Exposition universelle - partie 1

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Sam 20 Aoû 2016 - 16:12
La pirouette verbale de Lotte n'avait pas échappé à Amelia, qui se demandait si elle n'avait pas malgré elle touché un sujet sensible. Elle espérait ne pas avoir gaffé en posant une question pareille, et réalisa une fois de plus qu'elle savait finalement très peu de choses de sa nouvelle amie. Ce qui ne la dérangeait pas outre-mesure, dans le sens où Amelia n'avait pas l'âme inquisitrice. Ce qui comptait avant tout, c'était la personne qui se tenait en face d'elle, et la manière dont elle se comportait. Au fond, le reste n'avait pas une grande importance. Elle était assez sûre de son opinion sur la danseuse pour ne pas ressentir le besoin de le corroborer autrement. Amelia répondit à l'embrassade de l'étoile avec un naturel qu'elle était loin de posséder avec tout le monde.

« Je vais bien. » Elle hésita un instant à retourner la question, par habitude, mais décida de se retenir. Elle n'avait pas envie de pousser son amie à s'y confronter, ni la forcer à clamer avec le sourire que tout allait bien. « Le spectacle était fantastique! La chorégraphie, la musique, les costumes, la scène, la technique... La rigueur des chinois m'a impressionnée, mais j'imagine que ça parle à mon côté militaire. Et tu as été époustouflante, mais c'est une évidence. »

Amelia s'exprimait ainsi par sincérité, et non vaine flatterie ; elle avait apprécié chaque instant, chaque pas de danse, et Lotte avait rendu justice à son titre d'étoile, encore une fois. Au fond, si Amelia était loin de surmonter un jour son blocage de la danse, elle se contentait avec grand plaisir de son rôle de spectatrice. Chaque nouvelle représentation réussie était pour elle un délice, et lui donnait l'impression d'être éminemment privilégie d'avoir eu la chance d'y assister. Il y avait une maîtrise des corps, un rythme mesuré, une précision incroyable qui apaisaient ses besoins de contrôle. Quand elle n'arrivait pas à l'avoir elle-même, elle pouvait s'en repaître chez les autres. Quelque part, cela lui donnait l'impression que le monde tournait rond malgré toutes les tentatives de son esprit pour lui prouver le contraire.

« Je préfère faire l'idiote sur la piste plutôt que d'assister aux spectacles en général, mais je dois avouer que c'était impressionnant. » sourit Anna, qui n'avait pas tendance à mâcher ses mots. Elle était étonnée de voir sa sœur aussi à l'aise, et surtout heureuse. « Amelia a besoin d'amies capables de la bousculer un peu dans sa routine. Je fais de mon mieux, mais qui écoute sa petite sœur, de nos jours?» ajouta-t-elle tandis que son aînée levait brièvement les yeux au ciel, avant d'intervenir à nouveau :

« Mon dieu, si c'est ce soir que se déroulent les soirées les plus déchaînées, dieu sait où on va nous retrouver cette fois-ci. Prise la main dans le sac des coffres du siège de la Confédération Bancaire sur l'Arche, en train de boire des cocktails d'or liquide les doigts de pieds en éventail ? Je ne sais pas si le monde est prêt. Pour la suite, on avait prévu de profiter un peu du carnaval en famille, mais je ne sais pas encore pour la suite de la soirée...»

Pour qu'Amelia se laisse ainsi tenter pour la plaisanterie, c'était qu'elle profitait vraiment de l'instant sans trop se poser de questions. Elle aurait bien assez le temps de s'inquiéter après la fête, quand elle serait plongée jusqu'au cou dans les préparation de son futur commandement.

« Le monde, je ne sais pas, mais moi oui. Il n'y a pas encore eu une fête dont j'aurais refusé l'invitation. »

Ce qui, de la part d'Anna, n'étonnait pas du tout sa grande sœur. Sa cadette avait plus d'une fois cherché à l'entraîner à sa suite, avec des succès très relatifs. Sur ce point là en tout cas, Lotte et elle auraient sûrement de quoi bien s'entendre. Du coin de l’œil, elle vit que ses parents avaient terminé d'échanger avec Perceval Rose, et cherchaient leurs filles du regard. Amelia leva la main pour attirer leur attention, et ils se dirigèrent vers les filles.

« Maman, papa, je vous présente l'incomparable Lotte Hoffmeister. »

« Enchanté, mademoiselle. » dit le duc de Cromarty en lui tendant une main franche, tandis que l'amirale Caine terminait d'approcher sur son fauteuil à répulseurs pour saluer à son tour la danseuse : « Un plaisir, jeune fille ! Vous avez été superbe ! »

Ils furent coupés dans leur élan par un spectacle improvisé un peu bruyant qui ne manqua pas de diriger tous les regard sur lui. Un chanteur de rue s'était glissés entre les gradins, vêtu d'une veste brillante et pailletée, de pantalons rouges vif et d'un énorme nœud papillon. Il agitait des castagnettes dont les claquements ponctuaient les couplets, chantés d'une voix aussi sonore qu'enthousiaste. Pour sa part, Amelia n'était jamais particulièrement à l'aise lorsqu'une apparition aussi bruyante se manifestait dans ce qu'elle considérait être son espace vital, surtout sans prévenir, mais ce genre d'imprévu faisait après tout partie de la fête.

« Hé ! » lança soudain Aleck Caine, portant une main à la poche de son veston. « Mon porte-feuille ! »

En effet, un jeune homme à la tenue plus discrète que le chanteur venait de profiter de la distraction pour délester le père d'Amelia de son argent. Tandis que celui qui était probablement son comparse s'arrêtait en plein couplet pour se laisser emporter par la foule, l'autre la fendait en sens inverse. Réagissant à des années d'instinct militaire, Amelia se lança à sa poursuite avant même de réaliser qu'elle s'était mise à courir. Elle bouscula plusieurs personnes -sans jamais oublier de placer un « Pardon ! »- pestant sur son inattention qui avait permis un tel vol. Elle aurait dû être plus attentive, voilà qui relevait de son devoir. Profitant d'une trouée plus loin dans la foule, le voleur put prendre de la vitesse, et Amelia crut qu'elle allait le perdre pour de bon quand elle le vit s'écrouler d'un coup. Il avait été percuté à la tête par une canette de bière vide, non pas tombée du ciel mais lancée d'une main experte. Amelia se jeta sur l'homme, le maîtrisant d'une clef de bras et d'un genou dans le dos ; elle tourna la tête pour essayer de déterminer d'où venait le tir, et reconnut la blonde qui accompagnait Perceval Rose.

« Merci. » lui dit-elle tandis qu'elle récupérait le porte-monnaie paternel, et que deux personnes semblèrent se matérialisaient hors de la foule pour venir saisir l'homme. Ils avaient l'air d'opérateurs entraînés pour ce genre de situation, peut-être des agents de sécurité. Mais dans ce cas, ils étaient également doués pour se fondre dans leur environnement.

« De rien. On s'en occupe. » annonça la blonde. « Sécurité d'Arkadia. »

Elles rejoignirent toutes les deux leur petit groupe, et Amelia pu rendre son bien à son père, qui afficha un air aussi soulagé que gêné à l'idée de s'être fait ainsi berné.

« C'était ce que j'appelle un beau lancer, mademoiselle Lockhart, bravo ! » s'exclama une Elena Emily Caine amusée, qui battit des mains dans son fauteuil.

Miranda haussa les épaules, avant d'ajouter : « C'était facile. Pour l'amie d'une amie, d'autant plus. »

Amelia vit qu'elle s'adressait aussi à Lotte : « Vous vous connaissez ? Merci encore. Amelia. Amelia Caine. »

« Miranda. » la blonde accepta sa poignée de main, et Amelia faillit grimacer sous la force de ses doigts ; cette Lokchart ne plaisantait pas. « Sur ce, je file avec le patron, mais on se recroisera sûrement plus tard. »

Elle hocha la tête à son attention, avant de suivre Rose.

« Je retire ce que j'ai dit. » glissa Amelia à Lotte. « Avec elle dans le coup, non seulement je suis sûre qu'on a une chance de piller la banque, mais peut-être même de s'en sortir et de dévaliser la prochaine! »
Solaris
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Mar 23 Aoû 2016 - 22:54

Le National Museum était quasiment prit d'assaut. Je me tenais là depuis un moment maintenant – je ne savais réellement depuis quand, stupide manie de ne jamais avoir de montre – et Audrey ne se pointait toujours pas. Et pourtant je n'étais pas inquiète. Pour la première fois depuis notre arrivée, je me trouvais seule, au beau milieu d'une ville animée comme jamais, et je voulais en profiter. C'était tant pis pour ma sœur, je la rejoindrai plus tard.
Tournant sur moi-même, je mis longtemps avant de choisir mon chemin. Le musée, bien que gratuit pour l'occasion, ne m'intéressait pas plus que ça ce soir. J'avais plutôt envie de faire la fête et de profiter d'autres plaisirs offerts pour l'occasion. Je voulais vraiment trouver un bar sympa où passer la soirée, et rencontrer des gens. Les différentes rues desservant le musée étaient bondées et je ne connaissais que trop mal les rues du quartier. Finalement, je m'étais décidée à prendre la même direction qu'une majorité des personnes présentes.
Après de longues minutes de marche pendant lesquelles je réussis à m'intégrer dans un troupeau surtout constitué de jeunes, ayant même échangé quelques mots avec deux ou trois d'entre-eux, une première détonation retentit. Je n'y prêtais aucune attention, portée par l'euphorie débordant du groupe, aucunement inquiétée par ce bruit lointain et couvert par les nôtres. La deuxième détonation suivit bien après, mais cette fois, plus forte, plus proche. Finalement positionnée au centre de la procession, mon voisin de droite, qui me parlait régulièrement depuis le début de notre marche, me prit la main et y fourra plusieurs petits objets au toucher étrange. Les portants plus en hauteur afin de les révéler à la lumière, je m'aperçus très vite, aidée par mon voisin qui en préparait pour lui-même, qu'il s'agissait de pétards. Je détestais ces choses comme à peu près tout ce qui explose ou pète, comme les ballons. Alors que je tendais ma main vers lui pour les lui rendre, il refusa d'un signe de tête et partit d'un grand rire avant d'en lâcher un à nos pieds, qui détona fortement, accompagné d'une petite étincelle et d'un léger nuage de fumée.
Je me mis à crier, portant rapidement mes mains à mon visage en signe de défense, alors que plusieurs pétards se mettaient à exploser autour de moi. Des cris retentirent, plus loin, et bien plus de rires se firent entendre à mes côtés. Moi-même je criais de plus belle, alors que de plus en plus de ces mini-explosifs étaient jetés au sol par quasiment tout le groupe dans lequel je me trouvais. Ils passaient tous devant moi, riant de ma peur, alors qu'ils s'évertuaient à balancer leurs pétards à mes pieds, amusés par les pas ridicules que je faisais pour éviter l'explosion alors même qu'elle se produisait.
Les vingt ou trente jeunes qui constituaient le groupe avaient fini par me dépasser, non sans avoir épuisé nombre de munitions sur moi et j'étais paniquée. C'était vraiment stupide, mais je n'étais pas parvenue à sortir rapidement de la foule. Rejoignant finalement le trottoir en face de moi, je fixais mon regard sur mon reflet qui apparaissait dans une vitrine. J'avais les cheveux ébouriffés, la robe légèrement froissée, et les jambes quelques peu marquées par la poudre, tâchées de noir comme si j'avais essuyé mes mains pleines de suie sur mes mollets.
Grandement refroidie par cette expérience, je fis demi-tour, lentement, décidée à retourner au National Museum afin d'y attendre Audrey, non sans avoir au préalable recoiffé mes cheveux.


Je regrettais presque de m'être tournée vers la femme qui venait de m'aborder. Elle était divine. Elle ne paraissait pas bien plus vieille que moi, j'en étais sûre, mais elle avait des airs bien plus mûrs que les miens. A côté je faisais pâle figure, telle une gamine dans l'ombre de sa grande sœur. Et en plus, elle désirait m'aider, ce qui ne faisait que renforcer ce sentiment.
Malgré tout, c'était avec plaisir que j'accueillis ce visage souriant et cette personne amicale. Je souriais, tout en lui répondant :
- Euh … Je cherche bien quelqu'un oui, ma grande sœur à vrai dire. On s'est perdues dans la foule.
C'était un peu ridicule, et j'étais là, avec les épaules affaissées par la gêne, semblant de moins en moins solide face au charisme de mon interlocutrice.
- Mais je suis certaine qu'elle ne va pas tarder. Nous sommes en ville depuis peu, et euh … nous avons ouvert une boutique pas loin, mais, enfin je suis venue ici car c'est le premier endroit où je serai venue en temps normal et voilà elle le sait et va venir ici dès qu'elle pourra.
« Wahou ! Quelles explications … Bravo ma belle, tu as fait très fort là. Pourtant, ton pouvoir n'est même pas sollicité, alors quand il le sera, ça sera une catastrophe … ». Je me sentais stupide. Je secouai finalement la tête, comme pour me rafraîchir les idées, et poursuivis, non sans avoir jeté un coup d’œil autour de moi :
- Pardon je m'égare. Je disais que j'attendais ma sœur et je pense qu'elle ne devrait pas tarder. Mais effectivement, je pense qu'il ne faut pas rester seule au milieu de tant de … rustres ?
Tout en discutant, je continuais à regarder à droite et à gauche au cas où Audrey se pointerait. Nulle présence de ma sœur ne se faisait pour le moment ressentir, aussi je souris à nouveau à la jeune femme et rajouta :
- Je vous remercie d'être venue me proposer votre aide mais je ne souhaite surtout pas vous retarder dans vos activités, dis-je en regardant également l'homme qui l'accompagnait. Je m'appelle Clémence, cependant.

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Sam 27 Aoû 2016 - 13:01
Vito aurait bien été surpris de croiser son frère en compagnie d'une femme, à un carnaval. Mais le duc ne vit donc pas la silhouette familière s'approcher de la femme qu'il avait observée quelques instants plus tôt. Non, il était déjà concentré sur la suite des festivités. Surtout que la belle couturière accaparait d'un coup toute son attention. Voilà une rencontre qui n'était pas si désagréable que cela.

Le jeune Richards était donc plus qu'enthousiaste, ce qui ne manqua pas de le faire sourire. Il avait senti à quel point ce jeune homme pouvait avoir du potentiel. Il suffirait juste de lui donner les armes dont il avait besoin pour cela.

Il salua les jumeaux avec un sourire amical, s'abaissant à leur hauteur pour leur parler dans un petit conciliabule qui ne les concernait qu'eux. Le duc s'entendait bien avec les enfants en général. Il les aimait vraiment, ça avait finalement été le plus grand drame de sa vie, perdre sa fille, puis ensuite se retrouver face à une épouse qui ne voulait plus entendre parler de grossesse, ne laissant aucune chance à ce qu'ils puissent ravoir un deuxième enfant. Parfois, Lampeduza se demandait si, cette expérience pour redevenir jeune marchait, il ne reviendrait pas à la charge avec cette idée. Après tout, ils commenceraient une "nouvelle vie", alors pourquoi s'empêcher d'essayer? Son épouse avait très mal vécu toute cette période, lui aussi d'ailleurs et pourtant... mais Nikolas n'était pas de cet avis et pour le coup, elle avait tous les droits, c'était elle qui avait la plus grande partie du travail. Bien que notre peintre l’ait compris, cette histoire avait sans doute été le point de départ de la dégradation d'une partie de leur relation de couple.


- Nous nous occuperons de le ramener une fois que nous aurons terminé.
Fit-il alors en se redressant, gardant son sourire. Il pouvait bien s'occuper de l'ado quelques heures, surtout que ce dernier semblait apprécier sa compagnie.

Il était pourtant temps de se séparer, la petite famille s'éloigna, le noble les observa un instant songeur, avant que son épouse ne l'entraîne à nouveau dans la foulle, lui offrant son bras, il posa sa main sur la sienne.


- Vous finirez bien par la trouver.


Pas de doute la concernant, après tout, sa dame était du genre tenace et elle ne s'arrêterait pas tant qu'elle n'aurait pas trouvé ce qu'elle cherchait. Ce corps qui serait prêt à l'accueillir sans trop de difficulté. Pour lui, tout ceci était quand même étrange à concevoir, il essayait de s'imaginer la suite, sans vraiment y arriver.

Son regard croisa le sien, il eut l'impression que quelque chose venait de se passer, mais difficile de poser une question, alors qu'il se retrouvait sur une piste de danse, comme il l'avait souhaité, son épouse l'accompagnant, il guidait la danse avec aisance.


- Bien trop longtemps.

Le couple dansait en oubliant un peu le reste du monde, jusqu'à ce que la musique s'arrête et qu'ils prennent une pause, Vito ne souhaitait pas trop épuisé sa compagne, si lui aurait bien dansé toute la nuit, il savait à quel point le corps de Nikolas pouvait être traître parfois.

- Je vous ramène quelque chose à boire? Prévenant, comme il l'était souvent.

Le bar était à côté, il tendit une chaise à sa compagne de vie et s'y dirigea, pour prendre la commande. Alors qu'il attendait les verres, un parfum flotta dans l'air, qu'il reconnut entre mille. Il annonçait un certains danger, car la personne qui le portait, n'était pas inconnue. Il ne l'avait plus vue depuis bien longtemps, mais il se souvenait à quel point elle avait mis à mal son statut d'homme marié. Oui, ça avait été rare, mais le peintre avait eu une ou deux aventures qui avaient réellement mis en danger son mariage, car il avait été bien trop prit dans une passion obsessionnelle.

Deux mains fines se posèrent sur chacune de ses épaules, une voix chaude vint alors murmurer à son oreille. Elle non plus, ne semblait pas avoir oublié.


- En voilà une charmante surprise, Vito, comment vas-tu?

Son regard noir se planta dans le fauve des yeux qui le fixaient.


- Suzan... je ne m'attendais pas à vous croiser à Édimbourg...

- Parfois le hasard fait bien les choses. Lissant le col de son veston. Ta sorcière de femme t'accompagne?

- C'est terminé, Suzan. D'un ton qui se voulait ferme.

- Vraiment? D'un sourire mutin, elle avait toujours aimé jouer avec lui. Si tu changes d'avis... elle glissait dans sa poche son adresse. Il en ferait bien ce qu'il voulait. A bientôt, Duc.

Puis la silhouette disparaissait dans la foule, tandis que le peintre se demandait s'il ne venait pas de rêver. Secouant la tête, il rejoignait Strega, lui tendant son verre.

- Mi amor. Alors qu'il effaçait totalement son trouble de son visage.
Beleth
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Sam 27 Aoû 2016 - 13:29
Si Claire commençait à parler de gaufre et tout autre sucrerie, elle allait clairement perdre les jumeaux, qui risquaient bien de devenir encore plus intenable qu'ils ne l'étaient déjà. Ce qui ne manqua pas... de l'amuser. Bien évidemment, étant un grand enfant aussi, quand il le voulait, il comprenait parfaitement ses enfants. Même si pour le moment, ils devaient se tenir à carreau devant les deux nobles qu'ils avaient croisés par hasard. La grande dame avait toutes les caractéristiques d'une sorcière et il fallait bien avouer, que Grimm, parfois, se permettait de prendre ses traits pour imager ses contes. Alors les enfants l'avaient vite assimilé. Enfin pour le coup, ils n'avaient pas eu besoin de l'aide de leur père, pour dire tout haut, ce que les gens pensaient tout bas, en croisant cette femme.

Il avait une main posée sur la tête de sa fille, pour lui faire comprendre pour le coup, un simple bonsoir serait suffisant. Mais les deux gamins se virent vite pris à parti par le duc, qui savait y faire avec eux. Il avait une aura plus agréable que son épouse, c'était déjà une aide en soit.

- Nous saurons vous remercier pour cette expérience que vous offrez à Colm. D'un ton on ne peut plus sincère. Bien qu'il se méfiait un peu de l'homme, pour son côté Don Juan, il appréciait ce qu'il faisait pour son fils.

Il était, pourtant, temps de se quitter, les jeunes étaient intenables et courraient partout, ils voulaient tout voir, tout goûter, mieux valait les suivre, pour ne pas les perdre dans cette foule immense. Surtout que Lewis commençait à avoir beaucoup de mal à entendre les choses, trop de bruit mettait à mal son ouïe déjà difficile en temps normal. Sa vue était donc le sens sur lequel il se basait et pour cela, il lui fallait suivre ses enfants à la trace. Il salua d'un signe le couple de noble, puis passant un bras autour des épaules de son épouse, ils partirent à la suite des plus jeunes.

- Ne vous éloignez pas trop! Cria-t-il aux gamins qui courraient devant. Demande-leur, après tout, la duchesse est une bonne cliente. Ça veut bien dire qu'elle aime ton travail.

Avisant un vendeur de bonnes choses en tout genre. Par ici mauvaise troupe! Il allait faire l'achat des gaufres, bonbons et autres sucreries, avant de se rendre compte qu'ils étaient au pied de l'escalier du musée d'histoire naturelle.

- Ah! Claire! Il montra d'un doigt un petit groupe un peu plus loin, constituer de Dastan, Charlie, Cas' et compagnie. Finalement, les membres de la PH allaient se retrouver.
Grimm
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Lun 29 Aoû 2016 - 10:13
Je ne pouvais faire autrement que de m'amuser de l'état dans lequel la présence de mon frère plongeait Dastan. Comme il était mon frère, j'avais tendance à oublier à quel point il pouvait se révéler captivant -voire troublant- aux yeux des autres ; Dream faisait souvent cet effet-là. Je me demandais à quel point il s'en rendait compte, si son comportement détaché n'était finalement qu'une ruse qui lui permettait de solidifier son emprise sur ceux qu'il appelait les rêveurs. A force de se retirer dans son monde des rêves, il s'éloignait de son humanité, chacun de ses retour dans le monde veille constituant pour lui une véritable réadaptation. J'avais toujours eu l'impression que la réalité l'ennuyait. Quoi que ce n'était pas vraiment le mot juste, c'était plutôt comme si elle le...décevait. Il ne devait pas être le seul dans ce cas, mais il avait l'avantage de pouvoir se replier dans une infinité d'univers dans lesquels il était le seul maître. Je devais bien avouer que j'avais peur qu'il finisse par s'y perdre pour de bon, même si jusqu'à présent il nous était toujours revenu. Et puis il avait envoyé Alex m'aider, ce qui montrait bien qu'il n'avait pas encore abandonné.

« Je ne te remercierai jamais assez, Alex. »
fis-je à Dastan, sincère. « Ainsi que toi, mon frère. »

« Ce n'est rien. »


Mais pour moi, c'était tout, et je pouvais sentir à travers le lien qui nous unissait tous dans la Famille que cela lui tenait plus à cœur qu'il ne voulait bien le laisser paraître. Saisie d'une impulsion subite, je lui pris le bras et déposai ma tête sur son épaule. Il frémit légèrement, peu habitué au contact humain, mais il finit par se détendre. Death et moi avions toujours su l'attendrir, et nous partagions tous les trois une connexion plus profonde encore qu'avec les autres membres de notre fratrie. En parlant de ma sœur, je vis qu'elle avait disparu en compagnie de Dahlia. Je savais que je n'avais pas besoin de me faire le moindre souci pour elle ; je m'inquiétais plutôt pour quiconque aurait eu la malencontreuse idée de venir leur chercher des noises. Toutes deux avaient l'air de bien s'entendre, et je ne doutais pas qu'elles sauraient profiter de la soirée.

« Vous avez fait ce qu'il fallait. » répondit Dream à Alex. « Je n'hésiterai pas à refaire appel à vous si cela devait s'avérer nécessaire. En attendant, n'oubliez pas de vous reposer un peu. Vous avez beaucoup à faire, je le sais, mais ne vous laissez pas écraser par le poids des responsabilités. Vous avez les épaules pour y faire face, et vous avez des gens pour vous aider. N'est-ce pas mademoiselle ? » Il s'adressait maintenant à Charlie. « Je n'avais encore jamais rencontré quelqu'un rêvant de friandises aussi bien que vous ; toutes mes félicitations, je reviendrai. »

« Bonjour James. » lançai-je de mon côté à l'adresse de l'homme ailé qui avait rejoint le petit groupe. Je pus aussitôt sentir chez lui une grande gentillesse, ainsi qu'une certaine candeur qui ne manqua pas de me faire sourire. Nous formions un petit groupe des plus sympathiques, et je me sentais bien en une telle compagnie. De loin, je vis Emma nous adresser un petit signe, Destiny à ses côtés. Ils s'éclipsaient en compagnie d'autres spectateurs fortunés, et j'apprendrai plus tard qu'ils avaient été conviés à une fête vip. Je comptais sur la violoncelliste pour tempérer la sécheresse de mon grand frère ; au moins, là où il allait, il ne manquerait pas d'eau... Je suivais mes amis, gardant Dream à mon bras. Il nous suivait de son air distrait, mais je savais qu'il ne perdait rien de ce qui se passait autour de lui.

Quant à ma sœur, elle s'était bel et bien laissée entraîner par la foule en compagnie de Dahlia. Death avait toujours été une fêtarde sachant profiter de l'instant, vivant chaque soirée à la fois comme si c'était la première et la dernière. Malgré sa longue vie et l'usage de ses pouvoirs, elle n'avait jamais perdu son appétit pour l'existence, d'une manière que je ne me lassais jamais d'admirer. Elle s'amusait de chaque pirouette, s'extasiait de chaque détail, ne faisant qu'un avec la fête qui se déroulait. Elle était maintenant affublée d'un petit chapeau vert à voilette, qui lui allait pourtant comme si elle était née avec un jour de Saint-Patrick. Elle l'avait penché sur le côté, et elle rit à la remarque de Dahlia.

« Les fleurs ne te vont pas mal non plus. » Puis, mutine : « Je pourrais te retourner le compliment, concernant les mystères. Quant aux miens... Ça dépend, à quel point aimerais-tu que je me découvre ? »

Death s'était tout de suite sentie attirée par Dahlia ; la jeune femme dégageait le type même de charme qui intriguait toujours ma sœur, d'autant qu'elle-même n'avait jamais pu résister aux mystères. Elle se sentait bien en sa compagnie, heureuse de vivre l'instant présent avec elle. La main dans celle de l'actrice, elle lui décocha son sourire le plus éclatant, avant de lui adresser un clin d’œil malicieux. La foule les entraîna encore un peu plus loin, jusqu'à ce que Dahlia viennent à la rencontre d'une jeune femme à l'air un peu perdu.

« Enchantée, Clémence. On m'appelle Death, et voici Dahlia. » Death avait depuis longtemps renoncé à donner un autre nom que le seul qu'elle se connaissait vraiment. Peu lui importait la réaction des gens, même si c'était toujours intéressant de voir leur réaction. Elle sourit : « Vous ne nous embêtez pas, au contraire. Si nous pouvons vous aider à trouver notre sœur, comptez sur nous ! Les jours de fête, on s'entraide ! Et puis je sais ce que c'est, que de chercher sa sœur. »

Une légère pointe de tristesse avait percé dans sa voix, comme à chaque fois qu'elle pensait à Desire, notre sœur disparue. Mais elle se reprit aussitôt, joyeuse comme à l'accoutumée.

« A quoi ressemble-t-elle ? »



La Famille & Emma Gladstone:
 
Delight
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Lun 29 Aoû 2016 - 23:02
Répondant aux compliments avec un petit sourire modeste, l'étoile avait ensuite salué l'ambassadeur chinois avec les bases protocolaires que ses parents – diplomates - avait tenté de lui inculquer un peu vainement, dans ses jeunes années. Peu intéressée par les rouages de la politique et de la diplomatie, la danseuse avait tout de même une vague idée des rapprochements initiés entre les deux arches, le spectacle n'était que le décorum, une acte de communication destiné au grand public pour illustrer une relation nouvelle qui commençait à se tisser. Lotte avait un jugement réservé sur la question. Peut-être parce qu'elle ne se tenait pas au fait de tous les détails. Elle elle attendait généralement de voir si ce rapprochement aurait, ou non, des conséquences positives sur les citoyens, où si les intérêts ne servaient, comme bien souvent, que les puissants.

Une fois l'ambassadeur salué et remercié, elle avait hésité à teinter la réalité d'un petit mensonge sans conséquence, à travers lequel elle rassurerait l'asiatique en dissimulant une vérité probablement un peu différente de ses désirs... De tous petits mensonges qu'elle servait parfois pour s'éviter le labeur d'une justification. Le genre de petit mensonge qui vous faisait répondre « oui, ça va. ».

-Ce fut, à vrai dire, un défi que cette collaboration, aussi bien pour les danseurs édimbourgeois que pour les chinois. Mais elle fut, je l'espère, bénéfique pour chacun de nous, dans notre rapport à l'autre, à la différence, de travail, de culture, des rapports humains. Je referais l'expérience avec plaisir. Avait-elle conclus sans se départir de son sourire poli.

Puis, comme on le sait, l'arrivée d'un certain allemand l'avait fait se détourné du groupe d'officiels pour partager quelques instants avec Amelia. La ballerine éprouvait un réel plaisir à la côtoyer, contrairement à beaucoup de connaissances qu'elle fréquentait dans ce genre de soirée pompeuse, la militaire faisait partie des visages qu'elle appréciait de voir parmi la foule. Et dire qu'elle avait été loin de croire à une chose pareille, lorsqu'elle repensait au premier regard qu'elle avait posé sur la jeune femme et la première pensée qu'elle avait eu à son égard. Dire qu'elle avait caressé l'idée de la perdre dans l'opéra. Un sourire légèrement mélancolique se dessina sur ses lèvres à ce souvenir.

Elle avait alors pris la main de la lieutenant dans la sienne, la pressant très légèrement pour lui faire comprendre qu'elle était ravie d'entendre ces paroles. D'entendre que tout allait bien et qu'elle avait apprécié la soirée était un bonheur pour la française. Elle lui glissa un petit clin d’œil à la mention de la rigueur chinoise, elle n'était pas vraiment étonnée, mais tout de même amusée.

Ce fut alors au tour de la petite sœur de donner son avis, sa franchise plaisait à notre héroïne, qui comprenait avec ses mots et le portrait dressée par son aîné, que la dynamique Anna devait être bien différente de sa grande sœur. Il y avait pourtant une sorte de complémentarité dans leur caractère.
Nikiya rit doucement aux paroles de la miss qui revendiquait la nécessité de faire bouger Amelia. Cette dernière n'avait d'ailleurs pas tardé à renchérir, tirant à l'étoile une rire franc et sonore. Le pire, probablement, était que Lotte imaginait sans mal la scène ! Et puisque la plus jeune des Caine semblaient partante pour tout, Lotte n'avait pu que donner son numéro à la jeune femme :

-Appelez-moi, alors, lorsque vous vous serez lassées du carnaval... si vous avez toujours des envies de braquage !

A peine avait-elle répondu à la boutade qu'un couple s'était approché et l’aînée de Caine l'avait présenté à ceux qui s’avéraient être ses parents. Elle salua tour à tour l'homme et la femme :

-Le plaisir est partagé, avait-elle répondu avait un sourire cordiale.

Parfait, elle avait l'impression que si elle ne contrôlait pas absolument chaque réponse physiologiques de son corps, elle aurait rougit. Cela lui apparaissait d'ailleurs toujours très étrange, de se sentir flattée d'autant de gratification. Elle toujours si sûre d'elle. Peut-être son léger malaise était lié, pour le coup, à la vision de la mère de son amie, se déplaçant en fauteuil. Elle découvrait se détail de la vie des parents de sa toute récente amie et elle se sentait un peu stupide de s'en trouver mal à l'aise. Malaise qu'elle espérait avoir dissimulé au mieux. Se faisait-on aux regards gênés ou scrutateurs des autres ? Elle chassa avec vigueur cette question de son esprit. Elle ne voulait pas savoir. Contrairement à ce que l'on attendait d'elle, elle refusait de se retrouver dans cette position un jour.

Heureusement pour son humeur, Lotte fut distraite, comme tout le monde, par une intervention peu commune. Elle observa avec un certain ébahissement la course poursuite qui s'en était suivit et l'intervention presque irréelle de Miranda. Le duo de choc récupéraient le porte-feuille volé avant même que Niki ne soit sûre de ce qui s'était passé.
Elle s'était contentée de hocher doucement du chef tandis qu'Amelia établissait un lien de connaissance entre l'agent et la danseuse. Mais déjà la garde du corps devait remplir son rôle et spatialisait avec son patron. Lotte regrettait de la voir partir aussi vite, elle aurait voulu pouvoir échanger davantage. Elle murmura alors un « J'espère, oui. » Pensive.
La réplique de la militaire l'avait tiré de ses pensées et avait glissé un sourire espiègle sur ses lèvres :

-Oh ça... je crois que tu n'imagines pas à quel point tu as raison... Elle avait ce petit air mystérieux et se fit qu'elles feraient probablement une équipe de choc. A cette pensée, Nikiya se promis d'organiser une soirée un peu tranquilles où toutes ses demoiselles seraient réunies. Ce pouvait-être une expérience des plus intéressantes.
Elle avait finalement posé une main sur l'épaule d'Amelia :

-Bon, vous me tenez au courant de ce que vous faites ? Je dois m'éclipser pour faire acte de présence à une soirée des plus barbante !

Et oui, l'étoile était conviée, au moins le temps d'un verre, à la soirée organisée à l'H2O. Elle s’apprêtait donc à rejoindre le club lorsque son portable émis une vibration.
Nikiya
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Lun 29 Aoû 2016 - 23:34


Exposition universelle - partie I
Ce carnaval commence sur les chapeaux de roues! Tant de choses à découvrir, et apparemment de gens à voir! D'abord Darkstan que j'alpague façon Koala, et qui me réceptionne avec brio. 10/10! Et une fois installée, impossible de me déloger. Rien d'étonnant donc, à ce que je suive les conversions depuis mon perchoir. Angie m'y lance un sourire auquel je réponds bien évidemment. Jusqu'aux oreilles. Et pourtant son idée réussit à s'élargir jusqu'au moins l'arrière de mon crâne. Miguel. En petit tablier. Pour le service du Diner. Moi, je signe tout de suite! Il serait tellement choupi, à prendre les commandes de son petit kwak décidé! Je fonds. Jusqu'à ce que Das nous demande si on travaille ensemble. Je me gratte l'arrière du crâne.

▬ Wé! J'ai tellement de mal à me calmer sur ma consommation de ses pancakes et milkshakes qu'on en est arrivées là... Tu le crois ça. que je lance avant de me balancer d'avant en arrière comme une loutre ravie. Mais au final, je remercie mon puit sans fond, parce que c'est trop cool comme endroit! Parait que la Patronne est sympa, en plus. un clin d'oeil, et je ris.

On pourrait se demander comment, avec une vie partagée avec l'autre Asperge, j'arrive à compiler trois jobs. La réponse est simple, j'ai des patrons géniaux. Et Angie est l'une d'entre eux, même si je la considère déjà plus comme une coupine. Mais chut, parait que ça fait pas professionnel, et on sait à qu'elle point je le suis! La concentration d'un lama, moi je vous le dit.

En tous cas, en apprenant la nouvelle, et surtout que Miguel y serait déguisé, Darkstan nous annonce que s'il lui manquait une raison de venir de toute urgence, il l'avait trouvé. Et comment lui en vouloir ? Apres tout un Miguel en tablier, ça doit être un spectacle à voir au moins une fois dans sa vie! Pourtant, on est rapidement arrêtés dans nos rêveries par le monsieur à côté d'elle. L'homme des rêves d'Alex. Eh bah, on est apprend des choses. C'est donc ça son style, je note! A moins que ce soit des rêves, genre les vrais rêves, si j'en crois le reste de la conversation. Un prodige ? Surement. Mais si c'est ça, son don est juste génial! Il doit pouvoir gambader librement avec les licornes et les arcs en ciels. Oui, eux aussi, ils galopent. Parce que dans les rêves, tout est possible, c'est ça qu'est si cool avec! Mes yeux se font pleins d’étoiles face à l'homme des rêves de Dastan. Et apparemment des miens aussi. On serait pas encore conscient de certaines choses. Mais de quoi donc ? De quel rêve il parle ? Celui avec les licornes à paillette version rave party dans une fontaine en chocolat ou ceux de courses de lamasticot? C'est les derniers en date dont je me souvienne. Et il semble confirmer, en me complimentant sur ma façon de rêver. Alors je veillerai à y chercher un message caché. Mais plus tard. Comment rester concentrer après tout quand Gear agite sous mon nez une sucette qua l'air aussi bonne? Personne pourrait!

C'est donc le bonbon attaqué par ma bave que je me retourne vers Cas qui rejoint notre petit groupe. Une fois Miguel gratouillé tout son saoul, l'ailé se redresse et me laisse apercevoir le rouge à lèvres qui lui tartine la face. Pour toute réponse, il me sort que c'est une inconnue qui lui a étalé, en l'embrassant au passage. Tout ça parce qu'il a fait chuter son accompagnant. Une vengeance, donc?

▬ Quel drôle d’usage ? Tu crois que c’est la norme quand on fait tomber un cavalier dans le popcorn ? je demande, comme pour noter cette coutume à la longue liste de celle que je vais découvrir aujourd'hui.

Et apparemment, c'est effectivement un risque vu qu'il se penche vers Miguel pour le mettre en garde. Lui et son bec. Mais après tout, il pourrait tomber sur une emplumée à son gout! Ce qui semble être le cas de Cas. Ou du moins c'est plutôt lui qu'on vient trouver à son gout. Une seconde fois. Des gamins commencent à lui tourner autour. Caméra ouverte et comportements étranges. J'ai beau pas trop mis connaître en coutumes locales, ça ça m'a pas l'air cool. Je prends donc mon mètre cinquante, et j'en alpague un du regard.

▬ On peut savoir ce que vous faites ? que je demande, simplement. En m’approchant un peu plus du rituel autochtone.

▬ Elle veut quoi la naine? Tu vois pas qu'on est occupés? Ou c'est que c'est toi la maman pingouin?

▬ Eh, tu crois qu’elle a des ailes aussi ? que son pote demande en m’attrapant le bras pour regarder dans mon dos.

Et comme l’agressivité à jamais rien résolu en bien, je reste calme. Mais j’avoue qu’il me fait assez mal, surement sans le vouloir à voir comme il a l’air alerte. Le calumet de la paix, faut pas en abuser. Et je parle d’expérience, Caloup pourra témoigner. Au lieu de ça, je choisis d’utiliser à nouveau la force. Si ça a marché avec l’ours de tout à l’heure, ça peut bien marcher sur ce haricot. J’agite ma main libre devant lui et je tente un de m’imposer, quand bien même je fais largement une tête de moins, si c’est pas deux.

▬ Maintenant vous nous laissez tranquille.

▬ Elle croit qu’elle me fait peur, la blondinette ? il rit, et j’aime pas beaucoup ce rire.

Il resserre sa main autour de mon poignet et m’attire vers lui. Trop c’est trop ! Mes sourcils se froncent, et je lance plus déterminée.

▬ Je t’ai dit de nous laisser tranquille !

Il a un instant de doute, puis finalement, il bouge. Et moi ma main me brule.

▬ Oui, madame. pis en se tournant vers Castiel. Excusez nos comportements fort désobligeants, monsieur. Nous tâcheront de nous discipliner d'avantage à l'avenir. Vos ailes sont ravissantes, une belle journée à vous. qu'il finit en tirant ses coupains par le bras, alors qu'ils savent plus comment fermer leur mâchoire.

Qui aurait cru qu'il pouvait être aussi bien élevé ? La force marche vraiment! C'est trop cool, je peux vraiment devenir Jedi! Me reste plus qu'à trouver l'académie. Quoique, je l'ai peut-être déjà trouvée en la PH? C'est peut-être ce qu'essayait de me dire l'Homme des rêves de Darkstan. Je devrais lui redemander. Mais en parlant de l'Ecole, Alex nous annonce que Grimm nous a proposé de se retrouver au National Muséum. Un de mes autres lieux de travail, je pourrais leur faire la visite des trucs cools, s'ils veulent!

On sort donc dans les rues animées, et je prends Miguel dans mes bras pour pas le perdre dans la foule. Il bat des ailes, tout content. Et là c’est la débandade. Des clowns lanceur de haches, des acrobates avec des ballons, des mini-shows et des stands de bouffe à tous les coins de rues. Je sais plus où donner de la tête. Ya même des lamas, je veux voir les lamas ! Y aura peut-être George, ou un de ses frères dans le lot.

Et avec tout ça, je remarque qu’une fois qu’il s’est fondu dans la masse, qu’Alex a disparu, alors qu’il était à côté de moi y a même pas cinq minutes. Je m’arrête un instant pour le chercher, en tournant sur moi-même. Et si je suis petite, lui est plutôt grand, je devrais voir son crane s’échapper de la masse. Mais rien, et pendant quelques secondes comme perdue. Alors même que Cas est encore à côté de moi. Finalement, à peine quelques battements de cils, et le voilà qui réapparait comme un héros parti en guerre. Le butin à chaque main. Et quel butin ! Une énorme barbe à papa et une pomme d’amour. Pour moi, en plus ! Je me dandine un bon coup, avant de mettre Miguel dans une besace que j’ai prévu exprès pour lui. Comme une poche de maman kangourou. Et je lui saute littéralement au cou. Ah ça, il sait me parler ! Et à mon estomac encore plus. Hiiii, sucre !

▬ Toujours de la place, voyons. que je fais comme s’il venait de lancer une ânerie pis je le lâche et je souris. Merci !


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Mar 30 Aoû 2016 - 11:25



« Ce qui a vraiment un sens dans l'art, c'est la joie. Vous n'avez pas besoin de comprendre. Ce que vous voyez vous rend heureux ? Tout est la. »
Constantin Brancusi


Soirée d'ouverture



    Le muséum n’était pas épargné par la cocasserie des organisateurs de l’Exposition Universelle édimbourgeoise, puisqu’un groupe de grands amateurs de vieux cailloux, s’en accaparait le hall. Un vif débat confrontait deux camps à la langue bien pendue. Le sujet était de savoir si le sol terrestre était encore inhabitable pour les êtres humains. En effet, une grande partie de la communauté scientifique espérait reconquérir la planète bleue.

    Au fil de l’heure le ciel se couvre. Le vent se lève. Une brise fraîche et bienfaitrice étant donné le monde dans les rues, la chaleur ambiante, en plus d’oppressantes. Des nuages viennent dissimuler les étoiles timorées. Une ambiance mystérieuse s’installe lentement au sein de la capitale écossaise. Ce n’est pas grand-chose, juste un souffle. Pourtant, une rumeur court parmi les agents de sécurité en charge de la délégation chinoise.

    En effet, le souffle prend de l’ampleur. Le vent fouette dans les échoppes. Ils soulèvent les drapeaux et les jupes des dames. Peu à peu, l’atmosphère de la fête nationale change. Les humains n’ont-ils pas appris à craindre les éléments ? Le soupçon devient une réalité impossible à nier.

    Une sirène finit par retentir dans toute la ville.

    Au début, ceux qui ont un peu trop bu se demandent ce qui se passe. Y avait-il eu un accident quelque part ? Ou peut-être on t-il déjà deviné ce qui approche de l’Arche. Car même la Lune s’est cachée. Les lampions extérieurs sont soufflés. Les orchestres s’arrêtent de jouer, au son criard. Tout le monde a appris à vivre avec les ouragans. C’est ainsi. La Nature dicte la loi aux Hommes depuis toujours.

    La musique dans les haut-parleurs est soudainement remplacée par une voix sérieuse et mécanique. Elle entonna un message préenregistré, diffusé en boucle. :

    « Ceci n'est pas un exercice. Alerte ouragan. Je répète, ceci n'est pas un exercice. Tout le monde est invité à s'abriter au plus vite dans le point le plus proche. Alerte Ceci n'est pas un exercice. Alerte ouragan. Je répète, ceci n'est pas un exercice. Tout le monde est invité à s'abriter au plus vite dans le point le plus proche. Ceci n'est pas un exercice. Alerte ouragan. Je répète, ceci n'est… […]»

    Les météorologues postés sur Arthur's Seat étaient visiblement pris de court. Malgré de nombreux calculs, ils n’avaient pas vu arriver ce vent d’été. La menace qu’ils redoutaient n’aurait dû se produire que deux semaines plus tard. Mais un vent puissant remontait à présent sur les cotes écossaises. En moins d’une demi-heure, il allait atteindre les 160 k/h. Pour l’instant, il ne faisait que peser sa menace sur les habitants.

    Les personnes ayant été retrouvé le bar à eau en centre-ville se trouvaient déjà en sécurité. Ceux qui se trouvaient dans un endroit clos auront plus de chance d’échapper aux objets volants non identifiés. Les autres devront trouver un endroit où se réfugier le plus vite possible. Le haut-parleur diffusait les consignes de sécurité habituelles. Mais une voix humaine remplaça rapidement l’enregistrement pour donner des indications sur la façon de gérer le monde. Le tout était de ne pas céder à la panique.

    Lees autorités, ne feront pas l’erreur de minimiser la chose, pas avec autant de personnes en ville. Le service de sécurité de perd pas une minute. La procédure est en marche pour une alerte cyclonique de niveau 1. Une incroyable logistique se mit en branle en quelques minutes. La première étape consistait à mettre les produits dangereux (bidon d'essence par exemple) en sûreté. Les commerçants démontèrent leurs étales et les objets pouvant s'envoler se retrouvèrent peu à peu amarrés au sol.

    Les marins, qui savouraient le pied à terre s’en retourna vers le port, pour doubler les amarres des navires. Les agents municipaux quittèrent leurs familles pour reprendre le service. Ils enfilèrent le brassard de reconnaissance. Ils commencèrent à guider les gens vers les bâtisses anticyclone. Le plus dur était de gérer toute cette foule. On encouragea bientôt les gens à se regrouper dans les écoles dont les portes s’ouvraient rapidement grâce à la réactivité des gardiens de nuit. Les établissements publics éteignirent les installations électriques secondaires. Peu à peu des centaines de bougies se mirent à luire au manteau des fenêtres, auxquels furent plaqués les renforcements de protection.

    Le bruit du vent, se fit de plus en plus insistant dans les rues, qui se vidaient à vue d’œil. L'électricité statique augmenta dans l'atmosphère. L'énergie dégagée pourrait sensiblement dérégler les capacités de certains prodiges. Une étrange ambiance gagne les refuges improvisés.

    La capitale prit des airs de ville fantôme.


¤¤¤
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Mar 30 Aoû 2016 - 22:42
Aux vibrations caractéristiques, suivit d'une très légère sonnerie - les premières note de la danse des petits cygnes - Lotte avait tiré son téléphone portable de sa poche. L'écran, qui s'était allumé à la réception d'un nouveau message, avait affiché un nom qu'elle aurait préféré ne pas lire
Une ride s'était formé entre ses sourcils froncés. Elle pinça les lèvres, entre curiosité et agacement, et ouvrit le message un glissement de doigt sur l'écran.

"J'ai demandé à Lars de te ramener à la maison, s'il te plait, suis-le sans faire d'histoire."

Elle était maintenant d'autant plus perplexe, mais dans son regard s'était insinué une lueur d'inquiétude. Les raisons qui pouvaient pousser l'allemand à abandonner son garde du corps n'étaient pas nombreuses et la ballerine n'en aimait aucune.
Elle avait relevé le nez de son cellulaire pour faire face à la montagne de muscle en question. Cette vision, toujours impressionnante, avait provoqué un léger sursaut accompagné d'un petit pic cardiaque. Le gorille, pour sa part, n'avait pas sourcillé.

-Où est Alexander ? Que se passe-t-il ? Avait-elle demandé en dissimulant son appréhension derrière une forme de résolution.

L'homme de main lui avait répondu avec un calme impassible qui n'invitait pas spécialement à la protestation - ou était-ce son gabarit en règle générale qui n'invitait pas à protester ? :

-Il est en sécurité, contrairement à nous si vous ne me suivez pas maintenant.

Pour autant, la ballerine, qui avait -pensait-elle - ce privilège de protestation, ne bougea pas d'un iota, fixant son regard d'ambre dans celui du scandinave. Ce regard caractéristique qui signifiait qu'elle n'accepterait rien et n'irait nul part sans explications. De préférences complètes et valables.

Lars n'aurait d'autre choix que de faire des concessions s'il voulait mener à bien sa mission. À n'en pas douter, les concessions n'étaient pas dans la nature du garde du corps qui privilégiait l'efficacité aux bavardages. En conséquences, elles étaient presque exclusivement réservées à Miss Hoffmeister. Et parfois Mr. Cavalieri. Qu'elle aurait été la simplicité, pourtant, que de glisser la frêle danseuse sur son épaule et de la ramener à destination sans perdre tout ce temps. Mais les ordres étaient clairs et pour le moment, le danger n'était pas assez suffisant pour les contourner. Alors, le gorille s'était plié au jeu de la conversation ;

-Alexander pense qu'un ouragan devrait atteindre les limites de l'arche incessamment sous peu. La protection civile ne devrait plus tarder à lancer l'alerte. Nous devons partir maintenant.

À la vision du regard sur que lui lança l'étoile et à la façon dont ses deux pieds étaient campés dans le sol. Lars sut qu'il devait continuer.

-Votre frère voulait se servir de cette occasion de confinement pour un petit huit-clos signé Feuerbach. Est-ce qu'une pointe de lassitude perçait dans la voix de l'homme de main ?

-Pourquoi ne m'a-t-il pas prévenue ? Avait-elle répondu au tac-au-tac.

La question demeura dans réponse dans le sens où Nikiya connaissait la réponse. Elle savait parfaitement que son aîné se donnait rarement la peine de lui exposer ses plans. Quand bien mêle ils la concernaient, le milliardaire ne lui faisait part que de détails substantiels. Du reste, elle était également consciente qu'il n'avait voulu l'alarme RER gâcher sa soirée puisqu'il avait prévu à la seconde près son rapatriement.

Seulement, tout génie qu'il était, Feuerbach omettait souvent un détail pourtant crucial : sa sœur était bien différente de lui et si le milliardaire n'avait cure de personne, Lotte, elle. ne pouvait partir en catimini sans tenter de prévenir les gens de la menace, ou tout au moins ses amis, qui étaient là, à deux pas.

Cependant Lars semblait avoir lu en la nouvelle lueur de détermination qui brillait dans son regard. Quoi qin en dise, il la connaissait plus qu'elle ne l'imaginait. Il lisait son désir d'aider et de lancer l'alerte, mais il était également parfaitement conscience que si elle faisait cela, elle compromettait à tous les coups leur évacuation.

-Miss Hoffmeister, s'il vois plait, suivez les instructions de votre frère.

Il n'ajouta pas pour le moment que son employeur lui avait ordonné de la mettre en sécurité par tous les moyens. Mais déjà la jeune femme, un peu têtue, avait tourné les talons, lui lançant laconiquement par dessus son épaule :

-Si vous tentez quoi que ce soit, je fais un scandale.

En quelques pas, elle était de nouveau aux côtés d'Amelia et de sa famille. Elle avait posé une main sur l'épaule de la militaire pour attirer son attention et, avec un regard inquiet elle avait mise au courant :

-Je sais que ce que je vais te dire va te paraître un peu fou, mais un ouragan va toucher l'arche très bientôt. Il faut partir d'ici. Maintenant. J'ai un moyen de nous mettre à l'abris rapidement.

Elle observait, pleine d'espoir, que les capacités d'Amelia à gérer les situation d'urgence lui permette de réagir vite et de prendre la bonne décision. Un peu égoïstement, la danseuse avait fait le choix de ne prévenir que ses amis, du reste, la population serait bientôt mise au courant. Elle voulait offrir à ceux qu'elle appréciait une chance de se mettre à l'abris rapidement.

Mais déjà, les sirènes retentissaient dans le stade et dans toute la capitale. D'une coup d'œil à la montage restée en retrait, elle ne pouvait lire le masque de neutralité qui dormait sur les traits du géant, seulement, elle imaginait facilement sa soudaine contrariété.
Nikiya
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Mer 31 Aoû 2016 - 19:31
PAS DE FETE SANS CARNAVAL

Feat. Groupe



La rencontre avec les Richards s’acheva dans la politesse. La Duchesse se remit en mouvement de son pas lent. Elle songeait à l’école pour prodige à laquelle appartenait l’homme de la famille. Les recherches de Maurice Pelletier, l’homme de main de la dame, avaient confirmé que de nombreuses personnes étaient passées entre ces portes. Le séjour en Écosse était la meilleure excuse pour s’intéresser de plus près à cette institution.

Une valse écarta momentanément toutes ces préoccupations. Nikolas était encore une femme très élégante pour cet âge. Elle bougeait avec grâce malgré ses difficultés physiques. Elle était en fait l’incarnation d’un autre temps. D'aucuns auraient parlé de désuétude. Fort heureusement, le duc était plus ancré dans cette époque. Ils dansèrent ensemble et quittèrent la scène ensemble. Vito les escorta jusqu’à des chaises. Un appui bienvenu pour reposer ses jambes après avoir virevolté.

- Faites.

Il y avait un bar à quelques pas de là. Le peintre y partit en émissaire sous l’œil neutre de son épouse. Strega avait déjà repéré que sa cible n’était plus présente sur le lieu. Elle réfléchissait déjà, à l’endroit qui serait le plus adéquat pour la subtiliser, quand elle vit qu’une femme abordait Vito avec familiarité. Nikolas était une femme lucide. Elle ne se voilait pas la face. Elle connaissait suffisamment le duc pour savoir que cette rencontre le troublait de façon anormale.

La promiscuité entre les deux éveilla instantanément la suspicion de la Sorcière. L’attitude de la femme acheva de la convaincre. C’était une chose de savoir son comparse infidèle. C’en était une autre d’en être le témoin direct. Strega ne supporta pas cet affront. Elle se sentait humiliée. Une puissante colère lui fit bouillonner les veines. Froide comme la mort, elle ignora le traître.

- Maurice. L’ordre tonna.

Le Français s’extrayait lentement d’un angle de la petite coure pour approcher. Il évita soigneusement de croiser le regard de son autre patron pour ne pas accentuer l’humeur de la duchesse.

- Le Duc prendra un taxi. Ramenez-moi.

Debout, raide, Nikolas attrapa fermement le bras du garde du corps pour se faire escorter. Drapée de toute sa dignité elle s’éloigna du Duc, refusant de lui adresser le moindre regard. Son silence accusait l’homme plus sûrement que tous les mots.

Ils quittèrent le carrefour. Une rue adjacente se présenta. Ils devaient la suivre pour retrouver le véhicule. Strega marchait en silence. Elle conservait son masque, trop fière, pour laisser paraître la moindre émotion intime. Ce fut quand ils arrivèrent à la voiture que les haut-parleurs se mirent à diffuser un message d’alerte générale. L’approche d’une tempête ne perturba pas la Sorcière. Elle s’installa sur le siège arrière.

- Demarrez.

Le garde du corps eut un court instant d’hésitation. Les consignes de sécurité déconseillaient fortement de rester en mouvement pendant un ouragan. Il aurait été plus prudent d’aller se mettre à l’abri. Monsieur Lampeduza aurait certainement refusé qu’il le fasse. Le regard que la Duchesse lui lança dans le rétroviseur le convainquit de se taire. Une bataille serait perdue d’avance. Maurice alluma le moteur et tenta de circuler pour les faire sortir de la ville.
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Ven 2 Sep 2016 - 0:47



“Au diable la beauté lunaire Et les ténèbres millénaires Plein feu dans les Champs-Élysées Voici le nouveau carnaval Où l'électricité ravale Les édifices embrasés.”
Louis Aragon



    Claire avançait à côté de Lewis tout en gardant un œil sur les petits. La foule avait tendance à la rendre nerveuse quand il y avait les enfants. Elle redoutait qu’ils se perdent, ou qu’il les perde de vue. Cela pouvait aller très vite. Il suffisait de regarder ailleurs pendant une seconde et « Bam ». Carène Chevalier répétait souvent à sa fille pour la rassurer : L’oiseau trouve toujours le moyen de revenir au nid.

    - Hum. Oui. Et puis, je n’ai rien à perdre. J’aimerai vraiment qu’on agrandisse l’atelier.

    Le projet d’agrandir les locaux ne datait pas d’hier. Claire avait cette idée depuis plus d’un an. Elle avait fait beaucoup de démarches auprès du Conseil d’Édimbourg. Mais les travaux qu’elle voulait entreprendre étaient ambitieux. Ils coûtaient évidemment beaucoup d’argent. Et ils peinaient à trouver des subventions.

    - Je peux aller rejoindre les gars ? Demanda l’ado à son père.

    Claire l’esprit encore à la boutique laissa son époux décider. Enfin, les tracas pouvaient bien attendre une soirée. La famille avait trouvé un vendeur de sucreries. Claire se pencha pour demander à Andrew ce qui lui ferait plaisir. Alors qu’elle se redressa Grimm l’interpella. Un peu plus loin se trouvaient les collègues de l’école. Claire attrapa la main de son fils avant qu’il n’ait idée de foncer. Élise avait été trop rapide. Elle se dirigeait droit sur James. Elle passa au travers du groupe le saluer d’un vif câlin enfantin.

    - Bonjouuuur Cassss !

    Claire, chargée de la gaufre de sa fille et de la sienne, approchait du groupe de Prodiges. Elle adressa un sourire complice à Charlotte, qui était l’une de ses favorites dans l’équipe des enseignants. Puis, elle détaillait un Alex étrangement rouge. Claire passa de l’un à l’autre, avec un petit sourire aux lèvres avant de saluer Gear.

    - Je vois qu’on n’est pas les seuls à avoir dévalisé le marchand ! Charly on devrait faire quelque chose pour le prochaine Halloween. Je suis certaine qu’on ferait des heureux !

    La musique dans la rue s’arrêta brusquement.

    - Ah on dirait qu’il…


    Citation :
    Alerte Ceci n'est pas un exercice. Alerte ouragan. Je répète, ceci n'est pas un exercice. Tout le monde est invité à s'abriter au plus vite dans le point le plus proche. Ceci n'est pas[…]


    Andrew leva un regard de panique vers son père. Élise revint vers ses parents pour quérir leur protection. Ils avaient beau y être préparés, depuis leur plus jeune âge, ce n’était pas la même chose de le vivre. La situation était loin d’être idéale avec ça. Il y avait beaucoup trop de monde dans les rues. Très rapidement, les gens devinrent nerveux. Des hommes et des femmes en uniformes apparurent pour réguler au mieux les trajets vers les lieux sûrs. Claire chercha les yeux de son mari et signa le mot « musée ».

    - James, Alex, le musée. Élise donne la main à ton père. Tu ne t’éloignes pas, compris ?

    Claire serra fermement la main de son fils quitte à lui faire un peu mal. Elle le tenait contre lui pour le protéger de son corps. Il n’était pas question qu’il s’éloigne. Colm était envolé quelque part. Sa mère se maîtrisa, le jeune homme n’était pas seul. Il y a avait des agents dans toutes les rues. Heureusement, Guillaume n’était pas rentré sur Édimbourg cette semaine là. Une chance !

    A force de jouer des épaules et des coudes, Claire réussit à leur faire atteindre les marches du bâtiment. Elle vérifia que Lewis était toujours là. Pour la première fois, elle se rendit compte qu’il y avait du vent. Cela redoubla sa nervosité et elle fit presser le pas au gamin pour les faire entrer dans le musée.

    Claire remarqua tout de suite les agents de la structure dans leur uniforme. Ils organisaient déjà le hall comme un centre d’accueil. Elle fit avancer Andrew jusqu’à un espace encore vide en le guidant par les épaules. Elle caressa ses cheveux en douceur pour l’apaiser. Pendant que les autres approchaient, Claire sortit, un grand plaide, de son sac et l’étendit sur le sol. Les alertes duraient parfois des heures, voire des jours. Ils avaient plutôt intérêt à s’installer. Elle indiqua au petit de s’asseoir avant de prendre son téléphone. Dès que Lewis se trouva à porter de sa voix, elle lui demanda :

    - Colm t’a appelé ?
Charadh
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Ven 2 Sep 2016 - 11:24
L’imprédictibilité. Voilà bien une chose qui ne manquait pas d'agacer Perceval Rose. En bon joueur d'échec, il aimait prévoir ses coups à l'avance, et observer le plateau pour deviner ceux de son adversaire. Il ne s'agissait même pas de jouer selon les règles : il savait qu'elles étaient susceptibles de se modifier, mais les changements étaient généralement prévisibles, nés d'un certain schéma. Comprendre le schéma de quelque chose -qu'il s'agisse du comportement d'un individu ou des actions en bourse d'une société – revenait à le comprendre dans son intégralité. Mais il y avait des éléments dont les schémas échappaient encore au directeur d'Arkadia comme au reste du monde, et le temps en faisait partie. Il semblait parfois inconcevable qu'après des siècles d'études sur la question, les meilleurs programmes ne soient capables que d'une approximation bancale. De plus, prévu ou non, il n'y avait guère de moyen de le contrôler, et Percy préférait de loin ce qui pouvait l'être. Et les tempêtes d'énergie étaient encore plus imprévisibles que le reste, le phénomène restant extrêmement mal compris. Les théories les plus folles circulaient : résultat de la pollution, modification de l'atmosphère, vents venus de l'espace (voire envoyé par des extraterrestres, selon les théories les plus farfelues), vengeance de la planète... Toujours est-il que personne n'avait encore réussi à déterminer leur véritable nature, ou leur élément déclencheur. Ni comment elles étaient capables de doter des gens parfaitement ordinaires de pouvoirs incroyables, capables par la suite de se transmettre génération après génération.Tout ce que l'homme pouvait faire face à ces manifestations, c'était subir.

Fort heureusement, l'Arche était dotée d'un très bon système de réaction aux tempêtes. Les annonces étaient rapides, les abris étaient nombreux, et le personnel de sécurité était bien formé. Qu'il s'agisse des policiers, des pompiers, des employés de la voirie ou des simples agents de protection, tous avaient suivi une formation qui leur permettaient de mettre la main à la pâte et de se coordonner afin de rassurer et diriger les civils. Des civils eux-mêmes rompus à l'exercice pour la plupart : sur les arches, on ne faisait pas long feu si l'on succombait à la panique à la moindre tempête venue. Il restait quelques agités, bien sûr, mais dans l'ensemble les foules se comportaient avec calme. Les ardeurs du carnaval étaient aussitôt retombées, tandis que les forains et autres intervenants se joignaient au mouvement. Déjà, de nombreux habitants ouvraient les portes de leurs logements pour permettre à d'autres de venir s'y abriter, et les bistrots et les boutiques se remplissaient d'un melting-pot de passants et de touristes. A cause de l'exposition universelle, Édimbourg était plus peuplée que jamais, mais les autorités avaient pris l'affluence en compte, et des patrouilles supplémentaires avaient été déployées. De même, Arkadia ne chômait pas : dès la première annonce, la société avait été mise sur le branle-bas de combat. Ses agents joignaient leurs efforts à ceux des autorités officielles, dirigeant les civils vers les abris les plus proches.

De leur côté, Percy et Miranda étant toujours dans le petit groupe se dirigeant vers le bar de Sersen, ils avaient décidé de continuer sur ce chemin plutôt que de perdre du temps à rejoindre un autre endroit. Le directeur aurait pu faire appeler un VAP qui serait venu les chercher presque instantanément, mais il n'avait pas vu l'utilité d'un tel traitement de faveur alors qu'ils seraient tous très bien au H2O. Et puis voler dans la tempête pouvait s'avérer périlleux, même si Arkadia ne manquait pas de bons pilotes ; il pensait notamment à Alexis Stone, qui aurait été ravie de se lancer dans l'orage. De service avec Scotland Yard aujourd'hui, elle pilotait sans doute l'un des transports, ou aidait à mettre les gens à l'abri. Comme tous les autres agents disponibles. A cette pensée, Percy en tira une certaine fierté : non pour lui, mais pour l'abnégation des hommes et des femmes qui faisaient partie de son organisation. Arkadia avait bien changé, ces dernières années, et il avait enfin le sentiment qu'elle accomplissait quelque chose d'important. Et tous les plans à long terme du monde ne valaient rien si l'on oubliait d'aider ceux qui en avaient besoin maintenant. Lui-même avait bien changé ; il ne cessait de le réaliser, comme s'il n'en avait pas encore tout à fait pris l'habitude.

« Votre organisation est impressionnante. » commenta l'ambassadeur chinois, une fois qu'ils se retrouvèrent tous à l'intérieur du bar. « A la hauteur de mes attentes. »

« Comme l'est la vôtre, très certainement. » Percy lui sourit, retournant le compliment. Il avisa sa sœur discuter avec un officiel, un peu plus loin, et pris note de tous ceux qui s'étaient retrouvés dans l'établissement de Sersen. Le propriétaire des lieux était un homme énigmatique, et qui avait depuis longtemps mérité l'intérêt d'Arkadia, ne serait-ce que pour ses talents de chimiste et son sens des affaires. Rose n'avait jamais vraiment eu l'occasion de s'entretenir avec lui, mais il appréciait sa réputation. De son côté, Miranda observait l'intégralité des lieux, prête à repérer la moindre faille de sécurité, comme à son habitude. Percy se trouva une petite table, où sa sœur, l'ambassadeur et Miranda vinrent le rejoindre. A l'extérieur, les annonces continuaient leur boucle d'avertissement, et l'évacuation continuait. Percy pouvait sentir ses souvenirs s'agiter sous son crâne, formant tout un kaléidoscope d'images et de sensations. Les tempêtes étaient connues pour parfois agir sur les dons des prodiges, et il pouvait sentir la migraine s'installer.

« Au moins, nous ne mourrons pas de soif. » commenta-t-il avec un mince sourire, désignant le bar d'un geste.

Percy
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Ven 2 Sep 2016 - 11:29
Évidemment, sa petite rencontre fortuite, n'échappa pas au regard de son épouse. Vito le compris au moment où il avait rejoint son épouse. Vu la froideur qu'elle dégageait, le fait qu'elle ne posa pas un instant son regard sur lui, démontrait qu'elle l'avait vu. Ce qui ne manqua pas de lui tirer une moue. Après tout, n'avait-il pas fait fuir l'inopportune? Certes, elle lui avait glissé un billet dans la poche, mais il avait prévu de le jeter, alors... ne pouvaient-ils pas simplement parler?

Le nom du majordome tonna dans l'air, le noble secoua la tête, il avait compris, avant qu'elle ne desserre les lèvres, que la soirée était terminée. En tous les cas, la soirée entre époux. Il regarda alors sa femme s'éloigner, tout en grognant quelque chose. Il était fatigué de cette façon de faire. Il avait l'impression d'avoir fait beaucoup d'effort, sans que pour autant, les choses ne changent. Il bu d'un trait les deux verres qu'il avait en main, pour ensuite quitter l'endroit sans plus un regard en arrière.

Puisque Nikolas ne voulait plus le voir ce soir, il trouverait bien de quoi passer le temps, sans sa compagnie. Alors qu'il marchait d'un pas vif dans les rues bondées, évitant soigneusement les gens agglutinés sur les trottoirs. Il mit ses mains dans les poches et toucha alors le morceau de papier de Suzan. Le sortant un instant pour y lire ce qu'il y avait d'écrit, il l'écrasa alors dans son poing, pour ensuite le jeter à terre et continuer sa route.

Ce fût à cet instant que les haut-parleurs passèrent une annonce qui n'avait rien de festive. Un ouragan. Il ne manquait plus que cela pour gâcher la fête. Quoique... vu l'humeur du parrain, pas de doute que pour lui, ça avait déjà été le cas. Sans s'inquiéter plus que cela, il continua son chemin, il savait qu'il n'était pas loin d'un tripot tenu par un de ses cousins.

Frappant à la porte, il s'engouffra ensuite dans la bâtisse, pour se faire accueillir avec chaleur, au moins, serait-il à l'abri le temps que la tempête passe. Enlevant son manteau, il accepta avec un sourire le cigare qu'on lui tendait, pour ensuite s'asseoir à une table de jeu. Argent, alcool et même des femmes agréables à l'œil étaient présents, Lampeduza n'aurait donc pas le temps de trop se morfondre sur ce qu'il venait de se passer et le temps passerait bien plus vite.

En tous les cas, jusqu'à la fin de l'ouragan. Le duc verrait plus tard pour les explications avec la duchesse.


Beleth
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Sam 3 Sep 2016 - 16:06
On peut vraiment dire que cette soirée me mettait dans tout mes états ! Entre la joie de voir de magnifiques parades, puis ensuite l'horreur de voir sa sœur happée par une foule et l'angoisse de ne pas la retrouver. Plus ma rencontre avec le roi de la bouteille, ma rencontre avec Kévin avait au moins atténué le désespoir qui commençait à poindre. Je me rendis compte aussi qu'avec le peu que je lui avais dit, une blonde en robe noire pouvait correspondre avec n'importe qui ...

"Idiote que je suis ! Avec le peu que je vous ai dit ça peut être n'importe qui, désolée je ne sais plus ce que je dis tellement je suis angoissée. Enchantée Kevin et euh je ne sais pas si nous nous sommes déjà vus, mais je tiens une librairie salon de thé sur Westside même avec ma sœur justement."

Un bref sourire apparut sur mes lèvres avant de tourner la tête sur la droite, suivant les directives du jeune homme.

"Ma sœur à un visage assez doux, elle est plus châtain que blonde, mais elle à la chance de les avoir ondulés. Oh elle a des yeux marron, même si je ne suis pas sûre qu'à cette distance on ..."

Kevin m'avait interrompue et à juste titre, il portait mon attention sur la gauche, je repérais une femme brune assez difficilement puisque la place commençait à être vraiment peuplée et aussitôt à côté, une jeune femme châtain-blond, avec la même robe, la même attitude ... Ça ne pouvait être qu'elle ! Mon cœur s'emballa mais, cette fois-ci, ce fut de soulagement.

"Oui c'est elle !"

J'eus du mal à la quitter du regard temporairement, mais je me devais de remercier au moins l'homme à mes côtés. Je lui serra rapidement le poignet d'une pression douce avec l'une de mes mains tout en le regardant droit dans les yeux.

"Merci infiniment ! Sans vous je pense que je la chercherais encore !"

Je remarquais aussitôt son sursaut.

"Oh est ce que ça va ? Je suis désolé si je vous ai surprise."

Ma main s'était retirée depuis un moment mais malgré l'envie de rejoindre ma petite sœur, je préférais m'assurer que tout allait bien. Ce fut bientôt chose faite, et, une fois rassurée je pu me diriger vers ma sœur et la grande femme brune à ses côté. Je m'inquiétais de savoir comment elle allait et avait hâte de la serrer dans mes bras.

"Moana !"

Sans lui laisser le temps de respirer je la serre fort dans mes bras.

"Je me suis tellement inquiétée tu vas bien ?! Tu n'as pas été embêtée ?!"

Tout en disant cela je l’auscultais du regard en la tenant au bout de mes bras. Les sourcils froncés par l’inquiétude, ne révélant que des taches sur ses jambes dont je lui demanderai la signification plus tard, je la repris une dernière fois dans mes bras, l'embrassant sur le front tendrement. J'aimais ma sœur plus que de raison, je ne doutais pas de ses capacités à se défendre mais parfois sa timidité lui dressait des obstacles. Je remarquais, enfin, le monde et une magnifique femme à ses côtés, assez pour être un de ses mannequins dans les magazines de mode. Je souris naturellement cette fois-ci, soulagée d'avoir ma sœur près de moi.

"Bonsoir, je suis sa .. sœur *rire* Audrey. Oh et Mence je voudrais te présenter Kevin, c'est grâce à lui que j'ai, enfin, réussi à te retrouver."

Tout à mon bonheur j'eus à peine remarqué que les hauts parleurs ne diffusaient plus de musique, mais j'entendis comme tous l'alerte à l'ouragan. Bon sang ! cette soirée allait donc jouer aux montagnes russes avec mes nerfs ?! Cette alternance de chaud et de froid était vraiment agaçante ! Je serrais bien la main de ma sœur, bien décidée à ne pas la laisser cette fois-ci.

"Décidément ... Je suppose que notre point de chute va être le muséum ?"

Comme nous étions tous à côté c'était le plus vraisemblable et, d'ailleurs, c'était là que nous nous étions plutôt calmement dirigés. Je m'inquiétais quand même de savoir le temps que durerait cette maudite tempête, et quel effet cela aurait sur nos pouvoirs, pour ma sœur cela lui offrirait certainement un répit, mais je n'étais certaine d'apprécier de ne pas avoir le mien ou qu'il devienne incontrôlable ...
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Sam 3 Sep 2016 - 21:12
Comme prévu, les rues de la ville avaient également succombées à la folie des festivités. La foule se faisait de plus en plus dense, et il fallait parfois se montrer attentif pour ne pas percuter de plein fouet d’autres personnes. Et même ainsi, un mouvement de masse nous séparât du reste du groupe, Death et moi, pour que l’on se retrouve finalement vers le muséum, affublées d’étranges accessoires. Pour notre plus grand amusement. La foule rendait anonyme, et je me surpris à me laisser aller à l’esprit du carnaval plus que ce que j’aurais cru.

"Mes mystères ne sont pas si exceptionnels que ça, je t’assure. Je ne sais pas s’ils valent la peine que tu les découvres…" Je haussais légèrement les épaules, sans cesser cependant de sourire. "Eh bien… au point que tu acceptes toi, je dirais. Mais mon instinct me dit que tu es bien plus âgée que moi, et que tu as certainement vu beaucoup plus du monde que je ne le ferai jamais. Je me trompe ? Et je serais curieuse de savoir ce qui te motive, dans la vie. Et ce qui te rend triste."

Je serrais doucement sa main, une expression patiente et calme sur le visage. Elle semblait tellement apprécier l’instant présent, et pourtant, je ne pouvais m’empêcher de penser aux quelques regards que j’avais surpris. Quelque chose lui pesait à ce point ? Peut-être pouvait-je l’aider, ne serait-ce qu’un peu… Mais quoi qu’il en soit, elle était libre de me dire ce qu’elle souhaitait, et cela ne changerait pas la manière dont je la voyais, ni le plaisir que j’avais à être en sa compagnie. Et cela se sentait dans le regard que je lui adressais.

La vue d’une jeune femme visiblement perdue nous interrompit cependant, et je choisis de l’aborder pour lui proposer notre aide, ainsi que pour ne pas la laisser seule. Elle nous expliqua chercher effectivement sa sœur, et je lui adressais un petit sourire rassurant.

"Il n’y a pas de quoi. Et il y a beaucoup de monde, en effet. Mais nous devrions finir par la retrouver. Une boutique, vous dites ? C’est intéressant, qu’est-ce que vous vendez ?"

Je l’observais d’un regard encourageant, comprenant que cela pouvait être perturbant de perdre un membre de sa famille. Si cela m’était arrivé avec mon propre frère, je ne serais pas rassurée non plus. Death nous présenta alors, et j’eus un nouveau petit regard dans sa direction, sentant une pointe de tristesse dans ses paroles, avant qu’elle ne retrouve son sourire habituel. Encore un nouveau mystère.

Mais alors que Clémence devait nous parler un peu plus de sa sœur, cette dernière arriva soudainement, l’enlaçant avec émotion. Souriant face à ces retrouvailles, je saluais d’un signe de tête la dénommée Audrey.

"Bonsoir Audrey, Dahlia. Tout est bien qui finit bien, heureusement."

A cet instant, je sentis mon téléphone vibrer. Le sortant, je vis que j’avais plusieurs messages et appels en absence de ma mère, ne les ayant sans doute pas entendu avec le bruit du carnaval. D’ailleurs, la musique s’était subitement éteinte, et une voix stridente se fit alors entendre. Alerte, je croisai le regard de Death alors qu’on nous annonçait l’arrivée d’une tempête sur l’arche. Et ce que tout cela impliquait.

Je suivis le reste des personnes vers le musée, aidant de mon mieux les gens à nous diriger vers l’abri. De telles tempêtes devenaient de plus en plus fréquentes, et de ce fait, l’organisation était davantage préparée à de telles urgences. Lisant les messages de ma mère, je fus rapidement rassurée quant à sa sécurité tout comme celle de mon frère. Pour les autres, et notamment ceux que j’avais vu à la cérémonie… Il ne me restait plus qu’à espérer qu’ils avaient trouvé un abri. Car pour l’heure, je ne pouvais rien faire de plus. J’attrapais une nouvelle fois la main de Death, me sentant moins-même un peu plus rassurée, quoique je restais malgré tout assez calme. Paniquer ne servait de toute façon à rien.

"J’espère que vos proches vont bien." dis-je à Death ainsi qu’aux jeunes sœurs et à l’homme qui avait accompagné Audrey. Le musée commençait à être barricadé, et l’on entendait le vent se lever à l’extérieur. Au moins, nous avions de quoi nous distraire, le temps que durerait cette tempête. Ou alors… J’aperçus un des musiciens de rue un peu plus loin. "On ne va pas laisser la fête se gâcher pour autant, non ?"

Quittant quelques instants Death, j’allais demander au musicien s’il me prêtait sa guitare pour quelques instants. Je retournais ensuite vers les autres, et m’asseyais dans un coin en faisant sonner quelques accords pour me familiariser avec l’instrument.

"Tu te rappelles que tu me dois un duo ?" demandai-je à Death avec un petit sourire. Quelques curieux nous observaient déjà, l’air intéressé. La musique avait ce pouvoir de faire oublier de nombreuses choses, même des situations comme celle-ci. Et ça aiderait à passer le temps, du moins si le vent ne couvrait pas tout. "Je te laisse le choix de la chanson."
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