Exposition universelle - partie 1

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Dim 31 Juil 2016 - 1:39
Søren Jensen n’était pas un homme qu’on abordait sans une bonne raison. Même ceux qui le connaissaient personnellement marquaient systématiquement un temps d’arrêt avant de lui adresser la parole, et ils ne le faisaient que quand ils avaient une bonne raison, car chacun savait qu’il n’était pas rare que Sersen donnât pour toute réponse à un importun qui venait lui parler un sourire narquois et un bref salut de la tête avant de se détourner. Ainsi, lorsqu’un jeune homme qu’il n’avait jamais rencontré l’aborda, Sersen resta pantois et n’eut pour reflexe que d’écouter sa tirade, par ailleurs fort bien tournée. Il était si rare que les gens usent à bon escient des codes sociaux, si compliqués par ailleurs, que Sersen jugea que le jeune homme valait la peine qu’il s’y intéressât. Après quelques secondes de réflexion, il répondit d’une traite au jeune homme.

« Cher Monsieur, je vois que vous n’ignorez pas mon identité, bien que je ne me sois pas présenté. Je vous remercie de partager votre avis sur mes établissements, je ne suis en effet pas mécontent de l’effet esthétique qui s’en dégage. Quant à la chemise de ce « gentleman » (et Sersen prononça ce mot avec tout le dédain dont il était capable), je suis certain que sa garde-robe déborde de shorts, voire même de bermudas (il esquissa un bref rire, fait rare chez lui). Il m’est d’avis que les boutiques de vêtements dignes de ce nom devraient refuser la vente de tenues « correctes » à toute personne incapable de faire honneur au savoir-faire que renferme toute pièce vestimentaire. Votre regard me plaît, aussi permettez-moi de vous accueillir ce soir dans mon modeste établissement : j’y organise une Party où seront présent grand nombre de personnalités qui assistent au carnaval. Tenue correcte exigée, mais vous pouvez évidemment inviter votre famille et les personnes de votre choix, pour peu qu’elles fassent honneur au standing de l’établissement. Sur ce, je vous souhaite une excellente suite de festivités et espère vous voir ce soir au H20’s. »


Puis il se détourna, fit un petit signe du pommeau de sa canne, et partit. Il avait répondu de manière concise et exhaustive au jeune homme, et estimait avoir exprimé tout ce qu’il avait à dire, aucune raison donc de prolonger la conversation. Il se devait de retourner au bar afin de superviser les préparatifs de la soirée, et voulait par-dessus tout éviter la foule, dont il avait horreur. Trop de gens, sous couvert de fête, en profitaient pour ne plus rien cacher de leurs instincts les plus vils et pour faire fi des convenances sociales sans lesquelles Sersen n’arrivait plus à fonctionner avec les êtres humains alentours. Il passa, en s’éloignant des officiels, devant quelques têtes connues qu’il ne manqua pas de saluer, sachant que la quasi-totalité des loges réservées aux VIPs était invitée à la Party de ce soir, et que même si tous les invités ne viendraient pas, il se devait de leur rappeler que leur présence était attendue. Il avait, pour une fois, dérogé à la règle qui voulait que l’établissement ne serve que de l’eau et avait prévu toute une liste de cocktails alcoolisés dont les recettes avaient été établies par ses soins. Après tout, c’était Carnaval.
Sersen
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Dim 31 Juil 2016 - 15:28
- Nous pourrions y retourner, un jour.

Vito n'était pour autant pas un nostalgique de son passé, mais il estimait qu'il était agréable, parfois, de créer de nouveaux souvenirs, dans des endroits où ils avaient été bien. Une façon, comme une autre, de se battre contre cet état de vieillesse. Bien qu'il soit de plus en plus difficile de le faire oublier à Nikolas.

Hum, l'humeur de son épouse n'était réellement pas au beau fixe. Il préféra donc ne rien relever, alors que son regard se portait sur les différents hommes en présence. Il était vrai qu'ils n'étaient pas entourés par les meilleures volontés. Elle ne manqua d'ailleurs pas son regard porté sur la danseuse étoile, il haussa légèrement les épaules, comme si cela n'était qu'une broutille.


- Comme la gazelle intéresse le lion, ma dame. Rien de plus.

Le Duc n'était pas envouté, il avait juste besoin, parfois, de s'amuser un peu. Les plus jeunes, offrait une facilité à être charmée, dont il aimait bien user parfois. N'oublions pas qu'il était un prédateur, qui avait le goût particulier de jouer avec ses proies.

- Je préfère vous voir me faire danser. Fit-il dans un sourire. Il ne disait pas cela pour l'amadouer, mais seulement pour lui faire comprendre qu'elle avait plus d'importance et que sa compagnie, lui importait plus que les autres. Même si bien souvent, tout ceci semblait être oublié, des deux côtés.

Le monde dans la rue ne prêtait en aucun cas attention à eux et c'était plaisant. Cela lui rappelait pourquoi un jour, il avait décidé de ne plus rien avoir à faire avec sa famille, avant que sa compagne ne le fasse revenir parmi les siens. Mais il avait apprécié, ces années loin du faste. Son regard se portait sur les gens qu'ils croisaient, il suivit ce que lui montra la Duchesse.


- Intéressante.

Ils devaient avoir l'air de faire leur course tous les deux, à observer ainsi les femmes, au moins, son épouse voulait trouver un corps qui lui plairait, mais lui, se demandait comment il réagirait vraiment, lorsqu'elle ne serait plus, celle qu'il avait rencontré. Est-ce que les choses changeraient encore, en pire? Bien entendu, elle l'avait rassuré sur le fait que son esprit ne changerait pas mais... ce ne serait plus jamais pareil.

Si Nikolas avait son attention attirée par les enfants de Sveda, notre homme lui, n'eut guère le temps de répondre à quoi que ce soit, que quelqu'un le bousculait sans plus de cérémonie. Heureusement pour lui, l'homme était de bonne constitution et il garda ainsi facilement son équilibre. S'il aurait pu se montrer mauvais avec celui qui ne regardait pas où il allait, la voix de la personne qui venait de lui rentrer dedans, le fit changer rapidement d'humeur. Déjà parce que c'était une femme, ensuite parce que c'était Claire Richards, la femme du conteur, dont il appréciait particulièrement le charme. D'un sourire tranquille, il secoua doucement la tête.


- Tout va bien madame Richards, je ne suis pas fait en sucre. Sur le ton de la plaisanterie. Il se permettait de prendre sa main pour un baisemain dans les règles comme il le faisait bien souvent avec elle. Pas besoin de s'appeler Einstein pour voir que cette femme, lui plaisait. Quel plaisir de vous rencontrer ici. Vous êtes avec votre petite famille?

Son épouse lança un instant la conversation, alors qu'il remarquait le reste des Richards qui s'approchaient. Il salua chaleureusement le père de famille, qui lui, le regardait toujours avec une certaine méfiance. Il avait bien raison. Les jumeaux eurent droit aussi à un salut de sa part. Il aimait bien les enfants, contrairement à son épouse. Puis serra la main avec vigueur du fils.

- J'espère que vous êtes prêt pour notre petite sortie, monsieur.

Puisqu'il avait appris que ce jeune homme appréciait les courses et la vitesse, il avait proposé à la mère, de l'emmener sur un circuit, pour s'essayer à la discipline. Même si les parents avaient été réticents au début, ils avaient finalement céder.
Beleth
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Dim 31 Juil 2016 - 17:06
Claire ne se faisait que des amis, en proposant d'aller manger des gaufres. Qui dirait non à des choses pareilles? Les enfants étaient surexcités, ce qui était compréhensible vu ce qu'ils vivaient. Et ce n'était que le début des festivités, puisqu'elles allaient durées encore un temps. L'exposition universelle avait cela de bon, qu'elle s'étendait sur la durée. Grimm était curieux de voir la suite. Enfin, pour le moment, il profitait de ce carnaval en famille.

Les jumeaux courraient devant, il les gardait bien entendu, à l'oeil.

Le sac en bandoulière sur son épaule, contenait tout ce dont sa petite famille avait besoin. Les pulls pour les gamins et une bouteille d'eau, pour les soifs passagères, comme Claire venait d'en avoir une. Il sortait la bouteille et la tendait donc à son épouse.

- J'ai tout ce qu'il faut bien sûr.

C'était cela aussi, être parent, responsable d'une famille en général, prévoir les besoin de tout un chacun. Bon bien sûr, rien n'était parfait, mais les Richards faisaient au mieux. Et puis, ils avaient l'avantage d'avoir eu assez d'enfants, pour finir par être rôder à ce genre d'exercice. Son téléphone vibra dans sa poche, il le sorti prestement.

- Ah et bien... Alex vient de m'envoyer un message pour me dire qu'il est dans les parages en effet. Avec des membres de la PH, il propose qu'on se retrouve pour faire le carnaval ensemble. On pourra donc le croiser.
Avec un petit sourire, il appréciait suffisamment le directeur, pour avoir plaisir à passer un peu de temps en sa compagnie.

Ça lui permettra ainsi, de mieux voir les deux nouvelles terreurs qui allaient entrer dans son école, en plus de cela. Il lui renvoya donc un texto, pour confirmer qu'ils pouvaient se croiser, lui donnant sa position. Tout en précisant qu'ils feraient mieux de se donner un endroit de rendez-vous. Peut-être que devant un des musées, ce serait plus simple.

Lewis attrapait son plus vieux par les épaules, pour le tirer vers lui, afin que son épouse puisse prendre sa photo, les deux hommes ensemble tentèrent de crier attention à cette dernière, alors qu'elle reculait bien trop sur un autre, mais trop tard. Bon personne ne s'était retrouvé par terre, ils rejoignirent donc tous assez rapidement la mère de famille. Les Lampeduza, en voilà deux que Grimm ne s'attendait assurément pas à rencontrer en plein milieu de la foule, vu leur statut, il les avait plutôt vu avec les VIP et surtout, restant avec eux.

Saluant respectueusement le couple, il observait Vito avec son épouse, se méfiant quelque peu du Duc. Il connaissait sa réputation et n'était pas aveugle, il voyait bien que sa femme lui plaisait un minimum. Et si pour le moment, le noble n'avait jamais rien tenté, peut-être parce que sa femme le tenait en laisse, ce n'était pas une raison pour ne pas faire attention. Son épouse savait se défendre et n'était pas intéressée mais... on n'était jamais trop prudent quand même. Notre conteur n'était pas jaloux pour autant, c'était juste Vito qui le mettait ainsi sur la défensive.

Pourtant, il appréciait de le voir aussi sympa avec ses enfants. C'était une chance d'avoir un homme de cet acabit dans leurs relations, surtout pour Colm, qui avait droit ainsi, à pouvoir vivre des expériences, que ses parents n'étaient pas en moyen de lui offrir.

Ce dernier serra la main du duc avec un petit sourire respectueux, tout comme son père. Il appréciait particulièrement cet homme, parce qu'il le traitait comme le futur adulte qu'il allait bientôt être. Jamais il ne l'avait infantilisé, il lui parlait comme à un égal ou en tous les cas, comme il aurait voulu qu'on lui parle plus souvent et en plus de cela, il allait lui permettre de conduire une voiture de course! Ce qui en soit, était suffisamment génial, pour lui offrir tout le respect qu'il méritait. Il ne le voyait pas encore comme un mentor, mais tout dépendrait de comment Lampeduza agirait par la suite.

- Totalement prêt, monsieur! J'ai hâte qu'on y soit!

Il ne trépignait pas d'impatience, mais presque!

Le père Richards observait l'échange, sans s'y mêler, ce fût la réaction de son épouse qui attira son attention. Il commençait à y avoir trop de bruit dans le coin, pour qu'il entende réellement tout ce qu'il se passait, par contre, il reconnut à son tour, le prodige ailé.

- Je crois qu'il ne t'a pas entendu.
Puisqu'il passait sans les voir.
Grimm
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Dim 31 Juil 2016 - 19:53


Exposition universelle - partie I
Ma proie se tortille entre mes bras. Mais je tiens bon! Il s’échappera pas aussi facilement. Ah ça, non. Il fait un trop bon dada pour ça! Huuu! Je m’agite dans son dos, comme pour le faire avancer. Il finit pourtant par réussir à voir mon visage et je lui souris grand. Je sais pas si c’est qu’il a oublié que je devais venir, ou si s’y fait toujours pas – même si c’est pas faute de lui faire souvent avec Lily-Rose – mais en tous cas il fait une drôle de tête. Ce qui, évidemment, me fait encore plus rire.

▬ Un peu, le garde a mis du temps à nous laisser passer! Je réussis à répondre, quand il me demande si j'ai eu des soucis pour rentrer.

Je comprends pas pourquoi d'ailleurs, Miguel est parfaitement déguisé. Il passerait incognito n’importe où, d’abord. La preuve, c'est qu'il a fini par nous laisser passer! A moins que ce soit les yeux doux ou… ou la Force ? Je me demande un instant si je pourrais faire tester mon taux de Midi-chloriens par l’Ecole mais je repars sur la remarque le déguisement, et plus particulièrement le chapeau. C’est vrai qu’il lui va bien! Un peu grand mais je regrette pas d’avoir été le chiper dans sa chambre.

▬ Ouip, il s’en sort plutôt bien pour le moment, non ? que je lui chuchote, toute fière de notre stratagème avec le coupain à plume.

Reste à savoir si le costume fera illusion pour le reste du Carnaval. On a pas vraiment le temps de s'attarder sur la question, que je me fais ébouriffer les cheveux. Le tout en me faisant traiter de petit koala. A raison, a en croire la position.

▬ GEAR! je lance, le visage illuminé.

Désolée pour les tympans d'Alex mais ça fait un bail que je l'avais pas vu. Et désolée pour son dos mais comment ne pas se dandiner en le voyant. Surtout quand il a une offrande aussi cool. Une sucette américaine, pour sûr qu'elle sera giga sucrée de la mort. Parfait pour mon petit palais délicat.

▬ On va voir ça de suite!

Ni une, ni deux, j'enlève le papier et je la fourre dans ma bouche. Mmmmmmm! Mes yeux se ferment pour contenir les étoiles. Et mes joues rosissent tellement c'est bon. Une sucrerie acidulée à souhait, avec les grains de sucres qui pétillent, la perfection! Gear sourit en voyant ma réaction et se dirige vers Angie que j'aperçois enfin. Je lui fais coucou de la main, le bâton qui dépasse de la bouche et toujours posée sur le dos de Darkstan. Qui finit par me faire descendre. Parce que quand même, je pèse mon poids. Surtout comme je m'agite. Mais rien que pour m'amuser, je fais mine d'être déçue d'avoir dû descendre. Parce qu'avec lui, c'est trop facile. Et tellement drôle! D'ailleurs Miguel se joint à moi en se collant à ma jambe. De vrais petits pauvrets!

Mais l'Ange vient le sauver. J'agite ma main pour le saluer à mon tour et je décale mon mollet quand il s'agenouille, me doutant que c'est pas pour caresser ça qu'il s'est baissé. Quelques gratouilles suffisent au pingouin pour sortir de sa cachette, tout content de retrouver son coupain ailé. Qui en plus le complimente sur son porté de trench. Et de lunettes. Parce que c’est important les lunettes, pour passer inaperçu!

▬ Tellement incognito qu'on a réussi à fourber la sécurité! que je fais, mes petits poings sur les hanches.

Je suis trop fière de nous. Que tous ceux qui n'avaient pas cru en notre plan se prennent ça dans la face! Et que ça leur laisse la même trace sur le visage que celle qu’a Cas sur le sien. J'ai un énorme sourire. Du même genre que j'ai pu lancé à Caloup quand j'ai appris qu'il avait une amoureuse. Mes capacités de déductions sont sans limites.

▬ Hé Cas? T'as du rouge à lèvres là! Je lâche, en montrant les miennes, tout sourire.

C'est soit ça, soit l'a voulu être une princesse pour la journée mais a changé d'idée avant de partir!

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If opposites attract we must be the exact same person.
 

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Dim 31 Juil 2016 - 21:11
Je savourais l'ambiance, profitant de la bonne humeur qui se dégageait de la foule, surtout après un spectacle aussi réussi. Voilà bien longtemps que je n'avais pas été entourée de tant de gens, ce qui n'aurait pas manqué de me rendre nerveuse si je n'avais pas été bien accompagnée. Si je m'étais retirée du monde, il y a de nombreuses années, c'était par peur de ce que mes pouvoirs risquaient d'infliger à autant de monde. Mais je ne pouvais plus me laisser gouverner par cette crainte, pas plus que je ne pouvais me complaire dans la solitude. J'avais tourné cette page de ma vie pour de bon, du moins je l'espérais. L'exil n'avait pas réglé mes problèmes ; peut-être qu'une autre approche s'avérerait plus bénéfique. Celle de la vie, et ceux qui la partageaient avec moi, les anciens amis comme les nouveaux. Aujourd'hui, la journée était belle, et la curieuse famille que je partageais avec Death, Dream et Destiny était à nouveau réunie, pour la première fois depuis bien longtemps. Desire manquait cruellement à l'appel, et je savais que mes frères et sœurs ressentaient également son absence, d'une manière ou d'une autre. Nous n'en avions pas encore reparlé, préférant remettre le sujet à plus tard, profitant d'abord de nos retrouvailles.

Je constatais que ces derniers n'avaient pas tardé à tisser des liens avec certaines de mes connaissances sur l'Arche, ce qui me faisait plaisir. Death semblait captivée par Dahlia ; malgré son grand âge, elle se laissait régulièrement impressionner par des mortels, comme si elle était incapable de ne pas se laisser surprendre par la vie et ce quoi qu'il arrive. Je n'avais pas de peine à les imaginer bien s'entendre, en tous les cas. Quant à Dream, je découvrais à l'instant le lien qu'il partageait avec Alex, ce qui ne m'étonna guère. Il n'aurait pas pu mieux choisir parmi mes plus vieux amis afin de m'envoyer de l'aide, et je ne doutais pas que l'esprit d'Alex soit de toute façon du genre à attirer les errances oniriques de mon frère. Mon ami semblait impressionné à contempler Dream en personne ; ce dernier faisait souvent cet effet-là aux gens qu'il daignait visiter dans le monde éveillé. Je ne pus m'empêcher de sourire, amusée par l'attitude d'Alex ; mais pas moqueuse pour autant, je me promis de lui rappeler que mon frère restait lui aussi un être humain malgré toutes ces capacités. Quant à Destiny... et bien, il semblait s'être trouvé une affinité avec un homme élégant que je ne connaissais pas, mais il suffisait de les voir côte à côte pour réaliser qu'ils avaient beaucoup en commun. A eux deux, ils dégageaient presque autant de joie de vivre qu'un humain normal bien qu'un brin pédant (1). Je continuais de renoncer à me pincer en contemplant mon frère aîné au bras d'une femme, d'autant qu'Emme apparaissait aussi sympathique qu'elle était pleine de vie. Et pourtant, ils semblaient curieusement assorti, d'une manière qui ne s'expliquait pas vraiment. Au fond, n'était-ce pas là une des caractéristiques de l'amour ? Je ne savais qu'en penser, ma dernière relation sentimentale remontant à bien longtemps.

« Je suis venue avec ma famille. » répondait Death à Dahlia. « Voilà longtemps que Del et moi n'avions pas vu nos frères que voici. Mais ils sauront très bien se débrouiller sans moi ; je serai ravie de t'accompagner, et honorée d'être ta cavalière. »

Le sourire qu'elle décocha à l'actrice était sincère, et peut-être même un tantinet lutin, une lueur d'amusement dans les yeux, ou peut-être s'agissait-il d'autre chose. Quoi qu'il en soit, je n'allais certainement pas objecter, ravie à l'idée de voir ma sœur si bien s'entendre avec une de mes nouvelles amies. Quant aux plus anciens... J'espérais qu'Alex ne me tenait vraiment pas rigueur de ne pas avoir rejoint son école ; en fait, c'était plus sa réaction concernant mon affiliation à Feuerbach qui m'inquiétait. Il n'avait pas caché l'animosité que réveillait chez lui l'allemand, et je pouvais la comprendre. Mais je n'avais pas osé me rapprocher de la Potential Home trop directement, de peur de finir par y causer des dégâts. Un jour, peut-être, si mes pouvoirs étaient enfin sous contrôle... Cependant, je savais qu'Alex n'était pas du genre à garder rancune, et j'étais tout simplement heureuse de le revoir.

« Ne t'inquiète pas, je sais bien que tu as ton lot de responsabilités. Avec le diner, je suis moi-même bien prise. Mais maintenant qu'il est lancé, et que j'ai de l'aide... » J'adressai un sourire à l'adresse de Charlie ; me trompai-je, ou y avait-il quelque chose entre elle et Alex ? Si c'était le cas, ils ne semblaient pas encore s'en être réellement aperçus l'un et l'autre ; mais cela ne saurait tarder, du moins l'espérais-je pour eux. « ...je pense que je commence enfin à me faire au rythme de l'Arche. On trouvera bien le temps de rattraper le temps perdu. Oh, et Charlie, si tu veux que Miguel t'aide pour le service, on lui trouvera un tablier pour qu'il se fonde dans le décors. »

« Je suis l'homme des rêves de beaucoup de monde, vous savez. » intervint un Dream toujours pas très adroit lorsqu'il s'agissait de se montrer social, une chose qui l'ennuyait profondément. « Mais je dois dire que les vôtres se sont toujours avérés être très intéressants ; j'ai eu d'y plaisir à m'y promener, en tout cas. Il y en a dont vous n'êtes pas encore conscient, mais cela ne saurait tarder. Vous aussi mademoiselle. » ajouta-t-il à l'adresse de Charlie, ce qui ne manqua pas de me surprendre de la part de mon frère, tout en me faisant retenir un rire.

Une autre connaissance d'Alex s'était fendue d'une galante salutation à mon égard, que j'acceptais avec un sourire. Même si c'était sans doute une seconde nature chez cet homme, je trouvais agréable de me laisser un peu séduire ; c'était une chose dont j'avais perdu l'habitude, et que je n'étais pas contre retrouver un peu. D'autant que cet Elias Dewey était des plus charmants, et je ne pus m'empêcher de m'en amuser : « Heureuse de vous rencontrer. Et décidément, il semblerait qu'Alex cache des choses à beaucoup de monde ; vous n'êtes pas mal non plus dans votre genre, et il ne me l'avait pas dit. Je serai ravie de me joindre à vous tous ; on profite mieux de ces choses à plusieurs. »

De son coté, Destiny hochait sobrement la tête au commentaire de son élégant compère : « Il y a des vêtements que l'histoire ferait mieux d'oublier un jour. Pour ma part, je n'ai jamais eu grande confiance en quelqu'un qui laissait deviner ses genoux en public.(2) C'est un plaisir de rencontrer un esprit de goût comme le vôtre en ces temps de folie. Je vous remercie de votre invitation, et je ne manquerai pas de me rendre à votre établissement. Je ne serais pas contre une soirée où les convives connaissent les manières qui sont pourtant les plus élémentaires. »

A côté de lui, Emma leva brièvement les yeux au ciel, mais je la devinais plus amusée que réellement agacée par son compagnon. En tous les cas, ma famille et moi avions dorénavant de quoi profiter de la suite des événements en bonne compagnie.

___________________________________________________________________

(1) Mais une joie de vivre qui s'exprimait en critiquant les habitudes de ceux qu'ils considéraient dépourvus de goût. La meilleure qui soit, bien entendu.
(2) Les genoux étant, comme on le sait, une partie du corps particulièrement retorse et peu digne de confiance.
Delight
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Dim 7 Aoû 2016 - 22:25
Ses intentions étaient pourtant restées louables et motivées par de bons sentiments mais la réaction craintive et soucieuse de la demoiselle avait semble-t-elle froissée son cavalier de soirée. Pourtant elle avait assisté au spectacle avec enthousiasme et les différentes prestations avaient toutes su ravirent ses prunelles curieuses en enjouées. Elle était bien plus que satisfaite des numéros exécutés mais une fois la foule de nouveau en marche, ses obsessions et ses peurs avaient de nouveau refait surface. Les paroles pleine de sympathie et de réconfort de leur directeur furent accueillit dans un sourire crispé. Ses efforts étaient vain car Mylénia savait pertinemment que les terroristes qui traquaient leur race n'avaient que faire des mesures de sécurités, mourir après avoir sévit n'était pas une défaite à leur yeux, ainsi la présence des employés chargés de veiller au bon déroulement des festivités n'étaient pas suffisante pour calmer les machinations inquiètes de son esprit. Elle savait qu'un seul homme pouvait faire régner la terreur, que ce rassemblement était une aubaine et que comme dans tout cérémonie bondée beaucoup seraient des dommages collatéraux. La sécurité n’empêchait pas le risque et Mylénia n'était pas certaine de vouloir se mettre en danger en s'exposant parmi les mutants les plus connus et les plus puissants. Ils étaient les plus prisés, les plus ciblés, elle trouvait que s'attarder en ce lieu était une bien trop belle opportunité pour tous les fanatiques qui prônaient leur extermination. Une fois que ses yeux ne furent plus occupés à s'extasier, ils redevinrent méfiants et anxieux et c'est sûrement frustrée par le comportement de sa camarade qu'il raccompagna Mylénia à son domicile actuelle. Malgré la bienveillance certaine de son geste, elle perçut une certaine pointe d'exaspération dans ses silences et décida de ne pas les combler. Ils rentèrent sans véritablement échanger, incapable de véritablement se comprendre et pourtant blessés chacun par l’issu de ce rendez vous. Une fois passé le seuil de sa porte, elle s'installa dans le sofa de sa chambre d’hôtel et attrapa son portable avant même d’ôter ses chaussures inconfortables. Il n'était peut être pas trop tard pour rattraper ce fiasco.
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Lun 8 Aoû 2016 - 22:15



« Ce qui a vraiment un sens dans l'art, c'est la joie. Vous n'avez pas besoin de comprendre. Ce que vous voyez vous rend heureux ? Tout est la. »
Constantin Brancusi


Soirée d'ouverture


    La nuit était tombée sur la capitale écossaise en fête. Dans le ciel bleu nuit, une grande lune presque parfaitement ronde s'est levée et semble observer la ville animée avec un œil amusé. Les étoiles sont cachées par un léger voile nuageux. Le temps est doux. C’est une belle nuit d’été. Parfaite pour s’amuser.

    Dans le stade, le défilé chatoyant avait été clôturé par un feu d'artifice embrasant le ciel au dessus des têtes. Une prouesse pyrotechnique qui avait émerveillé petits et grands. La télévision retransmit les réactions dans le monde entier.
    Et puis, petit à petit, les gradins s'étaient vidés de leur public enjoué. Un public qui s'était, pour la grande majorité, empressé de quitter sa place, afin de rejoindre les sorties et de participer, à la suite de la soirée avec les festivités ambiantes. Sans trop de soucis, le flot des spectateurs s'était déversé dans les rues d'Édimbourg pour aller suivre la Parade internationale.

    Pour les désireux de trouver un peu de calme relatif en cette soirée, le stade était resté ouvert pour se transformer et prendre les apparats d’un « bal musette ». La musique d’antan mêlées à des standards de vieux rocks pour les plus dynamiques. Il y en avait pour tous les goûts. Les badauds pouvaient continuer de discuter tranquillement au clair de lune, assis dans les gradins et profitant des sucreries des vendeurs ambulants.
    Un stand de prévention était ouvert afin de gérer les éventuels accidents qui pouvaient survenir pendant ces nuits survoltées.


    Dans les loges VIP, les invités à la soirée privée organisée par le duo « Jensen/Feuerbach » s’apprêtent à ouvrir. En effet les deux hommes se sont mis de concert pour préparer un moment privilégié. Les invités sont encouragés à rejoindre le toit du stade où un aéronef les attend. Ils sont ainsi rapidement transportés dans le centre-ville, devant l’établissement de Sersen, le « H2O's ».
    Le bar est fermé au public, à l’occasion de cette fête privée. À l'entrée, les invités sont accueillis par la responsable de salle du H2O's. La décoration reste celle du H2O's, avec toutefois des effets de lumière (rampes de LEDs appliquées en bas des murs, effet lumière froid qui met en valeur les aspérités des murs). Tout dans des tons de blanc, avec une légère fumée au niveau du sol. Pour la musique: électroswing, une piste de danse a été a été aménagée, à l'écart de l'espace où les invités peuvent discuter.
    Une ambiance légèrement aseptisée, chic, un peu rétro, vaguement décadente. Il y aura des taxi-boys et des escortes-girls déjà présentes quand les invités arriveront, pour ne pas que le bar soit vide. Ils serviront surtout à créer une ambiance de fond, faire danser les gens, et faire joli.
    Le thème est à la cuisine moléculaire, les cocktails ont été élaborés par Sersen en personne. Ils sont servis dans des éprouvettes rangées dans des racks, le champagne est dans des seaux refroidis à l'azote liquide. Certains cocktails, sur commande, sont élaborés sur un mélange de drogues diverses (au choix) et d'alcool.


    À l'extérieur du stade, en revanche, l'ambiance était toute autre. Beaucoup plus chaude et enflammée.
    Une foule compacte avait envahi les grandes artères de la ville et la musique, sortant des hauts parleurs, mais celle-ci émanait aussi des différentes fanfares qui défilaient avec le cortège, créait, avec les chants, les rires et les cris, une cacophonie joyeuse, qui passait du tout au tout. Il s'avérait parfois bien difficile d'avancer dans cette masse informe et dense, comme il était tout aussi impossible de résister aux mouvements de foules soudains, qui emportaient sur son passage les festivaliers tels des marrées humaines.

    Dans ce magma, de larges groupes de fêtards, costumés pied en cape étaient armés de cotillons, clairons et crécelles, paillettes et tambourins. Ils pourfendaient, vaille que vaille, le cortège amassé, accrochés les uns aux autres, comme une gigantesque chaîne humaine. Ils entraînaient avec eux tous individus se trouvant sur leur irrésistible passage. Intégrées de gré ou de force, à la farandole démente, les victimes étaient relâchées quelques rues plus loin, déboussolée, tandis que s'évanouissait les chants paillards et les rires à gorges déployées.
    Heureusement, une petite brise s'était levée et venait parcourir les ruelles dans lesquelles s'était accumulée la chaleur de la journée et de l'agitation ambiante.

    Cette soirée s'était également révélée être l'occasion pour les artistes de rue de montrer leurs talents et d'épater la galerie par leur prouesse. Géants sur échasses, jongleurs et cracheurs de feu, et parfois même tout cela en même temps, se mélangeait aux badauds.
    Des diseuses de bonne aventure attrapent les mains pour y lire le destin et un étrange peuple de « fées » vendait, pour quelques sous, de délicieux gâteaux un peu spéciaux. Il y a comme de la magie en Ecosse ce soir.

¤¤¤
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Mer 10 Aoû 2016 - 21:26
J'étais arrivée au muséum plutôt lentement mais cette fois-ci sans encombre. J'avais pris mon temps en scrutant le moindre visage féminin que je croisais ou que je devinais à la lueur des luminaires. Je voulais tellement retrouver Audrey que l'angoisse primait encore une fois sur mon raisonnement. J'avais pourtant prit des rues qu'il était impossible pour ma sœur de prendre mais pourtant ... L'espoir pouvait vous faire prendre de drôles de décisions.

Arrivée sur la grande place devant le muséum, j'émis un gémissement plaintif en voyant l'endroit gigantesque. Comment allai-je la retrouver parmi tout ce monde ? J'avançais de quelques pas quand une voix masculine retentit derrière moi.


"Bonsoir, je peux vous aider ? J'ai l'impression que vous cherchez quelqu'un..."

En me retournant sur mes gardes, prête à repousser encore une fois un éventuel nouveau "roi de la bouteille" je scrutais l'homme en question de pied en cap les sourcils froncés. Il n'était pas du tout débraillé comme l'autre homme et, à vrai dire, il était même plutôt élégant et agréable à regarder. Pour autant je ne baissais pas ma vigilance. J'essayais de rappeler à ma mémoire comment il m'avait abordé, il tenait droit sur ses pieds et il n'avait pas le ton entaché par l'alcool.

Cette fois-ci je commençais à relâcher ma vigilance et ça se voyait physiquement : mon visage s'était détendue, mes épaules légèrement affaissées et mes mains restaient le long de mon corps plutôt que devant moi, signe que j'étais sur la défensive. Je pris rapidement le temps quand même de réfléchir à quoi répondre sans risquer de froisser une éventuelle personne bien intentionnée.


"Oui je ... Si vous êtes sobre contrairement à beaucoup de festivaliers ce soir, je recherche ma petite sœur. Elle est blonde, porte une robe noire et elle fait ma taille."

Tout en disant cela je jetais quelques regards à droite et à gauche du jeune homme de temps à autre, ne voulant pas perdre l'occasion de rater ma frangine. Alors que mon regard revenait sur l'homme en face de moi une lumière s'alluma dans ma tête. J'avais oublié de me présenter.

"Je m'appelle Audrey ... Et vous ?"

Inutile de lui en dire plus tant que je ne pouvais être certaine de la personne en face de moi, de plus l'angoisse qui ne me quittait pas vraiment commençait à m'étreindre les poumons. Cela commençait à faire un moment que je l'avais "perdue" et je m'inquiétais vraiment d'où est ce qu'elle pouvait être et si elle n'avait pas fait de mauvaise rencontre.
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Lun 15 Aoû 2016 - 16:14



“Au diable la beauté lunaire Et les ténèbres millénaires Plein feu dans les Champs-Élysées Voici le nouveau carnaval Où l'électricité ravale Les édifices embrasés.”
Louis Aragon



    - "C'était super génial. J'ai adoré." S’exclama Élise avec enthousiasme.

    - Génial mon cœur !

    Le bonheur de madame Richards était intrinsèquement lié à celui de ses enfants. Les voir contents avait le don de lui faire oublier tout le reste.

    - D’accord, on n’a qu’à en prendre tranquillement la direction, en cherchant ces gaufres.

    Claire sentait dans l’air les odeurs sucrées de chocolat et de caramel fondus. Elle aimait ces parfums. Cela lui évoquait des vieux souvenirs de son enfance, quand ses parents l’emmenaient à la fête foraine du village. Elle était heureuse que sa petite famille puisse profiter de l’ambiance créée par l’exposition universelle. Ce serait là des souvenirs qu’ils pourraient chérir plus tard, même Colm. Elle eut une pensée pour Guillaume avec un furtif pincement au cœur. Mais chassa très vite cette pensée. L’aîné était à sa propre vie. Ainsi en était-il.

    La collision avec le peintre fit plus de peur que de mal. Claire avait rapidement repris son équilibre. Elle était rassurée de voir que le vieil homme prenait l’incident avec le sourire. Cela ne l’étonnait pas vraiment. Elle avait plus ou moins conscience que le Duc l’appréciait. Elle était partagée entre la gêne et l’amusement en général. Il faut dire que la réputation de Lampeduza n’était plus à faire.

    - Oui, il ne nous manque que le grand, elle est presque au complet ! Vous vous souvenez des jumeaux ? Élise et Andrew. Les enfants, vous vous rappelez de monsieur et madame Lampeduza ?

    Les mains de Claire allèrent automatiquement enserrer les épaules du jumeau pour le retenir face à elle. Andrew et Élise eurent pourtant un mouvement de recul en identifiant « la sorcière » qu’ils croisaient parfois à la boutique. Ils échangèrent un regard de connivence. Madame Richards, qui les connaissait par cœur, pressa l’épaule de son fils en signe d’avertissement. Il retient donc sa langue et marmonna un simple « bonjour ». Claire répondit à son mari et relança la conversation en forçant un peu sur sa voix.

    - Oui sûrement. Avec tout ce monde. Excusez-moi, j’ai cru voir quelqu’un. La course ! Il ne parle que de ça depuis une semaine ! Ahaha ! Nous le déposerons en voiture. Vers quelle heure pourra-t-on venir le chercher ?

    Claire relâcha les épaules de Andrew pour qu’il puisse aller regarder un char passer. Ils se retrouvèrent à quatre. La musique dans les alentours rendait la communication un peu plus compliquée. Il y avait en plus les cris des goélands qui passaient dans le ciel au-dessus de la foule. Comme quelques autres personnes la fileuse observa le ban d’oiseau d’un œil inquisiteur. Elle échangea ensuite un regard furtif avec Lewis. Généralement, les oiseaux étaient de bons indicateurs.

    Quelques mètres plus loin, Élise sautillait sur place. Elle pointait du doigt l’énorme dragon de papier. Elle voulait aller voir l’animal de plus près. Colm était trop accaparé par la présence de Vito Lampeduza pour l’accompagner. Claire sourit poliment aux nobles.

    - Oui Élise, une minute, on arrive ! Je crois qu’on ne va pas pouvoir les tenir plus longtemps. Bonne fin de soirée à vous ! À bientôt…

    Une fois les salutations faites Claire chuchota avec dérision quelque chose à l’attention du conteur. Puis, elle ria en voyant Andrew lorgner un petit garçon en train de manger une barbe à papa. Les enfants étaient décidément des ventres sur pattes. Mais comme dirait l’autre : « c’est une bonne chose d’avoir faim ! »

    - Tu crois qu’ils pourraient nous obtenir une subvention pour la boutique ? Ahaha ! Les enfants ! Par ici ! On va essayer de retrouver James ! Et oui, les gaufres ! Les gaufres !

    La petite meute se mit donc à la recherche de Castiel et de leurs amis.

Charadh
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Lun 15 Aoû 2016 - 16:22
PAS DE FETE SANS CARNAVAL

Feat. Groupe

La proposition du Duc de Lampeduza ne trouva pas immédiatement d’écho. Nikolas avait semblé-il du mal à se projeter dans un futur qui excède le prochain hiver. Elle refusait de faire des plans avant d’être certaine de pouvoir les exécuter avec son compagnon. Cela ne facilitait pas la relation des deux prodiges. Ils se retrouvaient dans l’attente. Ils devaient faire acte de patience. Heureusement, ils en avaient des trésors et des trésors.

La femme épiée par les deux félins savourait un verre, à une terrasse, en fumant une cigarette. Elle approchait de la quarantaine. Une peau hâlée, un rire clair, une attitude décontractée, elle n’avait apparemment rien de particulier. Si ce n’est peut-être ce regard d’un bleu inédit.Tandis qu’ils s’éloignaient, l’inconnue s’était levée, pour accueillir un homme, dont elle embrassa furtivement le coin des lèvres. Ce dernier leur tournait le dos. Pourtant, si l’on s’y attardait, on pouvait reconnaître ici l’allure d’un sicilien. Était-ce le hasard ?

Nikolas s’était donc arrêtée pour saluer la fileuse chez qui elle faisait confectionner ses tenues. Elle toisa les enfants d’un œil indifférent. Le décès précoce de sa fille l’avait probablement privée de toute empathie envers ces créatures en formation. Elle tolérait à peine les enfants de sa belle-sœur. Seule une personne sur terre savait de quoi il en retournait. Strega préférait se couper des émotions néfastes. Tout comme elle le faisait avec la jalousie, qui tentait parfois de lui dévorer le ventre.

- A bientôt oui. Bonne soirée à vous. Acquiesça sobrement la dame.

Elle suivit le départ des Richards des yeux. L’esprit soudain parasité par diverses pensées. Il va de soi que les proches de Tohum avaient disparu pendant ce laps de temps. La confrontation surviendrait de toutes les manières, car aucune des immortelles n’était prête à renoncer. Nikolas était curieuse de savoir comment sa vieille adversaire allait l’aborder. Cependant, elle se concentra sur l’instant.

- Elle n’a pas le gène adéquat. Fit-elle remarquer -neutre- à son Don Juan de mari.

Ils continuaient de déambuler en parallèle à la procession. Ils se rendaient tranquillement vers le centre-ville. À leur gauche, une coure intérieure avait été aménagée en piste de danse. Madame avança volontairement dans cette direction, annulant par la même tacitement, leur engagement envers le mania de l’eau Sersen Jensen. Elle avait entendu le désir du peintre. Il y aurait d’autres dîners.

Soudain les sens de la Prodige furent de nouveau en éveil. Elle fouilla la zone d’un regard acéré. C’est ainsi qu’elle vit enfin son prochain hôte. Malgré l’exaltation provoquée par cette vision, Nikolas décida de ne pas prévenir Vito sur moment. Il fallait donc une diversion. La dame s’avança face à lui pour discrètement lui entraver la vue. Un sourire malin ourla le coin de ses lèvres. Une expression reconnaissable entre mille.

L’instant d’après, alors que le vent se levait, le Duc se retrouva à fouler les dalles sur le tempo d’une valse.

- Voilà longtemps. Cette fois c'est sans tricher que la Sorcière se montra amusée.

Strega
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Jeu 18 Aoû 2016 - 13:51
Au fur et à mesure que la foule se dispersait dans les gradins, elle grandissait ailleurs, dans les alentours du stade puis les rues de la ville. L'Arche n'avait sans doute jamais été autant peuplée qu'en ce jour : des milliers -ou plus encore- avaient fait le déplacement d'arches proches comme lointaines pour venir assister en personne aux festivités. L'infrastructure mise en place était sans précédent pour la ville d’Édimbourg qui, l'espace de quelques semaines, serait un véritable phare dans ce monde nouveau. Outre les dignitaires étrangers attendus, un nombre conséquent de particuliers avaient fait le déplacement, désireux de participer à un moment aussi grandiloquent qu'unique. Peut-être même un moment charnière, dépendamment de comment la suite allait se dérouler. Du moins, Perceval Rose l'espérait ; s'il avait fait en sorte d'être l'un des architectes qui avait rendu cela possible, c'était bien parce qu'il comptait là-dessus pour représenter un véritable tournant. L'exposition universelle était un symbole d'union, et un terrain propice aux transactions, alliances et discussions qui ne manqueraient pas de s'y jouer. Voilà pourquoi il avait pris la sécurité de l'événement très au sérieux, et que les forces de sécurité d'Arkadia s'étaient jointes aux efforts du gouvernement locale afin que tout se déroule pour le mieux. Plusieurs groupes d'agents avaient été déployés de manière stratégiques, incognito dans ce melting-pot de spectateurs et de participants, prêt à agir au moindre signe de problème. Entre les cultistes et les rebelles, le carnaval risquait de représenter une occasion en or pour les fauteurs de trouble, et c'était sans compter sur les classiques escrocs, ivrognes et autres nuisances publiques.

« Je n'en doute pas, d'autant que le résultat parle de lui-même. C'était réellement un spectacle impressionnant. »
répondit Percy à Lotte Hoffmeister, se concentrant sur la conversation tandis que son esprit continuait de réfléchir en arrière-plan à toutes les implications de la fête. « Je suis ravi d'enfin faire votre connaissance en personne, depuis le temps que je suis votre carrière. Et permettez moi de vous présenter l'ambassadeur Tran. »

« Enchanté, mademoiselle Hoffmeister. C'était un spectacle exquis. J'ose espérer que nos danseurs se seront révélés propices à cette collaboration. » Le chinois s'exprimait dans un anglais parfait, et se révélait être un collaborateur d'exception. Depuis leur rencontre en Chine, Percy avait rapidement appris à l'apprécier, et le travail qu'ils continuaient d'accomplir ensemble lui paraissait de plus en plus inestimable. Li Wei Tran était un des plus farouches partisans du jeune empereur , et un vieux briscard de la politique qui, comme Rose, favorisait l'équilibre.

Mais voilà qu'intervenait Feuerbach, que Percy avait salué avec amabilité. Il présenta également l'industriel et l'ambassadeur, tout en sachant pertinemment qu'il n'y a avait aucun chance que l'un d'eux ne sache pas qui était l'autre. Si Percy était surpris par la déclaration de l'allemand, il ne le montrait pas. D'autant qu'il se montrait tout autant cryptique sur la question. Le ballet qui se dansait entre lui et le jeune génie ne se faisait pas sur une scène, mais il n'en était pas moins précis. Et gratifiant ; c'était toujours agréable de se trouver un adversaire à sa mesure. Ou, du moins, qui s'en rapprochait.

« Nul doute que l'Arche comme le reste du monde sauront profiter de nos surprises. Et nous ne serons pas les seuls : Mesa Corporation sera là également, avec leur monopole des portails. Qui sait si nous ne seront pas surclassés ? »

L'échange plutôt froid qui se déroula entre Lotte et Alexander n'échappa pas à l'attention de Percy ; il se demanda ce que cela cachait, et s'il existait un lien entre les deux allemands qui échappait à sa connaissance. Il échangea un bref regard avec Miranda, qui haussa imperceptiblement les épaules ; elle n'en savait pas plus que lui. Voilà qui pourrait attendre : pour l'heure, il était temps de continuer le spectacle dans une autre arène, plus feutrée et bien moins officielle. En politique comme en affaires, le jeu ne s'arrêtait jamais vraiment. En compagnie de sa sœur et de Li Wei Tran, Miranda et lui avaient été conviés au cocktail VIP organisé par Søren Jensen, le jeune propriétaire des bars à eau. Un homme intriguant que Percy suivait de loin, surveillant sa carrière avec intérêt. Discret et réservé, il semblait pourtant avoir ses entrées avec un bon nombre des puissants de l'Arche comme ailleurs, et nul doute qu'une soirée organisée par ses soins aurait de quoi se révéler des plus intéressantes. Aussi Rose, son bras droit et les deux ambassadeurs se joignirent-ils aux autres invités qui se rendaient également au bar ; après tout, ils ne pouvaient pas manquer ça...
Percy
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Thème: Everybody Wants To Rule The World - Lorde




"Chaos is found in greatest abundance wherever order is being sought. It always defeats order, because it is better organized." Terry Pratchett
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Jeu 18 Aoû 2016 - 19:08
L’ange se confondait en excuses, sans remarquer qu’il ne faisait qu’empirer la situation. Mon cavalier n’avait cure de son flot de paroles, sans aucun doute sincères, obnubilé par sa chemise suintant de gras. Et ce n’était pas celle que lui proposait le maladroit qui allait arranger l’affaire, sûrement dix fois plus bon marché que le prix de celle qu’il venait de tâcher. Mi amusée et mi agacée, j’envoyais promener ce cher Peter plus loin, ayant enfin l’occasion de m’en débarrasser. Me restait désormais plus que l’ange. Ma remarque ne sembla pas percuter mon « sauveur », qui répondit avec une franchise telle qu’il ne pouvait que ne pas avoir compris la question. Maladroit et limité, évidemment. Je battis plusieurs fois des paupières, avant d’émettre un léger rire cristallin.

"C’est vous qui êtes amusant !" répondis-je d’un air innocent. Et ce n’était pas un compliment, mais allait-il seulement le comprendre ? Cela m’étonnerait. C’était trop facile avec ce genre d’individus. Et pourtant, c’était eux qui me donnaient le plus envie de les torturer un peu.

D’où le baiser, sorti de nulle part. Et qui le prit totalement au dépourvu. Evidemment. Je devais au moins reconnaître à l’ange qu’il embrassait mieux que Peter, malgré toute sa gaucherie. D’un point de vue strictement pratique, cela s’entend. Tout cela n’était qu’un jeu après tout, et ce depuis bien longtemps. Combien d’année exactement ? Depuis la mort de Sacha ? Sans doute. Qu’importe.

Sur ce, je le plantai derrière moi, lui adressant un dernier signe.

"Au revoir, Mr. L’ange au sexe amusant, à bientôt !"

M’éloignant, je lançai un dernier regard dans la direction de Lotte, qui était désormais entourée d’autres personnes. Un léger sourire étira mes lèvres, et finit par devenir plus franc et marqué lorsque j’arrivais auprès de Death. Curieuse, j’observais les deux hommes qu’elle me désigna comme étant leurs frères, à Delight et à elle. L’un se trouvait auprès de Sersen, et l’autre proche d’un groupe de l’école PH. Ils semblaient tous être différents les uns des autres, et pourtant, on ne pouvait nier qu’il semblait y avoir quelque chose entre eux…

"Une grande famille, à ce que je vois. Mais vous êtes bien assortis, et ça vous faire plaisir de vous revoir, après tout ce temps." Je n’insistais pas plus. Après tout, je ne savais que depuis récemment ce que cela faisait d’avoir une fratrie, et le sujet était assez délicat pour que je sache ne pas me montrer trop curieuse à ce sujet. Lorsque Death accepta ma proposition, je lui répondis avec un même sourire et une étincelle dans le regard. "Eh bien, allons-y alors !"

Je l’invitai à me suivre, à la suite du groupe de Delight, mais tout en gardant une certaine distance tout de même. La foule se fit plus dense, accentuant encore davantage la situation. A tel point que je dû attraper le bras de ma nouvelle cavalière, avec délicatesse mais assez fermement tout de même, pour ne pas la perdre. Finalement, nous parvînmes à trouver une rue plus calme, vers laquelle nous nous extrayons. Je remarquais alors que, dans l’agitation, Death s’était retrouvée avec un étrange chapeau à voilette verte d’un goût assez étrange. Mais pour ma part, je ne suis pas en reste, puisqu’un collier de fleurs s’est retrouvé autour de mon cou. Si je commençais par afficher un air perplexe, je finis par éclater de rire. D’un rire vrai et sincère, un de ceux que je n’avais pas eu depuis longtemps. De même, si quelqu’un avait pu me glisser un collier sans que je réagisse, c’était que je devais vraiment me sentir en confiance. Certainement grâce à la jeune femme qui m’accompagnait.

"Je suis presque jalouse, ça te va étrangement bien." lui dis-je en désignant le chapeau d’un air amusé. Mais c’était vrai, elle avait un charme que ne pourrait occulter même le plus hideux des couvre-chefs. Puis, avec un petit sourire, j’ajoutais, légèrement plus sérieuse : "Tu es pleine de mystères, est-ce qu’un jour je saurai vraiment tous les découvrir ?"

Je ne pouvais nier que cela me plairait. En attendant, le carnaval continuait de battre son plein. J’attrapais la main de Death pour éviter de la perdre, profitant de l’anonymat de la foule pour admirer les artistes de rue. Je me sentais étonnamment sereine, et ce n’était pas vraiment ce que j’avais prévu pour cette soirée… Mais tant mieux.

Finalement, je vie se dresser le National Museum, et cru discerner le groupe de Delight un peu plus loin. Je m’avançais de quelques pas, avant de qu’une jeune femme n’attire mon regard. Elle était blonde, vêtue d’une robe noire et semblait chercher quelqu’un [nda : il s’agit de Clémence]. Je jetais un coup d’œil à Death. Vu l’animation qu’il y avait dans la rue, et le nombre de personnes dont l’état se dégradait de minute en minute, mieux valait ne pas rester seule… Je m’adressais donc à elle avec un sourire poli et rassurant :

"Excusez-moi, vous cherchez quelqu’un ? On peut vous aider ?" Je désignais la foule, avant de reporter à nouveau mon attention vers l’inconnue : "Avec ce monde, il est plus sûr de rester à plusieurs."
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Jeu 18 Aoû 2016 - 19:12
Cela me faisait sincèrement plaisir de retrouver Delight, et je m’en voulais aussi de n’avoir pas su trouver le temps d’aller la voir à son dinner pour passer un moment en sa compagnie. Certes, mon emploi du temps était pour le moins rempli, mais quand il s’agissait des amis, on pouvait toujours trouver des moyens pour dégager quelques heures. Surtout qu’en matière de temps, je n’avais pas vraiment d’excuses. De même, j’étais ravi de voir Charlie enfin arriver, même si la surprise de la sentir me sauter sur le dos et le rouge de mes joues ne devaient pas spécialement le montrer. Ou… peut-être que si. Enfin, au moins, je comprenais la raison de son retard en voyant l’accoutrement de Miguel. Mais bon, ils étaient tellement mignons, lui et Charlie, que je me contentais que d’un léger sourire en guise de réponse lorsque la jeune femme me déclara qu’ils s’en sortaient bien.

"Vous travaillez ensemble ?" demandai-je en observant tour à tout Delight et Charlie, puis enfin Miguel. "Eh bien, s’il me fallait vraiment une raison pour venir, d’urgence, je crois que je l’ai. Mais ça me ferait plaisir de passer pour discuter avec toi à l’occasion, Del."

En souvenir du bon vieux temps. Et pour prendre de ses nouvelles, mais j’étais d’ors et déjà rassuré de voir qu’elle semblait épanouie. C’était tout ce qui m’importait, et ce même si son rapprochement avec Feuerbach ne m’avait pas spécialement plu. Après tout, elle décidait elle-même ce qui lui semblait être le mieux pour elle, et je lui faisais totalement confiance pour cela.

Cependant, la présence à ses côtés de l’homme qui m’avait contacté en rêve suffit à me surprendre assez pour que je reste focalisé sur lui durant de longues secondes, afin de me convaincre que je ne me trompais pas. Balbutiant, je débitais des paroles qui, après tout, me parurent bien stupides. Mais Dream ne sembla pas s’en offusquer, déclarant même apprécier mes rêves, pour s’y être rendus à plusieurs reprises. J’ouvris une nouvelle fois la bouche, mais le rouge me monta à nouveau et violement aux joues. Qu’est-ce qu’il avait bien pu voir dans mes rêves ? Et ceux de Charlie ?

"Vraiment ? Euh, merci, je… je ne vous avais pas remarqué. Je serai ravi de vous y recroiser… enfin, je suis content aussi de vous croiser en vrai ! C’est un honneur !" Je m’embourbais encore plus, à la fois intimidé et gêné. Finalement, je pris une profonde inspiration et d’ajouter : "Je vous remercie pour la confiance que vous avez eue à mon l’égard, pour aider Delight. J’espère ne vous avoir pas déçu…"

Pendant ce temps, Gear en avait profité pour se présenter « subtilement » auprès de mon amie, ce qui attira mon attention. Je connaissais assez mon mentor pour savoir qu’il pouvait se montrer particulièrement charmant quand il le voulait, et qu’une personne l’intéressait particulièrement. Il suffisait de voir le nombre de personnes qu’il fréquentait intimement rien qu’à Edimbourg pour le comprendre. Mais c’était ainsi qu’il fonctionnait, hédoniste et libre, quoique toujours respectueux. Ce qui ne m’empêcha pas de froncer légèrement les sourcils en le voyant s’approcher de mon amie. Heureusement, cela ne sembla pas déranger cette dernière. Au grand plaisir de Gear.

"Vos compliments me vont droit au cœur, Mademoiselle." Il s’inclina devant elle une nouvelle fois, avant de venir me tapoter la tête de manière paternelle. "Mais on pardonne à Alex, c’est un gentil garçon après tout. Et bien docile, en plus."

Je poussais un profond soupir, habitué finalement à ces frasques. Dire que cet homme était l’un des fondateurs de l’école… Gear salua ensuite Charlie, lui offrant une sucette. Décidément, il la connaissait bien, et à l’entendre se tortiller sur mon dos, je devinais que ce cadeau plaisait à la jeune femme. Je ne savais pas si je devais me montrer jaloux, ou bien…

Mais l’intervention de Mylénia et Kevin me ramena à des considérations plus sérieuses. Face à leurs craintes, je leur proposais de se joindre à nous, ou de leur fournir un moyen de rentrer. Ils acceptèrent ce dernier, et, après avoir acquiescé doucement de la tête, je les saluais avec un sourire compréhensif. Ce fut à cet instant que Castiel nous rejoignit, répondant à mon appel.

"Bonjour James." le saluai-je avant de lui présenter Gear. Ce dernier se désintéressa un instant d’Angie pour adresser un autre salut au nouveau venu, l’observant également avec intérêt. Et pas uniquement à cause de l’étrange marque de rouge à lèvre que le soigneur abordait…

"Sympa, les ailes. Que du biologique à ce que je vois… Hum, mais ça pourrait s’améliorer avec deux-trois retouches, pour éviter le frottement… Tu devrais passer me voir un de ces quatre, petit, on a de quoi bien s’amuser tous les deux !"

Difficile de savoir s’il était sérieux, ou s’il y avait quelque chose d’autre dans son invitation… Poussant un nouveau soupire, je déclarai à tout le petit groupe :

"Grimm a proposé qu’on se retrouve vers le National Museum, on y va ?"

Figeant les bonnes personnes autour de nous, je nous facilitais la sortie du stade pour que l’on débarque dans les rues, déjà bien animée. Gear avait évidemment sauté sur l’occasion pour proposer son bras à Angie, fort galamment. Croisant mon regard suspicieux, il m’adressa un grand sourire tout en levant ton autre bras :

"Ne sois pas jaloux gamin, y a toujours une place ici si tu veux. Ou alors, si tu ne réagis pas assez vite, je propose à l’ange, à l'homme de tes rêves, ou au petit koala..."

Il m'adressa un clin d’œil et je levai les yeux au ciel avant de me concentrer plutôt sur l’animation qui régnait dans la rue. Des artistes, cracheur de feu et diseuses de bonne aventure créaient une ambiance toute particulière. Je remarquais alors quelque chose plus loin et, accélérant le temps, disparu quelques secondes avant de réapparaître aux côtés de Charlie. Une énorme barbe à papa dans une main, et une pomme d’amour dans l’autre.

"Ah, euh… C’est pour toi." lui dis-je en les lui tendant, avec un sourire un peu gêné. "Enfin, s’il reste une place après la sucette américaine…"

Autant dire que je ne remarquais pas que nous étions arrivés vers le musée, ni le regard amusé que Gear nous lançait.
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Ven 19 Aoû 2016 - 15:55


« Heureux les yeux qui n'ont pas besoin d'illusion pour voir que le spectacle est grand. »


La présence de la jeune femme aux longs cheveux d'ébène permit à Kevin de sortir de ses songes mélancoliques depuis qu'il avait reconduit Mylénia à sa chambre d'hôtel. Il était loin d'avoir la tête à la fête. Il sourcilla lorsqu'elle lui demanda s'il était sobre. Avait-il si mauvaise mine que cela ? Il n'y avait pas de danger de trouver le jeune homme en état d'ébriété car il s'est fixé la règle de ne jamais boire de l'alcool. Cette règle pouvait paraître excessive mais Kevin voulait à tout moment garder le contrôle de ses moyens. A ses yeux, en tant que détenteur d'un pouvoir puissant et loin d'être maîtrisé, il ne pouvait se permettre de jouer avec le feu.

Il essuya ses yeux larmoyants comme pour chasser ses idées noires. Finalement, la jeune femme avait l'air sympathique. Sa tête lui disait quelque chose mais il ne parvint pas à y mettre un nom ou une image de référence. Pourtant, un petit ange invisible lui murmura "prudence". En effet, la métamorphe qui avait tenté de l'assassiner n'a jamais été retrouvée. Elle pouvait prendre le visage de n'importe qui. Mais Kevin ne pouvait pas vivre à tout moment avec la peur. Il se le refusait. Toutefois rien n'interdisait d'être prudent.

- Je suis en effet sobre car je ne bois jamais d'alcool. Enchanté Audrey. Je m'appelle Kevin. Votre tête me dit quelque chose mais je n'arrive pas à me souvenir. Vous êtes à la recherche de votre sœur, une blonde en robe noire, vous dîtes. A quatre yeux, nous aurons plus de chance de la trouver. Je vais regarder sur la gauche et vous sur la droite. Quand on cherche quelqu'un, vaut mieux ne plus bouger.

Il ne s'en était pas aperçu mais les abords du muséum se peuplaient au fur et à mesure.
Oh qu'il n'aimait pas cela...Il chassa sa phobie en se concentrant sur son objectif : rechercher la sœur de la jeune femme. C'était une mission de chevalier paladin comme son père aimait lui narrer. Il se dressa alors totalement pour essayer d'avoir la meilleure vue possible. Il crut apercevoir le groupe PH approcher. C'était bien eux. Il leur fit signe de la main, en espérant qu'il l'avait remarqué. Rechercher la jeune femme s'avéra plus compliqué que prévu. Il ne la connaissait pas de visu, ce qui ne simplifiait pas sa tâche. Ah une piste, peut être. Il y avait des chances que cela soit elle.

- Audrey, n'est ce pas la jeune femme qui discute avec cette femme brune, là bas sur la gauche?






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Sam 20 Aoû 2016 - 15:23
Castiel n'était pas stupide. C'était un fait qui méritait d'être rappelé, tant son idéalisme se confondait avec sa naïveté, sans oublier ses difficultés à comprendre les interactions sociales dans leur côté le plus verbal. Mais il n'était pas aveugle pour autant, et il se rendait bien compte de l'animosité réelle que lui vouait l'homme qu'il avait malencontreusement précipité tête la première dans son seau à popcorns. Il pouvait sentir sa mauvaise humeur, et il devinait derrière des relents d'une personnalité peu amène, dissimulée derrière la façade des sourires de stars. James se doutait bien que la situation était plus compliquée qu'il ne paraissait, même s'il avait plus de peine à réellement saisir les émotions de la femme qui accompagnait le beurré. Il ressentait chez elle de l'amusement quant à la situation, mais aussi un certain agacement -presque une sorte de colère- dirigé à son encontre. Et pas parce qu'il avait malmené son ami ; non, il y avait autre chose là-derrière, que Castiel aurait eu beaucoup de peine à comprendre même si on avait essayé de le lui expliquer. Aussi les remarques de la brune lui glissèrent sur les plumes sans qu'il n'en perçoive le réel sens, incapable qu'il était de la décrypter aussi rapidement. Elle le laissa donc planté au milieu de la foule, l'air perplexe, tandis qu'il essayait de comprendre comment diable il avait pu en arriver là. Il arrivait aux gens de réagir de bien des manières à sa maladresse, mais jusqu'à maintenant l'embrasser à pleine bouche n'en avait pas fait partie.

« Ces jeunes d'aujourd'hui, avec leur promiscuité décadente... » grommela Jeremiah Smith, qui fusillait du regard la femme qui s'éloignait.

Le guérisseur ne savait pas trop quoi répondre à ça, soupçonnait que son père ne grognait pas tant pour les mœurs actuelles, mais plutôt à cause du fait qu'il était condamné à ne plus rien pouvoir expérimenter du monde réel en-dehors d'un simple regard. Pour le reste, Castiel était quelqu'un dont il était à la fois aisé et compliqué de réellement se moquer. Aisé, parce qu'il fallait avouer qu'il faisait souvent une cible aussi tentante que facile. Compliqué, parce que la plupart des moqueries lui passaient tellement au-dessus de la tête qu'une girafe aurait eu de la peine à les saisir entre ses dents. Pour réellement toucher un nerf sensible et le pousser à réagir autrement que par pure confusion, il fallait vraiment y aller fort.

Toujours pensif, il prenait néanmoins un grand plaisir à avoir retrouvé ses amis dans la foule. Il avait chaleureusement salué Kevin et Mylénia, comprenant sans peine pourquoi cette dernière avait tenu à rentrer pour s'éloigner de la foule, suivie de son compagnon. Ces deux-là avaient bien des difficultés à surmonter quant à leurs dons, et Castiel espérait vivement qu'ils arriveraient à se sentir plus à l'aise. Peut-être avaient-ils de quoi s'apporter un soutien mutuel, même s'il sentait pour l'instant une certaine tension. Miguel, de son côté, lui semblait aussi détendu qu'il était possible de l'être pour un pingouin. Il n'était pas sûr de ce que cela impliquait réellement sur l'échelle de la détente, mais il y voyait plutôt un bon signe. Le lien qui s'était crée entre Charlie et le palmipède était déjà fort, et les deux compères étaient rapidement devenus inséparables. James se demanda, et pas pour la première fois, si se trouver un compagnon animal ne serait pas une idée épanouissante, et se promit de réfléchir à la question. Il termina de grattouiller Miguel, avant de se redresser pour répondre à Charlie :

« Oh ! Ça doit être à cause de la femme de tout à l'heure. J'ai fait tomber son accompagnateur dans du popcorn, alors elle a décidé de m'embrasser. Je crois qu'elle était fâchée quand même, mais je n'ai pas trop compris pourquoi. » Ce qui était sûr, c'était qu'il était loin de se douter que la femme en question était une star ; il serait le premier surpris s'il devait se retrouver à la une d'un journal à scandales le lendemain. Puis, à Miguel : « Fais attention à ton bec mon grand, on ne sait jamais ce qui peut se passer dans la foule Les gens sont parfois étranges. »

En parlant de gens étranges, un homme que lui présenta Alex ne manqua pas de commenter ses ailes avec le plus grand intérêt. Un intérêt que Castiel pouvait sentir aller au-delà de ses appendices dorsaux, ce qui fit naître un sourire flatté sur ses lèvres. Non seulement Castiel n'était pas stupide, mais il était loin d'être chaste, contrairement à ce que le reste du monde semblait penser.

« J'aime bien mes ailes comme elles sont, mais si j'ai besoin de les améliorer un jour, je saurai à qui m'adresser. En attendant, je serai ravi de m'amuser avec vous. » déclara-t-il joyeusement.

En parlant de ses ailes, voyantes comme elles étaient, elles ne manquaient jamais d'attirer l'attention. Un groupe de fêtards s'arrêta dans les parages, l'un d'eux se saisissant carrément d'une aile, se mettant à tirer dessus.

« Waouh, pas mal pour une fausse paire. Mais y m'semblait pas avoir entendu dire que le Paradis faisait partie des délégations, har har har. »

« Allons les gars, n'embêtez pas cupidon, vous voyez bien qu'il est sorti s'amuser avec son petit copain palmé. Dites donc vous vous amusez bien les oiseaux, c'est le pingouin qui t'a mis tout ce rouge à lèvre ? »

Une des fêtards se plaça à côté de Castiel, et dégaina son téléphone le temps de prendre un selfie : « Mortel ! » sourit-elle, avant de bousculer joyeusement un guérisseur qui ne savait plus trop où se mettre. Il ne ressentait pas de réelle malveillance de leur part, plutôt le côté débridé qu'un tel événement était capable de favoriser.

« Non sérieux mec, faudra que tu nous dises où t'as trouvé ton costume ! »

« Je suis né avec. » répondit simplement un Castiel sincère, qui ramena néanmoins ses ailes dans son dos, essayant de les mettre hors de portée des mains baladeuses.

« Les jeunes... » commenta une nouvelle fois un Jeremiah dépité, tandis que son fils attendait calmement que les importuns passent à autre chose ; en général, il suffisait de pour pour distraire de tels individus...
Castiel
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