux anges avec moi. Lui aussi a l'air ravi de la nouvelle. Tellement que pour une fois, c'est moi qu'on koalatise. Et je lui rends son calinou avec plaisir!

Petit problème, par contre, quand les alarmes se mettent en routes. Si fortes qu'elles pourraient facilement briller des tympans si on les approche de trop près. Au moins, on peut pas les louper. Toute l'équipe file direction le Muséum, avec tous ceux suffisamment proches pour l'émir comme abris. Et vu que c'est un peu mon repère depuis un bail, j'aide à accueillir les nouveaux arrivants pendant qu'une petite équipe sort les chercher. J'aurais préféré faire partie de la deuxième squad mais je suis plus utile ici.

Les garçons finissent par revenir. Et Bejesus, Alex est plus blanc qu'un lama albinos. Je lui fourre donc une gaufre dans la bouche alors que Jimmy nous annonce qu'il y retourne. Est ce que c'est ca qui étrangle Dastan dans son avalage de gaufres ou est ce que c'est plutôt que Gear vient de lui en fourre une deuxième alors qu'il avait déjà du mal ? Mystère. En tous cas, il a raison. C'est drôle à voir !

On finit par l’asseoir contre un pilier, et avec Miguel on décide d'accompagner Grimm dans ses histoires, maintenant que les portes sont fermées. Et j'avoue qu'on s'en sort plutôt pas mal pour distraire la foule. Après tout, on voit rarement un pingouin défier un dragon! Encore moi dans un duel de danse.

Une fois le combat terminé, par match nul, je viens m'assoir près d'un Dastan cramoisi pour écouter les anecdotes de Gear à son sujet. Et je ris. Beaucoup. Parce que franchement, y en a de pas mal dans le lot. Ah ça, ils peuvent être aussi maladroit que des patates cul-de-jattes!

Les émotions finissent par avoir raison de mon énergies et je m'endors. Le front contre l'épaule d'Alex. La bouche ouverte, avec le petit filet de bave qui va bien. Et le sommeil du juste s'arrête qu'au petit matin. Quand les alarmes arrêtent de mugir leurs poumons mécaniques. L'Orage est enfin passé. On rouvre donc grand les portes sur un soleil levant. Qui agresse un peu la rétine, je dois avouer. Mais personne, ici, s'en plaint le moins du monde. Pas après une telle soirée.

Gear propose d'en ramener quelques uns, et je grimpe dans son appareil. Quand la nouvelle d'une Arche retombée sur Terre grésille à la radio, je peux pas empêcher les larmes de couler le long de mes joues. Comment c'est possible? Et toutes ces vies...


Edge
Sphère Savoir & Militaire
avatar
WEEEEEE UNICORNS!!! OWO
Messages : 334
Etat Civil : Veuf
Pouvoirs : Reverse



If opposites attract we must be the exact same person.
 

“& without the bad, there would be no good.”
Revenir en haut Aller en bas
Sam 5 Nov 2016 - 19:56
Sersen considéra l’ambassadeur chinois pendant un bref instant avant de répondre. Cela le dépassait complètement que quiconque puisse avoir l’outrecuidance d’adresser des paroles pareilles à un hôte, sans même prendre la peine de déguiser ses reproches en les joignant à un compliment habilement tourné. Il contint malgré tout son énervement et répondit à l’homme, dans un mandarin loin d’être parfait, mais tout à fait compréhensible :

« Cher Monsieur l’ambassadeur, vous vous trouvez ici dans un établissement privé. J’agis donc à ma convenance lorsqu’il s’agit de savoir qui peut ou ne peut pas entrer dans mon bar. Je comprends tout à fait vos récriminations, qui sont par ailleurs tout à fait fondées, mais le nombre de personnes présentes ici est la preuve même de la nécessité de l’existence de lieux tels que le mien. Les « nantis » ont travaillé dur, pour certains, afin d’acquérir un certain confort de vie. Je ne fais que leur fournir un lieu à la hauteur de leurs ambitions. Si vous désapprouvez ma conduite, je suis certain que le gouvernement met à disposition du public de charmants lieux pour se réfugier, où vous pourrez faire connaissance avec les citoyens les moins favorisés d’Edimbourg. »

Puis il termina, en langue vernaculaire cette fois :

« Sur ce, je vous souhaite à tous une excellente soirée au H2O’s, je ne serais pas un bon hôte si je délaissais mes invités. Monsieur Rose, content de savoir que vous appréciez les spécialités de la maison. »

Il avait appris le mandarin dès le moment où il avait senti que la Chine commençait à prendre le contrôle de la production industrielle. Cela lui avait bien sûr pris quelques mois, mais ce savoir s’était montré un atout majeur lors de nombreuses négociations avec ses divers fournisseurs asiatiques. Alors qu’il passait de table en table pour saluer ses invités et proposer de renouveler les boissons de ses hôtes, la musique s’interrompit soudain et Alexander Feuerbach, co-organisateur de la soirée, prit la parole.

Le discours de l’Allemand avait été extrêmement bien tourné. Sersen ne cessait d’être surpris par les capacités d’anticipation et de prévoyance du jeune milliardaire, et il esquissa un sourire lorsqu’il comprit enfin la raison de l’intérêt de Feuerbach pour le H2O’s. Il regarda le jeune homme droit dans les yeux quand il eût fini sa tirade et lui adressa de discrets applaudissements silencieux alors que le reste du bar sombrait dans la panique. Mais c’était maintenant à la délégation d’Arkadia de prendre la parole, et Sersen les écouta patiemment – les débauches de bons sentiments l’ayant toujours profondément agacé ("qui a le temps pour ça ?"). Une fois son discours terminé, Perceval Rose invita les personnes volontaires à participer à un vol d’inauguration d’un de ses nouveaux vaisseaux brise-tempête ("un risque calculé", murmura Sersen à voix basse). Quelques enthousiastes acceptèrent, et Sersen apprit qu’un vaisseau était en vol stationnaire au-dessus de l’établissement. La porte principale ayant été condamnée, il se vit contraint d’accompagner le directeur d’Arkadia et sa suite vers la porte qui lui était réservée en temps normal, et qui ne passait pas par la salle mais par ses appartements privés. Il mena ces personnes au travers de son bureau, regrettant que tant de monde ait accès à son intimité et puisse admirer la pièce dans laquelle il passait la plus clair de son temps (décorée avec sobriété et bon goût, et dont la pièce maîtresse était un « crapaud1 » en bois clair datant de la fin du 19ème siècle).

Une fois arrivés au sas, Sersen claqua les talons en saluant Perceval Rose et referma la porte sur lui avec un soupir de soulagement. Il retraversa son cabinet, aplatissant au passage un pli qui était apparu sur son tapis persan (quel manque de savoir-vivre ! Comme quoi, même à Edinbourg…) et retourna dans la salle principale du bar. Constatant la panique ambiante, il déboucha une bouteille de son meilleur champagne et fit l’annonce suivante :

« Messieurs-dames, je ne suis pas un homme de discours. Permettez-moi pour pallier mon incapacité à vous adresser des paroles réconfortantes en ce moment de "tristesse" (il ne rendit pas les guillemets dans son discours mais les pensa avec force) de vous offrir à tous une flute de mon meilleur champagne. Je propose que nous fassions une minute de silence. »

À ces mots, le personnel du bar réagit avec célérité et discrétion, si bien qu’en deux minutes à peine chaque convive était muni d’un verre de champagne. Sersen interrompit la musique, et compta mentalement une minute (pendant laquelle son cerveau, en manque de bruit, lui joua le prélude de la « Götterdämmerung » de Wagner). Il releva ensuite la tête, but sa coupe de champagne, et relança la musique afin que la soirée suivit son cours.


1: Autre nom donné à un piano un peu plus court que le "1/4 de queue". Un exemple ici...
Sersen
Sphère Technique
avatar

Messages : 36
Revenir en haut Aller en bas
Page 6 sur 6Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Arche :: Édimbourg :: Westside :: Autres lieux-